Dans son discours lors de la 18ᵉ Conférence africaine sur la recherche en informatique et en mathématiques appliquées tenue à Cotonou du 21 au 24 novembre 2026, le ministre Janvier Yahouedeou a lors de son allocution, répondu sans ambages à la récurrente question que se posent plusieurs jeunes sur les réseaux sociaux : A quoi servent les mathématiques ?
Votre journal a dans sa récente publication, fait une large diffusion des propos du ministre. À présent, voici un cas pratique de l'utilisation des mathématiques en Intelligence Artificielle pour illustrer les propos du ministre.
Lors de la cérémonie d'ouverture du CARI 2026, le ministre a déclaré ce qui suit :
« Permettez-moi, à ce propos, de partager avec vous une petite expérience personnelle. Il y a quelques années, dans le cadre de la rédaction de l'un de mes ouvrages techniques, alors que je développais en langage C une application destinée à comparer des textes, j'ai été confronté à une question : comment une machine. peut-elle analyser et mesurer la ressemblance entre deux textes, deux documents ?
J'ai alors eu recours à une méthode mathématique appelée « similarité cosinus ». Son principe consiste à représenter chaque texte sous la forme d'un vecteur numérique, construit à partir des mots qui le composent, puis à calculer le cosinus de l'angle entre les deux vecteurs afin de mesurer leur degré de similarité.
"Associée à l'indice TF-IDF, cette méthode m'a permis ainsi d'évaluer la proximité lexicale entre deux textes et, dans certaines limites, de fournir des indications sur leur proximité sémantique."
Cette expérience m'a permis de mesurer concrètement une réalité fondamentale. Derrière les applications d'intelligence artificielle, aussi complexes soient-elles, se trouvent des modèles, des algorithmes et des outils mathématiques.
Elle m'amène également à partager une réflexion, particulièrement à l'adressedes jeunes.Il m'arrive de lire, notamment sur les réseaux sociaux, des commentaires de jeunes diplômés qui s'interrogent sur l'utilité des mathématiques qu'ils ont étudiées au secondaire ou à l'université. Certains vont jusqu'à affirmer que ces connaissances ne servent à rien dans la vie pratique. Je voudrais leur dire qu'ils se trompent.
Les mathématiques sont au cœur des grandes avancées scientifiques et technologiques contemporaines. L'intelligence artificielle repose notamment sur l'algèbre linéaire, les probabilités, les statistiques, l'optimisation et le calcul différentiel.
La navigation GPS repose sur des calculs géométriques, des mesures de temps et des modèles mathématiques.Derrière les télécommunications, l'imagerie médicale ou encore les prévisions météorologiques, il y a des modèles, des équations, des probabilités et des algorithmes mathématiques.
Ce que nous apprenons à l'école sous forme de théorèmes, de fonctions, de vecteurs, d'intégrales doubles et triples ou d'équations constitue souvent le fondement de technologies qui transforment aujourd'hui notre quotidien. Certes, chacun n'aura pas nécessairement à utiliser toutes ces notions dans
sa vie professionnelle. Mais cela ne signifie pas qu'elles sont inutiles.
Notre défi est donc double. Il s'agira d'aider les jeunes à mieux comprendre la valeur des mathématiques et faire en sorte que leur enseignement établissedavantage de liens avec les problèmes concrets de nos sociétés.
Car les mathématiques ne sont pas seulement une matière scolaire. Ellessont aussi un langage qui nous aide à comprendre le monde, à concevoir des solutions et à préparer l'avenir. ».
De manière pratique, Prenons cette solution
Pour les vecteurs de fréquences de mots, dont les composantes sont positives ou nulles :
• Similarité = 1 : les vecteurs ont exactement la même direction..
• Similarité proche de 1 : les textes présentent une forte proximité dans leur représentation lexicale.
• Similarité = 0 : les vecteurs sont orthogonaux, ce qui signifie ici qu'ils ne partagent aucun sens commun.
Exemple appliqué à deux textes
Supposons que nous comparions deux phrases :
Texte A : « Les mathématiques développent l'intelligence. »
Texte B : « L'intelligence utilise les mathématiques. »
Nous obtenons un Résultat : 0, soit environ 66,7 %.
Cela signifie que les deux textes présentent une similarité cosinus de 0,667.
Dans cette expérience de programmation IA, cette formule permet de transformer un problème de comparaison de textes en un calcul mathématique.
Cette articulation entre représentation numérique, produit scalaire et normes vectorielles illustre l'utilité pratique des mathématiques dans l'informatique et l'intelligence artificielle.
La cinquième édition de l'académie maritime embarquée SIREN s'est achevée vendredi 23 octobre 2026 à bord du porte-hélicoptères amphibie Mistral, en escale à Cotonou. Pendant plusieurs semaines, 35 stagiaires issus des pays du golfe de Guinée et de pays partenaires ont été formés à la coordination des opérations en mer et à la lutte contre les menaces maritimes.
Renforcer la coopération entre les acteurs de la sécurité maritime du golfe de Guinée. C'est l'objectif de la 5e édition du Stage d'instruction régionale embarqué et numérique (SIREN). Lancée le 14 septembre dernier, cette formation a réuni 35 stagiaires, dont des militaires et des civils, issus des pays du golfe de Guinée et de pays partenaires (France, Italie, Brésil, Mauritanie et le Maroc).
