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Mali : Les autorités au chevet des blessés de Kati

Mon, 27/04/2026 - 17:57

Le Premier ministre du Mali, Abdoulaye Maïga, a rendu visite aux blessés des attaques du 25 avril 2026, au CHU Pr Bocar Sidy Sall, en compagnie du président du Conseil national de Transition, Malick Diaw. Au cours de cette visite de ce lundi 27 avril, le chef du gouvernement s'est enquis de l'état de santé des patients admis dans différents services, notamment en réanimation et en traumatologie.

Il a fermement condamné les actes terroristes, tout en saluant le professionnalisme et l'engagement du personnel soignant mobilisé pour la prise en charge des victimes. Le Premier ministre a indiqué que la majorité des blessés ont déjà regagné leur domicile, tandis que les cas les plus graves continuent de recevoir des soins appropriés.

Abdoulaye Maïga a également annoncé des mesures d'accompagnement, notamment la mise à disposition d'abris temporaires pour les personnes dont les habitations ont été endommagées. Appelant à la sérénité, il a invité les populations au respect strict des consignes de sécurité, tout en réaffirmant la détermination des autorités à faire face à la menace terroriste.

Lefaso.net
Source : Primature du Mali

SNC 2026 : Les activités littéraires lancées à l'Université Nazi Boni, une première

Mon, 27/04/2026 - 17:54

Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a procédé, ce lundi 27 avril 2026, au lancement des activités littéraires de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) sur le campus de l'Université Nazi Boni, à Bobo-Dioulasso. L'événement marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre le monde universitaire et le secteur culturel, à travers un partenariat que les autorités souhaitent élargir à l'ensemble des institutions d'enseignement supérieur et de recherche du Burkina Faso.

Pour la première fois, l'exposition des livres, traditionnellement tenue à la direction régionale de la Chambre de commerce et d'industrie du Guiriko, est délocalisée au sein du campus de l'Université Nazi Boni, située au secteur 22 de Bobo-Dioulasso. Cette initiative traduit, selon le Pr Adjima Thiombiano, la volonté de transformer l'université en un véritable pôle de diffusion culturelle, et il a émis le souhait d'étendre cette organisation des activités littéraires à l'ensemble des institutions d'enseignement supérieur et de recherche du pays.

La culture comme socle de la résilience et du développement

Le président de l'Université Nazi Boni, Pr Hassan Bismarck Nacro, a souligné lors de son allocution que la culture représente à la fois une mémoire, une transmission et une projection vers l'avenir. Il a insisté sur le rôle fondamental de la littérature dans la construction des consciences et du débat intellectuel. Dans un contexte national difficile, il a présenté la culture comme un levier indispensable de cohésion sociale, de résilience et d'affirmation identitaire. Il a par ailleurs encouragé les étudiants à s'approprier pleinement ces activités en privilégiant les rencontres et les échanges avec les auteurs.

Quant au Pr Salaka Sanou, président de la commission Littérature, il a rappelé la pertinence du thème de cette édition de la SNC qui est « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ». Selon lui, ce choix met en lumière la place stratégique de la jeunesse dans le développement endogène. Pour enrichir cette édition, un programme diversifié est proposé, incluant des panels thématiques, des cafés littéraires et l'initiative « la SNC au lycée ».

Le Pr Sanou a fait quelques suggestions pour une meilleure organisation de la SNC. Il s'agit notamment de faciliter la participation des étudiants et enseignants chercheurs aux activités de la Semaine nationale de la culture, en intégrant leur participation dans le programme d'activité des universités. Il a également plaidé pour l'élargissement des participants à d'autres départements et filières, au-delà des disciplines directement liées à la culture. Enfin, il a plaidé pour des mesures d'accompagnement pour les étudiants, notamment en matière d'hébergement et de restauration.

Vers une démocratisation des œuvres nationales

Le ministre Adjima Thiombiano a, pour sa part, exhorté les étudiants à faire de la lecture un outil quotidien de réussite, rappelant que la maîtrise de l'expression écrite est une compétence transversale, essentielle aux filières scientifiques comme littéraires.

En marge de la visite des stands d'exposition, le ministre a salué la qualité de la production littéraire nationale. Il a annoncé avoir donné des instructions fermes à l'ensemble des présidents d'universités pour assurer la disponibilité des ouvrages burkinabè dans toutes les bibliothèques universitaires.

Enfin, le ministre a appelé à pérenniser ce partenariat entre l'université et la SNC, en suggérant une organisation tournante entre les différentes institutions d'enseignement supérieur et de recherche.

Fredo Bassolé
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Université Norbert Zongo : La jeunesse estudiantine au cœur de la refondation des politiques publiques

Mon, 27/04/2026 - 14:00

Du 22 au 24 avril 2026, se sont tenues à l'Université Norbert Zongo (UNZ) les « 72 heures de réflexion stratégique sur les politiques publiques ». Portée par la délégation générale élue de l'Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG), cette initiative inédite, placée sous le thème « Jeunesse universitaire et transformation des politiques publiques au Burkina Faso », vise à transformer l'étudiant, de simple observateur en acteur décisif de la gouvernance et du développement national.

« Mieux comprendre, mieux analyser et mieux agir. » Ce triptyque, sur les banderoles de l'activité, résume à lui seul l'ambition d'une jeunesse universitaire qui refuse désormais de rester « en marge » des grands enjeux nationaux. Sous le thème « Jeunesse universitaire et transformation des politiques publiques au Burkina Faso : mieux comprendre, mieux analyser et mieux agir », ce panel de 72 heures a réuni autorités ministérielles, experts, enseignants et des centaines d'étudiants.

L'événement, placé sous le haut patronage du commandant Ismaël Sombié, ministre d'État, et le parrainage de Maître Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la Justice, marque un tournant dans la vie de l'institution. Pour les organisateurs, l'enjeu est clair : en cette période de « révolution populaire progressiste », chaque composante de la société doit apporter sa pierre à l'édifice.

L'amphi de 750 places a refusé du monde

« Lorsque la nation appelle ses enfants, nous, les étudiants, ne devons pas rester en retrait », a martelé le doctorant Noel Kologo, représentant le comité d'organisation. L'idée force est de passer du statut de diplômé passif à celui de citoyen engagé, capable de décrypter le cycle des politiques publiques pour mieux en influencer la mise en œuvre, que ce soit au niveau national ou dans les collectivités territoriales (villages et communes).

Madame la directrice de l'UFR-SEG, Dr Roukiatou Nikiema, a souligné la pertinence scientifique et pédagogique de cette démarche. L'objectif n'est pas seulement théorique. Il s'agit de renforcer le capital intellectuel des jeunes pour qu'ils deviennent un levier stratégique. Comme l'a rappelé Mme Nikiema, cette initiative permet de créer un pont nécessaire entre l'administration, le monde académique et la réalité du terrain. En comprenant mieux comment sont élaborées les décisions de l'État, l'étudiant devient un rempart contre l'inefficacité et un moteur pour l'innovation sociale.

La directrice de l'UFR-SEG, Dr Roukiatou Nikièma

Dans son discours, la présidente de l'université Norbert Zongo, Pr Windkouni Haoua Eugénie Maïga, représentée par son vice-président chargé des enseignements et des innovations pédagogiques, Pr Albert Soudré, a souligné que ce panel s'inscrit dans une dynamique de réformes profondes. Elle a souligné que l'université ne doit pas seulement former des diplômés, mais des citoyens capables d'influencer les choix collectifs.

En qualifiant la jeunesse universitaire de « levier stratégique », la présidente a insisté sur l'importance du dialogue entre le monde académique, l'administration et le secteur privé. Selon elle, cette initiative permet de renforcer le capital intellectuel des étudiants pour en faire des acteurs engagés dans le cycle des politiques publiques, de leur formulation à leur évaluation, garantissant ainsi un développement ancré dans les réalités du Burkina Faso.

La présidente de l'université Norbert Zongo, représentée par son vice-président

Le ministre de la Justice, représenté par son chargé de mission Romuald Yaméogo, a tenu à saluer le caractère « visionnaire » de ce panel. Pour le garde des Sceaux, la thématique de l'inclusion est indissociable de celle des droits humains. « Le ministre n'a pas hésité une seconde à accompagner cette initiative car elle transforme l'espace universitaire en un tremplin pour l'action publique inclusive », a déclaré son représentant.
L'administration centrale voit en cette mobilisation une opportunité : l'exemple de Koudougou doit inspirer les autres universités du pays pour que la jeunesse s'approprie les réformes en cours.

Le ministre de la Justice, représenté par son chargé de mission Romuald Yaméogo

Vers une institutionnalisation de la réflexion

Au-delà des discours, ces 72 heures ont jeté les bases d'une nouvelle dynamique. Les participants ont plaidé pour une institutionnalisation de ce cadre de réflexion afin d'en assurer la pérennité. Les recommandations formulées visent une participation accrue des étudiants à la gouvernance universitaire et une meilleure prise en compte de leurs analyses par les décideurs politiques.

Ces « 72 heures de réflexion stratégique » sont portées par la délégation générale élue de l'UFR/SEG

Traoré Issouf, délégué général élu des étudiants de l'UFR/SEG, a exprimé sa profonde satisfaction à l'issue de cette série d'activités qui semble avoir atteint tous les objectifs escomptés. Il s'est dit, au nom de ses camarades, plus que jamais engagé à accompagner l'action gouvernementale. « Nous sommes issus de villages et de communes. Partout où nous irons, nous apporterons désormais ce service citoyen indispensable pour que la politique publique ne soit plus l'affaire exclusive des experts, mais bien celle du peuple », a-t-il conclu avec conviction.

Les travaux de ces 72 heures ont pris fin par un panel de haut niveau qui a permis de développer une série de thématiques riches et pertinentes, notamment l'analyse des concepts fondamentaux, le rôle crucial des collectivités territoriales, l'impact des réseaux sociaux sur la participation citoyenne…

Prince Omar
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Décès de TIENDREBEOGO NEE ZONGO PAYITNI JULIETTE : Faire part

Mon, 27/04/2026 - 13:32

NAABA SIGRI DE BILGO, DEPARTEMENT DE PABRE ;
LES GRANDES FAMILLES TIENDREBEOGO, KAFANDO, NANA, SANFO, BOUDA, CONGO, A BILGO, OUAGADOUGOU ;
LE DOYEN TIENDREBEOGO NOAGA A BILGO ;
NAABA YILGA DE LAYE ;
LA GRANDE FAMILLE ZONGO A LAYE/ MISGIMTOOGHIN ;
LE DOYEN ZONGO LANOAGA JEAN A LAYE ;
LA FAMILLE DE FEU LE CATECHISTE PROSPER TIENDREBEOGO ;
LES ENFANTS MADAME TAPSOBA THERESE, MADAME SAM CATHERINE, MADAME KAGAMBEGA ANTOINETTE, MONSIEUR PAUL ROBERT TIENDREBEOGO, MADAME TIENDREBEOGO IRENE, A OUAGADOUGOU ;

LES PETITS-ENFANTS, ARRIERE-PETITS-ENFANTS, ARRIERE-ARRIERE- PETITS ENFANTS A OUAGADOUGOU, GABON, SENEGAL, CANADA, ETATS-UNIS D'AMERIQUE, FRANCE ;
LES FAMILLES ALLIEES TIENDREBEOGO, TAPSOBA, SAM, KAGAMBEGA, SANOU ;
LES FAMILLES AMIES,

ONT LA TRES PROFONDE DOULEUR DE VOUS ANNONCER LE RAPPEL A DIEU DE LEUR EPOUSE, FILLE, SŒUR, MERE, GRAND-MERE, ARRIERE GRAND-MERE, ARRIERE-ARRIERE GRAND-MERE, TANTE, BELLE-MERE, BELLE-SŒUR,

TIENDREBEOGO NEE ZONGO PAYITNI JULIETTE
DECEDEE LE SAMEDI 25 AVRIL 2025 A OUAGADOUGOU, A L'AGE DE 109 ANS

PROGRAMME DES OBSEQUES

MARDI 28 AVRIL 2026

17H30 : LEVEE DU CORPS A LA MORGUE DU CHU YALGADO OUEDRAOGO
19H00 : VEILLEE AU DOMICILE FAMILIAL SIS A WEMTENGA

MERCREDI 29 AVRIL 2026

07H30 : LEVEE DU CORPS AU DOMICILE FAMILIAL
08H00 : MESSE A L'EGLISE DE SAINT CAMILLE SUIVIE DU DEPART POUR BILGO, DEPARTEMENT DE PABRE
11H00 : ABSOUTE A L'EGLISE DE BILGO
14H00 : ENTERREMENT

« JE SUIS LA RESURRECTION ET LA VIE. CELUI QUI CROIT EN MOI, MEME S'IL MEURT VIVRA » JEAN 11 :25

Semaine nationale de la culture 2026 : Bobo-Dioulasso célèbre la fraternité sahélienne et la richesse des communautés

Mon, 27/04/2026 - 13:26

A l'occasion de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture, Bobo-Dioulasso a vibré dans l'après-midi du dimanche 26 avril 2026 au rythme de la fraternité et du vivre-ensemble. Le site du village artisanal a servi de cadre à la cérémonie officielle d'ouverture de la Semaine de la fraternité de l'Alliance des États du Sahel (AES), couplée au lancement du Village des communautés et de la Galerie de la gastronomie africaine. Placée sous la présidence du Premier ministre, représenté par le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Karamoko Jean-Marie Traoré, cette cérémonie a été ainsi marquée par des allocutions, des prestations artistiques, la coupure symbolique du ruban et la visite des stands.

