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Défense - Diplomatie - Sécurité - Crises - Pouvoirs
Updated: 3 hours 40 min ago

Covid-19. La Belgique a-t-elle fait le bon choix en interrompant la mission Foch à temps

Fri, 10/04/2020 - 11:25

(B2 – exclusif) La présence de 50 cas positifs sur le porte-avions français Charles-de-Gaulle interpelle d’autant qu’un seul cas avéré a été détecté pour l’instant au sein de la frégate belge Leopold Ier. Est-ce la chance ou la Belgique a-t-elle fait le bon choix tactique, en interrompant la mission, termes sanitaires

Le Leopold Ier à quai le 27 mars (crédit : MOD Belgique / marine)

Voici les éléments rassemblés, à bonne source, sur l’évolution de la frégate belge Leopold Ier (F-930), qui participait à la task force 473 autour du porte-avions français Charles-de-Gaulle (R-91), après la découverte d’un cas suspect (confirmé) entretemps de coronavirus dans la frégate belge. À compléter le cas échéant ultérieurement.

La frégate belge avait-elle fait escale à Brest et les marins ont-ils pu quitter le bord ?

Oui, Comme tout le groupe aéronaval, l’équipage belge a pu quitter le bord lors de l’escale de Brest (13 au 16 mars). Mais avec des consignes qui dépendaient de la situation locale « prévue à ce moment ». Parmi les consignes deux essentielles : éviter « certaines zones (la zone des prostituées ?) et « se laver assez fréquemment les mains ». Le dimanche (15 mars), quand la ville est passée en ‘lock down’, les marins ont fait retour à bord. Le Léopold I a quitté Brest, le lendemain lundi (16 mars).

Que s’est-il passé quand un cas de coronavirus a été connu ? L’état-major français a-t-il été prévenu ?

Le marin présentant des signes suspects caractérisés a été évacué de la frégate belge dès le 20 mars. Dès confirmation que le test était positif au coronavirus, (NB : le 24 mars), ordre a été donné de préparer le retour en Belgique. L’état-major (français) du groupe aéronaval a été alors prévenu.

NB : On ne peut pas imaginer, connaissant la chaîne hiérarchique impeccable en cours au sein de l’armée française et la valeur stratégique et symbolique du Charles-de-Gaulle, que cette information ne soit pas remontée rapidement (voire immédiatement) à l’état-major de la marine, l’état-major des armées, voire au cabinet de la ministre et au cabinet militaire particulier du président de la république. Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’autre réaction côté français. Mystère…

Qu’est-il advenu de l’équipage belge ?

La frégate belge est arrivée le 27 mars à 9h20 à sa base de Zeebruges/Zeebrugge. Là l’équipage a été accueilli par la chaine médicale. Ensuite, tout le le monde a été mis en quarantaine pour une période de 14 jours (durée d’observation standard), afin d’éviter au maximum des contaminations supplémentaires dans la population, soit à domicile, soit à la caserne. Pour les militaires, avec de la famille chez eux « qui font partie du groupe à risque » (personnes plus âgées, ou souffrant de défaillances pulmonaires), la Défense a prévu une mise en quarantaine dans une installation militaire (école militaire). Chaque marin a reçu un package d’information, des consignes à suivre et des coordonnées de contact, et est suivi de près, médicalement et psychologiquement, durant toute cette période, m’assure-t-on.

Y-a-t-il d’autres cas connus ?

Aucun autre cas n’a été détecté pour l’instant (8 avril), selon une source officielle, soit près de 14 jours après la découverte d’un cas suspect (20 mars).

Au final ? quelle tactique au plan sanitaire était la meilleure

Une question qu’on peut poser autant au niveau sanitaire qu’opérationnel. Coté sanitaire : 40 suspects sur le ‘Charles’, 1 cas suspect (confirmé entretemps) sur le ‘Leopold Ier’ et pas d’autre cas suspect. Au niveau opérationnel, côté belge, la frégate est au port, la quarantaine est quasi terminée. Et (en pure théorie), elle pourrait de nouveau être opérationnelle. Côté français, le porte-avions n’est toujours pas au port, la quarantaine n’est pas terminée. Le porte-avions serait donc inopérationnel (toujours en théorie) durant au moins une bonne quinzaine de jours…

(Nicolas Gros-Verheyde)

Lire aussi :

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Task force Takuba : l’oubli de la république Tchèque. Une bourde française ?

Fri, 10/04/2020 - 10:13

(B2 – exclusif) La déclaration solennelle de mise en place de la task force Takuba publié fin mars par Florence Parly, la ministre française des Armées, en pleine crise de coronavirus, a commis un (petit) impair : la participation des Tchèques

Entrainement au tir avec une équipe d’instructeurs européens (dans le cadre d’EUTM Mali) (crédit : Army.cz)

Ce n’est pas très grave en soi. Cela n’a pas suscité de hauts cris diplomatiques. Mais c’est gênant envers un pays qui se montre un ‘bon élève’ de la classe européenne en matière d’engagement au Sahel et de solidarité.

La bonne volonté tchèque

Le gouvernement de Prague, avec celui de Tallinn (Estonie), avait pourtant été un des premiers à indiquer sa volonté de participer à cette action des forces spéciales, complément de l’opération Barkhane, dans le Liptako-Gourma, aux confluents des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso). Ce dès novembre 2019 ! (lire : Plusieurs pays européens s’engagent ou songent à s’engager au Mali opération Takuba). Et cette contribution ne s’est pas dédite, contrairement à certaines promesses (telles la Norvège).

Une contribution notable en attente de l’aval parlementaire

Le ministre tchèque de la Défense Lubomír Metnar avait ainsi confirmé, lors de la réunion tenue par video-conférence de l’initiative européenne d’intervention, le 27 mars « l’approbation de la proposition d’envoyer des troupes tchèques à la Force opérationnelle Takuba par le gouvernement de la République tchèque ». Seule réserve, tout comme les Suédois, la participation tchèque reste soumise à une formalité nécessaire : le consentement des élus nationaux. Là encore c’est de notoriété publique (du moins quand on comprend le tchèque). « Cette proposition [est soumise] au Parlement, dont le consentement est nécessaire pour l’envoi de soldats tchèques » a expliqué le ministre Melnar.

La volonté de stabiliser la région sahélienne

Il faut « inverser les développements négatifs actuels et supprimer les causes de l’instabilité au Mali et au Sahel en adoptant des mesures vigoureuses de façon unifiée » a ajouté Prague rejoignant ainsi le texte de la déclaration finale.

Une présence déjà affirmée à Bamako

Précisons que le Mali n’est pas une totale nouveauté pour les Tchèques. Leurs forces ont assuré, depuis quasiment le début, la ‘force protection’ de la mission européenne de formation de l’UE (EUTM Mali), au quartier général de Bamako en particulier, ou lors des escortes de ViP. Avec efficacité, fermeté… tout en gardant le sourire. Et ils vont prendre le commandement de la mission relayant les Portugais dans la seconde partie de l’année (lire : Les Tchèques vont prendre le commandement de la mission EUTM Mali).

Commentaire : un juste retour des choses

Il est étonnant de voir mentionner la Suède (qui est plutôt un traine-la-patte en matière de défense européenne) et pas la république Tchèque, qui sont au même point d’avancée (lire : Lire : La task-force Takuba est créée. Une déclaration signée à onze. Quelques-uns s’engagent plus).

Il est étonnant que, plusieurs jours après, alors que cet oubli est connu, aucune modification n’ait été faite. S’il s’était agi du Royaume-Uni ou de l’Allemagne, la rectification aurait été faite dans l’heure, avec un communiqué envoyé à toute la presse.

extrait du communiqué publié le 27 mars 2020 – toujours inchangé

Un oubli inexplicable d’autant plus que le gouvernement de Prague est dirigé par un membre des libéraux et démocrates européens, tout comme Emmanuel Macron. Ou alors l’explication est politique : on estime peut-être que la promiscuité avec un certain Andrej Babiš, premier ministre au tempérament de feu, plus proche dans l’esprit de Viktor Orban, fait tâche.

On dénonce souvent l’absence de solidarité des pays d’Europe centrale et orientale en matière de défense et de leur atlantisme à outrance. C’est parfois vrai, parfois non. L’esprit européen de ces pays est souvent oublié (cf. encadré 1), particulièrement en France, où les commentateurs adorent montrer du doigt ces ‘vilains’ de l’Est pas solidaires que les féliciter. Il faut rétablir un certain équilibre.

Au lieu de vilipender sans cesse, nous devrions plutôt nous inspirer. Ce qui se fait aujourd’hui dans les pays de l’Est n’est pas idiot : la réaction, rapide, des autorités locales en matière de lutte contre le Covid-19 a sans doute évité certains dégâts (cf. encadré 2). Mettons de  côté notre côté fanfaron — du genre ‘nous sommes les meilleurs (pour la santé, le système politique, la défense, etc.) —, soyons plus à l’écoute des autres Européens et profitons de leur expérience.

