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A Savè dans le département des Collines, un conducteur de taxi-moto a tenté de faire passer la vente de sa motocyclette pour un braquage afin de solliciter financièrement ses proches. Son subterfuge a été découvert par la Police.
Dans la soirée du 1er octobre 2026 à Savè, un conducteur de taxi-moto résidant à Diho se présente à la police et affirme avoir été attaqué sur la voie d'Igbodjé, alors qu'il revenait d'y avoir déposé un client.
Selon la déclaration de la victime imaginaire, six malfaiteurs circulant sur deux motos lui auraient barré la route avec un gros morceau de bois avant de tirer un coup de feu en l'air. Les individus auraient ensuite emporté sa moto Bajaj rouge, qui ne portait pas de plaque d'immatriculation.
Face à cette déclaration, les policiers se rendent sur les lieux pour procéder aux premières vérifications. Mais les constatations effectuées et les explications fournies par le déclarant commencent à faire apparaître des incohérences.
Les enquêteurs poursuivent alors leurs vérifications et procèdent notamment à une fouille corporelle. C'est à ce moment qu'un élément vient compliquer sérieusement l'histoire du prétendu braquage. 245.000 francs CFA sont retrouvés sur l'intéressé.
Un détail plutôt embarrassant pour quelqu'un qui venait d'affirmer avoir été dépouillé de sa principale source de revenus.
Interrogé plus longuement, le conducteur finit par reconnaître que sa moto n'a jamais été volée. Il l'avait en réalité vendue à Glazoué. L'histoire du braquage a été inventée pour faire croire à ses proches qu'il avait été victime de braquage et ainsi les amener à lui apporter une aide financière destinée à l'achat d'une nouvelle motocyclette.
Après avoir reconnu les faits, le conducteur de taxi-moto a été placé en garde à vue pour les nécessités de l'enquête.
Le faux braquage n'aura rapporté qu'une interpellation et non compassion et sollicitude tel qu'espéré.
M. M.
En visite, jeudi 1er octobre 2026, sur le chantier du Stade Général Mathieu Kérékou (GMK) de Cotonou, le chef de l'Etat, Romuald Wadagni, a donné des instructions pour une finition rapide des travaux, avec en ligne de mire l'homologation de l'enceinte avant fin 2026.
Le calendrier du chantier du Stade Général Mathieu Kérékou se resserre. Romuald Wadagni s'est rendu jeudi dernier sur le site pour évaluer l'avancement des travaux de réhabilitation et examiner les opérations restant à réaliser.
Au cours de cette visite, le chef de l'Etat a passé en revue l'évolution du chantier avec les équipes techniques et les entreprises. La principale orientation donnée à l'issue de cette inspection porte sur l'accélération des travaux, avec un suivi rgoureux des échéances.
Les entreprises intervenant sur le chantier ont été invitées à préciser leurs engagements et à établir des rétroplannings détaillés. L'objectif est de disposer d'une visibilité plus précise sur les différentes étapes encore nécessaires avant l'achèvement des travaux.
Cette démarche intervient alors que le Bénin cherche à recevoir ses sélections nationales sur son propre sol. L'absence d'une enceinte homologuée contraint les équipes nationales à disputer leurs rencontres internationales hors du Stade GMK de Cotonou.
Le chef de l'Etat veut l'homologation du stade avant la fin de l'anné
A l'issue de la visite, le ministre des Sports et de l'Engagement civique a expliqué l'enjeu de cette accélération. « Le peuple béninois est impatient de voir évoluer à domicile ses équipes nationales pour pouvoir leur apporter tout le soutien qu'il faut », a-t-il déclaré.
Pour Benoît Dato, la condition préalable reste l'homologation de l'enceinte. « Pour y arriver, il nous faut un stade homologué ». Le calendrier est également lié aux prochaines échéances sportives du Bénin.
Selon le ministre, le cap fixé doit permettre, si les délais sont respectés, « d'accueillir les dernières journées des qualifications de la prochaine CAN à domicile ».
M. M.
A Aklampa et Assanté, dans le département des Collines, le mauvais état du pont reliant ces localités à Glazoué complique sérieust les déplacements et inquiète les populations.
Entre Glazoué et Aklampa, le pont qui assure la liaison entre plusieurs localités ne facilite plus les déplacements comme auparavant. La circulation y est fortement perturbée à la suite des pluies qui se sont abattues sur la localité.
