Le 6 février 2026, la Russie a recommandé à ses ressortissants de différer tout déplacement non essentiel vers le Bénin, invoquant des préoccupations sécuritaires. Derrière cette formulation apparemment consulaire se dessine un signal diplomatique plus large, dans une Afrique de l'Ouest où les rapports d'influence se redéfinissent autant par les discours que par les faits. À travers cette prise de position, se joue une bataille plus subtile : celle de la perception et du récit sécuritaire.
Une alerte qui interroge
Les recommandations de voyage sont en apparence des instruments techniques destinés à protéger les citoyens à l'étranger. En réalité, elles traduisent aussi une lecture politique d'un contexte régional.Dans le cas du Bénin, la décision russe a suscité l'attention car elle tranche avec les analyses d'autres partenaires internationaux, qui concentrent généralement leurs avertissements sur les zones frontalières du nord, exposées aux incursions jihadistes venues du Sahel, sans remettre en cause la stabilité globale du pays.Cette divergence soulève une question simple : s'agit-il d'une évaluation sécuritaire stricte ou d'un message diplomatique plus large ?
Le nord béninois, nouvelle ligne de front régionale
Comme plusieurs États côtiers d'Afrique de l'Ouest, le Bénin fait face à une extension progressive de la menace jihadiste depuis le Burkina Faso et le Niger. Les attaques dans les zones rurales et les espaces frontaliers ont conduit les autorités béninoises à renforcer leur dispositif militaire et à adapter leur stratégie sécuritaire. Toutefois, cette réalité demeure géographiquement circonscrite. Les centres économiques et politiques du sud — Cotonou, Porto-Novo ou Ouidah — continuent de fonctionner normalement et restent ouverts aux flux touristiques et économiques. La différence réside donc moins dans la réalité du risque que dans la manière de le raconter.
La bataille des perceptions
Dans les relations internationales contemporaines, la sécurité est aussi une affaire de narration. Dire qu'un pays est risqué, même de façon indirecte, revient à influencer son image extérieure. Pour un État comme le Bénin, qui mise sur le développement touristique, culturel et mémoriel comme levier économique, la perception internationale devient stratégique. Une recommandation négative peut peser sur les investissements, les flux touristiques ou la confiance internationale, même lorsque la situation réelle ne change pas fondamentalement. Ainsi, les avis de voyage dépassent leur fonction consulaire : ils participent à une diplomatie de l'image.
Une recomposition géopolitique en toile de fond
Cette prise de position intervient dans un contexte régional marqué par de profondes recompositions. L'Afrique de l'Ouest est aujourd'hui traversée par des dynamiques concurrentes : montée des régimes militaires au Sahel, réorientation des alliances sécuritaires, affirmation de nouvelles puissances d'influence. Depuis plusieurs années, la Russie cherche à renforcer sa présence sur le continent africain, notamment à travers des partenariats sécuritaires et une stratégie d'influence plus large. Dans cet environnement, chaque déclaration officielle prend une dimension stratégique, parfois bien au-delà de son contenu immédiat. Les messages diplomatiques deviennent alors des instruments de positionnement régional.
Sécurité, influence et communication stratégique
L'époque où la diplomatie se limitait aux échanges bilatéraux discrets semble révolue. Aujourd'hui, les États agissent aussi sur le terrain informationnel : communiqués, récits sécuritaires, communication publique.Dans ce nouveau paysage, la frontière entre précaution sécuritaire et signal politique devient plus floue. Une recommandation peut simultanément informer, protéger… et façonner une perception géopolitique.Le cas béninois en est une illustration : plus qu'un avertissement ponctuel, il révèle une compétition silencieuse pour le contrôle du récit régional.
Le Bénin face à un défi d'image
Pour Cotonou, l'enjeu est désormais double. Il s'agit, d'une part, de contenir l'expansion des menaces sécuritaires aux marges du territoire ; d'autre part, de préserver une image de stabilité dans une région en mutation. Car dans le jeu géopolitique actuel, la stabilité n'est plus seulement une réalité mesurable sur le terrain. Elle devient aussi une construction narrative, façonnée par les regards extérieurs et les intérêts des puissances en présence.
Une diplomatie des récits
Au fond, l'épisode rappelle une évolution majeure des relations internationales : la guerre des influences ne se joue plus uniquement par les armes ou les alliances, mais aussi par les mots.En Afrique de l'Ouest, où les équilibres politiques et sécuritaires sont encore en redéfinition, chaque déclaration officielle peut devenir un acte stratégique. Le Bénin, souvent présenté comme un pôle de stabilité régionale, se retrouve ainsi au cœur d'une bataille plus discrète — celle des récits qui façonnent la réalité géopolitique.
