L'intelligence artificielle est désormais impliquée dans 55 % des cyber-crimes signalés en Afrique, où elle accélère et industrialise les attaques numériques, selon le rapport d'évaluation des cybermenaces en Afrique 2026 rendu public ce lundi 3 août 2026 par INTERPOL (Organisation internationale de la police criminelle).
En clair, plus d'une cyber-attaque sur deux recensée en Afrique repose désormais sur l'intelligence artificielle, révèle INTERPOL, qui précise que le rapport s'appuie sur des données d'enquêtes provenant de 36 pays membres africains. « La sextorsion numérique et le harcèlement en ligne, souvent facilités par des deepfakes générés par l'IA et des médias synthétiques, sont restés omniprésents, avec environ 600 000 détections de sextorsion enregistrées par TrendAI, l'un des nombreux partenaires travaillant avec INTERPOL.
De même, la sophistication des schémas de compromission des e-mails professionnels (BEC) a considérablement augmenté, l'IA étant utilisée pour générer une correspondance par e-mail très convaincante, les acteurs malveillants basés en Afrique ciblant les victimes en Europe et en Amérique du Nord via des infrastructures réparties dans plusieurs juridictions. Le rapport révèle que l'absence de partage de données inter-agences en temps réel entre banques, télécoms et forces de l'ordre crée un angle mort dangereux dans les efforts de lutte contre la fraude financière.
Cette vulnérabilité est exploitée par des criminels qui sont allés au-delà du simple vol de références existantes pour créer des identités entièrement synthétiques. En combinant des données personnelles réelles avec des éléments fabriqués, ces personages numériques générés par IA peuvent contourner même les systèmes avancés de vérification biométrique et ont été utilisés pour ouvrir des comptes bancaires, sécuriser des prêts mobiles et enregistrer des cartes SIM sous de faux noms », détaille l'organisation internationale de la police criminelle, INTERPOL.
L'Afrique de l'Est est, selon l'enquête, devenue un centre de fraude à l'argent mobile et de ransomwares ciblant les infrastructures. Les arnaques de compromission par email et de romance pour entreprises, ciblant à la fois des victimes d'entreprises et individuelles, étaient très fréquentes en Afrique centrale et ouest, révèle INTERPOL, ajoutant que la connectivité ultra-élevée de l'Afrique australe en fait un aimant pour les acteurs de menace mondiaux cherchant un maximum de perturbations.
« Le coût financier de la cyber-criminalité en Afrique est important. Depuis 2024, les pertes liées à la cyber-criminalité ont plus que doublé, passant de 192 millions à 484 millions USD, principalement grâce aux arnaques facilitées par l'IA, à la collecte de diplômes et aux campagnes d'ingénierie sociale automatisée. Selon le rapport, en 2025, les arnaques en ligne ont continué d'être le type de cybercriminalité le plus signalé, les attaquants exploitant les plateformes d'argent mobile, les réseaux sociaux et l'IA pour atteindre leurs cibles. Notamment, 72 % des pays interrogés ont signalé la présence de centres frauduleux, avec la plus forte concentration en Afrique australe et ouest », présente le rapport.
A en croire l'organisation, la cybercriminalité est devenue l'une des menaces criminelles les plus importantes pour la région et l'IA automatise chaque étape d'une cyber-attaque, de la reconnaissance et du phishing à l'extorsion et à l'évasion.
Le rapport recommande des capacités standardisées en criminalistique numérique, une coopération transfrontalière renforcée, l'investissement dans la littératie IA parmi les forces de l'ordre et un partenariat formel-public-privé pour soutenir une prévention, une détection et une réponse efficaces.
Lefaso.net
De son vrai nom Yieniboa Haro, Lubya Star s'impose progressivement comme l'une des voix qui portent haut la culture gourmantché. Issu d'une famille de musiciens, l'artiste, qui a officiellement lancé sa carrière en 2019, présente aujourd'hui son deuxième album, « Intronisation ».
Chez Lubya Star, la musique est bien plus qu'une passion. Elle est un héritage familial. Bien avant de monter sur scène, l'artiste grandit dans un univers où les sonorités traditionnelles rythment le quotidien. Son grand-père, Noaga Haro, tout comme son père, Potiamo Haro, sont tous deux musiciens. C'est à leurs côtés qu'il découvre très tôt la richesse de la musique gourmantché.
En 2019, Yieniboa Haro décide de franchir le pas en lançant officiellement sa carrière artistique. Son premier album, « Mon heure », lui ouvre les portes de plusieurs scènes au Burkina Faso et dans la sous-région. Quelques années plus tard, il revient avec Intronisation, un opus qu'il présente comme une œuvre de maturité.