Organisée conjointement par la Marine nationale française et l'architecture de Yaoundé, l'académie vise à renforcer les capacités des personnels engagés dans l'action de l'État en mer. Les enseignements ont porté sur la lutte contre les trafics illicites, la pêche illégale, la pollution maritime ainsi que les opérations de recherche et de sauvetage. Selon Guy Oyouba, directeur adjoint du SIREN, les officiers ont bénéficié de plus de 150 heures de formation.
Après une phase à terre au Pôle Écoles Méditerranée à Saint-Mandrier, les participants ont embarqué à bord du Mistral pour plusieurs semaines d'apprentissage théorique et pratique. Le capitaine de frégate Pascal, directeur de l'académie maritime embarquée SIREN, a mis en avant l'évolution du nombre de participants à cette formation. De 19 stagiaires lors de la première édition en 2022, l'effectif est passé à 35 cette année. Cette progression traduit l'intérêt croissant des pays de la région pour cette formation.
« L'académie embarquée achève son cinquième cycle de formation, portant à 136 le nombre de stagiaires Sirène accueillis à ce jour », a déclaré le Commissaire général Thierry de La Burgade. Il a salué la qualité des productions remises à l'architecture de Yaoundé sur les problématiques de sécurité maritime et de développement durable. « Il vous revient désormais de mettre à profit et de développer ces compétences au sein de vos unités respectives, des centres nationaux, mais aussi multinationaux et régionaux de l'architecture de Yaoundé », a ajouté le Commissaire général Thierry de La Burgade.
Au-delà des compétences techniques, le stage entend favoriser la coopération entre les administrations chargées de la sécurité maritime. Marines nationales, douanes, police et services des affaires maritimes sont appelés à travailler ensemble pour répondre aux menaces qui dépassent les frontières nationales.
Une coopération appelée à se poursuivreReprésentant le Centre interrégional de coordination (CIC), organe central de l'architecture de Yaoundé, le capitaine de vaisseau Emmanuel Bell Bell a insisté sur l'importance de cette formation pour assurer la relève au sein des structures régionales. « Je me rends compte que les rendus deviennent de plus en plus intéressants », a-t-il relevé. Il a encouragé les officiers à mettre en pratique les connaissances acquises dans leurs administrations respectives.
Pour les bénéficiaires, l'intérêt de la formation réside aussi dans les relations nouées entre professionnels de différents pays. Aymar Gbaguidi, stagiaire de la Marine nationale béninoise, estime que cette expérience leur permettra de mieux coordonner leurs interventions. « C'est vraiment un réseau qui s'est créé », a-t-il confié.
T. P. W. Tobossou, de la Police républicaine du Bénin s'est aussi réjoui des connaissances acquises. « Nous sommes prêts à mettre ces connaissances en pratique. Pour une sécurité maritime réussie, il faut l'information, la coopération et la coordination entre les Etats du golfe de Guinée et du monde », a-t-il affirmé.
La clôture de SIREN s'inscrit dans le cadre de l'escale du Mistral à Cotonou, du 22 au 27 octobre 2026, au titre de l'opération de coopération maritime régionale CORYMBE. Cette mission permet à la Marine nationale française de travailler avec les marines des pays riverains du golfe de Guinée afin de renforcer leurs capacités et leur interopérabilité. Selon le commandant du porte-hélicoptères amphibie (PHA), la coopération entre les marines française et béninoise se poursuit à travers des échanges d'expériences et de compétences. Il s'agit notamment des opérations de visite des navires, la plongée et la maintenance préventive et corrective des unités, en vue de renforcer les capacités opérationnelles des équipes béninoises.
Les compétences acquises et les liens établis entre les stagiaires devront désormais se traduire par une coopération renforcée sur le terrain, face aux défis sécuritaires et environnementaux du golfe de Guinée.
Le Bénin conserve son siège au sein de la Commission permanente indépendante des droits de l'homme (CPIDH) de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). Seidou Boni Kpegounou a été réélu pour un nouveau mandat de quatre ans au terme de la 52ᵉ session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, tenue les 17 et 18 octobre 2026 à Bagdad, en Irak.
Pour la période 2027-2030, le Bénin conserve son siège à la CPIDH. Seidou Boni Kpegounou, a été réélu pour un nouveau mandat de quatre ans lors de la 52ᵉ session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'organisation.
Cette reconduction permet au Bénin de maintenir sa représentation au sein d'une instance multilatérale consacrée à la promotion et à la protection des droits humains. Elle s'inscrit dans la continuité de la participation du pays aux mécanismes de concertation internationale et lui offre l'occasion de contribuer aux réflexions et aux travaux menés dans ce domaine au sein de l'OCI.
Une commission dédiée aux droits humains
Créée dans le cadre de la mise en œuvre du plan d'action décennal adopté lors du sommet de La Mecque en 2005, la Commission permanente indépendante des droits de l'homme a entamé ses activités en 2012 à Djeddah, en Arabie saoudite. Elle compte 18 membres issus des groupes asiatique, africain et arabe.
La commission intervient notamment dans les réflexions relatives aux droits humains et formule des avis et des recommandations à l'intention des organes compétents de l'Organisation de la coopération islamique. Ses travaux contribuent ainsi aux orientations de l'organisation sur les questions relevant de son mandat.
