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Parce que l'Europe vaut bien une défense ! Le webnews francophone qui fait bouger les lignes sur l’Europe politique...
Updated: 7 hours 27 min ago

Orban se défend des accusations… L’Université d’Europe centrale n’a pas (encore) été assassinée

Wed, 26/04/2017 - 21:30
(B2) « Je suis ici pour défendre mon pays. » Le Premier ministre hongrois s'est invité à la plénière du Parlement européen, ce mercredi 26 avril, pour répondre aux critiques européennes sur la situation des droits fondamentaux en Hongrie. Objectif de Viktor Orbán : « informer et aider [les députés européens] à prendre des décisions lorsque [qu'ils] parlent de la […]

Carnet (25.04.2017). Pesco (groupe). Informelle défense (agenda). Plan défense (date). Garde côte libyenne. Iran (sûreté nucléaire). Sahel (soutien allemand). ONU-Union Africaine (accord). ONU (transport aérien). UE-Russie (relations). Ukraine (OSCE)....

Tue, 25/04/2017 - 20:40
(B2) Parus récemment : A l’agenda du gymnich, le 28 avril 2017. La Turquie en plat principal Le parquet de Catane enquête sur les liens trafiquants-ONG (blog) Nouvelle attaque pirate déjouée au large de la Somalie (blog) Recherche de défense. L’action préparatoire dotée pour 2017. Son cadre prédéfini… A l’agenda de l’informelle défense, les 26 […]

A l’agenda du gymnich, le 28 avril 2017. La Turquie en plat principal

Tue, 25/04/2017 - 19:10
(B2) La réunion informelle des ministres des Affaires étrangères (gymnich) se déroulera sur une seule journée, vendredi (28 avril) à Malte, au lieu de deux jours comme prévu, du fait du sommet extraordinaire sur le Brexit. Les premières arrivées sont prévues vers 8h30 pour une réunion démarrant à 9h. La conférence de presse finale est […]

Le parquet de Catane enquête sur les liens trafiquants-ONG

Tue, 25/04/2017 - 15:10

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(B2) Selon le quotidien italien La Stampa qui relate des informations en provenance du ministère italien de l’Intérieur, il existe des liens entre les réseaux de trafiquants opérant en Libye et certaines ONG. La nouvelle tactique utilisée par les trafiquants en serait une des preuves.

La nouvelle tactique des trafiquants

« Nous avons de la documentation photographique sur la dernière technique utilisée par les trafiquants » indique un des enquêteurs au quotidien italien. « Les migrants sont entassés sur des bateaux en caoutchouc qui peuvent flotter juste quelques miles [nautiques] ou sur de petits bateaux. Et ils les escortent avec des bateaux à moteur jusqu’à voir un bateau ou un responsable de l’ONG. Après cela, ils font le trajet inverse, retour vers Libye. »

Des migrants tiennent le gouvernail

« Sur les radeaux, le gouvernail est confié à un ou deux migrants. Parfois ils sont obligés, souvent ils se proposent aux trafiquants pour payer leur voyage. » Il y a des habitués. Traditionnellement ce sont les Nigérians qui tiennent la barre, « courageux et audacieux. Mais, ces derniers temps, on voit même les migrants du Bangladesh, qui sont doux et n’ouvrent jamais la bouche, prêts à devenir des passeurs ».

L’accusation du procureur de Catane

Le procureur de Catane accuse les ONG d’être à la limite de leur travail. Carmelo Zuccaro y va fort : « Nous ne sommes pas du tout sûr que certaines ONG font un travail très sain. Quand, au début de l’opération Sophia, où même les navires militaires étaient proches des eaux libyennes, nous leur avons demandé de revenir, ils l’ont fait. Les ONG, au contraire, sont toujours là ». Propos conforté par la source (qui a requiert l’anonymat) du quotidien italien : « Pour nous, il est tout à fait clair que les ONG ont des contacts avec les Libyens. »

(NGV)

Lire aussi :

Nouvelle attaque pirate déjouée au large de la Somalie

Tue, 25/04/2017 - 10:45

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(crédit: Marine espagnole / EUNAVFOR Atalanta)

(B2) La frégate espagnole Galicia a déjoué, samedi (22 avril), une nouvelle attaque par des pirates, au large de la Somalie, cette fois contre un tanker, le MT Costina, battant pavillon du Sierra Leone.

