Les grandes familles TAPSOBA, OUEDRAOGO, KABRE, COMPAORE, ILBOUBO, YANOGO, NACOULMA à Dagnoen, Katr-yarr, Dapoya, Saint-Léon, Gounghin, Bilbalogho, Ouidi, Tampouy ; le Dagnoén Naaba SAANEM et ses chefs coutumiers ; le BALOUM Naaba de Dagnoén ; le OUEDANG Naaba de Manga ;
Les familles alliées : TAMINI, YODA, N'KERBU, SAWADOGO, KINDA, OUEDRAOGO, ILBOUDO ;
L'épouse TAPSOBA/TAMINI Marie Emilie ;
Les frères et sœurs : Roger Marie, Giséle Marie Alice, Clotaire Marie ;
Les enfants : Ange Patrick, Anthony Rodrigue Galyam, Cédric Clovis Sidwendkieta, Stéphane Davy Ghislain ;
Les petits enfants : David Evan Claver, Anaelle Maria Grace, Melvin Nathanael Elishama, Soléa Adrielle ;
Ont la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu de leur époux, frère, père, grand-père, oncle, Omer Marie Bruno TAPSOBA ; décès survenu dans la nuit du 1er au 2 mars 2026 des suites de maladie ;
Ainsi, le programme des obsèques de Feu Colonel Major à la retraite TAPSOBA Omer Marie Bruno, Ancien Chef d'Etat-Major de la Gendarmerie Nationale -de 2017 à 2021-, s'articule comme suit :
Jeudi 05 Mars 2026 :
Levée du corps de la chambre mortuaire du CHU-Bogodogo à 16h00 pour le domicile du défunt à « Katr-yarr » ;
Veillée de prière à 20h00 audit domicile.
Vendredi 06 Mars 2026 :
Départ du domicile du défunt à 8h00 ;
Messe et absoute à 9h00 à la Paroisse Saint Sébastien au Camp Sangoulé LAMIZANA ;
Inhumation au cimetière municipal de Gounghin.
« Que son âme repose en paix ! »
AMEN !!!
Son Excellence le NABA KOUTOU de MOGTEDO,
Le TANSOABA de TANSOBTENGA,
Les grandes familles KABORE, DIPAMA, OUEDRAOGO, TAPSOBA, TIENDREBEOGO, KAFANDO, ZANGRE, SAWADOGO, BONKOUNGOU à Mogtédo, Tansobtenga, Meguet, Ouagadougou, Koubri, New York, Yamoussoukro et Paris,
Monsieur DIPAMA Paul, ses frères et sœurs TIENDREBEOGO Ruth, Marcel, Samuel, Lazare, David, Daniel, OUANDAOGO Naomie, Benjamin et leur famille.
Monsieur OUEDRAOGO Saïdou, ses frères et sœurs Boubacar, Salamata, Zalissa, Kadyguetou, Nata, Asseta, Safiatou, et Korotimi
Tapsoba Wemba à Mogtedo (Bagrin)
EL HADJI BONTOGO Séni et famille
Monsieur KABORE Sambo et famille
Les Veuves DIPAMA Marie, KAFANDO Marie, OUEDRAOGO Ruth, OUEDRAOGO Ramata à Ouagadougou.
Monsieur TAPSOBA Halidou et sœurs
Les familles alliées YANKINE et LENGANI à Kadpugu, Tangare et Garango
La famille de feu YANKINE Abel à Dapoya,
Les familles alliées TAPSOBA, ZOUNGRANA et OUBDA,
Les enfants :
• Madame KABORE Gisèle à Ouagadougou,
• Madame TAPSOBA Lydie, Épouse de Wendingoudi TAPSOBA à Ouagadougou,
• Mme ZOUNGRANA Tatiana épouse de Gustave ZOUNGRANA en Italie,
• Madame OUBDA Sonia épouse de Madi OUBDA en Espagne,
• Mademoiselle KABORE Julie à Ouagadougou,
Les petits enfants :
• BAMOGO Junior Noel Christian au Canada,
• TAPSOBA Cédric et Césaire à Ouagadougou,
• ZOUNGRANA Sem Andy, Raphael Franck, Sephora Roxane et Chanel Stella à Ouagadougou,
• OUBDA Angelo et Delchrist Nolan à Ouagadougou,
• TASSEMBEDO Elsa Alya à Ouagadougou,
Voudraient vous exprimer leurs sincères gratitudes pour votre soutien matériel, moral et financier lors du rappel à Dieu le dimanche 15 février 2026 au Centre Hospitalier Universitaire YALGADO OUEDRAOGO à Ouagadougou et l'enterrement le mardi 17 février 2026, de leur épouse, fille, grande sœur, tante, belle-mère, mère et grand- mère
KABORE née YANKINE Marie Philoté à l'âge de 71 ans.
Les sincères remerciements vont particulièrement :
• A son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Ancien Président du Faso
• A Messieurs les anciens Ministres BOUGOUMA Éric et BONANE Dieudonné
• A Madame le Consul Général et le personnel du consulat Général du Burkina Faso à Milan/Italie.
• Au Corps Pastoral et membres de l'Église des Assemblées de Dieu de Tanghin Barrage
• Au Corps Pastoral et membres de l'Église des Assemblées de Dieu du TEMPLE EPEE
• Au Corps Pastoral et membres de l'Église des Assemblées de Dieu de Watinoma
• Aux Prêtres et fidèles de la Paroisse Saint Jean de Toudoubweogo
• A l'ensemble des délégations des belles familles
• Aux collègues amis et connaissances de la Présidence du Faso/Archives Nationales, de la SONABHY, de l'École Primaire Publique de Tabtenga, de l'École de Toukin A et B et de l'École de Poédogo
• Aux voisins de Tanghin.
« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. »
2 Timothée 4 :7
« Tout est grâce »
• Les grandes familles YAOGO, NIKIEMA, KABORE, KAFANDO à Koankin/Nédogo, commune de Boudry, province du Ganzourgou, ainsi qu'à Zorgho, Ouagadougou, Pouytenga, Bobo Dioulasso, en Côte d'Ivoire et en France,
• La grande famille OUOBA à Kantchari et à Ouagadougou,
• Son Excellence Naaba Tanga 2 de Nédogo,
• Monsieur YAOGO Bila Francis et son épouse Awa Chantal OUOBA à Nioko1, Commune de Saaba, Kadiogo,
• Les frères du défunt : Evariste et Sylvère,
• Les familles alliées et amies,
très touchés par les nombreuses marques de sympathie et de soutiens multiformes dont ils ont bénéficié lors de la maladie suivie du décès et de l'enterrement de leur fils, frère et cousin, YAOGO Bonaventure Van Brice, agent en service à la Société nationale Burkinabè des Hydrocarbures (SONABHY), le lundi 16 février 2026 au CHU de TENGANDOGO,
expriment leur profonde reconnaissance et leurs sincères remerciements à toutes et à tous pour votre présence, votre compassion et votre solidarité.
Les familles remercient particulièrement :
Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE et son épouse ;
Monsieur Adama Luc SORGHO et épouse à Ouagadougou ;
Monsieur Eric BOUGMA, Directeur Général Adjoint de la Banque Sahélo-Saharienne pour l'Investissement et le Commerce (BSIC) ;
Monsieur le Directeur Général de la SONABHY et son personnel ;
Docteur Yentèma Fulbert LOMPO, Responsable de la pharmacie YENTEMA et son personnel ;
Les médecins et personnels soignants des Services d'Urgence et de Chirurgie des hôpitaux YALGADO OUEDRAOGO, SCHIPHRA et TENGANDOGO,
Monsieur le Curé de la Paroisse Saint André de Saaba et l'ensemble des prêtres, les sœurs, les diacres et les catéchistes de ladite Paroisse ;
Les différentes CCB et groupes de prière, la Chorale ainsi que toute la communauté catholique de la Paroisse Saint André de Saaba ;
La Coordination, les CCB et toute la communauté catholique de la Paroisse Saint Charles LWANGA de Wayalguin ;
Les voisins et voisines de Nioko1 ;
Les délégations venues des différentes localités du Burkina Faso ;
Toutes les nombreuses bonnes volontés ;
Ainsi que toutes les personnes dont les noms n'ont pas pu être cités.
Que le Tout Puissant rende à chacun le centuple de ses bienfaits.
Dans la vie comme dans la mort nous appartenons au Seigneur.
ROMAIN14.8
Depuis le 1er janvier 2024, les associations, Organisations non-gouvernementales (ONG), fondations, structures religieuses et projets de développement sont soumis au Système comptable des entités à but non lucratif (SYCEBNL). Cette réforme majeure impose désormais rigueur, traçabilité financière et nouvelles obligations déclaratives, dans un contexte de renforcement du contrôle financier et de lutte contre le blanchiment de capitaux. Pour mieux cerner les implications du sujet, nous sommes allés à la rencontre de l'expert-comptable Badjoa Lompo. Inscrit au Tableau de l'Ordre national des experts-comptables et comptables agréés du Burkina Faso (ONECCA-BF), président du cabinet CEMCAF BF SAS, Badjoa Lompo est doté d'une dizaine d'années d'expériences en audit, commissariat aux comptes et accompagnement de projets financés par des bailleurs internationaux. Eclairage sur les enjeux, les défis et les opportunités de cette nouvelle discipline comptable qui marque un tournant décisif dans la gouvernance financière des entités à but non lucratif au Burkina Faso.
Lefaso.net : Le Système comptable des entités à but non lucratif (SYCEBNL) est devenu obligatoire depuis le 1er janvier 2024. Pouvez-vous présenter ce référentiel ?
Badjoa Lompo : À l'instar des sociétés commerciales, des banques et compagnies financières, des institutions de microfinance, des sociétés d'assurance et de réassurance, etc., qui avaient leurs propres référentiels comptables les EBNL disposent à partir du 1er janvier 2024 de leur propre référentiel comptable qu'est le SYCEBNL.
Comme son nom l'indique, c'est le système comptable destiné aux entités à but non lucratif. On parle donc des associations, des fondations, des ONG, des syndicats, bref toutes les organisations qui ont des objectifs d'intérêt général ou altruistes.
