Les 30 et 31 juillet, un afflux important de migrants est entré dans l’enclave espagnole de Ceuta. Environ 50 000 à 60 000 personnes, majoritairement des hommes, dont de nombreux mineurs, ont traversé la frontière à la nage depuis la ville de Fnideq. Cet afflux d’une ampleur inédite a provoqué une crise humanitaire et diplomatique. Si la situation a été maîtrisée rapidement et que la majorité des personnes ont été reconduites au Maroc, plusieurs personnes ont perdu la vie lors de cette traversée. Située sur le continent africain, à la frontière avec le Maroc et à une quinzaine de kilomètres des côtes espagnoles, Ceuta est un territoire sous souveraineté espagnole, mais revendiquée par le Maroc. Cette situation réanime le débat autour de l’enclave et des relations entre l’Espagne et le Maroc.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a été critiqué pour son manque de communication face à cette crise et certains pays européens, comme l’Italie et le Danemark, sont même allés jusqu’à remettre en question les accords de Schengen sur la libre circulation des personnes. Ces prises de position interrogent sur la solidarité européenne pourtant prônée par ces pays sur les questions des gestions des migrations. L’Espagne cherche à préserver ses relations diplomatiques avec le Maroc, les deux pays ayant signé un traité d’« amitié, de bon voisinage et de coopération » en 1991. De même, cette volonté de maintenir le dialogue est importante puisque l’Espagne, le Maroc et le Portugal organiseront conjointement la Coupe du monde de football masculine en 2030.
Comment expliquer l’afflux d’un aussi grand nombre de personnes vers l’enclave de Ceuta ? En quoi cette crise révèle-t-elle des difficultés plus profondes de la société marocaine ? Dans quelle mesure cette situation peut-elle affecter les relations entre l’Espagne et le Maroc ?
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With the world’s attention fixed on the Strait of Hormuz, developments in North Africa have made fewer headlines in Europe. The crises in the Middle East are likely to deepen the geostrategic interdependence of North Africa and Europe, creating opportunities for both regions.
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Dans la Russie de Vladimir Poutine, un média qui utilise le mot « mariage » peut désormais avoir besoin d’un astérisque. Le 16 juillet 2026, la tenniswoman Daria Kasatkina et la patineuse Natalia Zabiiako publient les images de leur union célébrée en Grèce, loin des ors de Moscou ou de Saint-Pétersbourg. Toutes deux Russes, elles disent avoir fêté « l’amour, la liberté et l’acceptation ». Pourtant, sur le ru.net (l’internet russe), le récit prend une autre tournure. Les mots « mariage », « couple », « relations » et « coming out » sont accompagnés d’un renvoi rappelant que le prétendu « mouvement LGBT international » est considéré comme terroriste en Russie, au même titre que Daesh ou Al-Qaïda. L’astérisque devient une frontière. D’un côté, deux femmes se marient. De l’autre, le droit russe rend leur union impossible et… dangereuse.
Dès lors, ce mariage prend une dimension géopolitique car il met en relation plusieurs territoires, plusieurs drapeaux et plusieurs représentations contradictoires. Kasatkina, longtemps première joueuse russe de tennis, représente l’Australie depuis mars 2025 et en a obtenu la citoyenneté en janvier 2026. Zabiiako, née à Tallinn, a d’abord patiné pour l’Estonie avant de remporter l’argent olympique par équipes avec la Russie en 2018 à la suite de sa naturalisation.
Dans ce contexte, leur union est révélatrice de ce qui se produit lorsqu’un État anti-LGBT cherche à contrôler le corps de ses championnes. Comment le mariage de Daria Kasatkina et Natalia Zabiiako révèle-t-il la transformation, par la Russie de Vladimir Poutine, de l’intime, du genre et de la sexualité en frontière géopolitique ?
