Pays
Burkina Faso
Numéro de l'avis : AMI/01/2026/EVEN
Date de publication : 29/07/2026
Objet :
La Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH met en œuvre, au Burkina Faso, des projets techniques financés principalement par le BMZ, avec des cofinancements notamment de l'Union européenne. Ces activités donnent lieu à des ateliers, des formations, des réunions de coordination et des événements de sensibilisation nécessitant des services de restauration conformes aux standards de la GIZ en matière de qualité, d'hygiène, d'intégrité et d'efficacité.
Deux pôles opérationnels concentrent la majeure partie des événements : Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ainsi que leurs environs.
Le présent contrat-cadre a pour objet la fourniture de prestations de restauration et de catering pour les besoins des projets et unités de la GIZ Burkina Faso, selon les termes et conditions définis et dans les bons de commande émis pendant la durée du contrat 12 mois.
Les prestations incluent, sans s'y limiter : préparation, livraison, mise en place, service, reprise et nettoyage, conformément aux spécifications des bons de commande.
Allotissement
Les présentes prestations sont constituées de 04 lots :
– Lot 1a : Ouagadougou- services pour moins 30 personnes
– Lot 1b : Ouagadougou- services pour plus 30 personnes
– Lot 2a : Bobo-Dioulasso et environs - services pour moins 30 personnes
– Lot 2b : Bobo-Dioulasso et environs - services pour plus 30 personnes
Eligibilité
Les soumissionnaires qui ne satisfont pas aux critères d'éligibilité spécifiés seront considérés comme inéligibles et exclus du reste de la procédure d'appel d'offres.
Eligibilité commerciale :
1. Une existence légale dans son pays : Registre du commerce/extrait (statut juridique) RCCM ;
2. Une régularité vis-à-vis de l'administration fiscale : attestation de la situation fiscale (ASF) ;
3. Chiffre d'affaires moyen des trois (03) dernières années d'au moins 4.000.000 FCFA pour les lots de 30 personnes (lot1a et 2 a) et d'au moins 10.000.000 FCFA pour les lots de plus de 30 personnes (lot 1 b et 2 b)
4. Expérience pertinente : liste de 3 à 5 contrats similaires (restauration pour organisations/événements), avec indication du volume, de la période et d'un contact de référence ;
5. Avoir une présence physique dans la localité ;
6. Licences/agréments sanitaires obligatoires pour la restauration (hygiène alimentaire, inspections sanitaires locales) ;
7. Références bancaires ;
8. Certificat de chiffre d‘affaire
Soumission des demandes de participation à l'appel d'offres
La demande de participation à l'appel d'offres devra être soumise au plus tard le 20.08.2026 à 23h59min par courriel à l'adresse suivante :
BF_Quotation@giz.de. L'objet du courriel portant votre offre DOIT être libellé comme suit : « AMI_01_2026_EVEN_GIZ – Sélection de prestataires en vue de la conclusion de contrats-cadres »
La demande doit être faite au format PDF, rédigée en langue française et dûment signée par la partie responsable. Elle doit être composée de :
• Lettre d'intention signée avec indication du lot ou des lots choisis ;
• Dossier administratif (nommé comme suit : AMI-01-2026-EVEN_GIZ_dossier_administratif.pdf) :
• Informations complètes de l'entreprise y compris la raison sociale ;
• Copie certifiée du registre de commerce ;
• Références bancaires
• Licences/agréments sanitaires obligatoires pour la restauration (hygiène alimentaire, inspections sanitaires locales)
• L'Attestation de situation fiscale en cours de validité ;
N.B :
Pour la justification des références, fournir obligatoirement la page de garde revêtu du visa du contrôleur financier de l'état ou du visa de l'ONG ou de la structure privée, la page de signature du contrat et les attestations de services faits ou attestations de bonne fin ou les PV ou bordereau de livraison. Pour les projets achevés, les organisations ayant quitté le territoire national, seules les attestations définitives délivrées (administration publique ou collectivités territoriales feront foi).
Si la capacité des pièces jointes dépasse 15 MB, veuillez soumettre votre offre dans des courriers séparés, en étiquetant clairement chaque courrier.
Conditions pour la suite de la procédure
1. Toutes les entreprises qualifiées et expérimentées seront retenues par lot pour la suite de la procédure.
2. Seuls ces derniers seront invités à consulter les termes de référence et ses annexes et à soumettre une proposition technique et financière.
3. Pour chaque lot, l'entreprise ayant présenté la proposition financière évaluée la moins-disante sera retenue.
Informations complémentaires
Pour les informations complémentaires ou pour toute question supplémentaire, veuillez écrire à l'adresse suivante BF_Quotation@giz.de à compter de la date de publication du présent Appel à Manifestation d'Intérêt et au plus tard le 17.08.2026 à 23h59mn. Prière de retenir à cet effet l'objet : Infos_AMI_01_2026_EVEN_GIZ
Il est à noter que l'intérêt manifesté par une firme n'implique aucune obligation de la part de la GIZ de l'inclure dans la liste restreinte.
La GIZ se réserve le droit de ne donner suite à tout ou partie des manifestations d'intérêt reçues.
N°10041431
La Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), est une entreprise de coopération internationale pour le développement durable opérant sur tous les continents. Elle propose des solutions d'avenir pour le développement politique, économique, écologique et social dans un monde globalisé. Dans des conditions parfois difficiles, la GIZ soutient des processus complexes de changement et de réforme. Son objectif principal est d'améliorer durablement les conditions de vie des populations dans les pays d'intervention.
Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Programme Développement de l'Agriculture (PDA), la GIZ lance cet appel à proposition pour la sélection d'une entreprise/ Cabinet.
La participation à la concurrence est ouverte à égalité de conditions à toutes les structures remplissant les conditions énumérées dans le Dossier d'Appel d'Offres et régulièrement installés au Burkina Faso. Les prestataires intéressés peuvent obtenir le dossier d'Appel d'Offres en envoyant une demande à l'adresse BF_Inquiry@giz.de avec en objet « Dossier N°10041431_ Recrutement de prestataire pour la qualification de 300 jeunes et femmes en collecte professionnelle de mangue ».
Date limite de soumission le 15.08.2026 à 16h30.
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CORIS HOLDING SA est une compagnie financière agréée par la Commission Bancaire de l'UEMOA qui supervise onze filiales et succursales connues sous la dénomination de Coris Bank International (CBI) que sont : CBI Burkina, CBI Bénin, CBI Togo, CBI Mali, CBI Succursale du Niger, CBI Sénégal, CBI Côte d'Ivoire, CBI Succursale de Guinée Bissau, CBI Guinée, CBI Tchad, CBI Cap-Vert et les Mésofinances du Burkina, du Bénin et de la Côte d'Ivoire.
Dans le cadre de son développement et de sa structuration à l'échelle panafricaine, Coris Holding met en œuvre de nombreux projets stratégiques dans les domaines des infrastructures, du système d'information, de la digitalisation des services, de la sécurité informatique, des services généraux et des services de conseils, lesquels projets nécessitent un processus de passation des marchés conformément aux meilleures pratiques en la matière.
Dans le but de disposer d'un bassin de fournisseurs et prestataires qualifiés et compétents dans leurs domaines respectifs, Coris Holding lance le présent avis à manifestation d'intérêt en vue de constituer sa base de données de fournisseurs et prestataires agréés.
Les fournisseurs et prestataires retenus à l'issue du processus d'évaluation seront agréés comme fournisseurs de Coris Holding dans le cadre des procédures de consultation ou d'appel d'offres restreints.
Les domaines et sous domaines de prestations concernés se présentent comme ci-dessous :
Les candidats intéressés par le présent avis sont invités à soumettre une manifestation d'intérêt comportant obligatoirement les pièces et documents ci-après :
– une lettre de manifestation d'intérêt ;
– une présentation de l'entreprise ;
– un extrait du RCCM datant de moins trois (3) mois ;
– une attestation de situation fiscale ;
– un certificat de non-faillite ;
– un certificat du chiffre d'affaires des trois (3) dernières années (2025, 2024, 2023) ou tout document tenant lieu ;
– les états financiers certifiés des trois (3) derniers exercices (2025, 2024, 2023) ;
– une description des différents services offerts suivant la catégorisation des domaines susmentionnés ;
– les références de prestations similaires accompagné de Procès-Verbal de réception ou attestation de bonne fin d'exécution.
Les candidats peuvent obtenir des informations supplémentaires uniquement par mail à l'adresse corisholding@coris-bank.com.
Les manifestations d'intérêt seront reçues à travers l'adresse électronique ci-dessus mentionnée du lundi 10 au vendredi 14 août 2026.
A l'issue du processus, les candidats retenus recevront une notification officielle de leur agrément en qualité de fournisseurs ou prestataires de Coris Holding.
Par ailleurs, Coris Holding se réserve le droit de ne donner suite à tout ou partie de la présente manifestation d'intérêt.
Le Directeur Général
Diakarya OUATTARA
Coris Bank International (CBI-SA), Société Anonyme avec Conseil d'Administration au capital de 32 000 000 F CFA dont le siège est sis à Ouagadougou, 680, Avenue Léo Frobenius, 01 BP 6585 Ouagadougou 01, lance un appel à manifestation d'intérêt en vue de la constitution d'une base de données des fournisseurs et prestataires potentiels à consulter pour les appels d'offres et les demandes de cotations.
Toute entreprise désirant être prise en compte dans les appels d'offres de CBI-SA est invitée à fournir un dossier de candidature composé des éléments ci-après :
– une lettre de manifestation d'intérêt adressée au Directeur Général de CBI-SA indiquant le(s) domaine(s) de la prestation pour lesquels le candidat souscrit ;
– une présentation de l'entreprise indiquant ses domaines de compétence, ses références techniques (liste de clients avec attestations de bonne fin d'exécution), ses principaux dirigeants ainsi que la liste de son personnel, son adresse complète ;
– le catalogue des produits et services ;
– une copie de l'extrait du registre de commerce (RCCM) et une copie de l'Identifiant Fiscal Unique (IFU) ;
– une Attestation de Situation Fiscale ;
– une Attestation démontrant que la société est en règle vis-à-vis de la CNSS pour les entreprises installées au Burkina Faso ;
– une copie de l'agrément technique ou l'autorisation d'exercer dans le domaine s'il y a lieu ;
– un contact téléphonique permanent, une adresse e-mail ou un contact WhatsApp.
Les dossiers complets, présentés sous pli fermé avec indication des codes des domaines d'activités concernés, accompagnés d'une version numérique sur clé USB, devront être déposés au siège de Coris Bank International-SA au plus tard le 10/08/2026, auprès de la Division des Moyens Généraux, avec au verso la mention : ‘‘Manifestation d'intérêt pour inscription sur la liste de fournisseurs de CBI-SA''
Les prestataires et fournisseurs travaillant déjà avec CBI-SA sont également tenus de remplir cette formalité et devront fournir leurs dossiers de candidature.
Ci-dessous la liste (non exhaustive) des différents domaines concernés :
– DA 01. Génie civil, maçonnerie et peinture ;
– DA 02. Génie informatique et électronique ;
– DA 03. Mobiliers de bureau, menuiserie bois et aluminium ;
– DA 04. Fournitures de bureau et articles divers ;
– DA 05. Matériels et consommables informatiques ;
– DA 06. Entretien et nettoyage ;
– DA 07. Gardiennage ;
– DA 08. Garage automobile ;
– DA 09. Maintenance climatiseur ;
– DA 010. Groupe électrogène ;
– DA 011. Matériels et Prestations électriques ;
– DA 012. Matériels et Prestations en plomberie/sanitaire ;
– DA 013. Location de véhicules ;
– DA 014. Prestations intellectuelles / Agence conseil / Marketing et Communication ;
– DA 015. Agence d'intérim / Services de coursier ;
– DA 016. Restauration / Services traiteurs / Hôtellerie.