Considéré comme l'un des espaces les plus emblématiques de la Semaine nationale de la culture (SNC), le Village des communautés s'impose une fois de plus comme un véritable carrefour d'échanges et de découvertes. Fidèle à sa vocation, cet espace met en lumière la diversité culturelle du Burkina Faso et du continent africain, tout en valorisant le brassage entre peuples. Ici, chaque communauté présente ainsi ses traditions, son patrimoine et son identité, contribuant à faire du village une vitrine vivante du patrimoine culturel immatériel.

Une vue des officiels présents à la cérémonie d'ouverture du Village des communautés

Dans ce creuset de diversité, les visiteurs découvrent les multiples facettes du vivre-ensemble burkinabè. Les pratiques sociales comme la parenté à plaisanterie, symbole fort de cohésion et de paix, y côtoient l'expression artistique à travers la musique et la danse traditionnelle. L'art culinaire n'est pas en reste, avec une variété de mets et de boissons traditionnelles qui témoignent du savoir-faire local et de la richesse des terroirs. Pour cette édition 2026, le Village des communautés rassemble 31 communautés burkinabè et 15 communautés africaines, confirmant son rôle de plateforme d'intégration et de solidarité.

La cérémonie a été ponctuée par des prestations artistiques

Au-delà de sa dimension culturelle, le Village des communautés se veut également un espace ouvert et convivial. Il accueille des ressortissants africains vivant à Bobo-Dioulasso, renforçant ainsi les liens d'intégration sous-régionale. Plus qu'un simple espace d'exposition, il constitue un lieu de vie, de dialogue et de célébration de l'identité collective.

La prestations de troupes sur le site du Village des communautés

Dans son message, le président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Kontogom, a souligné la portée symbolique de la tenue de la Semaine de la fraternité de l'AE, à l'occasion de cette 22e édition de la SNC. Il a rappelé que le choix de la ville de Sya pour abriter cette deuxième édition de la Semaine de la fraternité de l'AES, après Ségou, n'est pas fortuit. « Bobo-Dioulasso a toujours cultivé la fraternité, car elle constitue le socle de la cohésion sociale », a-t-il affirmé. Pour lui, accueillir la Semaine de la fraternité en marge de la SNC est une reconnaissance de l'hospitalité légendaire de la ville et de son engagement en faveur du vivre-ensemble.

Le PDS Laurent Kontogom a souligné la portée symbolique de la tenue de la Semaine de la fraternité de l'AE

La culture comme facteur de résilience et de cohésion

Prenant la parole au nom des ministres en charge de la culture des pays de l'AES, le ministre malien de l'artisanat, de la culture, de l'industrie hôtelière et du tourisme, Mamou Daffé, a salué la vision des chefs d'État du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Il a notamment rendu hommage au capitaine Ibrahim Traoré, au général Abdourahamane Tiani et au général Assimi Goïta, dont l'engagement constitue, selon lui, le socle de la dynamique de fraternité en cours.

Le ministre malien de l'artisanat, de la culture, de l'industrie hôtelière et du tourisme, Mamou Daffé, a salué la vision des chefs d'État du Burkina Faso, du Mali et du Niger

Revenant sur la première édition tenue à Ségou, il a indiqué qu'elle a permis de poser les bases d'un dialogue culturel fécond entre les peuples du Sahel. « Cette semaine n'est pas une simple rencontre, elle est une affirmation collective de notre volonté de faire de la fraternité un pilier de notre espace commun », a-t-il déclaré. Insistant sur le rôle central de la culture, il a rappelé qu'elle relie les peuples à travers leurs langues, leurs récits et leurs pratiques. Dans un contexte marqué par de nombreux défis, la culture apparaît, selon lui, comme un facteur de résilience et de cohésion. Il a également lancé un appel à la jeunesse, l'invitant à s'approprier cette dynamique et à œuvrer pour la consolidation de cette fraternité dans la durée.

La communauté burundaise présente sur le site du village des communautés

La culture un levier essentiel d'intégration et de développement

Au nom du gouvernement burkinabè, le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Karamoko Jean-Marie Traoré, a livré le message du Premier ministre. Il a salué la présence des délégations du Mali et du Niger, y voyant un symbole fort de solidarité et d'engagement commun. Selon lui, la Confédération des États du Sahel incarne une vision stratégique visant à bâtir un espace intégré, souverain et résilient.

La communauté de la République du Congo n'a pas voulu se faire conter l'évènement

Dans son discours, il a mis en exergue le rôle fondamental de la culture comme mémoire collective, socle identitaire et instrument de souveraineté. « La culture est une force unificatrice qui transcende les siècles et les frontières », a-t-il souligné, rappelant ainsi que les peuples du Sahel partagent des valeurs communes d'hospitalité, de solidarité et de courage.

Le ministre Jean-Marie Traoré a décliné les ambitions culturelles de l'AES

Il a décliné les ambitions culturelles de l'AES, qui portent notamment sur la valorisation des patrimoines, la structuration des industries culturelles et créatives, la mobilité des artistes et le développement d'une diplomatie culturelle forte. La jeunesse, a-t-il insisté, doit être au cœur de cette dynamique, en tant qu'acteur clé de transformation et d'innovation. Cette deuxième édition de la Semaine de la fraternité, prévue du 26 avril au 1er mai 2026, propose un programme riche mêlant panels, prestations artistiques, expositions et dégustations. Autant d'activités conçues pour renforcer les liens entre les peuples et promouvoir une meilleure compréhension mutuelle.

La communauté Sêmê de Orodara est également représentée sur le site du village

Romuald Dofini
Lefaso.net

Burkina/Célébration en différé du 8 mars 2026 : Les femmes de l'INERA s'interrogent sur leur contribution à la promotion de la cohésion sociale

Mon, 27/04/2026 - 13:00

Les femmes de l'Institut de l'environnement et de recherches agricoles (INERA) ont célébré en différé la journée internationale des droits des femmes au profit de ses agentes. La cérémonie a eu lieu le vendredi 24 avril 2026, à Ouagadougou au sein de la structure. Elle avait pour patron le Dr Sibiri Jean Zoundi et pour parrain le délégué général adjoint du CNRST, chargé de la valorisation de la recherche, représenté par Dr Didier Zida, délégué général adjoint chargé de la recherche.

La célébration est placée sous le thème : « Femme de la recherche : quelle est ta contribution à la promotion de la cohésion sociale au sein de nos instituts et de nos familles, pour la construction d'une paix durable dans notre pays ? » Dr Mamounata Belem/Ouédraogo, directrice de recherche, ancienne ministre, a animé une conférence sur le thème.

Le présidium

Cette commémoration a servi de cadre de réflexion et d'engagement pour les femmes évoluant dans le domaine scientifique. Dans son intervention, la représentante des femmes de l'institut, Dr Elisabeth Zongo, a insisté sur le rôle stratégique des femmes dans la valorisation des savoirs locaux et la construction du vivre-ensemble. Selon elle, la recherche ne doit pas opposer tradition et modernité, mais plutôt les associer pour répondre efficacement aux défis agricoles et sociaux. « Lorsque nous validons scientifiquement les pratiques traditionnelles contre les ravageurs, nous redonnons de la valeur aux savoirs endogènes. Lorsque nous améliorons ces pratiques, nous renforçons leur efficacité. Nous refusons d'opposer tradition et modernité. Nous les conjuguons », a-t-elle souligné. Elle a également souligné que cette approche permet de créer des ponts entre les générations, tout en favorisant une meilleure appropriation des innovations par les communautés rurales.

Une vue des participants

Par la voix de madame Zongo, les femmes de l'INERA s'engagent à faire une recherche utile, une recherche partagée, une recherche transmise et à éviter toute inertie dans le traitement des dossiers. « La cohésion sociale est comme un champ. Il se cultive chaque jour. Nous sommes à la fois l'eau et la houe. Souvent invisibles, mais toujours indispensables », a rappelé la représentante des femmes.

La représentante des femmes, Elisabeth Zongo

Pour le patron de la cérémonie, le Dr Sibiri Jean Zoundi, le thème choisi pour cette commémoration est d'une importance capitale. « Il est surtout en phase avec les ambitions du gouvernement burkinabè en matière de consolidation de la paix et de promotion d'un développement inclusif profitable à tous. Je voudrais insister sur la dimension économique de la paix et ses implications pour la recherche. En effet, une personne affamée, sans opportunité d'emploi et de revenu, est prédisposée à toute action de survie, y compris le recours à la violence. Cette personne n'est donc pas en paix, mais surtout menace la sécurité des autres. À titre d'illustration, la crise sécuritaire que connaît notre patrie a fait basculer des millions de personnes dans la précarité et le désespoir, souvent devenues des personnes déplacées internes, dépourvues de leurs moyens d'existence et de production. Celles-ci incluent des milliers de femmes et de jeunes en perte totale de repères. Cela justifie les priorités du gouvernement, dont la pierre angulaire est de redonner espoir à ces populations en quête d'un meilleur devenir. Ces immenses attentes des pouvoirs publics interpellent la contribution de la recherche, et singulièrement celle de la femme scientifique, non seulement pour prévenir de telles situations de crise, aider les personnes affectées à sortir progressivement de ce cercle vicieux de la faim et de la pauvreté, mais aussi promouvoir la paix et la cohésion sociale », a dit le patron de la cérémonie.

Le patron de la cérémonie, Dr Sibiri Jean Zoundi

Il a rappelé qu'aucune nation ne peut se développer et prospérer sans une réelle souveraineté en matière de production de connaissances et de savoirs. « Cette souveraineté passe par la contribution de la femme scientifique. Avec ma casquette d'ancien chef de la liaison recherche-développement, je suis bien placé pour témoigner que l'engagement de la femme de l'INERA ne date pas de maintenant. À titre d'illustration, vers la fin des années 1980, ce sont les femmes chercheures, souvent même mieux que les hommes, qui, en parcourant les quatre coins du Faso pour la popularisation des expérimentations multi locales, la conduite des formations des techniciens spécialisés de l'agriculture, dans le cadre de l'Opération test de renforcement de la vulgarisation agricole (OTRVA), ont largement contribué à l'adoption du premier Système national de vulgarisation agricole (SNVA) », a fait savoir le patron de la cérémonie.

Pour le parrain de la cérémonie, représenté par le délégué général adjoint chargé de la recherche, Dr Didier Zida, le 8 mars est un moment de pause pour regarder le chemin parcouru mais aussi pour évaluer les défis à relever. Selon lui, les femmes sont le socle sur lequel repose l'avenir. « Le thème de cette année nous rappelle l'importance des femmes dans la recherche et dans l'évolution de la société. En tant que parrain, je m'engage envers vous à être votre allié pour que votre voix soit plus audible et que vos projets voient le jour et que chaque petite fille puisse rêver sans que personne ne vienne lui dire que c'est impossible parce qu'elle est une femme. Sachez que vous avez mon soutien indéfectible », a laissé entendre le représentant du parrain.