Pour l'artiste, le choix de ce titre reflète avant tout la portée des messages contenus dans l'album.
Selon lui, chaque chanson aborde une réalité qui touche les Burkinabè. Il y est question de patriotisme, d'amour, de solidarité, mais aussi de reconnaissance envers ceux qui se battent quotidiennement pour la sécurité du pays.
À travers cet album, Lubya Star souhaite rappeler que les artistes ont eux aussi une responsabilité dans le contexte actuel.
Pour lui, la musique peut contribuer à renforcer l'espoir, à encourager les populations et à valoriser les efforts consentis par les forces combattantes.
Loin de limiter son rôle à celui d'un simple animateur de spectacles, il considère que l'artiste est également un acteur de changement social.
« À travers nos chansons, nous ne faisons pas seulement danser les populations. Nous avons tous un rôle à jouer pour accompagner notre pays sur la bonne voie. Nous pouvons sensibiliser, encourager et transmettre des messages qui rassemblent. Si aujourd'hui nous arrivons encore à organiser des concerts ou à enregistrer des albums à Ouagadougou, c'est parce qu'il y a des hommes qui sont au front pour assurer notre sécurité. Il était donc important pour moi de leur rendre hommage à travers cet album », explique-t-il.
Parmi les titres qui composent « Intronisation » figurent notamment « Je suis Burkinabè » et « Soldat », deux chansons dans lesquelles l'artiste exprime son attachement au Burkina Faso et appelle à l'unité autour des valeurs de paix et de résilience.
Au-delà du patriotisme, Lubya Star fait de la promotion de la culture gourmantché le fil conducteur de son parcours artistique.
Celui qui est aujourd'hui considéré comme un ambassadeur de cette culture estime que la musique constitue un puissant outil de préservation des langues nationales.
À ses yeux, chanter dans sa langue maternelle est une manière d'affirmer son identité et de transmettre un patrimoine aux générations futures.
« Je suis né Gourmantché et j'en suis fier. C'est donc tout à fait normal que je fasse la promotion de ma langue maternelle. Nos langues sont une richesse qu'il faut préserver. Les valoriser à travers la musique, c'est aussi faire preuve de patriotisme, parce qu'un peuple qui protège sa culture protège aussi son identité », soutient-il.
Si son nom reste encore discret auprès d'une partie du public burkinabè, Lubya Star bénéficie en revanche d'une solide notoriété auprès de la diaspora, notamment au Niger, en Côte d'Ivoire et au Bénin où il effectue régulièrement des tournées.
Cette reconnaissance au-delà des frontières constitue pour lui une source de motivation supplémentaire.
Parmi les souvenirs qui l'ont le plus marqué figure son arrivée au Niger lors d'une récente tournée.
« Lorsque je suis arrivé à l'aéroport, il y avait plus de 20 véhicules qui étaient venus m'accueillir. Franchement, cela m'a beaucoup touché. Je pense que c'est l'un des plus beaux accueils que j'ai reçus depuis le début de ma carrière. Ce sont des moments qui donnent envie de continuer à travailler et à aller toujours plus loin », confie-t-il.
Bien qu'il soit très populaire à l'étranger, l'artiste ne veut pas comparer l'accueil et la reconnaissance qu'il reçoit à l'étranger avec ceux dont il bénéficie dans son propre pays.
Il dit croire au temps et au travail pour se faire davantage connaître au Burkina Faso.
« Je ne suis pas du tout frustré. Je crois au travail et je sais qu'avec le temps, les Burkinabè me connaîtront davantage. Le plus important est de continuer à produire de la bonne musique. La reconnaissance viendra naturellement », affirme-t-il.
Laisser des traces positives aux générations futures
Derrière les prestations et les applaudissements se cachent pourtant des difficultés que le public ignore souvent.
Comme de nombreux artistes, Lubya Star reconnaît avoir dû faire face à d'importants défis financiers depuis le début de sa carrière.
Il indique que les frais engagés pour son premier projet musical, réalisé en 2019, ne sont toujours pas entièrement réglés.
Pour lui, le manque de moyens demeure l'un des principaux freins au développement de nombreux talents burkinabè.
Mais au milieu de ces difficultés, certains souvenirs continuent de nourrir son courage.
Il évoque avec émotion la rencontre qu'il a faite avec un vieil homme à l'issue d'un concert en 2021.
