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Les Britanniques exit de l’Agence européenne de Défense le 31 janvier au soir. Enfin presque…

Bruxelles2 Blog - Sun, 26/01/2020 - 15:10
(B2 - exclusif) Brexit oblige, le Royaume-Uni sera expulsé dès le 1er février à 0H (heure de Bruxelles) de l'agence

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Face au regain d’insécurité au Mali, la MINUSMA pourrait se doter d’une force mobile

Bruxelles2 Blog - Sun, 26/01/2020 - 11:30

(B2) Au lieu de s’améliorer, la situation au Mali connaît un « regain d’insécurité ». Une dégradation « alarmante ». C’est le constat, plutôt pessimiste, fait par le Conseil de sécurité de l’ONU ce 15 janvier, sur base du dernier rapport trimestriel du secrétaire général. Un pessimisme qui influence les débats sur le futur de la mission de paix onusienne, la MINUSMA, dont le mandat expire en juin

Patrouille de soldats sénégalais (crédit : Minusma mai 2019)

Un constat alarmant

De manière générale, la situation empire au Mali. Pendant le dernier trimestre de 2019 (sur lequel le rapport est basé), la MINUSMA a subi 68 attaques – principalement dans les régions de Mopti (46 attaques), contre 20 au trimestre antérieur. La période considérée a été également marquée par une série d’attaques meurtrières dirigées contre les forces armées maliennes ; 193 soldats tués et 126 blessés (+ 116 % par rapport à la période précédente) (1).

Aggravation au centre du Mali où les terroristes s’installent

Les chiffres montrent que les tensions se concentrent au Centre du pays. En effet, « la situation dans le centre demeure extrêmement complexe et très préoccupante » indique le rapport. « Les groupes terroristes prolifèrent et affirment leur présence », ce qui alimente les violences intercommunautaires. Face à l’insécurité grandissante, les milices d’autodéfense « refusent de se dissoudre ou de déposer les armes car elles estiment être les seules à pouvoir assurer la sécurité de leurs populations ». Les groupes terroristes sont également plus nombreux dans la zone dite des ‘trois frontières’. Le rapport pointe l’influence grandissante de l’État islamique du Grand Sahara (filiale de Daech) dans la zone située au sud du fleuve Niger et jusqu’à la frontière avec le Burkina Faso.

Le Nord toujours critique

Si tous les regards sont tournés vers le centre, la situation reste mauvaise au Nord du pays. L’état de la sécurité s’y est « dégradé et a gagné en complexité », avec une combinaison explosive d’activités terroristes et affrontements communautaires. Dans la région de Gao, l’infiltration constante de groupes terroristes armés est telle que « certains interlocuteurs ont comparé la situation à celle de 2012 ». Le Mouvement de l’Azawad a repris le contrôle de région autour de Tombouctou et Kidal, « sur fond de diminution de la présence de l’État » et « notamment le manque de redéploiement des forces de défense et de sécurité maliennes dans le Nord ». Assurer le retour de l’État est l’enjeu principal dans ces régions. Si « un nombre moins important » d’actes de violence et de crimes est signalé, « la population subit néanmoins des exactions et de graves atteintes aux droits de l’homme ».

Retards persistants pour la mise en œuvre de l’accord de paix 

Sur le plan politique, le rapport déplore la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali de 2015 « de manière lente et irrégulière ». « L’incertitude domine » sur les suites du dialogue national inclusif engagé par le pouvoir et son impact sur une réforme constitutionnelle. En décembre, des membres de la société civile et de la classe politique ont achevé une semaine de travaux par un appel à de nouvelles élections et à une révision de la Constitution. Mais « les divergences entre les principales parties prenantes sur l’orientation des discussions peuvent rendre difficile l’émergence de recommandations concrètes fondées sur un consensus », affirme le rapport. Si certains progrès sont mis en avant, le gouvernement malien est appelé à accélérer son travail « d’urgence ». 

… dont la réintégration de 3000 anciens combattants

Parmi les mesures en retard, il y a notamment la réforme du secteur de la sécurité. Si 1330 ex combattants des mouvements armés signataires de l’accord ont été réintégrés, la formation, intégration et redéploiement d’au moins 3000 autres n’avance pas. Le gouvernement, mais aussi les groupes armés de la Plateforme et de la Coordination (également signataires de l’accord) sont appelés à progresser dans ce dossier.

