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Le choc tant attendu entre l'Égypte et le Bénin se joue ce lundi 5 janvier à partir de 17 heures, dans le cadre des huitièmes de finale de la Coupe d'Afrique des Nations Maroc 2025.
Pour ce rendez-vous décisif face aux redoutables Pharaons, le sélectionneur des Guépards, Gernot Rohr, a fait son choix. Dans les buts, Marcel Dandjinou est reconduit comme dernier rempart. Devant lui, la défense béninoise s'appuie autour de Mohamed Tidjani, Olivier Verdon, Yohan Roche et Tamimou Orou, chargés de contenir les assauts égyptiens.
Au milieu de terrain, Rohr mise sur Sessi d'Almeida, Dokou Dodo et Hassane Imourane. En attaque, les Guépards évolueront avec Tosin Aiyegun, Junior Olaitan et Rodolfo Aloko.
A.A.A
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À quelques jours de l'ouverture des Vodun Days, prévue le 10 janvier prochain à Ouidah, le Bénin s'apprête à franchir un nouveau cap dans sa stratégie culturelle. Depuis la restitution des œuvres royales d'Abomey jusqu'à la montée en puissance de grands événements identitaires, la culture est désormais mobilisée comme levier de soft power et d'attractivité économique. À l'heure du rendez-vous, une question s'impose : cette stratégie peut-elle produire une valeur durable, au-delà du symbole et de l'événementiel ?
Le retour des œuvres : un déclencheur économique plus qu'un modèle
La restitution des trésors royaux d'Abomey a constitué un moment fondateur, largement médiatisé en Europe et en Afrique. Sur le plan économique, elle a surtout servi de catalyseur. Les données du ministère béninois du Tourisme et de la Culture indiquent une hausse de la fréquentation des sites patrimoniaux depuis l'exposition des œuvres restituées, avec des retombées visibles sur l'hôtellerie, la restauration et les services culturels.Ces chiffres mesurent une dynamique d'attractivité enclenchée après la restitution. Ils ne suffisent pas à établir un modèle économique autonome du patrimoine, mais ils montrent que la culture peut jouer un rôle d'amorce, indispensable à toute stratégie de développement touristique.
Les Vodun Days, un rendez-vous imminent et un test grandeur nature
Les Vodun Days, dont l'édition 2026 s'ouvrira le 08 janvier à Ouidah, constituent aujourd'hui le principal test de cette économie culturelle en construction. L'événement attire chaque année plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, parmi lesquels une part croissante de membres de la diaspora et de touristes internationaux. Les estimations issues des autorités locales et des opérateurs du secteur évaluent les retombées économiques directes à plusieurs milliards de francs CFA, concentrées sur l'hébergement, la restauration, les transports, l'artisanat et les services événementiels. Ces données rendent compte de dépenses directes générées sur un temps court. Elles ne capturent pas encore les effets de second tour, notamment la récurrence touristique, l'investissement privé induit et la structuration durable des filières culturelles. C'est précisément sur ce point que l'édition 2026 est attendue comme un révélateur.
Projets bilatéraux concrets : quand l'attractivité culturelle rencontre l'économie
À l'approche des Vodun Days, l'enjeu dépasse l'événement lui-même. La crédibilité économique du soft power béninois repose aussi sur des projets opérationnels. Depuis 2023, des dispositifs d'accompagnement économique ont favorisé la prospection et les partenariats d'entreprises françaises au Bénin, notamment dans les secteurs de l'agro-transformation, de la logistique, des services et de l'événementiel. En décembre 2023, une mission économique conjointe pilotée par Business France et Bpifrance a permis à onze entreprises françaises des secteurs agricole et agroalimentaire de rencontrer des partenaires béninois à Cotonou. Si ces projets ne relèvent pas directement de la culture, ils participent à la structuration de chaînes de valeur indispensables à l'accueil touristique, à l'organisation d'événements internationaux et à la montée en gamme des services. Ces initiatives mesurent un effort de mise en relation économique et de préparation du terrain. Elles ne garantissent pas à elles seules des investissements pérennes, mais elles traduisent la volonté de convertir l'attractivité culturelle en opportunités économiques concrètes, inscrites dans une logique régionale.
De l'événementiel à la chaîne de valeur
L'un des défis majeurs demeure la transformation de pics d'activité en filières durables. L'économie culturelle béninoise reste en grande partie informelle, avec des emplois principalement temporaires lors des grands rendez-vous culturels. Les données disponibles montrent une hausse ponctuelle de l'emploi dans l'événementiel, la médiation culturelle et l'artisanat, sans permettre encore de mesurer une stabilisation à long terme. La coopération bilatérale intervient ici de manière indirecte, par la formation, le transfert de compétences et l'accompagnement entrepreneurial. Ces leviers constituent des conditions nécessaires, non des garanties. Le passage à l'échelle dépendra de l'accès au financement, de la professionnalisation des acteurs locaux et de l'intégration de l'offre culturelle béninoise dans des circuits touristiques réguliers.
Une concurrence régionale et internationale qui s'intensifie
À l'approche des Vodun Days, le Bénin s'inscrit dans une compétition régionale assumée. Le Sénégal, le Ghana ou la Côte d'Ivoire investissent eux aussi le champ du soft power culturel, tandis que des acteurs extérieurs — États-Unis, Royaume-Uni, Chine — déploient des stratégies d'influence via fondations, festivals et plateformes numériques. Dans ce contexte, la culture devient un espace de concurrence économique autant que symbolique. Les expériences régionales montrent que seuls les pays capables de dépasser la vitrine événementielle pour construire une industrie culturelle structurée parviennent à produire des effets économiques durables.
La question de la mobilité régionale s'ajoute à l'équation du soft power culturel. Dans la perspective d'une baisse programmée du coût des vols intra-CEDEAO à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, les autorités communautaires ont adopté une réforme visant à supprimer certaines taxes sur les billets et à réduire les redevances aéroportuaires, ce qui pourrait, selon les projections, faire baisser les prix jusqu'à 40 % sur certaines liaisons. Cette évolution, si elle se matérialise, faciliterait l'accès des visiteurs ouest-africains aux grandes manifestations culturelles comme les Vodun Days, en réduisant une barrière logistique et financière encore prégnante. En ce sens, la mobilité aérienne bonifiée s'inscrit comme un élément structurel du soft power culturel, car elle contribue à convertir l'attractivité symbolique en flux humains et en retombées économiques.
Conclusion
À quelques jours des Vodun Days du 10 janvier 2026, le pari culturel du Bénin entre dans une phase décisive. Les chiffres disponibles montrent un potentiel réel, mais encore fragile. La culture peut créer de l'attractivité, de l'influence et des revenus. Elle ne devient un levier durable que lorsqu'elle s'inscrit dans une chaîne économique complète, capable de transformer l'événement en industrie et le patrimoine en valeur ajoutée. L'édition 2026 dira si le soft power béninois franchit ce seuil.
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