Le représentant du parrain, Dr Didier Zida

Le délégué général du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), Dr Emmanuel Nanéma, a estimé qu'il était nécessaire que les femmes, notamment les femmes de la recherche scientifique, se réunissent pour réfléchir à leur contribution au développement. « Les femmes sont très actives. Mais nous souhaitons qu'elles soient encore plus actives. Nous pensons qu'avec un peu de soutien, elles seront encore plus utiles pour le développement socio-économique de la recherche et du Burkina », a indiqué M. Nanéma.
Pour le directeur de l'INERA, Drissa Sérémé, la femme c'est « la vie et tout développement durable passe par la femme ». Il est opportun de célébrer ces femmes qui se battent au quotidien afin de trouver des solutions pour faciliter la production agricole.

Le délégué général du CNRST, Emmanuel Nanema

Au-delà de l'aspect scientifique, la cérémonie a mis en lumière la contribution des femmes à la cohésion sociale, que ce soit dans les familles, les équipes de travail ou au sein des communautés. Les participantes ont été invitées à s'affirmer davantage comme actrices de changement, capables de concilier recherche, engagement social et transmission des valeurs.
À travers cette initiative, les femmes de l'INERA réaffirment leur engagement à trouver des solutions agricoles pour le bonheur des producteurs.

Rama Diallo
Lefaso.net

Attaques au Mali : Le Sénégal réitère sa disponibilité en faveur du rétablissement de la sécurité dans la région

Mon, 27/04/2026 - 12:45

Le Gouvernement du Sénégal a condamné avec fermeté les attaques terroristes coordonnées perpétrées le 25 avril 2026 contre plusieurs positions militaires et zones urbaines au Mali, exprimant sa vive préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire.

Dans son communiqué en date du 25 avril, Dakar dénonce des actes de violence attribués à des groupes armés terroristes, qui menacent gravement les populations civiles et fragilisent la stabilité du Mali ainsi que celle de toute la région. Le Sénégal a également exprimé sa solidarité au gouvernement et au peuple maliens, tout en présentant ses condoléances aux familles des victimes et son soutien aux forces de défense engagées sur le terrain.

Réaffirmant son attachement à l'unité, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Mali, le Gouvernement sénégalais a appelé à un renforcement de la coopération entre les États de la région, notamment à travers les mécanismes existants. Il a enfin réitéré sa disponibilité à contribuer aux efforts visant le rétablissement durable de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique de l'Ouest.

Lire le communiqué ci-dessous.

Lefaso.net
Source :
Bureau d'information et de communication du gouvernement sénégalais

Semaine nationale de la culture 2026 : L'ONASER en première ligne pour une circulation plus sûre

Mon, 27/04/2026 - 11:54

À l'occasion de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), l'Office national de la sécurité routière (ONASER) se positionne comme un acteur clé pour garantir un festival placé sous le signe de la sécurité. En effet, dans une ville en pleine effervescence, marquée par une forte affluence et une mobilité accrue, l'institution multiplie les initiatives pour sensibiliser les usagers de la route aux bons comportements.

C'est dans cette dynamique que les premiers responsables de l'ONASER ont officiellement ouvert un stand sur le site de la foire, le dimanche 26 avril 2026. Ce dispositif de proximité vise à toucher directement les festivaliers et les riverains à travers des actions de sensibilisation pratiques et interactives. Sur place, les visiteurs découvrent divers équipements utilisés dans le contrôle routier, notamment les radars de vitesse et les alcootests. Des projections de téléfilms éducatifs ainsi que la distribution de supports de communication viennent renforcer les messages de prévention.

L'ONASER a officiellement ouvert un stand sur le site de la foire de la SNC

Selon Nina Samé/Yaméogo, directrice de la promotion de la sécurité routière à l'ONASER, la participation de l'institution à la SNC répond à un double objectif, à savoir « promouvoir les bonnes pratiques en matière de sécurité routière et améliorer les comportements des usagers, aussi bien pendant qu'après l'événement ». Elle souligne que la SNC, en tant que grand rassemblement national, engendre une intensification des déplacements, d'où la nécessité d'une vigilance accrue.

Nina Samé/Yaméogo appelant les usagers de la route à une prise de conscience collective

Au-delà du stand, l'ONASER déploie également des équipes sur le terrain, en collaboration avec les forces de défense et de sécurité. Ces dernières mènent des opérations de contrôle portant notamment sur le port du casque, le respect de la ceinture de sécurité, la limitation de vitesse et l'observation des feux tricolores. Des émissions radiophoniques interactives sont aussi organisées afin de relayer les messages de sensibilisation auprès d'un public plus large.

L'institution innove également en s'impliquant dans la dimension artistique de la SNC. Elle participe au jury d'une catégorie dédiée au slam, avec pour objectif de récompenser les œuvres abordant la thématique de la sécurité routière. Un choix stratégique, selon les responsables, car ce genre artistique est particulièrement prisé par les jeunes, principale cible des campagnes de sensibilisation.

Des visiteurs comme Yannick Ouattara, bénéficiaire d'un casque pour son enfant, saluent également l'initiative et s'engagent à relayer les messages de sensibilisation

Cependant, au-delà de la sensibilisation, les chiffres rappellent l'urgence d'agir. Au premier trimestre de l'année 2026, 305 personnes ont perdu la vie sur les routes du Burkina Faso. « Même une seule vie perdue est de trop », insiste Nina Samé/Yaméogo, appelant à une prise de conscience collective. Elle invite les usagers à faire preuve de prudence, de courtoisie et de tolérance. Sur le terrain, les actions de l'ONASER semblent porter leurs fruits. Zenabou Yama, étudiante en master 2 à l'IPERMIC de l'université Joseph Ki-Zerbo, se dit impressionnée par l'organisation du stand. « On y trouve des casques, des ceintures de sécurité, des flyers… tout est mis en œuvre pour sensibiliser efficacement », affirme-t-elle, tout en exhortant les jeunes à respecter les règles pour leur propre sécurité.

Zenabou Yama, étudiante en master 2 à l'IPERMIC de l'université Joseph Ki-Zerbo, se dit impressionnée par l'organisation du stand de l'ONASER

Même son de cloche du côté d'Ismaël N'diaye, animateur et maître de cérémonie. Pour lui, cette initiative est salutaire : « J'ai appris beaucoup de choses, notamment sur l'importance de l'alcootest. Conduire après avoir consommé de l'alcool met toute la population en danger ». Il confie d'ailleurs avoir effectué le test avec un résultat négatif, preuve de sa sobriété.

Pour Ismaël N'diaye, animateur et maître de cérémonie, cette initiative est salutaire

Le témoignage de l'artiste Yacouba Zoungrana vient rappeler les conséquences dramatiques de certains comportements à risque. Victime d'un accident après une consommation excessive d'alcool, il en garde encore des séquelles. « J'ai regretté. Aujourd'hui, je conseille vivement d'éviter l'alcool au volant », confie-t-il.

L'artiste Yacouba Zoungrana garde les séquelles de son accident comme souvenir

Des visiteurs comme Yannick Ouattara, bénéficiaire d'un casque pour son enfant, saluent également l'initiative et s'engagent à relayer les messages de sensibilisation. « Je serai un ambassadeur de la sécurité routière », promet-il.
À travers ces différentes actions, l'ONASER confirme son engagement à faire de la sécurité routière une priorité nationale. En marge des festivités culturelles, le message est clair : « La prudence sur la route reste l'affaire de tous. »

Romuald Dofini
Lefaso.net

Decès de SOMDA/OUATTARA Fati Ernestine:Remerciements

Mon, 27/04/2026 - 11:00

Les grandes familles TIERE, SOMDA, OUATTARA, DABIRE, SOME à Bapla, Diébougou, Gaoua, Dano, Bolèbare, Boromo, Koudougou, Bobo-Dioulasso,Ouagadougou ;

Les familles alliées OUATTARA, TRAORE, BAMBARA, DABIRE, SANOGO, KONE à Diébougou,
Dano, Garango, Bobo-Dioulasso, France, Abidjan ;

SOMDA Emmanuel, Technicien supérieur de lagriculture à la retraite, leurs enfants :
Scholastique, Rebecca Elfreid, Samson Rodriguez ;

Adressent leurs sincères et profondes gratitudes à toutes celles et tous ceux qui par leurs
prières, présences, messages de compassion, appels téléphoniques, et tous les soutiens multiformes, ont témoigné leur solidarité, fraternité et amitié lors du raopel à Dieu le 09 avril
2026 à Gaoua de leur très chère regrettée épouse, mère, fille, tante, saeur, belle-seur :

SOMDA/OUATTARA Fati Ernestine.
26 décembre 1971-09 avril 2026

« En vérité,en vérité,je vousle dis, celui qui croit en moia la vie éternelle » (Jean 6,47)

Leurs remerciements vont particulièrement :
Au Centre Hospitalier Régional (CHR) de Gaoua ;
A la paroisse Cathédrale Saint Pierre Saint Paul de Diébougou ;
A LA CCEB Saint Bernard à Diébougou ;

A la chorale Sainte Cécile de Diébougou ;
A la famille WIBGHA et OUEDRAOGO à Ouagadougou ;
Au personnel de Pathfinder International Burkina ;
Au voisin de secteur 1 de Diébougou, aux amis de la famille, aux jeunes de Diébougou et de
Bapla qui se sont mobilisés pour assurer à leur bien aimée sa dernière demeure.

Ils s'excusent de ne pas pouvoir citer tous les noms de peur den oublier. Que Dieu, le Tout-
Puissant vous bénisse et rende à chacun au centuple de ses bienfaits.

QUE PAR LA MISERICORDE DE DIEU SON AME REPOSE EN PAIX.

AES–CEDEAO : Lomé amorce un dialogue pour relancer la coopération régionale

Mon, 20/04/2026 - 12:42

Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) ont échangé avec les responsables de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le vendredi 17 avril 2026 à Lomé. Cela, en vue d'explorer des perspectives de coopération au bénéfice des populations ouest-africaines.

Cette rencontre, tenue en marge de la réunion sur la stratégie Togo-Sahel, a réuni notamment le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, ainsi que ses homologues de l'AES, Abdoulaye Diop, Bakary Yaou Sangaré et Karamoko Jean Marie Traoré. Les discussions ont également impliqué le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, et le négociateur en chef récemment désigné, Lansana Kouyaté.

Initialement informelle, la rencontre a permis de présenter le négociateur en chef aux ministres de l'AES, avant que ces derniers ne l'auditionnent afin de s'assurer d'une convergence de vues sur les objectifs et le contenu de sa mission. Les échanges ont mis en avant la nécessité de préserver les acquis de l'intégration régionale et de promouvoir le bien-être des populations de l'Afrique de l'Ouest.

« L'AES reste dans un esprit d'ouverture conformément à son engagement pris lors de la réunion de Bamako, car le plus important est de préserver l'essentiel pour le bonheur des populations de l'Afrique de l'Ouest dans sa globalité », a affirmé Karamoko Jean Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, pays qui assure la présidence en exercice de la Confédération AES.

Les parties prenantes ont convenu de travailler à la mise en place rapide d'un cadre formel de coopération, devant servir de base juridique aux relations entre l'AES et la CEDEAO. Les ministres de l'AES ont réaffirmé leur ouverture au dialogue, dans le respect des orientations de leurs plus hautes autorités.

À cette occasion, le Togo a exprimé sa volonté de jouer un rôle de facilitateur en servant de passerelle entre les deux entités, en vue de favoriser un rapprochement durable et constructif au service de la stabilité régionale.

Lefaso.net
Source :
Ministère des Affaires étrangères du Burkina

Categories: Afrique, European Union

Coopération AES-Union africaine : Le président de l'UA, Évariste Ndayishimiye, en visite officielle au Burkina Faso

Mon, 20/04/2026 - 12:35

Le chef de l'Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a accueilli le président en exercice de l'Union africaine, Évariste Ndayishimiye, ce lundi 20 avril 2026, à l'aéroport international de Ouagadougou. Cette visite s'inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre la Confédération des États du Sahel (AES) et l'Union africaine.

Elle est une étape importante dans le dialogue entre les deux entités, dans un contexte régional marqué par des enjeux sécuritaires et de développement. Au cours de son séjour, le président en exercice de l'Union africaine aura des échanges avec son homologue burkinabè sur des questions d'intérêt commun. Il effectuera également des visites d'infrastructures socio-économiques dans la capitale burkinabè.