Un nouveau mandat pour la période 2027-2030
Avec la reconduction de Seidou Boni Kpegounou, le Bénin pourra poursuivre sa participation aux activités de la commission au cours des quatre prochaines années. Ce nouveau mandat constitue une occasion de maintenir la présence du pays dans les instances multilatérales et de prendre part aux échanges sur les enjeux liés aux droits humains.
Au-delà du renouvellement du mandat de son représentant, cette réélection marque la continuité de l'engagement diplomatique béninois au sein de l'OCI. Elle offre au pays la possibilité de poursuivre sa contribution aux travaux de la commission jusqu'en 2030.
F. A. A.
La Police républicaine annonce un renforcement des contrôles routiers. Les véhicules à vitres opaques non conformes seront retirés de la circulation.
Les automobilistes sont prévenus ! La Police républicaine durcit le ton face aux infractions routières persistantes au Bénin. Malgré les précédents avertissements, certains usagers continuent de circuler en violation des règles établies, notamment celles relatives aux couloirs de circulation et aux vitres opaques. « Force est de constater que certains usagers persistent, foulant aux pieds ces prescriptions pourtant légales », a déploré la Police dans un communiqué lu jeudi 22 octobre 2026 par son porte-parole, Orou Yerima.
Les unités de police ont reçu des instructions pour intensifier les contrôles routiers et les opérations de répression déjà en cours.
Les véhicules à vitres opaques dans le viseur
La Police prévient les propriétaires de véhicules équipés illégalement de vitres opaques. Ces véhicules « seront purement et simplement retirés de la circulation et leurs propriétaires sommés de les mettre dans leur état initial ».
Les conducteurs concernés sont invités à prendre, sans délai, les mesures nécessaires pour se conformer aux normes régissant la circulation des véhicules à vitres opaques en République du Bénin.
Les couloirs de circulation également concernés
Les conducteurs sont invités à mettre fin aux comportements susceptibles de compromettre la sécurité et la fluidité du trafic notamment le non-respect des couloirs de circulation. « La sécurité routière est une responsabilité collective, le respect des règles de circulation, une obligation et non une option », rappelle la Police républicaine. « Ceux qui sont propriétaires des véhicules teintées d'origine doivent faire les formalités nécessaires pour l'obtention d'une autorisation de l'ANaTT », a nuancé le porte-parole de la Police républicaine.
Un seuil fixé à 70 %
Le durcissement annoncé par la Police républicaine s'appuie sur le décret n° 2017-546 du 22 novembre 2017, qui encadre la circulation des véhicules à vitres teintées ou opaques au Bénin. Le texte fixe à au moins 70 % le facteur de transmission de la lumière pour qu'une vitre soit considérée comme teintée, tout en permettant de voir l'intérieur du véhicule.
En dessous de ce seuil, les vitres très sombres qui ne permettent plus de distinguer l'intérieur du véhicule à l'œil nu depuis l'extérieur sont considérées comme opaques. L'article 5 du décret interdit notamment la circulation des véhicules dont le pare-brise ou l'une des vitres latérales avant est opaque.
La réglementation prévoit toutefois des exceptions pour certaines catégories de véhicules, notamment les ambulances, les véhicules de transport de fonds et certains véhicules affectés aux missions de sécurité.
L'Agence nationale des transports terrestres (ANaTT) dispose par ailleurs d'un service d'autorisation pour les véhicules à vitres teintées. Cette autorisation concerne les véhicules équipés de vitres teintées d'origine. L'ajout de films assombrissants pour rendre les vitres opaques expose les conducteurs aux mesures de répression.
Marc MENSAH
La mairie de Parakou a adopté son budget primitif pour l'exercice 2027, le mercredi 21 octobre 2026, lors de la quatrième session ordinaire du conseil municipal. Le document approuvé par le conseil municipal est arrêté à la somme de 5 286 869 586 francs CFA, soit une progression de 34,24 % par rapport à celui de 2026.
Le budget primitif pour l'exercice 2027 de la ville de Parakou est adopté. Évalué à 5 286 869 586 de francs CFA, il affiche une augmentation de 1 348 354 087 de francs CFA par rapport au budget de l'exercice 2026, qui s'établissait à 3 938 515 499 de francs CFA.
Selon les données présentées, les dépenses de fonctionnement sont évaluées à 2 976 336 109 de francs CFA, tandis que celles consacrées à l'investissement s'élèvent à 2 906 929 573 de francs CFA. Un virement de 596 396 096 de francs CFA est également prévu de la section fonctionnement vers la section investissement.
Le budget 2027 de Parakou prévoit plusieurs investissements dans les infrastructures, l'éclairage public, l'éducation, la santé et l'assainissement. En l'adoptant, la mairie entend renforcer les investissements destinés à améliorer les conditions de vie des populations de la cité des Kobourou.
L'éclairage public au cœur des priorités
Présentant les grandes orientations du budget, le secrétaire exécutif de la mairie, Hyacinthe Elégbédé, a détaillé plusieurs actions prévues pour l'exercice 2027. L'éclairage public figure parmi les principales priorités de la municipalité. Les interventions annoncées concernent notamment l'acquisition et l'installation de lampadaires solaires, l'achat de matériel électrique ainsi que la réfection des lampadaires vandalisés.
