Référence de l´appel d´offres AO 30-25-002-DRI-BF
Intitulé : Acquisition des kits d'hygiène
Date : 30/12/2025
Créée depuis 1999, SERACOM a émergé comme un acteur clé dans la réponse aux besoins essentiels des communautés vulnérables au sahel. Basée actuellement sur des valeurs d'humanisme, de solidarité et de résilience, SERACOM s'est fixé pour mission de promouvoir le bien être des communautés du BURKINA FASO en fournissant du service d'appui conseil et humanitaire.
Les accompagnements des communautés par SERACOM sont réalisés dans le cadre des projets et programmes en lien avec des structures partenaires intervenant au Burkina Faso sur les questions de Sécurité Alimentaire, Valorisation Agricole et Résilience, l'accès à l'eau, à l'hygiène, à l'assainissement, à l'éducation, à la formation professionnelle et de la protection.
SERACOM, en collaboration avec OXFAM met en œuvre le projet « centrer les femmes et les filles dans la réponse et l'atténuation de la violence sexuelle et sexiste dans les communautés touchées par les conflits au Burkina Faso, 2024-2026 » dans la commune de Dori, dénommé Projet GAC MHD AMC
A la faveur de la mise en œuvre de ce projet, SERACOM lance un avis d'appel d'offres pour l'acquisition de quatre cent cinquante (450) kits d'hygiène dans la commune de Dori
L'acquisition de quatre cent cinquante (450) kits d'hygiène
Le dossier d´appel d´offre contenant les instructions complètes, pouvant faciliter la soumission peut être retiré auprès de SERACOM selon les modalités suivantes :
• Par contact WhatsApp de la Logistique au 77 18 85 46
• En se présentant au bureau SERACOM /Dori munis d'une clé USB aux horaires suivantes :
o Entre 08h00 et 17h00 du lundi au Jeudi
o Entre 08h00 et 14h00 le vendredi
La date limite de retrait des dossiers d´appel d´offres est 09/01/2026 à 16h00 heure locale.
La date limite de remise des offres est fixée au 26/01/2026 à 16h00 heure locale (selon les conditions mentionnées dans le dossier d´appel d´offres).
Nous nous réjouissons de recevoir une proposition de votre part et nous vous remercions par avance de votre intérêt.
Cordialement.
DAO Alpha Ousmane
Directeur
Le corps sans vie d'un nouveau-né a été découvert ce lundi 29 décembre 2025, dans le quartier Guéma, situé à la sortie nord de la ville de Parakou. Le corps a été retrouvé dans un bas-fond, à proximité de l'école primaire publique de la localité.
Découverte macabre au quartier Guéma, dans la ville de Parakou. Le corps sans vie d'un nouveau-né a été retrouvé dans un bas-fond non loin de l'école par des enfants qui jouaient dans la zone. Il s'agirait d'un cas d'abandon de nouveau-né.
Les autorités locales ont alerté les forces de sécurité qui se sont dépêchées sur les lieux. Au terme de leur intervention, les services de voirie ont procédé à l'enlèvement du corps.
F. A. A.
Le comité de pilotage du projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+) tient ce 30 décembre sa deuxième session ordinaire au titre de l'année 2025. Il va s'agir, pour les membres du comité de pilotage, d'examiner le bilan technique et financier du Plan de travail et de budget annuel (PTBA) 2025 au 30 septembre du projet, de passer en revue et d'adopter les projets de PTBA de l'année 2026 et de formuler des recommandations pour une mise en œuvre réussie du projet.
Au 30 septembre 2025, la mise en œuvre du PTBA révisé du PGPC/REDD+ affiche un taux d'exécution physique de 55% et un taux d'avancement physique global de 40% pour un délai consommé de 49% sur la durée du projet. Le taux d'exécution financière, quant à lui, s'établit à 30,9% avec un taux de décaissement annuel de 47% et un taux de décaissement global de 34%. Le plan de passation des marchés affiche un taux d'exécution estimé à 85,11% et un taux d'engagement de 85,13% sur la même période.
Selon le coordonnateur du PGPC/REDD+, plusieurs investissements structurants ont été réalisés en 2025 au profit des populationsEn 2025, ce sont environ 21 milliards de FCFA qui étaient inscrits au budget du PTBA révisé. Ces ressources ont servi à la conduite des activités de Plans de développement intégrés communaux (PDIC) REDD+ de la première et de la deuxième vague et à la mise en place d'investissements structurants au profit des populations, la dotation en matériels des structures partenaires à hauteur d'environ 861 millions de FCFA.
Selon le coordonnateur du PGPC/REDD+, Soumaïla Bernard Tougma, ces investissements structurants ont consisté en la création et à la clôture des espaces de conservation ; l'installation de parcs de vaccination, de forages pastoraux, de bas-fonds rizicoles, de périmètres aménagés au profit des populations.
À cela s'ajoutent des reboisements en vue de renforcer le couvert végétal aussi bien dans les espaces de conservation qu'en dehors, l'accompagnement de 600 producteurs relais dans le cadre de la promotion des bonnes pratiques de gestion durable des terres. Ce sont au total 110 000 hectares qui ont été restaurés au niveau des espaces de conservation. Au terme du projet, c'est environ 1 million d'hectares qui devraient être récupérés.
photo de familleL'année 2026 sera marquée par la revue conjointe à mi-parcours du projet. À en croire Christian Somda, directeur général de l'Économie verte et du changement climatique, responsable du programme budgétaire gouvernance environnementale et changement climatique, président du Comité de pilotage, il va s'agir pour la nouvelle année de mettre en œuvre des actions structurantes et conformes à la dynamique de refondation nationale et qui profitent au mieux aux populations rurales. "En 2026, les grands chantiers vont porter sur la poursuite de la valorisation des produits forestiers non ligneux, le financement et la mise en œuvre des PDIC/REDD+ ainsi que la poursuite du renforcement des capacités institutionnelles du département et des structures partenaires extérieures au ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Assainissement", a-t-il ajouté.
En rappel, le PGPC/REDD+ a pour objectif de renforcer la gestion durable des paysages et d'améliorer la génération de revenus dans les zones forestières ciblées au Burkina Faso. Il est mis en œuvre en plusieurs phases dans 96 communes potentielles réparties dans huit Régions (Est, Centre-Est, Centre-Sud, Centre-Ouest, Boucle du Mouhoun, Hauts Bassins, Cascades, Sud-Ouest) du Burkina Faso. Débuté en 2023, le projet est prévu s'achever en juin 2028. Il est financé conjointement par l'État burkinabè et la Banque mondiale à environ 75 milliards de FCFA.
Armelle Ouédraogo/Clémentine Koama (stagiaire)
Lefaso.net
La Police républicaine est déterminée à lutter contre le bruit sous toutes ses formes en cette période de fête de fin d'année marquée principalement par l'utilisation abusive de pétards et appareils de sonorisation.
L'utilisation de pétards et autres artifices de détonation est interdite au Bénin. En cette période de fêtes de fin d'année, la Police républicaine dans le cadre de ses interventions a procédé à la saisie d'une importante quantité. Plus d'une tonne de pétards et autres artifices de détonation ont été saisies pendant ce mois de décembre, a informé le porte-parole de la Police républicaine. Il a annoncé un déploiement spécial dans les quartiers, dans les rues pour veiller à la non utilisation de pétards pendant les fêtes. Les victimes, a-t-il poursuivi, peuvent directement appeler le 117, le numéro vert où leurs plaintes seront reçues et traitées dans l'anonymat et avec célérité.
Selon Eric Yerima, les pétards constituent une source de pollution sonore qui porte atteinte à la santé et à la quiétude de la population et les utilisateurs devraient savoir raison garder dans leur utilisation. « Fêter, cela peut se faire dans la quiétude. Cela peut se faire en respectant le voisinage. Cela y va de la quiétude de tous. Cela y va pour le bien-être physique, mental de tous », a-t-il confié avant d'évoquer les appareils de sonorisation qui constituent également une autre source de pollution sonore. Déjà, 50 promoteurs de bars ont été verbalisés, et 17 autres présentés au procureur de la République au cours de ce mois de décembre, selon la police.
F. A. A.
Annoncé pour ce mardi 30 décembre 2025, le procès du député Soumaïla Sounon Boké du parti Les Démocrates (LD), n'a pu s'ouvrir à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le dossier est renvoyé au 13 février 2026.
Le procès du député Soumaïla Sounon Boké du parti Les Démocrates renvoyé. Le parlementaire n'a pas pu comparaitre devant le juge de la chambre de jugement de la CRIET ce mardi 30 décembre 2025 comme annoncé. Et ce, pour défaut d'extraction. Il n'a pas pu être extrait de sa cellule pour se présenter devant le juge. Soumaïla Sounon Boké est poursuivi pour « harcèlement par la biais d'une communication électronique et d'incitation à la rébellion » dans le cadre de l'affaire coup d'Etat déjoué. Interpellé et placé sous mandat de dépôt dans une procédure de flagrant délit, il devrait comparaître ce mardi sans que son immunité ne soit levée.
F. A. A.
Le comité de pilotage (COPIL) du Programme d'appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne, phase 3 (DEPAC-3) a tenu sa deuxième session de l'année 2025, le mardi 9 décembre 2025, à Koudougou. Cette session a permis d'examiner le rapport d'exécution du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) de 2025, avant d'adopter le PTBA de l'année 2026. En prélude à la tenue de la session du COPIL, une visite-terrain des investissements a été réalisée le 8 décembre 2025.
