Sur sa page Facebook, les Forces armées maliennes (FAMa) informent l'opinion nationale que dans le cadre de missions de reconnaissance offensive menées à la suite de l'attaque terroriste contre les villes de Kati et Bamako, des unités terrestres ont conduit avec succès une opération ciblée.
Cette intervention, réalisée le samedi 2 mai 2026 dans la localité de Sébabougou, région de Kita, a permis de neutraliser plus de dix-sept terroristes et de récupérer une quinzaine de motos, selon un bilan provisoire.
Le Chef d'État-Major général des Armées a salué la détermination et l'engagement sans faille des FAMa au service de la défense nationale.
Il a également réaffirmé que les groupes armés terroristes seront traqués jusque dans leurs derniers retranchements sur toute l'étendue du territoire national.
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Source : Page Facebook des Forces armées maliennes (FAMa)
Dans le cadre des opérations de reconquête du territoire national, le Chef d'État-Major de la Gendarmerie nationale, le Colonel Issa Yaguibou, s'inscrit dans une dynamique de commandement de proximité, en rencontrant systématiquement ses hommes avant leur déploiement et à leur retour de mission.
À la veille de chaque départ en opération, il s'adresse directement aux unités engagées. Ces échanges, empreints de clarté et de fermeté, visent à fixer le cap, à renforcer le moral des troupes et à consolider la détermination des personnels. Il rappelle que ces missions s'inscrivent dans un enjeu stratégique majeur pour la Nation et exigent de chaque combattant patriotisme, professionnalisme, vigilance constante, discipline et sens élevé du devoir.
À chacune de ces rencontres, il transmet les encouragements des plus hautes autorités ainsi que ceux de toute la hiérarchie, tout en réaffirmant la confiance placée en chaque gendarme.
Le Chef d'État-Major insiste particulièrement sur la force morale des troupes : croire en ses capacités, éviter toute surestimation de l'ennemi et garder en permanence la maîtrise de soi. Il souligne que la victoire repose autant sur l'état d'esprit que sur les moyens engagés. La cohésion, la discipline et le respect strict des consignes opérationnelles sont ainsi érigés en principes fondamentaux de réussite sur le terrain.
Mais cet engagement du commandement ne s'arrête pas au départ en mission. Au retour des unités, le Colonel Issa Yaguibou va également à la rencontre de ses hommes. Ces moments d'échanges permettent de saluer leur engagement, de recueillir leurs retours d'expérience et de tirer les enseignements nécessaires à l'amélioration continue des dispositifs opérationnels. Ils constituent également une reconnaissance directe des efforts consentis sur le terrain et renforcent le lien de confiance entre le commandement et les unités.
À travers cette présence constante et cette proximité active, tant avant qu'après les opérations, le Chef d'État-Major réaffirme une conviction forte : la réussite des missions repose en grande partie sur l'accompagnement et la valorisation des hommes qui les exécutent.
Dans un contexte sécuritaire exigeant, cette approche contribue à maintenir un haut niveau de motivation, de cohésion et d'efficacité au sein de la Gendarmerie nationale, pleinement engagée dans la reconquête du territoire et la protection des populations, conformément aux orientations stratégiques des plus hautes autorités et aux directives du Commandement.
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Source : Page Facebook de la gendarmerie
À une journée de la fin du championnat national de football, la lutte pour le maintien reste intense. Si certaines équipes sont déjà fixées sur leur sort, d'autres jouent encore leur avenir dans l'élite lors d'une ultime journée qui s'annonce décisive.
Les rencontres de la 29ᵉ journée du championnat national de football se sont disputées en simultané, le dimanche 3 mai, dans les différents stades du Burkina Faso. À une journée du terme de la saison, le suspense demeure entier, notamment dans la course au maintien.
D'ores et déjà, l'AJEB et le RCB sont officiellement relégués en deuxième division. En revanche, plusieurs formations continuent de grappiller des points précieux dans l'espoir de se maintenir en Ligue 1.
Les affiches de cette 29ᵉ et avant-dernière journée ont tenu toutes leurs promesses. À l'approche du dénouement, les équipes restent engagées dans une lutte acharnée pour conserver leur place dans l'élite.
À Ziniaré, l'Union sportive des forces armées (USFA) et le Rail club du Kadiogo (RCK) se sont neutralisés (0-0). À l'issue de cette rencontre, le RCK ne compte plus que deux points d'avance sur l'AS Sonabel, actuelle équipe barragiste. Les Faucons devront impérativement réussir leur dernière sortie afin d'assurer leur maintien direct, sans passer par les barrages.
De son côté, l'Étoile filante de Ouagadougou a réalisé une belle opération en s'imposant largement (3-0) face à l'AJEB. Malgré ce succès, les Stellistes restent en position de barragiste avec 32 points, accusant un retard de trois unités sur la zone de maintien à une journée de la fin.