À travers cette visite, les deux parties entendent consolider leur coopération et explorer de nouvelles perspectives de partenariat au service de la stabilité et du développement de la région ouest africaine.

Lefaso.net
Source : Présidence du Faso

Categories: Afrique, European Union

Avis d'Appel d'offres Pour la sélection d'un consultant individuel ou cabinet pour l'élaboration de lignes directrices et de protocoles normalisés pour la production, la transformation et la distribution durables des mangues de Rose Eclat

Mon, 20/04/2026 - 11:58

N° ° BFVK-2026-002-DAO-SNV/PGMBL

Dans le cadre du programme 2024 DANIDA Green Business Partnerships, SNV et ses partenaires Rose Eclat et Adelante Foods BV ont obtenu un financement du Ministère des Affaires étrangères du Danemark pour mettre en œuvre le projet « Green Mango for Better Livelihoods in Burkina Faso (GMBL) ». Prévu sur la période 2025-2028, ce projet vise à développer une chaîne de valeur de la mangue durable, inclusive et résiliente face au changement climatique, tout en améliorant durablement les moyens de subsistance des petits producteurs et productrices, des femmes et des jeunes. Le projet GMBL est mis en œuvre en consortium avec SNV comme partenaire principal, Rose Eclat comme acteur industriel local de transformation, et Adelante Foods BV comme partenaire stratégique d'accès au marché européen.

Il repose sur un modèle économique qui combine amélioration de la production de mangues dans les vergers, professionnalisation de la transformation, organisation d'une distribution responsable vers les marchés cibles, accès à des marchés à plus forte valeur ajoutée et investissements verts. Le projet contribue ainsi à la structuration d'une filière mangue plus compétitive, plus durable, socialement responsable et davantage créatrice d'emplois décents, en particulier pour les femmes et les jeunes.

Dans le cadre de la mise en œuvre dudit projet, il est apparu indispensable de doter Rose Eclat et les acteurs concernés de la chaîne de valeur d'un document structuré de lignes directrices et de protocoles normalisés, adapté à l'environnement opérationnel, à l'organisation interne et au niveau de compréhension des utilisateurs. C'est dans cette perspective que les présents Termes de Référence (TDR) sont élaborés en vue du recrutement d'une structure locale ou d'un(e) consultant(e) individuel(le) qualifié(e), chargé(e) de concevoir et de livrer des lignes directrices et des protocoles normalisés, pratiques et conformes aux standards reconnus, pour la production, la transformation et la distribution durables des mangues de Rose Eclat, en intégrant de manière transversale les exigences environnementales et sociales applicables à l'ensemble de la chaîne de valeur.
Les consultants intéressés et éligibles peuvent télécharger les termes de références en ligne à l'adresse suivante : https://urlz.fr/v7pj

Les structures ou les consultants(es) individuels(les) intéressé(e)s devront soumettre, en français, une offre sous pli fermé avec la mention de l'objet de l'appel d'offres démontrant leurs capacités, qualifications et expériences pour exécuter la mission. Les offres devront être transmises au plus tard le mercredi 20 mai 2026 à 16h00 au secrétariat de la SNV sis à Ouaga 2000 Ouaga 2000 Sect.54 Av. SARE Elie, Porte 437. Les dossiers de candidature comprendront une offre technique et une offre financière.

Seules les candidatures présélectionnées seront contactées. SNV Burkina Faso se réserve le droit de ne pas donner suite au présent appel.

Pour tous renseignements, veuillez adresser un email à bguiro@snv.org en mettant en copie syonli@snv.org

Ouagadougou, le 17 avril 2026
La Directrice Pays

Categories: Afrique, European Union

Avis de demande de prix pour la Réhabilitation de la station de traitement et de valorisation des boues de vidange (STBV) de Dori.

Mon, 20/04/2026 - 11:45

Ouagadougou, le 21 avril 2026

N O 01/2026/ESEPV-SAHEL du 20/04/2026
Financement : Affaires mondiales Canada (AMC)

1. Objet :
Le Projet Epanouissement Socio-Economique des Populations Vulnérables au Sahel (ESEPV-Sahel) lance, dans le cadre de sa mise en œuvre une demande de prix pour la Réhabilitation de la station de traitement et valorisation des boues de vidange de Dori en un lot unique.
2. Participation :
La participation à la concurrence est ouverte à toutes les personnes physiques ou morales pour autant qu'elles ne soient pas sous le coup d'interdiction ou de suspension, en règle vis-à-vis de l'administration et disposant d'un agrément technique de type BI.
3. Le délai d'exécution
Les présents travaux de réhabilitation de la station de traitement et de valorisation des boues de vidange de Dori sont estimés à Soixante-quinze (75) jours

4. Consultation et acquisition du dossier
Tout Soumissionnaire éligible, intéressé par le présent avis, peut obtenir le dossier complet de demande de prix, soit au secrétariat du projet sise à la rue Ganga, zone du bois P.145 Ouagadougou, soit au bureau de Dori situé au côté Est de la mairie de Dori et mitoyen de la radio Kawral, ou en adressant un mail à l'adresse suivante . recrutementepasec@gmail.com

5. Dépôt des offres
Les offres physiques composées d'un original et trois (03) copies devront être déposées sous plis fermé au bureau du projet à Ouagadougou sise à la rue Ganga, zone du bois P.145 Ouagadougou Tel : +226 25 3614 75, ou au bureau de Dori situé au côté Est de la mairie de Dori et mitoyen de la radio Kawral au plus tard le 11 mai 2026 à_09_heures OOmn.
6. Délai de validité des offres
Les Soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pour un délai de soixante
(60) jours calendaires, à compter de la date de remise des offres.
06 BP 10591 Ouagadougou 01 - Tel : +226 25 36 14 75 - www.cowater.com

Cowater
7. Ouverture des plis
Les plis seront ouverts le lundi 11 mai 2026 à 09h00 au bureau du projet à Ouagadougou et au bureau du projet à Dori en présence des soumissionnaires ou de leurs représentants qui souhaitent y assister.
8. Renseignement
Les renseignements complémentaires peuvent être obtenus par mail au recrutementepasec@gmail.com
9. Réserve
Le projet ESEPV-Sahel se réserve le droit d'apporter toutes modifications ultérieures à la présente demande de prix ou de ne donner aucune suite à toute ou partie de cette demande de prix.

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06 BP 10591 Ouagadougou 01 - Tel : +226 25 36 14 75 - www.cowater.com

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In memoriam : Cyrille Kiwissi TOÉ

Mon, 20/04/2026 - 10:00

9 mai 1996 – 9 mai 2026
30ᵉ anniversaire du rappel à Dieu de

Le 9 mai 2026 marque le 30ᵉ anniversaire du rappel à Dieu de notre très cher père,
Cyrille Kiwissi TOÉ.

Trente années se sont écoulées, mais ton souvenir demeure gravé dans nos cœurs avec la même intensité. Le temps passe, mais il n'efface ni l'amour, ni les valeurs, ni l'exemple que tu nous as laissés.

Père aimant, homme de foi et de dignité, tu as incarné le sens du devoir, du travail bien accompli et du respect des autres. Par ton éducation et ton attachement à la famille, tu as façonné des générations qui continuent aujourd'hui de marcher dans tes pas.

Ton héritage moral demeure notre boussole.
Ta mémoire reste une lumière qui éclaire nos vies.

En ce jour de pieux souvenir, tes enfants :
• Fidèle TOÉ
• Marie Thérèse TOÉ
• Joséphine TOÉ
• Hortense Henriette TOÉ
• Jeanne TOÉ
• Michel TOÉ

ainsi que tes petits-enfants et arrières petits-enfants, tes frères et sœurs, tes neveux et nièces, et l'ensemble des familles TOÉ, des familles alliées et des familles amies, se recueillent avec émotion et prient pour le repos éternel de ton âme.

Que le Seigneur t'accueille dans Sa lumière et Sa paix infinie.

Papa, tu vis à jamais dans nos cœurs.
Repose en paix.

UNION DE PRIERE

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Elie Dipama, spécialiste en agriculture et environnement : « Contrairement à certaines régions du monde… le Burkina Faso dispose encore d'une marge de manœuvre pour adopter des pratiques durables »

Tue, 14/04/2026 - 00:46

Face aux défis croissants liés au changement climatique et à la sécurité alimentaire, l'agriculture burkinabè est appelée à se réinventer. Agroéconomiste de formation et spécialiste des questions agricoles et environnementales, Wenmanegda Elie 2e Jumeau Dipama revient, dans une interview accordée à Lefaso.net, sur son parcours, ses engagements et sa vision d'une agriculture durable. Actuellement en Allemagne, où il poursuit ses recherches, il plaide pour une meilleure mise en œuvre des politiques publiques, la promotion d'une agriculture climato-intelligente et un rôle accru des jeunes dans la transformation du secteur.

Lefaso.net : Pouvez-vous revenir sur votre parcours universitaire et professionnel ?

Wenmanegda Elie 2e Jumeau Dipama : Merci beaucoup pour l'opportunité qui m'est offerte à travers votre média de partager mon expérience. Tout d'abord je veux rendre toute la gloire à Dieu, et aussi apprécier toutes ces personnes qu'il a utilisées et continue d'utiliser pour me façonner. Mon parcours est avant tout une histoire de résilience, d'adaptation et de passion pour le développement. Après l'obtention de mon baccalauréat en 2011, je rêvais de devenir pilote de ligne. J'avais entrepris des démarches auprès de l'aéroclub du Burkina Faso et j'avais commencé à tisser des liens avec plusieurs pilotes, aussi bien dans l'aviation civile que dans l'armée de l'air du Burkina Faso. Mais ce projet n'a pas pu se concrétiser, notamment en raison des coûts élevés de la formation.

Face à cette réalité, j'ai dû redéfinir mon projet de vie. J'ai d'abord intégré la filière Sciences et technologies à l'université de Ouagadougou (aujourd'hui université Joseph Ki-Zerbo). Cependant, à la suite de certaines difficultés administratives et académiques, je n'ai pas pu poursuivre ce cursus comme prévu. J'ai alors pris la décision de me réorienter vers une formation en agroéconomie à l'Institut polytechnique privé Shalom (IPS), où j'ai complété le programme de la première année (Licence 1) jusqu'au Master avec une spécialisation en analyse des politiques et planification des projets agricoles.

C'est véritablement à ce moment que j'ai découvert ma vocation pour le secteur agricole. Au fil de mes études, j'ai travaillé et aussi réalisé des stages au Burkina, en Allemagne et en Tunisie, notamment au sein d'une entreprise agroalimentaire et de structures intervenant dans le développement rural. Ces expériences m'ont permis de mieux comprendre les réalités du terrain, les défis auxquels sont confrontés les producteurs, mais aussi les opportunités de transformation du secteur agricole.

Elie Dipama a un frère jumeau que voici

En parallèle de mes études, je me suis fortement engagé dans des actions de volontariat et de développement communautaire. J'ai notamment servi comme volontaire national au sein du Programme national de volontariat au Burkina Faso (PNVB), où j'ai contribué à la conception et à la mise en œuvre d'initiatives agricoles au profit des ménages et des Personnes déplacées internes (PDI). Cet engagement m'a permis de travailler directement avec des producteurs et des jeunes, et de mieux comprendre les besoins des communautés rurales.

Je me suis également impliqué dans des initiatives environnementales à travers l'ONG Greening Africa Together, où j'ai participé à des projets de reforestation, de formation de femmes et jeunes à la mise en place de pépinières de plantes, de recyclage des déchets plastiques et à des activités de sensibilisation sur la gestion durable des ressources naturelles.

Animé par la volonté d'apporter des solutions concrètes aux défis agricoles, j'ai cofondé par la grâce de Dieu en 2021 Green Field Consortium, une entreprise sociale. Nous sommes spécialisés dans l'accompagnement dans l'entrepreneuriat agricole et dans la promotion de solutions innovantes pour une agriculture durable et résiliente, et sur aussi les technologies environnementales.