De l'examen du rapport d'exécution du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) de 2025, au 15 novembre, il ressort un taux d'exécution physique de 83,36 % et un taux d'exécution financière de 79,21%. Ces résultats ont été salués par les membres du comité de pilotage (COPIL) du Programme d'appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne, phase 3 (DEPAC-3). C'était en marge de la deuxième session de l'année 2025 du COPIL. Le Directeur Général de la Décentralisation et du Développement Local, du Ministère de l'administration territoriale et de la mobilité (MATM) Adama Batoro, par ailleurs président du COPIL, s'est réjoui de constater que malgré un contexte complexe, les efforts conjoints des mandataires et des services techniques ont conduit à ces résultats.
Pendant la séance, les membres ont également examiné et validé le PTBA de l'année 2026, dernière année de mise en œuvre du programme. Pour 2026, le plan mettra l'accent sur le transfert des bonnes pratiques aux acteurs locaux et l'achèvement des projets en cours, selon les innovations faites les mandataires. Ce COPIL est un moment important, de l'avis du Coordonnateur de la Cellule d'Appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne (CADEPAC), David Barro ; en ce sens « qu'il nous aide à avoir les orientations de l'État, des acteurs de pilotage et de tout autre acteur impliqué dans la mise en œuvre du programme ».
L'école de Villy-MoukouanUne visite de réalisations a précédé cette session du deuxième COPIL de l'année
Afin de permettre aux membres du COPIL du DEPAC-3 de mieux apprécier les activités et réalisations contenues dans les PTBA, une visite-terrain a été organisée en marge de cette session. Cette sortie-terrain intervenue le lundi 8 décembre 2025, a permis de visiter une piste rurale, puis l'école écologique et durable de Villy-Moukouan.
L'école de Villy-Moukouan est venue renforcer l'offre éducative
Cette école entièrement équipée et d'un coût global de 153 000 000 F CFA, est à mettre à l'actif de la du Consortium GAC (GEDES-ACADE-CAGECT), à travers la CADEPAC. Elle est venue renforcer l'offre éducative dans la commune. « Quand on était dans la salle de classe en banco et qu'il pleut, on souffrait. Mais avec ce nouveau bâtiment, on est très content », témoigne Abdou Zongo, élève en classe de CM2. À Amos Sawadogo, directeur de l'école de Villy-Moukouan de renchérir : « La réalisation de ce bâtiment permet non seulement aux élèves et aux encadreurs d'améliorer les conditions de travail aussi, il est venu résoudre la déperdition scolaire. Avec ce joyau, on a constaté que les enfants aiment être à l'école avant l'heure et restent pendant longtemps après les cours » a conclut Monsieur Sawadogo.
Photo de famille lors du COPILAujourd'hui, la commune de Pouni, selon ses premiers responsables est devenue un lieu d'attraction avec cette réalisation. « Que ce soit dans l'environnement proche, ou même dans la province, on n'a pas une école de cette envergure et les gens viennent s'inspirer de cette expérience », a affiché Nadine Badiel, la Présidente de la délégation spéciale de Pouni. Ce qui a fait dire à Sibiri Zongo, membre du Conseil de l'école que : « Nous savons que les enfants vont beaucoup apprendre s'inspirer du concept ». À l'issue de la visite de l'école, Debié Bado, membre du comité de pilotage, s'est dit édifié : « Ce qu'on a vu nous rassure que le programme fait de belles choses sur le terrain ».
La santé n'était pas en reste : un laboratoire d'analyse médical réalisé à Koudougou
L'autre réalisation de la CADEPAC qui a été visitée est le laboratoire d'analyse du centre médical du secteur N°8 de Koudougou. Ce laboratoire équipé, d'un coût global d'environ 40 000 000 F CFA, est venu contribuer à la normalisation de ce centre médical, qui était jusque-là un centre de santé et de promotion sociale (CSPS). Il est venu compléter à trois le nombre de laboratoires publics dans la commune ; mieux, les laboratoires de la commune profitent aux patients des communes voisines, selon Amédée Paré, Président de la délégation spéciale de Koudougou.
« Ce laboratoire va beaucoup nous soulager en tant que personnel de santé et soulager également les malades. On prescrit les examens, on attend que les malades sortent pour faire le tour de la ville de Koudougou à la recherche d'un laboratoire, avant de revenir », selon Dr Lydia Nadège Ané, Médecin responsable du centre médical du secteur 8 de Koudougou. Et ce nouveau joyau va vraiment nous faciliter la tâche et la faciliter la prise en charge des malades, a terminé Dr Ané.
Photo à l'issue de la visite du Laboratoire d'analyseToujours à Koudougou, les membres du COPIL ont échangé avec les membres d'un panel de contrôle citoyen, mis en place dans la commune de Koudougou.
Le programme DEPAC est financé par la Coopération suisse. Au regard des résultats, les objectifs du programme sont atteints, selon Aïcha Jeannine Tchiombiano/Yara, chargée de programme à la Coopération suisse. Elle a rappelé que le DEPAC a démarré depuis 2015, et ce jusqu'en 2026, et séquencé en des phases de quatre années. « Son ambition en termes de durabilité est de transférer les innovations développées auprès de 30 collectivités territoriales partenaires directs au système national pour une mise à l'échelle », a-t-elle terminé.
La CADEPAC
Entre bacs, bassins hors-sol, et cases flottantes, les femmes burkinabè cassent les codes. Avec l'accompagnement de l'État, dans le cadre de l'offensive piscicole, elles veulent s'imposer et avoir leur part du marché dans les 100 000 tonnes de poissons fixées par an. Immersion dans une révolution où la pisciculture également devient un outil d'émancipation et d'autonomisation financière. À Bama, Samendeni et Léguéma, dans le Guiriko, en passant par Touzaguè, dans le Yaadga, les pionnières tiennent la canne dans la pisciculture !
Dimanche 23 novembre 2025. 4h30 du matin. L'un des derniers cars Ouaga-Bobo, d'une des compagnies de transport, marque son arrêt à la gare routière de la ville, au quartier Tounouma, sur le boulevard de la Révolution. L'écran géant installé dans le hall d'attente affiche une température de 28°C dehors.
L'harmattan bat déjà son plein dans cette région où les températures moyennes varient généralement entre 15°C et 39°C en novembre, et 9°C et 37°C en décembre. Les passagers habillés en conséquence se faufilent, certains pour rejoindre leurs domiciles, d'autres préfèrent attendre le lever du jour sous le hall.
Comme d'autres passagers, nous sautons dans le premier taxi, direction la gare centrale de bus (place Tiéfo Amoro), destination Bama. 5h20. Les bus se positionnent pour les premiers départs, à 6 h 00. Nous prenons place juste derrière le conducteur.
L'appel de Bintou Drabo/Zerbo, l'une des piscicultrices, avec qui nous avons rendez-vous à Bama, s'affiche. « Je suis déjà en route pour Bama », nous informe-t-elle, d'un ton enthousiaste et jovial matinal, enchaînant spontanément : « Je peux vous emmener, si vous le voulez bien. » Une proposition sur laquelle nous sautons, quand bien même nous avions déjà pris le ticket de bus. Le temps de lui passer la géolocalisation, son véhicule s'immobilise côté chauffeur. Visiblement, elle n'était pas très éloignée de là.
D'un signe de la main, elle nous invite à prendre place à ses côtés. Le premier contact physique s'établit, naturellement. Aussitôt, le véhicule s'engage, direction nord-est de Bobo-Dioulasso. « Votre ceinture [de sécurité] », chuchota-t-elle, engageant en même temps la causette : « ce n'est pas loin d'ici, c'est à peu près 25 kilomètres seulement ».
Dans cette ambiance maternelle et bon enfant, comme entre une mère et sa fille, le véhicule disparaît dans la douceur de l'ombre de l'aube, pendant que la ville de Sya semble toujours endormie.
Encerclée de gauche à droite de vastes plaines irriguées de la vallée de Kou, dans lesquelles jonchent encore les dernières récoltes de riz en cette fin de saison pluviale, Bama reflète réellement cette image de “pôle rizicole”, ou le "grenier à riz étuvé", qu'on lui colle.
Les premiers “lève-tôt”, déjà sur pied, vaquent à leurs occupations, pendant que notre véhicule traverse le centre vers ses périphéries. Environ trois kilomètres de bitume de la RN9, des bassins hors-sol en forme rectangulaire, montés en béton, avec des robinets, sur un site désertique à perte de vue. Reliés par des tuyaux, ils sont alimentés par un forage à grand diamètre, installé tout juste à côté. Très pratique pour le besoin en eau de la ferme.
La ferme d'alevinage à ciel ouvert de Mme Drabo à BamaIl est 6h 45 min. Nous sommes à destination. « C'est ici », dit-elle, les yeux scintillants, nous souhaitant la bienvenue dans sa ferme. « Nous produisons ici des alevins de tilapia, et ça fait deux, voire trois années déjà. C'est la parcelle de mon mari. Il pratique du maraîchage et moi, je fais la pisciculture », a-t-elle poursuivi, sans perdre de temps.
« Au départ, je voulais me lancer dans la restauration, mais à la dernière minute, mon mari m'a conseillé la pisciculture, notamment l'élevage des alevins. Vu que de plus en plus, les gens se lancent dans la pisciculture, et surtout que l'élevage des alevins est moins exigeant et moins coûteux que le grossissement (la phase de croissance finale) », conte-t-elle au fur et à mesure de notre visite guidée.
Un choix économiquement stratégique, vu la croissance de l'activité piscicole dans les différentes localités du pays. Selon les dernières données statistiques de 2025, la demande en alevins explose sur le marché. À titre d'exemple, au niveau du barrage de Samendeni, la demande est passée à près de trois millions d'alevins (2 880 000), et à plus de quatre millions cinq cent (4 578 700) à Bagrépôle en 2025.