Selon le secrétaire exécutif, cette orientation vise à contribuer à la lutte contre l'insécurité et à faciliter les déplacements dans la ville, notamment pendant les heures nocturnes.
Le programme d'investissement prévoit également des travaux de reprofilage et de rechargement de rues, la construction de caniveaux, l'ouverture de voies et l'aménagement de pistes. Des ouvrages de franchissement sont aussi inscrits au programme, de même que l'entretien des places publiques et des espaces verts.
Des investissements dans l'éducation et la santé
Le budget 2027 prévoit par ailleurs plusieurs interventions dans le secteur éducatif. Il s'agit notamment de la confection de mobilier scolaire destiné aux écoles primaires et aux collèges, ainsi que de la construction de modules de salles de classe comprenant des bureaux et des magasins.
Dans le domaine sanitaire, la municipalité envisage la réhabilitation du centre de santé de Tourou, suivie de la construction et de l'équipement d'un laboratoire.
D'autres projets portent sur la construction de latrines publiques et le renforcement du parc informatique de la mairie. L'ensemble de ces interventions s'inscrit dans la programmation des investissements communaux pour l'année 2027.
Le maire appelle à une mobilisation accrue des ressources
À la clôture de la quatrième session ordinaire, le maire Zul-Kifly Zakarie a invité les conseillers municipaux à s'impliquer davantage dans la mobilisation des ressources nécessaires au financement des projets inscrits au budget. Il les a notamment exhortés à s'acquitter de leurs impôts afin de donner l'exemple aux populations.
Avec cette hausse budgétaire de 34,24 %, la municipalité de Parakou entend ainsi renforcer ses capacités d'intervention dans plusieurs secteurs prioritaires. La mise en œuvre effective des projets annoncés dépendra notamment de la mobilisation des ressources et de l'exécution des dépenses prévues pour l'exercice 2027.
F. A. A.
LES RÉSULTATS LOTO FORTUNE SONT LÀ !
TIRAGE N°170/26 Vendredi 23 Octobre 2026 (18H)
80 • 44 • 48 • 12 • 17
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Samedi 24 Octobre 2026 (14H)
– Zone A (5 premiers numéros) :
14 •75 •76 • 88 • 54
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89 • 06 • 40 • 36 • 45
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Samedi 24 Octobre 2026 (11H)
43 • 12 • 81 • 65 • 39
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DIGITAL 08H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 08H N°295 a livré son verdict !
Samedi 24 Octobre 2026
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RÉSULTAT : 81 • 18 • 02 • 86 • 53
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LA CROIX DU JOUR
Le président de la République, Romuald Wadagni, s'apprête à effectuer une nouvelle tournée à l'étranger. Des sources concordantes renseignent qu'il se rendra aux Émirats arabes unis, puis Moscou, en Russie.
Romuald Wadagni annoncé aux Émirats arabes unis puis à Moscou, en Russie. Ceci, dans le cadre d'une tournée internationale qu'il démarre très bientôt.
Selon nos sources, le président béninois va se rendre, après les Émirats arabes unis, à Moscou, en Russie où il prendra part, au sommet Russie-Afrique organisé à l'initiative du président russe, Vladimir Poutine.
Ce déplacement s'inscrit dans un contexte de renforcement des relations diplomatiques et économiques entre les pays africains et leurs partenaires internationaux. La participation du chef de l'État béninois à cette rencontre pourrait notamment constituer une occasion d'échanger sur les enjeux de coopération bilatérale, d'investissement et de développement.
Les dates précises du déplacement, les détails de l'agenda présidentiel et les éventuelles rencontres bilatérales restent à préciser.
F. A. A.
DIGITAL 00H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 00H N°294 a livré son verdict !
Samedi 24 Octobre 2026
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RÉSULTAT : 19 • 80 • 69 • 16 • 25
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DIGITAL 20H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 20H N°293 a livré son verdict !
Vendredi 23 Octobre 2026
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RÉSULTAT : 16• 72 • 36 • 61• 76
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À Conakry, le Royaume-Uni a présenté les garanties financières accordées au Bénin pour la réalisation de la Cité ministérielle comme un exemple de sa capacité à soutenir des projets d'infrastructures en Afrique francophone. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie britannique visant à développer ses échanges commerciaux et à renforcer sa présence économique en Afrique de l'Ouest.
Le Bénin désormais au cœur de la stratégie commerciale britannique sur le continent africain. À l'occasion de la cinquième édition du Forum de commerce et d'investissement Royaume-Uni–Afrique de l'Ouest et Afrique centrale francophone (Wcaf), récemment ouvert à Conakry, Londres a mis en avant son appui financier au projet de la Cité ministérielle de Cotonou.
Selon La Marina BJ, le dispositif repose sur des garanties de 82 millions de livres sterling, soit environ 53,7 milliards de francs CFA, accordées par UK Export Finance (UKEF), l'organisme britannique chargé de soutenir les exportations. Le projet concerné est celui de la Cité ministérielle de Cotonou, dont les travaux ont débuté en 2021 et qui accueille déjà plusieurs ministères.
Un instrument au service de la stratégie commerciale britannique
La présentation de ce projet au forum de Conakry ne correspond pas au lancement d'un nouveau chantier, mais à la valorisation d'un mécanisme de garantie financière négocié antérieurement. En mettant en avant cette réalisation, le Royaume-Uni cherche à démontrer sa capacité à accompagner des projets d'envergure dans la sous-région.