Des corps glorifiés aux corps interditsDepuis son arrivée au pouvoir, Vladimir Poutine utilise les corps et le sport pour raconter le redressement de la Russie. Le concept de « sportokratura » permet de qualifier ce système dans lequel dirigeants, oligarques et athlètes sont mobilisés au service de l’État. La médaille devient une preuve de puissance. Le corps de l’athlète porte un drapeau, consolide un récit et participe au prestige du pouvoir. Bien sûr, ce dispositif possède une dimension profondément genrée. Son corps idéal est performant, sain, patriote et disponible pour la nation. Il prolonge l’image que Vladimir Poutine construit de lui-même par le judo, le hockey ou ses mises en scène torse nu. Cette virilité présidentielle sépare les corps conformes, dignes d’être montrés, des corps jugés déviants. Il crée également une place spécifique et genrée pour la femme dans la société russe. Naturellement, le discours contre ce qu’il appelle « la propagande LGBT » complète ainsi la sportokratura.
Le tournant se produit en 2013-2014. En juin 2013, la Douma adopte presque à l’unanimité une loi interdisant auprès des mineurs la « promotion de relations sexuelles non traditionnelles ». Quelques mois plus tard, la Russie accueille les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Sotchi. Le Kremlin montre une nation moderne et victorieuse tandis que les personnes LGBT+ sont sommées de se taire. Puis, en mars 2014, Vladimir Poutine réactive le programme soviétique GTO, « Prêt au travail et à la défense », destiné à produire une population robuste et disponible pour la patrie. Le pouvoir façonne les corps qu’il souhaite voir et efface ceux qui troublent son récit.
Daria Kasatkina et Natalia Zabiiako appartiennent d’abord à la première catégorie. Demi-finaliste à Roland-Garros en 2022 et ancienne huitième mondiale, Kazatkina offre au tennis russe une figure de réussite. Zabiiako obtient une médaille d’argent olympique par équipes en 2018 pour l’équipe russe alors sous bannière neutre en raison du scandale de dopage d’État. Dans le contexte de la défiance russe vis-à-vis de l’Occident, elles participent au narratif poutinien selon lequel la Russie serait une forteresse assiégée par l’UE et l’OTAN, gardienne des « valeurs traditionnelles ». Puis leur corps échappe au scénario. En juillet 2022, les deux femmes révèlent leur homosexualité, officialise leur relation, et condamne la guerre en Ukraine. Une triple annonce inédite à l’heure de l’invasion russe. Les deux championnes chargées d’incarner la Russie deviennent, par leur seule existence publique, une contestation de la norme imposée par le Kremlin : il leur est depuis impossible de revenir dans leur pays natal.
La guerre culturelle russe contre l’OccidentLa répression ne commence pas avec l’invasion de l’Ukraine mais elle change d’échelle avec elle. En 2020, la Constitution russe avait déjà défini le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. À partir de décembre 2022, la loi de 2013 est étendue à l’ensemble de la population. Toute représentation positive ou simplement neutre des identités LGBT+ peut désormais être sanctionnée, qu’elle s’adresse à des enfants ou à des adultes dans l’espace public, les médias ou des ouvrages de littérature. Enfin, en novembre 2023, la Cour suprême franchit une nouvelle étape en qualifiant d’extrémiste un soi-disant « mouvement LGBT international » qui ne possède pourtant ni direction, ni structure, ni existence juridique identifiable.
Ce durcissement s’inscrit dans la guerre culturelle menée parallèlement à la guerre militaire. Le Kremlin présente l’invasion de l’Ukraine comme la défense d’une civilisation russe assiégée par un Occident décadent. Dans cette représentation, l’Ukraine constitue à la fois un front territorial et un front moral. Son rapprochement avec l’Union européenne menacerait la sécurité de la Russie, mais également son identité, sa famille et sa démographie. Les personnes LGBT+ ainsi que les féministes deviennent les figures commodes de cette altérité. Elles permettraient de rendre visible un ennemi occidental décrit comme faible, dévirilisé et corrupteur. La politique anti-LGBT et antiféministes de l’État russe possède dès lors une fonction géopolitique. Elle distingue un « nous » russe, viril, orthodoxe et souverain, d’un « eux » occidental accusé d’avoir sacrifié ses traditions. Ce langage circule auprès de gouvernements illibéraux, de mouvements religieux conservateurs et de réseaux masculinistes. La Russie ambitionne ainsi de produire ses propres normes et de fédérer une internationale réactionnaire.