Ces engagements m'ont également ouvert les portes de plusieurs opportunités internationales. J'ai participé à des programmes d'échanges et de formation dans plusieurs pays, notamment en Allemagne, au Togo et au Bénin, autour de l'agroécologie et de l'innovation agricole. En 2023, j'ai eu l'honneur d'être sélectionné comme Mandela Washington Fellow dans le cadre du programme Young African Leaders Initiative (YALI) du gouvernement des États-Unis, où j'ai suivi une formation en leadership et en entrepreneuriat à l'université Purdue dans l'État d'Indiana.

Elie Dipama préconise une collaboration étroite entre chercheurs et agriculteurs afin d'obtenir des résultats plus probants

Aujourd'hui, je poursuis mes activités de recherche et d'innovation dans le domaine de l'agriculture durable et du climat. Je conduis mes travaux au Centre de développement rural (SLE) de l'université Humboldt de Berlin où je suis également associé de recherche. Cette opportunité m'a été offerte grâce à une bourse du gouvernement allemand, à travers la Fondation Alexander von Humboldt, dans le cadre du programme International Climate Protection Fellowship. Ce programme d'excellence permet à une dizaine de jeunes professionnels repartis sur l‘Afrique, l'Asie et l'Amérique latine engagés dans la protection du climat de mener des travaux de recherche développement en Allemagne. J'ai intégré ce programme en 2025 avec l'ambition de développer des solutions innovantes pour renforcer la résilience de l'agriculture face aux changements climatiques, en particulier en Afrique.

Qu'est-ce qui a motivé votre engagement dans votre domaine d'expertise ?

Je dirais que ma motivation est à la fois de Dieu et aussi de ma famille. Après le baccalauréat mon père que je salue au passage, m'avait encouragé à m'orienter vers des études en agronomie. À l'époque, mon rêve était plutôt de devenir pilote, et je ne me projetais pas du tout dans ce domaine.

Au fil du temps et de mon parcours universitaire, mon orientation vers l'agriculture s'est progressivement imposée, notamment à travers mes études en agroéconomie. Le contact direct avec les agriculteurs et les réalités du terrain a été déterminant. C'est à ce moment que la passion pour ce secteur est réellement née.
Aujourd'hui, avec le recul, je suis convaincu que l'agriculture est le domaine dans lequel je peux avoir un impact concret, notamment en travaillant avec les communautés, en apprenant et partageant des connaissances pour contribuer à la transformation du secteur. Même si le métier de pilote reste fascinant, je pense que mon engagement dans l'agriculture me permet d'apporter une contribution plus utile et durable à la société.

Qu'est-ce que cette opportunité en Allemagne représente pour vous, tant sur le plan professionnel que personnel ?

Sur le plan professionnel, cette expérience m'offre l'opportunité d'intégrer un réseau particulièrement riche. En matière de recherche, l'Allemagne figure parmi les pays les plus avancés en Europe, ce qui constitue pour moi un cadre idéal d'apprentissage et de perfectionnement.

L'institut au sein duquel je mène mes travaux de recherche dispose d'une expertise reconnue dans le domaine agricole, notamment en matière de formation, de développement et de coopération internationale. Fort d'une longue expérience, il se distingue par l'excellence de ses approches et de ses interventions.

Elie Dipama a renforcé ses compétences à travers des séjours dans plusieurs pays

Cette immersion m'a permis de progresser significativement, notamment grâce à la qualité de mes collègues et des collaborations établies. J'ai également eu l'opportunité de participer à des rencontres scientifiques, des conférences et d'y faire des présentations. Ces expériences m'ont permis de découvrir d'autres réalités, aussi bien en Europe qu'en Asie. À titre d'exemple, j'ai pris part à une conférence en Indonésie, où j'ai pu échanger avec des chercheurs et des agriculteurs, et confronter mes analyses à d'autres contextes.

L'ensemble de ces échanges, qu'ils se déroulent lors de colloques ou à travers des plateformes de recherche, contribue à enrichir considérablement mon parcours.

Je tiens, à cet égard, à exprimer ma gratitude au gouvernement allemand ainsi qu'à la Fondation Alexander von Humboldt pour cette opportunité. Ce programme offre non seulement un réseau solide, mais également des moyens conséquents pour mener à bien des travaux de recherche dans de bonnes conditions.

Sur le plan personnel, cette expérience est tout aussi enrichissante. Il s'agit de mon deuxième séjour en Allemagne dans le cadre de la recherche, ce qui me permet de consolider mes acquis tout en découvrant de nouvelles perspectives. Vivre dans un environnement différent favorise l'ouverture d'esprit, renforce la capacité d'adaptation et de résilience, et offre l'opportunité d'apprendre des autres cultures.

Les interactions quotidiennes et les rencontres que je fais contribuent également à mon épanouissement personnel. Elles me permettent d'intégrer de nouvelles idées, de partager mes expériences et de tirer profit des échanges humains.

Selon vous, quels sont aujourd'hui les principaux défis liés à l'adaptation de l'agriculture burkinabè face aux changements climatiques ?

Les défis sont effectivement importants, mais il faut aussi reconnaître les efforts déjà engagés par les différents acteurs du secteur agricole. Le ministère en charge de l'agriculture, les services techniques de l'État, les instituts de recherche, le secteur privé ainsi que les organisations de la société civile travaillent activement pour accompagner les producteurs face aux effets du changement climatique.

Malgré ces avancées, plusieurs défis majeurs persistent. Le premier concerne la gestion durable des ressources naturelles, notamment l'eau et les sols. L'agriculture burkinabè reste encore très dépendante des pluies, dont la variabilité devient de plus en plus marquée avec les changements climatiques. À cela s'ajoutent la dégradation des terres, la baisse de la fertilité des sols et la pression sur les ressources forestières.

Un autre défi important concerne la diffusion des connaissances et des innovations agricoles. Le Burkina Faso dispose de chercheurs et d'institutions de recherche de grande qualité, notamment au sein de l'Institut de l'environnement et de recherches agricoles (INERA) et d'autres centres. Cependant, l'enjeu principal réside souvent dans la vulgarisation et l'appropriation de ces innovations par les producteurs.

C'est d'ailleurs sur cet aspect que portent en partie les travaux de recherche que je mène actuellement en Allemagne, dans le cadre de mon programme. Mon travail s'intéresse notamment aux approches de renforcement des capacités, en particulier au modèle Training of Trainers (ToT), qui consiste à former des formateurs capables à leur tour de transmettre efficacement les connaissances et les bonnes pratiques aux producteurs sur le terrain. Cette approche permet de multiplier l'impact des formations et d'accélérer la diffusion des innovations agricoles adaptées au changement climatique.

Selon l'expert, l'agriculture durable constitue un levier essentiel pour le développement du continent africain

Par ailleurs, la question de la restauration des écosystèmes et de la gestion des ressources forestières demeure également cruciale. Les campagnes de reboisement existent déjà, mais il est important de renforcer le suivi, l'entretien et la responsabilisation des acteurs afin d'assurer la survie et l'impact réel des arbres plantés. En ce sens on pourrait introduire des concepts comme “le parrainage des plantes”, où des parrains contribuent à l'entretien des jeunes plants qu'ils auraient plantés ou non en mettant à disposition les ressources nécessaires pour leur survie. Ils pourront passer à souhait les entretenir, cueillir les fruits à maturité, et un rapport leur sera fait sur la croissance des plantes.

En résumé, les principaux défis se situent à trois niveaux : la gestion durable des ressources naturelles, le renforcement des mécanismes de vulgarisation agricole et l'accompagnement des producteurs dans l'adoption de pratiques plus résilientes face aux changements climatiques.

Vous êtes un expert en agriculture climato-intelligente. Pouvez-vous nous expliquer ce concept ? Et comment percevez-vous son rôle dans la transformation durable du secteur agricole au Burkina Faso ?

L'agriculture climato-intelligente est une approche spécifique qui vise à transformer les systèmes agricoles afin de les rendre à la fois plus productifs, plus résilients et plus durables. Elle s'inscrit dans une logique de sécurité alimentaire, en mettant l'accent sur l'amélioration des rendements, l'optimisation des intrants, l'adoption de variétés améliorées et la promotion des cultures associées.

Par exemple, l'association du maïs et du niébé constitue une pratique pertinente. Le niébé, en tant que légumineuse, a la capacité de fixer l'azote atmosphérique grâce aux nodosités présentes au niveau de ses racines. Ce processus enrichit le sol et permet aux autres cultures de mieux se développer en bénéficiant de cet apport nutritif.

Au-delà de la productivité, l'agriculture climato-intelligente intègre également une dimension essentielle d'adaptation aux changements climatiques. Elle repose, dans ce sens, sur la promotion de pratiques agroécologiques, la gestion durable de l'eau et la diversification des cultures. Cette diversification est particulièrement importante, car elle permet de réduire les risques liés aux aléas climatiques. En effet, en cultivant plusieurs spéculations, les agriculteurs augmentent leurs chances de sécuriser une production, même en cas de sécheresse ou de perturbations climatiques.

Un troisième pilier de cette approche concerne l'atténuation des effets du changement climatique à travers la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cela passe par des pratiques telles que la séquestration du carbone, notamment grâce à l'agroforesterie, l'utilisation d'intrants organiques comme le biochar, la réduction de l'usage des engrais chimiques, ainsi que la gestion durable des déchets agricoles. Ces actions s'inscrivent dans une logique de bioéconomie et d'économie circulaire au niveau des exploitations.

Ainsi, l'agriculture climato-intelligente repose sur trois axes principaux : l'augmentation de la productivité, le renforcement de la résilience et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Son rôle est particulièrement déterminant dans la transformation durable du secteur agricole burkinabè. En effet, la hausse du coût des intrants, exacerbée par des crises internationales comme celle liée au conflit en Ukraine, a mis en évidence la dépendance des systèmes agricoles aux ressources extérieures, notamment en matière d'engrais.

Depuis l'Allemagne, Elie Dipama mène de nombreuses initiatives en faveur du développement agricole et de la protection de l'environnement au Burkina Faso

Dans ce contexte, promouvoir l'agriculture climato-intelligente revient à valoriser davantage les ressources locales, à renforcer l'autonomie des producteurs et à réduire cette dépendance. Il s'agit également de revisiter certaines pratiques traditionnelles, longtemps utilisées par les générations précédentes, mais progressivement abandonnées au profit d'une agriculture plus conventionnelle.

Aujourd'hui, l'enjeu est donc de réhabiliter ces pratiques, de les améliorer grâce aux connaissances scientifiques actuelles et de les adapter aux réalités contemporaines, afin de garantir un impact durable sur le secteur agricole.

Les politiques agricoles actuelles au Burkina Faso sont-elles suffisamment adaptées aux enjeux climatiques et économiques ? Si non, que faudrait-il améliorer ?

Le pays dispose déjà de plusieurs cadres stratégiques et programmes, notamment en matière d'adaptation aux changements climatiques, de sécurité alimentaire et de développement agricole. Des initiatives existent également pour intégrer les dimensions climatiques et économiques dans les politiques publiques notamment celles agricoles.

Le principal défi se situe au niveau de la mise en œuvre et de l'efficacité des dispositifs sur le terrain. Un des enjeux importants concerne l'orientation des investissements dans le secteur agricole. En effet, il est nécessaire d'améliorer la cohérence et l'efficacité des investissements, notamment en matière de gestion de l'eau, de restauration des sols et de modernisation des systèmes de production.

La fusion des portefeuilles de l'agriculture et de l'eau apparaît comme une avancée pertinente, ces deux domaines étant étroitement liés. À ce titre il convient de saluer les actions du ministère de l'Agriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques sous le leadership du ministre d'État le commandant Ismaël Sombié. Les actions menées par ses équipes sur le terrain pour soutenir le secteur sont à encourager. Opérer de telles transformations nécessitent des réformes structurelles, à moyen et à long terme. Elles ne sauraient se faire à court terme.

Par ailleurs, la question de la vulgarisation agricole et du renforcement des capacités des producteurs avec des formations techniques adaptées sur la question demeure centrale. De nombreuses innovations existent, notamment en matière de stratégies d'adaptation au changement climatique, mais leur diffusion reste encore limitée.

En outre, Il est également important de renforcer le lien entre la recherche et le terrain. Le Burkina Faso dispose d'institutions de recherche solides, mais il est essentiel de favoriser davantage la co-construction des solutions avec les producteurs et les autres acteurs afin que les innovations répondent réellement aux besoins des exploitations agricoles.