Il était tard, samedi soir, lorsque le navire amiral de l’opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta, le Galicia, en patrouille près de la côte est de la Somalie, a reçu un appel de détresse du capitaine du navire marchand disant que son navire était attaqué par un groupe de pirates. Le navire se trouvait alors très près de la côte somalienne, à environ 5,7 miles (sur la position 05:42 Nord et 048:53 Est).

Une poursuite qui a duré deux bonnes heures

Selon les sources maritimes, ils étaient six hommes armés à bord d’un skiff. Les pirates se sont rapprochés très près du navire, n’hésitant pas tirer sur le tanker, à la kalachnikov. La poursuite a duré deux bonnes heures. Six personnes armées dans un skiff ont poursuivi et ont tiré sur un pétrolier en cours. Durant l’échange, un membre d’équipage a été déclaré blessé.

Hélicoptère et navire espagnol à la rescousse

À la réception de l’appel de détresse, l’ESPS Galicia – qui n’était pas loin, à environ 14 milles marins – a fait décoller son hélicoptère de bord, un Sea King SH-3D et a mis le cap à pleine vitesse vers le MT Costina. Dès que « les pirates ont pris conscience que le navire approchait rapidement, ils ont interrompu leur attaque et déguerpi » raconte le porte-parole d’Atalanta.

À l’arrivée sur les lieux, l’hélicoptère de ESPS Galicia a effectué une recherche aérienne complète. Après avoir confirmé que le skiff n’était plus dans la zone, l’équipe d’opérations spéciales du Galicia est montée à bord du MT Costina pour rassurer le capitaine et son équipage. Une inspection du pont supérieur a confirmé que la structure du navire avait certes un certain nombre d’impacts de balles, mais l’évaluation menée a conclu que le MT Costina pouvait continuer jusqu’à son prochain port d’escale.

(NGV)

Recherche de défense. L’action préparatoire dotée pour 2017. Son cadre prédéfini…

Mon, 24/04/2017 - 20:45
(B2) La Commission européenne a fait une proposition formelle pour lancer « l'action préparatoire sur la recherche de défense ». Décision adoptée le 11 avril. Une décision un peu plus que financière L'objet de cette décision est principalement de définir le montant dédié à l'action préparatoire. Le règlement de l'action préparatoire lui-même est encore en […]

A l’agenda de l’informelle défense, les 26 et 27 avril

Sun, 23/04/2017 - 21:35
(B2) Les ministres de la Défense se retrouvent pour leur traditionnelle réunion informelle au palais du grand maître (grand master palace) à Malte les 26 et 27 avril avec un objectif assez concret — ce qui n'est pas toujours le cas de ces réunions — : décider s'il est temps de passer à la coopération […]

Un accord de Pâques pour renouveler le cessez-le-feu

Sat, 22/04/2017 - 17:40
(B2) Au cours de la conférence téléphonique, tenue mardi (18 avril), en «format Normandie», les quatre responsables (russe, ukrainien, français et allemand) ont réaffirmé leur attachement à la mise en œuvre des accords de Minsk à la fois sur la sécurité et l'aspect politique du règlement. Ils se sont félicités de l'accord visant à renouveler […]

Carnet (22.4.2017). Crash MH17 (analyse satellitaire). Régionalisation (Conops). Atalanta (avenir). Battlegroups (réflexion). Mogherini critiquée. Cops (Kosovo). Golfe (déplacement). Russie (visite). Al Qaida (liste noire, modification). Libye ...