Kasatkina et Zabiiako rendent cette construction visible parce qu’elles en paient directement le prix. Les deux femmes ne sont plus retournées en Russie après leur coming out et leurs déclarations contre la guerre. Lorsque Kasatkina choisit l’Australie en 2025, elle explique ainsi que vivre ouvertement son homosexualité ne lui laissait guère d’autre possibilité. Sortir du placard conduit finalement à sortir du drapeau. Le changement de nationalité sportive se transforme en exil, en migration politique et en recherche de protection.
Se marier sous d’autres loisBien sûr, le choix de se marier en Grèce ajoute une dimension supplémentaire. Depuis février 2024, la Grèce est le premier pays de tradition chrétienne orthodoxe à avoir légalisé le mariage homosexuel, malgré l’opposition de son Église. Une décision qui brise le monopole moral revendiqué par Moscou. L’orthodoxie ne conduit pas mécaniquement au modèle politique russe. Un autre chemin existe, fondé sur la reconnaissance juridique des couples homosexuels et sur l’appartenance à l’espace normatif européen. De son côté, l’Australie joue un rôle différent. En accordant sa citoyenneté à Kasatkina et en l’accueillant sous son drapeau, elle transforme la protection des libertés en ressource d’attractivité. La Russie perd une ancienne numéro un nationale tandis que l’Australie gagne une joueuse et une figure incarnant les valeurs qu’elle entend projeter. Ici, le soft power se mesure à la capacité d’un État à offrir un avenir aux corps repoussés par d’autres États.
Et la cérémonie du mariage n’échappe pas à la guerre. Les joueuses de tennis russes Mirra Andreeva et Anastasia Pavlyuchenkova y côtoient leurs homologues ukrainiennes Nadiia Kichenok et Yuliia Starodubtseva. Leur présence suscite des critiques en Russie mais aussi… en Ukraine, notamment de la part de la joueuse Oleksandra Oliynykova. « Pendant qu’à une fête avec des Russes résonne “Lioubi menia, lioubi” (“Aime-moi, aime-moi”), moi, je vis la guerre. Et je ne me tairai pas. », a-t-elle déclaré sur Instagram. Dès lors, l’évènement devient une petite scène de la fracture sportive provoquée par la guerre, avec ses solidarités personnelles et ses lignes rouges. Deux anciennes représentantes du sport russe ont dû se placer sous la protection d’autres lois pour rendre leur couple pleinement visible. L’une a remporté une médaille olympique sous bannière neutre en raison du système de dopage russe. L’autre a joué sans drapeau après l’invasion de l’Ukraine avant d’en choisir un nouveau. Leurs parcours dessinent en creux les crises successives de la puissance russe et les prises de position de certains pays occidentaux à cet égard.
Ce mariage s’inscrit enfin dans une fracture idéologique plus large. Sans confondre leurs régimes politiques, Vladimir Poutine et Donald Trump participent à une même séquence conservatrice transnationale, dans laquelle la virilité, la famille traditionnelle et la dénonciation de « l’idéologie du genre » deviennent des marqueurs de souveraineté. Le masculinisme fonctionne alors comme un langage géopolitique : il définit l’ordre intérieur, désigne des adversaires et rapproche des gouvernements aux intérêts pourtant différents. D’autres États font au contraire de l’égalité des droits et de la reconnaissance des minorités sexuelles des éléments de leur attractivité. La ligne de fracture ne sépare donc plus simplement l’Est de l’Ouest, ni même les démocraties des régimes autoritaires. Elle oppose deux conceptions de la nation, du corps et de la liberté.
Finalement, ce mariage participe d’une nouvelle géographie transnationale. La Grèce fournit le cadre juridique de leur union, l’Australie une nouvelle citoyenneté à Kasatkina, tandis que le circuit international assure leur visibilité publique. Leur trajectoire montre comment un choix de politique intérieure peut produire des effets géopolitiques : circulation des talents, changement d’allégeance nationale, redistribution du capital symbolique sportif et, enfin, conflits de représentations. En plaçant les « valeurs traditionnelles » au centre de son projet politique, le Kremlin redéfinit aussi les conditions d’appartenance à la nation en forçant à l’exil un certain nombre de ses concitoyens et concitoyennes. L’histoire sportive des deux championnes demeure liée à la Russie mais leur avenir s’inscrit désormais sous d’autres drapeaux.