Celui-ci lui avait offert une pièce de 25 francs CFA, en lui demandant de toujours la garder sur lui avant chacune de ses prestations.
Depuis ce jour, il conserve précieusement cette pièce. Elle lui a porté chance, dit-il convaincu.
Il y voit un symbole de bénédiction et de persévérance.
Aujourd'hui disparu, cet admirateur continue, selon lui, de l'accompagner à travers ce geste qui reste gravé dans sa mémoire.
Après la sortie de « Intronisation », l'artiste entend désormais organiser un grand concert live à Ouagadougou avant la fin de l'année 2026.
Au-delà de cet objectif, Lubya Star nourrit une ambition plus grande : laisser une empreinte durable dans la musique burkinabè.
Il souhaite que son parcours inspire les jeunes artistes et que ses chansons continuent de porter des messages positifs.
À ses yeux, le véritable succès ne se mesure pas uniquement à la popularité ou aux récompenses, mais à l'héritage laissé aux générations futures.
« Je veux que les jeunes qui viendront après nous puissent dire que leurs aînés ont fait de la musique de qualité. Chanter ne consiste pas seulement à faire du bruit. Nous devons transmettre des valeurs, laisser de bons messages et contribuer, chacun à notre manière, au développement de notre pays », conclut-il.
Fidèle à l'esprit de la parenté à plaisanterie entre Yadsés et Gourmantchés, Yieniboa Haro a lancé quelques piques humoristiques à ses « esclaves », comme le veut la tradition. L'artiste a plaisanté en affirmant que les Gourmantchés sont leurs chefs et que les Yadsés devaient écouter sa musique pour devenir plus « civilisés ».
Voir le clip de Lubya Star ici :
Samirah Bationo
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L’attaque armée attribuée à des miliciens Maï-Maï contre un cantonnement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), menée le matin du dimanche 1er août dans la localité de Kyubo Mamba, en territoire de Mitwaba (Haut-Katanga) a coûté la vie à au moins huit personnes.
Les Agents contractuels de droit public de la santé de la première promotion de 2025 bénéficient désormais d'un cadre harmonisé pour la gestion de leur carrière et de leur rémunération. Le dispositif est fixé par une circulaire en date du 23 juillet 2026, signée par le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue Chaou.
Le gouvernement béninois uniformise les pratiques de gestion administrative et financière des Agents contractuels de droit public de la santé recrutés il y a six mois. Le cadre fixé est applicable dans les 77 communes du Bénin.
Parmi les principales mesures, les salaires devront être payés au plus tard le 20 de chaque mois, selon le même calendrier que celui des fonctionnaires de l'État. Le texte interdit également aux collectivités d'exiger des pièces non prévues par le manuel de procédure pour le paiement des rémunérations.
La circulaire renforce aussi la protection sociale des agents. Les mairies sont invitées à délivrer avec diligence les documents nécessaires à leur prise en charge sanitaire. Les Secrétaires exécutifs, en collaboration avec les Contrôleurs financiers et les Trésoriers communaux, sont chargés d'achever l'affiliation de tous les agents à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
L'objectif de ce transfert progressif de la gestion administrative et financière des personnels de santé vers les communes est d'assurer une meilleure prévisibilité des carrières et de renforcer la sécurité des agents. Cette réforme devrait, à terme, être étendue à d'autres secteurs, notamment celui de l'éducation.
Le 27ᵉ anniversaire de la fête du Trône a été commémoré à Ouagadougou, à travers une réception officielle organisée, le jeudi 30 juillet 2026, à la résidence de l'ambassadeur du Maroc au Burkina Faso, Youssef Slaoui. C'était en présence du ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, du ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, de plusieurs chefs de missions diplomatiques accrédités au Burkina, de chefs d'organisations interafricaines et internationales, de personnalités administratives, militaires, coutumières et religieuses, ainsi que de nombreux sympathisants du Maroc et bien sûr de la communauté marocaine résidant au Burkina Faso.
Cette fête à la marocaine, avec au menu pour les convives le célèbre couscous bien assaisonné et les succulents gâteaux, marque le 27ᵉ anniversaire de l'accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au trône.
Dans son allocution, l'ambassadeur du Royaume du Maroc, Youssef Slaoui, après avoir souhaité la bienvenue à ses invités de différents rangs, qualités et grades, a mis en avant les avancées enregistrées sous le règne du souverain marocain, faisant du Maroc « un moteur économique en pleine mutation », et réaffirmé la volonté de son pays de renforcer la coopération bilatérale avec le Burkina Faso. Fort des acquis du Maroc en termes « de potentiel de transformation économique majeur, de réformes audacieuses, d'investissements stratégiques et de détermination constante à renforcer la compétitivité de son économie », ce pays entend toujours œuvrer en faveur « d'un partenariat de référence et d'une coopération mutuellement bénéfique et solidaire » avec le Burkina Faso.