Inquiétude autour du sentiment anti-MINUSMA 

Le rapport fait également constat et indique l’inquiétude grandissante provoquée par le sentiment anti-MINUSMA au Mali. Les groupes armés « remettent de plus en plus en cause la présence des forces internationales, dont la MINUSMA, qu’ils perçoivent comme des rivaux, et mobilisent de plus en plus la population locale contre cette présence ». Des manifestations ont « parfois » bloqué les patrouilles de la mission, et ont même parfois « dégénéré » comme le 12 octobre, devant le camp de la mission à Séparé, faisant des dégâts matériels importants.

Le futur de la MINUSMA en question 

« La présence de la MINUSMA au Mali reste indispensable et la pertinence de son mandat ne se dément pas » pointe le rapport.

Un plan d’adaptation vers le centre du pays  

Pendant la réunion du Conseil de sécurité, l’accent a été mis sur l’impact de la nouvelle réalité malienne sur la mission onusienne, qui a mis en place un plan d’adaptation pour toutes les composantes de la mission (force, police, civile). Plan qui répond au mandat donné juillet dernier (lire : La Minusma prolongée jusqu’en 2020. La situation dans le centre du Mali objet de toutes les attentions). L’accent accru de la MINUSMA sur le centre du Mali obligeant la mission à détourner des capacités clés, telles que des moyens aériens, sa force de réaction rapide et ses moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) de Gao à Mopti. Pour Jean-Pierre Lacroix, chef des opérations de paix de l’ONU, la mission ne peut pas mettre en œuvre son mandat « sans ressources supplémentaires ».

Vers une force opérationnelle mobile…

Ce plan d’adaptation inclut une « proposition viable » pour la création d’une force opérationnelle qui soit « plus agile, flexible et mobile ». Dotée d’unités sur mesures et de capacités renforcées, et surtout d’une mobilité aérienne accrue, elle devrait permettre de renforcer la capacité de la MINUSMA à « protéger les civils dans les régions les plus touchées – le centre et le nord ». Un projet auquel seules la France et la Belgique ont ouvertement apporté leur soutien. Les autres pays siégeant au Conseil de sécurité ont appelés à ce que la mission ait les moyens de son mandat.

NB : Cette proposition n’est pas sans rappeler le travail, très apprécié, des forces spéciales portugaises dans la mission onusienne en Centrafrique, la MINUSCA (lire : Reportage à Bangui. EUTM RCA et MINUSCA pour stabiliser un pays).

… si des ressources supplémentaires sont attribuées

La création ou pas de cette force dépendra de la disponibilité de « ressources supplémentaires ». Les États membres sont appelés à « appuyer » la proposition lorsqu’ils « examineront les contributions et le budget de la Mission ». Pour Jean-Pierre Lacroix, cette force est « indispensable ».

Ce sera sans le soutien des États-Unis 
L’administration de Donald Trump s’aligne avec le reste des membres du Conseil de sécurité pour dire que la MINUSMA doit mettre l’accent sur la protection des civils et rediriger ses ressources vers le centre du pays. Mais les Américains souhaitent qu’on lui retire son mandat d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’Alger, considérant le Gouvernement du Mali et les groupes armés signataires peu disposés à le mettre en œuvre. Cela s’accompagne d’un appel à réduire la taille de la mission pour allouer les ressources ainsi dégagées à des initiatives plus efficaces à la lutte contre le terrorisme dans la région. L’ambassadeur américain a donc demandé une « évaluation lucide » de la MINUSMA d’ici à juin. Une proposition à laquelle la Russie s’est opposée.

Pas de mandat de lutte contre le terrorisme 

Au cœur de l’argumentaire américain, la croyance qu’une force de maintien de la paix « n’est pas forcément le meilleur moyen pour faire face au terrorisme dans la région ». Une analyse partagée, puisque le propre secrétaire général de l’ONU, dans son rapport, se dit « convaincu que les organisations partenaires sont mieux placées pour mener de grandes opérations de combat et de lutte antiterroriste ». Un appel du pied aux Européens que Jean-Pierre Lacroix avait déjà exprimé à Bruxelles en novembre dernier (lire : Maintien de la paix et contreterrorisme en Afrique. L’ONU s’efface, l’UE se renforce (JP Lacroix)).