Sat, 22/04/2017 - 11:30
(B2) Parus récemment : Même si l’Iran respecte l’accord sur le nucléaire, les USA veulent revoir leur position sur les sanctions Attaque sur les Champs élysées. Attention à ne pas céder à la surenchère (blog) Trois nouveaux projets de recherche contre les IED à l’Agence européenne de défense MARSUR, le réseau d’échanges d’informations maritimes, bientôt […]

Même si l’Iran respecte l’accord sur le nucléaire, les USA veulent revoir leur position sur les sanctions

Fri, 21/04/2017 - 11:35
(B2) L'administration Trump a annoncé, mercredi (19 avril), vouloir procéder à une révision approfondie de sa politique à l'égard de l'Iran, comme l'a expliqué le secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, lors d'une conférence de presse tenue à Washington. Même si Téhéran respecte globalement les termes de l'accord signé avec la communauté internationale sur la non-prolifération nucléaire, […]

Attaque sur les Champs élysées. Attention à ne pas céder à la surenchère

Thu, 20/04/2017 - 22:23

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(B2) Un policier a été tué, un autre a été grièvement blessé, et un troisième plus légèrement, sur la « plus belle avenue du monde », les Champs Élysées, jeudi soir (20 février), juste avant 21 heures. A trois jours du premier tour des élections présidentielles. l’évènement n’est pas anodin. Dans l’échange de tirs, une passante a été blessée.

Un combattant venant de Belgique

La police semblait délibérément visée par l’agresseur qui a arrêté son véhicule à hauteur des forces de l’ordre, sortant de son véhicule, pour tirer sur eux, à l’arme semi-automatique, selon les premiers éléments d’information – « un fusil d’assaut selon le procureur François Molins – (1). L’agresseur a été abattu (2). L’attentat a très vite été revendiqué par l’organisation de l’état islamique (Daesh), citant Abu Youssef al belgiki selon Wassim Nasr. C’est-à-dire un combattant venant de Belgique (3).

Un terrorisme assez classique

Au-delà de l’émotion première, on peut remarquer que cet acte — comme celui commis à Orly contre des militaires du dispositif Sentinelle samedi 18 mars 2017 – s’assimile au terrorisme classique s’en prenant aux représentants de l’État (4). D’un point de vue technique, il était tout à fait possible à l’agresseur de s’en prendre à la foule présente sur les Champs élysées. Ce qui aurait eu un effet autrement plus négatif en termes de nombre de victimes comme d’impact dans la population. Il a choisi de s’en prendre spécialement aux uniformes mais dans des endroits choisis, hautement symboliques et fréquentés par les touristes. L’objectif recherché est, ici, à double détente : dans un premier temps, marquer la possibilité de frapper à tout moment, contre des forces de l’ordre, dans un second temps, indiquer aux touristes que Paris n’est pas une ville sûre.

Solidarité européenne

Le commissaire européen chargé du terrorisme, le Britannique Julian King, a été un des premiers à réagir, se disant « choqué » par « le meurtre d’un policier à Paris et 2 blessés victimes d’une attaque terroriste ». « Mes pensées [vont] aux familles et [j’exprime ma] solidarité avec eux » a-t-il indiqué sur son compte twitter.

Choqué par le meurtre d’un policier à Paris et 2 blessés victimes d’une attaque terroriste. Mes pensées aux familles et solidarité avec eux.

— Julian King (@JKingEU) 20 avril 2017


Le Premier ministre belge Charles Michel a condamné cette « lâche et ignoble agression ».

Je condamne cette lâche et ignoble agression #paris #ChampsElysees soutien à la #france

— Charles Michel (@CharlesMichel) 20 avril 2017

L’ancien haut représentant de l’Union, l’Espagnol Javier Solana a aussi voulu exprimer « toute sa solidarité avec les Français ».

Toda mi solidaridad con Francia.