Les candidats intéressés peuvent obtenir des informations complémentaires auprès de la Division des Moyens Généraux.
Cet avis à manifestation d'intérêt ne constitue pas une consultation, CBI-SA se réserve le droit de modifier ou d'annuler les exigences de l'avis à tout moment pendant le processus.
L'intérêt manifesté par un prestataire n'implique aucune obligation de la part de CBI-SA d'inclure le prestataire dans la liste restreinte.
CBI SA se réserve le droit de ne donner suite à tout ou partie de cette manifestation d'intérêt.
La Directrice Générale
Gisèle GUMEDZOE
La grande famille YAMÉOGO à Dapoya / Koudougou, la grande famille ZONGO à Kikigogo, la grande famille ZAGRÉ à Koudougou, la grande famille ZOMA à Ouagadougou et à Koudougou, et les familles alliées, la veuve YAMÉOGO née OUÉDRAOGO Léa Claudette, les frères et sœurs, les enfants, les petits-enfants et l'ensemble des parents, profondément touchés par les innombrables marques de compassion et de solidarité reçues lors du rappel à Dieu et des obsèques de leur regretté YAMÉOGO Eouaya Alphonse, adressent leurs vifs et sincères remerciements :
– À Dieu Tout-Puissant, pour le don de sa vie ;
– Aux autorités gouvernementales ;
– Aux autorités administratives, coutumières et militaires ;
– Aux autorités de la police nationale et municipale de Ouagadougou et de Koudougou ;
– À Messieurs les Curés des paroisses Saint Camille de Dagnoën et de la Cathédrale Saint Augustin de Koudougou, ainsi qu'à tous les prêtres ayant célébré les offices et accompagné la famille ;
– Aux catéchistes de la paroisse Saint Camille de Dagnoën et de la Cathédrale Saint Augustin de Koudougou ;
– Aux Coordinations et Communautés Chrétiennes de Base : la Coordination Saint Jean-Baptiste de Dapoya à Koudougou, la CCB Sainte Faustine des 1200 logements, la CCB Saint Basile du secteur 02 de Koudougou, ainsi que le Conseil paroissial des Laïcs de la paroisse Saint Camille de Dagnoën ;
– À la chorale de la CCB des 1200 logements ;
– Aux associations et groupes de prière et aux mouvements religieux des paroisses Saint Camille de Dagnoën et de la Cathédrale Saint Augustin de Koudougou ;
– Aux voisins du quartier des 1200 logements, qui, dès les premières heures, ont entouré et accompagné la famille sans relâche ;
– À ses promotionnaires et anciens condisciples : du Collège de Moukassa, du Collège de La Salle, de l'ENSEA d'Abidjan ;
– À ses collègues et compagnons de service : de l'INSD, ainsi qu'aux partenaires, homologues et amis rencontrés au fil de ses missions à travers le monde (Banque Mondiale, BCEAO, UEMOA…), aux instituts nationaux de statistique des pays partenaires, ainsi qu'aux différents bureaux d'études et projets avec lesquels il a collaboré ;
– Aux amis et connaissances de son épouse, à ses groupes de prière et associations de femmes, ainsi qu'à la belle-famille, la famille OUÉDRAOGO et ses familles alliées ;
– Aux amis, collègues, partenaires et associés des enfants, partout dans le monde ;
– Aux amis, connaissances et voisins du secteur 02 de Koudougou ;
– Aux jeunes du secteur 02 de Koudougou, pour leur mobilisation et leur disponibilité ;
– À tous les anonymes dont les gestes discrets et les prières silencieuses ont profondément touché la famille.
Ne pouvant remercier chacun individuellement, la famille vous prie de trouver ici l'expression de sa profonde reconnaissance. Que ceux et celles dont les noms n'ont pas été cités, ou qui auraient été involontairement oubliés, veuillent bien nous en excuser et trouver ici l'expression de notre égale et sincère gratitude. Que le Seigneur, dans son infinie bonté, vous comble de ses bienfaits et vous le rende au centuple.
« Donne-lui, Seigneur, le repos éternel, et que brille sur lui la lumière de ta face. »
La famille YAMÉOGO
27 JUILLET 2025 - 27 JUILLET 2026 ( 01 AN )
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Jean 11:25-26
La grande famille ZAGARE à Ouagadougou,
Les grandes familles COMPAORE et SONGRE à Songrétenga, Koupéla et Ouagadougou,
Les grandes familles SEDOGHO, LALLOGO, ZONGO et IMA à Gouwagui, Belga (Boulsa) et Ouagadougou,
Les grandes familles alliées : OUBDA, KYELEM, YOUGBARE et SAWADOGO à Dialgaye, Tambèla, Koupéla, Bobo-Dioulasso et Ouagadougou,
La veuve madame ZAGARE / OUBDA NOELIE à Ouagadougou,
Les enfants : ZAGARE K. Lucie à Ouagadougou et ZAGARE W. Alexandre Fidèle aux Etats-Unis,
La petite fille : ZAGARE Wendkuuni H. Matnoelle S. A,
Les frères et sœurs : Monsieur ZAGARE Anicet, Madame KABORE / ZAGARE Honorine, Madame SEMPORE / ZAGARE Andréa, Monsieur ZAGARE ALEXIS à Ouagadougou et les familles alliées,
Réitèrent du fond du cœur leurs sincères remerciements, reconnaissances et gratitudes à tous ceux qui, de près ou de loin, les ont assistés et soutenus lors du rappel à Dieu le 27 juillet 2025 suivi de l'inhumation le 01 août 2025 ainsi que de la célébration des funérailles chrétiennes les 17 et 18 Avril 2026 de leur fils, frère, époux, gendre, père, grand-père :
ZAGARE Mathieu
Précédemment Agent de l'ONATEL SA à la retraite.
Nos remerciements s'adressent en particulier :
– Aux Abbés Bruno BALIMA, Charles OUANGA, Odilon KABRE, Joanny KOAMA, Vincent ILBOUDO, Cyrille KABORE, Marcel COMPAORE, Gabriel COMPAORE,
– A la CCB de Saint Léon « Le Grand », aux voisin(e)s et à l'ensemble des jeunes du quartier,
– A la CCB de Wemtenga, aux voisin(e)s et à l'ensemble des jeunes du quartier,
– A la délégation de l'ONATEL SA ainsi aux amis et collègues de service de papa,
– A Mr Issa SIEMDE, Mr Francois YAMEOGO et Mr Albert KABORE et leurs familles respectives à Koudougou et à Ouagadougou,
– Aux délégations venues de Songrétenga, Koupéla, Koudougou et Bobo-Dioulasso,
– Aux ami(e)s et proches de ZAGARE K. Lucie,
– Aux ami(e)s et proches de ZAGARE W. Alexandre Fidèle au Burkina, aux Etats-Unis et partout ailleurs,
– Aux parents, ami(e)s, connaissances et voisin(e)s de la famille.
Que le tout Puissant rende à chacun le centuple de ses bienfaits.
Que par la miséricorde de Dieu, l'âme de papa repose en paix !
<< Heureux dès à present les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent ! >> Apocalypse 14:13
L'écrivain Banlo Kambou a procédé, le dimanche 26 juillet 2026, à la dédicace de son ouvrage intitulé Mentalités et développement en Afrique subsaharienne : Les combats de l'Alliance des États du Sahel (AES). La cérémonie s'est tenue à la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso, en présence de passionnés de littérature et de plusieurs invités.
À travers cet ouvrage de 229 pages, Banlo Kambou propose une réflexion sur les facteurs psychologiques, culturels et politiques qui influencent, selon lui, le processus de développement des pays d'Afrique subsaharienne. Pour l'auteur, le sous-développement ne saurait être expliqué uniquement par un déficit de ressources, d'infrastructures ou de moyens financiers. La question des mentalités occupe ainsi une place centrale dans son analyse. Banlo Kambou estime que les États africains doivent se libérer de certains réflexes hérités de la période coloniale, susceptibles d'entretenir des sentiments d'infériorité ou de dépendance vis-à-vis de l'extérieur.
Une vue des participants à la cérémonie de dédicacePrésentateur de l'ouvrage, Maxime Bako a particulièrement insisté sur l'analyse consacrée aux transformations en cours dans les pays membres de l'Alliance des États du Sahel. Selon lui, l'auteur considère que l'AES ne se limite pas à une alliance militaire, mais traduit également un changement de paradigme. « Les mentalités sont comme un logiciel qu'il faut mettre à jour », a expliqué le présentateur, reprenant l'une des idées fortes développées dans l'ouvrage. Il les a également comparées à « un carcan dont il faut impérativement se débarrasser ».
Maxime Bako a par ailleurs salué la qualité de l'œuvre, qu'il a qualifiée de « chef-d'œuvre ». Il a invité le public à la découvrir, aussi bien pour son style que pour les réflexions qu'elle propose sur les défis actuels de l'Afrique et particulièrement de la région du Sahel.
Le présidium lors de la dédicace de l'ouvrage « Mentalités et Développement en Afrique subsaharienne »Prenant la parole, l'auteur a tenu à préciser que son ouvrage ne prétend pas détenir une vérité absolue. « Ce n'est pas un livre saint, mais c'est un document qui se défend seul. Pour les livres saints, il est demandé une bonne inspiration divine. Pour mon livre, je suggère que le lecteur recoure beaucoup à une forte immersion patriotique. C'est un livre au contenu ferme mais jamais fermé », a-t-il déclaré.
L'ouvrage aborde plusieurs thématiques, notamment les dimensions politique, économique, diplomatique, stratégique, culturelle, scolaire, académique, militaire et sécuritaire. Mentalités et développement en Afrique subsaharienne : Les combats de l'Alliance des États du Sahel est désormais disponible sur le marché au prix de 8 000 FCFA l'exemplaire.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Au terme du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA) 2026, les 14 et 15 juillet 2026 à Ouagadougou, auquel il a pris part activement en tant que partenaire média et exposant, Lefaso.net dresse un bilan de sa participation à travers son fondateur, Dr Cyriaque Paré. Dans cet entretien, le promoteur de l'Institut supérieur de la communication et du multimédia (ISCOM) fait également une analyse sans complaisance de l'enjeu de la révolution numérique pour l'Afrique, particulièrement l'Intelligence artificielle (IA).
Lefaso.net a été un partenaire média au quatrième SIPEN-UEMOA. D'abord, qu'est-ce qui justifie le choix d'accompagner cet événement ?
Dr Cyriaque Paré : Lefaso.net a, comme vous le savez, le slogan, le « Burkina sur Internet ». Donc, nous sommes naturellement intéressés à tout ce qui se fait autour du numérique, avec le numérique. Nous étions donc naturellement un partenaire de cette activité-là. Je signale en passant que nous avons été associés à la première édition, qui a eu lieu au Sénégal.