Avant ce référentiel, comme indiqué, chaque secteur avait ses propres normes. On avait le Système comptable OHADA (SYSCOHADA) qui s'applique à la majorité des sociétés commerciales dans les pays membres de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), le Plan comptable bancaire révisé pour les banques et compagnies financières dans l'Union monétaire ouest africaine (UMOA), le référentiel des Systèmes financiers décentralisés (SFD) pour la microfinance, le code CIMA pour les sociétés d'assurance et de réassurance, et même les normes CIPRES pour les organismes de prévoyance sociale. Le SYCEBNL, lui, vient standardiser les pratiques pour toutes les entités à but non lucratif.
Quelles sont les entités concernées par l'application du SYCEBNL au Burkina Faso ?
En fait, on peut distinguer deux grandes catégories. D'abord, les associations et ordres professionnels : ça inclut toutes les associations, les fondations, les ordres professionnels, les organisations religieuses, les ONG (Organisations non-gouvernementales), mais aussi les partis politiques, syndicats, clubs sportifs et mutuelles sociales qui ont le statut d'association. Ensuite, il y a les projets de développement : ce sont les entités qui gèrent ou administrent des projets financés par des bailleurs bilatéraux, multilatéraux, privés ou étatiques, y compris certaines agences d'exécution de l'État.
Cette obligation s'applique-t-elle également aux organisations religieuses, aux fondations et aux structures communautaires. Qu'en est-il, exactement ?
Oui, absolument. Ces entités tombent dans la catégorie des associations et doivent se conformer aux mêmes obligations que les autres structures à but non lucratif.
Quelles sont les principales exigences comptables introduites par ce nouveau système ?
Pour beaucoup de ces entités, il y avait déjà un système de reddition, c'est-à-dire une présentation de la gestion financière, pour rendre compte à leurs membres et ou aux bailleurs, mais sans cadre uniforme. Avec le SYCEBNL, ce qui change, c'est que désormais il faut : mettre en place une organisation comptable complète avec notamment ordinateurs et logiciel comptable, établir un bilan d'ouverture qui servira de point de départ pour la comptabilité, disposer d'un personnel comptable outillé et ou se faire assister si besoin par un professionnel inscrit à l'Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Burkina Faso (ONECCA-BF).
Quels sont les normes ou principes spécifiques que ces organisations doivent-elles respecter dans la tenue de leur comptabilité ?
Les états financiers doivent respecter le principe de continuité d'exploitation, c'est-à-dire que l'on part du principe que l'entité continuera ses activités au-delà de la clôture des comptes, généralement pour les 12 mois à venir.
Ensuite, il y a des conventions arrêtées par le référentiel : le coût historique, la prudence, la transparence et la régularité, l'intangibilité du bilan et l'importance significative.
Et puis, il y a des postulats, qui définissent le modèle des états financiers : le concept d'entité, la comptabilité d'engagement, la spécialisation des exercices, la permanence des méthodes, et la prééminence de la réalité économique sur l'apparence juridique applicable dans le cadre des contrats de crédit-bail, la location-vente, le personnel intérimaire ou les effets escomptés non échus.
Existe-t-il des obligations particulières concernant l'organisation interne de la gestion financière au sein de ces entités ?
Oui ! Il est vivement recommandé que chaque organisation dispose d'un manuel des procédures administratives, financières et comptables. Ce document sert de référence et structure le fonctionnement de l'entité : il définit les rôles, les responsabilités, les circuits d'information, et garantit à la fois transparence, conformité légale et bonne gestion des ressources.
Quelles sont les échéances légales pour l'élaboration et la transmission des états financiers ?
Selon la loi de finances 2026, chaque entité doit produire sa déclaration annuelle avant le 31 mai de l'année suivant la clôture de l'exercice. Cette déclaration doit inclure les recettes, les dépenses et les excédents, ainsi que les états financiers SYCEBNL et les états complémentaires définis par la loi.
Quelles sont les exigences relatives à la conservation des pièces comptables et justificatives ?
Tous les documents comptables – livres, journaux, états financiers – ainsi que les pièces justificatives comme les factures, reçus ou contrats, doivent être conservés pendant au moins 10 ans après la clôture de l'exercice.
Le texte prévoit la publication des états financiers ; pouvez-vous expliquer les modalités et la portée de cette obligation ?
Effectivement, la loi impose la publication annuelle des états financiers, soit au Journal Officiel, soit dans un journal d'annonces légales. Cela vise à prévenir le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Le principal point de vigilance reste le coût de cette publication, car certaines structures fonctionnent avec des ressources limitées provenant uniquement des projets.
Quels sont les liens entre le SYCEBNL et les obligations fiscales auxquelles ces entités peuvent être soumises ?
Le système comptable permet de donner une image fidèle de la situation financière et des performances de l'entité. Les règles fiscales, elles, servent à calculer l'impôt. L'administration fiscale se base sur la comptabilité pour évaluer des impôts comme la retenue à la source sur prestataires de service, l'Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS), la contribution au Fonds de soutien patriotique (FSP), ou la retenue sur revenus fonciers (IRF).
Les textes récents encadrent également la gestion des ressources financières, notamment en relation avec la Banque du Trésor. Quelles dispositions les organisations doivent-elles respecter dans ce cadre ?
Le décret N°2025-1440/PF/PRIM/MEF impose que toutes les ONG et associations agréées ouvrent leurs comptes exclusivement à la Banque des Dépôts du Trésor (BDT). Toutes les opérations, recettes ou dépenses, doivent passer par ces comptes. Cela permet de garantir la traçabilité et de renforcer le contrôle financier et lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Les entités à but non lucratif sont désormais intégrées dans le dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Quelles obligations cela implique-t-il, concrètement ?
Les EBNL doivent adopter une politique de Lutte contre le blanchiment de capitaux et le Financement du terrorisme (LBC/FT) qui suit une approche basée sur les risques, conformément à la loi n°046-2024/ALT et aux recommandations du Groupe d'action financière (GAFI) et du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA). Cela implique de connaître ses donateurs, d'assurer la transparence financière, de former le personnel et de rester vigilant pour éviter l'utilisation des fonds à des fins criminelles. Toute opération suspecte doit être signalée à la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).
Quels mécanismes de contrôle peuvent être exercés pour vérifier la conformité des organisations aux nouvelles dispositions ?
Outre le contrôle de l'État, l'acte uniforme OHADA exige qu'un auditeur légal soit désigné lorsque l'entité dépasse certains seuils : total bilan supérieur à 100 millions de FCFA, ressources annuelles supérieures à 200 millions FCFA, ou effectif permanent supérieur à 20 personnes. L'auditeur vérifie la conformité des états financiers et le respect de toutes les obligations légales.
Quelles sont les conséquences administratives ou fiscales en cas de non-respect des obligations prévues par le SYCEBNL ?
Fiscalement, les entités qui ne respectent pas leurs obligations s'exposent à des redressements. Parallèlement, l'acte uniforme OHADA prévoit des sanctions pénales pour les dirigeants qui ne dressent pas l'inventaire, établissent des états financiers inexacts, ne tiennent pas le registre des donateurs ou omettent de désigner l'auditeur légal.
Quelles sont les principales difficultés que peuvent rencontrer les entités lors de la mise en application de ces nouvelles règles ?
Les principales difficultés sont liées aux coûts induits et au manque de personnel qualifié pour assurer la mise en conformité avec ces nouvelles règles.
Vers quelles structures, institutions ou catégories de professionnels les entités peuvent-elles se tourner pour obtenir des conseils et un accompagnement dans leur mise en conformité ?
Pour la comptabilité et l'audit, seuls les membres de l'ONECCA-BF sont habilités à fournir ces prestations. Pour le reste, les EBNL peuvent faire appel à des experts spécialisés dans leurs domaines respectifs.
Interview réalisée en ligne par Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net
Abordant la situation nationale, le chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reconnu que le Burkina Faso fait face à un défi historique majeur, tout en se disant confiant dans la capacité collective à ouvrir une nouvelle page de l'histoire nationale, orientée vers le développement, la souveraineté et le rayonnement du pays. C'était lors de la cérémonie de montée des couleurs nationales, ce lundi 02 mars 2026, à la Primature.
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de consolider et d'amplifier la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP), rappelant la métaphore aéronautique du chef de l'État selon laquelle, l'année 2026 doit correspondre à l'atteinte de la vitesse « V1 », seuil décisif qui engage irréversiblement le décollage.
Aussi, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé à intensifier l'action gouvernementale au service des populations. À cette occasion, il a salué l'engagement des forces combattantes et invité l'ensemble des acteurs publics à accélérer la mise en œuvre des priorités nationales, conformément aux orientations du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.
Le Premier ministre a adressé ses vœux de bon et fructueux mois de mars aux travailleurs de la Primature, ainsi qu'à tous les Burkinabè. Il a ensuite souligné la portée spirituelle de cette période marquée par des temps de pénitence au sein des communautés musulmane et chrétienne catholique. Il a également formulé le souhait que les prières contribuent au raffermissement de la paix dans les familles et sur l'ensemble du territoire national. Son appel a également consisté à manifester de la reconnaissance envers les forces de défense et de sécurité et les volontaires pour la défense de la patrie, rendant hommage aux combattants tombés et exprimant ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.
Tout en saluant les avancées enregistrées dans les secteurs sociaux, notamment la santé et l'éducation, ainsi que dans des domaines stratégiques tels que l'agriculture, l'élevage et les infrastructures, le Premier ministre a invité à ne pas se satisfaire des acquis. Il a exhorté les acteurs publics à faire preuve d'audace, d'innovation et d'engagement afin de produire des résultats plus significatifs en 2026, à l'image des forces combattantes qui ont récemment réaffirmé l'autorité de l'État dans plusieurs zones du territoire. Selon lui, l'année en cours doit être celle de victoires majeures et de transformations profondes et durables dans tous les secteurs de développement.
