À quelques jours de l'installation de la 10ᵉ législature de l'Assemblée nationale, prévue pour le 8 février prochain, les Béninois expriment leurs attentes envers leurs futurs députés, élus à l'issue des élections législatives du 11 janvier 2026.
À Cotonou comme à Abomey-Calavi, les citoyens interrogés espèrent une Assemblée nationale plus proche des réalités socio-économiques et politiques.
« Nous voulons des députés qui pensent d'abord aux populations, pas seulement aux débats politiques », confie Jean-Baptiste, étudiant à Abomey-Calavi.
Pour lui, l'éducation devra être au cœur des priorités. « Le pays ne peut pas évoluer sans un système éducatif qui tienne compte de l'adéquation formation-emploi. Le développement n'est pas seulement physique, il est aussi idéologique. Il faut voter des lois dans ce sens », plaide-t-il.
Même attente du côté de Sosthène, diplômé sans emploi, qui espère que la nouvelle législature « fera de l'insertion professionnelle une priorité ».
« L'Assemblée nationale ne doit pas être une simple chambre d'enregistrement », insiste un agent du secteur privé. « Elle doit nous défendre », ajoute une commerçante à Cotonou.
Au-delà des préoccupations sociales, des citoyens appellent à une relecture de certaines lois « Les seuils du Code électoral posent problème. Il faut revoir ces dispositions pour que toutes les sensibilités soient représentées », estime Antoine (nom d'emprunt).
« Nous espérons que les députés de 2026 auront le courage de réviser certaines dispositions du Code du numérique pour qu'on ne risque plus la prison pour une simple opinion partagée sur les réseaux sociaux », demande une jeune activiste.
Le sociologue-anthropologue Barthélemy Babalao appelle à nuancer les inquiétudes liées à la configuration de la future Assemblée jugée « monocolore ». Selon lui, les députés élus « sont issus de partis à ancrage national et ont été sélectionnés sur la base de leurs profils et de leurs compétences ». « Même s'ils appartiennent à la même famille politique, leurs points de vue peuvent être divergents et constructifs. Ce sont des députés bien outillés, capables de travailler pour le développement du pays et le bien-être des populations », analyse-t-il.
Les élections législatives du 11 janvier 2026 ont permis d'élire 109 députés, dont 28 femmes. La majorité présidentielle occupe l'ensemble des sièges, avec 60 députés pour l'Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et 49 pour le Bloc Républicain (BR). Le parti Les Démocrates (LD), principale formation de l'opposition, n'ayant pas atteint le seuil requis, n'est pas représenté.
La 10ᵉ législature de l'Assemblée nationale sera officiellement installée le 8 février 2026.
M. M.
La salle de conférence de l'Agence de développement des arts et de la culture (ADAC), a servi de cadre ce mardi 27 janvier 2026, au lancement officiel du programme LABO BENIN, qui est un programme de professionnalisation des jeunes dans le domaine des arts visuels.
Afin de répondre aux besoins professionnels en matière d'exposition du patrimoine et de la création contemporaine, La Grande Place et l'association ELOWA soutenues par l'Institut français de Paris, l'Ambassade de France au Bénin et l'Agence de développement des arts et de la culture (ADAC), ont procédé ce mardi 27 janvier 2026, au lancement officiel du projet LABO BENIN, qui est un « programme expérimental » de formation de jeunes béninois aux métiers de l'exposition. Lesquels incluent la scénographe d'exposition, le curateur, ou encore de régisseur ou médiateur culturel. Des compétences encore recherchées au plan national dans un contexte de dynamisme culturel marqué au Bénin par l'ouverture de nouveaux musées et de valorisation des œuvres des artistes.
Les jeunes bénéficiaires de la formation LABO BENIN seront capables de concevoir et scénographier des expositions ; assurer la curation et la direction artistique de projets d'exposition ; développer des dispositifs de médiation adaptés aux publics ; gérer les aspects techniques, logistiques et opérationnels liés à la régie d'exposition. Pour le directeur général de l'DACA, lorsque les artistes créent leurs œuvres, il faut que ces œuvres soient exposées afin que le message parvienne au public. A l'en croire, c'est à travers l'écosystème constitué de centres d'art, de centres culturels, de galeries, de musées, et les expositions, que la connexion entre les artistes et le public est rendue possible. Et l'écosystème approprié se met en place en place grâce à des initiatives telles que LABO BENIN.