Sur sa ferme à ciel ouvert, une dizaine de bassins hors-sol, alignés sur le long de la parcelle. Les plus grands abritent les géniteurs, et les autres, les plus petits, contiennent les alevins, âgés d'une semaine à deux mois. Dans cette petite ‘'maternité'' aquacole, sortent déjà des milliers d'alevins qui pourvoient le marché, notamment l'empoissonnement des cages flottantes, et d'autres types d'infrastructures piscicoles de la région du Guiriko, ex-région des Hauts-Bassins.
En attendant le réveil des employés, une famille de personnes déplacées internes (PDI) que le couple a accueillie sur le site et qui est en même temps à la charge de la ferme, Bintou Drabo anticipe le programme du jour. Saisissant le sac à moitié plein de granulés d'aliments dans le magasin de stockage, et d'une baule, elle engage le jet de granulés dans l'eau trouble des bassins, mais aucun spectacle habituel de poissons. Marquant une pause et observant les reflets des tremblements de l'eau, son diagnostic est fait. « Ils ont froid », lâche-t-elle avec un sourire. Selon la piscicultrice, les poissons ne sortent pas de leur cachette quand il fait frais, il faut forcément attendre le lever du soleil pour les nourrir.
Vue des cages flottantes pendant les unes des autres sur le barrage de SamendeniÀ une vingtaine de kilomètres de sa ferme, au sud de Bama, sur le barrage de Samendéni, le 3e plus grand barrage du Burkina, une autre piscicultrice développe elle aussi son activité piscicole. Ici, il s'agit du grossissement en cages flottantes. Aminata Koné/Diallo est l'une des quatre femmes parmi les 160 personnes engagées sur le barrage pratiquant de la pisciculture en cages flottantes, s'inscrivant dans le cadre de la promotion de ladite technologie, a souligné le chef de service de la pisciculture du Guiriko, Wendpouire Wangrawa, expliquant que les femmes ont bénéficié de cages flottantes, des alevins et d'aliments pour améliorer leur productivité. C'est ce qui crée d'ailleurs une certaine mobilisation des femmes autour de la pisciculture en cages flottantes comme également dans les bacs et bassins de la région. De façon générale, selon M. Wangrawa, le Guiriko enregistre au total 67 pisciculteurs et 10 piscicultrices dans les fermes, ainsi que 160 hommes et quatre femmes en ce qui concerne les cages flottantes.
…”sérieux, vigueur et stabilité”
Ce lundi 24 novembre 2025, Mme Koné nous embarque avec ses deux techniciens pour une visite guidée de ses cages flottantes installées sur Samendéni. Sur place, deux autres, spécialisés dans l'alimentation des poissons et la manœuvre de la pirogue et résidents de la localité, attendent déjà au bord, avec des gilets de sauvetage. Quelques minutes pour enfiler et ajuster nos gilets, et nous embarquons à cinq. L'engin disparaît au rythme des vagues de l'étendue d'eau, dont les limites sont impossibles à discerner.
L'un des agents des cages flottantes de Mme Koné donnant à manger aux poissons sur le barrage de SamendeniAu milieu de l'eau, à une vingtaine de kilomètres des berges, la pirogue se faufile entre plusieurs cages, avant de tanguer devant une de la liste. Les deux capitaines attachent rapidement les cordages, passent à l'action et ‘'bon appétit'' aux poissons, pendant que la propriétaire, arrêtée tout juste à côté, veille au grain. Rien ne lui échappe. Elle papote de temps à autre, mais reste très attentive, le regard fixé sur le spectacle des poissons, révélant sa maîtrise de son travail, et une sorte de connexion avec ces êtres aquatiques.
Une attitude recommandée, selon le directeur général de la Direction générale des ressources halieutiques, Adam Ouédraogo, lors d'une interview accordée à cet effet. Il s'agit des traits de caractères qu'il faut pour réussir en pisciculture, qu'il résume en ces termes : « Les femmes sont méticuleuses et quand elles abordent un projet, elles l'abordent avec sérieux, vigueur et aussi elles sont stables, elles ne bougent pas beaucoup. » Une analyse appuyée par les deux techniciens d'Aminata Diallo qui sont également des pisciculteurs. Selon Joël Zougmoré, le plus jeune de l'équipe, la pisciculture est vraiment faite pour les femmes, parce que c'est un secteur qui a besoin de quelqu'un de permanent sur place. « Et ce sont les femmes qui sont sur place, donc moi je dirai même que c'est fait pour elles. Parce qu'elles sont à la maison et que leurs esprits ne divaguent pas comme pour les hommes », a-t-il commenté lors de la visite guidée sur le barrage.
« On peut déjà les faire sortir, mais on est en train de voir, on va attendre un peu », nous confie -t-elle. La “business woman” est très stratégique et prévoit plutôt de faire sa récolte pour coïncider avec les fêtes de fin d'année. Pour ces deux cages comptant des centaines de poissons, c'est de l'argent liquide en poche.
Son histoire avec les poissons ne commence pas à Samendéni. Elle pratique déjà, il faut le souligner, la pisciculture en bacs et bassins hors-sol, dans la petite commune de Léguéma. Cette commune de quelques milliers d'âmes, située à une quinzaine de km de Bobo-Dioulasso et qui accueille l'ambitieux projet du nouveau stade de 15 000 places, dont les travaux sont en cours. Aminata Koné est aussi avicultrice et il y a près de trois années qu'elle a été également ‘'mordue'' par le business de la pisciculture intensive. Tout débute avec quelques bassins hors-sol, avant de se déporter à Samendeni, avec les cages flottantes grâce à l'opportunité offerte par l'État dans les deux cas.
Pour cette sociologue de formation, qui a déjà le sens des affaires, la pisciculture offre une multitude de possibilités aux femmes sur toute la chaîne de valeur et elle l'a compris dès le départ. Aujourd'hui, son entreprise tourne à plein régime avec beaucoup de travaux en cours, une écloserie, d'autres bacs et bassins hors-sol en construction…
“Les battantes de Bama”
À côté de ces grandes piscicultrices, l'offensive piscicole permet aussi à des femmes en très grande précarité de regagner leur dignité dans le monde rural où les moyens de production sont concentrés entre les mains des hommes.
Mariam Konaté, la septuagénaire présidente de l'association Mousso Djigui de Bama arrêtée à côté de l'un de leurs bacs hors-solEnturbannée d'un foulard coloré, les mains et le visage décharnés par le poids de l'âge, la voix tremblotante, Mariam Konaté, 71 ans, ne peut pas cacher sa joie. Présidente de l'association “Mousso Djigui'”, signifiant en langue locale bambana “Femmes d'espoir”, créée en 2024, elle témoigne : « Si ce n'est pas avec les gens qui sont venus nous aider, on n'aurait jamais entendu parler d'élevage de poisson depuis que nous sommes petites. On savait que les poissons viennent des fleuves, lacs, bas-fonds, rivières, mais élever à l'air libre comme ça, dans un enclos construit, pas encore », souffle-t-elle, fixant les bacs circulaires en tôle installés dans le jardin commun, avec étonnement. Les autres, scotchées autour, se contentent de remuer la tête. « Mais c'est une bonne chose ma fille, sinon nous autres que pouvions-nous encore faire dans la vie ? », questionne-t-elle, ajoutant qu'elles sont presque toutes « des veuves et des vieilles » (elles ont entre 60 et 80 ans).
Mais grâce à cette activité piscicole, ces seniors ont repris leur vie en main, sont à nouveau sur pied, et travaillent à temps plein. Se réjouissant de ce qu'elles découvrent, elles en témoignent presque les larmes aux yeux : « Avant, on était toujours à la maison, soit on garde les petits enfants, soit on est assis et on regarde les gens aller et revenir, mais aujourd'hui, nous aussi, nous pouvons sortir et revenir. » Comme “Mousso Djigui”, d'autres associations féminines de Bama ont également été accompagnées dans la pisciculture hors-sol, à l'image de “Beenafa Kassia” et de “Sabari Kadi”. Ces deux groupements féminins, situés à un jet de pierre de la ferme des séniors, combinent harmonieusement pisciculture et maraîchage. Une forme d'aquaponie (élevage de poissons, et maraîchage grâce à l'eau enrichie en nutriments des poissons) faite à la main et de façon archaïque.
Les femmes du groupement Sabari Kadi scotchées autour du bac regardant avec stupéfaction le spectacle des poissons se nourrissantSur leurs différents sites, également en bacs circulaires hors-sol à tôles, l'effet de surprise est d'autant plus frappant. « Avant, nous ne savions pas qu'un poisson s'élevait comme un poulet. Mais grâce à l'accompagnement que nous avons eu, on a testé et ça marche. On a déjà vendu la première récolte, et c'est son argent que nous avons pris pour acheter des alevins pour rempoissonner nos bacs, et c'est ça que vous voyez dedans », décrit la présidente de Beenafa Kassia, Bintou Traoré, révélant que l'activité ne les empêche surtout pas de continuer leur travail de maraîchage. « On utilise plutôt l'eau de poissons pour arroser nos légumes et on n'a plus besoin d'engrais », justifie-t-elle.
La porte-parole du groupement “Sabari Kadi”, Oumou Sawadogo, elle se satisfait de cette nouvelle activité dans laquelle son groupe est engagé, et voit déjà grand. Son souhait, c'est que d'ici à cinq ans, toutes les femmes de Sabari Kadi puissent s'épanouir davantage. Mieux, que ce soient elles qui comblent la demande de la région en poissons-silures et d'autres espèces, prie-t-elle avec un large sourire aux lèvres, expliquant que c'est bien d'être une femme piscicultrice. « D'abord, parce que, pendant les récoltes, en plus de la vente, nous pouvons enlever aussi pour notre alimentation au lieu d'aller acheter. Lorsqu'on vend aussi, les bénéfices qu'on se partage, on peut les utiliser pour aider nos maris dans les charges de la famille », a-t-elle témoigné.