Lefaso.net
Source : Primature du Burkina Faso
A l'occasion de ce moment de carême pour les chrétiens catholiques, Lefaso.net est allée à la rencontre de l'ancien aumônier et directeur de l'école des catéchistes de Tougouri, actuellement aumônier de la pastorale du mariage et de la famille du diocèse de Kaya. A travers cette interview, ce prêtre, préparé pour former et accompagner les couples et fiancés, nous éclaire sur le sens profond de cette période de grâce pour le couple chrétien, sur ce qu'elle peut représenter dans la vie de couple et bien d'autres aspects.
Lefaso.net : Quel est le sens profond du Carême pour un couple chrétien ?
Abbé Pascal N. Ouédraogo (PNO) : Le temps de carême est une période importante pour le chrétien en général, et un temps propice pour le couple chrétien en particulier. Mais, notons effectivement que chaque jour de l'année est très précieux pour tout homme et pour tout couple chrétien… Pour le carême, il faut rappeler ces petits éléments : c'est un temps d'entraînement pour mieux vivre après. Il ne s'agit pas de faire beaucoup d'efforts, et après Pâques, on se détend pour se reposer.
C'est un entraînement pour vivre en homme et femme libre, en participant activement et saintement à la construction du Royaume. Pour nous, ce qui est important, c'est le jeu qui va advenir après. Ça doit être une vie de liberté, de qualité, de sainteté et d'amitié…Le couple chrétien est invité à approfondir sa vie de don de soi, pour que ça soit un lieu de paix, de joie, de reconnaissance de l'autre, d'acceptation réciproque, d'élévation et de considération mutuelle.
Dans l'engagement matrimonial, il y a une réalité importante appelée « chasteté conjugale. » Ce n'est pas une matière à option. Elle est obligatoire ! Il s'agit du rapport ajusté à avoir par rapport à Dieu, aux personnes, aux choses, aux événements, à l'autre. Dans le foyer, il s'agit en fait de considérer l'autre comme personne tout le temps. Il faut tout faire pour avoir une relation ajustée envers votre premier ami ou votre première amie : voici le secret de la chasteté conjugale. C'est facile à dire, mais c'est en même temps très difficile car, cela touche directement la qualité de la relation à développer par rapport à l'autre, pour lui permettre de vivre et de ne pas mourir. Oui, tu es le gardien de ton frère (Cf. Gn 4.). Il s'agit pour l'homme de considérer la femme comme une personne, d'avoir une relation ajustée, honnête et équilibrée envers elle au moment de la fertilité comme aux moments de non fertilité, au moment où ils peuvent vivre des actes intimes et au moment où ils vivent des temps de qualité sans acte de don de soi.
En clair, il est question de ne pas utiliser l'autre pour se défouler ou pour avoir du plaisir égoïste. C'est une personne, donc un don, une fille de Dieu comme nous. Je dois être juste envers elle ; autrement j'évolue dans une injure au Créateur… Même chose pour la femme. Elle est invitée à prendre soin de son mari dans l'ordinaire, sans colère, sans ruse, avec beaucoup de bienveillance, car il vient de la terre (adama.) L'homme ou la femme doit montrer qu'il est assez mûr et qu'il peut aider l'autre à vivre. Chacun demeure toujours la seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même : c'est un DON, un cadeau du Créateur pour aider l'autre à arriver au ciel.
Au niveau de l'éducation des enfants et de la présence en famille. Une dame qui fuit son mari, et qui est à la grotte ou au calvaire à chaque fois. Elle n'a plus de temps pour sa famille. Il y a un problème de chasteté… Quel moment de qualité va-t-elle donner à son mari, et surtout aux enfants que Dieu leur a confiés ? Un homme qui revient du travail à 18h. Il prend une douche, et il ressort pour aller passer le temps avec ses amis jusqu'à 23h23. On dirait que cet homme risque d'être un père absent. Ne sera-t-il pas toujours surpris par ce qui se passe dans sa famille ?
Au niveau des paroles qu'on prononce. Tenez ces paroles : « Dire par exemple à quelqu'un : un âne vaut mieux que toi. Tu es une étrangère… Les enfants sont le fruit de mon corps et toi, tu es l'enfant d'une autre personne. »
En un mot, chaque membre du couple doit connaître la mesure de ses jours , chercher à mieux connaître l'autre, à l'aimer simplement. Vivre une relation ajustée avec Dieu, la nature, la nourriture, la boisson, la voiture, l'argent… La chasteté, ce n'est pas une question de sexe, mais bien une question de qualité des personnes. La noce est un engagement de maturité et de prise de service. Ce sont des adultes qui se marient…
En quoi le Carême peut-il être un temps particulier de renouveau conjugal ?
Nous allons parler plutôt de la qualité de la communion conjugale. Oui, le couple chrétien est appelé à veiller et à donner du crédit à chaque fois à sa communion conjugale. Les époux sont constamment appelés à travailler ardemment pour devenir une seule chair. Dans la noce, chacun a donné à l'autre son unicité : ce que nous avons d'unique et que nous ne pouvons pas donner à une autre personne, sauf à notre époux ou à notre épouse. Nous avons choisi de lui donner ça dans la liberté. Et, quand on donne et on se donne, c'est pour toujours, en comptant beaucoup sur le Créateur, Celui-là même qui a créé la noce. Il ou elle devient notre premier ami, notre confident, notre soutien, notre frère ou notre sœur, notre bien aimé, notre époux ou épouse .
Ne pas penser qu'avec le mariage, tu as tous les droits sur l'autre. Il doit faire ce que je veux, et rien que ce que je veux. Je le domine, je suis le sexe fort… Vouloir que l'autre change son identité pour conformer sa vie à la mienne : sa façon de raisonner, de faire avec les autres. C'est comme si tu dois passer une gomme sur ta vie précédente. C'est quelqu'un qui décide pour toi. Tu dois obéir, tu n'as pas de parole à donner, tu n'as pas le choix… Rappelons que l'homme ou la femme reste libre avant, pendant et après le mariage. C'est le premier pilier de la noce.
Il donne du sens aux trois autres piliers comme l'unité, la fidélité et l'acceptation de la fécondité. L'engagement dans la noce est comme un permis de construire. Il faut simplement faire effort pour aimer au lieu d'imposer des choses à l'autre. Cela rend malade, et ça entame la beauté et la fraîcheur de l'engagement matrimonial… On entre dans le mariage pour rendre l'autre heureux, pour lui donner la joie de vivre et d'espérer. Il faut faire attention pour ne pas blesser l'autre, le manipuler ou le traumatiser… Il faut simplement apprendre à se convertir, apprendre à aimer. Il faut se convertir pour prendre Marie comme femme ou Paul comme époux.
Il semble que nous sommes tous des « malades d'amour . » On ne demande que de la reconnaissance et de l'estime pour avancer, et construire le foyer pour que ça soit une Eglise, une maison de pain, un hôpital de proximité . Nous avons eu des moments de fiançailles. Nous nous sommes préparés pour le mariage. Nous avons eu la bénédiction nuptiale le jour de notre noce. Nous avons donné notre parole (dit OUI) et notre corps (à travers la première rencontre intime, don de soi à l'autre…). Et depuis lors, le temps passe et repasse. Nous partageons tout depuis 10 ans, 15 ans et parfois plus : toilettes, chambre, repas, projets, soucis, joie et désir d'avancer, désir de sainteté… Donc normalement, notre amitié conjugale, notre désir d'être ensemble et notre don de soi doivent s'approfondir constamment. Songez-vous souvent à dire merci au Créateur pour cela ? N'oublions pas que c'est Lui qui est à l'origine de la noce. C'est Lui qui a voulu cette belle alliance entre le masculin et le féminin… Quand on se marie, on ne devrait plus dire « mon, » mais plutôt notre : notre parcelle, notre argent, notre enfant, notre fils, notre amour, notre don de soi, nos souffrances, notre effort de conversion…
Des questions pour aider les époux : Nous sommes appelés à devenir une seule chair. Et tous les jours, nous travaillons pour cela. Pourquoi le « tu ? » Autant dire souvent « nous. » C'est un nous de qualité et de construction. Il faut qu'il soit vrai… Pourquoi vouloir garder certaines choses pour moi ? J'ai tout donné à l'autre, tout… Mon tout. Logiquement, je ne devrais plus rien garder pour moi-même ! Tout devrait être au bénéfice de toute la famille, de notre couple… Si vous entrez dans la noce avec le gros défaut de l'égoïsme, ne risquez-vous pas de vite vous essouffler ?
Au mariage, j'ai dit oui à Marie Désiré, un homme de mon cœur. Après avoir scellé notre engagement devant Dieu et les hommes mortels, je me suis remise totalement dans les bras de mon époux, et nous nous sommes unis… Avec bien-sûr des risques, des peurs, des interrogations, des doutes, mais aussi dans l'espérance et une bonne dose de confiance et de positivité… Nous nous sommes mariés pour honorer la Parole. « L'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme… Ils deviendront une seule chair . »
Cela fonde notre communion et notre désir de communion… Il ne relève pas des caprices d'un homme ou d'une femme. C'est le désir du Créateur pour le premier couple, Adam et Eve. C'est Lui qui a voulu cela pour tous les couples : faire une seule chair … Il est vraiment question de communion conjugale . Qu'est-ce qu'on en fait ? Est-ce qu'on y croit ? Le temps de carême est un temps de désir. Les époux peuvent s'interroger sur la qualité de leur don de soi…
Comment relier les trois piliers du Carême (prière, jeûne, aumône) à la vie à deux ?
Chaque année, au mercredi des cendres, la liturgie nous propose ce texte de Mathieu 6. Ces points sur lesquels la Parole de Dieu insiste concerne tout le monde, chacun à son niveau. Le couple aussi pourra trouver plus de temps pour prier ensemble, mettre l'accent sur les œuvres de charité ou de partage, et accepter souffrir dans son corps… C'est une union de prière, de partage et de sacrifices pour la gloire du Créateur…
Peut-on parler d'une conversion conjugale pendant le Carême ?