Un autre engagement financier a également été évoqué. Il porte sur 20 millions de livres sterling, soit environ 13,1 milliards de francs CFA, destinés à la construction d'un campus spécialisé dans les domaines de la défense et de la sécurité. Ce projet a été confié au groupe Acc UK Group Ltd. Ces engagements s'inscrivent dans la politique britannique de développement des relations commerciales avec les pays d'Afrique francophone.
À travers UKEF, Londres entend mobiliser ses instruments de financement et de garantie pour faciliter la conclusion de nouveaux contrats et soutenir les entreprises britanniques sur des marchés où d'autres partenaires européens disposent déjà d'une présence importante.
Le Bénin, une vitrine de la coopération économique
La mise en avant des projets béninois lors du forum de Conakry illustre la volonté du Royaume-Uni de s'appuyer sur des réalisations concrètes pour renforcer sa crédibilité auprès des gouvernements et des acteurs économiques de la région. Pour Londres, les garanties financières accordées au Bénin constituent ainsi un argument pour promouvoir son expertise en matière de financement des infrastructures et susciter de nouvelles opportunités d'affaires en Afrique francophone. Cette démarche associe soutien aux exportations, coopération économique et recherche de nouveaux marchés dans la sous-région.
Le Bénin a été éliminé par la Croatie en quarts de finale de la Coupe du monde de football scolaire U-18, Chine 2026, jeudi 22 octobre. Après un match nul (2-2), les jeunes Béninois se sont inclinés 4-3 aux tirs au but.
Fin d'aventure pour les Guépards scolaires U-18. En Chine dans le cadre de la Coupe du monde de football scolaire, ils se sont inclinés devant la Croate lors de l'épreuve fatidique des tirs au but en quart de finale ce jeudi 22 octobre 2026.
Les Guépards scolaires avaient pourtant réalisé une belle phase de groupes, terminant premiers du groupe B avec sept points, grâce à des victoires face au Qatar (7-0) et à l'Inde (27-0), ainsi qu'un nul contre la Chine 2 (2-2).
En huitièmes de finale, les poulains de Séverin Danha avaient déjà dû passer par les tirs au but pour éliminer Taipei (3-2), après un match nul (2-2).
Malgré cette élimination aux portes du dernier carré, les jeunes Béninois auront marqué la compétition par leur combativité et leur parcours remarquable.
F. A. A.
À ceux qui estiment que les mathématiques apprises à l'école ne servent à rien dans la vie pratique, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier YAHOUEDEOU, apporte une réponse sans détour. À l'occasion de la 18ᵉ édition de la Conférence africaine sur la recherche en informatique et en mathématiques appliquées (CARI 2026), tenue à Cotonou le 22 octobre 2026, il s'est appuyé sur sa propre expérience en programmation informatique pour démontrer l'utilité des mathématiques dans les technologies modernes. Il a également appelé les chercheurs à mettre davantage leurs travaux au service du développement des territoires.
Les mathématiques enseignées au collège, au lycée et à l'université sont-elles réellement utiles dans la vie quotidienne ? Cette interrogation, qui revient régulièrement dans les discussions sur les réseaux sociaux, a trouvé un écho particulier lors de la 18ᵉ édition de la Conférence africaine sur la recherche en informatique et en mathématiques appliquées (CARI 2026).
Prenant la parole devant les chercheurs, enseignants, doctorants et étudiants réunis à cette occasion, le ministre Janvier YAHOUEDEOU a tenu à répondre aux jeunes diplômés qui remettent en question l'utilité des connaissances mathématiques acquises au cours de leur formation.
« Il m'arrive de lire, notamment sur les réseaux sociaux, des commentaires de jeunes diplômés qui s'interrogent sur l'utilité des mathématiques qu'ils ont étudiées au secondaire ou à l'université. Certains vont jusqu'à affirmer que ces connaissances ne servent à rien dans la vie pratique. Je voudrais leur dire qu'ils se trompent », a-t-il déclaré.
Une expérience personnelle pour illustrer l'utilité des mathématiques
Pour expliquer son point de vue, le ministre a partagé une expérience tirée de ses propres travaux en informatique. Il a raconté qu'il y a quelques années, dans le cadre de la rédaction de l'un de ses ouvrages techniques, il développait en langage C une application destinée à comparer des textes. Une question s'était alors posée : comment permettre à une machine d'analyser et de mesurer la ressemblance entre deux textes ou deux documents ?
Pour résoudre ce problème, il avait eu recours à une méthode mathématique appelée « similarité cosinus ».
Cette méthode consiste à représenter chaque texte sous la forme d'un vecteur numérique construit à partir des mots qui le composent, puis à calculer le cosinus de l'angle entre les deux vecteurs afin d'évaluer leur degré de similarité. Elle permet ainsi de mesurer la proximité lexicale entre deux textes et, dans certaines limites, de fournir des indications sur leur proximité sémantique.
À travers cet exemple, Janvier YAHOUEDEOU a voulu montrer que les notions mathématiques, parfois considérées comme abstraites, trouvent des applications concrètes dans les technologies modernes.
« Derrière les applications d'intelligence artificielle, aussi complexes soient-elles, se trouvent des modèles, des algorithmes et des outils mathématiques », a-t-il souligné.
