Trois semaines après la mobilisation des populations contre le dragage de sable lagunaire à Koguèmey (Avlékété), dans la commune de Ouidah, voici le visage que présente le site et l'issue du projet.
Pas de bruit de moteur de drague, pas d'ouvriers, pas de mouvement de camions encore moins autour de la lagune "Djessin" à Koguèmey, dans l'arrondissement d'Avlékété. Ce mardi 22 septembre 2026, le site de dragage de sable lagunaire est calme.
Quelques indices témoignent toutefois d'une installation déjà engagée.
Un engin flotte sur l'eau.
Sur la terre ferme, une pelleteuse est immobilisée. Un stock de sable pompé est visible sur le site, tandis que des balises sont disposées autour de la zone.
Quelques semaines plus tôt, le site était au centre d'une vive contestation. Des pêcheurs, des salicultrices et des riverains des villages d'Agbanzin-Kpota et d'Avlékété s'opposent au projet. Le dragage affecterait leur environnement et leurs activités, selon les contestataires.
La mobilisation du 26 août a notamment fait réagir les autorités.
Un site autorisé, des populations inquiètes...
Sur place, les inquiétudes n'ont pas totalement disparu.
Des riverains rencontrés sur le site disent avoir découvert le projet avec l'arrivée des engins. Selon Epiphane Dossou-Gbété, une séance a été organisée avec les riverains à la suite des mouvements de protestation. Une délégation gouvernementale composée du préfet de l'Atlantique, du maire de la commune de Ouidah, et du Chef d'arrondissement d'Avlékété a rencontré les communautés.
A l'issue de ces échanges, explique un habitant de Koguèmey, il a été retenu que le promoteur devait prendre des dispositions afin de permettre aux populations de continuer leurs activités.
Le site dispose des autorisations pour l'extraction. Médard Gbenato Yebe, Chef de l'arrondissement d'Avlékété, indique que l'entreprise se trouve encore dans une phase d'installation. Selon lui, le promoteur a obtenu les agréments nécessaires auprès des autorités avant l'installation de ses équipements.
L'arrêt apparent des machines n'est pas lié aux protestations des populations. L'activité n'a pas encore commencé.
Le chef d'arrondissement confirme également qu'une séance d'information a été organisée avec les populations.
Au Bénin, le dragage de sable s'est développé en 2009, après l'interdiction du prélèvement de sable sur le littoral pour lutter contre l'érosion côtière. Le décret n°2008-615 du 22 octobre 2008 interdit en effet le prélèvement du sable le long des plages. Le texte prévoit toutefois l'extraction de sable marin pour des travaux de construction sur des sites autorisés par l'Etat.
Le dragage de sable lagunaire est soumis à un encadrement environnemental. L'activité est réglementée par la Loi N°98-030 du 12 février 1999 portant loi-cadre sur l'environnement, la loi n°2010-44 portant gestion de l'eau, la loi n°2018-18 sur les changements climatiques et la loi n°2018-10 portant protection, aménagement et mise en valeur de la zone littorale, etc.
En 2024, le gouvernement a engagé une réorganisation de l'activité de dragage lagunaire dans le Grand Nokoué, avec notamment la délimitation des sites, l'évaluation des réserves, le suivi environnemental.
Une dizaine de sites ne répondant pas aux normes ont été suspendus en 2026 dans la commune d'Abomey-Calavi par les autorités locales.
Marc MENSAH
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Le Royaume du Maroc continue de recevoir du soutien par rapport au dossier de son Sahara. La République de Maurice vient de changer de position en soutenant l'autonomie sous souveraineté marocaine comme "la solution la plus crédible" à ce différend régional.
Le ministre des Affaires étrangères, de l'Intégration régionale et du Commerce international de la République de Maurice, Dhananjay Ramful, a affirmé, le 23 septembre 2026, à New York, que l'autonomie sous souveraineté marocaine est "la solution la plus crédible" au différend régional autour du Sahara marocain.
La nouvelle position de Port-Louis a été exprimé par M. Ramful à l'occasion de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita, en marge de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies.
Dans une déclaration à la presse à l'issue de cette rencontre, le chef de la diplomatie mauricienne a précisé que son pays a revu, lors d'un récent Conseil des ministres, sa position sur la question du Sahara marocain, à la suite de l'adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité.
La République de Maurice souligne que la résolution 2797 est "fondée sur le pragmatisme", et reconnaît que l'autonomie du Sahara sous la souveraineté du Royaume du Maroc "offre la solution la plus réaliste, la plus juste, et la plus durable à la résolution de ce différend".
La République de Maurice s'inscrit ainsi dans la dynamique impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI consacrant l'autonomie sous souveraineté marocaine comme la seule et unique solution à ce différend régional artificiel.