La dégradation du pont perturbe le déplacement aux habitants qui l'empruntent pour rejoindre les marchés, les écoles, les lieux de travail ou les centres de santé.
Le risque sanitaire inquiète particulièrement. La liaison avec l'Hôpital de Zone de Dassa pourrait être sérieusement affectée, si la circulation venait à être totalement interrompue. Pour un malade nécessitant une évacuation rapide, quelques minutes ou quelques heures peuvent pourtant compter.
Début août 2026, après une forte pluie, une femme et un conducteur de taxi-moto avaient été emportés par les eaux au niveau du même pont. Leur sauvetage avait nécessité l'intervention des sapeurs-pompiers et de la Police républicaine.
Depuis, la crainte d'un nouveau drame en cette période hante les les esprits. Les populations redoutent notamment qu'une montée des eaux ne transforme à nouveau le passage en zone dangereuse.
Et lorsque le pont devient difficile à franchir, l'itinéraire de contournement n'offre pas davantage de garanties. La voie reliant Aklampa à Glazoué en passant par Ouèdèmè est elle aussi fortement dégradée.
Les populations de la région ne savent plus à quel saint se vouer.
M. M.
DIGITAL 08H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 08H N°229 a livré son verdict !
Vendredi 02 Octobre 2026
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Félicitations aux heureux gagnants !
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LA CROIX DU VENDREDI 2 OCTOBRE 2026
Un milliard de morts.
Le chiffre avancé par Bill Gates frappe les esprits. Il ne vaut pas prédiction. Il traduit une inquiétude : l'intelligence artificielle a atteint un niveau de puissance qui ne permet plus d'abandonner sa régulation aux seuls acteurs qui la développent.
Le débat change ainsi de nature. Hier, la question était : jusqu'où l'intelligence artificielle peut-elle aller ? Aujourd'hui, elle devient : jusqu'où voulons-nous la laisser aller ?
Entre les deux se trouve le droit.
C'est ce qui rend intéressante une séquence apparue quelques semaines plus tôt à Porto-Novo.
Interrogé le 28 août par des enfants reçus à l'Assemblée nationale sur les dangers de l'intelligence artificielle et des réseaux sociaux, Joseph Fifamin Djogbénou refuse la réponse facile de l'interdiction. Il parle d'éducation, de discernement et de responsabilité. Mais il pose aussi la question de l'encadrement législatif.
Le propos mérite d'être considéré au-delà de la circonstance.
L'enjeu n'est déjà plus de choisir entre la technologie et le droit. Il est de savoir comment le droit accompagnera une technologie capable de transformer nos manières d'apprendre, de travailler et de produire, mais aussi de tromper, de surveiller ou de nuire.
C'est toute la difficulté de l'intelligence artificielle : ses promesses et ses risques procèdent de la même puissance. Réguler ne signifie donc pas arrêter le progrès. Réguler, c'est décider ce qui doit rester humain. C'est déterminer les responsabilités. C'est protéger les libertés. C'est empêcher que la puissance technique finisse par fixer elle-même les limites que la société n'aurait pas su définir.
Pour l'Afrique, la question est plus décisive encore. Le continent ne peut être seulement consommateur d'innovations conçues ailleurs et soumis ensuite à des normes élaborées ailleurs. Il doit prendre part à la définition des règles qui gouverneront ces technologies. C'est aussi ce que révèle, à sa manière, la réflexion engagée à Porto-Novo.
Après son échange avec les enfants, Joseph Djogbénou a reçu, en septembre, des experts de l'intelligence artificielle venus du Canada. La rencontre a prolongé la réflexion sur les usages de cette technologie, sa gouvernance et la nécessité d'un cadre adapté. La séquence prend aujourd'hui un relief particulier.
Bill Gates vient de donner à l'alerte une résonance mondiale. Quelques semaines auparavant, Joseph Djogbénou avait déjà placé la question sur le terrain où elle finit nécessairement par arriver dans une démocratie : celui du droit et du législateur. Quand une technologie commence à transformer profondément la société, la question de ses limites finit toujours par se poser. Puis vient le temps du droit et pour l'intelligence artificielle, ce temps est venu.
Romain L. KIKI
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