(Nicolas Gros-Verheyde)

1. Une certaine solidarité européenne, trois exemples

En matière d’équipement, alors que plusieurs pays de l’Est européen achètent en majorité de l’équipement US (par exemple la Pologne ou la Roumanie), l’un d’entre d’eux se détache particulièrement, la Hongrie de Viktor Orban (Fidesz/Chrétiens-Démocrates) qui achète régulièrement ‘européen’ (lire : La Hongrie fait ses emplettes chez Airbus et KMW). Pour l’opération Irini, le premier pays à avoir annoncé une contribution publique réelle… c’est la Pologne de Andrej Duda (Pis/Conservateurs) (lire : L’opération EUNAVFOR Med Irini sans navires, pour l’instant. La génération de forces se poursuit). Et la Roumanie de Ludovic Orban (PNL/Libéraux-centristes) est un des seuls pays européens à avoir accepter d’envoyer (ces jours-ci) une équipe de 11 médecins et infirmiers dans le nord de l’Italie en renfort dans la lutte contre le coronavirus (lire ici). La réalité est donc plus contrastée qu’on veut bien le dire.

2. L’exemple vient de l’Est  

On peut noter l’extrême promptitude de réaction tchèque en matière de lutte contre le coronavirus avec à la clé fermeture des frontières (ce qu’a fait tout le monde ensuite), achat massif de masques et recours à l’armée (lire : Prague organise un pont aérien pour rapatrier masques et respirateurs de Chine). Alors que la France vrombit au son de la guerre (cf. discours Emmanuel Macron), mais tergiverse encore l’utilisation massive des masques et le recours à l’armée, la république Tchèque n’hésite pas, elle déclenche un pont aérien. Résultat : le premier avion gros porteur de type Antonov se pose à Prague le 23 mars. Il faudra une semaine exactement (le 30 mars) pour avoir le même effet à Paris ! Ce alors que la crise du coronavirus est plus forte en France qu’en Tchéquie. Si le gouvernement d’Edouard Philippe avait été plus rapide, quelques vies supplémentaires auraient sans doute pu être sauvées (surtout du côté du personnel soignant).

 

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La stratégie de la Russie en Arctique : une remilitarisation qui coûte cher

Thu, 09/04/2020 - 16:15

(B2) Dans le Grand Nord, la Russie a une ambition : « reconquérir l’Arctique ». Une militarisation forte de la région qui ne se fera qu’au travers d’un investissement conséquent, et au détriment de ses relations avec les pays occidentaux, note l’Institut français des relations internationales

Les principales infrastructures militaires et énergétiques dans l’Arctique russe (crédit : IFRI)

Alors que la pandémie de Coronavirus occupe toute l’attention, B2 (tente) de tenir son engagement : garder un œil sur les zone de tensions les plus brûlantes du globe qui resurgiront dès la crise passée car elles sont structurantes.

L’Arctique, bastion de la souveraineté de la Russie

La stratégie actuelle de Moscou en Arctique suit trois objectifs, selon Marlène Laruelle (IFRI) *. Premièrement, sur la scène internationale, cette zone représentante « un lieu pour réaffirmer son prestige et son statut de grande puissance », mettant en avant le dialogue et la coopération internationale plutôt que l’affrontement. De plus, pour sa sécurité, la Russie veut « réaffirmer sa souveraineté territoriale » en « sécurisant » les voies de transport et « se préparant aux menaces potentielles pour sa souveraineté ». Par ailleurs la Russie veut relancer l’économie dans le Grand Nord, qui représente 11% de son PIB.

Une forte remilitarisation de l’Arctique 

Moscou a beaucoup investi dans la militarisation de la région depuis 2007. Moscou y abrite aujourd’hui les deux tiers de son armement nucléaire, et la péninsule de Kola à elle seule héberge la plupart de ses navires de lancement de missiles balistiques nucléaires (SSBN), ainsi que son arsenal anti-aérien et anti-navire. Depuis 2015, des avions intercepteurs MiG-31 et des bombardiers tactiques Su-34 sont positionnés et « rendent les côtes américaines plus accessibles » à la Russie. En parallèle, des bombardiers stratégiques patouillent également à nouveau les frontières avec l’OTAN.

Depuis 2014, c’est une quinzaine de bases aériennes qui ont été rouvertes, dont trois sont équipées de missiles à longue, moyenne et courte portée. La flotte du Nord, elle, a été non seulement renforcée de plusieurs navires, mais la Russie a également prévu d’y ajouter un véhicule sous-marin nucléaire non-habité (UUV) Poséidon, et des missiles antinavires hypersoniques Tsirkon. En plus, le dernier programme d’armement prévoit de développer de nouveaux systèmes de missiles adaptés à l’Arctique.

… pour protéger les intérêts nationaux

En 2014, la doctrine militaire de la Russie mentionne explicitement « la protection des intérêts nationaux dans l’Arctique comme l’une des priorités » des forces armées russes. Et pour mener sa politique ambitieuse, le ministère de la Défense aurait mis en place un « commandement stratégique unifié du Nord », l’année dernière.

Budget vs. Puissance

Malgré la stagnation de l’économie russe, les investissements sont nombreux, et pas que du côté de la défense. Cela « implique des investissements humains et financiers que [la Russie] ne peut assumer pleinement dans les conditions sociales et budgétaires actuelles ». Toutefois, l’Arctique présente un exemple concret de « la résilience des politiques publiques russes dans des domaines jugés stratégiques ». Les fonds sont « limités, mais donc sont soigneusement ciblés dans des secteurs considérés comme cruciaux pour la capacité de la Russie à affirmer sa puissance ». En défense, la marine russe, elle, est « le grand perdant », avec des fonds insuffisants pour renouveler les bâtiments. Reste à voir jusqu’où ce budget est extensible (1).

Un succès certain

La remilitarisation de la frontière arctique est un « succès ». En dix ans, le géant russe « a réussi » à y établir une présence militaire et paramilitaire. En parallèle, la flotte du Nord se modernise. Ce malgré les conditions extrêmes, les budgets réduits et les « dysfonctionnements typiques du secteur militaire russe », soit les retards de production, la corruption et la qualité parfois pauvre des produits.

… au détriment des relations internationales 

Ce succès a pourtant eu un revers sur la scène internationale : il s’est fait « au prix d’une aggravation des tensions avec les pays occidentaux », à noter que « cela est dû davantage à un contexte général extrêmement dégradé plutôt qu’à la situation spécifique de l’Arctique ». La nouvelle carte qui se dessine dans la région crée des incertitudes, selon comment les acteurs feront face aux potentielles escalades et sauront garder un climat de confiance dans la région.

Une activité offensive ou défensive ?

Le dispositif militaire régional mis en place par Moscou est plus défensif qu’offensif, étant donné la façon dont il est construit, note l’IFRI. Notamment, la reconstruction des capacités arctiques reste sur le territoire russe. Malgré tout, sa stratégie présente des risques de tensions, car ses mesures visent également à « dissuader les influences potentielles des voisins de l’OTAN », et « dans le contexte actuel, peuvent être interprétées comme étant plus offensives ». Un point sans doute remarqué derrière les frontières de l’Alliance, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou (Sergey Shoigu) reconnaissant que la compétition dans la région pourrait mener au conflit.

(Aurélie Pugnet)

  1. La Russie investit largement dans la défense en Arctique, mais également dans le développement d’infrastructures gazières et des ports sur le chemin du passage nord-est, pour lesquels elle est obligée de se tourner vers la Chine pour investir, faute de moyens russes suffisants

* Russia’s Arctic PolicyA Power Strategy and Its Limits, Marlène Laruelle, Notes de l’Ifri, Russie.Nei.Visions, n° 117, mars 2020, 32 pages. Télécharger l’étude ici

Lire aussi sur le même sujet :

Lire dans la série ‘zones de crise’ :

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Le Vietnam remet des masques à la France et à plusieurs autres pays européens

Wed, 08/04/2020 - 16:55

(B2) C’était à Hanoï, mardi (7 avril). Le vice-ministre vietnamien des Affaires étrangères To Anh Dung remet, de façon solennelle aux ambassadeurs de cinq pays européens (France, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne et du Royaume-Uni) ainsi qu’à celui de l’Union européenne, 550.000 masques antibactériens fabriqués au Vietnam.

(crédit : agence de presse vietnamienne)

Un « cadeau du gouvernement et du peuple vietnamiens pour la lutte contre la pandémie de Covid-19 » a déclaré le vice-ministre. Les ambassadeurs ont remercié le pays, de cette aide, ainsi que pour les « services médicaux et les conditions favorables aux citoyens étrangers au Vietnam, notamment le traitement des personnes infectées par le coronavirus » indique l’agence vietnamienne d’information.

Il y a quelques mois, en août dernier, c’était l’Europe qui envoyait de l’aide humanitaire au Vietnam victime des inondations. Maintenant c’est le contraire, pour la première fois dans l’histoire de l’Europe. La roue tourne…

(NGV)

 

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Accueil des sans-abris, centre de triage Covid-19 : le Parlement européen prête ses moyens

Wed, 08/04/2020 - 15:45

(B2) À Bruxelles, le Parlement européen va abriter des sans-abris, à Strasbourg, un centre médical de tri. Au Luxembourg, rien n’est encore tranché. 

L’entrée du Parlement européen, à Strasbourg (crédit : B2/ES, février 2020)

On aurait pu croire à un autre poisson d’avril, juste après le notre sur le Berlaymont transformé en hôpital de campagne Rôle 3… D’autant que l’information a été diffusée plutôt discrètement, par voie de twitter le 1er avril et via une dépêche de l’agence Belga. Mais elle s’avère très sérieuse : le Parlement européen met à disposition ses bâtiments à Bruxelles, Strasbourg et Luxembourg, ainsi que sa flotte de moyens de transport pour participer à l’effort contre la pandémie du Corinavirus. La proposition a été étudiée tout aussi sérieusement par les autorités locales. A commencer par la France.