Les formations dispensées dans le cadre de ce programme selon les explications de William CODJO, ne sont pas purement théoriques ; il y a une part importante de pratique. Et l'ADAC, a-t-il précisé, pourra être un « terrain d'expérimentation » de la mise en pratique de ces formations dans le cadre d'un programme d'exposition qu'elle organise au profit d'artistes émergents, et visant à les révéler. « Donc ceux qui vont être formés pourront trouver en l'ADAC, la possibilité de venir également les pratiquer », a-t-il rassuré.
LABO BENIN est une initiative de Rafiy OKEFOLAHAN, artiste plasticien béninois. Le programme de formation à l'en croire, s'articule autour de 4 principaux axes à savoir :
– Scénographie d'exposition
Conception de parcours, écriture spatiale, dispositifs scénographiques, narration visuelle, mise en espace des œuvres ;
– Curation et commissariat d'exposition
Construction de propos curatoriaux, recherche, sélection des œuvres, écriture de projets d'exposition ;
– Médiation culturelle
Relation aux publics, outils de médiation, pédagogie de l'exposition, accessibilité et inclusion ;
– Régie et production d'exposition
Logistique, montage et démontage, conservation préventive, coordination technique et gestion des espaces.
Au total, 15 jeunes béninois prendront part à la première promotion de cette formation qui démarre en février prochain, et s'achève en novembre 2026.
F. A. A.
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En séance plénière ce mercredi 28 janvier 2026, les députés ont adopté le projet de loi portant industrie du cinéma et de l'image animée en République du Bénin.
Le Gouvernement vient de franchir une nouvelle étape dans le développement de l'industrie cinématographique au Bénin. Le projet de loi relative à l'industrie du Cinéma et de l'image animée a été adopté ce mercredi à l'unanimité des députés présents et représentés à la séance plénière au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. La transmission à l'Assemblée nationale pour examen et vote de ce projet a été annoncée en Conseil des ministres le 22 octobre 2025.
L'objectif visé est « d'offrir des outils juridiques actualisés nécessaires à un encadrement efficient de l'industrie du cinéma et de l'image animée ». La loi prend en compte la définition des conditions d'exercice des activités cinématographiques, l'appui au financement de l'industrie du cinéma et de l'image animée ainsi que le dépôt légal des documents cinématographiques. Elle intègre aussi de nombreuses innovations du secteur jusque-là régi par la loi n° 60-15 du 30 juin 1960.
A.A.A
Au Bénin, deux ans de prison ferme et une amende de plusieurs millions ont été requis le mardi 27 janvier 2026 contre l'activiste Damien Dégbé. L'ex-président de l'Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (UNSEB) est poursuivi par le parquet spécial de la CRIET pour des faits de harcèlement et d'incitation à la violence et à la rébellion.
Vers une peine de prison ferme pour l'ex-président de l'UNSEB devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Mardi 27 janvier 2026, le prévenu Damien Degbé a comparu devant les juges pour répondre des faits de « Harcèlement par voie numérique, incitation à la violence et à la rébellion ». L'homme est en détention préventive depuis octobre 2025 après son interpellation par la police républicaine.
Les faits reprochés à Damien Degbé sont liés à l'organisation de manifestations des élèves du Ceg Akpakpa Centre dont des mineurs contre une supposée présence de militaires français au Bénin ainsi que des publications dans le journal du Parti commmuniste du Bénin (PCB), « La Flamme ». À la barre, Damien Dégbé qui s'est présenté comme un journaliste ne nie pas les faits. Sa défense a été assurée par Me Aboubacar Baparapé.
Lors de l'audience, le ministère public représenté par la cinquième substitut du procureur spécial près la CRIET a demandé à la Cour de retenir le prévenu Damien Dégbé dans les liens de prévention des faits de « Harcèlement par voie numérique et d'incitation à la violence et à la rébellion ». Le parquet spécial près la CRIET a donc requis contre le prévenu deux ans de prison ferme et dix (10) millions FCFA d'amendes. Le verdict du procès est attendu pour le mardi 3 mars 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Ségolène Royal, présidente de l’Association France-Algérie et ancienne ministre française, a expliqué publiquement les raisons de son refus de participer à un reportage diffusé par […]
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