Il est aussi important de repenser l'équilibre des dépenses publiques dans le secteur agricole, notamment en ce qui concerne les subventions des intrants. Si ces subventions sont nécessaires à court terme, une vision à moyen et long terme doit privilégier le renforcement de la recherche agricole en la matière. Cela permettra de développer des solutions locales, capables de réduire la dépendance extérieure.

Enfin, la structuration des chaînes de valeur agricoles et l'accès au marché restent des enjeux majeurs. Une meilleure organisation des filières permettrait de renforcer la compétitivité du secteur et d'améliorer les revenus des producteurs.

En somme, les politiques agricoles existantes sont globalement pertinentes. Toutefois, leur impact dépendra surtout de la capacité à renforcer leur mise en œuvre, à améliorer la diffusion des innovations et à accompagner davantage les producteurs dans la transition vers une agriculture plus résiliente face aux changements climatiques.

Qu'entend-on par décarbonation dans le secteur agricole, et quelles solutions concrètes pourraient être mises en œuvre dans le contexte burkinabè ?

La décarbonation de l'agriculture n'est pas un concept aussi complexe qu'on pourrait le penser. Elle repose essentiellement sur deux axes stratégiques : d'une part, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et d'autre part, le renforcement de la capacité des systèmes agricoles à stocker le carbone.

Dans le secteur agricole, plusieurs sources d'émissions peuvent être identifiées. Le dioxyde de carbone (〖CO〗_2) provient notamment de l'utilisation d'équipements motorisés, tels que les tracteurs, mais aussi les activités de déforestation, qui réduisent considérablement la capacité des écosystèmes à stocker le carbone. La dégradation des sols constitue également un facteur important, dans la mesure où le carbone est en grande partie stocké dans la matière organique des sols.

Par ailleurs, les arbres jouent un rôle essentiel dans la séquestration du carbone. Grâce au processus de photosynthèse, ils captent le dioxyde de carbone et le stockent dans leur biomasse ainsi que dans le sol. Ils constituent ainsi de véritables puits de carbone.

D'autres gaz à effet de serre sont également en cause, notamment le méthane (〖CH〗_4), principalement issu de l'élevage des ruminants, et le protoxyde d'azote (N_2 O), lié à l'utilisation d'engrais azotés, tels que le NPK.

Ainsi, la décarbonation de l'agriculture consiste à agir simultanément sur ces deux leviers : réduire les émissions de gaz à effet de serre et accroître la séquestration du carbone.

Pour y parvenir, plusieurs actions peuvent être envisagées. Il s'agit notamment de réduire l'usage des intrants chimiques, en privilégiant des approches progressives comme la microdose, plutôt que leur suppression brutale. L'optimisation des systèmes d'élevage est également essentielle, tout comme la lutte contre la déforestation. Les prélèvements au niveau des forêts qui doivent être strictement encadrés par les services compétents.

En parallèle, il est nécessaire de renforcer les mécanismes de séquestration du carbone. Cela passe par la promotion de la reforestation et de l'afforestation (planter des arbres sur des terres qui n'étaient pas des forêts auparavant), mais aussi par l'amélioration de la gestion des sols, notamment à travers l'augmentation de la matière organique.

Deux principaux leviers de séquestration peuvent ainsi être mobilisés : les sols, via leur teneur en matière organique, et les arbres, à travers leur biomasse.

Dans le contexte du Burkina Faso, certaines pratiques apparaissent particulièrement pertinentes. L'agroforesterie constitue un levier majeur, dans la mesure où elle permet de concilier production agricole et stockage du carbone. L'utilisation d'intrants organiques, tels que le biochar combiné au compost, représente également une alternative intéressante.

À titre d'exemple, des espèces comme le Faidherbia albida présentent de nombreux avantages. En plus de contribuer au stockage du carbone, elle améliore la fertilité des sols et participent à la lutte contre l'érosion, ce qui en fait un atout précieux pour les systèmes agricoles.

Il est important de souligner que le Burkina Faso ne figure pas parmi les grands émetteurs de gaz à effet de serre. Toutefois, le pays subit de plein fouet les effets du changement climatique, comme l'ensemble des pays de la zone tropicale.

Dans ce contexte, il est essentiel d'anticiper et d'intégrer dès à présent les principes de décarbonation dans la transformation du secteur agricole. Contrairement à certaines régions du monde où les systèmes agricoles sont déjà fortement industrialisés, le Burkina Faso dispose encore d'une marge de manœuvre pour adopter des pratiques durables.

Cela représente une opportunité stratégique : celle de construire un modèle agricole productif, résilient et respectueux de l'environnement, tout en évitant les erreurs observées ailleurs.

L'expert encourage les jeunes entrepreneurs agricoles à se former davantage pour relever les défis du secteur

Selon vous, quel rôle stratégique les entrepreneurs agricoles peuvent-ils jouer dans la modernisation et la transition vers une agriculture durable en Afrique et particulièrement au Burkina Faso ?

Je pense que les entrepreneurs agricoles ont un rôle déterminant à jouer dans la transformation du secteur. En effet, dans de nombreux pays africains, et particulièrement au Burkina Faso, le système agricole reste majoritairement dominé par une agriculture de subsistance.

La taille moyenne des exploitations agricoles y est relativement petite, généralement comprise entre 3 et 5 hectares. Bien que certains producteurs disposent de superficies plus importantes, cette réalité traduit un modèle orienté principalement vers l'autoconsommation.

Dès lors, l'enjeu majeur consiste à faire évoluer ce modèle vers une agriculture plus productive et tournée vers le marché. Il ne s'agit plus seulement de produire pour nourrir sa famille, mais également de générer des excédents destinés à la commercialisation, voire à l'exportation. Cette transition est essentielle pour dynamiser le secteur agricole et renforcer son rôle dans l'économie nationale.

Dans ce processus, les entrepreneurs agricoles apparaissent comme des acteurs clés. Ils ont la capacité d'impulser une dynamique de modernisation, en introduisant de nouvelles pratiques, des technologies adaptées et des modèles économiques plus performants.

L'un des défis majeurs reste toutefois l'attractivité du secteur pour les jeunes. Pendant longtemps, l'agriculture a été perçue comme une activité pénible, reposant essentiellement sur des outils rudimentaires tels que la daba ou la houe. Cette pénibilité a contribué à l'exode rural et au désintérêt des jeunes pour ce secteur.
Cependant, on observe aujourd'hui un regain d'intérêt, porté notamment par les initiatives du gouvernement, du secteur privé et de divers acteurs du développement, qui œuvrent à redynamiser l'agriculture.

Dans ce contexte, les entrepreneurs agricoles ont un rôle stratégique à jouer. Ils peuvent contribuer à transformer les pratiques, même à partir de moyens modestes, en introduisant progressivement des innovations et en structurant les activités agricoles.

Toutefois, cette modernisation doit impérativement intégrer une dimension de durabilité. Il ne s'agit pas uniquement d'accroître la production ou de recourir à des équipements plus performants, mais aussi de repenser les modes de production afin de construire une agriculture respectueuse de l'environnement et viable sur le long terme.

Dans vos travaux, comment intégrez-vous les dimensions économiques et climatiques dans la planification des projets agricoles ?

Dans la planification des projets agricoles, il est essentiel d'intervenir dès la phase amont, afin d'anticiper les besoins et de maximiser les chances de succès, notamment au niveau des sources de financement. En effet, de nombreux projets dépendent de partenaires financiers dont les orientations influencent fortement les choix stratégiques.

Dans ce contexte, il est primordial d'intégrer, dès la conception des projets, les dimensions climatiques et économiques. Cela implique une allocation judicieuse des ressources, afin de répondre efficacement aux besoins liés à la production, à la transformation et à la commercialisation.

Toutefois, l'analyse ne doit pas se limiter seulement à la rentabilité financière et/ou économique. Il est également indispensable de prendre en compte d'autres dimensions, notamment les aspects sociaux et environnementaux. L'intégration de ces différents paramètres permet d'adopter une approche plus globale et cohérente.

Ainsi, l'élaboration des projets agricoles doit reposer sur une vision holistique, prenant en compte l'ensemble des enjeux, afin de garantir leur durabilité et leur efficacité à long terme.

En tant que jeune burkinabè de la diaspora, quelles sont les principales difficultés auxquelles vous êtes confronté ?

L'une des principales difficultés, dans certains contextes, réside dans le fait de retrouver ses compatriotes. Pour ma part, lorsque je séjourne à l'étranger, j'ai pour habitude de me rapprocher de l'ambassade du Burkina Faso dans le pays d'accueil. Cela me permet de créer un lien avec la communauté burkinabè et de maintenir le sentiment d'appartenance.

La vie en communauté est en effet très importante. Toutefois, il est tout aussi essentiel de savoir s'ouvrir aux autres. Il ne faut pas se limiter à son seul cercle communautaire, mais également aller à la rencontre d'autres cultures et d'autres horizons. Cette ouverture peut représenter un défi pour certaines personnes.

Par ailleurs, l'adaptation à l'alimentation constitue une autre difficulté non négligeable. Les plats locaux comme le tô, peuvent parfois nous manquer. Néanmoins, lorsque les conditions le permettent, il est possible de recréer ces habitudes culinaires.

De manière générale, les défis portent donc à la fois sur la capacité à s'intégration et à s'ouvrir à d'autres environnements. Pour les jeunes Burkinabè à l'étranger, il est recommandé de prendre attache avec nos représentations diplomatiques dans leur pays d'accueil, tout en développant leur réseau au-delà de leur communauté d'origine.

Il est important de ne pas se renfermer. Certains jeunes éprouvent encore des difficultés à s'affirmer ou à aller vers les autres. Pourtant, nombreux sont ceux qui parviennent à s'intégrer pleinement, à avoir un impact dans leur pays d'accueil, tout en contribuant également au développement du Burkina Faso à travers leurs initiatives et leurs actions.

Quelles actions menez-vous pour contribuer au développement socio-économique du Burkina Faso ?

Je travaille avec une excellente et compétente équipe de jeunes au sein d'une entreprise sociale que nous avons cofondée, Green Field Consortium. Cette initiative vise à accompagner les acteurs locaux, principalement au Burkina Faso, avec l'ambition d'étendre progressivement nos actions à d'autres pays de la sous-région.

Nos interventions se concentrent principalement sur deux domaines : l'agriculture et l'environnement. À travers nos activités, nous cherchons à promouvoir une agriculture durable et à contribuer à la production de denrées agricoles saines, accessibles aux populations locales tout en répondant, à terme, aux exigences des marchés plus larges.

Concrètement, Green Field Consortium mène plusieurs types d'actions sur le terrain. Nous accompagnons des producteurs et les agripreneurs dans la mise en place et la gestion de leurs exploitations agricoles, à travers des services de conseil, de suivi technique et de planification des activités agricoles. Nous intervenons également dans la conception de fermes intégrées et dans la promotion de pratiques agroécologiques telles que l'agroforesterie, la production de biofertilisants et l'utilisation de techniques de gestion durable des sols.
Parallèlement, nous développons des initiatives en faveur de la protection de l'environnement et de la gestion durable des ressources naturelles, notamment à travers des actions de sensibilisation, de formation et d'accompagnement des communautés rurales sur les enjeux liés au changement climatique.

Nous collaborons étroitement avec différents acteurs locaux, notamment des ONG, des organisations communautaires et des porteurs de projets agricoles. Nous organisons également des sessions de formation destinées aux jeunes et à certains groupes vulnérables, afin de leur permettre d'acquérir des compétences pratiques et de développer des activités génératrices de revenus dans le secteur agricole.

Dans cette dynamique, nous avons également mis en place une ferme-école, qui sert de cadre d'apprentissage pratique pour les jeunes stagiaires et les porteurs de projets agricoles. À travers cet espace, nous mettons l'accent sur la transmission de compétences en agriculture durable, en entrepreneuriat agricole et en gestion des exploitations.

Je tiens également à saluer l'engagement de notre équipe basée au Burkina Faso, qui poursuit les activités sur le terrain avec beaucoup de détermination malgré les contraintes. Même lorsque je suis à l'étranger, nous continuons à travailler de manière coordonnée grâce à cette équipe compétente et à l'appui de partenaires locaux qui accompagnent nos initiatives.