Selon l'ambassadeur Youssef Slaoui, pour ne prendre que l'année 2025, le partenariat entre le Royaume du Maroc et le Burkina Faso « a tenu toutes ses promesses avec l'organisation à Ouagadougou, le 10 décembre 2026, de la 5ᵉ session de la commission mixte de coopération, co-présidée par les chefs de diplomatie des deux pays. » Cette rencontre biennale a permis de raffermir « des coopérations sectorielles et de conclure des instruments juridiques portés par la vision commune des deux pays frères. »
Parmi les domaines couverts par cette coopération « basée sur l'échange d'expertise et le partage de compétences, il y a notamment la défense/sécurité, la protection civile, la formation professionnelle, l'agriculture, le commerce, la jeunesse, les infrastructures routières, la sécurité routière, la douane, l'urbanisme et l'habitat et la reconnaissance réciproque des permis de conduire nationaux des deux pays. »
À l'actif également de cette coopération, « le déploiement de plusieurs délégations dans les deux sens, à l'instar de la mission économique B2B effectuée par la Confédération marocaine des exportateurs (ASMEX) et de la Foire commerciale marocaine au SIAO ainsi que la participation des professionnels marocains à la 3ᵉ édition de Pharma Expo, pour ne citer que ces exemples. »
Concernant l'axe de Coopération Scientifique et Technique, « pour l'année académique 2026/2027, le quota officiel des bourses d'études marocaines est porté au nombre de 250, réparti entre les formations universitaires et professionnelles orientées vers les matières techniques, d'ingénierie, la spécialisation médicale, les sciences juridiques et économiques, répondant ainsi aux besoins du tissu socio-économique du Burkina Faso, avec un quota spécial dédié aux pupilles de la Nation. »
Dans le sens Burkina Faso en direction du Maroc, la période considérée a été marquée par « la densité des échanges de visites comme la délégation qui a pris part à la 4ᵉ édition de GITEX Africa-Morocco sur la transformation digitale et la visite de travail dans plusieurs villes marocaines pour le compte de l'Agence Faso Mêbo ».
Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, qui a salué à sa juste valeur la solidité du partenariat entre les deux pays, « les opérateurs économiques du Maroc sont invités à investir davantage au Burkina Faso. J'adresse donc un message de confiance aux opérateurs économiques, aux institutions financières, aux universités, aux centres de recherche et aux investisseurs marocains. Le Burkina Faso est prêt à accueillir des partenariats ambitieux, équilibrés et durables », conformément à l'esprit de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Pour conclure son intervention, le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré a réitéré qu'« entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc, l'amitié est une réalité vécue. Elle se manifeste par la constance du dialogue politique, la confiance entre nos dirigeants, la solidarité entre nos peuples et, surtout, par les résultats concrets que cette coopération apporte à nos populations respectives. »
La cérémonie commémorative de la fête du Trône à Ouagadougou, qui a réuni un beau monde, autour de l'ambassadeur Youssef Slaoui et du ministre burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré, s'est clôturée par la coupure du gâteau d'anniversaire, « un geste symbolique pour marquer les excellentes relations d'amitié et de coopération entre les deux pays », suivie d'un cocktail offert par la représentation diplomatique du Maroc.
Sita TARBAGDO (collaborateur)
Le Bénin entend faire du Vodun un levier de développement économique à travers le tourisme religieux. Dans cette dynamique, les Vodun Days, l'un des grands rendez-vous de valorisation de ce patrimoine, pourraient passer de trois jours à une semaine lors des prochaines éditions, afin d'accroître les retombées économiques et touristiques de l'événement.
« Dans le concept des nations aujourd'hui, ce que nous avons à apporter de fondamental et d'exceptionnel, c'est le Vodun. Nous allons donc partir du Vodun pour aller vers le développement », a déclaré le Professeur Mahougnon Kakpo, lors de la 2ᵉ édition du Forum Diaspora Connect, ce jeudi 21 juillet 2026 à Cotonou.
Selon le président du Comité des Rites Vodun, le tourisme religieux est une activité économique, culturelle qui génère beaucoup de ressources. Il cite en exemple l'Arabie Saoudite, l'Italie, la France qui tirent d'importants bénéfices de la fréquentation de sites et événements religieux.