Nous avions été approchés à l'époque par les organisateurs, pour relayer l'information et communiquer donc autour de l'activité. Et cette quatrième édition se passant au Burkina, naturellement, les organisateurs nous ont contactés parce que nous sommes impliqués. Nous sommes membres de la FED numérique qui a organisé l'activité, nous avons été contactés pour participer à son organisation, pour les accompagner en matière de communication. J'insiste, en tant que média impliqué dans la promotion du numérique, c'était pour nous tout naturel de participer à ce salon.
Partenaire média d'un tel événement d'envergure, à quoi ont consisté les missions ?
Les missions sont de donner de la visibilité à l'activité, permettre au maximum d'internautes, au public de suivre ce qui se passe. C'est dans ce sens que nous avons travaillé à rendre visible l'activité, à travers notamment une couverture médiatique presque intégrale ; parce qu'il y a eu beaucoup de productions de contenus sur nos plateformes concernant ce salon. Et il y a eu surtout la retransmission en direct de ce qui s'est passé au cours des deux journées.
Je pense qu'en termes de communication, en tant que partenaire médiatique, c'était ce qui était attendu de nous : rendre visible ce qui s'est passé, non seulement au plan du programme officiel, mais aussi des autres acteurs. Il y a des structures impliquées, des sociétés qui nous ont contactés personnellement pour donner de la visibilité à leur participation et aux activités qu'elles ont organisées à l'occasion de ce salon.
Au regard de l'importance de l'événement et de ce qui a été fait, on imagine qu'un tel travail implique une grande mobilisation, surtout en termes de logistique et de ressources humaines !
Oui, absolument ! C'est l'occasion pour moi de féliciter l'équipe qui s'est mobilisée pour cela. Sur le site, il y avait une dizaine de collaborateurs, pour permettre la retransmission en direct, sur nos plateformes, de ce qui s'est passé. Ce sont des gens qui sont restés engagés pendant les 48 heures, et j'en profite pour les féliciter pour l'excellent travail qu'ils ont fait. Nous avons déplacé notre petit studio mobile ici pour permettre de capter l'événement et de retransmettre dans des conditions professionnelles satisfaisantes. Pour avoir de bonnes images, avoir du bon son, cela demande du matériel, surtout des hommes qui sont engagés pour le réussir.
C'est dire qu'en plus de la ressource humaine, Lefaso.net est aujourd'hui doté d'outils numériques qu'il faut ?
Exactement, nous avons l'équipement nécessaire pour faire de la retransmission en direct sur site. Nous l'avons déjà fait, par exemple, l'an passé, lors de la première édition de Le Faso Digital, la foire virtuelle de solutions digitales. Nous avons assuré cette couverture grâce à ce matériel de retransmission dont nous disposons, et qui est complémentaire au studio Web que nous avons au sein de notre rédaction, qui permet d'organiser une couverture vidéo professionnelle.
En termes de contenu même de ce IVᵉ SIPEN-UEMOA, et à titre personnel, en tant que professionnel du numérique, en êtes-vous satisfait ?
Oui, je suis satisfait, parce que ça a été l'occasion pour nous de donner à voir les réalisations de différents acteurs du numérique, en matière de transformation digitale aujourd'hui dans notre espace UEMOA. Nous avons couvert les panels, les différentes cérémonies officielles, les débats qui se sont tenus au cours de ces 48 heures. Nous avons aussi, comme je l'ai dit, été à la rencontre d'acteurs individuels qui avaient des activités spécifiques et qui nous y ont associés. Donc, je suis très satisfait.
Peut-être que le seul bémol, c'est le marketing de tout ce qui a été fait. Je trouve qu'il y a eu du bon travail, mais qui n'a pas suffisamment été relayé en termes de visibilité. Donc, il faut être réaliste et reconnaître aussi là où il y a de l'amélioration à apporter. Je pense qu'il y a, de ce côté-là, une marge de progression en termes de marketing des activités qui ont été réalisées.
Une recommandation donc aux organisateurs ?
Aux organisateurs et à nous-mêmes. C'est vrai qu'en l'espace de 24 heures, ce n'est pas toujours évident de mobiliser le public à un niveau très élevé, mais il faut y penser pour les prochaines fois, pour que ce puisse être vraiment optimal comme réussite.
Au regard également de ce qui a été abordé comme thématiques durant le salon, peut-on dire que c'est un événement qui justifie sa vocation ?
Oui, absolument. Le débat sur l'appropriation des nouvelles technologies, que ce soient les intelligences artificielles, les solutions de FinTech, ce sont des débats indispensables aujourd'hui. Ce sont des débats qui ont été menés par des professionnels, en association avec des politiques qui étaient invités, etc. Maintenant, c'est la mise en œuvre. J'ai eu la chance d'être à un poste d'observation intéressant au milieu des années 90, quand on déployait internet à grande échelle.
Ce qu'on disait à l'époque, c'était que l'Afrique a raté la révolution industrielle, il ne faut pas qu'elle rate la révolution de l'information. Malheureusement, quand on fait le bilan, les fruits ne sont pas à la hauteur des promesses. Toutes les promesses qui avaient été faites, tous les développements qui avaient été faits, tous les projets qui avaient été initiés, n'ont pas donné les résultats auxquels on devrait s'attendre. C'est-à-dire qu'il y a eu plus de discours que d'actions. Il y a eu plus d'effets de mode que d'applications concrètes. Donc, sur ce plan-là, il faut faire en sorte que le discours sur l'IA, par exemple, ne soit pas encore un simple phénomène de mode. Dire qu'il faut appliquer l'IA et puis s'en arrêter au discours.
Effectivement, si on ne veut pas rater cette autre révolution, il faut prendre les mesures qu'il faut. Je pense que pour cela, il faut une prise de conscience de nos acteurs de politiques publiques ; qu'ils comprennent que réellement nous avons une opportunité de développer nos pays grâce à ces technologies et il faut réellement les appliquer et ne pas tenir des discours à la mode qui donnent l'impression qu'on a compris ce qu'il faut faire et après on ne fait rien.
Il faut aussi sensibiliser les citoyens, c'est indispensable ; ce sont eux les premiers acteurs aussi, il faut les sensibiliser pour qu'ils comprennent la vraie portée de ces technologies. Quand on regarde un peu, que ce soit sur le Web, les réseaux sociaux ou les IA, très vite, ce sont les dérives qui sont remarquables, ce sont les usages regrettables. Vous prenez aujourd'hui le web, les créateurs de contenus les plus populaires sont dans le divertissement. Je trouve que c'est un peu dommage que de telles opportunités se réduisent à ces usages-là.
C'est vrai, il faut se divertir, mais ailleurs les gens utilisent ça pour l'éducation, pour des inventions, mais chez nous, ceux qui sont les plus populaires dans ces espaces, c'est du divertissement. Cela est un problème, il faut regarder, faire en sorte que ces technologies participent réellement au développement de nos pays, en apportant les solutions qu'il faut ; parce qu'on a compris, non seulement au sommet, mais aussi à la base, que ce sont des opportunités de création de richesses. Ce n'est pas simplement pour s'amuser. On a l'occasion de rattraper des retards dans certains domaines grâce à ces technologies et il faut qu'on en profite réellement.
Nous allons terminer en faisant un parallèle avec un autre événement, Le Faso Digital, dont vous êtes le promoteur. Après le succès de la première, et à quelques semaines de la deuxième édition, quel est l'état des lieux en termes de préparatifs ?
Le Faso Digital, c'est une suite logique, j'allais dire, du salon qui a lieu et qui justifie aussi la présence de lefaso.net à cette activité-là. C'est toujours la logique de participer aux débats, à la sensibilisation, à la vulgarisation du numérique. Nous sommes à moins de 100 jours de la tenue de la deuxième édition, et ce salon a été également l'occasion pour nous de rencontrer des acteurs, de leur proposer de s'impliquer dans cette foire virtuelle qui arrive bientôt.
Nous sommes impliqués dans son organisation, nous avons commencé la production de contenus, la communication. Je crois que vous avez vu passer, non seulement les affiches, mais aussi une série d'articles qui portent sur les acteurs du Burkina Digital, qui permettent déjà de voir les acteurs impliqués dans la digitalisation, dans l'inclusion et autres. C'est une manière pour nous, petit à petit, d'assurer la visibilité, la communication autour de cette activité, qui, comme je l'ai dit, est une suite logique de ce que nous avons vécu au cours de ces 48 heures.
Un message vous reste-t-il pour clore ?
C'est dire merci, et encore féliciter les travailleurs de Lefaso.net qui ont été très impliqués dans la couverture de ce salon, qui a été l'occasion, une fois de plus, de montrer le savoir-faire de cette rédaction dédiée au numérique, en matière de communication, en matière de mise en lumière des initiatives de développement et de vulgarisation du numérique.
Entretien réalisé et retranscrit par O. L.
Réalisation et montage vidéo : Jacques Sawadogo et Armel Pouya
Dans ce contexte d'amélioration de l'accès à l'électricité, un soutien approprié à l'industrialisation grâce à une innovation technologique figure parmi les priorités dégagées par les autorités africaines.
À travers 3MD Energy SA, Momar Diouf développe un modèle industriel local capable de réduire les coûts, de raccourcir les délais et d'accompagner la transition énergétique africaine.
Muni d'un diplôme d'ingénieur en génie électrique obtenu à Istanbul où il a débarqué grâce à une bourse d'excellence, M. Diouf a travaillé dans de grandes sociétés multinationales ce qui lui a permis de sillonner le continent africain et d'apprécier les nombreux défis qui ralentissent le développement de son industrie électrique.
De ses observations, il est ressorti que les postes préfabriqués en béton armé utilisés sur le continent étaient essentiellement expédiés depuis l'Europe ou la Chine. Or, ces expéditions par containers renchérissaient le coût de ce matériel et allongeait les délais de son installation.
C'est fort de ce constat que Momar Diouf rentre définitivement au Sénégal en 2015 pour fonder 3MD Energy. L'objectif est clair : produire localement ces équipements indispensables à la distribution de l'électricité, réduire les délais de livraison, abaisser les coûts d'acquisition et, in fine, contribuer à l'électrification universelle du continent.
De l'atelier à l'usine : une décennie de montée en puissance
L'histoire de 3MD Energy ressemble à une démonstration méthodique. Quelques années, après sa création, l'usine s'installe au kilomètre 50 de la Route Nationale 2, à Khodaba, dans la région de Thiès. Les premiers postes préfabriqués sortent de chaîne et obtiennent l'homologation de Senelec, la régie nationale d'électricité : un sésame décisif.
La montée en régime s'accélère ensuite. En 2020, l'entreprise obtient la certification ISO 9001 et l'agrément de la CEDEAO, ouvrant la voie à une expansion régionale. Elle franchit une nouvelle étape juridique en 2021, passant du statut de SARL à celui de société anonyme, puis accueille Senelec dans son capital social en 2023.
Aujourd'hui, 3MD Energy SA est la première unité de conception et de fabrication de postes préfabriqués dans l'espace UEMOA, avec une capacité de production en adéquation avec les besoins du marché.
Depuis son installation, l'entreprise a fait économiser plus de dix milliards de francs CFA à l'État sénégalais et a contribué à réduire sensiblement la dépendance aux importations.
Un produit taillé pour les contraintes africaines
Ce qui distingue les postes de 3MD Energy SA, ce n'est pas seulement leur prix compétitif. C'est leur conception pensée pour les réalités du terrain africain. Tropicalisés pour résister aux fortes chaleurs, à l'humidité et à la corrosion, conformes aux normes des réseaux locaux, compacts pour des installations en espace réduit, ils intègrent l'ensemble des composants nécessaires à un raccordement rapide une conception « tout-en-un » qui réduit considérablement les délais de mise en service.