Un centre médical à Strasbourg

Dans la capitale alsacienne, le siège du Parlement européen va servir de centre de triage et de dépistage du Covid-19. Le virus a particulièrement touché cette région du Grand Est où siège le Parlement européen pour ses plénières. L’information, annoncée par la secrétaire d’État (française) aux affaires européennes, Amélie de Montchalin, lundi soir (6 avril), nous a été confirmée ce mardi (7 avril). La préfecture du Bas-Rhin, en relation avec l’Agence régionale de santé du Grand Est, est en charge de l’organisation.

Une cantine à Bruxelles

À Bruxelles, en plein centre du quartier européen, deux étages et la cantine (avec cuisine) de l’immeuble du Square de Meeûs vont héberger des personnes-sans-abris. « Les cuisines prépareront 1000 repas à distribuer aux personnes dans le besoin et aux travailleurs de la santé pour les aider dans leur travail » précise le président du Parlement européen, David Sassoli, dans un message vidéo mis en ligne mercredi après-midi (8 avril).

Qui pour conduire les voitures ?

Le Parlement européen a également offert de mettre à disposition une centaine de voitures de services et de camion pour le transport de nourriture ou de médicaments. A Strasbourg, ces véhicules pourraient être utilisés pour amener à domicile le personnel des hôpitaux, dans la nuit. Mais il faut résoudre leur acheminement depuis Bruxelles…

(ES)

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Retour au port pour le porte-avions Charles-de-Gaulle, contaminé par la pandémie

Wed, 08/04/2020 - 11:58

(B2) Le groupe aéronaval abrège son opération. Une quarantaine de marins présente les symptômes du coronavirus. De quoi doucher le message officiel de posture opérationnelle ‘inchangée’

Derrière le pont du Charles-de-Gaulle, la frégate danoise Niels Juei, fin mars. (crédit : DICOD / EMA)

40 cas suspects !

« Une quarantaine de marins est aujourd’hui sous observation médicale renforcée, annonce l’état-major des armées (EMA) dans un communiqué. Ils présentent des symptômes compatibles avec une possible infection par le Covid-19. Ces premiers symptômes sont apparus récemment. » Une équipe de dépistage a été déployée à bord du Charles-de-Gaulle (R-91) pour tenter d’enrayer la contamination.

Retour à Toulon

La décision a été prise d’anticiper le retour de la mission ‘Foch’, qui était prévu initialement au 23 avril (lire : Un groupe aéronaval autour du Charles-de-Gaulle se déploie, avec des Européens, épisodiques). Actuellement au large du Portugal, le seul porte-avion de la marine française et son escorte devraient arriver au port de Toulon d’ici une semaine, selon la marine nationale.

Un premier marin évacué il y a une dizaine de jours

Un premier sous-officier avait été évacué lors d’une escale au Danemark les 29 et 30 mars, parce qu’il présentait des symptômes suspects. Les tests s’étaient cependant avérés négatifs. Copenhague avait notamment fourni un appui logistique à la mission Foch, l’une de ses frégates participant pour la seconde année consécutive à des manœuvres avec le groupe aéronaval.

Un navire potentiel foyer d’infection

Le porte-avions, comme tout navire, est particulièrement propice à la circulation d’une telle épidémie. L’équipage vit par nature dans un confinement total. Le commandant a certes décidé de réduire au maximum les réunions et les rassemblements. Les équipements et espaces communs doivent être nettoyés deux fois par jour. Le porte-avions dispose de tout le matériel médical pour gérer des cas qui, le cas échéant, s’aggraveraient : une salle d’hospitalisation d’une douzaine de lits avec respirateurs et espace d’isolement, ainsi que des hélicoptères pour évacuer des patients.

Un coronavirus qui atteint le nerf de la guerre

Cet arrêt du Charles survient après la suspension des opérations en Irak (lire : La France suspend, à son tour, ses opérations en Iraq) et la mise en veille de plusieurs missions et opérations européennes (lire : Les missions militaires de la PSDC continuent, mais à bas régime).

La capacité opérationnelle remise en question

Il y a quelques jours, les autorités françaises affichaient leur confiance. Le 3 avril, ainsi, l’état-major français déclarait à B2 que « l’épidémie n’a pas d’impact conséquent sur la posture opérationnelle maritime », en dehors de quelques escales annulées faute d’accès aux ports. Le lendemain, 4 avril, la ministre des armées Florence Parly enfourchait la même posture, justifiant dans une interview que si 600 cas avaient été repérés dans l’ensemble de l’armée française, cela ne causait aucun problème : « Notre posture opérationnelle n’est pas impactée » affirmait-elle fièrement aux Dernières nouvelles d’Alsace.

De la com’ plutôt que de l’information

Il semble en fait que derrière la bravoure affichée, la réalité soit légèrement différente (lire : Du Sahel aux régiments, l’armée française encaisse des coups face au coronavirus). C’est dommage. Chacun sait qu’en temps de crise, la propagande n’a qu’un temps, que face à la désinformation, rien ne vaut l’information, et que celui qui dit franchement les choses gagne sur le long terme (cf. Angela Merkel). La parole de Florence Parly dans le style ‘tout va bien madame la Marquise’ n’est pas digne d’un chef des armées responsables. Elle risque d’être désormais décrédibilisée, en interne comme externe.

(Romain Mielcarek, avec NGV)

Le coronavirus sème la zizanie dans la marine US

La semaine dernière, c’était le porte-avions américain USS Theodore Roosevelt (CVN-71) qui était confronté à une telle épidémie. Son commandant, le captain (capitaine de vaisseau) Brett Crozier, avait dû pousser la hiérarchie dans ses retranchements en envoyant un appel à l’aide qui a fuité dans la presse, pour forcer l’évacuation des 4800 marins de son bateau à Guam. Le San Francisco Chronicle étant le premier révéler l’affaire. Limogé dans la foulée, l’officier a quitté le bord sous les hourras de son équipage. Le tollé a été tel outre-Atlantique que le ministre délégué à la Marine (secretary) Thomas Modly, acteur de cette mise à pied, a dû remettre sa démission, acceptée par le ministre de la Défense, mardi 7 avril (1). C’est l’actuel sous-secrétaire chargé de l’armée (de terre), Jim McPherson qui le remplace à la marine, a annoncé Mark Esper, le ministre US de la défense.

  1. Télécharger la lettre de démission de Thomas Modly

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Les missions militaires de la PSDC continuent, mais à bas régime (v2)

Wed, 08/04/2020 - 07:20

(B2 – exclusif) La plupart des missions de l’UE de formation ont cessé toute activité, selon nos informations, du fait de l’épidémie de coronavirus. La situation est suivie de façon quotidienne à Bruxelles pour éviter tout arrêt d’activité

La remise des diplômes aux forces centrafricaines au camp Kassai le 20 mars se marque par une distanciation sociale faible, inférieure aux normes OMS (1,50 m) (crédit : EUTM RCA)

Malgré toutes les mesures prises (cf. encadré), les missions et opérations militaires de la PSDC sont impactées par la crise du coronavirus.

Un impact limité en termes sanitaires

Trois cas sont aujourd’hui recensés : deux en Bosnie-Herzégovine (opération EUFOR Althea) et un autre au niveau maritime dans le navire-amiral commandant la flotte EUNAVFOR Atalanta dans l’Océan indien. Des « cas isolés », nous assure-t-on, qui ont été identifiés rapidement. Les malades ont été évacués et rapatriés dans leur pays d’origine. Et les membres du personnel en contact avec ces collègues ont été « isolés par précaution ». L’impact sanitaire est (pour l’instant) limité : environ 1 pour 1000, sur un effectif total d’environ 3000 militaires. Au niveau opérationnel, il en est différemment.

Deux missions pleinement opérationnelles

En fait, au niveau opérationnel, seules deux opérations demeurent pleinement actives : l’opération navale anti-piraterie dans l’Océan indien (EUNAVFOR Atalanta) et l’opération de stabilisation en Bosnie-Herzégovine( EUFOR Althea). « Elles  maintiennent un fort niveau de capacité opérationnelle, et nous pouvons dire qu’elles sont 100% actives », a répondu à B2 le Haut représentant de l’Union, Josep Borrell, à l’issue de la réunion des ministres de la Défense, lundi (6 avril). L’opération EUNAVFOR Med Irini en Méditerranée n’a pas réellement commencé.

Formations à l’arrêt

Au niveau des missions de formation de type EUTM, le résultat est bien différent. Le nombre de formations a été « réduit en raison des contraintes imposées par les pays hôtes » nous a précisé Josep Borrell. En République centrafricaine, notamment, les soldats européens ont été confinés jusqu’à nouvel ordre. Le ministre centrafricain de la Défense a demandé formellement l’arrêt des formations voire le rapatriement des militaires (1). De toute façon, les mesures de distanciation sociale empêchent toute formation, nous confie un militaire.

