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Blog • 1971 : Quand la télévision suisse romande pénétrait en Albanie communiste pour un reportage exclusif

Courrier des Balkans / Albanie - Wed, 25/02/2026 - 18:19

Le 11 février 1971, la Radiotélévision suisse romande publiait un reportage exceptionnel en Albanie communiste. La Feuilles d'Avis de Neuchâtel commentait ce scoop.

- Coup d'œil sur l'Albanie • Le blog d'Aurenc Bebja / , ,

Iran : la bombe hydrique

IRIS - Wed, 25/02/2026 - 17:54

Vue de loin, en tout cas d’ici, en Europe et en France, parler de l’Iran, c’est mettre l’accent sur les Mollahs, les centrifugeuses, les missiles et les milices. À en oublier parfois les massacres de population, terribles ces dernières semaines, mais qui sont hélas récurrents dans ce régime autoritaire hyper-répressif. La République islamique vient de célébrer son 47e anniversaire et nous commentons, en raison des parades militaires à Téhéran et de l’armada états-unienne qui s’avoisine, les déclarations de l’Ayatollah Ali Khamenei et du président Donald Trump. Le premier aura bientôt 87 ans ; le second 80 ans. De nombreux analystes redoutent le pire, notamment une escalade non souhaitée qui mécaniquement engendrerait une guerre ou des frappes ciblées de grande ampleur, bien plus périlleuses pour la région que celles déjà effectuées sur l’Iran par les bombardiers américains l’an dernier. D’autres mettent en avant le jeu économique qui se trame en coulisses dans les négociations actuelles entre ces deux pays. La République islamique d’Iran se dit prête à discuter de son programme nucléaire, comme l’exige la Maison-Blanche, à condition d’une levée des sanctions commerciales qui pèsent sur le pays depuis des années. Le pays veut se réinsérer sur la scène internationale en raison d’un besoin de développement économique considérable. Les États-Unis savent aussi que ce marché de près de 100 millions d’habitants n’est pas insignifiant en perspective. Le business n’est jamais oublié dans leur action diplomatique, règle d’or que galvanise le transactionnalisme de l’administration Trump.

Pourtant, la bombe la plus dangereuse qui menace l’Iran n’est peut-être ni atomique ni balistique. Elle est hydrique. Et elle est déjà amorcée. Depuis des années, ce pays glisse vers une pénurie structurelle d’eau. Plus de 70 % de ses principaux aquifères sont surexploités. Les nappes phréatiques s’effondrent et les réservoirs atteignent des seuils critiques. Les ressources en eau renouvelables ont chuté d’un tiers en deux décennies. Certaines régions approchent le seuil de pénurie absolue. Dans plusieurs provinces, les sécheresses répétées ne sont plus des accidents climatiques, mais des réalités cruelles, générant des tensions entre usagers, notamment agricoles. 2025 a probablement été l’année la plus sèche depuis le début du siècle. L’Iran a longtemps fait de l’autosuffisance alimentaire un impératif, avec d’ailleurs un ministère de l’Agriculture qui est celui dit du Djihad (« combat ») agricole. Les sanctions internationales ont renforcé cette doctrine : produire chez soi pour ne pas dépendre de l’extérieur.

Blé, riz, betterave à sucre : des cultures exigeantes en eau ont été encouragées dans des territoires arides. L’eau a été massivement subventionnée. L’énergie bon marché a favorisé le pompage intensif. Des centaines de milliers de puits ont été creusés, souvent sans contrôle rigoureux. Le résultat est implacable : l’extraction dépasse largement la capacité de régénération naturelle, des sols s’affaissent et les systèmes traditionnels d’irrigation, comme les qanats, se dégradent. En voulant sécuriser son alimentation, l’Iran a fragilisé sa ressource vitale. Cette contradiction est au cœur d’un dilemme stratégique cependant spécifique : comment concilier sécurité alimentaire, stabilité sociale et durabilité environnementale dans un pays soumis à des sanctions commerciales internationales, à une pression démographique urbaine et à un climat de plus en plus instable ? Dit autrement, les Iraniens sont enfermés : par l’idéologie du régime d’un côté ; par la géographie sous contraintes de l’autre.

Cette insécurité hydrique n’est pas un problème uniquement environnemental. Il s’agit d’un enjeu de stabilité nationale. La crise de l’eau se voit et se ressent. Dans plusieurs provinces, des manifestations ont éclaté sous le slogan « Nous avons soif ». Des agriculteurs voient leurs vergers mourir, leurs troupeaux décliner. Des populations rurales migrent vers des villes déjà saturées, accentuant le chômage et les tensions sociales. Les transferts d’eau interprovinciaux, destinés à alimenter des centres industriels ou des métropoles comme Téhéran, sont perçus comme des injustices territoriales. Et dans la capitale même, le stress hydrique et l’accès à l’eau potable sont devenus des sujets critiques ces derniers mois, à mettre en écho à cette inflation considérable des produits alimentaires, plus de 70 % en 2025… Il faut avoir ces éléments à l’esprit pour comprendre pourquoi des Iraniens descendent aussi dans la rue exprimer leur colère.