L'homologation des équipements par plusieurs régies d'électricité de plusieurs pays de la sous-région illustre la robustesse de cette approche. Elle démontre surtout qu'il est possible de produire, depuis l'Afrique de l'Ouest, des équipements électriques qui répondent aux standards internationaux sans les surcoûts liés à l'importation.
Un portefeuille complet, tourné vers la transition énergétique
Au-delà des postes préfabriqués, 3MD Energy SA s'affirme aujourd'hui comme un fournisseur à spectre large d'équipements électriques : groupes électrogènes, cellules, transformateurs, onduleurs, batteries et condensateurs, câbles, bornes de recharge électrique — autant de solutions qui couvrent l'ensemble de la chaîne de distribution et d'usage de l'énergie.
Dans un continent où la demande électrique croît à un rythme soutenu, l'entreprise a intégré la transition verte au cœur de sa stratégie : investissements dans le solaire, développement de smart grids, adaptation de l'infrastructure pour faciliter l'intégration des énergies propres. Sur la transition bas carbone, Momar Diouf reste pragmatique — diversification du mix énergétique, renforcement des compétences locales, politiques incitatives et coopération internationale constituent, selon lui, les quatre piliers d'une reconversion réussie pour les pays africains.
La décennie à venir : production continentale et leadership régional
Pour les dix prochaines années, Momar Diouf entend franchir un palier supplémentaire : implanter des unités de production dédiées à l'ensemble de ses équipements électriques, réduire encore les coûts d'acquisition, et intégrer le groupe des leaders continentaux dans la fabrication d'équipements adaptés aux marchés africains. L'un des projets majeurs de M. Diouf est d'amener 3MD Energy SA à diversifier son portefeuille avec des solutions énergétiques innovantes.
En moins d'une décennie, 3MD Energy a prouvé qu'une industrie électrique africaine, compétitive et conforme aux standards internationaux, est non seulement possible, mais déjà à l'œuvre.
La Brigade nationale de sapeurs-pompiers (BNSP) lance un appel à la vigilance à l'endroit des usagers de motos afin de prévenir les accidents liés au port de foulards mal sécurisés. Dans un message de sensibilisation, la BNSP rappelle que chaque année, des femmes sont victimes d'accidents parfois très graves lorsque leur foulard est happé par la roue arrière ou la chaîne d'une moto en mouvement. En quelques instants, cet accessoire vestimentaire peut entraîner une chute brutale, occasionner des blessures graves et, dans certains cas, mettre en danger la vie des victimes.
Pour réduire ces risques, les sapeurs-pompiers recommandent aux conductrices et aux passagères de s'assurer, avant tout déplacement, que leur foulard est correctement attaché, suffisamment court ou soigneusement rangé à l'intérieur de leurs vêtements afin qu'aucune extrémité ne puisse être entraînée par les parties mobiles de la moto.
La Brigade nationale de sapeurs-pompiers invite également les conducteurs et conductrices à vérifier, avant le départ, que les vêtements et accessoires de leurs passagers ne présentent aucun danger. Selon elle, quelques secondes de contrôle suffisent souvent à éviter un accident aux conséquences dramatiques.
Lefaso.net
Fonctions principales
Sous l'autorité du Directeur Général, la directrice de la maternelle est responsable du bon fonctionnement pédagogique, administratif, organisationnel et relationnel de la section maternelle. Elle est garante de la qualité de l'accueil des enfants, du travail de l'équipe éducative et du respect du projet éducatif.
La directrice aura notamment pour missions de :
• Assurer la direction pédagogique et administrative de la maternelle ;
• Encadrer, superviser et accompagner l'équipe enseignante ;
• Garantir la qualité des apprentissages et le respect du programme d'activité de la maternelle ;
• Élaborer et suivre les plannings scolaires ;
• Organiser les réunions pédagogiques ;
• Veiller au bien-être, à la sécurité et au développement des enfants ;
• Entretenir une communication régulière avec les parents ;
• Participer à la promotion de l'établissement et au développement des effectifs ;
• Gérer les ressources matérielles affectées à la maternelle ;
• Produire des rapports d'activités trimestriels de la maternelle à la direction générale.
Profil recherché
Formation
➢ Être titulaire d'un diplôme professionnel en éducation préscolaire (éducatrice de la petite enfance, ou tout autre diplôme reconnu équivalent) ; ➢ Être titulaire d'une autorisation de diriger serait un atout ;
Expérience
➢ Minimum 5 années d'expérience professionnelle dans l'encadrement et l'éducation des jeunes enfants ;
➢ Une expérience de directrice de section maternelle est fortement souhaitée.
Compétences recherchées
➢ Maîtrise des programmes d'enseignement au préscolaire et des orientations pédagogiques nationales ;
➢ Bonne aptitude dans la gestion d'une structure d'éducation préscolaire
➢ Leadership et capacité à travailler en équipe ;
➢ Sens de l'organisation et des responsabilités ;
➢ Bonne communication orale et écrite ;
➢ Aptitude à gérer les conflits ;
➢ Sens élevé de l'éthique et de la déontologie ;
➢ Maîtrise des outils informatiques (Word, Excel, messagerie) est un atout.
Dossier de candidature Les candidates devront fournir :
01 BP 824 OUAGADOUGOU 01
Tél : 25 36 29 65/70 12 64 94
Travail-Discipline-Amitié
• Une lettre de motivation avec une indication de la prétention salariale ;
• Un CV détaillé ;
• Une copie légalisée des diplômes ;
• Les attestations de travail ;
• Une copie légalisée de la CNIB ou du passeport.
Procédure de sélection
▪ Présélection sur dossier ;
▪ Test écrit ;
▪ Entretien oral.
Conditions de recrutement
• Notification d'essai de 3 mois suivi d'une évaluation ;
• Contrat à Durée Indéterminée (CDI) ;
• Lieu : Ouagadougou
• Disponible à partir du 1er septembre 2026 ;
• Salaire : à négocier selon le profil et l'expérience ;
• Deux références professionnelles (si possible).
Date limite de dépôt
La réception des candidatures est ouverte à partir de la publication du présent appel à candidatures. Le dossier complet doit être déposé au plus tard le 10 Août 2026 à 17h00 TU au secrétariat de l'Ecole sise au quartier « zone du bois » à Ouagadougou, l'objet du courriel doit préciser l'intitulé du poste.
L'Ecole Internationale se réserve le droit de ne donner aucune suite au présent appel à candidatures.
Seuls les dossiers présélectionnés feront l'objet d'une convocation à passer un test suivi d'un entretien.
Le Président du Faso, Chef de l'État, Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce samedi 25 juillet dans la soirée, la cérémonie de sortie officielle de la 25e promotion des Elèves-Officiers d'Active de l'Académie militaire Georges-Namoano.
Cette année, la cérémonie solennelle marquant la fin de formation des Officiers s'est tenue sur le site de la nouvelle Académie en construction.
À travers cette cérémonie, ce sont au total 217 nouveaux Sous-lieutenants que l'AMGN met au service du Burkina Faso et de 9 pays d'Afrique, notamment le Cameroun, la République centrafricaine, Djibouti, la Guinée Conakry, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Le contingent burkinabè de la présente promotion de l'AMGN est de 199 Officiers. Le Chef suprême des Forces armées nationales a invité les nouveaux Sous-lieutenants à être des chefs, des guides, des gardiens de l'espérance d'un Peuple.
Le Groupe de recherche-action sur la sécurité humaine (GRASH) a organisé, ce lundi 27 juillet 2026 à Ouagadougou, un atelier de validation d'une base de données juridique sur les violences basées sur le genre (VBG). Cette rencontre vise à examiner le contenu du document, à recueillir les observations et recommandations des participants, puis à valider une version consolidée avant sa finalisation et sa diffusion. À terme, cette base de données devra servir d'outil de référence aux acteurs engagés dans la prévention, la protection et la prise en charge des violences basées sur le genre.
Les violences basées sur le genre constituent une violation grave des droits humains et demeurent un défi majeur pour la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes. Au Burkina Faso, plusieurs instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux encadrent la prévention, la répression et la réparation de ces violences. Toutefois, les acteurs intervenant dans la protection des victimes font encore face à des difficultés liées à l'accès, à la centralisation et à la systématisation des références juridiques nécessaires à leurs interventions.
C'est pour répondre à ce besoin que le GRASH a élaboré une base de données regroupant les principaux textes législatifs, réglementaires et conventionnels, ainsi que la jurisprudence relative aux violences basées sur le genre. Conçue comme un outil de référence, elle est destinée aux magistrats, aux avocats, aux organisations de la société civile, aux services sociaux ainsi qu'aux autres professionnels intervenant dans la prévention et la prise en charge des VBG. Elle vise à faciliter l'accès aux références juridiques, à renforcer leur utilisation et, à terme, à améliorer la protection des victimes.
Les participants étaient des organisations de promotion des droits humains, des organisations œuvrant pour la défense des droits des femmes et des filles, des structures intervenant dans la protection de l'enfant, ainsi que la Commission nationale des droits humains (CNDH)Avant sa diffusion officielle, le document a été soumis à un processus de validation participatif afin d'en garantir la qualité scientifique, la pertinence, l'exhaustivité et le caractère opérationnel. L'atelier a notamment permis de présenter la méthodologie ayant conduit à l'élaboration de la base de données, d'examiner sa structure, son contenu et ses critères de classification, d'apprécier la conformité des références juridiques avec les cadres normatifs national, régional et international, d'identifier les éventuelles insuffisances et d'intégrer les recommandations formulées par les participants.
À en croire la présidente du GRASH, Marie-Louise Ouédraogo, cette initiative est née du constat que, malgré les efforts consentis, les violences basées sur le genre continuent de représenter un défi nécessitant des réponses plus efficaces et plus durables.
« Nous avons constaté que, malgré les efforts déployés en matière de prévention et d'accompagnement des victimes, la lutte contre les violences basées sur le genre n'avance pas toujours au rythme souhaité. Nous nous sommes donc interrogés sur les actions à mettre en œuvre pour renforcer durablement cette lutte. C'est dans cette perspective que nous avons conçu une base de données structurée en deux volets.
À travers cette base de données, le GRASH entend mettre à la disposition des praticiens du droit et des organisations de défense des droits des femmes un outil pratique favorisant un meilleur recours aux textes juridiques et à la jurisprudenceLe premier volet est consacré au cadre juridique, politique et stratégique relatif aux VBG aux niveaux national, régional et international. Au niveau national, il regroupe notamment le Code des personnes et de la famille ainsi que la loi portant répression des violences basées sur le genre (la loi nᵒ 061-2015/CNT, portant prévention, répression et réparation des violences à l'égard des femmes et des filles et prise en charge des victimes). Au niveau régional, il comprend la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples et le Protocole de Maputo. Au niveau international, il intègre la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF) ainsi que la Convention relative aux droits de l'enfant. En complément de ces textes, la base recense également les politiques publiques et les plans stratégiques consacrés à la lutte contre les VBG », a expliqué Marie-Louise Ouédraogo.
Au-delà de la compilation des instruments juridiques, la base de données accorde une place importante à la jurisprudence afin de montrer comment les juridictions burkinabè appliquent ces textes dans le traitement des affaires de violences basées sur le genre.