Le conseil étendu au sujet de la pandémie

Les missions maintiennent cependant « autant que possible d’autres activités, telles que des activités de conseil », a précisé à B2 Josep Borrell. Elles « s’élargissent même, afin de montrer comment faire face à la pandémie, en utilisant l’expérience que nous avons acquise là-dessus ».

Des missions civiles en mode réduit

Quant aux missions civiles de la PSDC, elles ont également été contraintes de réduire leur niveau d’activités. Ainsi au Niger, la plupart des activités de la mission de soutien aux capacités de sécurité intérieure (EUCAP Sahel Niger) ont aussi été arrêtées. 49 experts internationaux ont été rapatriés en Europe, seuls restent sur le terrain 30 experts internationaux et 60 employés nationaux.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Des mesures pour contenir la propagation du virus

Les missions et opérations ont pris des « mesures rapides pour atténuer les risques et lutter contre la pandémie de coronavirus. elles restent extrêmement vigilantes », indique-t-on du côté du service diplomatique européen (SEAE). Des protocoles ont été mis en place pour identifier, isoler et tester des malades suspects ainsi que pour le contrôle des entrées et des sorties. Un plan de lutte contre les épidémies a été instauré. Les visites et réunions non essentielles, ainsi que les activités de loisirs à l’extérieur des camps, ont été annulées. Des contrôles quotidiens du personnel sont effectués et des règlements et installations de quarantaine sont en place.

  1. Une décision qui s’inscrit dans un contexte difficile avec la présence de conseillers russes à la présidence de la république centrafricaine. (Lire aussi : Les Russes entraînent l’armée centrafricaine à la place des Européens)

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Forbin et De Ruyter s’entraînent dans le golfe arabo-persique

Tue, 07/04/2020 - 19:02

(B2) Les deux navires déployés dans le golfe arabo-persique, dans le cadre de l’opération EMASOH (alias Agenor et Task Force 474) ont mené le 1er avril un entrainement conjoint de lutte anti-surface, associant pour la première fois un avion de patrouille maritime Atlantique 2, annonce l’état-major des armées. Les frégates française Forbin et néerlandaise De Ruyter ont tenté de se neutraliser mutuellement, tout en évitant la menace représentée par l’avion. (RM)

(crédit : DICOD / EMA)

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Du Sahel aux régiments, l’armée française encaisse des coups face au coronavirus

Tue, 07/04/2020 - 12:45

(B2 à Paris) Avec de premiers rapatriés du Sahel et 600 soldats malades en France, les armées commencent à encaisser les effets du coronavirus. Du côté du ministère, on l’assure pourtant : les opérations se poursuivent sans conséquences majeures. Dans les régiments, la prise en compte de l’épidémie semble plus aléatoire

Des militaires nigériens (à gauche) et français (à droite) pendant l’opération ‘Monclar’, qui s’est déroulée du 3 au 23 mars dans le nord du Niger. (crédit : DICOD / ECPAD)

Sahel et coronavirus

Premiers rapatriements

Malgré sa discrétion sur le sujet, l’état-major français des armées (EMA) avait dû annoncer jeudi (2 avril) dernier de premiers cas détectés sur l’opération Barkhane. Suite à un dépistage effectué par le service de santé des armées et un laboratoire civil local, quatre officiers ont été diagnostiqués positifs, dont un est traité sur place et trois ont été rapatriés en France. Un cinquième, qui présentait des symptômes mais n’a pas été testé, est également rentré.

Quarantaine et opérations

L’état-major explique que « tous les cas ‘contact’ ont été identifiés et placés en quatorzaine en zone dédiée. Ils font l’objet d’une surveillance médicale renforcée », sans pouvoir préciser le nombre de personnes concernées. La même source assure que « ces cas de contamination, de même que les dispositions prises pour préserver le personnel de la force n’ont pas d’impact sur les opérations, qui se poursuivent à un rythme soutenu ».

Opérations conjointes

De même, les opérations menées avec les pays partenaires sur place se poursuivent. L’EMA explique que la nature de la coordination permet de respecter les règles de distanciation. Au quotidien, les soldats français et alliés ne sont pas dans les mêmes véhicules et ont une certaine distance physique entre eux.

Adaptation des relèves

Depuis l’apparition des premiers cas, le service de santé des armées français s’est coordonné avec les pays hôtes de l’opération Barkhane pour définir un protocole strict lors de l’arrivée de nouveaux militaires. Des périodes d’isolement d’une durée supérieure à 14 jours ont été mises en place, soit sur le théâtre lorsque c’est possible, soit en France sur trois sites différents qui sont gardés secrets. A noter que sur Barkhane, le gros des relèves est attendu courant de l’été. Des relèves d’aéronefs ont été retardées pour ces mêmes raisons.

En France, peu de confinements chez les militaires

600 cas en France

En France, le ministère des Armées refuse de donner des détails sur les militaires contaminés, préférant éviter de rentrer dans une communication chiffrée trop pointilleuse et chronophage. Interrogée par le groupe de presse régional Ebra samedi (4 avril), Florence Parly est donc restée évasive : « Nous avons environ 600 militaires atteints. Cela correspond à un ordre de grandeur, car il est évolutif. » En interne, des chiffres et des suivis remontent de manière quotidienne ou presque.

Un confinement plus ou moins respecté

La semaine dernière, un aviateur confiait à B2 les hésitations de son commandement direct, qui peinait à trouver comment appliquer les consignes du ministère. « Sur les différents groupes de discussions que nous avons mis en place, ils sentent l’inquiétude monter », confie le militaire. Dans son unité, les équipages alternent des vols où ils sont collés les uns aux autres, avec des retours dans leurs foyers, en espérant ne pas avoir été contaminés par les collègues. De nombreux témoignages de ce type ont été diffusés dans la presse ou par de jeunes militaires eux-mêmes sur les réseaux sociaux. Les séances de sport ou d’entrainement se poursuivent ainsi alors que les soldats vont et viennent en dehors des bases, sans réel contrôle. Dans les régiments, c’est la rumeur qui prévaut sur les cas de collègues malades.

Une « population qui résiste bien »

Une source au sein du ministère des Armées, qui réclame l’anonymat absolu, estime qu’il n’y a pas de raisons de s’inquiéter sur le volume actuel de contaminations : « Globalement, nous avons une population jeune, qui a vocation à plutôt bien résister au Covid. Il faut considérer l’aspect particulier du métier de militaire : même dans un contexte particulier, nous n’allons pas nous demander d’arrêter de protéger les Français. »

(Romain Mielcarek)

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Centrafrique : décès d’un sous-officier français affecté au DETAO

Mon, 06/04/2020 - 17:28

(B2) Un sous-officier affecté au détachement d’appui opérationnel (DETAO) en Centrafrique, une unité qui complète les missions d’EUTM-RCA et qui s’occupe du soutien des militaires français sur ce théâtre est décédé a-t-on appris aujourd’hui de l’état-major des armées ce lundi (6 avril)

L’adjudant-chef Jean-Bernard Russon a été retrouvé mort dimanche (5 avril) dans sa chambre, dans le camp de M’Poko, à Bangui. Les causes du décès de ce sous-officier du groupement munitions de Brienne-le-Château ne sont pas connues et une enquête de prévôté a été ouverte par la gendarmerie française.

Affecté au détachement d’appui opérationnel (DETAO) depuis novembre dernier, l’adjudant-chef Russon était chef du dépôt de munitions. Cette unité française d’environ 150 militaires, créée fin 2018, conduit des détachements d’instruction technique au profit des forces armées centrafricaines dans des domaines spécifiques (prévôté, sécurité incendie, gestion des munitions, secourisme).

Le DETAO s’occupe également du soutien aux militaires français affectés à des missions internationales en Centrafrique, qu’il s’agisse de la mission de formation de l’Union européenne (EUTM-RCA) ou de la mission des Nations Unies (Minusca). Il est sous contrôle opérationnel des éléments français au Gabon (EFG).

L’adjudant-chef Russon s’était engagé en 2007 comme sous-officier, dans le matériel, puis dans le service interarmées des munitions. Il sert au cours de nombreuses opérations et déploiements à l’étranger : au Tchad (2009, 2016), en Afghanistan (2010), au Burkina Faso pour les forces spéciales de la Task Force Sabre (2011), au Liban (2012), à Djibouti (2017), au Niger sur Barkhane (2017), en Irak avec les forces spéciales (2018) et enfin en Centrafrique, où il était arrivé en novembre 2019.

(Romain Mielcarek)

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Au moins 600 militaires français atteints du coronavirus

Sat, 04/04/2020 - 21:34

(B2) Environ 600 militaires sont atteints du Covid-19, a indiqué la ministre française des Armées, Florence Parly, aux Dernières nouvelles d’Alsace (Strasbourg, et aux quotidiens du groupe Ebra). Un chiffre très approximatif reconnait la ministre. « C’est un ordre de grandeur, car il est évolutif. » (1)

Cela n’a pas de conséquence sur l’aspect opérationnel assure la ministre. « Nous suivons cela de très près, et adaptons nos dispositifs en conséquence. Je précise que notre posture opérationnelle n’est pas impactée. » (2)

L’armée française compte une personne décédée : « un agent civil rattaché au Service d’infrastructure de la défense décédé il y a quelques jours ».