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In the face of ever-new temperature records and serious natural disasters, the effects of climate change no longer appear to be just abstract visions of
the future. The fears triggered by global warming, particularly in the Global North, are strongly focused on the issues of forced displacement and migration. The fear that climate change could rob millions of people—especially in the Global South—of their homes soon, and that these people could
then set off for Europe or North America as climate refugees, is reflected in countless media reports in recent years. Furthermore, non-governmental
organizations regularly use the alarmist, if not to say doomsday, narrative of a steady increase in the number of climate refugees and the existential
threat posed by climate change to billions of people worldwide to promote their work. The scientific debate on the links between climate change and human mobility has intensified considerably over the last 15 years, and numerous research projects, some of them large-scale, have been launched on the topic of “climate migration.” This chapter wants to reflect on the findings of these research activities, also considering global migration trends. The fundamental implications for the political and (global) social handling of the nexus between climate change and human mobility will be worked out.
In the face of ever-new temperature records and serious natural disasters, the effects of climate change no longer appear to be just abstract visions of
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then set off for Europe or North America as climate refugees, is reflected in countless media reports in recent years. Furthermore, non-governmental
organizations regularly use the alarmist, if not to say doomsday, narrative of a steady increase in the number of climate refugees and the existential
threat posed by climate change to billions of people worldwide to promote their work. The scientific debate on the links between climate change and human mobility has intensified considerably over the last 15 years, and numerous research projects, some of them large-scale, have been launched on the topic of “climate migration.” This chapter wants to reflect on the findings of these research activities, also considering global migration trends. The fundamental implications for the political and (global) social handling of the nexus between climate change and human mobility will be worked out.
In the face of ever-new temperature records and serious natural disasters, the effects of climate change no longer appear to be just abstract visions of
the future. The fears triggered by global warming, particularly in the Global North, are strongly focused on the issues of forced displacement and migration. The fear that climate change could rob millions of people—especially in the Global South—of their homes soon, and that these people could
then set off for Europe or North America as climate refugees, is reflected in countless media reports in recent years. Furthermore, non-governmental
organizations regularly use the alarmist, if not to say doomsday, narrative of a steady increase in the number of climate refugees and the existential
threat posed by climate change to billions of people worldwide to promote their work. The scientific debate on the links between climate change and human mobility has intensified considerably over the last 15 years, and numerous research projects, some of them large-scale, have been launched on the topic of “climate migration.” This chapter wants to reflect on the findings of these research activities, also considering global migration trends. The fundamental implications for the political and (global) social handling of the nexus between climate change and human mobility will be worked out.
This chapter deals with climate mobility and how it is addressed in international politics. Yet, no internationally binding convention explicitly addresses climate-related mobility. However, there are a couple of existing agreements, frameworks, policy processes and related institutions offering potential scope to address various aspects of the climate-mobility nexus. The policy landscape shaped in this way cuts across different policy and action areas such as climate policy, disaster risk management, human rights or migration/displacement policy. Particularly relevant frameworks and processes – including, for instance, the Global Compact on Migration or the Sendai Framework – and institutions such as the International Organization for Migration (IOM) are analysed in this chapter. Furthermore, the chapter also highlights focus areas of action in the contemporary policy landscape that has been formed around the topic of climate mobility and briefly explores potential future (coordination) models for this policy landscape.
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This chapter deals with climate mobility and how it is addressed in international politics. Yet, no internationally binding convention explicitly addresses climate-related mobility. However, there are a couple of existing agreements, frameworks, policy processes and related institutions offering potential scope to address various aspects of the climate-mobility nexus. The policy landscape shaped in this way cuts across different policy and action areas such as climate policy, disaster risk management, human rights or migration/displacement policy. Particularly relevant frameworks and processes – including, for instance, the Global Compact on Migration or the Sendai Framework – and institutions such as the International Organization for Migration (IOM) are analysed in this chapter. Furthermore, the chapter also highlights focus areas of action in the contemporary policy landscape that has been formed around the topic of climate mobility and briefly explores potential future (coordination) models for this policy landscape.
Das Ziel dieser Studie war es, gängige Narrative und Frames zu umwelt- und klimabedingter menschlicher Mobilität zu analysieren und einzuordnen. Frames und Narrative prägen die Wahrnehmung und Bewertung von Migration, indem sie bestimmten Akteuren spezifische Rollen und Verantwortlichkeiten zuschreiben.