(Leonor Hubaut)

Télécharger le rapport de l’ONU

  1. Une inquiétude exprimée également par les Européens. Lundi 20 janvier, le Haut représentant Josep Borrell a rappelé que « 1500 militaires » ont étés perdus par les pays du G5 Sahel en 2019. « Le chiffre le plus haut depuis 2012. » Si on ajoute les civils, le bilan serait « aux alentours de 4000 » morts. Des chiffres qui font écho à ceux du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).

Lire aussi :

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(reportage) En Grèce, aux frontières extérieures de l’UE

Bruxelles2 Blog - Sat, 25/01/2020 - 07:07

(B2) B2 part en reportage aux frontières de l’Europe… en Grèce. Pour comprendre pourquoi l’accueil des réfugiés y est encore si difficile ? Et comment les frontières sont contrôlées ?

Sous pression, les autorités grecques cherchent à désemplir les îles où les centres ne parviennent plus à assurer des conditions minimales d’accueil aux migrants. À Athènes, nous rencontrerons l’EASO, le bureau européen d’appui en matière d’asile. Il nous expliquera ce qu’il fait là. Nous espérons pouvoir confirmer le rendez-vous avec le ministère grec en charge des migrations. Pour en savoir plus, notamment, sur les conditions de relogement des demandeurs d’asile sur le continent, sur le soutien de l’Europe et celui des États membres.

Au Nord de la Grèce, nous nous interrogerons sur la situation aux frontières terrestres. Une situation beaucoup couverte dans les médias européens que les routes maritimes de migrations. Mais tout aussi sensible. Nous irons voir le Haut commissariat aux réfugiés (HCR)  à Thessalonique. Nous irons voir à l’Est, du côté de la frontière avec la Bulgarie et avec la Turquie. Nous savons que l’eau du fleuve Evros y est plus douce que celle de la mer Égée. Elle charrie pourtant aussi des corps de migrants qui meurent en voulant traverser… 

(Emmanuelle Stroesser)

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Trois soldats belges blessés au Nord du Mali

Bruxelles2 Blog - Fri, 24/01/2020 - 23:32

(B2) Trois soldats belges, opérant dans le cadre de la MINUSMA, ont été blessés ce vendredi (24 janvier) au Nord du Mali, vient d’indiquer la défense belge dans un message aux journalistes. Il était 18h09 heure belge (17h09 locales), quand leur véhicule a roulé sur un IED (engin explosif improvisé).

Un des militaires a été transféré dans le rôle 2 (hôpital chirurgical) français de Gao. Plus sérieusement touché, il « va subir une intervention aux pieds ». Les deux autres militaires ont été soignés sur place. « L’un des deux avec un bras cassé. » Les trois militaires sont « dans un état stable, leur pronostic vital n’est pas engagé ». Les familles des « militaires blessés ont été prévenues ».

Deux Français de l’opération Barkhane ont été blessés jeudi (23 janvier) lorsque leur véhicule, un camion ravitailleur, de type Carapace, a roulé sur un engin explosif improvisé (IED) dans la région de Tombouctou, provoquant son explosion. Évacués par hélicoptère, ils devraient

 

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Deux incidents au large du Nigeria

Bruxelles2 Blog - Fri, 24/01/2020 - 23:12

(B2) Une quinzaine de personnes armées dans un hors-bord ont poursuivi et tirémardi (21 janvier), au matin, sur un porte-conteneurs en mouvement selon des sources maritimes. Cela s’est pas sé à environ 19 nautiques au sud-ouest de Bayelsa (Nigeria). L’alarme a été déclenchée et « l’équipage non essentiel » s’est alors réfugié dans la citadelle. Le bateau a augmenté sa vitesse, les gardes privés embarqués ont riposté. Ce qui a fait avorter l’attaque. Le skiff attaquant s’est éloigné. Navire et équipage en sécurité. Quelques jours plus tôt le 16 janvier, en début de soirée, une autre attaque a eu lieu à environ 52 nautiques au sud-ouest de Bonny. Cinq pirates armés dans une petite embarcation se sont approchés d’un pétrolier en route. L’alarme a été déclenchée et les manœuvres d’évasion ont commencé. L’équipe de sécurité armée à bord du pétrolier a tiré des coups de semonce. Les pirates ont riposté, mais ont interrompu l’approche et s’en sont allés sans demander leur reste.