L’Iran a appris à vivre sous la menace d’une frappe militaire et a développé une stratégie de dissuasion. Mais face à la dégradation progressive de ses ressources en eau, aucune dissuasion n’est possible. La bombe atomique relève du calcul stratégique. La bombe hydrique relève de la réalité physique. L’eau conditionne la trajectoire d’un pays. Dans le cas iranien, elle est le facteur silencieux qui redessine, en profondeur, l’équilibre intérieur et la posture extérieure. Cette bombe hydrique n’explose pas en un instant. Elle se diffuse lentement, depuis des années, fragilise les territoires iraniens et érode les bases minimums de la sécurité humaine, dans un pays où tout est déjà compliqué, codé et conditionné. La crise déborde des frontières iraniennes, l’eau étant un facteur de divisions et de compétitions dans un Moyen-Orient qui en manque cruellement.

Un pays confronté à une pénurie structurelle d’eau est un pays dont la marge de manœuvre intérieure se réduit. Un pays dont les zones rurales se désertifient est un pays dont la stabilité sociale devient plus précaire. Que se passera-t-il si les pénuries s’aggravent ? Si les migrations internes s’accélèrent ? Si la production agricole chute durablement ? Si la dépendance aux importations alimentaires augmente dans un contexte où l’Iran ne serait pas réinsérée sur la scène géoéconomique internationale ? Quoique fasse Donald Trump, quoiqu’il advienne ces prochaines semaines, pour le régime des Mollahs comme pour la région entière, la rareté de l’eau constituera un invariant géopolitique majeur. Ne pas regarder cette problématique, c’est s’extirper du temps long et du stratégique. La sécurité alimentaire et hydrique fait partie intégrante de la sécurité tout court. Cela vaut pour l’Iran, comme pour le reste du monde. En Europe, nous aurions tort de sous-estimer cette équation.

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Megkezdte a fegyvergyártást az első ukrán üzem Nagy-Britanniában

Kárpátalja.ma (Ukrajna/Kárpátalja) - Wed, 25/02/2026 - 17:53

Megkezdődött a fegyvergyártás az első nagy-britanniai ukrán hadiüzemben, amely elsősorban a modern hadviselésben alkalmazható drónok gyártására fókuszál. A tervek szerint a jövőben hasonló hadiüzem nyílhat Dániában is.

United 24 media beszámolója szerint

Nagy-Britanniában megkezdték a fegyvergyártást az első ottani ukrán hadiüzemben. Az Ukrspecsystems üzemeltetésében a létesítmény olyan drónok gyártására fókuszál, amelyek bizonyítottan hatékonyak a modern hadviselésben.

A hírt a londoni ukrán nagykövet, Valerij Zaluzsnij jelentette be.

A diplomata hangsúlyozta, hogy Ukrajna a rakétacsapások, az infrastruktúra rombolása és a gyártási kapacitásokra támadó kockázatok mellett is folytatja a harcot. „Mérnökeink közvetlenül a frontvonalból érkező tapasztalatokból születő megoldásokat hoznak létre. Nem elméleti kutatásokon alapulnak, hanem valódi harci alkalmazások eredményein keresztül javítják ezeket a rendszereket” – mondta a tudósítás szerint Zaluzsnij.

Rámutatott arra is, hogy a brit gyártóüzem elindítása jelentős stratégiai jelentőséggel bír.

Ez nem arról szól, hogy a fegyvergyártás fókuszát helyezzák át Ukrajnából, sokkal inkább a közös képességek bővítéséről és egy második ellenállóképességi vonal létrehozásáról” – hangsúlyozta Ukrajna londoni nagykövete, hozzátéve, hogy ezzel a hadianyagok termelésének folytonosságát is  biztosíthatják.

Zaluzsnij szerint

ezzel minőségi partnerséget teremtenek, ahol a szövetségesek nemcsak támogatják egymást, hanem közös ipari biztonsági bázist is létrehoznak.

A nagykövet ezt egy stabil és hosszú távú projektként jellemezte, amely a brit védelmi ipart is megerősíti, hozzáférést biztosít a modern háborúban alkalmazott technológiákhoz, egyben új foglalkoztatási lehetőségeket is teremt.

Forrás: hirado.hu

Nyitókép forrása: Facebook/Valeriy Zaluzhny

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Hagyományőrző téli foglalkozás a Nagyberegi Tájházban

Kárpátalja.ma (Ukrajna/Kárpátalja) - Wed, 25/02/2026 - 17:15

Csuhéfonás, szövés és kemencében sült pogácsa készítése színesítette a Nagyberegi Tájház programját február 25-én.

Kezdetét vette a nagyböjt. A Nagyberegi Tájház ebben az időszakban sem pihen. A termek ismét élettel teltek meg, ahol hagyományőrző téli foglalkozást szerveztek a fiatalok számára. Az eseményen a Nagyberegi Református Líceum diákjai vettek részt, akik a népi mesterségek és a régi konyhai hagyományok világába nyerhettek betekintést.

A program egyik központi eleme a csuhéfonás és a szövés volt. A foglalkoztató teremben a kukoricacsuhé megmunkálásával ismerkedtek meg a résztvevők Kepics Andrea vezetésével. Virágok, csuhébaba és különféle fonatok készültek ügyes kezek munkája nyomán. Néhányan a munka első fázisát is kipróbálták – kukoricát hántottak, majd fejtettek –, így a folyamat teljes egészét megtapasztalhatták az alapanyagtól a kész dísztárgyig.

A kamrában berendezett szövőteremben a diákok az esztovátán való szövés alapjait sajátíthatták el. A szövőszéken egyszerű, csíkozott konyhakendők készültek, miközben a fiatalok megismerkedtek a szövés eszközeivel és munkafolyamataival. Emellett a csüllő használatát is kipróbálták.