« Le second volet porte sur la jurisprudence. Il met en lumière la manière dont les juridictions burkinabè traitent les affaires de violences basées sur le genre à travers leurs décisions de justice. L'objectif est de démontrer que le recours au droit et aux tribunaux constitue un levier essentiel dans la lutte contre les VBG et que les organisations de défense des droits des femmes peuvent s'appuyer davantage sur la voie judiciaire pour faire progresser cette cause.
Le GRASH espère ainsi renforcer le plaidoyer, améliorer l'accès des victimes à la justice et contribuer à une lutte plus efficace contre les violences basées sur le genre au Burkina FasoNous estimons qu'il est nécessaire d'aller au-delà des activités de formation et de sensibilisation en privilégiant des actions plus concrètes, innovantes et porteuses d'impacts durables. Cette base de données s'inscrit dans cette dynamique », a poursuivi la présidente du GRASH.
Elle a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d'une démarche collective afin de garantir l'efficacité et l'appropriation de cet outil par l'ensemble des acteurs.
« Nous avons fait le choix de la co-construction avec les autres organisations, convaincus que, seuls, nous allons plus vite, mais ensemble, nous allons plus loin. Notre ambition est de renforcer durablement la lutte contre les violences basées sur le genre.
Le GRASH, entre recherche et action pour renforcer l'accès à la justice
À l'issue de cet atelier, les recommandations formulées par les participants seront intégrées au document. Une fois validée, cette base de données servira de référence pour élaborer de nouvelles stratégies, orienter les actions des organisations et soutenir les initiatives de plaidoyer en faveur des droits des femmes et des filles », a conclu Marie-Louise Ouédraogo.
Marie-Louise Ouédraogo a indiqué que les amendements formulés par les participants seront pris en compte dans la version finale du documentCréé en 2017, le Groupe de recherche-action sur la sécurité humaine (GRASH) est une organisation de la société civile burkinabè, apolitique, indépendante et à but non lucratif. Centre de recherche spécialisé dans les questions de sécurité humaine et d'accès à la justice, il produit des études et des analyses destinées à éclairer la prise de décision publique. Ses interventions portent notamment sur les droits humains, la gouvernance, la cohésion sociale, la prévention des conflits et la protection des personnes vulnérables.
À travers le projet « Promouvoir le respect des droits humains », il développe également des outils visant à améliorer l'accès au droit et à la justice. C'est dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet que s'inscrit l'organisation de cet atelier de validation de la base de données juridique sur les violences basées sur le genre.
Suivre l'actualité du GRASH ici : https://www.facebook.com/share/1Hajgv35th/?mibextid=wwXIfr
Samirah Bationo
Lefaso.net
Juriste spécialisée en droit des personnes, militante féministe et députée à l'Assemblée législative du peuple (ALP), Bénédicte Baïlou, à travers « Le Faso nous appelle », poursuit un engagement durable en faveur de la participation citoyenne. C'est une initiative bénévole et numérique invitant les Burkinabè, notamment les femmes et les jeunes, à exprimer leur attachement au pays. Pensée comme un premier pas vers un engagement plus durable, cette mobilisation souhaite faire des réseaux sociaux un espace de promotion de valeurs telles que l'unité nationale, la souveraineté, la justice sociale et le soutien aux forces de défense. Dans cet entretien accordé à Lefaso.net, elle revient sur les motivations de cette initiative, le rôle qu'elle entend voir jouer par les citoyens dans le développement du Burkina Faso et sa conviction que l'engagement commence avant tout par des actes, aussi modestes soient-ils.
Lefaso.net : Expliquez-nous cette initiative ?
Bénédicte Bailou : « Le Faso nous appelle » est une campagne numérique citoyenne de 7 jours, entièrement bénévole, qui invite les Burkinabè et en particulier les femmes et les jeunes à exprimer publiquement, chaque jour, leur attachement au pays à travers un message commun partagé au même moment sur les réseaux sociaux. Concrètement, chaque jour correspond à un thème précis, porté par un message unique que tous les participants publient simultanément à 9h00, avec le même hashtag. Ce choix de simultanéité n'est pas anodin car il permet de transformer des voix individuelles, dispersées, en une seule voix collective, visible et audible. C'est une démarche volontairement simple, pour que chacun, quel que soit son niveau avec les réseaux sociaux, puisse y participer sans effort particulier.
Quelle est l'origine de cette initiative et quel message souhaitez-vous adresser aux Burkinabè à travers cette mobilisation ?
Cette initiative part d'une conviction que je porte depuis longtemps à travers mon engagement pour la participation citoyenne des femmes et des jeunes : cette participation ne doit pas rester un slogan, elle doit se traduire par des actes concrets, visibles et mesurables. J'ai souvent constaté que beaucoup de femmes et de jeunes souhaitent s'investir pour leur pays, mais ne savent pas par où commencer, ou pensent que leur contribution individuelle ne pèse pas grand-chose.
Cette campagne est une réponse directe à ce constat, elle offre un premier geste simple, accessible à tous, pour transformer une conviction personnelle en action collective. Le message que je souhaite adresser aux Burkinabè est d'abord que nous n'avons qu'un seul pays, le Burkina Faso, et que son unité et sa souveraineté nous concernent tous sans exception ; ensuite, que chacun, à son niveau, même par un geste aussi simple qu'un message partagé, peut contribuer à ce projet commun.
Vous expliquez que cette campagne vise à exprimer un attachement au Burkina. Pourquoi avez-vous choisi le numérique et les réseaux sociaux comme principaux canaux d'expression de cet engagement citoyen ?
Le choix du numérique répond d'abord à une réalité pratique : c'est un canal rapide, massif et accessible à tous, qui ne demande ni déplacement, ni moyens financiers, ni organisation logistique lourde. En quelques secondes, n'importe qui peut publier un message, le partager, taguer ses proches, et ainsi démultiplier sa portée bien au-delà de son propre cercle. Mais ce choix répond aussi à une réalité sociologique : les femmes et les jeunes, qui sont au cœur de cette mobilisation, sont aussi les catégories les plus actives sur les réseaux sociaux au quotidien. Il aurait été incohérent de leur demander de s'engager à travers un canal qu'ils utilisent peu ou pas. En s'appuyant sur des outils qu'ils maîtrisent déjà, la campagne s'inscrit naturellement dans leurs habitudes, ce qui facilite grandement la participation et l'adhésion.
« Nous avons pleinement conscience des dérives possibles sur les réseaux sociaux, et c'est précisément pour cette raison que nous avons choisi, dès la conception de la campagne, des messages fédérateurs, centrés sur des valeurs partagées par le plus grand nombre plutôt que sur des sujets clivants ou polémiques », fait savoir Bénédicte BailouQuel rôle spécifique attendez-vous de ces deux catégories dans cette dynamique de mobilisation nationale ?
Les femmes et les jeunes sont, dans cette campagne, bien plus que de simples destinataires du message : ils en sont les principaux porteurs. Nous attendons d'eux qu'ils soient des relais actifs et non passifs, c'est-à-dire qu'ils ne se contentent pas de voir passer les messages, mais qu'ils les publient eux-mêmes, qu'ils mobilisent leur entourage familial, amical et professionnel, et qu'ils encouragent d'autres personnes à rejoindre le mouvement.
Au-delà de la diffusion des messages, nous espérons que cette implication leur permette de se positionner clairement comme des acteurs du développement du pays, et non comme de simples spectateurs. C'est aussi une façon de démontrer, de manière visible, que ces deux catégories, souvent évoquées dans les discours mais peu associées concrètement aux grandes dynamiques nationales, peuvent occuper une place centrale lorsqu'on leur en donne l'occasion.
Parmi les valeurs mises en avant figurent l'unité nationale, le soutien aux forces de défense, la souveraineté et la justice sociale. Comment ces différents engagements se traduiront-ils concrètement durant la campagne et au-delà ?
Chaque jour de la campagne est consacré à l'une de ces valeurs, à travers un message unique que tous les participants publient simultanément à 9h. Cette progression n'est pas aléatoire : elle a été pensée comme un parcours cohérent, qui commence par l'appel patriotique et l'unité, se poursuit par la reconnaissance envers nos forces de défense, aborde ensuite la question de la souveraineté nationale, puis celle de la justice sociale, avant de se conclure sur des messages de vigilance citoyenne et de victoire populaire. Cette structure permet d'éviter que la campagne ne soit perçue comme une accumulation de messages isolés et sans lien ; au contraire, chaque jour vient enrichir et compléter le précédent, pour donner à la fin des sept jours une image d'ensemble cohérente des valeurs que nous souhaitons porter collectivement.
Au-delà du partage de messages sur les réseaux sociaux, espérez-vous que cette campagne suscite des actions concrètes sur le terrain ou un changement durable dans les comportements citoyens ?
Le partage numérique constitue, pour nous, une première étape. Nous sommes conscients qu'un message partagé, aussi fort soit-il, ne suffit pas à lui seul à transformer une société. Notre espoir est que cet exercice collectif de sept jours crée une habitude d'engagement chez les femmes et les jeunes qui y participent, et qu'il leur permette de se découvrir comme des acteurs capables de mobilisation. À terme, nous souhaitons que cette dynamique serve de point de départ à des actions plus durables sur le terrain, qu'elles soient associatives, communautaires ou citoyennes, portées par les mêmes personnes qui se seront mobilisées durant cette semaine. En somme, la campagne numérique n'est qu'une porte d'entrée vers un engagement plus large et plus pérenne.
Dans un contexte où les réseaux sociaux sont parfois marqués par la désinformation et les discours de division, comment entendez-vous préserver un espace de dialogue responsable et fédérateur autour de cette campagne ?
Nous avons pleinement conscience des dérives possibles sur les réseaux sociaux, et c'est précisément pour cette raison que nous avons choisi, dès la conception de la campagne, des messages fédérateurs, centrés sur des valeurs partagées par le plus grand nombre plutôt que sur des sujets clivants ou polémiques. Chaque contenu diffusé est préparé et validé en amont, puis transmis de manière identique à l'ensemble des participants, ce qui limite fortement les risques de dérive, de déformation ou de récupération à des fins contraires à l'esprit de la campagne. Notre responsabilité, en tant qu'organisatrices, est de maintenir cette ligne éditoriale claire tout au long des sept jours, et d'inviter chaque participant à faire preuve du même sens des responsabilités dans ses propres échanges autour de la campagne, notamment en cas de commentaires ou de réactions.
Si vous deviez convaincre un jeune encore hésitant à s'investir pour les différents pans de développement, quel message lui adresseriez-vous ?
Je lui dirais d'abord que l'engagement citoyen ne demande pas d'attendre d'avoir un rôle officiel, un titre ou un statut particulier pour commencer. Il peut débuter par un geste aussi simple que le partage d'un message auquel on croit sincèrement. Beaucoup de jeunes hésitent à s'investir parce qu'ils pensent que leur contribution individuelle est trop modeste pour compter, ou parce qu'ils attendent une occasion plus « officielle » pour s'engager. Je lui rappellerai que le développement du Burkina Faso ne se fera pas sans sa jeunesse, et que chaque geste, aussi petit paraisse-t-il, contribue à une dynamique plus large lorsqu'il est partagé par un grand nombre de personnes. Autant, donc, commencer maintenant, à son échelle, avec les moyens dont on dispose déjà, plutôt que d'attendre que d'autres agissent à sa place.