(NGV)

  1. Un chiffre qui rapporté à l’effectif total (265.000 personnels)  donne un pourcentage de 0,2%. Ce qui semble très faible. Il est vrai que l’ensemble de cas dans la population (68.000 recensés aujourd’hui) donne un pourcentage de 0,1%. Mais chacun sait que ce chiffre est faux en absence d’un test généralisé.
  2. On peut légèrement douter de cette affirmation. La logique de précaution impose non seulement des distances minimales (par exemple dans les véhicules), mais aussi le confinement de toute personne ayant été au contact d’une personne testée positive. Cela implique que des unités entières peuvent (ou devraient être) confinées.

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Un avion des forces russes se pose à New-York. De l’aide humanitaire pour les USA

Thu, 02/04/2020 - 23:55

(B2) C’est une première… depuis bien longtemps. On pourrait presque croire à un poisson d’avril. Et non… Un gros porteur des forces armées russes s’est bien posé le 1er avril sur l’aéroport de New-York

L’Antonov 124 sur le tarmarc de l’aéroport de New-York (crédit : Mission Russie aux USA)

Un envoi qui fait suite à un entretien Poutine – Trump

A son bord, divers équipements et matériels médicaux, notamment des respirateurs et équipements de protection individuelle, fournis par le gouvernement russe à la FEMA, l’administration fédérale américaine de gestion des urgences. L’information a d’abord été officialisée par Moscou suivie par les Américains. Elle fait suite à la conversation téléphonique qu’ont eu la veille (30 mars) le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, mais aussi à la dernière réunion du G20, la semaine dernière. Les pays du G20 ont convenu « de travailler ensemble pour vaincre le coronavirus »

Peace and love

Les deux pays « se sont mutuellement fourni une aide humanitaire en temps de crise dans le passé et le feront sans aucun doute à nouveau à l’avenir. C’est une période où nous devons travailler ensemble pour surmonter un ennemi commun qui menace la vie de chacun d’entre nous… » chantonne le communiqué américain. Précision que cette aide n’est pas tout à fait gratuite : les Américains ont « convenu d’acheter les fournitures médicales nécessaires ».

Commentaire : amorce d’une autre politique ou le coup d’un soir

Est-ce au-delà de l’urgence, un geste de détente, amorce d’une autre politique, ou juste le ‘coup d’un soir’ ? Difficile à prévoir. Ce qui est sûr, c’est que cela démontre le ‘pragmatisme’ de Donald Trump, prêt à tourner casaque du jour au lendemain, si la nécessité se fait sentir.

Voir cependant la première puissance du monde aller ‘quémander’ de l’aide à une Russie, est plutôt irréaliste. C’est un signe notable que la situation est très grave outre-Atlantique avec l’épidémie du coronavirus qui galope : les USA devant rapidement dépasser l’Europe en terme de mortalité au rythme actuel. La Maison Blanche vient de publier des prévisions alarmistes (évoquant au moins 100.000 morts).

L’autre élément à analyser, c’est que du point de vue de Washington, l’ennemi étant la Chine, la Russie peut être un partenaire, selon les opportunités, notamment en cas de coup dur. Une stratégie à 360° en quelque sorte. Cela va peut-être obliger certains alliés, qui ont fait du sentiment anti-russe, l’alpha et l’oméga de leur politique, à réexaminer certains pans de leur politique

(NGV)

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L’armée de l’air italienne mobilisée pour approvisionner les hôpitaux face au coronavirus

Thu, 02/04/2020 - 07:30

(B2) Mobilisée très tôt, l’Aeronautica militare (Armée de l’air italienne) n’a pas chômé ces dernières semaines. Elle est présente sur de nombreux fronts dans la gestion de la crise du coronavirus en Italie : rapatriements, transport de malades et de matériel médical, soutien logistique

NB : Éléments à jour le 31 mars 2020 à midi

Phase 1 : les rapatriements en Europe

L’armée de l’air italienne est tout d’abord mobilisée pour rapatrier des citoyens italiens et européens. Quatre opérations sont mises en place. Elles s’effectuent toutes avec des avions Boeing KC-767A, de la 14e Stormo (escadron) de Pratica di Mare (Pomezia, près de Rome). Ils sont équipés de systèmes d’isolateurs (de type ATI, STI et N36) permettant le confinement biologique.

Le 3 février, les avions ramènent 56 citoyens italiens de Wuhan, en Chine, avec à bord une équipé médicale composée de quatre militaires et deux civils. Le 9 février, depuis l’aéroport militaire de Brize Norton, en Angleterre, ils récupèrent des citoyens européens rapatriés par les britanniques depuis Wuhan. Le 15 février, l’avion qui ramène un jeune italien atteint du Covid19 depuis Wuhan se pose sur le tarmac de l’aéroport.

Enfin, le 21 et 22 février, deux avions ramènent 19 citoyens européens depuis navire de croisière Diamond Princess amarré à Yokohama au Japon. Dans cette dernière opération, elle est aidée par la Marine italienne qui lui détache deux médecins et une infirmière, en plus de l’équipe de santé de confinement biologique de l’armée de l’air.

Une fois atterris à Practica di Mare, les passagers passent par une zone d’accueil et de contrôle sanitaire mise en place par des spécialistes du Commandement de l’aéroport, de la 3e Stormo de Villafranca et du Service de santé de l’armée de l’air.

Zone de contrôle sanitaire à Pratica di Mare, le 3 février 2020 (crédit : Ministère italien de la Défense)

Phase 2 : le transport de matériel et d’équipement médical

Autre tâche devenue très importante : le transport de matériel médical destiné à la protection civile. Celui-ci est distribué aux hôpitaux les plus en difficulté, en particulier dans le nord du pays. Le 19 mars, ainsi deux avions, un Boeing KC-767 de la 14e Stormo et un C-130J de la 46e brigade aérienne de Pise, font l’aller et retour vers Cologne, en Allemagne. À bord, sept tonnes de matériel d’assistance respiratoire et d’autres appareils de soutien et de matériel médical. Le 22 mars, le C-130J s’envole pour Düsseldorf, en Allemagne, pour embarquer un chargement de respirateurs et le transporter à l’aéroport de Bergamo Orio al Serio. Le même jour, un KC-767A de la 14e Stormo, atterrit à l’aéroport de Malpensa (Milan) depuis Istanbul, transportant environ 10.000 livres de matériel médical arrivé de Chine. Le 30 mars, un C-130J vole depuis l’aéroport de Fiumicino (Rome) à Malpensa avec environ cinq tonnes de matériel médical à bord pour les installations hospitalières.

Un C-130J de l’Armée de l’air effectue un transport de matériel médical, notamment des masques, le 30 mars 2020 (crédit : Ministère italien de la Défense)

Phase 3 : le soutien logistique pour des hôpitaux de campagne

Alors que les hôpitaux de campagne se multiplie, l’armée de l’air est appelée à la rescousse pour fournir, en particulier, un soutien logistique. Le 17 mars, un DC8 américain atterrit à l’aéroport de Villafrance-Vérone. À son bord, un hôpital de campagne de 60 lits et huit unités de soins intensifs, mis à disposition par le Samaritan’s Purse, une organisation humanitaire chrétienne évangélique des États-Unis. Présent également, du personnel de santé et de logistique, ainsi que du matériel médical.

Un deuxième vol, le 21 mars, permet d’intégrer l’équipe de spécialistes qui soutiennent ainsi le fonctionnement de la structure. L’armée de l’air, notamment une équipe spécialisée de la 3e Stormo assure le soutien logistique et contribue à la mise en place de l’hôpital à Crémone. Elle met également à disposition de l’ONG des équipements hydrauliques et électriques, tels que des robinets, un éclairage de terrain, des douches et des chaudières. L’hôpital est opérationnel dès le 20 mars, pour une durée de trois mois.

Un soutien logistique similaire est fourni aux 14 avions russes atterris ces derniers jours à Pratica di Mare. Ils amènent des médecins et des experts en maladies infectieuses, ainsi que des unités mobiles pour désinfecter les véhicules et les espaces publics. Le 27 mars, la 16e Stormo Protezione delle Forze di Martina Franca met en place en quelques heures deux tentes de campagne devant l’hôpital ‘Valle d’Itria’ (Martina Franca).

L’avion de Samaritan’s Purse, qui apporte un hôpital de campagne, sur le tarmac de l’aéroport de Villafrance-Vérone, le 17 mars 2020 (crédit : Armée de l’air italienne)

Phase 4 : le transport de patients d’un hôpital à un autre

Afin d’alléger la pression sur les hôpitaux du nord de l’Italie, l’armée de l’air prend aussi part au transport de patients. Des hélicoptères HH-101, capables de transporter des patients en confinement biologique grâce à des brancards isolés spéciaux ATI (Aircraft Transit Isolator), ainsi que de fournir une assistance aux patients via un appareil respiratoire pendant le vol, sont mis à disposition. Des équipages de la 15e Stormo et des équipes de médecins et infirmières sont prêts à décoller 24h/24 depuis le hub temporaire installé sur la base aérienne de Cervia. L’avion C-130J de la 46e brigade aérienne effectue huit transports depuis l’aéroport de Bergame-Orio al Serio : cinq en direction d’autres hôpitaux italiens, un vers Dresde (Allemagne) et deux vers Leipzig (Allemagne). Des hélicoptères du HH-101 de la 15e Stormo, soutenus aussi par des équipages du 9ème Stormo de Grazzanise, effectuent cinq autres transports (1).

