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À quelques semaines du sommet Russie–Afrique, prévu les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou, notre série passe au crible les promesses faites par Moscou, pays par pays. Quel bilan au Ghana ? Onze ans après l'accord nucléaire de 2015, aucune centrale russe n'a été construite et Rosatom reste en concurrence pour les futurs projets. Retour sur les engagements et leurs résultats.
Un accord, puis une compétition
Le 2 juin 2015, la Russie et le Ghana signent un accord de coopération sur l'usage pacifique de l'énergie atomique. Le texte ouvre une perspective industrielle, sans constituer une commande de centrale. Le programme ghanéen a depuis progressé sur le plan institutionnel : Accra est passé à la deuxième phase de préparation nucléaire en août 2022. Cette étape concerne notamment le choix de la technologie et la mise en place des capacités nécessaires avant toute construction.
Rosatom n'a pas remporté le marché
Le chiffre à retenir est zéro : aucune centrale électronucléaire russe ne produit de courant au Ghana. En 2024, Nuclear Power Ghana a signé un accord commercial avec l'américain Regnum Technology Group pour un projet de petit réacteur fondé sur la technologie NuScale. La Russie n'a donc pas transformé son accord de 2015 en contrat de construction attribué à Rosatom ; elle continuait toutefois à présenter une offre au Ghana en 2025.
L'heure des comptes
À Moscou, Accra pourra demander des réponses précises : quelle technologie Rosatom propose-t-il, avec quel financement, quel calendrier et quelle part réservée aux entreprises ghanéennes ? Après onze ans de coopération, une nouvelle déclaration d'intention ne suffirait guère à mesurer le projet.