(NGV)

 

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Pas de soft power sans hard power. La politique du chéquier des Européens se terminerait-elle ?

Bruxelles2 Blog - Fri, 24/01/2020 - 16:07

(B2) Dans l’habituel débat entre les tenants du Hard power et ceux du Soft power, l’ancienne ministre allemande de la Défense, Ursula von Der Leyen, devenue présidente de la Commission européenne, a semble-t-il tranché. Pour avoir du Soft il faut avoir du Hard. La gentille Europe qui se contentait pour résoudre les crises en alignant son chéquier doit changer son logiciel.

Ursula von der Leyen à Davos (crédit : Commission européenne)

Aide au développement vs Union européenne de défense

L’aide au développement ne suffit pas. L’Europe est certes « le plus grand donateur en matière de coopération au développement ». Mais cela ne suffit plus à résoudre les problèmes du monde a indiqué Ursula Von der Leyen au forum économique de Davos mercredi (22 janvier). « Nous devons aussi faire plus afin de gérer les crises au fur et à mesure de leur développement ». L’Europe a, « pour cela », besoin « de capacités militaires crédibles ». Une construction qui est en cours. Nous avons mis en place des « éléments constitutifs de l’Union européenne de défense ».

La voie européenne : hard power + diplomatie + prévention des conflits

Il existe une « voie européenne » en matière de politique étrangère et de sécurité où le hard power est un outil important – mais ce n’est jamais le seul. Le hard power vient « toujours » dans les esprits des Européens « avec la diplomatie et la prévention des conflits ; avec le travail de réconciliation et de reconstruction ». Une chose que « les Européens connaissent bien. … car nous sommes passés par là, ici, en Europe ». (1)

(NGV)

Télécharger le discours en entier (English only)

  1. We are the largest donor for development cooperation – in fact, we invest in this more than the rest of the world combined. But we must also do more when it comes to managing crises as they develop. For that, Europe also needs credible military capabilities and we have set up the building blocks of the European Defence Union. There is a European way to foreign and security policy where hard power is an important tool – but is never the only one. Hard power always comes with diplomacy and conflict prevention; with the work on reconciliation and reconstruction, which is something Europeans know well, because we have gone through this, here in Europe.

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Les résultats du Conseil des Affaires étrangères du 20 janvier. L’Europe reprend la main

Bruxelles2 Blog - Fri, 24/01/2020 - 16:00
(B2) Le Conseil Affaires étrangères du 20 janvier a été marqué par un débat notable autour du processus de Berlin

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Vers une institutionnalisation des relations entre Européens d’EUTM RCA et Russes en Centrafrique ?

Bruxelles2 Blog - Fri, 24/01/2020 - 07:45
(B2) Pour le général Eric Peltier, commandant de la mission de formation de l’UE de l'armée centrafricaine (EUTM RCA), les

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Les curieux achats de drones de Frontex

Bruxelles2 Blog - Fri, 24/01/2020 - 00:56
(B2) Le lancement par le corps européen de garde-frontières et de garde-côtes d'un appel d'offres pour une surveillance maritime par

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Les huit points-clés de la conférence de Berlin sur la Libye

Bruxelles2 Blog - Thu, 23/01/2020 - 18:25
(B2) La conférence de Berlin a permis aux Européens de reprendre la main sur un dossier 'fumant'. Il était temps,

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« Au Sahel, je trouve l’Europe un peu longue à se mettre en branle » (général Lecointre)

Bruxelles2 Blog - Wed, 22/01/2020 - 17:15
(B2 à Paris) Le Levant (Irak), le Golfe et le détroit d'Ormuz, la Centrafrique et le Sahel... Le chef d’état-major

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En Georgie, le conflit est loin d’être gelé (Ketevan Tsikhelashvili)

Bruxelles2 Blog - Tue, 21/01/2020 - 20:00
(B2) La ministre géorgienne pour la Réconciliation et l'égalité civique, Ketevan Tsikhelashvili, n'a pas hésité à rappeler au Parlement européen, mardi

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Fabrique défense : l’événement français se teinte d’une incontournable touche d’Europe

Bruxelles2 Blog - Tue, 21/01/2020 - 19:36

(B2 à Paris) Les 17 et 18 janvier, la Fabrique Défense s’est tenue à Paris. Autour de cet événement d’envergure visant à sensibiliser la jeunesse aux enjeux de défense et de sécurité, ce sont près de 80 rencontres qui ont eu lieu un peu partout en France mais aussi dans dix pays européens

Les conférences ont mobilisé des intervenants généralement pointus dans leurs domaines. (©B2/Romain Mielcarek)

La Fabrique Défense, c’est quoi ?