Intelligence artificielle, GPS, médecine : les mathématiques au cœur des technologies modernes
Pour le ministre, les mathématiques sont au cœur des grandes avancées scientifiques et technologiques de notre époque. Il a notamment rappelé que l'intelligence artificielle repose sur l'algèbre linéaire, les probabilités, les statistiques, l'optimisation et le calcul différentiel.
La navigation GPS fait appel à des calculs géométriques, à des mesures de temps et à des modèles mathématiques. Les télécommunications, l'imagerie médicale et les prévisions météorologiques reposent également sur des équations, des probabilités et des algorithmes.
Ainsi, les théorèmes, les fonctions, les vecteurs, les intégrales doubles et triples ou les équations étudiés à l'école et à l'université constituent souvent les fondements de technologies qui transforment aujourd'hui notre quotidien.
Le ministre reconnaît toutefois que chacun n'aura pas nécessairement à utiliser toutes ces notions dans sa vie professionnelle. Mais cela ne signifie pas qu'elles sont inutiles.
Il a donc plaidé pour une meilleure compréhension de la valeur des mathématiques pour un enseignement qui établisse davantage de liens entre les connaissances théoriques et les problèmes concrets de la société.
« Car les mathématiques ne sont pas seulement une matière scolaire. Elles sont aussi un langage qui nous aide à comprendre le monde, à concevoir des solutions et à préparer l'avenir », a-t-il affirmé.
Mettre la science au service de la gouvernance locale
Au-delà de cette réflexion sur l'enseignement, Janvier YAHOUEDEOU a invité les chercheurs à s'intéresser davantage aux défis du développement territorial.
Il a rappelé que les communes sont confrontées à de nombreuses difficultés liées notamment à la planification du développement, à la mobilisation des ressources, à la gestion des infrastructures, à l'assainissement du cadre de vie, à l'amélioration des services publics et à la création d'opportunités économiques.
Pour relever ces défis, les méthodes traditionnelles de gestion ne suffisent plus, selon le ministre. Les collectivités territoriales ont besoin de données fiables, de systèmes d'information performants et d'outils modernes d'analyse pour mieux comprendre les réalités locales et éclairer les décisions publiques.
Il a établi, à cet effet, un parallèle entre son expérience de programmation et les possibilités offertes par les mathématiques appliquées au développement territorial.
« Et si les mathématiques peuvent aider une machine à comparer deux textes, elles peuvent tout autant nous aider à comparer les potentialités de deux territoires, à analyser leurs besoins, à optimiser l'affectation des ressources et à éclairer les décisions publiques », a-t-il expliqué.
Pour le ministre, l'informatique, les mathématiques appliquées et l'intelligence artificielle peuvent ainsi devenir de précieux instruments au service d'une gouvernance locale plus efficace.
Un appel aux chercheurs et aux jeunes talents africains
« L'Afrique a besoin de chercheurs, d'ingénieurs et d'innovateurs capables de comprendre ses réalités et de proposer des solutions adaptées à ses besoins », a-t-il déclaré.
Il les a invités à porter leur regard vers les problèmes concrets des villes, des communes et des villages, convaincu que la valeur des connaissances scientifiques réside aussi dans leur capacité à améliorer les conditions de vie des populations.
Transformer les connaissances scientifiques en solutions concrètes
À travers cette intervention, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale a défendu une vision de la recherche scientifique qui ne se limite pas à la production de connaissances, mais qui accorde une place essentielle à leur application.
Pour lui, le développement de l'Afrique dépend autant de sa capacité à produire des connaissances que de son aptitude à les transformer en réponses concrètes aux besoins des populations.
Il a ainsi souhaité que CARI 2026 constitue non seulement un espace d'échanges scientifiques, mais également le point de départ de nouvelles collaborations entre les chercheurs et les collectivités territoriales africaines. Son message tient en une conviction : « La véritable mesure du progrès scientifique réside aussi dans sa contribution au progrès humain. »
Organisée avec la contribution de l'Université d'Abomey-Calavi, de l'Institut de Formation et de Recherche en Informatique (IFRI), de l'Institut de Mathématiques et des Sciences physiques (IMSP) et de leurs partenaires, cette 18ᵉ édition de CARI a offert l'occasion de rappeler le rôle que l'informatique et les mathématiques appliquées peuvent jouer dans la recherche de solutions aux défis du continent africain.
Le président du parti Union Progressiste le Renouveau (UP-R), Joseph DJOGBENOU, entouré les membres de la Haute Direction Politique, a procédé, le jeudi 22 octobre 2026, à l'installation officielle des présidents des 15 commissions techniques permanentes du parti. Les nouveaux responsables ont reçu leurs lettres de mission au cours de la cérémonie.
Nommés par décision n°013/UP-R/BP/DEN/HDP/PDT/SG/SA du 10 octobre 2026, à l'issue des délibérations de la Direction Exécutive Nationale (DEN) lors de sa session du 28 septembre 2026, les présidents des différentes commissions de l'UP-R ont été installés le jeudi 22 octobre 2026. Désormais en fonction, ils devront contribuer à la réflexion stratégique, à l'élaboration de propositions et à la définition des orientations du parti dans leurs domaines de compétence respectifs.