Entretien réalisé par Farida Thiombiano
Lefaso.net
À l'ère de l'intelligence artificielle, du cloud souverain et des infrastructures numériques, les défis du développement dépassent largement les frontières nationales. Les politiques publiques se construisent désormais à l'échelle régionale et continentale, autour de questions telles que la gouvernance des données, l'interopérabilité, la connectivité et la souveraineté numérique.
Parmi les Burkinabè qui participent activement à cette nouvelle architecture numérique africaine, Jacques Rodrigue Ragnimpinda Guiguemdé occupe une place singulière. Cadre dirigeant de Smart Africa, ancien vice-président du Governmental Advisory Committee (GAC) de l'ICANN, entrepreneur et expert reconnu en infrastructures numériques, il appartient à cette génération de leaders africains qui ne se contentent plus d'accompagner la révolution numérique : ils en dessinent les orientations stratégiques. Son parcours est celui d'un ingénieur devenu diplomate du numérique, mettant son expertise au service de l'intégration numérique du continent africain.
Du développement informatique à la stratégie continentale
Comme beaucoup de bâtisseurs du numérique burkinabè, Rodrigue Guiguemdé commence son parcours par la technique. Titulaire d'un Master en Informatique appliquée à la gestion des entreprises, puis d'un Master en Services électroniques internationaux, il complète sa formation par de nombreuses certifications internationales en gestion de projet, cloud computing, cybersécurité, gouvernance de l'Internet et innovation réglementaire, notamment à la Judge Business School de l'Université de Cambridge. Il poursuit actuellement un doctorat en informatique à l'Université Nazi Boni, où ses recherches portent sur l'interopérabilité, la résilience et la gouvernance des grands systèmes d'information.
Ce parcours traduit une conviction qui guidera toute sa carrière : les infrastructures numériques ne sont efficaces que lorsqu'elles s'appuient sur une gouvernance solide et une vision de long terme.
L'un des artisans de l'administration numérique burkinabè
Avant d'exercer des responsabilités continentales, Rodrigue Guiguemdé participe activement à la modernisation numérique du Burkina Faso. À partir de 2010, il développe et administre plusieurs plateformes numériques nationales au ministère en charge des TIC, contribuant à la mise en place des premiers services numériques publics. Il rejoint ensuite l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), où il dirige le département chargé de la standardisation, de l'intégration des systèmes et de la communication numérique. À ce poste, il supervise l'interopérabilité des systèmes d'information gouvernementaux et le développement de plateformes numériques à grande échelle. Cette expérience lui donne une connaissance approfondie des défis techniques et institutionnels liés à la transformation numérique de l'État.
Construire une industrie numérique nationale
En 2017, il est nommé Directeur général du Développement de l'Industrie numérique au ministère chargé de l'Économie numérique. Durant cinq années, il pilote plusieurs chantiers structurants : la stratégie nationale de développement de l'industrie numérique, le renforcement de l'écosystème des startups, les programmes de développement des compétences numériques, les plateformes numériques nationales, la coordination des initiatives de résilience numérique durant la pandémie de Covid-19.
Il est également point focal national de Smart Africa, assurant la coordination des grandes initiatives continentales relatives au haut débit, à la protection des données, à l'interopérabilité, à la connectivité rurale et au gouvernement électronique. Cette fonction le place déjà au cœur des politiques numériques africaines.
De Ouagadougou à Kigali : penser le numérique à l'échelle du continent
Son expertise conduit naturellement Rodrigue Guiguemdé à rejoindre le Secrétariat de Smart Africa, l'alliance qui rassemble aujourd'hui plus de quarante États africains autour d'une vision commune de la transformation numérique. Successivement conseiller pays pour le Bénin, conseiller régional de la Smart Africa Digital Academy, puis conseiller en gouvernance de l'Internet, il contribue à plusieurs projets majeurs financés notamment par la Banque mondiale.
Il participe à la création des Communautés de pratique de Smart Africa, pilote les travaux du Blueprint africain de gouvernance de l'Internet et coordonne les consultations réunissant gouvernements, régulateurs, ICANN, AFRINIC et partenaires techniques autour des grandes orientations du numérique africain.
Depuis 2025, il dirige l'unité chargée des Initiatives pour des Infrastructures Numériques Résilientes et Inclusives, où il pilote les travaux continentaux sur le financement des infrastructures numériques, les stratégies cloud et centres de données, les infrastructures de données adaptées à l'intelligence artificielle, les politiques de connectivité, la modernisation des réseaux haut débit. À travers ces responsabilités, il contribue à définir les fondations techniques et institutionnelles de l'Afrique numérique de demain.
Porter la voix de l'Afrique dans la gouvernance mondiale de l'Internet
L'une des dimensions les plus remarquables de son parcours réside dans son engagement pour la gouvernance mondiale de l'Internet. Entre 2019 et 2022, Rodrigue Guiguemdé est élu Vice-Président du Governmental Advisory Committee (GAC) de l'ICANN, l'instance qui représente les gouvernements au sein de l'organisation chargée de la coordination mondiale du système des noms de domaine. À ce titre, il représente les intérêts des États africains dans les débats internationaux portant sur la gouvernance de l'Internet, la sécurité du système des noms de domaine (DNS), la protection des données, les infrastructures critiques, les politiques numériques mondiales. Cette responsabilité fait de lui l'un des Burkinabè ayant occupé les plus hautes fonctions internationales dans le domaine de la gouvernance du numérique.
L'excellence reconnue à l'échelle mondiale
En 2024, son engagement en faveur du renforcement des capacités africaines est récompensé par le prestigieux Prix Dr Tarek Kamel de l'ICANN, distinction internationale annoncée lors de la réunion ICANN81. Cette récompense s'ajoute à celle de Chevalier de l'Ordre du Mérite du Burkina Faso, agrafe Postes et Télécommunications, qui lui avait été décernée en 2021 en reconnaissance de sa contribution au développement du secteur numérique national. Ces distinctions témoignent de la reconnaissance de son action aussi bien au niveau national qu'international.
Entreprendre pour renforcer les capacités africaines
Parallèlement à ses fonctions internationales, Rodrigue Guiguemdé développe plusieurs initiatives destinées à renforcer les compétences numériques. Il fonde DIGITALES SARL, cabinet spécialisé dans les politiques numériques, les infrastructures de données et la gouvernance digitale, ainsi que l'ONG Digitales Solidaires, engagée dans la promotion des compétences numériques. Il s'investit également au sein du ROPTIC-UEMOA et de l'initiative TIC et Citoyenneté, qui contribue depuis plus d'une décennie à la formation de formateurs en gouvernance de l'Internet. À travers ces engagements, il démontre que le développement numérique passe aussi par le partage des connaissances et le renforcement des capacités locales.
Une vision de la souveraineté numérique africaine
Chez Rodrigue Guiguemdé, une idée revient avec constance : l'Afrique doit construire sa propre architecture numérique. Cette ambition repose sur plusieurs piliers : des infrastructures modernes, des données gouvernées de manière responsable, des plateformes interopérables, des compétences locales et une coopération régionale renforcée.
À l'heure où l'intelligence artificielle, le cloud souverain et les infrastructures numériques deviennent des enjeux stratégiques, son action contribue à positionner le Burkina Faso parmi les acteurs qui participent à la définition des politiques numériques du continent.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce qu'il est l'un des Burkinabè qui exercent aujourd'hui la plus forte influence sur les politiques numériques africaines. [ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]
Le pays des hommes intègres est, une fois de plus, reconnu sur l'échiquier international pour ses efforts dans la lutte contre le tabagisme, à travers notamment la contribution exceptionnelle du Dr Mathurin Narcisse Naré, médecin de santé publique, récemment admis à la retraite. Il a été distingué le 31 mai 2026 à l'occasion de la Journée mondiale sans tabac par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La remise officielle du prix a fait l'objet d'une cérémonie, le vendredi 24 juillet 2026 à Ouagadougou, présidée par le ministre de la santé, Dr Lucien Robert Jean Claude Kargougou, avec à ses côtés des anciens ministres du département, des cadres du ministère, des responsables du bureau OMS-Burkina Faso ainsi que des représentants des organisations de la société civile partenaires de la lutte.
Le prix OMS de la Journée mondiale sans tabac est l'une des plus hautes distinctions décernées par l'organisation aux personnes (physiques et morales) qui se distinguent par leur engagement exceptionnel dans la lutte contre le tabagisme. Selon le chef du bureau de l'OMS au Burkina Faso, Dr Minzah Etienne Pékélé, la région africaine compte, cette année, cinq lauréats du prix de la Journée mondiale sans tabac.
« Le Burkina Faso figure parmi les pays honorés. Nous sommes fiers de célébrer la distinction accordée au Dr Mathurin Narcisse Naré, proposé par l'association Afrique contre le tabac (ACONTA), avec le soutien du gouvernement du Burkina Faso. Le Dr Naré rejoint ainsi le cercle des personnalités burkinabè déjà récompensées pour leur contribution exceptionnelle à la lutte contre le tabagisme, à savoir le Dr Théodore Kangoyé (en 2014), le Dr Mohamed Ould Sidi Mohamed (en 2015) et le Dr Harouna Kaboré (en 2022) », a présenté le chef du bureau de l'OMS au Burkina Faso.
Pour le Dr Pékélé, au-delà d'une récompense, ce prix constitue une reconnaissance internationale du leadership, de la détermination et des résultats obtenus par le Burkina Faso en faveur de la protection de la santé publique.
Le lauréat, Dr Naré, a témoigné sa reconnaissance à l'ensemble de tous les acteurs qui mènent cette lutte pour la santé publique.Pour mémoire, la Journée mondiale sans tabac, célébrée chaque 31 mai, constitue l'une des initiatives majeures de l'OMS visant à sensibiliser les populations aux conséquences sanitaires, sociales, environnementales et économiques du tabagisme. Face à la menace majeure de santé publique, les États membres de l'OMS ont adopté le 21 mai 2003 la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), premier traité international de santé publique, afin de protéger les générations présentes et futures des effets dévastateurs de la consommation de tabac et de l'exposition à la fumée du tabac.
« Le Burkina Faso s'inscrit pleinement dans cette dynamique et figure aujourd'hui parmi les pays qui ont réalisé des progrès remarquables dans la lutte contre le tabac. C'est précisément pour saluer de tels engagements que l'OMS décerne chaque année le Prix de la Journée mondiale sans tabac. Cette distinction est attribuée, après un processus de sélection rigoureux, à des personnes ou des organisations dont les réalisations ont eu un impact remarquable dans la promotion de politiques efficaces de lutte antitabac et dans la protection de la santé publique », justifie le représentant de l'OMS, félicitant le ministre de la santé et le gouvernement du Burkina pour leur engagement et leur leadership.
Il rassure que l'OMS demeure disponible pour accompagner techniquement et stratégiquement le Burkina Faso, afin de renforcer la mise en œuvre de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac. « Cette récompense honore le Dr Naré, mais elle constitue également une reconnaissance des efforts du Burkina Faso dans son ensemble. Elle reflète l'engagement du gouvernement, du Comité national de lutte contre le tabac, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que de tous les acteurs qui œuvrent quotidiennement pour protéger la santé des populations. (…). La cérémonie qui nous réunit aujourd'hui est donc un moment de fierté, mais aussi d'inspiration. Elle nous rappelle que les progrès en santé publique sont possibles, lorsque l'engagement individuel, l'action collective et le leadership institutionnel convergent vers un même objectif : protéger la santé et sauver des vies », a, au nom du directeur général de l'OMS, félicité le chef du Bureau de l'OMS au Burkina Faso, Dr Minzah Etienne Pékélé.