Pour toute prise de contact avec l'expert :dipelie@yahoo.fr

Par ailleurs, dans le cadre de mes travaux de recherche actuels, je développe un “training package”, un ensemble structuré de modules de formation destinés à renforcer les capacités des jeunes agripreneurs souhaitant s'engager dans une agriculture durable. Cet outil pédagogique, actuellement en phase de finalisation, comprend plusieurs modules portant notamment sur les fondements de l'agriculture durable centrée sur la communauté, les principes et pratiques de l'agroécologie, les stratégies d'économie d'eau, les modèles d'agribusiness intelligents face au changement climatique, l'agroforesterie, les opportunités liées aux mécanismes de finance carbone communautaire et bien d'autres.

L'objectif est de mettre ces ressources à la disposition d'institutions nationales, notamment le ministère en charge de l'agriculture, ainsi que des structures d'accompagnement des acteurs du monde rural. À travers ce dispositif, nous souhaitons contribuer à la formation d'une nouvelle génération d'entrepreneurs agricoles capables d'innover, de créer de la valeur et de participer activement au développement socio-économique du Burkina Faso.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent poursuivre leurs études ou se former à l'étranger ?

Je dirais qu'il est toujours bénéfique de sortir de son environnement habituel dans la mesure du possible. Voyager et découvrir d'autres contextes permet d'élargir considérablement son ouverture d'esprit. Être confronté à de nouvelles réalités, rencontrer d'autres personnes et observer ce qui se fait ailleurs constituent de véritables sources d'apprentissage.

Ces expériences offrent l'opportunité de s'inspirer de pratiques innovantes, sans pour autant tomber dans une simple reproduction. Il s'agit plutôt d'adapter ces acquis aux réalités locales afin d'impulser une nouvelle dynamique, notamment au Burkina Faso.

J'encourage donc vivement les jeunes à multiplier les expériences à l'international, que ce soit à travers des voyages d'études, des séjours de courte durée ou des formations spécialisées dans des domaines pointus.
Ces opportunités d'apprentissage et d'ouverture doivent ensuite servir un objectif plus large : contribuer au développement de leur pays, en mettant à profit les connaissances et les compétences acquises ailleurs.

Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes burkinabè qui aspirent à évoluer dans les domaines de l'agriculture et de l'environnement ?

Le secteur agricole offre aujourd'hui de réelles opportunités. C'est un domaine passionnant, qui regorge encore de nombreuses possibilités, aussi bien sur le plan de la production agricole que dans les domaines liés à la protection de l'environnement et à l'innovation.

J'encourage donc les jeunes à ne pas hésiter à s'y engager, tout en acceptant de commencer modestement. Il n'est pas nécessaire de disposer dès le départ de moyens financiers très importants. L'essentiel est de poser des bases solides. Cela passe avant tout par la formation, qui demeure un facteur déterminant pour réussir dans ce secteur.

Il est également important d'évoluer progressivement, en mobilisant des moyens adaptés à son niveau de développement et en faisant preuve de patience. La persévérance est une qualité essentielle pour construire un projet agricole durable.

Aujourd'hui, on observe une multiplication des initiatives, notamment le long de certains grands axes routiers où de nouvelles exploitations agricoles voient le jour. Cette dynamique est encourageante. Toutefois, on constate aussi que certaines de ces initiatives ne parviennent pas toujours à se maintenir dans la durée. Après quelques années, certaines fermes cessent leurs activités, souvent en raison d'un manque de préparation au départ.

Dans bien des cas, cela s'explique par des investissements réalisés dans la précipitation, sans une formation suffisante des porteurs de projets, sans une planification rigoureuse de l'utilisation des ressources financières et matérielles, et parfois sans une véritable étude de marché préalable. Or, ces éléments sont essentiels pour assurer la viabilité et la pérennité d'un projet agricole.

À celles et ceux qui sont déjà engagés dans ce secteur, j'adresse mes encouragements. Les défis sont nombreux, mais les perspectives le sont tout autant. L'agriculture reste un secteur stratégique, porteur d'avenir et riche en opportunités pour les jeunes.

En somme, il est important de se lancer, mais surtout de bien se préparer, de se former continuellement, d'avancer étape par étape et de construire des projets solides, capables de durer dans le temps.

Quel message souhaitez-vous adresser aux décideurs publics pour une agriculture burkinabè plus durable et respectueuse de l'environnement ?

Avant tout, je tiens à saluer les efforts déjà engagés par les autorités publiques, les ministères sectoriels, le secteur privé et les organisations non gouvernementales qui œuvrent au quotidien pour le développement du secteur agricole et la protection de l'environnement. Les initiatives mises en place sur le terrain témoignent d'une réelle volonté d'accompagner la transformation du secteur.

Toutefois, il me semble important d'insister sur la nécessité de renforcer la mise en œuvre effective des politiques publiques. Les stratégies existent et plusieurs résultats sont déjà visibles, mais leur impact pourrait être encore plus important si la coordination entre les différents acteurs était davantage consolidée.

Dans cette perspective, il est essentiel de promouvoir une approche plus participative dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques agricoles et environnementales. La co-construction avec les acteurs de terrain, notamment les agriculteurs, est fondamentale. Une politique, aussi pertinente soit-elle, ne peut produire des résultats durables que si elle prend pleinement en compte les réalités locales et implique directement les communautés concernées.

Il est également important de reconnaître et de valoriser la résilience du monde rural, qui continue de faire face à de nombreuses contraintes climatiques, économiques et sécuritaires. Les producteurs jouent un rôle central dans la sécurité alimentaire du pays et méritent d'être davantage accompagnés et soutenus.

Par ailleurs, j'encourage un renforcement du dialogue et de la collaboration entre les différents acteurs du développement à savoir les pouvoirs publics, le secteur privé, les institutions de recherche, les organisations de la société civile et partenaires techniques afin de créer une véritable dynamique collective autour de la transformation durable de l'agriculture.

Enfin, je réitère mes félicitations à l'ensemble des acteurs engagés sur le terrain, en particulier aux autorités en charge du ministère de l'Agriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques, pour les efforts consentis quotidiennement. Depuis l'extérieur, les avancées sont perceptibles et suscitent même l'admiration de l'avis de certains observateurs.

Il est donc essentiel de poursuivre les actions dans cette dynamique, en renforçant l'engagement de tous les acteurs, car le développement durable du pays repose avant tout sur l'implication collective de ses citoyens.

Propos recueillis en ligne par Samirah Bationo
Lefaso.net

Categories: Afrique, France

Burkina/Contrôle du tabac : Plus de 18 000 cartons de cigarettes saisis, la BMCRF durcit le ton

Tue, 14/04/2026 - 00:44

La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a annoncé, ce lundi 13 avril 2026 à Ouagadougou lors d'une conférence de presse, la saisie d'une importante quantité de cigarettes non conformes à la réglementation en vigueur. Cette opération d'envergure, menée sur toute l'étendue du territoire national, révèle de nombreuses irrégularités dans le secteur du tabac.

La BMCRF hausse le ton et promet de mettre en branle la machine de répression contre les contrevenants. « Tout contrevenant verra ses produits saisis et sera sanctionné conformément à la réglementation en vigueur », a-t-elle averti.

Adoptée en mars 2025 par le gouvernement burkinabè, la réglementation impose aux acteurs du secteur l'installation d'équipements spécifiques permettant d'apposer des stickers sécurisés sur les paquets, les cartouches et les cartons de cigarettes, aussi bien dans les unités de production locales que chez les fournisseurs étrangers.

Cependant, sur le terrain, regrette le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè Faho, cette réglementation peine à être appliquée. La date limite de mise en conformité, initialement fixée au 10 janvier 2026, a été prolongée jusqu'au 28 février 2026 à la suite d'inspections préliminaires ayant révélé de nombreux manquements.

Le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè Faho, annonce des mesures fortes pour traquer les contrevenants

À l'issue de ce délai, une mission de contrôle de la BMCRF a été conduite du 31 mars au 1ᵉʳ avril 2026 auprès des producteurs, importateurs, grossistes et détaillants de produits du tabac, afin de vérifier l'application effective de la réglementation. Celle-ci institue le Système de marquage, d'authentification, de suivi et de traçabilité (SMAT) des produits du tabac.

Le bilan de l'opération

Les opérations de contrôle ont permis de saisir 18 595 cartons de cigarettes, dont 3 451 avec stickers conformes, 2 332 avec stickers non conformes et 12 812 sans aucun sticker ; 8 526 cartouches, dont 4 232 conformes, 945 non conformes et 3 349 sans sticker ; 521 paquets, dont 38 conformes, 111 non conformes et 372 sans sticker.

Selon le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè Faho, l'opération a concerné 115 acteurs, dont trois producteurs, six importateurs et 106 grossistes et détaillants. Parmi eux, seuls six étaient en règle, contre 109 en infraction. S'agissant des producteurs, précise-t-il, un a entièrement achevé la mise en place du dispositif de marquage, tandis que deux autres sont en cours d'achèvement.

Un échantillon de la saisie

Au regard de ces résultats, les responsables de la BMCRF notent une faible adhésion de certains acteurs aux exigences réglementaires. En conséquence, ils annoncent un renforcement des contrôles et des sanctions.

L'institution invite par ailleurs les fabricants, importateurs et distributeurs à se conformer sans délai aux dispositions en vigueur. Elle salue également la collaboration de la population avec les structures de contrôle et l'encourage à dénoncer toute pratique frauduleuse via les numéros verts suivants : 80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86.

Serge Ika Ki
Lefaso.net

Categories: Afrique, France

Burkina Faso : « Nous voulons des entreprises qui constituent de véritables bassins de développement pour les populations », Jean Emmanuel Ouédraogo

Tue, 14/04/2026 - 00:40

« Nous ne voulons pas d'entreprises saprophytes, mais des entreprises qui constituent de véritables bassins de développement pour les populations qui les accueillent », a déclaré le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, ce lundi 13 avril 2026, à Ouagadougou. C'était au cours d'une audience que le chef du gouvernement a accordée au comité d'organisation du symposium national sur la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Menée par le Dr Alain Siri, directeur exécutif du Centre d'analyse des politiques économiques et sociales (CAPES), la délégation est venue faire le point sur les préparatifs de cet événement majeur qui s'ouvre ce mardi 14 avril à Ouagadougou.

A cette occasion Jean Emmanuel Ouédraogo a fermement cadré les attentes de l'État vis-à-vis du secteur privé. Il a exhorté les participants à tenir un discours de vérité pour identifier les réels freins à une RSE efficace.

Le Premier ministre a insisté pour que les conclusions du symposium débouchent sur des actions concrètes et structurées, intégrées aux politiques publiques. Ce symposium vise à fédérer les initiatives éparses pour créer une plateforme d'entreprises engagées, capables de transformer leurs pratiques quotidiennes en leviers de croissance sociale et économique durable pour le pays.

Lefaso.net

Source : Primature du Burkina Faso

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Promotion du « Consommer local » : Il faut aussi sensibiliser et évoquer la responsabilité du producteur, premier acteur de la chaîne

Tue, 14/04/2026 - 00:37

Le « Consommer local », une recommandation de tous les temps, a pris une proportion supplémentaire à travers surtout la troisième édition des Journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne qui s'est déroulée du 26 au 9 avril 2026 et placée sous le slogan évocateur : « Mon assiette, ma fierté ». Depuis le lancement de l'édition, le message a été porté par les autorités à tous les échelons, pour sensibiliser les Burkinabè à davantage adopter le réflexe de consommer les produits locaux. Si la pertinence de l'initiative et ses enjeux résistent à toute observation, les messages diffusés semblent, à l'observation générale, avoir omis de prendre en compte le principal maillon de la chaîne : le producteur. C'est à lui qu'incombe en premier lieu, la responsabilité d'adopter les pratiques culturales qui respectent les normes requises par les agents de l'agriculture et qui rassurent le consommateur, surtout en ce qui concerne les considérations sanitaires.

La troisième édition des Journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne (du 26 au 9 avril 2026) a certes refermé ses portes, mais l'esprit reste le même, au regard du rôle central du sujet dans la vie au quotidien. Mieux, elle se voit renforcée par le lancement officiel du « Mois du Patrimoine burkinabè », 18 avril-18 mai 2026. C'est dire qu'il faut se donner les moyens de maintenir la flamme allumée.