“... et sa résilience…”
Autre terre, même réalité. À près de 600 kilomètres des femmes de Bama et de Samendéni, cette fois dans le Yaadga, ex-région du Nord, où nous étions plus tôt, des femmes portent les mêmes rêves. Dans cette partie du pays où la question d'eau reste un défi majeur, moins de 1 000 mètres cubes par an, l'activité piscicole intéresse également les femmes.
À Tougzagué, dans l'un des quartiers périphériques de Ouahigouya (chef-lieu de ladite région), une image inhabituelle attire le regard des passants pressés de rejoindre leurs champs en ce début de la saison des récoltes.
Jeanne Compaoré, la présidente de la coopérative Teele Taaba de Ouahigouya nourrissant passionnément ses poissonsUne quinquagénaire, Jeanne Compaoré, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, assure ce 27 octobre, très tôt, son “Zeeré” (travail matinal des femmes au pays moaga), dans sa ferme piscicole. Penchée seule sur l'un des bassins, les pieds nus dans la boue, et le visage rempli de sueur, elle le vide de son eau puante, pendant que certaines passantes solidaires, lui donne un coup de main.
Se relayant tour à tour, elles nettoient en même temps l'intérieur des deux bassins, avant de les remplir à nouveau. Après plus d'une heure de solidarité, faite d'ambiance, de papotage, les tâches sont accomplies avec succès, nécessitant une petite pause bien méritée, dans les éclats de rire, avant la séparation. Pendant que les autres femmes se retirent, la “matrone” enchaîne avec l'alimentation des poissons se débattant dans la nouvelle eau à la recherche de la moindre nourriture.
De ses yeux sombres marqués par le soleil brûlant de ce 27 matin se cache un combat, le refus d'abandonner l'activité, malgré les échecs répétés.
Il y a moins d'une semaine, elle a perdu près d'une moitié de ses poissons due à une mortalité, dont elle ignore la cause. C'est justement pour ces genres de déconvenues que beaucoup de membres ont abandonné l'activité entre ses mains. Pour la petite histoire, Jeanne Compaoré est la représentante de la coopérative “Teelé Taaba”, en langue mooré “Soutenons-nous”, dont les membres s'étaient au départ engagés solidairement pour l'activité piscicole grâce au soutien de l'un des partenaires locaux de l'État, l'Association formation développement ruralité (AFDR). Malheureusement, les mauvaises surprises ont fait que la plupart ont abandonné, la laissant presque seule à poursuivre l'aventure, a-t-elle laissé entendre, dans une voix teintée de tristesse.
Mais elle y tient mordicus. Malgré la mortalité des poissons, la rudesse du travail et son exigence, dame Compaoré refuse de jeter l'éponge comme les autres, parce qu'elle y a mis tout son cœur. « On peut avoir beaucoup de difficultés dans une activité, mais quand on a le cœur pour le faire, on continue jusqu'à ce que ça marche », lance-t-elle, toujours déterminée. Jeanne Compaoré veut être comptée parmi les pionnières (150 au plan national) qui ont tracé le chemin aux autres dans la pisciculture qui est loin d'être le terrain habituel de la gent féminine. En la matière, la FAO indique d'ailleurs dans l'un de ses articles publiés en 2022 que le secteur a été considéré à tort comme un monde d'hommes pendant des décennies. Alors que les femmes y ont toujours été présentes et connaissent aujourd'hui une forte augmentation en lançant leur propre entreprise dans tous les domaines du secteur. Tout en précisant qu'à travers le monde, plus de 50 millions de femmes prennent part à la pêche et à l'aquaculture et leurs contributions aux revenus des ménages et aux communautés ne peuvent pas être ignorées.
Dans la pratique, de nombreuses difficultés démotivent les unes, poussent d'autres à abandonner, mais les plus coriaces y tiennent, s'y accrochent et certaines finissent par s'y installer confortablement. Le souci majeur qu'elles rencontrent est lié au manque de techniciens qualifiés et disponibles lorsqu'elles sont dans le besoin d'une assistance. « Parce qu'on veut, quand on a un problème, qu'on sache à qui s'adresser, sinon ça ne sert pas d'investir dans une chose où on ne fait qu'enregistrer perte sur perte. On s'est retrouvées avec les gens qui n'ont pas l'expérience du terrain. Nous étions comme des “cobayes” pour eux et cela nous a causé beaucoup de pertes », déplore Mme Koné.
Une autre difficulté également relevée est relative à la mauvaise qualité des alevins proposés sur le marché et à la non-prise en compte des alevineurs dans la liste des accompagnements. Concernant ce dernier point, Bintou Ouédraogo, qui est alevineuse, déplore le manque d'accompagnement à leur égard, alors que tout part de là. « Si on a des alevins de bonne qualité dès le départ, on aura aussi de bons poissons comme produit fini et on évitera les grandes mortalités dans les fermes », professe-t-elle.
Moustapha Alassane Tassembedo, le directeur général des ressources halieutiques parlant de l'enjeu de l'implication des femmes pour atteindre les objectifs des 100. 000 tonnes de poissonsAux dires du directeur général, les questions d'insuffisances en capital humain sont déjà connues de son service, mais il y a un travail qui est en train d'être fait sur le terrain pour leur permettre de mener à bien leurs activités, mais aussi les autres acteurs du secteur, rappelant que l'activité est à ses débuts et c'est avec l'expérience que les problèmes se résoudront au fur et à mesure. En termes de solutions en cours, Adam Ouédraogo a fait cas de la création des fermes d'alevinage pour produire des alevins de qualité à mettre à la disposition des pisciculteurs et piscicultrices.
Pour la question de la main-d'œuvre qualifiée et de qualité, Moustapha Alassane Tassembedo parle d'une collaboration avec le monde de la recherche et également de la formation des “ouvriers à la carte” à l'ENESA (École nationale de l'élevage et de la santé animale) pour accompagner les pisciculteurs et piscicultrices sur le terrain. L'objectif visé, selon lui, c'est d'avoir plus de femmes dans le domaine, et qu'elles arrivent à produire même la moitié des 100 000 tonnes fixées par an. C'est-à-dire, les 50 000, parce qu'avec les résultats qu'on a déjà, elles sont leaders, notamment dans les cages flottantes et sur les bons spectaculaires des 17 000 tonnes produites, elles représentent les 10 % de cette production.
C'est pour dire qu'elles ont un potentiel qu'il faut valoriser, et elles sont surtout une valeur sûre qui nous permettra d'atteindre les objectifs fixés, mais aussi le fait de les intégrer obéit à la politique de l'équité pour avoir une pisciculture inclusive et participative. C'est pour cela que nous les « capacitons » en connaissances à travers les formations et facilitons la mobilisation des fonds. Et elles ont eu les plus gros montants, et concernant les remboursements, on leur facilite le payement », a expliqué le premier responsable de la direction générale des ressources halieutiques.
Yvette Zongo
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L'Assemblée législative de transition a adopté ce lundi 29 décembre 2025 le projet de loi portant obligation pour les grandes entreprises de construire un siège au Burkina Faso. Les 68 députés votants ont, à l'unanimité, voté ce projet composé de six chapitres répartis en quatorze articles.
Le gouvernement était représenté à cette séance par la ministre déléguée chargée du budget, Fatoumata Bako. La session, elle, était présidée par le 4ᵉ vice-président de l'Assemblée législative de transition, Daouda Diallo.
Le contexte sécuritaire que connaît le Burkina Faso peut faire croire à un désintérêt des investisseurs pour le pays. Pourtant, il n'en est rien. « Le Burkina Faso connait une attractivité croissante auprès des investisseurs nationaux et internationaux, avec une implantation significative de grandes entreprises dans les secteurs miniers, des télécommunications, des services financiers, de l'agro-industrie et des infrastructures », lit-on comme réponse du ministre secrétaire général du gouvernement, Ousmane Ouattara, lors des travaux avec la Commission des finances et du budget.
Toutefois, cette dynamique d'investissement ne s'accompagne pas systématiquement d'un ancrage territorial durable. Tout en bénéficiant du marché burkinabè, de nombreuses grandes entreprises maintiennent leurs sièges sociaux à I'étranger ou opèrent sans infrastructures permanentes significatives sur le territoire national. « Cette situation génère des déséquilibres économiques structurels : Défis fiscaux : I'absence de siège physique complique l'établissement de la résidence fiscale, favorisant l'érosion de la base d'imposition et le transfert des bénéfices », a-t-il indiqué.
La séance plénière a été présidée par Daouda DialloPar ailleurs, cela engendre un faible effet d'entraînement. « Le potentiel de création d'emplois qualifiés et de développement de l'immobilier d'affaires n'est pas pleinement exploité ; le contrôle est limité car les autorités administratives rencontrent des difficultés dans le suivi et le contrôle des activités économiques des entreprises sans implantation physique permanente ; la souveraineté économique se voit réduite, au regard de la faible matérialisation de la présence des grands investisseurs, ce qui limite leur contribution au développement économique local et national », a-t-il ajouté.
« Siège de l'entreprise », au sens de ce projet de loi, désigne l'immeuble principal installé au Burkina Faso, abritant les organes de direction et les services centraux, et constituant le lieu de résidence fiscale. « Il ne s'agit pas nécessairement du siège social (mondial) de l'entreprise, mais d'un siège opérationnel et fiscal significatif sur le territoire national », a clarifié le ministre secrétaire général, Ousmane Ouattara.