On se marie pour rester ensemble, pour célébrer la vie et l'amour, pour s'améliorer l'un par l'autre. On avance ensemble, l'un avec l'autre, jamais l'un contre l'autre. C'est une amitié conjugale qui doit s'améliorer avec le temps, et se perdurer surtout quand les années passent et repassent… L'autre est fils de Dieu comme vous, c'est un don de Dieu pour vous. Le carême est un bon moment pour redoubler d'effort, et avoir alors une attitude ajustée envers lui, pour ne pas le tuer. On me l'a confié pour que je l'aide à vivre.
Je dois aussi prendre tout le temps pour essayer d'avoir une attitude juste, vraie, honnête envers ceux et celles qui sont sur notre route : nos enfants, la bonne, la belle-famille, les collègues, les amis de la famille. Il faut apprendre à bonifier les relations durant ce temps favorable. Il faut que les personnes consacrées, les époux et même les fiancés en profitent pour améliorer la vie relationnelle. Comment je considère l'autre ou les autres ? L'autre est une personne, en chair et en os, parfois blessée, mais avec de la valeur, de la qualité… Il faut apprendre tout simplement à l'aimer. C'est un grand apprentissage comme nous apprend le philosophe personnaliste Karol Wojtyla.
Quelle attitude par rapport à vos enfants, votre mari, votre femme, avec vos voisins ? Le Créateur me les a donnés. Chaque personne qu'Il met sur notre route est un cadeau… Les filles dans la dépendance de la prostitution, les personnes qui ont sombré dans la fragilité de l'alcool, les techniciens de surface, les vrais et les faux-amis… Oui, chacun est un don .
Dieu nous l'a donné. Beau cadeau certes ! Mais, parfois cadeau empoisonné, peut-être cadeau de trop et pourtant, Dieu nous les a donnés. Toute personne est un don. Il faut qu'elle apprenne à se donner. Il faut que j'apprenne aussi à me donner à elle. Votre mari est un don pour vous. Votre femme est un don inédit pour vous. Vos enfants sont un don permanent… Deux dons de l'Esprit peuvent aider les couples pour qu'ils se convertissent pour mieux accepter les autres : le don de Piété et le don de Crainte du Seigneur. Avec ce dernier don, on reconnaît Dieu comme Père, et on Le loue pour cela… Il est une Grande Source pour nous aider à intérioriser cette grâce de paix, pour accepter le visage de l'autre comme une visitation . Une telle attitude accompagne les époux à mieux vivre l'harmonie conjugale.
Pour certains, c'est une utopie ! Mais, essayons de recevoir cela comme un don du Créateur. On doit s'accorder en couple, toujours travailler pour vivre et évoluer dans une logique de consensus. Le foyer mûrit, s'érode au fur et à mesure. Ne pas passer le temps à se frapper, à s'accuser, à se maudire, à se justifier, à se plaindre, à contrôler l'autre, à se méfier de lui… Prendre toute la vie pour travailler à cette harmonie. Pour qu'il n'y ait pas affaire de « devoir conjugal » mais plutôt don de soi dans une logique d'union de qualité, d'acte honnête et digne des époux, communion et désir de communion…Cette harmonie est comme un art à construire et à reconstruire.
Un art à apprendre et à découvrir entre époux, à cultiver patiemment. Il faut de la fidélité pour y arriver. Se remettre en cause à chaque fois. Il faut du temps, de la créativité, de l'effort…Vivre la qualité du don de soi dans la communication, le plaisir partagé, le respect du bien commun, le dialogue. Besoin de tendresse et non de brutalité ! On apprend ensemble…Vivre ensemble la satisfaction est un gros cadeau d'une union harmonieuse. Apprendre à être un couple qui n'est pas médiocre, mais qui s'améliore l'un par l'autre. Arriver à manger ensemble si possible, même si c'est une fois par semaine. Prier ensemble souvent, aller si possible en couple à la prière.
Des époux qui craignent Dieu comme Sarah et Tobie, comme Prisquille et Aquilas…Evitons d'élever le ton, déposons la balle à terre ! Regarder l'autre comme personne tout le temps. Chercher à voir la beauté intérieure de l'autre. Lui dire merci pour cela ! Cet effort pour une vie harmonieuse débouche sur l'harmonie sociale. C'est-à-dire être en harmonie avec Dieu, soi-même, avec sa femme, les enfants, les voisins… Soigner sa relation avec sa femme pour faire la paix. Être en paix avec ses voisins, avec son patron…Être homme, c'est apprendre à regarder une femme. Admirer votre femme, ses qualités, s'émerveiller devant votre mari…
Comment le Carême peut-il aider à guérir les blessures dans le couple ?
Oui, il faut se rappeler que c'est devant Dieu que les époux s'aiment. Le miroir où ils se regardent chaque jour est entouré de petits médaillons représentant la Passion et la Résurrection du Christ. Le salut est au cœur de ce portrait. « Ote tes sandales, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte » (Cf. Ex 3, 5.). Et si l'amour et la vie de ce couple étaient la terre sainte où Dieu les invitait ? Ne pas encombrer la chambre ; c'est le lieu où les époux célèbrent l'amour…
L'autre n'est pas là pour soigner mes blessures. Vous vous êtes choisis, vous avez cheminé, vous avez demandé la bénédiction pour pouvoir construire un projet de vie ensemble, dans la paix, la joie et le désir de vous apprivoiser. Vous avez choisi de cheminer à travers des fiançailles et pour finir, vous avez pris le risque de célébrer vos épousailles. Personne ne vous a forcés être ensemble. C'est par choix et par mûre décision que vous avez décidé de vous unir pour le meilleur et contre le pire.
Il ne s'agit pas alors de venir dans le mariage, et d'avoir trop d'attentes envers l'autre. Il ne s'agit pas de venir être au service de l'autre. Là, c'est comme une relation d'un esclave à son maître. Cela est chaotique comme conviction…Ce qui est vrai et constructif, il s'agit pour la femme, d'apprendre à s'émerveiller devant son homme (il est fort, c'est mon protecteur, c'est le meilleur homme du monde…) Ne pas laisser la femme à votre ceinture, mais l'élever jusqu'à votre visage. Il s'agit aussi pour la femme, de prendre soin de votre époux, de tout faire pour l'amener au ciel, laver les pieds les uns les autres. Et si on va plus loin, il s'agit d'accepter mourir pour l'autre dans la logique d'Ephésiens 5 (Christ a accepté gratuitement mourir pour son épouse l'Eglise.). Le mariage devient alors un lieu de construction et de reconstruction.
Nous pouvons reconnaître cela comme un bienfait qui nous a été donné par le Créateur, Celui-là même qui fait toute chose nouvelle (sens du benedicite.) Soyons toujours reconnaissants et rendons-Lui grâce, car Il nous fait du bien à chaque fois. Redoublons d'effort pour passer d'un acte de consommation vers un acte de contemplation… Oui, ce temps de grâce que nous offre la communauté de foi et d'amour est un tremplin pour aimer l'autre, une bonne manière de l'accompagner à résoudre ses blessures, ou mieux lui apprendre à vivre avec…
Entretien réalisé par Yvette Zongo
Lefaso.net
Il ne savait pas que sa voix pouvait devenir un jour une voix artificielle. Pendant des années, Khalil Traoré fumait sans imaginer un seul instant que ce geste, en apparence anodin, et imitatif au départ, finirait un jour par lui coûter la voix. Aujourd'hui, il s'exprime à l'aide d'un laryngophone car atteint d'un cancer de la gorge. Cependant, plutôt que de s'apitoyer sur son sort, il a transformé son épreuve en combat. En effet, il sensibilise les jeunes aux dangers de la cigarette à travers ses réseaux sociaux et rêve désormais d'un monde sans tabac qu'il estime possible avec l'engagement de tous. Dans cet entretien qu'il a accordé à Lefaso.net ce lundi 16 février 2026, le sexagénaire raconte son histoire, ses regrets mais aussi le désir qui l'anime désormais dans cette lutte contre le tabac.
Lefaso.net : Pouvez-vous nous faire un petit résumé de votre parcours de fumeur ?
Khalil Traoré : Pour ce qui est de la cigarette, j'ai commencé autour des années 72 au lycée par imitation. Puis, je suis devenu addictif. C'est après avoir passé 4 à 5 ans en fumant quotidiennement la cigarette que je me suis rendu compte qu'il était difficile pour moi d'arrêter de fumer. Et là ce n'était plus pour faire le malin. C'était carrément devenu une drogue légale, mais à laquelle j'étais déjà accoutumée. Et ça, chaque jour, j'exprimais l'engagement ferme d'arrêter à une date quelconque. Par exemple le 30 décembre d'une année ou bien le jour de mon anniversaire. Et c'était des reports à n'en point finir pendant 32 ans.
À l'époque, vous fumiez quel type de cigarettes ? Et combien de cigarettes vous fumiez par jour ?
Lorsque j'ai été déclaré fumeur, je fumais les cigarettes ordinaires qu'on trouve sur la place. Les bâtons de cigarettes. Il y avait plusieurs marques. Et j'aimais une marque française. Et puis, quand j'ai voulu arrêter, je me suis déporté complètement sur une marque qui n'avait rien à voir avec celle que je fumais déjà depuis 25 ans environ. Je suis donc rentré dans les cigarettes pendulées. On m'avait avoué que ça, c'était pire encore. J'ai dit oui, même la cigarette simple n'est pas facile à porter. Mais c'est la volonté d'arrêter jusqu'à présent qui m'anime. Sauf que je n'arrive pas à me contrôler. Donc, je fumais pratiquement toutes les marques jusqu'à préférer une marque telle que Gauloises ou Gitanes. Jusqu'à aller contracter une maladie.
Comment avez-vous découvert votre maladie ?
C'est suite à une radio que je me suis rendu compte que je faisais le pneumothorax. C'est suite à cela que j'ai cessé de fumer car je m'étais toujours dit, depuis que je tentais d'arrêter de fumer, que le jour où je vais faire 72 heures sans fumer, ce sera parti. Pour ce qui est du pneumothorax, j'ai été hospitalisé le 23 septembre 2004. Et quand je suis sorti le 15 octobre 2004, j'avais réalisé mon vœu, à savoir abandonner la cigarette. Mais dans un premier temps, quand j'ai été hospitalisé, c'était parce que j'avais un problème de respiration.