Die Studie konzentriert sich innerhalb des öffentlichen Diskurses auf mediale Narrative. Dazu wurden 95 Artikel deutschsprachiger Leitmedien aus dem Zeitraum von August 2020 bis August 2024 untersucht. Die Auswertung erfolgte mittels qualitativer Inhaltsanalyse unter Verwendung der Kodierungssoftware MaxQDA. Dabei kam ein deduktiv-induktives Kodierungssystem zum Einsatz, um die Ergebnisse systematisch zu erfassen und miteinander zu vergleichen. Die deduktive Kodierung basierte auf einem Diskursanalyseschema, das zentrale Aspekte diagnostischer, prognostischer und motivationaler Framings berücksichtigt.
Im Rahmen der Diskursanalyse konnten drei prägende Narrative identifiziert werden, die die mediale Berichterstattung über umweltbedingte Mobilität maßgeblich beeinflussen: (a) Der dominante humanitär-wissenschaftliche Diskurs: das Leid des Südens und die Verantwortung des Nordens, (b) Der marginale Abwehrdiskurs: „Das Boot ist voll“ und „Klimaflüchtlinge gibt es eigentlich nicht“ und (c) Der aufkommende Diskurs zu Klimaflucht im Globalen Norden: differenziert und individualisiert.
Diese Studie ist Teil des UBA-Forschungsvorhabens „Politik am Nexus Umwelt, Entwicklung und Migration kohärent gestalten“ und trägt zur besseren Einordnung sowie zum tieferen Verständnis des öffentlichen Diskurses über diesen Nexus und seine gesellschaftliche Bedeutung bei.
Das Ziel dieser Studie war es, gängige Narrative und Frames zu umwelt- und klimabedingter menschlicher Mobilität zu analysieren und einzuordnen. Frames und Narrative prägen die Wahrnehmung und Bewertung von Migration, indem sie bestimmten Akteuren spezifische Rollen und Verantwortlichkeiten zuschreiben.
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Im Rahmen der Diskursanalyse konnten drei prägende Narrative identifiziert werden, die die mediale Berichterstattung über umweltbedingte Mobilität maßgeblich beeinflussen: (a) Der dominante humanitär-wissenschaftliche Diskurs: das Leid des Südens und die Verantwortung des Nordens, (b) Der marginale Abwehrdiskurs: „Das Boot ist voll“ und „Klimaflüchtlinge gibt es eigentlich nicht“ und (c) Der aufkommende Diskurs zu Klimaflucht im Globalen Norden: differenziert und individualisiert.
Diese Studie ist Teil des UBA-Forschungsvorhabens „Politik am Nexus Umwelt, Entwicklung und Migration kohärent gestalten“ und trägt zur besseren Einordnung sowie zum tieferen Verständnis des öffentlichen Diskurses über diesen Nexus und seine gesellschaftliche Bedeutung bei.
Die Auswirkungen des Klimawandels auf Flucht und Migration sind nicht mehr nur eine abstrakte Zukunftsvision. Die zunehmende Häufigkeit und Intensität von Extremereignissen wie Wirbelstürmen oder Dürren sowie immer neuer Temperaturrekorde auf der ganzen Welt haben einen maßgeblichen Einfluss auf Umsiedlungspläne, Binnenvertreibung und in geringerem Maße auf grenzüberschreitende Vertreibung. Die Ängste, die durch die globale Erwärmung ausgelöst werden, sind – insbesondere im Globalen Norden – auch eng mit den Themen Vertreibung und Migration verbunden. Die Befürchtung, dass der Klimawandel schon bald zig Millionen Menschen, gerade im Globalen Süden, ihrer Heimat berauben und sie dann als Flüchtlinge nach Europa treiben könnte, spiegelt sich in unzähligen Medienberichten der letzten Jahre wider. Immer wieder befeuerten umstrittene Prognosen zum Ausmaß der erwarteten »Klimaflucht« die mediale Aufmerksamkeit […]. Der Beitrag beginnt mit einem globalen Profil der klimabedingten Vertreibung auf der Basis aktueller Daten. Anschließend wird der wissenschaftliche Diskurs über den Zusammenhang zwischen Klima und Vertreibung dargestellt. Im dritten Teil des Beitrags werden die rechtlichen und politischen Rahmenbedingungen analysiert, in denen Vertreibung im Kontext des Klimawandels grundsätzlich berücksichtigt und adressiert wird.