Au Bénin, cette orientation se traduit déjà par plusieurs initiatives, notamment la Route des Couvents Vodun, le projet du Musée international du Vodun à Porto-Novo, le Musée d'art contemporain de Cotonou, ainsi que des événements comme les Vodun Days et le Festival des Masques.
Évoquant les Vodun Days, le président du Comité des Rites Vodun a précisé que l'objectif est d'aller au-delà du format actuel. « Au lieu de rester sur trois jours, on est en train de l'étendre sur une semaine d'abord. Donc la prochaine édition, ce ne sera plus trois jours, ce sera sur une semaine », a-t-il annoncé.
Cette évolution vise à mieux valoriser les infrastructures développées autour de l'événement et à favoriser l'activité des différents acteurs économiques. « Lorsque vous êtes dans trois jours, il y a des infrastructures qui sont construites, qui sont inexploitées. À la longue, il faudra trouver un autre moyen pour que ces infrastructures hôtelières, routières (...) génèrent le commerce du service », a-t-il indiqué.
Pour Mahougnon Kakpo, cette stratégie doit également intégrer le tourisme mémoriel et le tourisme diasporique afin de créer une dynamique permanente. « Le tourisme religieux sera accompagné, s'il ne l'est pas déjà, par le tourisme mémoriel et le tourisme diasporique », a-t-il affirmé. Cette approche permet de renforcer l'attractivité du pays tout en créant des opportunités d'emploi, notamment pour les jeunes.
« Les emplois qui sont générés par le tourisme religieux, le tourisme mémoriel, le tourisme diasporique, sont des emplois où on ne demande pas forcément un diplôme avant de faire », a-t-il souligné.
À travers la valorisation du Vodun, le Bénin ambitionne ainsi de transformer son patrimoine culturel et spirituel en un moteur de croissance économique.
A peine alertée du vol d'une motocyclette, la Police républicaine a lancé une opération de recherche qui a permis l'interpellation rapide d'un suspect à Koudjinako, dans l'arrondissement de Colli. Un complice présumé est toujours recherché.
La Police républicaine a procédé, samedi 1er août 2026, à l'interpellation d'un homme soupçonné d'avoir participé au vol d'une motocyclette de marque Haojue 115 dans la commune de Toffo.
Les faits se sont déroulés vers 5 heures du matin. La victime, un pâtissier résidant à Houègbo, a signalé au commissariat de l'arrondissement le vol de son engin.
Dès la réception de la plainte, les policiers ont déployé un dispositif de recherche et de bouclage, notamment dans le quartier Koudjinako, situé dans l'arrondissement de Colli.
Les équipes, réparties en plusieurs groupes, ont mené des fouilles qui ont conduit à l'interpellation d'un individu dans les environs du lieu des faits, peu après le vol.
Au cours de son audition, le suspect, présenté comme résident de Sékou, a reconnu son implication dans l'affaire. Il a également livré l'identité d'un complice présumé, déjà connu des services de police.
Une enquête est ouverte.
M. M.
Au moins cinq personnes ont été tuées, une autre blessée et deux autres restent portées disparues au cours des six derniers jours dans le nord de la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu. Cette recrudescence des incidents sécuritaires dans le nord de la chefferie de Bwito inquiète les habitants de Kibirizi et des localités voisines, où des civils ont été tués, blessés ou enlevés.
Conformément aux nouvelles dispositions légales en vigueur depuis janvier 2026, les dates des 4 et 5 août sont désormais des journées de commémoration et de recueillement seront des journées de travail continu.
Ainsi, le ministère des serviteurs du peuple informe les travailleurs et employeurs du public et du privé que les horaires de travail des 4 et 5 août 2026 sont réaménagés de 7h30 à 14h sur l'ensemble du territoire national.
Pour mémoire, le 4 août 1983 correspond à l'avènement de la Révolution démocratique et populaire (RDP) et le 5 août 1960 marque l'accession de la Haute-Volta (Burkina Faso) à la souveraineté internationale.
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Lors de la commémoration de la Journée nationale du GENOCOST ( génocide pour des gains économiques ) dimanche 2 août au Sud-Kivu, des victimes de la récente occupation d’Uvira par la coalition RDF/AFC-M23 ont témoigné des exactions subies et appelé à la vérité sur les crimes commis et à la justice.