Poignée de main entre le lauréat, Dr Naré (à gauche) et le chef du Bureau OMS au Burkina Faso, sous la présidence du ministre de la santé.Pour le lauréat, Dr Mathurin Narcisse Naré, cette reconnaissance montre la solidité de la collaboration intersectorielle et du partenariat entre l'État, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers et tous les acteurs de la lutte antitabac.
« Ce prix témoigne des efforts des plus hautes autorités pour faire de la lutte contre le tabac une priorité nationale. Les réformes engagées, notamment le renforcement de la réglementation, l'augmentation de la fiscalité sur le tabac, la protection des espaces sans fumée et l'emballage neutre, font aujourd'hui du Burkina Faso un modèle en Afrique et dans le monde », a exprimé Dr Naré.
Le lauréat a ensuite dédié cette reconnaissance à l'ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre le tabac au Burkina Faso, estimant qu'elle n'est pas un point d'arrivée, mais plutôt un carburant pour poursuivre la lutte.
« C'est en juillet 2006 que le Burkina Faso a ratifié la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac, marquant ainsi le point de départ d'une lutte organisée contre le tabagisme dans notre pays », a d'abord rappelé le premier responsable en charge de la santé, le ministre Lucien Jean-Claude Kargougou, avant d'affirmer que cette volonté politique affichée dans la lutte contre ce fléau a fait du Burkina Faso un exemple aux yeux de la communauté internationale.
De g. vers la d. : Dr Mohamed Ould Sidi Mohamed (lauréat 2015), Dr Narcisse Naré (lauréat 2026), le chef du Bureau OMS au Burkina et Dr Théodore Kangoyé (lauréat 2014).« Pour avoir ce mérite, des hommes et des femmes se sont investis pour protéger la santé des populations face aux effets dévastateurs du tabac. Sont de ceux-là le docteur Narcisse Naré, médecin de santé publique, qui avait, en tant que point focal, travaillé à ce qu'une loi portant lutte contre le tabac soit adoptée en 2010 avec une série de textes d'application. En outre, il a été un des acteurs-clés dans la ratification du protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac en 2016 par notre pays », a retracé le ministre, citant en outre la contribution du lauréat à travers plusieurs textes en la matière. Il s'agit entre autres du décret portant création du Comité national de lutte contre le tabac, du décret instituant l'emballage neutre, du décret portant interdiction de fumer dans les lieux publics et les transports en commun et de celui portant suivi de la traçabilité des produits du tabac.
« Sous son leadership, d'autres projets de textes ont été élaborés et sont en attente d'être adoptés. Parmi ces textes, on peut citer le projet de loi portant lutte contre le tabac au Burkina Faso, le projet de décret portant réglementation de la composition, des émissions des produits du tabac et des informations sur les produits du tabac à communiquer et le projet de décret portant réglementation des points de vente des produits du tabac », a dévoilé le ministre Kargougou, justifiant cette reconnaissance de l'OMS et souhaitant que cette expérience du Dr Naré puisse toujours contribuer à la protection des générations présentes et futures des méfaits du tabagisme.
Cette nouvelle reconnaissance internationale vient, faut-il le souligner, saluer la vision et la détermination du gouvernement burkinabè, à travers notamment le ministère de la Santé, à toujours œuvrer en faveur de la santé des populations. C'est également dans cet environnement empreint de leadership gouvernemental que, peut-on rappeler, Jean Arnaud Sawadogo, membre du conseil d'administration d'Afrique contre le tabac (ACONTA), a été sacré meilleur journaliste de lutte contre le tabagisme en Afrique francophone en 2024.
Le ministre Kargougou et des invités, posant avec le lauréat à l'issue de la cérémonie.Cette distinction s'inscrivait dans le cadre du concours « Africa Tobacco Control Media Awards » initié par l'Alliance pour le contrôle du tabac en Afrique (ACTA).
Relevons que pour cette cérémonie de distinction du Prix OMS de la Journée mondiale sans tabac 2026, le ministre Lucien Robert Jean-Claude Kargougou avait à ses côtés plusieurs de ses prédécesseurs. Il s'agit du Pr Charlemagne Ouédraogo, Pr Claudine Lougué, Léné Sebgo et Pr Adama Traoré.
O.L
Lefaso.net
Titulaire depuis juin 2026 de la licence d'agent FIFA, Séverin Pitié Kaboré fait partie de la nouvelle génération d'agents burkinabè appelés à accompagner les footballeurs dans leur carrière. Entrepreneur et passionné de football, il revient, dans cette interview accordée à Lefaso.net, sur son parcours, le rôle d'un agent, les exigences de la licence FIFA, les défis du métier au Burkina Faso et ses ambitions pour la promotion des talents burkinabè.
Lefaso.net : Pouvez-vous nous parler du métier d'agent et comment il s'exerce ?
Sévérin Pitié Kaboré : un agent de joueurs est chargé d'accompagner le footballeur dans toutes les dimensions de sa carrière. Il recherche les meilleures opportunités, négocie les contrats avec les clubs, gère les aspects administratifs et peut également intervenir dans les partenariats commerciaux avec les marques. J'aime dire que l'agent est l'architecte de la carrière du joueur. C'est lui qui dessine son plan de carrière, anticipe les différentes étapes de son évolution et veille à ce que chaque décision serve son développement sportif et professionnel.
Vous venez d'obtenir votre licence d'agent FIFA. Que représente cette étape dans votre parcours professionnel ?
Je suis avant tout entrepreneur et passionné de football. Aujourd'hui, la FIFA exige que toute personne souhaitant exercer comme agent dispose de cette licence officielle. Son obtention représente donc une étape majeure de mon parcours. Je me suis investi pleinement dans cette formation afin de répondre aux nouvelles exigences de la FIFA et, grâce à Dieu, j'ai réussi cet examen.
Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste la licence FIFA et quelles ont été les principales exigences pour l'obtenir ?
La licence FIFA a été instaurée pour mieux réglementer et assainir le métier d'agent. Son obtention demande beaucoup de préparation. Il faut suivre plusieurs modules de formation avant de passer un examen mondial organisé simultanément dans plusieurs pays.
L'épreuve dure une heure et il faut obtenir au moins 15/20 pour être admis. Le niveau est particulièrement élevé puisque le taux de réussite mondial dépasse rarement 20 %. C'est un examen exigeant qui demande un investissement personnel important.
Racontez-nous en quoi consiste le quotidien d'un agent de joueurs.
Le quotidien d'un agent ressemble beaucoup à celui d'un entrepreneur. Il faut être organisé, visionnaire et constamment à la recherche d'opportunités. L'agent suit ses joueurs, échange régulièrement avec eux, assiste parfois à leurs entraînements ou à leurs matchs, entretient son réseau de contacts et travaille sur les meilleures perspectives de carrière pour chacun d'eux. Il accompagne également les joueurs dans les aspects extrasportifs, ce qui nécessite beaucoup de disponibilité.
Beaucoup de jeunes Burkinabè rêvent d'une carrière dans le football professionnel. Quel rôle un agent FIFA peut-il jouer dans la réussite de leur projet ?
Un agent, c'est quelqu'un qui connaît tout le monde, mais personne ne le connaît. Mais le joueur, tout le monde le connaît, mais il ne connaît personne. L'agent ouvre des portes, conseille, oriente et aide le joueur à prendre les bonnes décisions. En Afrique, nous avons énormément de talents, mais beaucoup n'arrivent jamais à franchir le cap du professionnalisme faute d'accompagnement. Le rôle de l'agent est justement d'aider ces jeunes à saisir les meilleures opportunités.
On vous connaît en tant qu'agent de l'international burkinabè Josué Tiendrébéogo. Pouvez-vous nous raconter quel rôle vous avez joué dans le parcours du joueur qui évolue aujourd'hui en FK IMT en Serbie ?
Josué Tiendrébéogo est comme un petit frère pour moi. Je le suis depuis plusieurs années et une relation de confiance s'est progressivement construite entre nous. Après ses performances au Fasofoot, où il s'est illustré comme meilleur joueur et meilleur buteur, nous avons travaillé sur son transfert vers Annecy. Plus récemment, il a rejoint le FK IMT en Serbie, où il poursuit sa progression. Mon rôle est de l'accompagner tout au long de son parcours afin qu'il continue à évoluer dans les meilleures conditions.
L'absence de Josué Tiendrébéogo de la liste pour la dernière CAN a suscité de nombreuses réactions. Comment avez-vous vécu cette décision et quels conseils lui avez-vous donnés ?
C'est une décision qui nous a profondément marqués. Nous avions travaillé pendant longtemps pour qu'il puisse participer à cette CAN.
Au regard de ses statistiques, il était difficile de comprendre son absence. Lors des éliminatoires, il avait rejoint le groupe en cours de route, mais il figurait parmi les meilleurs buteurs. À chacune de ses convocations, il s'est montré décisif.
Cette décision a donc été difficile à accepter. Mais en tant qu'agent, même lorsque l'on est soi-même affecté, on ne doit jamais transmettre ce découragement au joueur.
Je lui ai simplement dit de rester fort. La liste était publiée et personne ne pouvait revenir dessus. Ce n'était pas une raison pour abandonner ou baisser les bras. Je lui ai conseillé de continuer à travailler avec sérieux, de rester concentré sur ses objectifs et de faire preuve de résilience.
Le football est ainsi fait. Les déceptions existent, mais avec le travail et la persévérance, les opportunités finissent toujours par revenir.
Le football africain attire de plus en plus de recruteurs étrangers. Comment comptez-vous contribuer à la promotion des talents burkinabè sur la scène internationale ?
C'est une très bonne question parce que c'est un marché qui est très saturé, où il y a de la compétition, donc ce n'est pas seulement au Burkina qu'il y a des agents licenciés FIFA.
En tant qu'Africain, je pense que nous connaissons bien le football africain pour les accompagner. Je trouve qu'un agent africain qui a un bon carnet d'adresses en Europe, qui est africain, peut mieux accompagner le joueur dans sa progression.
Nous mettrons nos compétences pour accompagner au profit des jeunes afin de les aider à grandir. Il y a beaucoup d'agents africains, que je connais très bien, qui sont en train de monter, d'autres même sont déjà très bien installés et qui ont de très grands joueurs.
En plus de l'aspect sportif, il y en a certains que nous conseillons sur certains investissements qu'ils peuvent faire au pays et qui pourront leur profiter au soir de leur carrière.
Selon vous, quels sont aujourd'hui les principaux défis auxquels sont confrontés les agents de joueurs au Burkina Faso ?
Au Burkina, je peux dire que les défis sont énormes parce que déjà c'est un métier sur lequel il y a beaucoup d'amalgame dessus.
C'est un métier où les gens n'arrivent pas à faire la différence jusqu'à maintenant. Avant, tout le monde pouvait être agent. Mais maintenant c'est devenu compliqué avec l'examen de la FIFA. C'est vrai qu'il y a des gens sans la licence de la FIFA qui avaient eu à faire de très bons deals et à placer des joueurs en Europe et c'est quelque chose qu'il faut féliciter.
Je pense que le défi actuellement, c'est d'essayer de travailler en symbiose avec des professionnels parce que ce n'est pas un travail qu'on peut faire seul. C'est un travail où on a besoin de tout le monde, besoin de contacts, besoin de relations.