Et qu'en est-il du cancer de la gorge ?
C'est une autre chose. J'avais arrêté de fumer. J'ai eu un souci dans la famille avec la disparition de ma maman. À l'époque, j'ai certainement sangloté. Et puis, comme on m'appelait un peu de partout pour avoir les nouvelles, les détails sur les obsèques et tout ça, j'avais commencé à perdre de la voix. Après le décès, j'ai cru que c'était passager. Donc, j'ai pris certains produits comme d'ordinaire, croyant que ça allait passer. Et à la faveur d'une toux nocturne, j'ai eu à rejeter du sang. Alors, dans mes glaires que j'expectore, on a vu des traces de sang. Alors, je me dis qu'on ne s'amuse plus parce que ça fait six mois que ça dure. Depuis janvier 2011, quand même, ça commence à trop bien faire. Et c'est comme ça que j'ai été remis entre les mains des spécialistes qui ont procédé étape par étape jusqu'à aller diagnostiquer un début de cancer.
Quelle a été votre réaction lorsqu'on vous a diagnostiqué un cancer de la gorge ?
En 2011, au bout de six mois, on ne m'a pas dit exactement que c'était le cancer, mais avec les rapports des différents examens, et les termes utilisés, j'ai compris quand même que le diagnostic avait un rapport avec le cancer. Mais qu'à cela ne tienne, je devais aller en Europe, donc j'ai décidé de poursuivre mes investigations là-bas. Une fois en Europe, en décembre 2011, on m'a reçu parce que j'avais pris les rendez-vous à l'avance. Et on m'a dit : « Bon, écoute, on va essayer de reprendre les examens. » C'est toujours comme ça. Je ne sais pas pourquoi, mais quand tu arrives chez un nouveau professionnel de la santé, lui aussi veut que tu reprennes les examens, mais c'est lui qui prescrira. Donc on a dû balayer tout ce qu'on avait fait au Burkina et puis reprendre. Et les résultats se sont avérés là-bas.
Et l'ORL que j'ai rencontré, lui, il m'a lancé : « Mais M. Traoré, vous aviez le cancer. Qu'est-ce que vous foutiez là-bas ? » J'ai dit : « mais comment ça ? » Il me dit : « Ah non, non, non, vous avez un cancer à un stade très avancé. J'ai dit, quoi ? Alors ? », il me demande : « Mais vous n'avez pas fait d'examens là-bas ? » Je lui ai dit non. J'étais là, je bricolais comme je pouvais avec mes connaissances basiques. C'est en ce moment qu'il me dit : « Écoutez, nous sommes le 12 janvier 2012. Si on ne vous opère pas ce mois-ci, vous ne verrez pas le mois de juin ». Lorsque j'ai quitté l'hôpital, je ne sentais plus mes jambes. J'ai pris le métro, mes larmes coulaient car généralement lorsqu'on parle de cancer, cela rime avec la mort. Je me suis dit alors que c'était foutu, là.
Et, lorsque j'ai recouvré mes esprits une fois à la maison, j'ai dit : bon, on rentre en contact avec Ouagadougou car j'ai aussi assez de connaissances dans le domaine de la santé. Et, lorsque j'ai exposé le problème, ils étaient tous unanimes sur le fait que je devais me faire opérer. À l'origine, J'étais allé en Europe pour quelques jours à l'épisode touriste et je me suis retrouvé en train de faire 10 mois. J'ai été opéré le 18 janvier 2012. Et là encore je croyais que ça serait juste passager, qu'on allait juste me l'enlever au scanner. C'est là que le spécialiste m'a fait comprendre qu'on me ferait une grosse entaille autour de la gorge comme un collier et qu'on me ferait un trou par lequel je vais respirer désormais. Ce n'est pas tous les jours qu'on me dit ça donc je leur ai tout simplement dit « sauvez ma vie et le reste on verra après ».
Comment s'est passée la rééducation ?
Après mon séjour hospitalier, j'utilisais une ardoise. Lorsque je rentrais dans le bus, dans le métro, j'écrivais où j'allais, je montrais aux chauffeurs, qui avaient visiblement l'habitude de voir des passagers comme moi. Quelques temps après, on m'a fait comprendre qu'il faut que je rencontre des orthophonistes pour une rééducation de la voix. C'est ainsi que j'ai rencontré l'orthophoniste qui nous apprenait à inspirer. Nous avons essayé de respecter jusqu'à ce qu'on nous annonce qu'il y a un démarcheur qui allait nous approcher aussi. Il est donc venu. Lui aussi était laryngectomisé comme nous mais parlait à travers la voix œsophagienne. Lorsqu'il s'est exprimé, nous étions tous surpris car nous ne savions pas qu'on pouvait subir cette opération et recouvrer encore la voix. Le démarcheur a donc fait sortir des laryngophones et nous a expliqué le fonctionnement. Moi qui étais pressé de retourner au pays et qui n'étais là que pour les besoins de l'orthophonie, j'ai opté pour la machine afin de pouvoir retrouver ma famille mais aussi reprendre mes activités car tout était perturbé. C'est ainsi que je suis rentré au pays avec le laryngophone, qui ne réussit pas à tout le monde d'ailleurs.
Durant votre séjour à l'hôpital, est-ce que les médecins vous ont révélé que votre situation est liée à la cigarette ?
Avec moi, en tout cas, ils ont été catégoriques en m'informant que 50% des causes de la maladie sont liées à la consommation de la cigarette. Ils m'ont aussi informé que je ne pouvais plus fumer même d'ailleurs. Les spécialistes m'ont expliqué qu'avec l'opération que j'ai subie, lorsque je fume, cela va sortir par la trachéotomie car le canal a été déjoué.
Qu'est-ce qui a été le plus difficile à accepter pour vous ?
C'est le fait de regretter d'avoir fumé. Parce que, quelque part, cela a eu des impacts sur ma vie. Tous les jours, j'ai dû me réorienter pour pouvoir survivre. Sinon, il n'y a vraiment pas eu d'autres soucis. Je regrette tous les jours d'avoir fumé une seule cigarette de ma vie parce que la santé est le plus grand bien que l'on puisse avoir. Et moi, je suis condamné à porter cette séquelle jusqu'à la fin de mes jours. Rien ne peut y remédier.
Comment vos proches ont-ils vécu cette épreuve ? Est-ce que leur regard a changé ?
Tout s'est bien passé car lorsque j'étais toujours en Europe après l'opération, ma benjamine est venue avec sa maman et nous avons séjourné ensemble sans soucis. De retour au pays, l'insertion était également facile car j'échangeais déjà avec mes proches qui ont tous remarqué le changement de ma voix. En plus de cela, j'ajoutais des photos lors de certaines conversations pour me faire comprendre.
Quel regard portez-vous sur votre nouvelle manière de parler ?
Je suis tout de même satisfait de pouvoir parler avec l'appareil. Et je suis persuadé que le contraire serait dramatique car j'ai connu des gens qui se sont laissés pratiquement aller à la mort parce qu'ils ne pouvaient plus parler, l'appareil ne réussissant pas à tout le monde.
Quelle leçon tirez-vous de cette situation ?
Juste dire à ceux qui fument d'arrêter pendant qu'il est temps parce que s'ils contractent la maladie que j'ai contractée, peu importe ta richesse, tu le sentiras dans la balance car le traitement coûte extrêmement cher et moi j'ai eu beaucoup de chance. Il ne faut pas vous adonner à la cigarette car dans plusieurs cas comme le mien, la probabilité de passer de la vie au trépas est très forte. Certes il y a les moyens, mais aussi la main de Dieu.
Quel message avez-vous à l'endroit des jeunes fumeurs qui ignorent encore les conséquences de la cigarette ?
Qu'ils arrêtent pendant qu'il est encore temps parce que ça ne pardonne pas. Sur deux fumeurs, il y en a un qui en meurt, et les statistiques l'ont prouvé. J'ai créé mon Association de lutte contre le cancer tabagique (ABACT). C'était une bonne idée mais on n'a jamais pu démarrer parce que cela coûtait très, très cher. L'État nous a fait savoir qu'il avait un fonds qui a été voté en 2010 mais qui n'est pas alimenté. J'avais même proposé de donner mes photos pour qu'on les mette sur les paquets de cigarettes moyennant 1 franc le paquet vendu. Et ce qu'on gagnera sera reversé aux associations de lutte contre le cancer lié au tabac pour prendre en charge tous ceux qui sont dans cette situation et qui n'arrivent pas à honorer l'ordonnance. Mais là aussi je n'ai pas eu le soutien qu'il faut.
Interview réalisée par Muriel Dominique Ouédraogo
Élysée Nikièma (stagiaire)
Lefaso.net
L'audience sur le dossier « Yaké Camille Yé et autres » a repris ce lundi 2 mars 2026 devant le Tribunal de grande instance Ouaga I avec la suite de l'audition du témoin Adama Ramiba. Gestionnaire du carburant au ministère de 2015 à 2018, ce témoin a démarré sa déposition depuis l'après-midi de samedi 28 février 2026 jusqu'à la suspension de l'audience autour de 19h.
Le témoin Adama Ramiba est de nouveau à la barre, à l'ouverture de l'audience ce lundi, pour répondre des questions des parties. Il s'agit pour lui d'apporter davantage d'éclairage sur la gestion du carburant au ministère.
Selon M. Ramiba, en plus de la dotation trimestrielle de 1, 5 million ou 2, 5 millions en carburant (il n'a pas été précis sur le chiffre) dont elle avait droit, Mme la ministre Laure Zongo percevait également pour son cabinet, 20 millions de carburant par an (soit 5 millions par trimestre). Il précise que cette dotation était prévue par des textes pris à chaque début d'année et la valeur de la dotation n'est pas fixe ; elle varie selon les années.