Le Bénin a rendu hommage à plusieurs de ses filles et fils qui se distinguent par leur parcours, leur créativité et leur engagement. C'est à travers la première édition de la cérémonie nationale du Mérite et de la Mémoire tenue vendredi 31 juillet 2026 au Dôme du Sofitel de Cotonou, dans une atmosphère marquée par la reconnaissance et la solennité.
Initiée par le président de la République, Romuald Wadagni, Grand Maître des Ordres nationaux du Bénin, la cérémonie a été organisée sous l'égide de la Vice-Présidente de la République, Grande Chancelière des Ordres nationaux du Bénin. Elle a permis de distinguer des personnalités issues de plusieurs secteurs, notamment l'éducation, la culture, les arts, le sport, l'agriculture, l'action sociale et l'inclusion.
Pour le chef de l'État, cette célébration vise à mettre en lumière celles et ceux qui contribuent à écrire l'histoire du pays. « Nous allons faire en sorte que les grandes figures qui ont marqué notre histoire contemporaine, que les jeunes qui, par l'excellence de leur travail, dessinent le visage du Bénin de demain, que tout ce monde soit célébré », a déclaré Romuald Wadagni.
Selon lui, cette reconnaissance dépasse le simple hommage. « Une telle célébration, ce n'est pas seulement rendre hommage à ce qui nous rend fiers, mais c'est également faire en sorte que dans la cité, de nouvelles vocations naissent. C'est faire en sorte que la communauté ait envie de se sublimer », a-t-il ajouté.
Parmi les récipiendaires figurent les meilleurs élèves aux examens nationaux du CEP, du BEPC et du Baccalauréat, distingués pour leur excellence scolaire. Plusieurs ambassadeurs de la culture béninoise ont également été honorés, à l'image de Romuald Hazoumè, Julien Sinzogan, Georges Adéagbo et Edwige Akplogan, pour leur contribution au rayonnement artistique du Bénin.
La musique béninoise a aussi été célébrée à travers la distinction de grandes voix ayant marqué l'histoire culturelle du pays, dont Angélique Kidjo, Danialou Sagbohan, Nel Oliver, Séna Joy ou encore Alèkpéhanhou.
La cérémonie a également mis en avant l'engagement social, avec la reconnaissance accordée à la Fondation Claudine Talon, ainsi que les parcours d'anciens sportifs, de journalistes sportifs, d'acteurs du monde agricole et de personnes vivant avec un handicap.
À travers cette initiative, les autorités entendent inscrire durablement la valorisation du mérite dans la mémoire collective nationale et encourager l'excellence dans tous les domaines.
Voici la liste des distinctions par catégories
Voici la liste des distingués
Racines et Couleurs
Romuald Hazoumè
Julien Sinzogan
Georges Adéagbo
Edwige Akplogan
Les Voix éternelles du Bénin
Danialou Sagbohan
Nel Oliver
Séna Joy
Angélique Kidjo
Bluky D'Almeida
Isbath Madou
Kiri Kanta
Michel Aloucou alias Alèkpéhanhou
Vincent Ahehehinnou
Wally Badarou
Yves Gontran Valette
Engagement social
Fondation Claudine Talon
Les Champions de la Nation
Bonaventure Codjia
Georges Boco
Julien Affaton
François-Xavier Adjovi
Saadou Do Rego
Issiaka Soulé
Pierre Ogoudjobi
Achille Takpa
François Moufalilou Liady
Les Mains qui nourrissent
Simon Takpa
Olivier Zaga
Houenoumadji Ado
Boubacar Mama
Roland Vignonfodo
Dignité et Honneurs
Prisca Tchansi
Chantal Gbenakpo
Prudencia Atindokpo
Franck Adomalinkpo
Bastou Odjo
Ahmed Taofik
Les grandes familles ZOUNGRANA, KABORÉ, DAMIBA, SAKANDÉ, TIENDREBEOGO, DOUAMBA, OUEDRAOGO, les familles alliées et amies ;
Son époux ZOUNGRANA Yamba Ahmad ;
Ses enfants :
TIENDRÉBÉOGO/ZOUNGRANA Aïcha Inès ;
DOUAMBA/ZOUNGRANA Madina Mazel ;
OUÉDRAOGO/ZOUNGRANA Yasmina Sergine ;
Ses frères et sœurs et leurs familles ;
Ses neveux et nièces ;
Ses petits-enfants ;
Profondément touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de soutien et d'affection qui leur ont été témoignées lors du décès survenu le 30 juin 2026 et du Doua le 07 juillet 2026. Ils expriment leur profonde et sincère gratitude à toutes les personnes qui les ont accompagnés et soutenus durant cette douloureuse épreuve.