A tájház konyhájában eközben tepertős pogácsa készült a szakácsnő irányításával. A diákok nemcsak a tészta nyújtásában, formázásában, a pogácsák kiszaggatásában segédkeztek, hanem megismerkedtek a kemence részeivel és a hozzá tartozó eszközökkel is. Kézbe vehették a pemetét, a szénvonót és a kemencelapátot. Láthatták a befűtött kemencét, és azt is, hogyan szedik ki a parazsat a kemencéből, majd pedig hogyan kerülnek be a tepsik a forró sütőtérbe. A kemencében sült pogácsa illata hamar belengte az udvart, igazi otthonos hangulatot teremtve.

A foglalkozás végén a résztvevők közös imával zárták az együtt töltött időt, majd együtt fogyasztották el a frissen sült, illatos tepertős pogácsát egy csésze forró tea kíséretében.

A program nemcsak kézműves ismeretekkel gazdagította a diákokat, hanem lehetőséget adott arra is, hogy személyes tapasztalatokon keresztül kapcsolódjanak a helyi hagyományokhoz, és közösségi élményként éljék meg a múlt értékeinek továbbörökítését.

A foglalkozás a Pro Cultura Subcarpathica szervezésében valósult meg. A program támogatója a Csoóri Sándor Alap volt, szakmai partnere a Hagyományok Háza hálózat kárpátaljai kirendeltsége.

Gál Adél

Kárpátalja.ma

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A kommunista diktatúrák áldozatainak emléknapjára

Kolozsvári Rádió (Románia/Erdély) - Wed, 25/02/2026 - 12:57

Közép- és Kelet-Európában elsőként Magyarország döntött úgy, hogy legyen emléknapjuk a kommunista diktatúrák áldozatainak. A magyar Országgyűlés 2000. június 13-án elfogadott határozata minden év február 25-ét a kommunizmus áldozatainak emléknapjává nyilvánította. Ez a nap adta az apropóját az alábbi beszélgetés közzétételének. 1970. február 13-án Brassóban a Román Kommunista Párt székháza előtt a nagyajtai Moyses Márton […]

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Színtanácsadás: hideg-meleg, pasztell és árnyalatok

Kolozsvári Rádió (Románia/Erdély) - Wed, 25/02/2026 - 12:39

Régen divat volt divatosnak lenni, ma már a fiatalok szinte mindent hordanak, mondhatni évszaktól és napszaktól, sőt, mondhatni természetes adottságaiktól függetlenül. Azaz: ami tetszik felveszik. Nagymama már ritkábban mondja – vagy hiába mondja? –, hogy neked, kicsim, a hosszú szoknya áll jobban, nem a rövid nadrág. A tiktok videók diktálta igencsak múlékony trendek világában arról […]

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Localisation de l’aide : dix ans après le « Grand Bargain », un an après la fin de l’USAID

IRIS - Tue, 24/02/2026 - 17:49

Dix ans après son adoption, dans quelle mesure le Grand Bargain a-t-il permis de modifier les rapports de pouvoir au sein du système humanitaire international (notamment dans le réajustement des partenariats entre organisations du Nord et du Sud) ? Du point de vue d’ALIMA, quels sont aujourd’hui les mécanismes politiques, financiers et institutionnels qui continuent de freiner le transfert effectif de ressources et de leadership vers les organisations de la société civile locale ? Dans quelle mesure les cadres de gestion
du risque, de redevabilité et de conformité participent-ils à la reproduction de ces déséquilibres ? Un an après les évolutions récentes des politiques et modalités de financement d’USAID, observe-t-on une dynamique de recentralisation du pouvoir décisionnel ou, au contraire, des ouvertures concrètes en faveur d’une plus grande autonomie des acteurs locaux ? Quels effets ces changements produisent-ils sur la capacité des organisations de la société civile locales à se projeter sur le long terme ?

Entretien avec Dr Moumouni Kinda, directeur général d’ALIMA.

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Talján jellegű játékok

Kolozsvári Rádió (Románia/Erdély) - Tue, 24/02/2026 - 14:16

A helyszínen gyűjtött élményeket mixeltük a statisztikákkal és sporttörténeti adalékokkal a Tetőteraszon. Kádár Zoltán és Boros Miklós értékelte a vasárnap zárult milánói-cortinai világversenyt. Házigazda: Rostás-Péter István

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Megállapodott a koalíció a helyi adókkal kapcsolatos kedvezményekről

Kolozsvári Rádió (Románia/Erdély) - Tue, 24/02/2026 - 13:43

A koalíció az ingatlanok és a személygépkocsik esetében hozna könnyítéseket, illetve kedvezményeket biztosítanának a fogyatékkal élő személyeknek. Akik már befizették az adókat, visszaigényelhetik vagy átvihetik a következő évre a túlfizetésnek minősülő összegeiket – osztotta meg rádiónkkal az alsóház költségvetés- és pénzügyi bizottságának tagja, Miklós Zoltán parlamenti képviselő. Riporter: Birtalan Albert  

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Quatre ans de guerre : où en est la Russie ? | Les mardis de l’IRIS

IRIS - Tue, 24/02/2026 - 12:30

Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale.
Aujourd’hui, échange avec Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’IRIS et ancien ambassadeur de France en Russie, pour dresser le bilan après quatre années de guerre en Ukraine et analyser la situation actuelle de la Russie.