— Javier Solana (@javiersolana) 20 avril 2017

La chancelière allemande, Angela Merkel, a réagi par la voix de son porte-parole : adressant « ses condoléances » au président François Hollande. « Ma sympathie va aux victimes et à leurs familles » a-t-elle ajouté.

Nach Anschlag auf Polizisten in #Paris kondoliert Kanzlerin #Merkel Präs. @fhollande: Mein Mitgefühl gilt den Opfern + ihren Familien. (BPA)

— Steffen Seibert (@RegSprecher) 20 avril 2017


Le ministre allemand des Affaires étrangères a réagi sur twitter à ces « nouvelles choquantes de Paris. Nous pleurons les victimes et sommes fermement et résolument du côté de la France » a expliqué Sigmar Gabriel.

Erschütternde Nachrichten aus #Paris. Wir trauern um die Opfer und stehen fest und entschlossen an der Seite Frankreichs #ChampsElysees

— Auswärtiges Amt (@AuswaertigesAmt) 20 avril 2017


Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johson a aussi tenu à exprimer ses condoléances.

Appalled by attack on #Paris police officers. My condolences to victims & their loved ones. UK & France at one in fight against terror.

— Boris Johnson (@BorisJohnson) 20 avril 2017


La résilience nécessaire

Les différents responsables politiques, et candidats à la présidentielle, vont désormais devoir faire preuve d’un maximum de résilience. C’est-à-dire de résister à la tentation de surexploiter cet évènement, d’en rajouter dans la dramatisation et dans des propositions faites sur le coup de l’émotion. Ce serait le pire de tout. Ce serait en fait donner une prime aux auteurs de l’attentat. Ce que recherchent les terroristes, ce n’est pas en soi l’acte destructeur de vies mais le souffle médiatique et politique supplémentaire qui suit, qui a un effet d’autant plus important que l’acte commis a une symbolique importante. De ce point de vue, l’annulation des déplacements de campagne électorale n’est pas automatiquement une bonne chose. S’il permet d’éviter des déclarations faites sous le coup de l’émotion, plus néfastes qu’utiles, il participe aussi de la dramatisation de l’acte.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(1) La question de l’origine de l’arme va devoir être analysée de près, notamment dans le cadre de la nouvelle législation européenne sur le contrôle des armes automatiques ou semi-automatiques. Lire : Le renforcement du contrôle des armes à feux à l’intérieur de l’UE (fiche)

(2) Un individu (Karim Cherfi) de nationalité française, résidant à Chelles est déjà connu pour des antécédents similaires. Il avait été condamné en 2003 à 20 ans de prison pour une attaque contre des policiers, comme le rappelle le Parisien.

(3) Ce qui ne cadre pas avec le profil connu de l’individu abattu par la police, cf. ci-dessus.

(4) A l’inverse des attaques au Bataclan ou sur les terrasses qui ressortissaient d’un acte de terrorisme ‘pur’, visant délibérément non pas les forces de l’ordre mais la population ordinaire.

Trois nouveaux projets de recherche contre les IED à l’Agence européenne de défense

Thu, 20/04/2017 - 20:13
(B2) L'agence européenne de défense a annoncé, le 19 avril, le lancement de trois nouveaux projets dans le cadre du programme de détection des engins explosifs artisanaux (IEDDET) (*). Des projets qui ont été officialisés à Vienne à la fin mars lors d'une réunion d'une quarantaine de représentants des gouvernements, des experts militaires industriels, et […]

MARSUR, le réseau d’échanges d’informations maritimes, bientôt à bord de Sophia

Wed, 19/04/2017 - 19:26
(B2) Moins connu que d'autres projets emblématiques comme les drones ou les ravitailleurs en vol, le projet de réseau de surveillance maritime (ou MARSUR comme MARitime SURveillance networking), opérationnel depuis l'automne 2014 (1), s'apprête à franchir le 10 mai prochain une nouvelle étape : monter à bord des navires de l'opération Sophia. Un système qui […]