Cette question survient à un moment politiquement sensible pour les échanges agricoles entre l'UE et le Maroc.
The post La baisse des importations de tomates marocaines suscite l’inquiétude des agriculteurs européens appeared first on Euractiv FR.
La Commission électorale nationale autonome (CENA) a entamé le paiement des agents électoraux mobilisés dans le cadre des élections législatives et communales couplées du 11 janvier dernier.
Fin de plusieurs semaines d'attente pour les agents électoraux.Ces derniers avaient exprimé leur mécontentement face au retard observé dans le paiement. Les opérations électorales étant achevées depuis le 11 janvier, l'impatience grandissait parmi ces acteurs clés du processus électoral, qui ont contribué à la bonne tenue du scrutin sur toute l'étendue du territoire national.
Face aux plaintes, la CENA avait publié un communiqué pour rassurer les agents. L'institution y indiquait que « le processus de traitement administratif et financier est en cours, conformément aux procédures en vigueur ». Elle précisait également que « les dispositions nécessaires sont prises pour l'aboutissement à bonne date du processus ».
Avec le démarrage effectif des paiements, la CENA joint désormais l'acte à la parole. Cette étape marque un soulagement pour les milliers d'agents recrutés pour les législatives et communales, qui attendaient la régularisation de leur situation financière.
La cérémonie de passation de charges entre le maire sortant, Luc Atrokpo et le nouveau maire de Cotonou, Luc Gnacadja, se tiendra ce vendredi 20 février 2026 à l'Hôtel de Ville.
Désigné pour conduire les destinées de la commune pour les sept prochaines années, Luc Gnacadja entrera officiellement en fonction ce vendredi. Il succède à Luc Atrokpo. Le nouveau maire de Cotonou est un élu du parti l'Union progressiste le Renouveau. Il été choisi au terme de la cérémonie d'installation des conseillers communaux tenue le dimanche 15 février 2026. A ses côtés, la première adjointe Arlette Saïzonou, la deuxième adjointe Gaston Adjagboni et Irène Behanzin, troisième adjointe.
Un expert urbaniste à la tête de la ville
Expert urbaniste de renom, Luc Gnacadja n'est pas un novice dans la gestion des politiques publiques. Sous la présidence de Mathieu Kérékou, il a occupé les fonctions de ministre de l'Environnement, du Logement et de l'Urbanisme de juin 1999 à février 2005.
Il a également servi sur la scène internationale en qualité de Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) de 2007 à 2013.
Le président de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA),Sacca Lafia, a reçu en audience, mardi 17 février 2026, une délégation du National Democratic Institute (NDI), en mission d'évaluation préélectorale au Bénin.La séance de travail s'est tenue en présence des membres du Conseil électoral et de la Direction générale des élections. Cette configuration élargie témoigne de l'importance accordée à la concertation et à la transparence dans la conduite du processus électoral.
Rencontre stratégique entre la Commission Électorale Nationale Autonome et le National Democratic Institute dans la perspective du prochain scrutin présidentiel. Les échanges ont porté sur les dispositions techniques et organisationnelles envisagées par la CENA pour garantir un scrutin apaisé, inclusif et crédible.
Les discussions se sont axées sur les mécanismes de sécurisation des opérations électorales, la formation des acteurs impliqués et les mesures destinées à renforcer la confiance des citoyens dans le processus.
Le représentant du NDI Christopher Fomunyoh s'est félicité de la qualité des discussions. Il a qualifié les échanges de « très fructueux » et salué la pertinence des mesures présentées par la CENA. Selon lui, l'engagement affiché par l'institution électorale constitue un signal fort en faveur d'un scrutin conforme aux standards démocratiques.
Cette rencontre s'inscrit dans la dynamique de suivi et d'accompagnement des préparatifs électoraux par les partenaires internationaux, traduisant l'attention soutenue portée au bon déroulement de l'élection présidentielle au Bénin.
Dans le département de l'Atlantique, la cérémonie de passation de charges entre les maires entrants et sortants aura lieu le jeudi 19 février 2026. Le préfet à travers un communiqué en date de ce mardi 17 février, a informé le public. Les cérémonies de passation de service selon le communiqué signé du secrétaire général de la préfecture, auront lieu sous la supervision du préfet.
Ci-dessous la programmation de la cérémonie de passation de service