Les distributeurs de produits pétroliers ont jusqu'au vendredi 16 octobre pour rétablir un approvisionnement normal des stations-services au Bénin. Cette exigence a été formulée mercredi 14 octobre, à l'issue d'une réunion d'urgence convoquée par le ministère du Commerce, alors que les difficultés d'accès au carburant alimentent les files d'attente, particulièrement dans le septentrion.
Face aux longues files d'attente dans les stations-services, notamment dans le nord du Bénin, le gouvernement exige un rétablissement rapide de la distribution des hydrocarbures. Un ultimatum de 48 heures a été donné aux acteurs pétroliers pour résorber la pénurie.
L'annonce a été faite, mercredi 14 octobre 2026, à l'issue d'une réunion d'urgence avec les distributeurs pétroliers.
Présidée par Laurent Akpo, directeur de cabinet de la ministre Shadiya Alimatou Assouman, en présence du directeur général des Dépôts pétroliers du Bénin (DPB), Sosthène Mesmin Hounsou, la rencontre a réuni les acteurs de la chaîne d'approvisionnement.
Pour y parvenir, les sociétés pétrolières et les gestionnaires de stations sont appelés à renforcer leurs moyens logistiques et à accélérer le remplissage des cuves, en fonction des besoins des consommateurs.
De son côté, l'administration promet de réduire les lenteurs dans le traitement des formalités nécessaires à l'acheminement du carburant, afin de faciliter la circulation des camions-citernes.
Le marché parallèle dans le viseur du gouvernement
Le ministère du Commerce Intérieur, en charge de la formalisation de l'économie entend également renforcer les contrôles contre les ventes clandestines de carburant.
Lors de la réunion, le directeur de cabinet a dénoncé des opérations nocturnes au cours desquelles certains pompistes rempliraient clandestinement des bidons jaunes en grande quantité pour alimenter le marché informel.
Ces détournements présumés privent les automobilistes et les motocyclistes d'une partie des stocks disponibles, tout en favorisant la revente du carburant en dehors du circuit réglementé.
Un dispositif de surveillance renforcée a ainsi été annoncé. Les responsables de stations et les employés impliqués dans de telles pratiques s'exposent à des sanctions conformément à la législation en vigueur.
M. M.
L'ancien député, Wallis Zoumarou, a renoncé à sa nomination au poste de chargé de mission du président de l'Assemblée nationale. Il a fait part de sa décision au président du parti Bloc Républicain (BR) sa formation politique dans une correspondance datée du 10 octobre 2026.
Nommé parmi les 13 chargés de mission du président de l'Assemblée nationale, à la suite d'une décision rendue publique le 7 octobre 2026, Wallis Zoumarou a choisi de renoncer à cette fonction. Dans sa correspondance, il a justifié sa décision par plusieurs motifs.
Selon les informations rapportées par La Nation, le coordonnateur du Bloc républicain dans la 13ᵉ circonscription électorale s'interroge notamment sur les raisons de son éviction du Conseil économique et social (CES) départemental de la Donga, où il occupait les fonctions de coordonnateur.
Il déplore également n'avoir fait l'objet d'aucune consultation préalable de la part de son parti avant sa nomination. Par ailleurs, il estime que ses responsabilités actuelles au sein du BR, ainsi que sa loyauté, sa fidélité et son dévouement à la formation politique, n'auraient pas été suffisamment pris en compte dans cette décision.
Malgré son refus du poste, Wallis Zoumarou a réaffirmé son engagement à poursuivre son action en faveur du Bloc républicain et à contribuer à son développement.
F. A. A.