Au cours de la cérémonie d'installation, le président de l'UP le Renouveau, Joseph DJOGBÉNOU, a invité les responsables désignés à mettre leurs compétences et leurs expériences au service de la formation politique. Il a souligné le rôle des commissions dans l'accompagnement des instances dirigeantes, notamment la Direction Exécutive Nationale et le Bureau Politique, en matière d'analyse et de prise de décision. Le président du parti a également insisté sur leur contribution à la formulation de propositions susceptibles d'accompagner l'action publique. « Si le parti veut contribuer positivement à l'action publique avec le Gouvernement, ce sont les commissions qui le permettront », a-t-il déclaré.
Les 15 commissions techniques permanentes couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment les analyses stratégiques et les études politiques, les affaires économiques et financières, l'éducation, la communication et le numérique, la coopération et la diaspora, la justice et les droits humains, la santé, l'agriculture, la sécurité, ainsi que les affaires sociales, culturelles et sportives.
Liste des 15 commissions techniques permanentes de l'Union Progressiste le Renouveau et de leurs présidents.
1- Commission Analyses stratégiques et Études politiques : Séraphin AGBAHOUNGBATA
2- Commission Affaires économiques et financières : Dieudonné DAHOUN
3- Commission Égalité et Inclusion : Mireille BIO IDRISSOU
4- Commission Éducation, Recherche scientifique et Alphabétisation : Christine OUINSAVI
5- Commission Affaires électorales, Décentralisation et École du parti : Lazare SEHOUETO
6- Commission Communication, Presse et Numérique : Ouanilo MÉDÉGAN
7- Commission Justice, Législation et Droits humains : Filbert Toïdè BÉHANZIN
8- Commission Cadre de vie et Développement durable : José Didier TONATO
9- Commission Consommation et Concurrence : Serge BATONON
10- Commission Sécurité et Défense : Théophile M'PO N'TIA
11- Commission Agriculture, Élevage et Pêche : Gaston DOSSOUHOUI
12- Commission Coopération, Intégration régionale et Diaspora : Aristide TALON
13- Commission Santé : Dieudonné GNONLONFOUN
14- Commission Formation et Développement des ressources humaines : Théophile YAROU
15- Commission Affaires sociales, Culturelles et Sportives : Yvette ONIBON DOUBOGAN
La silhouette du missionnaire barbu a profondément marqué la cour du roi Behanzin pendant son court règne. Venu à Abomey comme otage, Alexandre Dorgère se retrouve scribe malgré lui, puis grand médiateur entre deux puissances belligérantes. L'amitié qui le lie ensuite au monarque est l'une des pages les plus méconnues de l'implantation catholique au Dahomey.
En Martinique, le roi valide alors de bon cœur l'inscription du prince Ouanilo à l'école catholique des Frères de Ploërmel. Lui-même ne se sépare d'ailleurs plus du crucifix reçu des mains de son ami "yovo yèhouenon" à Abomey. Deux eaux se rencontraient à l'embouchure. "Ouanilo Gbêhanzin, prince de Djimè". Tout un monde qui se révèle.
Tiburce
In Ouanilo GBEHANZIN, Prince de Djimè
La campagne de vérification de l'existence des pensionnés lancée le 15 octobre 2026, affiche un premier bilan encourageant. A la date du 21 octobre, 15 189 opérations ont été réalisées avec succès, selon les services de communication du gouvernement.
Des demandes d'obtention de la « Preuve de vie » s'enchaînent. En moins d'une semaine, plus de 15 000 demandes ont été enregistrées. Selon des sources proches de la Présidence de la République, 15 189 opérations ont été réalisées avec succès.
Ce service digitalisé s'inscrit dans le cadre de la modernisation des services administratifs destinés aux retraités. Elle vise à simplifier les démarches liées au maintien des droits à pension, tout en réduisant les déplacements et les contraintes administratives.
Pour faciliter la procédure, les autorités ont mis en place l'application mobile « Preuve de vie », disponible sur le Play Store et l'App Store. Cet outil permet aux pensionnés résidant au Bénin ou à l'étranger d'effectuer la vérification à distance, sans se déplacer.
Pour utiliser l'application, les bénéficiaires doivent disposer d'un Numéro personnel d'identification (NPI) et d'un numéro de livret de pension valides. Après avoir renseigné ces informations, ils doivent procéder à une vérification biométrique de leurs empreintes digitales à l'aide de la caméra de leur appareil.
Les retraités qui ne peuvent pas utiliser l'application disposent d'une autre option. Ils peuvent effectuer la démarche auprès des bornes biométriques installées dans les espaces publics dédiés. Cette procédure nécessite une carte nationale d'identité biométrique et la vérification des empreintes digitales au moyen d'un capteur.
À l'issue de la vérification, une notification de confirmation est transmise au pensionné par SMS, e-mail ou WhatsApp.
Prévue du 15 octobre au 15 novembre 2026, la campagne se poursuit afin de permettre à tous les bénéficiaires concernés de se conformer à cette exigence dans les délais impartis.
En cas de difficulté, les pensionnés peuvent contacter le centre d'appel au (+229) 01 21 40 79 47. Le service est accessible du lundi au vendredi, 24 heures sur 24.
F. A. A.
Un jeune homme a été interpellé et placé en garde à vue à Djanglanmey, dans la commune de Grand-Popo pour des faits présumés de séquestration et de viol sur mineure suivis de grossesse. Une fillette aurait été retrouvée dans sa concession trois mois après sa disparition.