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Az eltelt idő nyomában – Gdańsk 50

Kolozsvári Rádió (Románia/Erdély) - Tue, 24/02/2026 - 12:12

1974-ben négy erdélyi fiatal eljutott a lengyelországi Gdańskba. Szentes Lajos fotókat készített a kikötőváros számos épületéről, szobráról, teréről. Ötven évvel később fia, Szentes Zágon képzőművész és Mărcuțiu-Rácz Dóra költő arra vállalkozott, hogy megismételje az élményt, és elkészítse a fotók remake-jét. Az ötletből született egy fotókiállítás és egy könyv, amely a képanyag mellett rendhagyó útinaplót, meg […]

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Poutine a gagné des territoires, pas la guerre

IRIS - Tue, 24/02/2026 - 11:33
Quatre ans après le déclenchement de la guerre lancée par la Russie contre l’Ukraine, quel bilan peut-on en tirer ?

Tout d’abord, sur le plan humain, il s’agit d’une catastrophe. La guerre a vraisemblablement fait des centaines de milliers de tués, de blessés et de mutilés de part et d’autre. Un bilan humain absolument détestable.

Sur le plan géopolitique, qui en tire avantage ? Qui en paye le prix ? Du côté de la Russie, le crime n’a pas payé. Déjà, en 2014, Vladimir Poutine avait gagné la Crimée mais avait « perdu » l’Ukraine. Depuis 2022, il a gagné des territoires qu’il ne restituera pas mais il a beaucoup plus perdu en termes de statut et de puissance. La Russie est affaiblie par cette guerre. Vladimir Poutine avait pour ambition de restaurer la grandeur de la Russie lorsqu’il a pris le pouvoir. Il y est parvenu jusqu’en 2022, parce qu’effectivement, année après année, il pouvait affirmer que la Russie se portait mieux depuis qu’il exerçait le pouvoir qu’avant qu’il n’y arrive. Mais depuis 2022, la Russie marque un recul : elle ne poursuit plus le développement de sa puissance. La guerre l’a affaiblie et, durablement, la Russie « pèse » moins en Europe et dans le monde qu’avant le déclenchement de la guerre : elle perd des hommes sur le front, mais aussi à l’arrière, avec des jeunes diplômés qui ont fui la mobilisation, les restrictions de liberté et la répression. Une perte couteuse, particulièrement dans certains secteurs, comme celui des nouvelles technologies. La Russie est également en recul sur le plan économique. Si son économie n’a pas été mise à genou par les sanctions – en grande partie grâce à la mise en place d’une économie de guerre – elle paye le prix de la guerre et le paiera dans les années à venir. Si elle n’est pas coupée du reste du monde, contrairement à ce qu’avaient espéré les Occidentaux, elle a beaucoup perdu en termes d’image et de relations. Certes, Donald Trump est un appui sérieux et fort utile. Il a même fait exploser le concept de mon occidental. Mais cette guerre a beaucoup plus coûté à Vladimir Poutine qu’elle ne lui a rapporté. Dans le jugement de l’histoire, cela sera porté à son discrédit. Il sera difficile pour la Russie de sortir de cette économie de guerre. Sa dépendance à la Chine se renforce et donc sa place relative est affaiblie.

L’Ukraine est un pays martyre qui a beaucoup souffert sur le plan des destructions humaines et physiques. Mais si elle a de facto perdu des territoires qu’elle ne récupérera pas, elle a gagné un statut. C’est un pays qui était jugé peu fréquentable, qu’on voulait éviter du fait d’une corruption endémique. Un pays dont le PIB par habitant ne s’était guère amélioré depuis 30 ans parce que les élites, qu’elles soient pro-russes ou pro-européennes, étaient unies dans une gabegie et la corruption. Désormais, c’est un pays qui a obtenu le statut de candidat à l’Union européenne et qui est devenu fréquentable. Elle a le soutien indéfectible des Européens qui se sont beaucoup engagés en sa faveur. La difficulté pour elle, c’est de devoir accepter une perte de territoire qui est illégale et immorale, mais qui reflète le rapport de force après quatre ans de guerre qu’il semble difficile de modifier fondamentalement quelle que soit la poursuite de la guerre.

L’Ukraine devra certainement faire face aux divisions d’une société après des années de guerre. Toute la population a-t-elle été soumise aux mêmes obligations par rapport à la menace russe ? Se pose enfin le défi du développement économique. La société civile ukrainienne, forte et développée, l’emportera-t-elle sur les oligarques ? Est-ce qu’elle fera le choix du développement et mettra vraiment fin à la corruption ? Dans ce cas, elle a des potentialités, même avec une partie de son territoire en moins, de se développer.