Ne loupez pas… les prochaines rencontres de l’IHEDN

Wed, 19/04/2017 - 18:25

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(B2) Vous êtes intéressé/e par les questions stratégiques, la géopolitique, la défense, aimez apprendre, débattre, découvrir, n’hésitez plus… les Rencontres de l’IHEDN (l’institut des hautes études de la défense nationale), samedi 20 mai, à Paris, à l’école militaire, sont faites pour vous. B2 y sera, notamment pour présenter son dernier ouvrage sur la politique européenne de sécurité et de défense commune. Mais surtout il y aura treize tables rondes, des penseurs, des experts, des livres, des peintures.. et un Conseil de guerre. Inscrivez-vous

Le programme

 

Le premier centre d’excellence européen, sur les menaces hybrides, ouvre ses portes à Helsinki

Wed, 19/04/2017 - 12:25
(B2) La Finlande a ouvert, mardi (11 avril) un « centre européen d'excellence sur les menaces hybrides ». Ce centre aura une vocation académique en suivant une approche « multinationale et multidisciplinaire ». Il « contribuera au renforcement de la coopération entre l'UE et l'OTAN » souligne-t-on du côté de l'UE. Cette initiative finlandaise, soutenue […]

Turquie : des Européens plus que circonspects sur le résultat du référendum

Tue, 18/04/2017 - 21:45
(B2) L'annonce du résultat du référendum en Turquie donnant le Oui vainqueur à 51,37% – un score beaucoup plus serré qu'attendu par le pouvoir turc – a semé l'inquiétude parmi les Européens dont de nombreux étaient déjà très inquiets de la tournure prise par le régime de Recep Tayyip Erdogan. Tout sauf une nouvelle positive […]

Carnet (18.04.2017). EUMS (réorganisation). COPS (agenda). Iran (sanctions). Espagne (Carme Chacon). France/Allemagne (base aérienne, visite au Mali). Avertissement (De Villiers). Mali (Ayrault/Gabriel). G7 (terrorisme, Bachar). UE-Algérie (coopération...

Tue, 18/04/2017 - 15:00
(B2) Parus récemment : L’instrument de soutien aux missions, nous n’y sommes pas encore (Kenneth Deane) Frappes américaines en Syrie. Le message de Mars à Vénus (blog) La logique américaine contre Bachar (blog) NB : B2 Pro reprend son cours normal de publication. Ce carnet couvre la période du 8 au 14 avril. Un autre […]

L’instrument de soutien aux missions, nous n’y sommes pas encore (Kenneth Deane)

Sun, 16/04/2017 - 17:21
(B2) La plateforme de soutien aux missions civiles de l'Union européenne, « nous n'y sommes pas encore ». C'est le bilan qu'a dressé Kenneth Deane, le directeur de la Capacité civile de planification et de conduite (CPCC), mardi 11 avril, un an après le feu vert des ministres pour la création de l'instrument de soutien aux missions (ISM), […]

Saut en parachute pour les Maliens

Sat, 15/04/2017 - 17:05

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Un officier belge passe en revue les parachutistes maliens avant un des saut (Crédit: Eutm Mali)

(B2) Trente parachutistes maliens du « 33R Para » ont réalisé un saut en parachute … Leur premier depuis 2011 pour les plus expérimentés ! Le premier pour les plus jeunes recrues. Les parachutistes belges de la « Force Protection » de la mission européenne de formation des forces armées malienne (EUTM Mali) ont organisé un entrainement intensif du 6 au 9 avril, proche de Bamako. L’objectif de cette activité était de soutenir le développement des capacités de parachutisme maliennes.