Ils adressent leurs remerciements les plus sincères aux autorités administratives, religieuses et coutumières, aux parents, amis, voisins, collègues, commerçants du marché de Dassasgho, connaissances, ainsi qu'à toutes celles et à tous ceux qui, par leurs prières, leur présence, leurs messages ou leur soutien moral, matériel, financier et spirituel, leur ont apporté un précieux réconfort.
Puisse Allah le Tout-Puissant récompenser chacun pour ses bienfaits et accorder à notre chère regrettée sa miséricorde.
La famille prie toutes les personnes dont les noms n'ont pu être cités individuellement de trouver ici l'expression de sa profonde reconnaissance et de ses sincères remerciements.
« Nous appartenons à Allah, et c'est à Lui que nous retournerons. »
Washington étudie la possibilité de frappes ciblées contre le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM). Une telle opération signerait le retour militaire des États-Unis au Mali, dans un Sahel où le dispositif russe n'a pas tenu ses promesses sécuritaires. Mais les expériences française, russe et, plus récemment, nigériane rappellent les limites d'une réponse fondée principalement sur la puissance de feu.
Une option militaire encore incertaine
Selon le Washington Post, l'administration Trump examine plusieurs scénarios visant le JNIM, coalition djihadiste affiliée à Al-Qaida. Aucune décision n'a toutefois été annoncée. Le Pentagone s'est refusé à tout commentaire, tandis que des désaccords subsisteraient au sein de l'exécutif américain sur l'opportunité d'une intervention.Une opération nécessiterait, en principe, l'accord de Bamako, des renseignements suffisamment précis et une coordination avec les forces maliennes et leurs alliés russes d'Africa Corps. L'équation est d'autant plus complexe que les États-Unis ont quitté, en 2024, leur base de drones d'Agadez, au Niger, qui constituait l'un des principaux points d'appui de leur dispositif de surveillance dans la région.
Le bilan accablant du partenariat russe
Le JNIM ne se cantonne plus à ses bastions du nord et du centre du Mali. Il étend désormais son emprise vers l'ouest et le sud, où se concentrent une grande partie de la population, des activités économiques et des voies d'approvisionnement du pays. Selon l'Africa Center for Strategic Studies, près de 20 % des activités violentes attribuées au groupe au Mali ont été enregistrées dans ces régions entre juillet 2024 et juin 2025, contre 8 % au cours des douze mois précédents. En ciblant les routes commerciales, les convois de carburant et les sites industriels, le JNIM cherche moins à conquérir immédiatement Bamako qu'à l'isoler et à l'asphyxier économiquement. Depuis septembre 2025, ses attaques contre les corridors reliant le Mali au Sénégal et à la Côte d'Ivoire ont provoqué des pénuries et des flambées de prix. Dans ce contexte, Washington estime que Moscou s'est révélé être « un partenaire de sécurité inefficace ». Les données de l'ACLED, reprises par Reuters, assombrissent encore le bilan : en 2025, les forces maliennes et leurs alliés de Wagner et d'Africa Corps auraient tué 918 civils, contre 232 attribués au JNIM et à la branche sahélienne de l'organisation État islamique. Ces violences contre les populations, notamment peules, risquent en outre d'alimenter les recrutements djihadistes.
Une frappe ne fait pas une stratégie
Des frappes américaines pourraient détruire des camps, neutraliser des cadres du JNIM et perturber temporairement ses chaînes de commandement. Le précédent nigérian illustre cependant à la fois l'utilité tactique et les limites stratégiques de ce type d'intervention. Le 25 décembre 2025, à la demande d'Abuja, les États-Unis ont frappé deux camps liés à l'organisation État islamique dans l'État de Sokoto. Selon les autorités nigérianes, seize munitions guidées ont été employées ; l'Africom a fait état de la mort de plusieurs combattants. En mai 2026, une série d'opérations aériennes et terrestres conjointes aurait ensuite tué 175 membres du groupe dans le nord-est du Nigeria, dont plusieurs responsables, selon un bilan de l'armée nigériane rapporté par Reuters. Ces opérations ont désorganisé des réseaux et approfondi la coopération en matière de renseignement entre Washington et Abuja. Elles n'ont pourtant pas mis fin à l'insurrection. Boko Haram et l'État islamique en Afrique de l'Ouest conservent d'importantes capacités opérationnelles, tandis que persistent les facteurs qui nourrissent la violence : pauvreté, faiblesse des services publics, conflits locaux et abandon de territoires périphériques. Les États-Unis pourraient obtenir au Mali des résultats tactiques comparables contre le JNIM. Mais après Serval, Barkhane, Wagner et Africa Corps, une leçon s'impose : éliminer des combattants ne suffit pas à rétablir durablement la sécurité. Une frappe peut infléchir momentanément le rapport de force ; elle ne remplace ni l'État, ni la justice, ni une solution politique.