Une fois cette loi entrée en vigueur, les grandes entreprises, nationales comme internationales, qui réalisent un chiffre d'affaires annuel hors taxe d'au moins 5 milliards de francs CFA sur les trois dernières années auront six mois pour proposer un projet immobilier aux services compétents. « Ce délai est jugé raisonnable pour permettre aux entreprises de préparer un dossier complet (plans, budget, calendrier) », a-t-il précisé. Une fois le projet immobilier adopté, l'entreprise a 36 mois, à compter de la date d'adoption, pour la construction, lit-on à l'article 5 de la loi.
Le présent projet de loi soumis à l'Assemblée législative de transition (ALT) ce lundi 29 décembre 2025 s'inscrit, dit-il, en droite ligne des orientations stratégiques du gouvernement. Il vise à renforcer la souveraineté économique nationale ; améliorer la mobilisation des ressources fiscales internes ; promouvoir un développement économique inclusif et durable ; créer des pôles d'excellence et d'emplois qualifiés dans les centres urbains.
« Par ailleurs, ce projet prévoit un régime incitatif équilibré, accordant des avantages fiscaux et douaniers temporaires pour accompagner les entreprises dans cette transition, tout en garantissant le respect des standards de qualité architecturale et de durabilité environnementale… Cette initiative rejoint les meilleures pratiques observées dans plusieurs pays émergents qui ont instauré des obligations similaires, avec des résultats positifs en termes d'investissements immobiliers, de création d'emplois et de renforcement des recettes fiscales », lit-on du rapport issu des travaux de la Commission des finances et du budget (COMFIB).
On a, en guise d'exemple, l'Angola, le Ghana, l'Indonésie, la Malaisie. « Ce projet de loi constitue une mesure légitime de politique économique visant à ancrer les investissements et à favoriser le développement local, sans introduire de restrictions aux échanges ou aux investissements contraires aux accords internationaux. Par ailleurs, les avantages fiscaux conditionnels prévus sont conformes aux cadres internationaux. Ils sont ciblés, non cumulables et ne créent pas de distorsion de concurrence. Le Burkina Faso réaffirme ainsi son respect de ses obligations internationales tout en exerçant son droit souverain à adopter des mesures pour structurer son économie », précise le ministre secrétaire général.
À la question de savoir si cette loi ne sera pas son propre bourreau, la ministre en charge du budget, Fatoumata Bako, répond : « Beaucoup d'entreprises disposent de terrains dans ce sens-là… Beaucoup ont commencé à mettre en valeur leurs terrains… et je dirai que c'est peut-être le Burkina qui est un peu en retard dans ce domaine. Ça ne viendra pas comme quelque chose de nouveau pour les grandes entreprises car elles sont bien au courant de ce genre de dispositions (…) Il est vrai que cela peut constituer un risque, mais nous avons bon espoir que les grandes entreprises n'en feront pas une difficulté majeure, d'autant plus qu'il y a des conditions pour les accompagner. »
La ministre Fatoumata Bako était la représentante du gouvernement ce 29 décembreErwan Compaoré
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Ils sont nombreux les travailleurs qui, après des dizaines d'années de bons et loyaux services, refusent de vraiment "se reposer". Fuyant l'oisiveté, ils décident de mener des activités socio-économiques, chacun dans le domaine qui le passionne. Une reconversion dont l'objectif est également de continuer à contribuer au développement socio-économique du Burkina Faso. Nous avons pu rencontrer deux d'entre eux qui, autour d'une conversation, se confient à cœur ouvert sur cette reconversion vers l'entrepreneuriat. Si Natandia Mamoudou Onadja s'illustre dans l'élevage, surtout la production laitière, Fatoumata Thiombiano/Sanou excelle dans le social et la transformation locale.
C'est d'abord Natandia Mamoudou Onadja qui accepte notre demande d'entretien. Le self-made-man, comme il se qualifie lui-même, l'homme qui s'est fait tout seul, avec ses moyens de bord, nous reçoit chaleureusement chez lui, après plusieurs jours d'échanges en ligne. Après l'eau de bienvenue, nous débutons notre entretien. Agent des douanes à la retraite, il a passé une trentaine d'années à servir l'administration douanière et l'État burkinabè. Il dit garder de très bons souvenirs, arguant avoir également contribué au développement du pays avec l'aide de ses différents collègues.
Natandia Mamoudou Onadja dans sa fermeUn rêve d'enfant qui se réalise
Admis à la retraite en 2016, il décide de poursuivre un rêve d'enfance, une passion mise en sourdine. Il s'agit de l'agriculture et surtout de l'élevage. L'opérationnalisation d'une passion d'enfance au crépuscule de sa carrière professionnelle. Avec ses propres fonds, il crée ainsi sa ferme dans le village de Bana, situé dans la province du Houet, région du Guiriko, à 15 km du chef-lieu, Bobo-Dioulasso. Sur place, il y fait l'élevage de bovins, notamment des vaches laitières de la race montbéliarde et holstein, et aussi l'élevage porcin.
« C'est une passion de ma tendre jeunesse, parce que j'ai trouvé un papa dans le commerce et dans l'élevage, surtout des animaux. On faisait le commerce du bétail. D'ici, on exportait en Côte d'Ivoire. Je suis né au milieu des animaux, des ruminants, des bœufs, des chevaux, de tout. Depuis ma tendre enfance, c'est cette passion dont j'ai hérité de mon papa qui m'a emmené vers les animaux et qui s'est, au fil du temps, transformée en business. C'est-à-dire qu'au fil du temps, quand j'ai commencé à travailler, je n'ai jamais arrêté d'avoir des animaux où que ce soit. Quel que soit l'environnement, là où je suis, il y a tout le temps des animaux avec moi. Donc, c'est cette fibre, c'est cette passion qui s'est muée en business. On ne peut pas dissocier l'élevage de l'agriculture ; ce sont les choses qui vont de pair », retrace Natandia Mamoudou Onadja.
Les vaches laitières de Natandia Mamoudou OnadjaSa reconversion en businessman ne s'est pas faite du jour au lendemain. C'est le résultat d'un processus bien planifié. « Je suis un self-made-man, comme les gens le disent. Je n'ai pas attendu la retraite pour débuter. Moi, j'ai commencé ces investissements depuis 2002. J'ai commencé à chercher les terrains, à prendre les premiers animaux, à les garder petit à petit, jusqu'à les transférer sur le site. Ensuite, j'ai commencé à croiser, à payer des taureaux pour croiser et à passer par l'insémination, et ainsi de suite », a-t-il précisé.
Après une période glorieuse de production et de commercialisation, les activités de Monsieur Onadja tournent actuellement au ralenti, dû notamment à une histoire douloureuse. La perte de son épouse en 2022. Une épreuve déchirante qu'il a tout de même tenu à nous raconter. Elle était, selon ses propres mots, un pion essentiel dans ses activités. C'est de son vivant que l'entreprise a connu son pic de développement.
De 70 têtes de vaches laitières montbéliardes et holstein à une vingtaine aujourd'hui, Monsieur Onadja continue de mener sa barque et refuse d'abandonner, malgré les difficultés et la perte de sa moitié, bénéficiant du soutien de sa famille, notamment de ses enfants. Une manière pour lui de se libérer et de se maintenir. Natandia Mamoudou Onadja milite même pour que l'un de ses fils prenne la relève.
« Le top que la ferme a connu jusqu'en 2022 n'est plus le même. Mais la ferme est là, elle existe. Je tire toujours mon épingle du jeu, j'arrive à m'en sortir, les bêtes sont là. J'avais atteint un niveau de production, mais la disparition de madame et le fait que je me suis déporté en 2022 ont fait que la ferme a connu de petits soucis. Nonobstant cela, je me suis ressaisi. J'ai repris la chose en main. C'est une situation qui m'avait un peu éloigné de Bobo. Avec le temps, je me suis fait une raison d'y retourner et de reprendre les choses en main. Et la mayonnaise a commencé à reprendre, tant bien que mal », se remémore-t-il amèrement.
La principale activité de Monsieur Onadja, c'est la production du lait. À l'apogée de sa production dans les années 2020, selon ses confidences, son entreprise produisait au moins 100 litres de lait par jour avec en moyenne 17 litres par vache laitière en une seule traite.
Hormis les difficultés internes, la crise sécuritaire a eu un impact sur ses activités. Aussi, durant sa période de deuil, le manque de concentration de certains employés a joué sur la santé et l'alimentation des animaux, selon Natandia Mamoudou Onadja. Le problème actuel, c'est l'alimentation, en raison des coûts élevés des aliments et du manque d'implication du personnel. Pour nourrir ses animaux, Monsieur Onadja pratique l'ensilage. « Les coûts sont énormes. Quand vous partez pour prendre un sac de son, aujourd'hui, ça coûte très cher », assure-t-il.
Dans sa ferme, l'agent des douanes à la retraite n'est pas un patron comme les autres. Il n'hésite pas à mettre la main à la pâte afin de donner l'exemple. « J'ai toujours voulu donner l'exemple. Je ne suis pas du genre, arrivé sur mon site, je m'assois, je bois un thé, je bois un petit vin et je regarde mes employés. Non, je mets la main à la pâte pour que l'employé sache que même s'il n'est pas là à temps plein, je suis capable de faire ce qu'il fait. Donc je suis toujours au four et au moulin. Souvent, je dors à la ferme », confie-t-il.
Le social, le sacerdoce de Fatoumata Thiombiano/Sanou
À la suite de Natandia Mamoudou Onadja, nous avons été reçus par Madame Fatoumata Thiombiano/Sanou, éducatrice sociale à la retraite. Elle nous accueille chez elle au quartier Tanghin de Ouagadougou. D'un air gentil, elle nous installe. Après l'eau de bienvenue, les salutations et présentations d'usage, le décor est planté pour une belle causerie d'une vingtaine de minutes.