Les Burkinabè sont friands de produits locaux, il suffit d'observer dans les cérémonies, qu'elles soient officielles ou privées, dans les restaurants et même les habitudes dans les familles, pour s'en convaincre. À juste titre donc, lorsqu'on sait que « produire et consommer local » revêt plusieurs enjeux, notamment socio-économiques. C'est pourquoi faut-il apprécier à sa juste valeur, l'élan supplémentaire à travers la troisième édition des Journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne. Message relayé à tous les échelons par les représentants de l'État et autres personnes-ressources. Chaque Burkinabè est encouragé à l'appropriation du « consommer local ».

Dans cette quête, le message gagnerait en portée en prenant suffisamment en compte l'artisan principal, c'est-à-dire le producteur. Son rôle est crucial dans la vision enclenchée. Autant dire donc que sa responsabilité est grande dans un contexte où des méthodes de productions et/ou de transformations constituent de réels défis à relever. Malgré les consignes et conseils donnés par les agents de l'agriculture, dont il faut louer les efforts continus sur le terrain, des pratiques non adéquates ont toujours la peau dure. Des paysans aux petits producteurs de légumes, ils sont nombreux, par ignorance ou boulimie, à exposer leurs productions aux pesticides/herbicides frauduleux ou à leur usage excessif. Ce qui entretient, à tort ou à raison, la crainte des risques sur la santé humaine.

On a souvenance de ce rapportage d'un agent de l'agriculture, qui explique qu'au cours d'une visite inopinée dans des champs dans une région, son équipe, attirée par les odeurs dégagées par les pesticides, a voulu connaître l'identité de ceux-ci avec le producteur concerné. Après avoir vainement tenté d'esquiver, ce dernier finit par faire sortir les boîtes vides de pesticides qu'il avait pris le soin de camoufler sous les herbes, lorsqu'il a aperçu l'équipe. Confronté donc à sa propre attitude et à la dangerosité de son choix, le paysan va rétorquer à ses interlocuteurs : « comme ce n'est pas pour manger, c'est pour vendre ».

Sans présager de la proportion que représentent de telles attitudes, on peut tout de même relever que l'ampleur du travail continu des acteurs de l'agriculture sur le terrain contre les pesticides et herbicides non homologués, montre qu'il y a encore fort à faire à ce sujet. Céréales, fruits, légumes, feuilles ou autres produits transformés, n'échappent pas aux mauvaises pratiques en la matière. Tout le monde, sans exception, est ainsi exposé.

C'est pourquoi, il faut souhaiter que le message de ces troisièmes journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne se poursuive et en faisant focus sur le producteur, auquel il faut associer les transformateurs et les commerçants des produits locaux. Des sensibilisations de masses envers ces acteurs seront tout bénef, pour les consommateurs, ces acteurs de productions que pour l'État.

Si « consommer local » est un devoir patriotique, produire en toute conscience et en toute responsabilité l'est encore plus, car il constitue le point de départ. Autant les autorités portent haut l'idéal, autant les producteurs et même les commerçants des produits locaux se doivent de se sentir davantage interpellés sur la nécessité de bien produire et de bien transformer/conserver. L'exhortation à consommer local ne doit donc pas être perçue par eux comme un acquis pour dormir sur ses lauriers. Cela est d'autant fondamental que les produits locaux sont appelés à conquérir le marché international. La qualité doit donc être une marque des produits issus du Burkina, et cela est bien possible !

O.L
Lefaso.net

Categories: Afrique, France

5ᵉ Cérémonie coutumière annuelle à Kissan dans le canton de Yaba : Une communion sociale autour des valeurs ancestrales

Tue, 14/04/2026 - 00:33

Au cours de la matinée du 11 avril 2026, le village de Kissan a vibré au rythme de la culture dans le canton de Yaba. Femmes, enfants, jeunes, hommes et vieux étaient mobilisés pour accompagner la ferveur culturelle et traditionnelle ravivée par le Douti de Kissan Lawamagô Somozena. Les populations de Kissan et des villages voisins et environnants étaient fortement mobilisées pour célébrer la communion fraternelle, la solidarité autour des valeurs culturelles.

Pour sa 5ᵉ édition, la cérémonie coutumière annuelle n'a pas seulement célébré le passé ; elle a ravivé, avec une intensité rare, la culture, la flamme de la cohésion sociale indispensable au Burkina Faso. Entre effervescence culturelle et profondeur spirituelle, Kissan a prouvé que la tradition, loin d'être un vestige, demeure le socle le plus solide contre l'effritement social.

Un rendez-vous annuel d'une dignité exemplaire dont les échos résonneront longtemps dans le pays san. La fièvre culturelle était intense dans le village de Kissan avec une cérémonie riche en couleurs et en émotions. En effet, venus de l'ensemble des villages de la communauté san dans la province du Nayala, les populations n'ont pas voulu se faire conter cet événement qui est devenu une manifestation culturelle de référence en pays san.

Sur son cheval blanc et vêtu lui-même en blanc, une harmonie qui en dit long sur la noblesse de la manifestation et en compagnie des plus proches du trône ainsi que d'une partie des populations, le Douti de Kissan a procédé à la procession marquée par la visite des tombes des défunts chefs traditionnels.
Sous la clameur des femmes du village de Kissan et des populations dans leur ensemble, le Douti Lawamagô Somozena a pris place sur le trône bien dressé pour la cérémonie.

Autour de lui, les autres Douti des autres villages qui sont venus soutenir le village frère de Kissan dans le cadre de la cérémonie coutumière.
Parmi les chefs présents, le chef de Canton de Yaba, le chef de canton de Toma, le chef de canton de Kougny et plusieurs autres chefs de village, sans oublier les chefs traditionnels coutumiers mossi qui étaient également présents.

Pour l'occasion et à cause de la parenté à plaisanterie qui existe depuis des siècles entre Samos et Mossis, la cérémonie a connu la présence de la communauté Mossi. En guise d'une amitié et d'une fraternité entre le Douti de Kissan et le Larlé Naaba Tigré, une délégation a représenté le Larlé Naaba Tigré à cette cérémonie.
Sous un soleil de plomb mais dans une atmosphère empreinte de sérénité, l'invocation des ancêtres et les bénédictions rituelles ont ouvert un pont entre l'histoire et l'avenir. Face à toute l'assemblée, le Douti de Kissan, Lawamagô Somozena, a été honoré pour son rôle de bâtisseur de ponts et son dévouement absolu à la valorisation de la culture san par ses pairs.

S'exprimant au nom du chef de canton de Yaba, le Douti du village de Sena a tenu à saluer cette détermination, tout en soulignant la résonance culturelle et traditionnelle de cet événement. Il a ainsi exprimé la gratitude des autorités coutumières envers le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dont les réformes législatives récentes redonnent à la chefferie traditionnelle sa place légitime au sein de l'État. Sous un soleil bien accablant mais qui n'entache en rien la mobilisation populaire, le représentant du chef de terre de Kissan a donné sa bénédiction pour la bonne réussite de l'événement.

Après lui, les différents chefs de quartier ont emboîté le pas pour implorer les ancêtres pour un bon déroulement de la cérémonie. Le chef de canton de Yaba a donné ses bénédictions ainsi que le chef de canton de Toma. Après eux, le chef de Kougny, un village voisin, a loué l'engagement du Douti de Kissan pour la valorisation des coutumes et traditions san.

Pour lui, le Douti de Kissan est un exemple de rassembleur qui honore la communauté san pour sa détermination à cultiver les valeurs ancestrales. Le Douti de Kissan par ses actions nobles en faveur de la culture et de la tradition inspire une véritable fierté d'appartenir à la communauté san, a dit le chef de canton de Kougny.

C'est l'intervention de l'hôte du jour, Lawamagô Somozena, qui a véritablement marqué les esprits. Par un plaidoyer remarquable, il a réitéré son engagement sans faille à faire des valeurs ancestrales le socle d'une résilience nationale. Pour le Douti de Kissan Lawamagô Somozena, cette cérémonie annuelle est un engagement pris depuis son intronisation de faire en sorte que la culture et la tradition soient célébrées et respectées. Pour le Douti de Kissan, sa détermination et son engagement pour la valorisation de la culture s'inscrivent dans la dynamique du serment pris officiellement devant les populations, les mânes des ancêtres, le 10 avril 2021, lors de son intronisation.

Pour lui, il s'agit de promouvoir la cohésion sociale et la paix au sein de la communauté. Cinq est symbolique et témoigne de la résilience des populations et de la proximité des populations, a martelé le Douti de Kissan. Il a indiqué qu'il y a deux ans, le village de Kissan a accueilli des déplacés internes, mais avec le travail acharné des plus hautes autorités du Burkina sur le terrain, tous les déplacés internes ont pu regagner leurs villages d'origine. Cela témoigne du travail abattu de jour comme de nuit par les forces de défense et de sécurité ainsi que les volontaires de la défense de la patrie pour une assise forte de la paix. Grâce à leur travail, les populations en détresse ont regagné leur village et arrivent ainsi à travailler à leur tour pour le développement du Burkina Faso.

Le Douti de Kissan Lawamagô Somozena a salué avec vigueur l'engagement des plus hautes autorités à valoriser les chefferies traditionnelles et coutumières au Burkina Faso, notamment depuis l'adoption de la loi sur le statut des chefs coutumiers et traditionnels, le 14 janvier 2026.

Pour lui, la loi relative au Bu Kaore qui permet une meilleure implication des chefferies traditionnelles et coutumières dans le règlement des conflits et la pacification des rapports en société constitue une initiative salutaire qui réjouit énormément. Cela consacre une victoire et représente une consécration véritable de la paix sociale à travers le travail des chefferies coutumières et traditionnelles.

Le Douti Lawamagô Somozena a rappelé que le canton de Toma a initié des actions de sensibilisation au profit des chefferies coutumières et traditionnelles afin de permettre à ces chefs de s'approprier toutes ces lois en vue d'une meilleure mise en œuvre.

Cette initiative de sensibilisation va se poursuivre dans le canton de Yaba et ensuite dans le canton de Kougny. « Ce qui me réjouit, c'est le fait que cette reconnaissance officielle du statut et des attributs des chefs coutumiers et traditionnels nous a trouvé dans une dynamique qui nous donne aujourd'hui les instruments nécessaires pour mieux nous engager pour continuer le combat aux côtés des autres chefs de notre contrée », a laissé entendre le Douti Lawamagô Somozena de Kissan.

Prenant la parole au nom de la famille princière, le frère aîné du Douti de Kissan, le colonel Christophe Ky, a salué l'engagement du Douti pour la paix et surtout la valorisation des coutumes et traditions dans le village et au sein de la communauté san. Pour lui, cette posture confère toute la fierté à la communauté san. Ainsi, il a invité l'ensemble des populations à faire leur cette fierté san et à œuvrer pour la paix et la cohésion sociale.
Chants et danses traditionnels ont eu lieu pour égayer le grand public qui a fait le déplacement de Kissan. C'est sous une note de grande satisfaction que le rendez-vous a été pris pour l'édition prochaine avec la même ferveur.

R. K. (correspondance particulière)

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Burkina Faso/Microfinance : Seuls 120 établissements désormais autorisés par l'État

Tue, 14/04/2026 - 00:30

Le ministère de l'Économie et des finances a publié ce lundi 13 avril 2026, la liste officielle des structures habilitées à exercer des activités de microfinance sur l'ensemble du territoire national. Cette mesure fait suite à l'application de la loi n°001-2025/ALT du 13 février 2025, qui renforce le cadre réglementaire du secteur au Burkina Faso.

Le Ministère précise que seules ces 120 institutions sont légalement autorisées à effectuer la collecte de l'épargne auprès du public, l'octroi de crédits aux particuliers et entreprises, et les engagements par signature.

Cette publication vise à protéger l'épargne des citoyens et à assainir le secteur financier en écartant les structures illégales ou non reconnues. Le gouvernement invite les populations à la plus grande vigilance et à ne traiter qu'avec les établissements figurant sur cette liste officielle pour garantir la sécurité de leurs transactions.

Consulter la liste de ces 120 institutions de microfinance autorisées ci-dessous.

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