La 2ᵉ édition du Tournoi national de pétanque a été lancée, ce samedi 1er août 2026, sur l'Esplanade de l'Amazone à Cotonou, à l'occasion de la 66e anniversaire d'indépendance du Bénin. La manifestation s'est déroulée en présence du Président de la République, Romuald Wadagni.
L'Esplanade de l'Amazone à Cotonou a accueilli la 2e édition national de pétanque. Elle a été organisée par le Ministère des Sports et de l'Engagement civique (MSEC), avec l'appui technique de la Fédération Béninoise de Pétanque. La compétition a réuni des sélections provenant des 12 départements du Bénin.
« La pétanque incarne des valeurs qui font écho à l'identité de notre nation. Sport accessible et populaire, elle rassemble les générations, les familles, les amis et les communautés autour de ce qui compte le plus : le respect, la solidarité, le partage et le plaisir d'être ensemble », a déclaré le Ministre des Sports et de l'Engagement civique Benoît Dato.
Pour lui, cette initiative traduit la volonté du Gouvernement de promouvoir le sport pour tous. « Ce qui nous rassemble sera toujours plus fort que ce qui nous différencie. Le sport, par son pouvoir de réunir, demeure l'un des plus beaux symboles de cette ambition », a-t-il déclaré.
À travers cette deuxième édition, les autorités entendent faire de la pétanque un vecteur de cohésion nationale et renforcer la pratique du sport sur l'ensemble du territoire.
A Gawézi, une localité de la commune de Kalalé, dans le département du Borgou, les corps sans vie de deux enfants ont été repêchés, samedi 1er août 2026. Les victimes se sont noyées dans un marigot situé non loin du village.
Une baignade vire au drame à Gawézi dans la commune de Kalalé. Deux enfants ont perdu la vie dans un marigot dans la soirée du vendredi 31 juillet 2026. Les corps sans vie des victimes ont été repêchés le lendemain, samedi 1er août.
Selon un élu local rapporté par Fraternité, les victimes appartenaient à un groupe de 8 enfants. Ils étaient sortis la veille, vendredi 31 juillet, pour se promener. Au cours de cette promenade, ils se sont dirigés vers un marigot situé à côté d'un champ de riz. Ce marigot selon l'élu, est réalisé sous forme de puits. Tous les enfants se jettent alors dans l'eau pour ce bain qui sera fatal pour deux d'entre eux.
De retour à la maison, explique l'élu local, les parents interrogent les 6 autres sur la position de leurs camarades. Ils informent qu'ils étaient toujours au marigot. Les recherches effectuées ont permis de retrouver leurs corps sans vie le lendemain.
L'un des deux, selon la même source, serait tombé dans le puits et l'autre, cherchant à le secourir, se serait également noyé. Une situation qui a plongé toute la localité dans le deuil et la consternation.
La Police et les autorités locales se sont dépêchées sur les lieux pour les constats d'usage.
Profitant de cette tragédie, les autorités locales ont invité les populations à veiller sur les enfants et d'éviter la fréquentation des zones inondables en cette période de crue.
F. A. A.
La grâce présidentielle accordée par le président de la République, Romuald Wadagni, à l'occasion du 66ᵉ anniversaire de l'indépendance du Bénin, permet la libération de Donouvossi Olivier, condamné à une peine exceptionnelle de 200 ans d'emprisonnement ferme.
Incarcéré depuis le 19 juin 1998 à la prison civile d'Akpro-Missérété, Donouvossi Olivier avait été reconnu coupable de complicité de vol à main armée. Il a été condamné à 2 400 mois de prison (200 ans d'emprisonnement). En l'absence de cette mesure de grâce, sa date théorique de fin de peine était fixée au 19 juin 2198.
Au moment de l'obtention de la grâce présidentielle, le détenu avait déjà passé 337 mois en prison, soit 28 ans et un mois de détention. Donouvossi Olivier figure parmi les 369 personnes ayant bénéficié de la grâce présidentielle signée par le chef de l'État dans le cadre de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l'indépendance du Bénin. Cette mesure de clémence a permis à plusieurs condamnés de recouvrer la liberté.