Le témoin Ramiba ajoute également que les chauffeurs du cabinet venaient se ravitailler chez lui, gestionnaire, pour la semaine et lorsqu'il y avait une mission.
Le Tribunal a donc demandé que soient produits des documents, dont le contrat de fourniture du carburant et le texte portant dotation en carburant du cabinet à hauteur de 20 millions par an.
Il est également ressorti de la déposition que le pré-rapport de l'ASCE-LC a sommé Mme la ministre de rembourser les 20 millions et au DAF Pasco Billa environ 13 millions.
Relevons que dans sa déposition (et dans les réponses aux questions), Adama Ramiba a été affirmatif sur certains aspects, relatif sur d'autres et silencieux par moments. Ce qui a amené certains conseils dont la déposition semblait peser sur leurs clients, à conclure que M. Ramiba a l'esprit sélectif. « Vous êtes formel quand ça vous arrange », a déclaré un avocat.
Après le passage de Adama Ramiba, place au témoin Ramata Bamba née Bamogo, prestataire du carburant, pour sa déposition.
O.L.
Lefaso.net
Chaque jour, aux abords du grand marché de Ouagadougou, la circulation est souvent un véritable casse-tête. Tricycles surchargés, camionnettes en double file, marchandises déversées sur le bitume… La voie publique s'est transformée en une zone de non-droit où la circulation relève du parcours du combattant.
L'avenue de la Grande Mosquée, qui longe le marché de colas, ou encore celle qui borde les locaux de l'Obs, illustrent parfaitement ce phénomène. Devant chaque échoppe, le trottoir voire la chaussée fait office de parking ou d'aire de déchargement privé. Les motocyclistes slaloment, freinent brusquement, tandis que les piétons, pris en étau entre les engins, cherchent un passage introuvable. Aux heures de pointe, la zone se retrouve paralysée.
Ce désordre crée non seulement des embouteillages, mais aussi des risques d'accidents. Un chauffeur qui ouvre brusquement sa portière, un motard pressé qui ne voit pas un véhicule mal garé, un homme coincé entre deux tricycles… les conditions d'un accident grave sont réunies chaque jour.
En l'absence de la Brigade Laabal ou de la police municipale, chacun occupe l'espace selon ses besoins immédiats, sans égard pour les autres usagers. Une présence dissuasive et régulière des forces de l'ordre suffirait pourtant à changer les comportements. Une simple patrouille ponctuelle ne saurait suffire. Il faut une autorité capable de rappeler que la rue appartient à tous.
Il ne s'agit pas, à travers ces lignes, de nuire aux commerçants ni de méconnaître le rôle central que joue le grand marché dans l'économie de Ouaga, la fière, belle et rebelle. Des centaines de familles en vivent, et ce dynamisme mérite d'être préservé. Mais un marché encombré, difficile d'accès et source de stress pour les clients, est un marché qui se tire une balle dans le pied.
À l'heure où les supermarchés de quartier séduisent une clientèle en quête de commodité, le désordre ambiant pourrait bien, à terme, faire fuir ceux-là mêmes que les commerçants cherchent à attirer.
Remettre de l'ordre aux abords du grand marché ne nécessite pas de grands investissements. Des campagnes de sensibilisation, menées avec les associations de commerçants, pourraient rappeler les règles élémentaires du stationnement et de l'usage de la voie publique. Lorsque la pédagogie ne suffit pas, des sanctions financières ciblées viendraient rappeler que les règles s'appliquent à tous.
HFB
Lefaso.net
Deux ans jour pour jour après son installation à la tête de la Caisse des dépôts et d'investissements du Burkina Faso (CDI-BF), le Professeur Serge Auguste Bayala a officiellement transmis les rênes de l'institution à son successeur, Askadar Housmane Sanou, conformément à la décision du conseil des ministres du 12 février 2026. La cérémonie de passation de charges s'est déroulée ce lundi 2 mars 2026 au siège de l'institution à Ouagadougou, sous la présidence du secrétaire général du ministère en charge de l'économie et des finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama.
Dans son allocution d'au revoir, le directeur général sortant a dressé le bilan de deux années consacrées à la mise en place et à la structuration de cette jeune institution financière publique. Il a rappelé qu'à son arrivée, la CDI-BF n'était encore qu'un texte de loi, un projet sur papier. Deux ans plus tard, a-t-il affirmé, l'institution est devenue opérationnelle, structurée, patrimoniale et crédible.
Selon lui, les fondations ont été posées pierre après pierre, avec méthode et cohérence, en collaboration avec le Conseil de surveillance et l'ensemble des collaborateurs. La CDI-BF s'inscrit désormais dans la dynamique des caisses de dépôts modernes, avec une identité institutionnelle affirmée, une vision claire et un positionnement assumé comme acteur stratégique du développement national.
La cérémonie de passation des charges a été patronnée par le secrétaire général du ministère en charge de l'économie« Après deux années d'existence, la CDI-BF peut affirmer avec responsabilité et fierté qu'elle a posé des bases solides et structurantes au service du développement national. Nous avons d'abord construit une identité institutionnelle forte : une vision claire, des valeurs affirmées et un positionnement assumé. La CDI-BF est aujourd'hui reconnue comme un acteur crédible, discipliné et engagé. Nous avons mis en place des outils modernes de pilotage : budget, plan de travail annuel, programme d'activités, plan stratégique, business plan et stratégie de mobilisation des ressources. Notre action repose désormais sur une planification rigoureuse et une culture de performance. Notre doctrine d'intervention est claire et cohérente. La CDI-BF agit comme investisseur d'intérêt général, investisseur financier discipliné et gestionnaire sous mandat », a indiqué le directeur général sorti.
Économiste de formation, le nouveau directeur général, Askadar Housmane Sanou, a salué les acquis engrangés sous la direction de son prédécesseur. Conscient de l'ampleur de la tâche, il s'est engagé à atteindre les objectifs qui lui seront assignés conformément aux orientations des autorités de tutelle. Il a indiqué que son action consistera à renforcer la notoriété et la crédibilité de la CDI-BF en tant qu'acteur stratégique, à consolider les acquis et à poursuivre le développement des projets structurants déjà engagés.
Serge Auguste Bayala, directeur général sorti, a souhaité une bonne mission à son successeur« Je prends conscience de l'ampleur de la tâche qui m'est confiée et je m'engage à réaliser les objectifs qui me seront assignés selon les orientations de l'autorité. Nous avons déjà des acquis de la CDI qui ont été bien menés par le DG sortant et notre travail va consister à faire connaître la CDI, la rendre comme un acteur crédible, faire des investissements structurants et développer les projets qui sont déjà en cours. (…) Je m'adresse particulièrement aux équipes de la CDI. La réussite de cette mission dépendra de notre compétence, de notre intégrité et de notre engagement. Nous devons cultiver une culture d'excellence, de responsabilité et d'efficacité. L'institution que nous voulons bâtir sera respectée pour sa rigueur et reconnue pour son impact. Je prends l'engagement de conduire cette institution avec méthode, discipline et sens de l'intérêt général, afin qu'elle devienne un pilier durable de la souveraineté économique et du développement du Burkina Faso », a-t-il déclaré.
Le nouveau directeur général, Askadar Housmane Sanou, a salué les acquis engrangés sous la direction de son prédécesseurReprésentant le ministère de tutelle, le secrétaire général Vieux Abdoul Rachid Soulama a rappelé les attentes du gouvernement, qui s'articulent autour de la transformation de l'ambition en réalisations concrètes et de la préservation de l'équilibre et de la solidité financière de l'institution. Il a souligné que le défi du nouveau directeur général sera de maintenir la rigueur sans freiner l'audace, d'accélérer l'impact sans compromettre la solidité financière et de concilier performance économique et responsabilité publique.
En rappel, l'institution financière publique, la Caisse des dépôts et d'investissements du Burkina Faso a pour mission de mobiliser et d'orienter l'épargne longue vers le financement de projets structurants à fort impact économique et social. Elle agit comme investisseur de long terme et catalyseur du développement national, fidèle à son slogan « Soutenir l'avenir, investir pour l'intérêt général ».
Hanifa Koussoubé
Crédit photo : Frédéric Bassolé
Lefaso.net
À l'état civil, elle se nomme Doriane Wendyam Sawadogo. Sur scène, elle devient Wendyam. À seulement 21 ans, cette communicatrice de formation conjugue aujourd'hui métier et passion : chargée de clientèle dans une entreprise de la place, elle mène en parallèle une trajectoire artistique singulière dans l'univers du slam burkinabè. Entre esthétique assumée, tonalités sombres et engagement féministe, Wendyam fait de la parole une thérapie et de la scène un espace de vérité.
L'histoire commence au collège. En classe de première, lors d'un cours de commentaire composé, les élèves étudient « Coup de pilon », extrait du recueil éponyme de David Diop. La jeune Doriane est fascinée par la puissance du texte, mais déçue par la manière dont ses camarades le déclament. « Je trouvais que c'était un très beau poème, mais qu'il n'y avait pas assez d'émotion dans la lecture », confie-t-elle.
Elle décide alors de l'apprendre par cœur et de le réciter à sa manière, avec intensité, comme une performance. Elle ignore encore qu'elle est en train de faire du slam. Pour elle, il s'agit simplement d'une autre façon de dire la poésie.
De retour à la maison, enthousiaste, elle partage son admiration avec sa mère. Celle-ci lui lance une phrase qui changera le cours des choses : « Toi aussi, tu peux écrire. » Wendyam tente l'expérience. Son premier texte, court et intime, est dédié à sa mère, tout en rendant hommage à la femme africaine dans son ensemble. Une graine venait d'être semée.
2020, la première scène, le déclic
La véritable révélation survient en 2020, alors qu'elle est en classe de terminale. Son établissement participe à la première édition du Salon du livre africain de Koudougou (SLAC). En duo avec un camarade, elle représente son lycée lors d'une compétition de poésie. Leur prestation leur vaut la troisième place.