Préparation au transport en confinement biologique d’un malade du covid19, le 7 mars 2020 (crédit : Armée de l’air italienne)

(C.G., st.)

  1. Données correctes au 27 mars 2020.

Coordination des opérations

Le Centre d’opérations aériennes, au commandement des opérations aériennes de Poggio Renatico (Ferrare), est chargé de recevoir et d’évaluer les demandes des hôpitaux, des préfectures ou de la défense civile. Il les traduit en ordres de mission pour les services de vol désignés. De son côté, le commandement opérationnel du sommet interarmées (COI), sous la responsabilité du chef de l’état-major, a mis en place une salle d’urgence chargée de coordonner tous les transferts de compatriotes de l’étranger, ainsi que de gérer et partager les informations pertinentes avec d’autres départements.

Lire aussi :

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Eh oui le 1er avril, c’est un poisson

Wed, 01/04/2020 - 20:02

(B2) Avec notre article, Le Berlaymont transformé en hôpital de campagne Rôle 3, B2 n’a pas failli à la tradition du 1er avril. Nous avons hésité. Mais nous avons maintenu cet aperçu. Malgré tout, il faut garder l’humour et le porter haut et fier. Cela peut paraitre un humour noir, ou déplacé. Mais il est de tradition, dans les structures de gestion de crises, de secours d’urgence (que j’ai pratiquées en un temps plus ancien), comme dans celles de sécurité ou de défense, de toujours garder, même dans les pires circonstances, un peu d’humour et d’auto-ironie. C’est l’instinct de survie qui parle.

Certains ont critiqué ce ‘poisson’. J’aurai préféré qu’ils adressent leurs critiques à ceux qui sonnent le tocsin, mais à ceux qui n’y répondent pas ou du moins pas assez. Nous aurions, tous, été enthousiastes, si la présidente de la Commission européenne, ou d’autres responsables européens, avaient sonné l’heure de la mobilisation générale (comme cet article pouvait le laisser penser). Ils en avaient les moyens. Malheureusement cela n’a pas été le cas. L’histoire jugera…

Quant à la tente mise en exergue durant cette journée, les experts l’auront reconnu : c’est une tente de l’hôpital de campagne italien mis à disposition dans l’opération EUFOR Tchad RCA de 2008. Une tente qui a abrité des malades et blessés de toute nationalité (y compris des Tchadiens blessés dans des combats avec les rebelles) car le sens du devoir, ces médecins et infirmiers déployés au fin fond du Tchad l’avaient au fond des tripes. Comme aujourd’hui ceux qui se battent dans les hôpitaux, dans les ambulances, dans les services de santé, sans le minimum de moyens qu’ils devraient avoir… C’est cela l’énorme scandale et pas notre poisson d’avril. Cette tente et ce poisson étaient, pour nous, un hommage vibrant et massif à tous ceux qui sont actuellement sur le front de la maladie et sont partis, sans armes, sur le front pour se faire massacrer.

À part çà… je vais me coucher. Car le Covid-19 étant ce qu’il est, je devrais déjà être couché à cette heure, voire toute la journée… (ordre de mon médecin). Ceux qui vont vivre vous saluent bien bas !

(Nicolas Gros-Verheyde)

Lire aussi sur ce thème :

Nos autres poissons du 1er avril au fil du temps :

 

 

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Le Berlaymont transformé en hôpital de campagne Rôle 3

Wed, 01/04/2020 - 07:15

(B2 – exclusif) La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a décidé de prendre le taureau par les cornes. Cela devrait être annoncée officiellement ce mercredi (1er avril) à l’issue de la réunion habituelle de l’exécutif européen, selon un document interne lu par B2 dans la nuit.

© Le centre nerveux de la Commission européenne (© Ngv. / B2)

Une aile complète du Berlaymont, siège de l’exécutif européen, devrait être vidée de ses dossiers, et transformé en hôpital de campagne, de rôle 3. Un service médical de haut niveau équipé de possibilité de salles de réanimation, d’un laboratoire biologique et de lites de suite. Des travaux d’isolement ont déjà commencé discrètement et pourraient être achevés ce mercredi. Les premiers équipements médicaux et lits devraient arriver très rapidement par la suite, dès demain, livrés par les militaires belges.

Une tente de premier tri pourrait être installée au centre du rond point Schuman, qui a l’avantage de pouvoir assurer une rapide rotation des véhicules. Le personnel viendra en partie de l’intérieur : le centre médical de la Commission (situé au Breydel) devrait rejoindre cette unité.

Une autre aile va être réservée aux citoyens européens qui seront rapatriés via les différents avions européens. Des bus de la STIB, les transports urbains de Bruxelles, pourraient être réquisitionnés. Les ministres des Affaires étrangères devraient, en effet, vendredi (3 avril) décidé d’un plan de rapatriement supplémentaire.

Autre décision attendue : tous les fonctionnaires qui ne sont pas affectés aux tâches essentielles vont être réquisitionnés pour servir de personnel de renfort dans les hôpitaux. Et les véhicules officiels qui sont peu utilisés, tels les minibus, mis à disposition des personnels de santé.

(NGV)

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Dernières nouvelles des missions et opérations de maintien de la paix de l’UE – PSDC (mars 2020)

Tue, 31/03/2020 - 19:22

(B2) Avec en toile de fond l’épidémie de coronavirus, l’activité des missions s’est un peu réduite. Mais les exercices d’entraînement en mer, les formations de médecins militaires, de policiers, en face à face ou à distance continuent. Tout comme la signature de partenariat et les bilans de l’année. Et pour finir, un clin d’œil aux jeunes mariés de la mission EULEX Kosovo

Missions civiles au ralenti pour cause de Covid-19

Les onze missions civiles de la PSDC « ont temporairement adapté ou réduit leurs activités opérationnelles là où cela était nécessaire » prévient le 24 mars le commandant des missions civiles PSDC. Les activités opérationnelles reprendront « une fois qu’elles seront jugées sûres ». En attendant, les fonctions indispensables continuent – comme la protection des témoins de la mission de l’État de droit de l’UE au Kosovo ou l’observation des ‘frontières’ par la mission en Géorgie -, « mais sous la pleine mise en œuvre des mesures de précaution sanitaire ».

Carte des Missions PSDC 2020 (crédit : SEAE)

Sarajevo. (Bosnie-Herzégovine). Rapatriement à Vienne

Un hélicoptère S-70 ‘Black Hawk’ de l’armée autrichienne, équipé d’un conteneur ‘MedEvac’, a rapatrié un soldat autrichien de l’opération européenne de stabilisation en Bosnie-Herégovine souffrant de coronavirus vers Vienne samedi (28 mars). Après un décollage à Langenlebarn samedi matin et une escale à Graz, l’hélicoptère avait atterri à Sarajevo, où le patient était traité. Après un vol de retour de trois heures, il a été remis aux médecins de l’hôpital militaire Van Swieten de Vienne dans l’après-midi.

Les militaires équipés de combinaison et maques pour éviter toute contamination (crédit : EUFOR Althea)

Odessa (Ukraine). Visioconférence pour cause de COVID-19

La plupart du personnel d’EUAM Ukraine et leurs homologues télétravaillent désormais. Crise du Covid-19 oblige, c’est donc un webinaire qui a été organisé par le ‘field office‘ d’Odessa vendredi (27 mars). Thème : l’intervention de la police dans les situations d’urgence. La conférence virtuelle a été suivie par une centaine de professeurs et cadets de l’Académie des affaires intérieures.

Ukraine et Moldavie. Bilan et perspectives

EUBAM Moldova Ukraine a présenté son rapport annuel 2019, le 27 mars. « Ensemble, nous fait avancer les travaux sur les mesures de confiance, la gestion intégrée des frontières et la criminalité transfrontalière, et nous persévérerons certainement dans nos efforts conjoints jusqu’à ce que nous réussissions dans toutes les activités prévues jusqu’en novembre 2020 », commente le chef de mission Slawomir Pichor.

Hurdiyo (Somalie). Exercices en mer 

Deux exercices d’entrainement ont eu lieu dimanche (22 mars) dans la zone d’opérations contre la piraterie maritime. Les équipes d’abordage (‘Marines Boarding Team‘) embarquées sur l’hélicoptère italien SH-90A et sur des bateaux pneumatiques (RHIB) de la frégate italienne Bergamini ont mené un exercice de tir réel, contre une cible remorquée par la frégate espagnole Numancia d’EUNAVFOR Atalanta. L’équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal) de la frégate Bergamini a, elle, effectué un exercice lié à des engins explosifs artisanaux qui s’est terminé sur la récupération par treuil d’un homme blessé, par l’hélicoptère (cf. photo).

Mogadiscio (Somalie). Cycle de formation médicale

Pendant trois mois, des médecins de l’armée nationale somalienne suivront des cycles de formation avec les spécialistes de l’hôpital de la force des Nations unies (AMISOM), sous la supervision du personnel de la mission de formation de l’UE en Somalie (EUTM Somalia). Ce programme médical de mentorat a débuté le 2 mars par une journée d’orientation à l’hôpital de l’AMISOM de Mogadiscio.

Rota (Espagne). Coopération renforcée avec le PAM 

Début mars (le 5), un mémorandum d’accord a été signé pour renforcer la collaboration entre le programme alimentaire mondial (PAM) et EUNAVFOR Atalanta. La sécurité maritime s’avère essentielle pour permettre à l’aide humanitaire d’atteindre les ports et de sauver des vies.