Après 36 années de service dans l'éducation sociale, Dame Thiombiano n'a jamais quitté le social. Un sacerdoce qu'elle continue d'honorer pour le bonheur de nombreux enfants. Désormais à la retraite et marquée par la souffrance des enfants souvent abandonnés ou maltraités durant sa carrière, elle continue de donner un coup de main aux services sociaux en hébergeant, chez elle, des enfants recueillis par l'action sociale, le temps qu'une solution définitive soit trouvée. « Quand je suis partie à la retraite, j'ai décidé de faire du bénévolat au niveau du social aussi. Comme je l'ai dit tantôt, j'ai été frappée par la souffrance de certains enfants. Donc, je me suis dit : « Pourquoi tu pars à la retraite et tu ne peux pas aider d'autres enfants ? C'est un cadre de vie en attendant qu'ils trouvent des solutions adaptées à leur problème », justifie-t-elle.
C'est ainsi qu'elle a continué à aider volontairement l'action sociale. Sur place, elle nous montre une jeune fille d'environ dix ans, en train de s'amuser avec ses autres petits-enfants. Cette dernière, sans nouvelles de ses parents, a été recueillie par l'action sociale puis hébergée et scolarisée chez elle. Toute souriante et parlant désormais le français, elle s'amuse avec les enfants de son âge, sous le regard rempli de fierté de "Yaaba" (grand-mère en langue nationale mooré), sa "sauveuse et protectrice".
Fatoumata Thiombiano/Sanou, admise à la retraite, continue de respirer que par le social, la protection des enfantsEn plus de ses activités de bénévolat pour prendre en charge les enfants abandonnés, Fatoumata Thiombiano/Sanou mène des activités commerciales. Elle excelle dans la transformation du maïs en couscous. Mais dame Thiombiano n'a pas une entreprise formalisée ; elle produit uniquement sur commande, selon ses explications. Des activités qu'elle mène grâce à ses propres fonds.
À l'en croire, les problèmes rencontrés dans ses activités commerciales sont surtout d'ordre financier, même si elle évoque également le problème de stockage du maïs. La fluctuation du prix du maïs est souvent problématique pour dame Thiombiano. Et dans ces deux activités, Fatoumata Thiombiano/Sanou a le soutien de sa famille qui, confie-t-elle, consomme la farine transformée et a grandi dans le social qui demeure sa « véritable raison d'être. »
Aux travailleurs qui souhaitent entreprendre, il faut s'y prendre tôt…
À l'endroit des travailleurs qui souhaitent entreprendre au moment de la retraite, Natandia Mamoudou Onadja leur conseille de s'y prendre tôt. À l'entendre, même à cinq ans de la retraite, c'est très risqué, sauf si la personne a économisé assez de ressources financières pour cela. Pour finir, le fermier de Bana conseille fortement de ne pas avoir peur de s'engager dans l'agriculture et l'élevage. Pour lui, ce sont deux activités qui vont de pair. « La terre ne ment pas, insiste-t-il. Il peut y avoir des difficultés comme dans toute activité, mais cela peut vous amener aussi au sommet. »
Tout comme Natandia Mamoudou Onadja, Fatoumata Thiombiano/Sanou conseille aux travailleurs de ne pas attendre la retraite pour débuter. « S'ils peuvent déjà entreprendre des activités, c'est bien, parce qu'une activité commerciale, ça ne donne pas tout de suite. Les premières années, le temps de se faire connaître, de se lancer, et puis vraiment pouvoir même s'installer, c'est tout un problème. Donc, il faut que les gens commencent tôt. Le premier jour même du travail, on peut commencer à préparer l'après-travail, afin de pouvoir aller à la retraite et pouvoir bénéficier des fruits de son travail », conseille-t-elle.
Pour elle, avoir une activité après la retraite permet également d'être physiquement au top et d'éviter certaines maladies comme l'hypertension artérielle. « Après la retraite, se retirer et rester dans les maisons enfermées, il y a d'autres problèmes de santé qui viennent. Voilà, aujourd'hui, on est hypertendu et on vous demande de marcher. Tu n'as pas d'activité, tu te lèves, tu marches dans le quartier. Alors que s'il y a une activité, ça te permet de bouger et de ne pas rester sur place. Il faut le faire modérément aussi, par rapport à son âge, pour ne pas tomber aussi dans l'excès de fatigue », a-t-elle ajouté.
Fatoumata Thiombiano/Sanou a enfin encouragé la jeunesse d'aujourd'hui à se mettre au travail, à se départir de la course au gain facile afin de contribuer à construire un Burkina Faso émergent et de paix.
« Il y a des financements pour les projets porteurs »
Dans cette reconversion professionnelle des retraités, le véritable problème, ce sont les ressources financières. Pour certains d'entre eux, la retraite n'offre pas une vraie garantie pour obtenir de l'accompagnement des établissements financiers.
Mais à en croire Dr Amadou Nébila Yaro, directeur général du Cabinet d'études et de recherches en entreprises (CERE) et ancien ministre de l'Économie numérique, il y a au Burkina Faso des financements qui ne demandent que des projets porteurs. Pour lui, la reconversion professionnelle des retraités favorise le transfert de leurs expériences et de leurs compétences vers les générations plus jeunes. Cela contribue à une meilleure transmission des connaissances intergénérationnelles et au développement de la société dans son ensemble.
Alors que de nombreux retraités burkinabè donnent un second souffle à leur vie professionnelle à travers l'entrepreneuriat, la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) s'active également pour accompagner cette transition. Elle a déjà organisé des rencontres dédiées à la préparation à la retraite, afin de sensibiliser les agents publics proches de cette étape clé de leur existence.
Au cours de ces échanges, la CARFO a encouragé une préparation anticipée de la retraite, non seulement sur le plan administratif et financier, mais aussi sur celui du projet de vie post-carrière, incluant l'entrepreneuriat et d'autres activités économiques.
À travers ce type d'initiatives, la CARFO entend non seulement faciliter l'accès aux prestations et aux droits des futurs retraités, mais aussi les aider à repenser leur vie après le service actif, loin de l'image stéréotypée de la « chaise longue ».
Lors de la première édition de la conférence publique sur la préparation à la retraite,tenue les 14 et 15 juillet 2025, Hyacinthe Tamalgo, directeur général de la CARFO, avait déclaré : « Nous voulons également profiter de cette occasion pour leur apprendre comment préparer des projets personnels, parce qu'à la retraite, il est préférable de ne pas rester inactif, mais plutôt de pouvoir porter des projets bénéfiques pour la famille. Nous voulons aussi leur présenter les différentes sources de financement de leurs projets. Il y a notamment le Fonds national d'appui aux travailleurs déflatés et retraités (FONA-DR), la Maison de l'entreprise et bien d'autres structures qui disposent de mécanismes de financement pouvant leur être utiles dans la réalisation de leurs initiatives. ».
Plus de 300 participants ont pris part à la première édition de la conférence publique de la CARFO sur la préparation à la retraiteL'État du Burkina Faso mène des actions pour accompagner les retraités vers une autonomie financière durable. À cet effet, le Fonds national d'appui aux travailleurs déflatés et retraités (FONA-DR) a été créé par le décret nᵒ 2008-048/PRES/PM/MEF/MTSS du 9 février 2008 afin de prendre en charge les groupes vulnérables du monde du travail, notamment les travailleurs déflatés et les retraités.
Le FONA-DR a pour mission de les accompagner dans l'entame d'une seconde carrière à travers la formation, l'octroi direct ou indirect de prêts, ainsi que la valorisation de leur expertise et de leur expérience, en vue de contribuer à la réduction du chômage et de la pauvreté au Burkina Faso.
Mamadou Zongo
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En Afrique, où l'économie connaît une croissance dynamique, un défi majeur mine silencieusement la productivité et la rentabilité des entreprises : la négligence des risques professionnels. Derrière chaque accident du travail, chaque maladie professionnelle non prévenue, se cache un iceberg de coûts qui impacte durablement la compétitivité des organisations.
L'ampleur du problème en chiffres
• Données alarmantes du continent africain
Selon l'Organisation Internationale du Travail (OIT), l'Afrique subsaharienne enregistre l'un des taux d'accidents du travail les plus élevés au monde.
+ 54 000 décès annuels liés au travail en Afrique
4-6% du PIB perdu à cause des accidents et maladies professionnels
16,7% de taux d'accidents mortels (le plus élevé mondialement)
2,1 millions d'accidents du travail recensés chaque année
Les coûts cachés : L'iceberg financier
Contrairement aux idées reçues, les coûts directs (soins médicaux, indemnisations) ne représentent que la partie visible de l'iceberg. Les coûts cachés, souvent négligés dans les bilans, sont 4 à 10 fois supérieurs aux coûts directs.
• Les coûts directs (20-30% du total)
Frais médicaux : Hospitalisations, traitements, rééducation
Indemnisations : Compensations légales versées aux victimes
Primes d'assurance : Augmentation après sinistralité élevée
• Les coûts indirects (70-80% du total)
Perte de productivité : Arrêts de travail, remplacement temporaire, formation des remplaçants
Perturbation de la production : Ralentissements, retards de livraison, pénalités contractuelles
Détérioration du climat social : Démotivation, stress collectif, turnover accru
Atteinte à l'image : Réputation ternie, difficulté à recruter, perte de marchés
Coûts administratifs : Enquêtes, procédures judiciaires, audits de conformité
Investissements correctifs d'urgence : Modifications tardives et plus coûteuses des installations
Impact par secteur : Des réalités contrastées
• Secteur minier
Dans les pays comme la République Démocratique du Congo, la Zambie ou le Ghana, l'exploitation minière artisanale et industrielle génère des coûts d'accidents estimés entre 2 et 3% du chiffre d'affaires annuel des entreprises. Un accident mortel peut coûter entre 500 000 et 2 millions de dollars à une entreprise minière moyenne.