Mais l'essentiel se joue en coulisses. Un membre de l'organisation, impressionné par sa performance, l'invite à revenir déclamer un autre texte le soir même. Elle accepte, part se préparer et revient avec un texte sur l'insécurité. Le public est conquis. Les félicitations affluent. Pourtant, un reproche revient : ses textes sont trop courts. « On est resté sur notre faim », lui dit-on.
Elle en prend note. Dès lors, elle s'emploie à écrire davantage, à approfondir sa plume, à soumettre ses productions à ses enseignants pour correction. Le travail devient plus exigeant, mais la passion, elle, ne faiblit pas.
Le slam comme thérapie et espace de liberté
Aînée de sa famille, Wendyam a longtemps intériorisé ses émotions. « J'ai l'habitude d'être celle qui écoute. » Le slam devient alors un refuge.
Sur scène, la parole lui appartient. Elle peut exprimer tristesse, colère, doutes et espoirs sans craindre le jugement. « C'est une thérapie », affirme-t-elle. « Quand je déclame, on est obligé de m'écouter. »
Son univers artistique se définit en quatre mots : esthétique, sombre, réaliste et féministe.
Esthétique, parce qu'elle est sensible à la beauté sous toutes ses formes. Sombre, parce qu'elle explore volontiers les zones d'ombre de l'âme humaine. Réaliste, parce qu'elle s'inspire de son vécu et de celui de son entourage. Féministe, enfin, parce qu'elle refuse l'injustice, en particulier celle faite aux femmes.
« Naître femme est déjà un défi », soutient-elle avec conviction. Dans une société encore marquée par le patriarcat, elle estime que les femmes doivent fournir deux à trois fois plus d'efforts pour se faire une place, y compris dans le milieu artistique.
Si son entourage l'a soutenue à ses débuts, ses parents ont toujours insisté sur la priorité des études. Diplômée d'une licence en communication d'entreprise et relations publiques, Wendyam a parfois été tentée de se consacrer pleinement à la musique. En licence 2, elle envisage même d'enregistrer un album. Le projet est mis en pause.
« Je ne suis pas quelqu'un qui aime aller contre la volonté de ses parents », explique-t-elle.
Depuis, elle avance avec prudence. Elle se produit sur quelques scènes, sans chercher encore à conquérir un large public. Les doutes persistent : est-elle prête à affronter les réalités d'un milieu qu'elle juge exigeant, voire hostile aux femmes ?
Elle évoque les stéréotypes tenaces : l'artiste perçue comme désinvolte, la femme artiste jugée « légère » ou peu respectable. « Le système est compliqué », reconnaît-elle. Mais elle ne ferme aucune porte.
Des ambitions claires pour l'avenir
Dans cinq ans, Wendyam se voit détentrice d'au moins un album, ayant donné des concerts dans les grandes villes du Burkina Faso. Elle ambitionne également de publier un livre, un projet déjà en cours d'écriture, et de devenir une référence dans le domaine de la communication.
Au-delà de la carrière, elle aspire à être un modèle pour les jeunes filles. « Je veux que mes petites sœurs soient fières de moi et qu'elles ne se laissent pas faire. »
Si sa vie devait se résumer en refrain, elle dirait : « Je suis le reflet de la femme qui m'a portée, la consécration de l'homme qui a voulu être père, un enfant du monde appelé à être lumière. »
Entre doutes et détermination, Wendyam avance à son rythme, avec ses mots comme boussole.
Car pour elle, le slam n'est pas qu'une scène.
C'est une voix, une guérison.
1. Une
2. Sur scène, Wendyam impose sa voix et refuse le silence
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net
L'ONG AGRA (Sustainably growing Africa's food system) a mis en œuvre de 2021 à 2025, le programme KFW, au profit des petits exploitants agricoles. Le programme arrivant à son terme, une évaluation a été commanditée afin d'apprécier les résultats engrangés ainsi que l'impact du programme. Du 2 au 6 mars 2026, les acteurs de mise en œuvre du programme, les bénéficiaires ainsi que les partenaires sont réunis à Ouagadougou, pour examiner et valider le rapport de l'évaluation. La cérémonie d'ouverture a connu la présence de la directrice régionale AGRA Afrique de l'Ouest, Natasha Quist.
Le programme KFW a été déployé à travers trois projets dans les régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, du Centre-ouest et des Hauts-Bassins. Il a mis l'accent sur l'intensification durable de la pratique agricole, la structuration des chaînes de valeur ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles et techniques. Le projet avait pour but d'accroître la résilience des producteurs vulnérables à travers la promotion des technologies climato-sensibles, l'amélioration de l'accès aux marchés et aux intrants agricoles comme la matière organique et les engrais adaptés au sol et aux différentes cultures. Le maïs, le riz et le niébé sont les trois principales spéculations auxquelles le projet s'est intéressé.
Dr Kodjo Kondo, chargé régional de suivi-évaluation pour l'Afrique de l'Ouest à AGRA, est revenu sur les résultats de l'évaluationAprès cinq années de mise en œuvre, le programme KFW est à son terme. Afin de s'assurer de l'atteinte des objectifs fixés initialement et des leçons à tirer de cette intervention, une évaluation a été menée. Elle a essentiellement porté sur l'adoption technologique, la performance économique, l'inclusion sociale, la résilience climatique et la durabilité. Les résultats ont été présentés aux participants afin de recueillir leurs apports en vue de la validation du document.
Raoul Christian Ouédraogo, responsable de programme Bureau pays de AGRA, a laissé entendre que les résultats engrangés par le programme sont concluantsDes changements importants observés à travers la mise en œuvre du programme
A en croire Dr Kodjo Kondo, chargé régional de suivi-évaluation pour l'Afrique de l'Ouest à AGRA, la mise en œuvre du programme KFW, qui a touché environ 250 000 bénéficiaires, a contribué à l'amélioration des rendements des producteurs, due principalement à l'adoption des technologies qui ont été promues dans les différentes régions. Aussi, les résultats montrent que les revenus des agriculteurs tirés des spéculations ont significativement augmenté dans la période du projet.
Selon Bessolbié Bationo de la direction générale des études et des statistiques sectorielles du ministère de l'Agriculture, le ministère a accompagné AGRA dans l'obtention du visa statistique« La sécurité alimentaire s'est améliorée, surtout pour les femmes. Et cela a un lien avec le concept des jardins nutritifs que nous avons aussi mis en place dans les zones du projet, où des femmes regroupées en coopérative ont eu accès à des systèmes d'irrigation et ont pu faire la promotion des légumes. Aussi, l'approche de conseillers endogènes que nous avons promue à travers le programme, a des effets, en ce sens qu'ils servent même de relais pour l'État dans les zones qui ne sont pas vraiment accessibles », a-t-il ajouté. Le programme a aussi accompagné les producteurs à travers des appuis technologiques pour la production du compost et des engrais liquides.
Natasha Quist, directrice régionale AGRA Afrique de l'Ouest a présidé l'ouverture de l'atelierLe consultant qui a réalisé l'évaluation a également formulé des recommandations. Les acteurs de mise en œuvre du programme ont été invités à travailler avec les autorités locales, dans le but de favoriser l'accès des femmes à des terres. Recommandation a aussi été faite de mettre en place des mécanismes de crédit innovants pour faciliter l'accès aux technologies qui sont plus chères, comme l'irrigation, l'irrigation solaire, etc.
Vue des participantsDes résultats jugés satisfaisants
« Les résultats qui nous ont été présentés aujourd'hui sont des résultats vraiment concluants. Cela montre qu'il y a eu beaucoup d'évolution et que les objectifs sont atteints ". C'est là la conviction de Raoul Christian Ouédraogo, responsable de programme Bureau pays de AGRA. Il n'a pas manqué de souligner les résultats présentés qui comprennent les leçons apprises, les bonnes pratiques mais aussi les limites, qui vont permettre à AGRA de bâtir ses prochaines interventions non seulement en s'inspirant des stratégies qui ont fait leurs preuves copiant ce qui a bien réussi à travers ces résultats, mais aussi en améliorant ce qui n'a pas marché, et aussi en tenant compte des recommandations qui sont faites pour mieux impacter le secteur agricole. Les modèles développés à travers ce programme, serviront donc de boussole pour les prochaines interventions.
Il faut noter que dans le cadre de la réalisation de l'évaluation du programme KFW, AGRA a bénéficié de l'accompagnement du ministère de l'Agriculture. Selon Bessolbié Bationo de la direction générale des études et des statistiques sectorielles dudit ministère, AGRA a été accompagné pour l'obtention du visa statistique, la validation des méthodologies et outils de collecte de données de l'étude, la participation à la formation des enquêteurs et superviseurs ainsi qu'à l'analyse des données et la validation du rapport.
Armelle Ouédraogo
Lefaso.net
Le Parti communiste chinois (PCC) balise le terrain pour une mise en œuvre efficiente du 15ᵉ plan quinquennal de développement national. Les équipes dirigeantes, des provinces jusqu'aux cantons, en passant par les villes et les districts, vont connaître un renouvellement progressif. Il importe que ces équipes s'imprègnent conséquemment des responsabilités qu'elles seront appelées à assumer.
Sur cette lancée, la direction générale du Comité central du PCC a publié une circulaire pour lancer une campagne à l'échelle du Parti afin de guider les membres du PCC, en particulier les cadres, à acquérir et à mettre en pratique une vision juste des performances politiques. Ladite notice stipule explicitement la conduite à tenir : "Nous devons partir des conditions réelles et agir conformément aux lois objectives, afin d'apporter des avantages tangibles au peuple à travers un travail concret".
L'esprit de cette disposition suppose que les performances politiques doivent être en phase avec la réalité du terrain et avoir une priorité centrée sur le peuple. Le secrétaire général du Comité central du PCC, Xi Jinping, a rappelé qu'une conception correcte de la réussite politique exige que l'on s'appuie sur la réalité et que l'on agisse conformément aux lois objectives. "Grâce à une prise de décision scientifique et à un travail assidu et acharné, nous devons faire des réalisations qui résistent à l'épreuve de la pratique et de l'histoire, qui profitent véritablement au peuple et qui gagnent sa reconnaissance", a-t-il précisé.