Et aussi, c'est demander aux autorités de vraiment prendre ce métier très au sérieux. D'essayer d'avoir un œil là-dessus aussi. Parce qu'aujourd'hui, si nous parlons des grands joueurs comme Didier Drogba, Samuel Eto'o et plein d'autres, ce sont des gens qui, dès le début, ont eu de très bonnes personnes, de très grands agents à côté d'eux, qui les ont accompagnés. Donc, c'est cela qui fait qu'aujourd'hui, tout le monde parle d'eux.
Sévérin Pitié Kaboré assiste souvent aux entraînements de ses poulains lorsqu'il a le temps.Envisagez-vous de représenter principalement des joueurs burkinabè ou d'élargir votre portefeuille à d'autres nationalités ?
Un agent FIFA ne doit pas se limiter à une seule nationalité. Si un jeune Malien, Ghanéen ou Ivoirien présente un bon potentiel, nous pouvons parfaitement l'accompagner. À travers notre structure, Révélations Football Agency, nous suivons déjà des joueurs au Burkina Faso, au Mali, au Ghana et en Côte d'Ivoire.
Y a-t-il des championnats ou des marchés que vous ciblez en priorité ?
Tout dépend du profil du joueur. Pour un jeune de 17 ou 18 ans, l'objectif est généralement de construire progressivement un parcours vers l'Europe. Il n'est pas toujours nécessaire d'intégrer immédiatement un grand club. Certaines équipes constituent d'excellentes étapes de développement.
Pour les joueurs plus expérimentés, les projets sont différents. Chaque carrière est unique et l'agent doit adapter sa stratégie au profil du joueur.
J'ai aussi l'habitude de dire que l'agent, c'est un peu l'architecte du joueur car il accompagne progressivement le joueur durant sa carrière.
Le métier d'agent est parfois critiqué. Comment comptez-vous exercer avec transparence et éthique ?
Comme je l'ai dit plutôt, avant d'exercer ce métier, je suis entrepreneur. Donc déjà en tant qu'entrepreneur, la parole donnée, elle est très importante. Ce qui va faire la différence, c'est la loyauté et la transparence, c'est très important. Il faut vraiment être droit et intègre. Quand on est vraiment intègre et transparent, on est quelqu'un de véridique, on pourra faire un long parcours dans ce métier.
Comment lutter contre les faux agents et les intermédiaires non agréés qui continuent d'approcher les jeunes joueurs ?
Le métier d'agent, c'est un métier dont on ne maîtrise pas vraiment les entrées et les sorties, ce qui rend la tâche très compliquée. Donc c'est aux joueurs de savoir faire la différence.
Et c'est aussi à nos fédérations de communiquer beaucoup et de sensibiliser aussi. Il y a des intermédiaires qui sont bien, qui font le boulot correctement. Arrivé à un certain moment, il faut essayer de se mettre en règle, parce que cela évite beaucoup d'amalgame. Donc pour moi, c'est aux joueurs de savoir bien se faire accompagner, de poser les questions.
Pour les jeunes joueurs, quand quelqu'un vient vers vous pour vous dire qu'il est agent de footballeur, il faut chercher à voir sa carte, demander à voir sa licence. Il faut faire la part entre un agent intermédiaire et un agent licencié. Il faut poser les questions et mener une enquête personnelle d'abord avant de s'engager ou avant de suivre quelqu'un. Il ne faut pas vraiment suivre quelqu'un parce qu'il vous vend du rêve en promettant de vous faire signer par exemple au FC Barcelone ou au Real Madrid.
Pouvez-vous nous éclairer sur les deux notions ? Quelle est la différence entre un agent intermédiaire et un agent licencié ?
Un agent licencié FIFA, c'est celui qui a passé l'examen d'agent FIFA. L'examen d'agent FIFA se passe une fois dans l'année, organisé par la FIFA et qui est récompensé à la fin, si tu es admis, par une licence. C'est cette licence qui te couvre sur toutes les transactions que tu vas faire dans ce métier. Et la licence aussi, il y a une conduite à tenir. Ta licence peut être retirée si tu ne respectes pas cette conduite.
Avant la réforme, les fédérations nationales délivraient des licences d'agents intermédiaires. Ce système n'existe plus. Désormais, l'examen est unique et organisé exclusivement par la FIFA. Les fédérations n'organisent plus leurs propres examens.
Quels sont vos objectifs à court et moyen termes en tant qu'agent FIFA ?
Sur le plan professionnel, c'est de travailler à être vraiment quelqu'un d'incontournable dans ce milieu. Déjà au Burkina Faso, je veux marquer ma présence. Sur le plan international, ça aussi c'est quelque chose que je suis en train de vraiment préparer. Dieu faisant grâce, on avait déjà eu à placer quelques joueurs en Europe. Donc ça fait que nous sommes en train de travailler pour continuer dans cette lancée et offrir d'autres opportunités à nos jeunes joueurs.
Les objectifs, c'est déjà de faire les preuves au Burkina Faso ici, puis l'international viendra naturellement.
Interview réalisée par Jean Elysée Nikiéma
Lefaso.net
À l'heure où le Burkina Faso continue de faire face à une crise sécuritaire complexe, la qualité de l'information diffusée au public apparaît plus que jamais comme un facteur déterminant de résilience, de cohésion sociale et de stabilité. C'est dans cette dynamique que le Conseil supérieur de la communication (CSC) organise un atelier de formation et de sensibilisation destiné aux journalistes et web-activistes sur la gestion de l'information en période de crise. L'atelier se tient avec l'appui du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), du 27 au 29 juillet 2026 à Koudougou, La cérémonie d'ouverture a été présidée par le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, en présence du président de la délégation spéciale de Koudougou, Amédée Paré.
Face aux défis sécuritaires, sociaux et humanitaires auxquels le Burkina Faso est confronté depuis plusieurs années, le Conseil supérieur de la communication entend renforcer les compétences des acteurs de l'information afin de promouvoir une communication plus responsable, professionnelle et favorable à la cohésion sociale. Pendant trois jours, journalistes et producteurs de contenus numériques réfléchiront aux bonnes pratiques en matière de communication de crise, de vérification des faits et de lutte contre la désinformation.
À l'ouverture des travaux, le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, a salué l'engagement des autorités régionales ainsi que le soutien constant du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), partenaire historique de l'institution. Selon lui, cette collaboration a permis la réalisation de nombreuses initiatives en faveur de la professionnalisation des médias, de la consolidation de la paix et du renforcement de la cohésion sociale au Burkina Faso.
« Cette collaboration témoigne d'une vision commune de faire de la communication un levier de résilience, de prévention des conflits et de développement durable », Louis Modeste Ouédraogo, président du CSCUne responsabilité accrue dans un contexte de crise
Pour le président du CSC, la communication de crise ne relève plus d'un simple exercice technique. Dans le contexte actuel, elle constitue un véritable impératif stratégique. « Elle permet non seulement d'informer les citoyens avec exactitude, mais aussi de prévenir la désinformation, les rumeurs, les discours de haine, les manipulations informationnelles et la psychose qui peuvent aggraver une situation déjà fragile », a-t-il expliqué.
Louis Modeste Ouédraogo a insisté sur le rôle désormais central qu'occupent aussi bien les médias traditionnels que les plateformes numériques dans la construction de l'opinion publique. Chaque information publiée peut, selon lui, contribuer à éclairer, sensibiliser et rassurer les populations, mais peut également, lorsqu'elle est inexacte ou insuffisamment vérifiée, alimenter la confusion, la peur ou les divisions.
Avec l'essor des réseaux sociaux, où les contenus circulent à une vitesse inédite, les exigences de vérification et de responsabilité deviennent encore plus importantes pour les journalistes et web-activistesLes acteurs appelés à mesurer l'impact de leurs publications
S'adressant directement aux participants, le président du CSC a rappelé que les journalistes demeurent des acteurs essentiels de la démocratie grâce au respect des règles déontologiques, à la recherche de la vérité et à la défense de l'intérêt général. Il a également attiré l'attention des web-activistes sur la place désormais incontournable qu'ils occupent dans l'écosystème informationnel. Par leur influence sur les comportements, les opinions et les perceptions, ils sont appelés à exercer leurs activités avec davantage de responsabilité.
« Publier, partager ou commenter une information engage sa responsabilité morale, citoyenne et, dans certains cas, sa responsabilité juridique », a-t-il averti, invitant chacun à faire preuve de discernement avant toute diffusion de contenu.
Cette session s'inscrit dans la continuité des actions déjà entreprises par l'instance de régulation. Louis Modeste Ouédraogo a rappelé qu'entre 2016 et 2017, le CSC avait déjà organisé un premier séminaire de renforcement des capacités des journalistes sur la communication en période de crise sécuritaire.
« Cette collaboration entre le CSC et le PNUD traduit l'engagement commun de nos institutions et ses partenaires à promouvoir une communication responsable au service de la paix et de la cohésion sociale », Amédée Paré, PDS de la commune de KoudougouPrès d'une décennie plus tard, le contexte a profondément évolué. Les stratégies des groupes armés, les techniques de manipulation de l'information ainsi que les modes de diffusion des contenus ont connu d'importantes mutations, rendant nécessaire une actualisation des connaissances et des pratiques professionnelles.
L'atelier vise ainsi à permettre aux participants de mieux maîtriser les principes fondamentaux de la communication de crise, d'améliorer leurs techniques de collecte, de traitement et de vérification de l'information, de promouvoir une communication sensible aux conflits et de mieux comprendre les mécanismes de lutte contre la désinformation et les manipulations informationnelles.
Les travaux devront également favoriser une collaboration plus étroite entre les médias, les institutions publiques et les différents acteurs de la société afin d'assurer une gestion plus efficace de l'information dans les situations sensibles.
« La responsabilité sociale du journaliste ou du web-activiste dans la gestion de l'information en période de crise » est la communication présentée par Moussa Sawadogo, spécialiste des sciences de l'information et de la communicationMiser sur des experts de haut niveau
Convaincu que les défis actuels exigent des réponses adaptées, le président du CSC a indiqué que l'institution a mobilisé des experts de haut niveau pour animer les différentes communications prévues au cours de cette session. Il a invité les participants à faire preuve d'engagement, à partager leurs expériences de terrain et à saisir cette opportunité pour renforcer leurs compétences professionnelles.
« Les compétences que vous acquerrez ici contribueront, j'en suis persuadé, à améliorer la qualité de l'information diffusée auprès des populations et à renforcer notre résilience collective face à la crise que nous traversons », a-t-il déclaré.
La thématique abordée par le directeur de communication des armées, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, s'intitule « La couverture médiatique des attaques terroristes : Quels comportements pour être en phase avec le dispositif sécuritaire ? »Par cette initiative, le Conseil supérieur de la communication réaffirme sa volonté de promouvoir un environnement médiatique libre, responsable et professionnel. L'institution entend poursuivre, avec l'ensemble de ses partenaires, les actions de renforcement des capacités des journalistes, des communicants et des créateurs de contenus numériques afin qu'ils contribuent pleinement à l'édification d'une société fondée sur la paix, la tolérance et la cohésion sociale.
En déclarant officiellement ouverts les travaux de cet atelier, Louis Modeste Ouédraogo a formulé le vœu que ces trois journées débouchent sur des recommandations concrètes et des pratiques renouvelées, capables d'améliorer durablement le traitement de l'information. Et ce, dans un contexte national marqué par de multiples défis.
Hamed Nanéma
Lefaso.net