Naplouse (Palestine). Réagir aux évènements de masse

19 policiers palestiniens se sont formés à la façon de gérer les opérations complexes (émeutes, manifestations et manifestations sportives) en assurant la sécurité des personnes et la protection des droits de l’homme. La formation de cinq jours a été dispensée au centre de formation des forces de police spéciales (SPF), à Naplouse, notamment par des conseillers de police d’EUPOL COPPS du Portugal, de Suède et des Pays-Bas.

Pristina (Kosovo). Noces malgré l’épidémie

En masques et gants blancs, deux membres de la mission ‘État de droit’ au Kosovo se sont mariés le 28 mars à l’ambassade d’Italie à Pristina. « Félicitations et bénédictions Valentina et Hubert ! Nous célèbrerons une fois que cela sera terminé » salue le chef de EULEX Kosovo, Lars-Gunnar Wigemark sur son compte twitter.

(Emmanuelle Stroesser avec NGV)

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Face au drame du coronavirus, que fait l’Europe concrètement en gestion de crises

Mon, 30/03/2020 - 19:20

(B2) La Commission européenne a-t-elle su répondre aux demandes italiennes, espagnoles et des autres pays en détresse ? Pas évident. Le point

Suite à l’éditorial de jeudi (lire : Crise du coronavirus. La Commission von der Leyen manque d’audace. Faiblesse congénitale ?), j’ai reçu beaucoup de réactions et de demandes d’information supplémentaire, notamment sur l’aide concrète de l’Union européenne. Je ne parle pas ici des mesures réglementaires pour faciliter le marché intérieur ou le financement des laboratoires pour trouver un vaccin, je parle bien, ici, de l’aide d’urgence, concrète, en cas de catastrophes, pour laquelle l’Union européenne dispose à la fois des bases juridiques nécessaires (articles 122, 196 et 222 du Traité sur le fonctionnement de l’UE pour les spécialistes) et des budgets (lire aussi : Face au Coronavirus, agir et être solidaire n’est pas une faculté, c’est une obligation. Dixit le traité).

Un mois après, qu’est-il parti ?

Presque un mois après le premier déclenchement du dispositif de gestion de crises (IPCR et mécanisme de protection civile), l’aide (concrète) de la Commission européenne, c’est-à-dire, hommes, matériels, etc. se résume à trois choses essentiellement : les masques, les rapatriements et l’achat groupé équipements supplémentaires via le lancement d’appels d’offres.

Presque quatre millions de masques

L’Allemagne, la France et l’Autriche ont convoyé vers l’Italie près de quatre millions en tout, au 26 mars : 1 million de masques cette semaine pour la France (il y a une semaine), l’Allemagne (en fin de semaine dernière) et 1,5 million pour l’Autriche. Au surplus, la France a envoyé 200.000 combinaisons de protection. Pour une population de plus de 60 millions d’habitants, alors que les masques doivent se renouveler plus d’une fois par jour, ce n’est pas énorme.

Moins de 3.000 personnes rapatriées

En matière de rapatriement, au 26 mars, selon les chiffres officiels, 2.714 personnes ont été rapatriées, via le mécanisme de protection civile, dont 2.302 citoyens européens. La plupart des rapatriements concernent les citoyens coincés en Chine. Chiffre plutôt faible, là encore au regard de la crise. Pour donner un ordre de grandeur, le service diplomatique européen estimait à environ 300.000 le nombre de citoyens européens coincés hors de chez eux. Pour la France, on estime à 130.000 le nombre de compatriotes à l’étranger. 110.000 ont déjà été rapatriés ou sont rentrés (1).

Des équipements supplémentaires à venir

Enfin, l’Union européenne a déclenché plusieurs appels d’offres conjoints le 28 février, le 17 mars et le 19 mars (ou 18 mars selon les versions que donne la Commission) pour divers équipements de protection personnelle — allant des lunettes et masques respiratoires, aux équipements de laboratoire, etc. Les contrats sont en cours de signature pour certains, pour d’autres ce sera plus tard. Pour l’arrivée du matériel, il faudra attendre encore un peu.

Commentaire : … et c’est tout ?

Tout cela est faible, très faible, au regard de l’ampleur de la crise et du temps passé depuis que l’alerte a été donnée début mars.

Pourtant l’Europe était prête…

On est loin de la réponse promise (fin janvier) par Stella Kyriakides, la commissaire européenne en charge de la santé : « Nous sommes prêts à soutenir les États membres et à assurer une réponse forte et coordonnée de l’UE, à l’extérieur et à l’intérieur de l’Union européenne » (2).

… et la propagation de l’épidémie faible au niveau mondial

Il est vrai que si on en croit les commissaires Valdis Dombrovskis et Paolo Gentiloni (Économie), qui signaient le 13 février leurs prévisions économiques d’hiver, leur hypothèse retenue dans le scénario de référence était un pic de l’épidémie « atteint au premier trimestre » avec une « propagation à l’échelle mondiale […] relativement limitée. »

C’est ce qui s’appelle un beau plantage et explique peut-être l’affolement qui règne dans la maison ‘Commission européenne’ pour désigner du doigt les États comme seuls responsables de cette impéritie.

(Nicolas Gros-Verheyde)

À suivre : le règlement sur l’aide d’urgence européenne.

  1. Pour donner un autre ordre de grandeur, en 2006, quand le Liban s’embrasait, la France (toute seule) avait mené une opération d’évacuation, montée en plein été, d’évacuation de ses ressortissants. Au 29 juillet, soit à peine deux semaines après le déclenchement de l’opération 8.500 personnes dont 6.700 nationaux et 1.800 Européens ou d’autres nationalités avaient été évacués. Certes c’était par bateau, la zone était moins dangereuse… mais tout de même.
  2. Une simple recherche dans la base de données de la Commission européenne (où se trouvent les communiqués, discours et autres documents) avec les mots-clé Covid-19 ou pour le Coronavirus vous donne une idée du désastre : beaucoup d’économie, peu d’aide concrète.

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Chère Macédoine du Nord, bienvenue à l’OTAN

Mon, 30/03/2020 - 17:30

(B2) C’est officiel. Un trentième drapeau a été hissé devant le quartier général de l’OTAN, à Bruxelles, ce lundi (30 mars) : celui de la Macédoine du Nord

Cérémonie de levée du drapeau de la Macédoine du nord, lundi (30 mars) (crédit : OTAN/capture AP)

Un cérémonie aux quartiers généraux de l’Alliance

Près de vingt ans après l’intervention de l’OTAN dans ce qui n’était alors que l’ancienne république yougoslave de Macédoine, le pays fait aujourd’hui partie de l’Alliance atlantique à part entière. Les actes de son traité d’adhésion ont été déposés à Washingon, dépositaire du Traité de l’Atlantique Nord, vendredi (27 mars). Son accession a été symbolisée ce matin par la levée des couleurs de la Macédoine du Nord au quartier général de l’OTAN à Bruxelles, en présence du secrétaire général de l’OTAN et du chargé d’affaires de la délégation de la Macédoine du Nord Zoran Todorov. Le drapeau a été hissé au même moment au SHAPE à Mons, et, de l’autre côté de l’Atlantique, au Allied Command Transformation à Norfolk (USA). Le tout accompagné de l’hymne national nord-macédonien.

Les meilleurs amis du monde

Jens Stoltenberg a accueilli Zoran Todorov, souhaitant au pays la « bienvenue à l’OTAN » et rappelé que « dans des moments comme ceux-ci, les amis et les alliés sont plus importants que jamais, et maintenant, la Macédoine du nord a les meilleurs amis et les meilleurs alliés au monde ». Et au Macédonien de répondre : « À partir de maintenant, nous ne sommes plus seuls. Dès maintenant et pour toujours, une fois pour toute, nous sommes l’OTAN ». Et de préciser que l’adhésion à l’OTAN « c’est un grand accomplissement, car c’est la garantie de la protection et la sauvegarde de nos valeurs démocratiques ».

Permis grâce à un accord historique

L’adhésion à l’OTAN, Jens Stoltenberg l’a souligné et rappelé, « a été rendu possible » par la signature avec la Grèce de l’accord sur le nom de la Macédoine du nord, un « compromis historique ». Il a également « félicité la décision de l’Union européenne d’entamer des négociations d’adhésion » avec la Macédoine du Nord , « un autre signe que votre pays est prêt à prendre sa place dans la famille euro-atlantique, contribuant ainsi à une plus grande sécurité et stabilité pour tous ».

(Aurélie Pugnet)

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C’est ainsi que se termine le rêve européen. Et ils ne s’en rendent pas compte

Sun, 29/03/2020 - 22:08

(B2) Ce soir je laisse la parole à Lorenzo Consoli, mon collègue italien, il est, d’une certaine façon, beaucoup plus concerné que moi pour parler de la situation actuelle. Son message vaut d’être lu, et entendu

Lorenzo Consoli (DR)

Reviens Juncker ils sont devenus fous ! (1)

Il est dix heures du soir, samedi 28 mars, le jour où, en Italie, les 10.000 décès dus au coronavirus ont été surmontés. L’Espagne, malheureusement, arrivera bientôt. La France craint d’avoir pris le même virage.