Annoncé en grande pompe par la ministre des Armées et porté par la communication institutionnelle, cet événement passe un peu pour un OVNI. Même parmi les participants, on ne savait pas toujours sur quel pied danser. Plusieurs s’interrogeaient sur le profil du public. Certains s’étonnaient de l’ampleur du principal événement à Paris, remarquant un nombre important de visiteurs, au-delà des espoirs initiaux. D’autres se regardaient de travers en se reprochant mutuellement de profiter de l’occasion pour recruter. L’objectif, résume Nicolas Bronard, cadre à la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) et chef du projet Fabrique Défense, c’est de « dialoguer avec des jeunes auxquels on ne parle pas ou auxquels on ne parle plus ». 154 acteurs publics et privés ont proposé des ateliers, conférences et autres jeux de société, aussi bien pour susciter des vocations que pour sensibiliser un public parfois distant avec ces sujets.

Une touche d’Europe obligatoire

Beaucoup moins médiatisées que le grand raout parisien, des rencontres ont eu lieu dans dix pays européens(1), principalement sous la forme de conférences et de débats. Une dimension obligatoire pour porter la bonne parole du gouvernement sur la « culture stratégique européenne ». Divers partenaires se sont manifestés pour proposer des activités, plus ou moins marquées par leurs métiers respectifs. Le Collège du renseignement en Europe a par exemple insisté sur cette spécialité, tandis que les Jeunes IHEDN ont opté pour des conférences plus tournées vers les relations internationales… Et suivies d’indispensables afterworks.

Galop d’essai

« Nous avons été prudents car le délai était contraint, explique Nicolas Bronnard. Nous avons essayé de ne pas être trop ambitieux. » L’aspect européen, aussi indispensable soit-il, a ainsi beaucoup dépendu des bonnes volontés d’acteurs locaux, qu’ils soient institutionnels, privés ou associatifs. L’organisateur se montre tout de même satisfait : sur 14 500 jeunes participants inscrits, 8000 étaient intéressés par les activités dans les régions et dans les pays voisins. Surtout, une bonne partie d’entre eux étaient éloignés de l’habituelle communauté de la défense et venaient en curieux.

Rendez-vous dans deux ans

La Fabrique Défense doit se tenir de nouveau en 2022. Le ministère des Armées a d’ores et déjà promis d’organiser ces rencontres tous les deux ans, en alternance avec le Forum Innovation Défense, autre pilier de la communication gouvernementale, initié en 2018. Le budget d’environ un million d’euros de cette première édition s’avère, d’après les organisateurs, des plus corrects : une bonne partie des partenaires ont contribué en mettant à disposition des sites, du matériel et bien d’autres moyens. Ils se disent donc satisfaits du rapport qualité-prix de cette première expérience.

(Romain Mielcarek)

(1) Liste des pays où ont eu lieu des rencontres dans le cadre de la Fabrique Défense : Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Espagne, Italie, Suède, Finlande, Lituanie, Croatie.

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EUNAVFOR Med réanimée. En route vers Sophia II, opération aéronavale centrée sur le contrôle de l’embargo sur les armes en Libye

Bruxelles2 Blog - Tue, 21/01/2020 - 08:45
(B2) L'opération maritime européenne en Méditerranée (EUNAVFOR Med / Sophia) dans son format existant a vécu. Elle devrait être recentrée

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La stratégie Sahel sera réactualisée, EUTM Mali approfondie et EUCAP Sahel Mali et Niger renforcées.

Bruxelles2 Blog - Tue, 21/01/2020 - 05:05
(B2) Au Sahel, « il faut absolument faire plus ». Le Haut représentant Josep Borrell ne pouvait être plus clair.

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