Frappes américaines en Syrie. Le message de Mars à Vénus

Sat, 08/04/2017 - 21:45

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L’USS Porter – un des navires d’où sont partis les Tomahawk – normalement basé à Rota en Espagne, appartient à la VIe flotte basée en Méditerranée (crédit : U.S. Navy/Ford Williams)

(B2) Les Européens se sont réveillés groggy vendredi (matin). Les États-Unis ont frappé vite après l’attaque chimique menée par le régime Assad sur Khan Cheikhoun. Les stylos et papiers de la conférence sur la Syrie, organisée à Bruxelles mardi et mercredi, étaient à peine rangés que les Américains s’étaient déjà décidés à agir et à passer à l’action

Dans la nuit du 6 au 7 avril, 59 missiles Tomawakh, lancés à partir de deux navires — l’USS Porter (DDG-78) et l’USS Ross (DDG-71) basés en Méditerranée –, ont été tirés sur la base aérienne de l’armée syrienne de Shayrat (ou Al-Chaayrate).

Des lignes rouges à ne pas dépasser

La décision qu’a prise Donald Trump lui donne une assise que peu avaient pressentie jusqu’ici. En quelques jours, il a opéré un revirement politique quasi complet. D’une désignation de Daesh comme l’ennemi suprême, et de Bachar comme d’un encombrant personnage dont on pouvait s’accommoder, il est passé à désigner celui-ci comme un adversaire. Le régime de Damas est désormais prévenu et de façon très claire : il y a certaines lignes rouges à ne pas dépasser dans la guerre que le régime mène à une partie de sa population. C’est autrement plus efficace que des déclarations non suivies d’effet. Trump inaugure l’ère de l’effet sans déclaration préalable, un peu selon la méthode russe (1).

Un message à triple détente

Ce message n’est pas seulement à destination de la Syrie, il a une triple signification.

Un avertissement à Téhéran et Pyongyang

Le message est à destination aussi des pays voisins, notamment Téhéran : attention à ne pas reprendre un programme de prolifération nucléaire, ou ce pourrait être l’Iran qui pourrait être visé la prochaine fois, une action dont rêvent certains responsables israéliens. Il peut aussi être à destination de la Corée du nord, autre pays qui tend à jouer avec les limites de la prolifération nucléaire.

Un langage de la force pour les Russes

Le message de Trump est à destination des Russes. Même si Moscou a élevé une vive protestation, et que le ton semble monter entre les deux capitales, il semble s’agir pour l’instant plus d’une montée en puissance des muscles politiques que militaires. Le langage de la force est une notion fort utilisée par les Russes… et parfaitement comprise.

Moscou informé à défaut d’être d’accord totalement

Cette attaque semble, de plus, avoir été menée sinon avec l’assentiment de Moscou, du moins avec sa compréhension. Les autorités russes qui assurent conjointement avec les Syriens la surveillance aérienne de la zone ayant été – semble-t-il – averties de la frappe. De plus, ainsi que me l’a confié une source occidentale, les mouvements de navires américains en Méditerranée ne sont pas passés inaperçus et pouvaient laisser présager une réaction américaine. C’est la rapidité qui a surpris les observateurs, même les mieux avertis.

Le message de Vénus à Mars

Enfin, le message du président Trump est à ses alliés européens : il y a un patron à Washington et un seul patron à l’OTAN : ce sont les États-Unis qui seuls en mesure d’agir dans le monde, de façon militaire. C’est le retour très clair de la dichotomie entre la douce Vénus et le martial Mars, l’un cause et sort le chéquier pour réparer, l’autre agit militairement et discute politiquement. Trump s’inscrit ainsi dans les pas de ses prédécesseurs républicains : Ronald Reagan et John W. Bush. Il permet, au passage, au président américain de fédérer les Républicains autour de lui et de faire taire toute critique à Washington le présentant comme un président velléitaire.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(1) Comme me le racontait il y a quelques années Dimitri Rogozine lorsqu’il était ambassadeur auprès de l’OTAN à l’époque de la Géorgie et du bouclier anti-missiles : « on frappe … et on discute après ».

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