Les grands perdants de la guerre sont sans aucun doute les Européens. Ils seront tombés loin en arrière en termes de dépendances. Fini le gaz bon marché qui venait de Russie. Ils ont abandonné pour des milliards d’avoirs en Russie pour ne pas soutenir l’effort de guerre russe. Une manne qui est allée directement dans les mains des oligarques russes proches de Vladimir Poutine. Les pays de l’Union européenne ont augmenté leurs dépenses militaires au détriment d’autres secteurs. Elle a augmenté sa dépendance aux États-Unis en terme énergétique, en termes d’équipement militaire et donc en terme géopolitique. Désormais, alors Donald Trump répète, régulièrement mais sans constance, qu’il va arrêter l’aide à l’Ukraine, et qu’il considère par ailleurs l’Union européenne comme un ennemi, les pays européens continuent de faire semblant de croire qu’il est un allié indispensable. Ils sont tellement focalisés sur l’idée de maintenir la présence stratégique américaine en Ukraine qu’ils sont prêts à faire toutes les concessions. C’est pour cela qu’ils ont accepté un objectif de dépenses militaires très élevé fixé par l’administration Trump. C’est pour cela qu’ils ont accepté un accord commercial tout à fait déséquilibré et qu’ils ne cessent de faire des concessions à l’égard de Donald Trump. La préservation de la souveraineté de l’Ukraine est venue en quelques sortes limiter leur propre souveraineté à l’égard des États-Unis. Si les pays européens ne pouvaient pas faire autrement que de soutenir l’Ukraine pour des questions de principes et des questions d’intérêt, ils ont repris entièrement les buts de guerre de Kiev. Ils auraient pu en discuter le bien fondé et surtout la faisabilité. Volodymyr Zelensky a par ailleurs toujours donné la priorité aux États-Unis, même si l’Europe a finalement beaucoup aidé, et désormais plus que les États-Unis. Il y a eu une perte de crédibilité stratégique pour l’Europe puisqu’à force de dire que la Russie ne pouvait pas gagner la guerre, qu’il fallait qu’elle rende tous les territoires conquis, que c’était une question de crédibilité pour l’Europe, alors que cela apparait depuis longtemps maintenant comme impossible, elle a perdu cette crédibilité. Surtout, elle a perdu sa crédibilité morale entre la dénonciation des violations du droit international et des crimes de guerre et contre l’humanité commis par la Russie en Ukraine, condamnations immédiatement assorties de véritables sanctions de plus en plus lourdes, et d’un autre côté l’absence totale de sanctions pour les violations du droit international et les crimes de guerre et contre l’humanité commis par Israël à Gaza. L’insistance que les pays européens ont eu à demander aux pays du Sud global de prendre des sanctions contre la Russie alors qu’aucun ne l’a fait a aussi contribué à souligner les limites de leurs pouvoirs.

La Chine est également le vainqueur de cette guerre. Le conflit a initialement constitué un facteur déstabilisant. Une surprise stratégique venue de Russie qui contrevenait à la vision et aux intérêts de Pékin, puisqu’elle venait augmenter dans un premier temps les dépenses d’importations alimentaires et énergétiques, les deux principaux pôles d’importation pour la Chine. In fine, Pékin y gagne en renforçant d’un côté son influence sur la Russie, mais aussi en apparaissant comme une puissance pacifique aux yeux du reste du monde, puisqu’elle peut souligner qu’elle n’est pas impliquée dans le conflit, contrairement aux Européens et aux Occidentaux. Elle peut s’afficher comme une puissance qui veut la paix, favorable à un cessez-le-feu, ce qui coïncide avec les intérêts de nombreux pays du Sud global. La Chine apparait comme un pays qui évite les mauvais coups et qui tient ses engagements. 

Quant aux pays du « Sud global », ils ne se sont pas sentis concernés par cette guerre. Ils ont renvoyé souvent dos à dos l’Ukraine et la Russie, même si les deux tiers d’entre eux ont condamné l’agression de la Russie lors des votes à l’ONU, sans pour autant vouloir s’engager dans une politique de sanctions à l’égard de la Russie, affirmant qu’il s’agit là d’une affaire occidentale. Ils ont été agacés par l’attitude des Occidentaux qui voulaient les voir les suivre sur les sanctions, alors qu’ils n’avaient pas été associés au processus de décision qui conduisait aux sanctions. Ils se sont, au cours de cette guerre, de plus en plus affirmés, dans leur diversité, dans leur complexité, mais pour refuser ensemble de prendre des sanctions à l’égard de la Russie. Ils ont encore un peu plus affirmé leur identité, certes gazeuse, mais non moins collective par rapport à l’Occident.

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Kolozsmonostor jezsuita rendházának őrei

Kolozsvári Rádió (Románia/Erdély) - Tue, 24/02/2026 - 11:12

Már túl van a regionális versenyek szakaszán az Örökségünk Őrei verseny idei kiadása. A Kolozsvári Református Kollégiumban február 14-én megrendezett versenyen a házigazda Kollégium XI. osztályos csapata, a Kolozsmonostor kutatói, első díjat nyert, és ezzel bejutott a verseny országos fordulójába, amelyet Szatmárnémetiben rendeznek meg március végén. A csapat tagjai: Gyulai Eszter, Gyulai Zoltán, Hatházi Renáta, Püsök […]

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Surtourisme dans les Balkans : partagez votre expérience

Courrier des Balkans / Macédoine - Tue, 24/02/2026 - 10:53

Vous vivez dans une destination très prisée ? Vous êtes confronté à la hausse des loyers dans un quartier populaire ou frustré par les perturbations causées par les touristes ? Racontez-nous votre histoire.

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Surtourisme dans les Balkans : partagez votre expérience

Courrier des Balkans / Croatie - Tue, 24/02/2026 - 10:53

Vous vivez dans une destination très prisée ? Vous êtes confronté à la hausse des loyers dans un quartier populaire ou frustré par les perturbations causées par les touristes ? Racontez-nous votre histoire.

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Surtourisme dans les Balkans : partagez votre expérience

Courrier des Balkans / Albanie - Tue, 24/02/2026 - 10:53

Vous vivez dans une destination très prisée ? Vous êtes confronté à la hausse des loyers dans un quartier populaire ou frustré par les perturbations causées par les touristes ? Racontez-nous votre histoire.