L’État dépense beaucoup dans ces pays, et en déficit, pour sauver le plus de vies possible, avec une thérapie intensive pour les patients les plus graves et avec un confinement pour arrêter la contagion.

Si la solidarité européenne était plus qu’un mot vide et hypocrite, il serait normal que les pays de l’Union européenne financièrement plus forts acceptent l’idée que la dette publique générée par la réponse à la pandémie soit émise en commun, avec des garanties communes, aux mêmes intérêts pour tous. Les euro-obligations. Comme si l’Espagne, pour l’Allemagne, était ce que la Lombardie est pour l’Italie, une partie d’une grande nation, la nation européenne.

Mais ce n’est pas le cas. La nation européenne n’existe pas. La solidarité européenne est un mot vide et hypocrite. [Les premiers ministres] Angela Merkel et Mark Rutte ne regardent pas l’Europe, ils ne regardent que les Allemands et les Néerlandais. Ils savent que s’ils acceptent les euro-obligations, le lendemain une crise gouvernementale s’ouvrira pour eux.

Dans tout cela, l’Allemande Ursula von der Leyen, qui est censée représenter l’intérêt général des citoyens européens, même si elle contraste avec les opinions et les dogmes idéologiques des Allemands, a finalement prononcé le mot tabou, Eurobonds, pour dire que « ce n’est qu’un slogan », que « ce n’est pas le plan », que l’UE « n’y travaille pas » et que « les réserves de l’Allemagne et d’autres pays sont justifiées ».

Le vieux Jacques Delors [l’ancien président de la Commission européenne] a tiré la sonnette d’alarme : nous sommes confrontés à un danger mortel pour l’Europe. Cette Europe qu’il a construite plus que toute autre après les pères fondateurs. Von der Leyen regarde ailleurs. Chaque jour, elle enregistre de magnifiques messages vidéo en trois langues écrits par son fantôme. Mais ce qui compte, ce sont les ordres qu’elle reçoit de Berlin.

C’est ainsi que se termine le rêve européen. Et ils ne s’en rendent même pas compte.

(Lorenzo Consoli)

Je précise que Lorenzo fait partie des plus anciens journalistes de Bruxelles, qui sont à la fois expérimentés, talentueux et pondérés. Correspondant pour Askanews, son sens européen, il le possède jusqu’au bout des ongles. Trouver quelqu’un de plus pro-européen que lui dans la salle de presse est difficile. Son message doit donc être entendu, et non méprisé. Trop souvent, je vois quelques commentaires, sur les réseaux sociaux, parfois désobligeants, parfois mal informés, de militants pro-européens qui n’ont d’égal dans leur refus de voir la réalité, et de toute critique, que les apôtres des régimes totalitaires. Et je sais de quoi je parle… Aujourd’hui, il faut écouter la souffrance de ceux qui ont mal à l’Europe. Ce n’est pas cette Europe que nous avons rêvée, vécue et accompagnée, jusqu’ici. On est face à un monstre froid, impavide.

  1. Traduit de l’italien par nos soins (texte original ici). L’expression ‘Aridatece Juncker’ est difficilement traduisible. La terminologie ‘Aridatece’ a été utilisé dans l’Italie post-fasciste d’après guerre quand la déception s’est emparée dans la population face à l’impéritie des politiques au pouvoir.

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(Mica Center 4) Exercice Grand African Nemo et opération Corymbe, une démonstration d’un savoir faire possible

Sun, 29/03/2020 - 19:50

(B2) L’exercice Grand African NEMO est devenu désormais un rendez-vous annuel majeur (classique) de la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée. L’édition 2019 qui s’est déroulé entre fin octobre et le 5 novembre n’a pas échappé au rituel

Concertation lors du Grand African Nemo 2019 (crédit : Mica Center / Marine nationale)

29 exercices sur tous les thèmes possibles

19 marines des pays riverains et 6 marines investies dans la sécurisation du Golfe de Guinée (Belgique, Brésil, Espagne, États-Unis, France et Portugal) ont mené au total 29 exercices sur tous les sujets possibles : de la pêche illicite, au sauvetage, à l’assistance en mer en passant par la lutte anti-piraterie, contre les trafics illicites, le narco-trafic et les pollutions en mer.

Des scénarios d’entrainements proches de la réalité, dans lesquels les navires des marines amies du golfe de Guinée jouent le rôle de navires en situation de pêche illicite, en détresse ou attaqués par des pirates. En réaction, les marines riveraines du golfe de Guinée doivent intervenir de manière coordonnée pour éradiquer la menace simulée.

Une vingtaine de pistages de navires ont ainsi été effectués par les centres opérationnels des marines riveraines et les centres multinationaux de coordination (CMC) dans toute la zone : l’espace couvre plus de 3.530.000 km² de zones économiques exclusives (ZEE) et 6000 km de côtes.

19 marines de la région et du monde

35 bâtiments, du patrouilleur à la frégate, en passant par le bâtiment de commandement et de ravitaillement, étaient sur l’eau. Tandis que sept aéronefs, dont deux avions de patrouille maritime, décollaient. Par ailleurs 20 observateurs et officiers de liaison ont été mobilisés. Un observateur italien était ainsi au centre multinational de coordination (CMC) d’Accra tout comme le Danemark avait également envoyé des moyens.

Ont participé à l’exercice le patrouilleur de haute mer espagnol Atalaya (P-74), le NRP Zaire (Portugal), le navire de commandement et de soutien logistique belge Godetia (A-960), un avion P8A Poseïdon américain basé à Abidjan, et un patrouilleur de haute mer brésilien Apa (P-121). Coté français deux bâtiments — une frégate de surveillance avec un hélicoptère Alouette III et le BCR Somme — et un avion de surveillance maritime Falcon 50 ont été mis à disposition.

Les exercices menés au Grand African Nemo 2019 (crédit : Mica Center)

Trois objectifs

Cet exercice avait tout d’abord comme objectif d’aider à consolider l’architecture de sécurité maritime dans le Golfe de Guinée, comme le voulait le processus de Yaoundé. Principal défi : développer « la capacité des navires des marines engagées à communiquer entre eux, ainsi qu’avec les différents centres de commandements à terre ».

Second objectif : tester l’ensemble de la chaîne régionale de sécurité maritime : les centres de commandement maritime (COM), les centres multinationaux de coordination maritimes (CMC) des cinq zones A, D, E, F, G. Sans oublier le centre interrégional de coordination (CIC), structure d’échange d’information et de coordination, implantée à Yaoundé, qui fait la jonction entre le centre régional de sécurité maritime de l’Afrique centrale (CRESMAC) et son équivalent pour l’Afrique de l’Ouest (CRESMAO).

Troisième objectif : accompagner les pays africains dans leur volonté d’autonomie opérationnelle à la mer (missions de sécurité maritime). C’est une grosse différence avec Somalie. Il n’y a pas là d’État failli, ce sont des pays souverains, ils peuvent avoir des difficultés à maintenir la sécurité. On les accompagne mais on ne peut pas les remplacer, certains mettent des moyens ont davantage de volonté. D’autres ont plus de mal. Chaque pays est très différent.

L’opération Corymbe

Depuis 1991, la marine nationale française déploie de façon quasi régulière un bâtiment dans la zone. C’était auparavant une nécessité vu les tensions dans la région du Golfe de Guinée. Il fallait être prêt à toute éventualité, notamment l’évacuation de ressortissants.

Une opération réorientée de la crise vers le soutien aux capacités

Aujourd’hui « il y a peu de crises et de besoins d’évacuation de ressortissants, l’opération s’est davantage réorientée vers la coopération, des patrouilles communes avec les Africains, la formation des marins africains », explique le capitaine de frégate Olivier Bertrand.

Fournir déjà du carburant c’est pas mal

« Il faut être pragmatique », confie un officier. « Beaucoup de marines africaines n’arrivent tout simplement pas à naviguer faute de carburant. » En soi, il n’y a pas d’entraînement au sens d’une formation soutenue. « Très franchement, ils sont au dessous du niveau opérationnel. C’est plutôt du mentoring, pour leur faire prendre conscience de la nécessité de certaines actions » et apprendre certaines notions. Les marins français fournissent essence et gasoil à leurs collègues africains.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Le processus de Yaoundé

Le sommet de Yaoundé, en juin 2013 au Cameroun, pose les bases d’une coopération régionale. Un mémorandum fixe les premiers objectifs du dispositif de la « sûreté et la sécurité dans l’espace maritime de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Ouest », et les domaines de coopération. Il établit une division claire du travail entre les organisations régionales (chargées de concevoir la stratégie) et les États (chargés des opérations), entre le niveau stratégique et le niveau national.

Un centre interrégional de coordination (CIC) est créé par la suite, en septembre 2014 à Yaoundé, afin de mettre en œuvre cette stratégie régionale. Puis, un centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique centrale (CRESMAC) est installé à Pointe-Noire au Congo.

Autre mesure concrète de ce sommet, l’adoption d’un code de conduite relatif à « la prévention et à la répression des actes de piraterie, des vols à main armée à l’encontre des navires et des activités maritimes illicites en Afrique de l’Ouest et du Centre » (lire : Une force anti-piraterie dans le Golfe de Guinée ?).

L’architecture issue du processus de Yaoundé expliquée (crédit : Mica Center)

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