Die Auswirkungen des Klimawandels auf Flucht und Migration sind nicht mehr nur eine abstrakte Zukunftsvision. Die zunehmende Häufigkeit und Intensität von Extremereignissen wie Wirbelstürmen oder Dürren sowie immer neuer Temperaturrekorde auf der ganzen Welt haben einen maßgeblichen Einfluss auf Umsiedlungspläne, Binnenvertreibung und in geringerem Maße auf grenzüberschreitende Vertreibung. Die Ängste, die durch die globale Erwärmung ausgelöst werden, sind – insbesondere im Globalen Norden – auch eng mit den Themen Vertreibung und Migration verbunden. Die Befürchtung, dass der Klimawandel schon bald zig Millionen Menschen, gerade im Globalen Süden, ihrer Heimat berauben und sie dann als Flüchtlinge nach Europa treiben könnte, spiegelt sich in unzähligen Medienberichten der letzten Jahre wider. Immer wieder befeuerten umstrittene Prognosen zum Ausmaß der erwarteten »Klimaflucht« die mediale Aufmerksamkeit […]. Der Beitrag beginnt mit einem globalen Profil der klimabedingten Vertreibung auf der Basis aktueller Daten. Anschließend wird der wissenschaftliche Diskurs über den Zusammenhang zwischen Klima und Vertreibung dargestellt. Im dritten Teil des Beitrags werden die rechtlichen und politischen Rahmenbedingungen analysiert, in denen Vertreibung im Kontext des Klimawandels grundsätzlich berücksichtigt und adressiert wird.
Die Auswirkungen des Klimawandels auf Flucht und Migration sind nicht mehr nur eine abstrakte Zukunftsvision. Die zunehmende Häufigkeit und Intensität von Extremereignissen wie Wirbelstürmen oder Dürren sowie immer neuer Temperaturrekorde auf der ganzen Welt haben einen maßgeblichen Einfluss auf Umsiedlungspläne, Binnenvertreibung und in geringerem Maße auf grenzüberschreitende Vertreibung. Die Ängste, die durch die globale Erwärmung ausgelöst werden, sind – insbesondere im Globalen Norden – auch eng mit den Themen Vertreibung und Migration verbunden. Die Befürchtung, dass der Klimawandel schon bald zig Millionen Menschen, gerade im Globalen Süden, ihrer Heimat berauben und sie dann als Flüchtlinge nach Europa treiben könnte, spiegelt sich in unzähligen Medienberichten der letzten Jahre wider. Immer wieder befeuerten umstrittene Prognosen zum Ausmaß der erwarteten »Klimaflucht« die mediale Aufmerksamkeit […]. Der Beitrag beginnt mit einem globalen Profil der klimabedingten Vertreibung auf der Basis aktueller Daten. Anschließend wird der wissenschaftliche Diskurs über den Zusammenhang zwischen Klima und Vertreibung dargestellt. Im dritten Teil des Beitrags werden die rechtlichen und politischen Rahmenbedingungen analysiert, in denen Vertreibung im Kontext des Klimawandels grundsätzlich berücksichtigt und adressiert wird.
Bemerkbar macht sich die menschengemachte globale Erwärmung etwa in der Nahrungsmittel- und Wassersicherheit, bei Wirtschaftssystemen, bei Siedlungs- und Infrastrukturen, bei bewaffneten Konflikten, bei der Kultur oder auch bei Flucht und Migration. Ebenso gibt es bedeutende Wechselwirkungen mit der Künstlichen Intelligenz, einem anderen großen Menschheitsthema des 21. Jahrhunderts. Dieses Heft möchte genau diese Themen unter die Lupe nehmen und darlegen, wie die Klimakrise sich auf die genannten Bereiche ausgewirkt hat bzw. welche Wechselbeziehungen es jeweils gibt. Es soll allein um den Kenntnisstand zum Status Quo gehen, nicht um Prognosen oder mögliche Szenarien. In einer Schlussbetrachtung wird versucht, die dargelegten Erkenntnisse einzuordnen.