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Kosovo : vingt ans après sa privatisation, le fleuron métallurgique Ferronikeli est à l'arrêt

Courrier des Balkans / Kosovo - Tue, 24/02/2026 - 09:52

Ferronikeli est à l'arrêt et l'entreprise de production et de transformation de nickel ne compte plus que 70 employés contre 700. Deux décennies après sa privatisation, la reprise de ce pilier de l'économie du Kosovo reste complexe.

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Jeux d’hiver 2026 : un reflet de la politisation du sport international ?

IRIS - Mon, 23/02/2026 - 18:59

Quel bilan géopolitique peut-on dresser de cette édition ?

À l’instar des éditions précédentes, la politique nationale comme internationale s’est invitée au programme, que ce soit en marge des compétitions comme au cœur même de l’arène olympique, constituant par la même un test important pour Kirsty Coventry, nouvelle présidente du Comité international olympique (CIO).

Commençons par évoquer le pays hôte, l’Italie, qui accueillait ses 3e Jeux d’hiver. Après avoir connu de fortes mobilisations – manifestants qualifiés « d’ennemis de l’Italie » par la Première ministre, Giorgia Meloni, en amont des Jeux dénonçant notamment l’usage des fonds publics, l’impact écologique ou encore la présence de la police anti-immigration états-unienne ICE, ces mouvements se sont progressivement atténués, engloutis par le spectacle sportif. Élément crucial dans l’expression du soft power d’un État, la cérémonie d’ouverture a cherché à marquer une rupture avec celle des Jeux de Paris 2024, mettant en scène une représentation patrimoniale et traditionnelle de l’Italie.

Au-delà de la scène nationale, plusieurs évènements ont rythmé la quinzaine, notamment autour de la question de la neutralité olympique. Revenons sur trois d’entre eux.

Tout d’abord, la disqualification du skeletoneur ukrainien Vladislav Heraskevytch, porte-drapeau de sa délégation, a été particulièrement commentée. Son tort : avoir voulu porter en compétition un casque commémorant des coéquipiers tués dans le conflit avec la Russie. Cet épisode rappelle des précédents récents, et notamment la disqualification de l’athlète afghane Manizha Talash aux Jeux de Paris pour avoir déployé le slogan « Free Afghan Women ». Ici, pas de slogan, uniquement des visages d’anciens coéquipiers. Pourtant, à l’instar de sa décision concernant la danseuse engagée avec l’équipe olympique des réfugiés, le CIO a estimé que cette forme de liberté d’expression de l’athlète constituait une manifestation politique sur un site de compétition, allant donc à l’encontre de la Charte olympique. Après avoir tenté de trouver un terrain d’entente, l’instance lausannoise a finalement disqualifié le skeletoneur. Cette décision fut confirmée par la chambre ad hoc du Tribunal arbitral du sport, considérant que si la liberté d’expression des athlètes demeurait garantie dans certains espaces, elle était limitée sur le terrain de jeu afin de préserver la neutralité des compétitions et l’attention portée aux performances sportives. Ce cas illustre une fois encore la périlleuse ligne de crête sur laquelle marche le CIO : chercher à concilier l’impératif de neutralité, constitutif de son identité institutionnelle, avec le respect des droits humains, à commencer par la liberté d’expression des athlètes, s’avère être une tâche particulièrement ardue. Et risquée. En effet, cette position d’équilibriste se trouve régulièrement mise en délicatesse face aux accusations de double standard à laquelle le CIO doit faire face, concernant la neutralité supposée d’autres athlètes, notamment israéliens, ayant participé par exemple à des opérations militaires.

Ensuite, et bien qu’il ne s’agisse pas d’épreuves sportives à proprement parlé, la question de la neutralité s’est également posée, non par pour un ou une athlète mais bien pour un de ses membres élu depuis 2020 : Gianni Infantino, président de la FIFA. En effet, à l’occasion de la première séance du « Board of Peace » créé par le président états-unien, Donald Trump, la présence d’Infantino aux côtés de chefs d’État et de gouvernement a questionné. Or, selon la Charte du CIO (article 16), ses membres sont tenus d’agir « toujours indépendamment des intérêts commerciaux et politiques ainsi que de toute considération raciale ou religieuse ». Si le soutien de la FIFA à la reconstruction du football à Gaza a finalement été jugé, par l’instance olympique, conforme au rôle d’une fédération internationale, quid de la proximité affichée d’Infantino avec Donald Trump, au regard de cette exigence d’indépendance des intérêts politiques. Interrogé sur la possibilité de rejoindre lui aussi le Board of Peace, le CIO s’est borné à répéter une nouvelle fois sa position de neutralité, soulignant d’autant plus en creux le caractère politique de la démarche.

Enfin, liée à la question de la place de la Russie (et du Bélarus) sur la scène sportive internationale, la perspective des Jeux paralympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 prolonge ces questions. La décision du Comité international paralympique (indépendant du CIO, rappelons-le) d’autoriser les athlètes russes et biélorusses à concourir sous leurs drapeaux marque une étape supplémentaire dans leur réintégration progressive au sein du sport international, après leurs exclusions à la suite de l’invasion de l’Ukraine en 2022. Annoncée pendant les Jeux, cette décision n’a pas manqué de faire réagir, revoyant fleurir des annonces de boycott diplomatique de la cérémonie d’ouverture par des responsables et athlètes ukrainiens et tchèques. Le Commissaire européen, en charge des Sports, Glenn Micallef, a également réagi, indiquant avoir décidé de ne pas assister à l’évènement. Aussi, de manière intéressante, les Jeux paralympiques s’annoncent être aussi chargés politiquement et diplomatiquement que les Jeux olympiques.