• Construction et BTP
Avec l'urbanisation galopante, le secteur de la construction connaît une croissance explosive. Au Nigeria, Kenya et Éthiopie, les accidents de chantier représentent jusqu'à 40% de tous les accidents du travail. Le coût moyen d'un accident grave est estimé à 15 000 à 50 000 dollars par incident.
• Agriculture
Employant plus de 60% de la population active africaine, l'agriculture cumule exposition aux pesticides, accidents avec machines agricoles et maladies liées au travail sous climat difficile. Les pertes économiques sont difficiles à quantifier mais affectent directement la sécurité alimentaire.
• Industrie manufacturière
Dans des pays comme l'Afrique du Sud, le Maroc ou l'Égypte, les accidents dans les usines textiles, alimentaires et chimiques coûtent en moyenne 1,5 à 2% du chiffre d'affaires annuel.
Exemples concrets : Quand la négligence coûte cher
Cas 1 - Ghana, 2019 : L'effondrement d'un bâtiment en construction à Accra a causé 7 morts et 13 blessés. Au-delà du drame humain, l'entreprise a subi : 1,2 million de dollars d'indemnisations, retrait de sa licence pendant 2 ans, perte de contrats valant 15 millions de dollars, et dégradation irrémédiable de sa réputation.
Cas 2 - Afrique du Sud, 2021 : Une usine textile de Durban a négligé la formation incendie et la maintenance des extincteurs. Un incendie a détruit 40% des installations. Coût total : 8 millions de dollars (dommages + perte d'exploitation + licenciements).
Cas 3 - Côte d'Ivoire, 2020 : Une plantation de cacao a connu une intoxication collective de 45 travailleurs par des pesticides mal stockés. Résultat : 200 000 dollars de soins, 3 mois d'arrêt de production, perte de certification internationale entraînant une baisse de 30% des commandes.
Les bénéfices de la prévention : Un investissement rentable
Les bénéfices mesurables
Réduction de 20 à 40% des accidents après 2 ans de programme de prévention
Diminution de 15 à 25% du taux d'absentéisme
Amélioration de 10 à 30% de la productivité
Baisse de 20 à 35% des coûts d'assurance
Attractivité renforcée auprès des talents et investisseurs
Recommandations pratiques pour les entreprises africaines
Mesures prioritaires à coût réduit
Évaluation des risques : Identifier les dangers spécifiques à chaque poste
Formation continue : Former tous les employés aux gestes de sécurité de base
Équipements de protection : Investir dans casques, gants, chaussures de sécurité
Culture de sécurité : Impliquer les travailleurs dans l'identification des risques
Maintenance préventive : Entretenir régulièrement les équipements
Rôle des gouvernements
Renforcer les inspections du travail (actuellement insuffisantes dans 90% des pays africains)
Développer des systèmes d'assurance obligatoire adaptés au contexte local
Créer des incitations fiscales pour les entreprises investissant dans la prévention
Harmoniser les réglementations au niveau régional
Conclusion
La non-prise en compte des risques professionnels n'est pas seulement une question d'éthique ou de conformité légale : c'est un enjeu économique majeur qui freine la compétitivité des entreprises africaines sur le marché mondial. Dans un contexte de croissance démographique et d'industrialisation accélérée, investir dans la prévention n'est plus une option mais une nécessité stratégique.
Les entreprises qui font le choix de la sécurité aujourd'hui construisent leur résilience et leur prospérité de demain. Il est temps que l'Afrique transforme ce défi en opportunité, pour des lieux de travail plus sûrs, des travailleurs en meilleure santé, et une économie plus forte.
Employeurs, travailleurs, décideurs politiques : la sécurité au travail nous concerne tous. Chaque mesure compte, chaque vie compte. Agissons maintenant pour une Afrique du travail digne et prospère.
#CoûtsCachésNonPréventionAfrique ; #CNPSCI ; #CNSSBF ; #CNSSBENIN
Dr Sounkalo DJIBO
Ergonome Industriel
Enseignant DES Médecine du Travail, UCAD Dakar, Sénégal
Enseignant DES Médecine du Travail, URESTE Cotonou, Bénin
Promoteur Sahelors Consulting (www.sahelors.com )
Dans le cadre de la commémoration du 65ᵉ anniversaire de l'accession du Burkina Faso à l'indépendance, le Ministère de l'Administration territoriale et de la Mobilité (MATM) a organisé, ce lundi 29 décembre 2025, une cérémonie de décoration de son personnel et de ses partenaires, suivie de la remise d'attestations aux agents admis à la retraite. L'événement s'est tenu dans l'enceinte de l'Institut supérieur d'études et de protection civile (ISEPC), en présence des ministres en charge de l'administration territoriale, de l'environnement et de la fonction publique ainsi que de certaines autorités administratives.
Au total, 190 personnes ont été distinguées à cette occasion, dont 16 décorées au sein de leurs structures respectives. Pour ce qui concerne le ministère de l'Administration territoriale et de la Mobilité, 174 récipiendaires ont reçu des distinctions honorifiques réparties entre plusieurs ordres et médailles. Il s'agit de 27 décorations dans l'ordre de l'Étalon, 36 dans l'ordre du Mérite burkinabè, 31 dans l'ordre du Mérite de l'Administration et du Travail, 24 dans l'ordre du Mérite des Transports, des Infrastructures, de l'Urbanisme et de l'Habitat, ainsi que 56 médailles d'honneur des collectivités locales.
À travers ces distinctions, l'État burkinabè entend saluer l'engagement, la loyauté et le professionnalisme des agents qui, au quotidien, œuvrent au bon fonctionnement de l'administration publique et au service des populations.
Les récipiendaires, quant à eux, n'ont pas manqué d'exprimer leur reconnaissance.
Le commissaire principal de police Félix Nabaloum a confié ressentir un sentiment de joie et de gratitude envers le président du Faso et les autorités ministérielles pour la reconnaissance de ses mérites. Il a dédié sa distinction à sa famille et à ses collaborateurs, soulignant que cette décoration constitue une invite à mieux faire et à redoubler d'efforts pour mériter davantage de reconnaissance à l'avenir.
« Je ressens un sentiment de joie et de reconnaissance envers le président du Faso, le ministre d'Etat, ministre de l'administration, de la mobilité et celui de la sécurité, pour avoir reconnu mes mérites. Je dédie cette décoration à toute ma famille et à mes collaborateurs, ceux qui m'ont aidé et qui ont travaillé pour que mes efforts soient couronnés ce soir. Cette médaille est une invitation à mieux faire. Il est vrai que ce sont des efforts reconnus, mais je dois encore redoubler d'ardeur pour mériter encore plus de reconnaissance », a-t-il déclaré. Il a reçu une médaille de l'ordre de l'Étalon.
Pour sa part, Larba Kébré, décoré de la médaille d'honneur des collectivités locales, a indiqué que cette distinction est à la fois une reconnaissance et une responsabilité.
« C'est une reconnaissance mais aussi une responsabilité. Reconnaissance parce qu'elle traduit la joie d'avoir servi l'État jusque-là avec loyauté, honnêteté et esprit de sacrifice. C'est également une reconnaissance parce qu'en même temps, cela signifie que l'État suit tout en même temps qu'il encourage et récompense. Mais c'est une responsabilité parce que cela m'oblige à redoubler d'efforts au travail et également à m'inscrire en droite ligne des principes et valeurs de la discipline, de l'éthique, d'intégrité. Je veux remercier les plus hautes autorités de mon pays ainsi que ma hiérarchie. Je veux aussi remercier mes collègues, mes amis et tous mes proches auprès de qui je trouve toujours mon engagement. Je dédie symboliquement cette médaille à ma mère, qui est ma première source d'engagement », a-t-il dit.
Même sentiment chez Sylvie Segda/Touré, également récipiendaire de la médaille d'honneur des collectivités locales. Selon elle, cette distinction récompense le travail abattu et l'encourage à poursuivre ses efforts pour relever les défis urbains majeurs. Elle a dédié sa médaille à l'ensemble du personnel de son service ainsi qu'aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) tombés sur le champ d'honneur et grâce auxquels cette cérémonie de reconnaissance est possible.
La cérémonie a également été marquée par un moment d'hommage aux agents admis à la retraite. Au nombre de 52, ces derniers ont reçu des attestations de reconnaissance pour les services rendus à l'administration tout au long de leur carrière. Les attestations ont été remises par le ministre d'État, ministre de l'Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo.
Hanifa Koussoubé
Clémentine Kouama (stagiaire)
Lefaso.net
Adama Tamboura a procédé à la dédicace de sa première œuvre littéraire intitulée : « Fulbé et groupes de peuples noirs dans le Soum au Burkina Faso : Sociétés, enjeux du pouvoir et construction de chefferies du début du XIVᵉ siècle à nos jours ». C'était le lundi 29 décembre 2025, à Ouagadougou.
« La création d'alliances marquera à jamais l'histoire d'un village : celui de Djibo. Ce village est un carrefour entre les positions des belligérants. À l'ouest, il y a les Bingaabé, qui avaient leur position à Pahoundé et Ména, villages relais de Mamma. Tout près de Mamma, il y a Som, la tanière de la mort, première capitale du Péla Yo. Au nord, il y a Banh Kani et So, le siège du pouvoir des Taan Maali, qui ont relayé les Kélikoye ayant fondu dans la courtisanerie. Au sud, il y a le village de Saba, premier centre d'émergence des pouvoirs fulbé grâce aux Sabaabé. Djibo était donc un point stratégique pour les deux camps. Le village se divisa en deux blocs antagonistes : le bloc sud et le bloc nord. Le bloc sud était habité par les courtisans de l'Alliance Djelgoodji ».