Les réalisations politiques, loin d'être une course aux résultats immédiats ou un trompe-l'œil, sont une démarche structurée inspirée des réalités concrètes de terrain. Autrement dit, c'est en fonction des priorités de développement que présentent une province, une région, un district ou un canton dans lequel les projets doivent être implémentés. Une connaissance de la réalité et des priorités de chaque zone est un préalable pour des performances politiques abouties. En clair, sans une feuille de route qui recèle tous les contours inhérents aux initiatives de développement, les résultats seront en deçà des attentes.
Comment une telle vision peut-elle être effective sur le terrain ? Il apparaît de toute évidence que le sens de responsabilité et d'engagement des cadres du Parti est une exigence de premier ordre. Il importe que chaque responsable de premier ou de second rang réfléchisse au sens de son engagement politique, aux efforts qu'il est prêt à consentir et à l'empreinte qu'il entend laisser à la postérité. Un camion en bon état, plein de carburant et sur une bonne route ne saurait arriver à la bonne destination sans un bon conducteur. C'est donc un impératif pour les cadres du Parti d'incarner la vision afin qu'elle se traduise en termes de résultats concrets sur le terrain. Une vision mal appropriée va nécessairement conduire à des échecs et à des mécontentements.
Le service au peuple doit être la véritable boussole du leader. Comme l'a si bien dit le secrétaire général, "l'immortalité dans l'histoire n'a aucun lien intrinsèque avec le rang officiel, mais plutôt avec les actes accomplis". En réalité, ce sont les leaders qui contribuent de manière significative à l'amélioration de la vie des gens incarnent le sens du devoir et du service à la nation. Les ambitions personnelles sont incompatibles avec l'engagement au service de l'intérêt général.
L'autre exigence qui importe dans la réalisation de la vision se rapporte à la finalité des résultats. À qui les résultats de l'initiative sont-ils destinés ? De quelle nature sont-ils ? Et, comment ont-ils été créés ? La réponse à ces questions, que l'on doit avoir à l'esprit, est la priorité de départ, c'est-à-dire la primauté du peuple. Les performances politiques doivent nécessairement épouser les intérêts du peuple, dans l'immédiat comme sur le long terme, sinon elles ne seraient que vains efforts. Leur objectif final est de favoriser la prospérité nationale et le bien-être populaire.
Sans une véritable connaissance du terrain, il serait impossible de réaliser des performances pertinentes. Connaître le terrain suppose que l'on prenne contact avec le peuple à la base, que l'on touche du doigt ses réalités, que l'on puisse cerner le contexte global des préoccupations afin de procéder à une évaluation minutieuse de la situation.
Le processus de développement implique à la fois un engagement personnel sans faille et une connaissance de la réalité. Les expériences d'autrefois du secrétaire général Xi Jinping à Zhengding, au Fujian, au Zhejiang et à Shanghai illustrent à propos cela. En effet, dans chaque localité où il a été amené à assumer des responsabilités, il a proposé un modèle de développement adapté.
De nos jours, si la Chine est citée en exemple dans la lutte contre la pauvreté, cela n'est pas fortuit. Elle a su saisir ses causes profondes avant d'appliquer les solutions idoines. En un mot, les performances politiques se réalisent sans improvisation et sans calculs égoïstes. Le concept de performance de gouvernance consiste fondamentalement à choisir entre le long terme et l'immédiat, entre le tout et la partie. Ce modèle devrait inspirer les pays en développement si leur volonté est de véritablement œuvrer pour le bien-être de leurs populations. Dans la mise en œuvre de son 15e plan quinquennal de développement national, la Chine a pris le pari de miser une fois de plus sur la performance de gouvernance.
Karim Badolo, journaliste à CGTN Français
Lefaso.net
Soutenu par l'Union africaine, l'ancien président sénégalais Macky Sall se porte candidat au poste de secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU). L'information est rapportée par nos confrères de Senego. Selon Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l'Alliance pour la République (APR), la candidature aurait été déposée par le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l'Union africaine, au nom de ses homologues.
S'exprimant sur la RFM, Abdou Mbow a estimé que « les autorités sénégalaises ne doivent pas ramer à contre-courant de l'histoire », soulignant que le leadership de Macky Sall est largement reconnu et respecté. « Que l'on veuille ou non, le président Macky Sall bénéficie aujourd'hui d'un leadership accepté. C'est un leader qui est écouté, et quelqu'un qui a eu un parcours exceptionnel », a-t-il déclaré.
Lefaso.net
Source : Senego
Le Service régional de la police judiciaire du Guiriko (SRPJ-Guiriko) a mis fin aux activités d'un réseau de malfrats spécialisé dans le vol d'engins à deux roues dans la ville de Bobo-Dioulasso. L'enquête a été déclenchée à la suite d'informations signalant qu'un individu était en possession d'une motocyclette d'origine frauduleuse. Les investigations menées ont permis de découvrir l'existence d'un réseau organisé impliqué dans le vol de motos.
Selon les éléments recueillis, les membres du groupe sillonnaient nuitamment les artères de la ville à la recherche d'engins stationnés dans des cours non sécurisées. Après repérage, ils s'introduisaient frauduleusement dans les concessions par escalade et emportaient les motos retrouvées sur place.
Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont procédé à l'interpellation de trois membres actifs du réseau, dont un a déjà été déféré devant les autorités compétentes. Cinq motocyclettes ont également été saisies au cours de l'opération et restituées à leurs propriétaires légitimes.
La Police nationale a salué la contribution des citoyens et les a invités à poursuivre leur collaboration en signalant tout cas suspect aux services de sécurité, afin de renforcer la lutte contre l'insécurité urbaine.
Lefaso.net
Source : Police nationale
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 2 mars 2026, le ministre Conseiller spécial du président du Faso chargé des questions de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, Ragnang-Newindé Isidore Tiemtoré, dans le cadre du suivi des réformes visant à renforcer la gouvernance publique.
Au cours de cette rencontre, le président du conseil d'orientation de la Commission de régulation des dysfonctionnements a remis au chef du Gouvernement trois documents majeurs. D'abord, le rapport d'activités 2025 de la Commission, ensuite, le rapport sur le fonctionnement des conseils de discipline, et enfin, la cartographie des dysfonctionnements de l'administration publique couvrant la période 2015-2024. Les deux premiers rapports, à caractère confidentiel, ont été transmis pour appréciation.
1 281 dysfonctionnements recensés, 421 jugés critiques
Fruit d'un vaste diagnostic conduit par la Commission rattachée au Cabinet du président du Faso, la cartographie dresse un état des lieux approfondi de l'administration publique burkinabè. Sur 1 281 dysfonctionnements identifiés à l'échelle nationale, 421 ont été considérés comme critiques à l'issue d'une analyse détaillée.
Ces insuffisances ont été regroupées en cinq grandes catégories. La première concerne l'application des textes juridiques. La deuxième porte sur l'action ou l'inaction des agents d'exécution. La troisième met en cause l'action ou l'inaction des supérieurs hiérarchiques. La quatrième relève des insuffisances logistiques et matérielles. Enfin, la cinquième est liée aux faiblesses du dispositif de contrôle interne.
Un cadre national de référence pour corriger les insuffisances
Selon Ragnang-Newindé Isidore Tiemtoré, le Premier ministre a salué la portée structurante et inédite de cette initiative dans l'administration publique burkinabè. Le document servira désormais de cadre national de référence et sera diffusé dans l'ensemble des administrations afin que chaque institution élabore un plan de riposte adapté aux dysfonctionnements identifiés.
À travers cette démarche méthodique et prospective, le Gouvernement ambitionne de consolider la discipline administrative, de renforcer la culture de la redevabilité et d'accroître l'efficacité de l'action publique.
Lefaso.net
Source : Primature du Burkina Faso
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a effectué, ce 2 mars 2026, une tournée au sein des principales régies financières du Burkina Faso, saluant leurs performances et lançant officiellement la 4ᵉ édition du mois de l'exemplarité fiscale. À la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP), le directeur général a présenté une administration forte de plus de 1 400 agents répartis dans les 17 régions du pays.
Pour l'année 2025, l'institution a mobilisé 501,6 milliards de francs CFA sur une prévision de 408,48 milliards, soit un taux d'exécution de 122,76%. Au premier trimestre 2026, 42 milliards de francs CFA ont déjà été recouvrés pour une prévision de 30 milliards, représentant près de 140% de réalisation. Ces résultats sont attribués aux réformes engagées, à la digitalisation des procédures et à la modernisation des systèmes d'information.
La visite s'est poursuivie à la Direction générale des douanes (DGD), où le directeur général, l'Inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a réaffirmé la disponibilité du personnel à mettre en œuvre, avec rigueur et loyauté, les orientations gouvernementales. En effet, pour l'exercice budgétaire 2026, l'objectif assigné à la DGD, est de mobiliser 1 367 milliards de francs CFA, soit une hausse de 9,9% par rapport à 2025.
Lancement du mois de l'exemplarité fiscale
La tournée s'est achevée à la Direction générale des Impôts (DGI), où le chef du Gouvernement a procédé au lancement officiel de la 4ᵉ édition du mois de l'exemplarité fiscale. La directrice générale, Éliane T. Djiguemdé/Ouédraogo, a salué cette initiative et réitéré l'engagement des agents à renforcer la performance et la proximité avec les contribuables.
Pour donner l'exemple, le Premier ministre s'est publiquement acquitté de sa taxe de résidence, affirmant que « chaque fois qu'un citoyen s'acquitte de sa taxe, de ses impôts, c'est un acte d'amour pour le Burkina Faso », et un engagement pour la souveraineté nationale. Il a également rappelé que la mobilisation endogène des ressources demeure essentielle pour faire face aux défis sécuritaires, soutenir la reconquête du territoire et poursuivre la refondation du pays sous le leadership du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Le chef du Gouvernement a enfin exhorté l'ensemble des citoyens à respecter leurs obligations fiscales afin de bâtir un Burkina Faso résilient, souverain et prospère.
Lefaso.net
Source : Primature du Burkina Faso