En conséquence, le bilan géopolitique de Milan-Cortina 2026 révèle moins une rupture qu’une continuité des tendances observées depuis des décennies : une politisation des Jeux de plus en plus médiatisée, une revendication de neutralité et d’apolitisme de plus en plus complexe à conserver pour les instances sportives internationales et un environnement international fragmenté qui fait du sport une caisse de résonnance. Au regard de ces enjeux, les prochains Jeux d’été de Los Angeles, organisés aux États-Unis, sous la présidence de Donald Trump et ceux d’hiver en France en 2030 seront évidemment à suivre de très près.

Dans quelle mesure les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver viennent renforcer un certain « clivage Nord – Sud » sur la scène internationale sportive ?   

Concernant les JOP d’hiver, ce clivage « Nord/Sud », même si le terme est trop générique pour être tout à fait pertinent, s’exprime à, au moins, deux égards.

D’une part, en termes d’accueil des grands événements sportifs internationaux, rappelons qu’en 25 éditions de Jeux olympiques (14 en paralympiques), 15 se sont déroulés sur le continent européen, 6 en Amérique du Nord et 4 en Asie. Laissant donc l’Océanie, l’Amérique du Sud et l’Afrique vierge de tout JOP d’hiver. Cette géographie pousse toutefois à réfléchir à deux perspectives : d’une part, l’apparition de nouveaux pôles, notamment en Asie,  Pyeongchang en 2018 et Pékin en 2022 en témoignent, tout comme l’appétit de certains États cherchant désormais à investir dans le domaine des sports d’hiver. À ce titre, l’Arabie saoudite, qui était jusqu’à peu pays hôte des jeux asiatiques olympiques de 2029 (finalement organisé par Almaty), méritait toute notre attention, même si cela est sans commune mesure avec l’accueil d’un méga-événement sportif comme les Jeux olympiques et paralympiques. D’autre part, cette géographie soulève aussi les interrogations concernant son avenir. En 2024, deux chercheurs estimaient que sur 93 sites de montagne à même d’accueillir des sports d’hiver de compétition aujourd’hui, il pourrait n’en rester qu’une petite trentaine dans les années 2080[1], selon l’évolution des émissions mondiales d’ici là. Le CIO lui-même considère qu’à l’horizon 2040, seuls 10 pays pourront encore être en capacité d’accueillir des Jeux.

D’autre part, en termes de participation, les JOP d’hiver sont incontestablement moins universels que ceux d’été. Alors que ceux de Paris avaient réuni 204 comités nationaux olympiques, l’équipe des réfugiés et l’équipe des Athlètes individuels neutres, ceux de Milan ne réunissaient « que » 93 délégations avec une majorité de comités nationaux olympiques issus du continent européen (47). À noter que trois délégations ont participé pour la première fois : le Bénin, la Guinée Bissau et les Émirats arabes unis. Le tableau des médailles confirme ce peu de diversité, 29 délégations (dont 20 du continent européen) seulement ayant décroché une médaille.

À noter le cas intéressant de la Chine, qui était classée 4e lors de « ses » Jeux en 2022 et qui dégringole à la 12e place. Cela témoignerait-il d’un désintérêt chinois une fois les Jeux passés ? Rien n’est moins sûr et il s’agit plutôt d’y regarder à deux fois, puisque le nombre de médailles récoltées est identique (15) avec un nombre total d’épreuves quasiment similaire. Surtout, l’absence d’une délégation russe conséquente (20 athlètes en 2026 sous la bannière des « athlètes individuels neutres », contre 212 en 2022 sous l’acronyme ROC (Russian Olympic Committee)) rebat quelque peu les cartes en termes de distribution de médailles par les autres nations : 32 médailles remportées en 2022, aucune en 2026.

Le Comité international olympique a annoncé que cette édition de Milan-Cortina était la « plus équilibrée en termes de parité des genres » et a promu un engagement en matière d’égalité de genre. Qu’en est-il réellement de l’égalité des genres et de la prise en charge des violences de genre aujourd’hui dans le sport international et notamment lors des jeux olympiques et paralympiques ?  

Commençons par l’égalité de genre. Effectivement, le CIO a très largement communiqué sur le fait que ces Jeux d’hiver étaient les plus équilibrés de l’histoire, avec 47 % des athlètes et l’introduction de nouvelles épreuves féminines permettant d’ancrer Milan un peu plus dans cette dynamique. Cela s’inscrit dans la droite ligne des Jeux de Paris qui, eux, ont été parfaitement égalitaires (après 128 ans d’existence, rappelons-le). Ces chiffres appellent plusieurs remarques.

D’une part, cela représente indéniablement un progrès notable au regard de l’histoire des Jeux d’hiver. Dans un rapport[2] publié en 2021, nous pointions justement du doigt, avec Pascal Boniface, la très lente évolution des effectifs, notamment dans les sports d’hiver. À titre d’exemple, lors des Jeux d’Albertville en 1992, seul 27 % des participants étaient des femmes. En d’autres termes, en l’espace de trois décennies, ce gap a été, en partie, comblé. En conséquence, le suivi de l’évolution de ces chiffres lors des prochains Jeux mais plus largement de la pratique féminine au sein des fédérations nationales dans les prochaines années sera particulièrement important.