Il s'agit là d'un extrait de l'œuvre, plus précisément à la page 96. À travers cet ouvrage, Adama Tamboura plonge le lecteur dans les relations sociopolitiques qui ont existé entre différents groupes depuis le XIVᵉ siècle jusqu'à nos jours dans la région du Soum, au Burkina Faso.
Dans une approche historique et anthropologique, l'auteur retrace les mécanismes de construction identitaire ainsi que les rapports de contrôle du pouvoir et de domination politique qui ont conduit à la formation de chefferies comme le Loroum, le Péla et le Kéli par les groupes noirs.
Au cœur de cette étude se trouvent également les chefferies fulbé de Djibo, de Baraboulé et de Tongomay, dont le livre interroge la genèse, l'évolution et la légitimation du pouvoir politique dans un contexte de changements constants, notamment sous l'influence de la colonisation française, de l'islamisation, de l'État moderne, mais aussi des crises sociopolitiques récentes.
Adama Tamboura met en exergue les enjeux de pouvoir entre les groupes sociaux et montre comment les traditions et les institutions locales ont été réinterprétées pour répondre aux défis contemporains, offrant ainsi une lecture fine des dynamiques de pouvoir et des tensions identitaires dans une région marquée par la pluralité culturelle et les recompositions historiques.
« Je suis un natif de Djibo ; cette œuvre est donc un devoir de redevabilité pour moi. J'ai nourri la réflexion depuis 2011. J'ai commencé à faire des recherches sur l'histoire du Soum et de son peuple. J'ai grandi avec l'œuvre. En 2025, j'ai constaté que j'avais atteint une forme de saturation. Mon objectif est que l'on comprenne davantage leur histoire, leur façon de penser, les différentes interactions entre les groupes du Soum. C'est ce devoir de redevabilité qui nous a conduits à publier cette œuvre afin que chacun, là où il se trouve, puisse se réapproprier sa propre histoire. Connaître son histoire permet d'amorcer un développement et un retour de la paix dans cette région et au Burkina Faso en général », a expliqué Adama Tamboura.
Le chemin a été parsemé d'embûches dans cette quête.
« J'ai rencontré des difficultés dans l'accès à l'information. Souvent, les sources veulent donner l'information, mais elles ont peur. Ces dernières années, avec la crise, on a constaté que les populations ont envie de s'exprimer et de montrer leur place dans la société. Heureusement, certaines sources ont fini par s'ouvrir à moi. Nous avons pu disposer d'informations intéressantes et faire des analyses. À travers cette œuvre, je souhaite promouvoir la cohésion sociale. Lorsqu'on se comprend et qu'on connaît l'histoire de l'autre, on devient plus tolérant », a-t-il confié.
À gauche, Thierry Millogo a qualifié l'œuvre de belle factureBiographie de l'auteur
Thierry Millogo, directeur général des Éditions et de la librairie Mercury, a félicité l'auteur pour avoir abordé une telle thématique. Il a espéré que les autorités liront « Fulbé et groupes de peuples noirs dans le Soum au Burkina Faso : Sociétés, enjeux du pouvoir et construction de chefferies du début du XIVᵉ siècle à nos jours », car selon lui, il s'agit de la mémoire d'un peuple. L'ouvrage peut ainsi donner des pistes de solutions pour un retour à la paix dans cette zone du pays.
Né le 31 décembre 1987 à Djibo, Adama Tamboura effectue l'ensemble de son parcours scolaire dans sa ville natale. Il y obtient successivement le Certificat d'études primaires (CEP) à l'école primaire C de Djibo, le Brevet d'études du premier cycle (BEPC) au collège privé Dubai/Burkina, puis le baccalauréat série A en 2007 au lycée provincial de Djibo.
Les proches de l'auteur sont venus le soutenir lors de cette dédicacePassionné par les sciences sociales, il poursuit ses études supérieures à l'université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, où il obtient une licence en histoire politique et sociale, suivie d'un master en Développement et éducation des adultes (DEDA), option Pédagogie du changement social et développement (PCSD). Adama Tamboura exerce aujourd'hui comme professeur certifié d'histoire-géographie à Ouagadougou.
Pour vous procurer le livre, contactez : +226 56 60 27 73 / 73 68 77 59
Samirah Bationo
Lefaso.net
Lors des 9ᵉˢ championnats du monde de powerlifting, sport de force qui consiste à soulever des charges lourdes en trois mouvements, tenus le 5 décembre 2025 à Moscou, en Russie, Zan Alfred Bady, surnommé « Caterpillar », s'est démarqué en remportant trois médailles d'or dans les disciplines telles que le développé-couché avec une barre de 240 kg, ainsi qu'en curl biceps.
Ambassadeur du groupe NEEMBA, le triple champion du monde a présenté officiellement ses distinctions au directeur pays de NEEMBA Burkina et à l'ensemble du personnel, le mardi 23 décembre 2025, dans ses locaux situés. à Ouagadougou.
L'athlète a exprimé sa reconnaissance pour l'honneur qui lui est fait, tout en saluant l'engagement et la fidélité du groupe NEEMBA, qui a cru en son potentiel. Selon Zan Alfred Bady, son surnom « Caterpillar » représente la force, la puissance et l'endurance, des valeurs qu'il juge en parfaite harmonie avec l'image des machines et du groupe.
Les responsables de NEEMBA ont réaffirmé leur volonté de renforcer l'accompagnement du champion« Le 5 décembre dernier, à Moscou, lors des Championnats du monde de powerlifting, j'ai remporté trois médailles d'or et établi un record du monde. J'ai participé à cette compétition avec le soutien de NEEMBA, et il était important pour moi d'être ici, au sein de l'entreprise qui m'accompagne, pour présenter ces médailles. Derrière ces résultats, il y a des années de travail, de sacrifices et de discipline. Le sport de haut niveau m'a appris que la performance ne s'improvise pas. Elle se construit dans la durée, avec rigueur, constance et humilité. Mon surnom, « Le Caterpillar », reflète bien cette philosophie : une force solide, maîtrisée, qui avance pas à pas, même dans les conditions les plus exigeantes. C'est une vision de la performance que je partage avec NEEMBA : avancer avec méthode, fiabilité et exigence, sans chercher de raccourcis », a indiqué le triple champion.
Selon Zan Alfred Bady, son surnom « Caterpillar » représente la force, la puissance et l'endurance, des valeurs qu'il juge en parfaite harmonie avec l'image des machines et du groupeDe leur côté, les responsables de NEEMBA ont réaffirmé leur volonté de renforcer l'accompagnement du champion, avec l'ambition de conquérir davantage de médailles lors des prochaines compétitions et, à terme, de soutenir l'organisation d'un championnat international de powerlifting au Burkina Faso.
« Chez NEEMBA Group, nous croyons profondément que la performance, qu'elle soit sportive ou industrielle, repose sur les mêmes fondamentaux : la vision, l'exigence, la constance et la maîtrise. C'est précisément pour cette raison que NEEMBA Group a choisi d'accompagner Zan Alfred Bady, depuis plusieurs années, dans son parcours. Son surnom, « Le Caterpillar », fait naturellement écho à notre univers. Comme nos machines Caterpillar, qui sont conçues pour affronter les environnements les plus éprouvants, Zan Alfred Bady incarne une puissance maîtrisée, fiable, construite pour durer. Chez NEEMBA Group, nous savons que la vraie force n'est jamais brute : elle est pensée, préparée et entretenue dans le temps. En soutenant notre champion sur la durée, NEEMBA Group affirme un engagement qui dépasse l'industrie. Nous choisissons d'accompagner des trajectoires qui inspirent, qui élèvent les standards et qui donnent confiance à toute une génération », a déclaré le directeur pays de NEEMBA Burkina, Éric Jean Noël Zouré.
Ambassadeur du groupe NEEMBA, le triple champion du monde a présenté officiellement ses distinctions au directeur pays de NEEMBA BurkinaÀ titre de rappel, NEEMBA Burkina est la filiale burkinabè du Groupe Neemba, un acteur panafricain majeur et concessionnaire officiel de la marque Caterpillar en Afrique de l'Ouest depuis plus de 90 ans.
Solidement implantée au Burkina Faso, l'entreprise s'appuie au quotidien sur l'expertise et l'engagement de plus de 500 collaborateurs au service de sa clientèle. Disposant de 9 hectares d'infrastructures modernes, comprenant notamment 4 100 m² d'ateliers techniques ainsi qu'un Centre de reconditionnement de composants (CRC) de dernière génération, NEEMBA Burkina offre une gamme complète de solutions. Celles-ci couvrent les matériels de construction et d'infrastructures, les équipements dédiés à l'exploitation minière, les groupes électrogènes et solutions énergétiques, ainsi que des équipements industriels adaptés aux besoins du marché local.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Poursuivi pour « harcèlement par la biais d'une communication électronique et d'incitation à la rébellion » dans le cadre de l'affaire coup d'Etat déjoué, le député Soumaïla Sounon Boké du parti Les Démocrates (LD) va comparaître devant le juge de la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ce mardi 30 décembre 2025.
Soumaïla Sounon Boké est attendu devant le juge de la chambre de jugement de la CRIET ce mardi 30 décembre. Le parlementaire est poursuivi pour « harcèlement par la biais d'une communication électronique et d'incitation à la rébellion » dans l'affaire coup d'Etat déjoué contre le président Patrice Talon. Interpellé et placé sous mandat de dépôt dans une procédure de flagrant délit, il va comparaître ce mardi sans que son immunité ne soit levée.
F. A. A.