Portée disparue depuis trois mois, la jeune B. B., âgée de 15 ans environ, a été retrouvée dans la chambre du nommé S. J., agriculteur âgé de 29 ans, et résident à Djanglanmey, dans la commune de Grand-Popo, département du Mono. Au moment de sa découverte, elle serait enceinte de l'homme qui aurait abusé sexuellement d'elle à plusieurs reprises.
Une disparition signalée trois mois avant
La jeune B. B. aurait quitté le domicile de ses parents trois mois auparavant. Les recherches entreprises pour la retrouver ont été vaines. Son père, B. C. avait signalé sa disparition.
Apprentie coiffeuse, B. B. selon son père vivrait dans la même concession que lui. Au moment de sa découverte, elle présentait les symptômes d'une femme enceinte. Seul un test de grossesse pourra situer les enquêteurs.
Soumis à l'interrogatoire, le jeune agriculteur ne reconnait pas encore les faits. Placé en garde à vue, il devra répondre des faits qui lui sont reprochés devant les autorités compétentes.
F. A. A.
Au terme d'une visite immersive, jeudi 22 octobre 2026, des investisseurs et professionnels de la finance ont salué les réalisations de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ).
Pour les participants au Forum d'investissement sur les Zones économiques spéciales (ZES), les discours sur l'industrialisation ont pris une dimension concrète, lors de leur visite, jeudi 22 octobre 2026, dans les unités de production de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ).
Organisée dans le prolongement des travaux tenus les 21 et 22 octobre à Cotonou autour du thème « Investir dans l'industrialisation et la création de valeur », cette immersion a permis aux investisseurs et financiers de découvrir les capacités industrielles développées au Bénin. L'initiative est portée par Afreximbank, en partenariat avec la GDIZ et PANAFRITEX.
Accueillie par Faki Adjé, directeur général adjoint de la Société d'investissement et de promotion de l'industrie (SIPI-Bénin S.A.), la délégation a d'abord découvert la maquette de la zone et les grandes lignes de ce projet industriel. Développée dans le cadre d'un partenariat public-privé entre l'État béninois et ARISE IIP, la GDIZ ambitionne de rapprocher les matières premières de leur transformation, jusqu'à la fabrication de produits finis.
A la Société béninoise de cosmétique (SOBECO), les visiteurs ont découvert une gamme de produits de beauté et de soins.
Dans les unités textiles, notamment Bénin Textile (BTEX) et Novarea Textiles Bénin, la délégation a pu voir la transformation du coton béninois. BTEX transforme notamment la fibre de coton en linge de maison, des étapes de filature et de tissage jusqu'aux finitions.
Autre étape marquante de la visite, Afrikan Ceramics Solutions (ACS), où les ressources minières locales deviennent des carreaux « Made in Benin ». L'unité transforme notamment l'argile, le kaolin et le granite pour fabriquer des revêtements destinés aux murs et aux sols.
La Zone abritera prochainement une unité de produits pharmaceutiques, dans la continuité des efforts visant à développer la production locale et à réduire la dépendance aux importations, selon les explications de Faki Adjé, le Directeur Général Adjoint de la SIPI-Bénin.
« Ils parlent et ils agissent »
Au terme de la visite, Ernest Ayompe, banquier d'affaires chez PAC Capital Limited, n'a pas caché son enthousiasme. Fort de son expérience sur plusieurs marchés africains et dans les Caraïbes, il dit avoir été marqué par ce qu'il a observé au Bénin. « C'est extrêmement impressionnant », a-t-il indiqué. « Ce qu'on aperçoit avec le Bénin, c'est qu'ils parlent et ils agissent. C'est un gouvernement qui est très proactif en ce qui concerne le développement, et on peut le voir à travers la GDIZ (Glo-Djigbé Industrial Zone), avec Afreximbank. La séance d'hier, ainsi que la visite effectuée aujourd'hui, nous donnent un aperçu de ce que le leadership peut accomplir avec toute une population, un secteur et des industries à travers l'Afrique. Nous venons de voir la croissance des industries, comme l'industrie textile. Nous avons vu le coton ; ici, il y a les noix de cajou, les produits cosmétiques et bien d'autres activités. Cela donne beaucoup de confiance dans ce qui peut être reproduit dans d'autres pays. C'est ici un merveilleux exemple à reprendre et à reproduire dans d'autres pays qui ont besoin de ces zones industrielles ».
Pour Pascal Hodonou, consultant et facilitateur d'opérateurs économiques dans la zone Nigeria, la visite revêt également une dimension personnelle. « En tant que compatriote, nous avons vu grandir sous nos yeux la GDIZ », a-t-il confié, avant de souligner l'importance du projet pour le développement économique du Bénin. « Les investisseurs qui viennent d'autres pays (…) ont quand même pu témoigner de tout ce que nous avons comme potentialités ici au Bénin et de tout ce que nous pouvons aussi vendre au-delà de nos frontières », a ajouté Pascal Hodonou. « Le Bénin n'a pas vraiment un problème de capital ; le problème, c'est la compréhension de la structuration des projets », a-t-il indiqué. A l'en croire, l'ingénierie financière est indispensable aux entreprises qui ont déjà démarré leurs activités pour mobiliser des fonds de roulement ou des capitaux nécessaires à leur développement.
Marc MENSAH