Mais, ce qui est tout aussi intéressant, ce n’est pas tant ce que dit ce chiffre, mais au contraire, ce qu’il occulte. Si la parité de genre semble être presque acquise pour les athlètes, quid des entraineuses, quid des dirigeantes ? Et au-delà de cela, quels moyens sont aujourd’hui donnés aux sportifs et sportives dans le cadre de leur sport ? Si les primes sont ici les mêmes pour tous et toutes, quid des rémunérations de sponsoring ? Ou en termes de médiatisation ?

D’autre part, il est toujours important de rappeler que certaines disciplines sont toujours interdites aux femmes. Ici, le combiné nordique[3], au programme depuis les premiers Jeux de 1924, demeure le seul sport olympique d’hiver exclusivement masculin. Et ce, alors que la première Coupe du monde féminine a eu lieu en 2020 et que des athlètes pourraient se qualifier.

Concernant la question des violences interpersonnelles[4], depuis les années 2000, le monde du sport a été profondément ébranlé par la révélation de scandales majeurs. La médiatisation d’affaires d’ampleur (pensons ici aux 265 gymnastes américaines victimes de Larry Nassar) conjuguée aux dynamiques liées au mouvement #MeToo a favorisé un tournant dans la manière dont les organisations sportives appréhendent ces enjeux. Plus précisément, le CIO s’est engagé dans la lutte contre les violences dans le sport depuis 2007, avec une montée en puissance notable à partir de 2016/2017. La publication d’un Consensus Statement en 2016 puis 2024, la mise en place de différents dispositifs à l’attention des athlètes dès Rio 2016, tout comme la création en 2022 d’une « Safe Sport Unit » témoignent de cette institutionnalisation progressive, renforcée par l’Agenda 2020+5.

Plus que de violence, le CIO parle plus volontiers de « safeguarding » et de « safe sport », permettant de passer d’une attention initialement centrée sur la protection des mineurs et les violences sexuelles (abus et harcèlement), à une approche plus holistique de l’environnement sportif, incluant les enjeux de santé mentale. Depuis Paris, cela s’est concrétisé par la création de l’Athlete 365 « Mind Zone » au sein du village olympique. Parallèlement, le CIO a investi le champ de l’intelligence artificielle pour lutter contre le cyberharcèlement, dans un contexte marqué par des millions de publications sur les réseaux sociaux. Toutefois, des cyberharcèlements comme celui visant par exemple en 2024, Imane Khelif, championne olympique algérienne de boxe, ont mis à l’épreuve l’efficacité de ces dispositifs.

Plus largement, si différentes initiatives (mises en place de politiques, de formations, de sensibilisation, de personnes chargées de mener les dossiers) de la part des instances sportives internationales sont évidemment à accueillir positivement, l’hétérogénéité des dynamiques soulève de nombreux questionnements quant à la réalité et la crédibilité de cette lutte contre les violences[5].

[1] Steiger, R., & Scott, D. (2025). Climate change and the climate reliability of hosts in the second century of the Winter Olympic Games. Current Issues in Tourism28(22), 3661–3674. https://doi.org/10.1080/13683500.2024.2403133

[2] Sport mondialisé : les défis de la gouvernance. (2021). In IRIS. https://www.iris-france.org/wp-content/uploads/2021/03/Rapport-_-Sport-mondialise_les-defis-de-la-gouvernance_Light.pdf

[3] Le CIO indique vouloir réfléchir à la suppression de cette discipline lors des prochaines échéances.

[4] Terme utilisé pour désigner les différentes formes de violences physiques, psychologiques, sexuelles et la négligence.

[5] Gomez, C., & Schoch, L. (2026). Safeguarding in sport: Toward a performative compliance of international sports federations? International Review for the Sociology of Sport.

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Quatre ans de guerre en Ukraine : bilan géopolitique

IRIS - Mon, 23/02/2026 - 16:11

Quatre ans se sont écoulés depuis que la Russie a lancé une guerre à grande échelle contre l’Ukraine. Tandis que les conséquences humaines sont catastrophiques, sur le plan géopolitique, Vladimir Poutine a gagné des territoires mais a considérablement affaibli la Russie, rendant les pertes bien plus importantes que les gains. L’Ukraine, de son côté, a bénéficié du soutien indéfectible de l’Europe mais fait face au défi majeur de la reconstruction économique et de l’acceptation de ses pertes territoriales.

Qu’en est-il du rôle des pays européens, qui apparaissent comme les grands perdants, et de celui des États-Unis ou de la Chine, qui pourraient en sortir renforcés ? Qu’en est-il également des pays du Sud global, qui se tiennent en retrait d’un conflit qu’ils perçoivent comme une affaire occidentale, et qui constatent plus que jamais le deux poids, deux mesures des puissances occidentales : fermeté envers la Russie d’un côté, silence quasi total envers Israël face aux crimes commis à Gaza de l’autre ?

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Ady András: „Ukrajna a háború ötödik évében is talpon marad, és ez nekünk is érdekünk”

Kolozsvári Rádió (Románia/Erdély) - Mon, 23/02/2026 - 15:02

A frontvonal máig mintegy 1 200 km-es hosszúságú. A harc jellege jórészt állóháborús, lövészárok-szerű küzdelem zajlik, amelyben mindkét fél súlyos veszteségeket szenved. A washingtoni székhelyű Center for Strategic and International Studies kutatóintézet szerint a katonai és civil áldozatok száma – összesítve – megközelítheti a kétmilliót. Oroszország a háború kezdete óta Ukrajna területének körülbelül 20%-át tartja […]

Articolul Ady András: „Ukrajna a háború ötödik évében is talpon marad, és ez nekünk is érdekünk” apare prima dată în Kolozsvári Rádió Románia.

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