L'AS Sonabel a également engrangé trois points précieux lors de son duel face à l'ASFB, remporté sur le score de 2-0. Toutefois, les Électriciens demeurent barragistes, à deux points du maintien direct.
Dans le haut du tableau, le Sporting FC a pris le dessus sur le Majestic SC (2-1), grimpant ainsi à la troisième place du classement. Salitas FC s'est également imposé sur le même score face à l'AS Douanes.
Le Réal du Faso a, quant à lui, signé une courte mais précieuse victoire (1-0) contre l'ASFA-Yennenga. Le CFFEB a validé son maintien en Ligue 1 grâce à son succès (3-2) face à Vitesse FC.
Enfin, la rencontre entre Rahimo FC, déjà sacré champion, et le RCB, avant-dernier du classement, n'a laissé place à aucune surprise. Les Académiciens de Bama ont largement dominé les Tigres de Diarradougou, s'imposant sur le score sans appel de 4-0.
La 30ᵉ et dernière journée du championnat de première division s'annonce palpitante, avec plusieurs équipes encore engagées dans une lutte décisive pour leur survie dans l'élite du football burkinabè.
Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
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Tous les résultats de la 29e journée du championnat
USFA - RCK : 0-0
EFO - AJEB : 3-0
AS Sonabel - ASFB : 2-0
Sporting FC - MAJESTIC SC : 2-1
ASFA Y - Réal du Faso : 0-1
Salitas FC - AS DOUANES : 2-1
CFFEB - VITESSE FC : 3-2
Rahimo FC - RCB : 4-0
Le classement à l'issue de la 29ᵉ journée du championnat
1er Rahimo FC 68pts+32
2e USFA 46pts+12
3e SPORTING FC 43pts+9
4e MAJESTIC SC 43pts+2
5e AS DOUANES 43pts+1
6e ASFA Y 38pts-3
7e CFFEB 37pts-1
8e SALITAS FC 37pts-3
9e ASFB 37pts-5
10e VITESSE FC 36pts
11e REAL DU FASO 36pts-2
12e RCK 35pts-3
13e AS SONABEL 33pts-5
14e EFO 32pts-8
15e RCB 27pts-15
16e AJEB 23pts-11
Au cœur de nos traditions avec la ambrée du Burkina !
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Le Président du Faso, Chef de l'État, le Capitaine Ibrahim Traoré, a procédé, ce lundi 4 mai 2026 à Ouagadougou, à la remise d'un important lot d'engins roulants de travaux publics à l'Agence Faso Mêbo.
Ce matériel est destiné à opérationnaliser les brigades des régions de Tannounyan, du Djôrô, du Nando et du Nakambé.
« Officiellement, je vous remets les clés de ces différents engins. Vous allez les utiliser pour renforcer et accélérer les travaux de l'autoroute, mais surtout pour permettre aux utilisateurs d'en avoir la maîtrise », a déclaré le Capitaine Ibrahim Traoré, en remettant le matériel au Directeur général de l'Agence Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé.
Au total, 776 engins ont été remis. Composé notamment de véhicules de type pick-up, de semi-remorques, de niveleuses, de compacteurs, de pelles hydrauliques, de bulldozers, de centrales de concassage et d'enrobage, de camions-grues et de citernes, ce lot est destiné à la mise en service des brigades dans les quatre régions concernées.
Présents à la cérémonie, les gouverneurs desdites régions ont été instruits de mobiliser les populations afin d'accompagner les travaux de Faso Mêbo. « J'attends de vous, gouverneurs, de mobiliser surtout les populations. C'est ce qui est le plus important. Si elles s'impliquent dans la construction des routes, elles veilleront à ne pas les dégrader », a indiqué le Président du Faso.
À travers cette dotation, le Chef de l'État réaffirme son engagement en faveur du désenclavement du pays, dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire.
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Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso
La styliste et ex-mannequin Lucie Magloire Toé a officiellement ouvert les portes de sa boutique « Lucy style Shop » ce vendredi 1er mai 2026, au quartier Balkuy de Ouagadougou.
L'événement a mobilisé famille, amis, connaissances et clients, venus soutenir la créatrice dans cette nouvelle étape de son parcours. À travers cette ouverture, Lucie Magloire Toé confirme l'évolution de sa marque « Lucy style », qui totalise désormais cinq années d'existence.
La styliste Lucie Magloire Toé propose des tenues confectionnées à partir de tissus issus de diverses communautés du Burkina Faso et d'ailleurs, valorisant ainsi la richesse culturelle et le métissage des stylesPour marquer cette journée, la styliste a présenté sa nouvelle collection intitulée « Écran de rêve », une ligne inspirée de son histoire personnelle. La boutique propose également une large gamme de tenues prêt-à-porter ainsi que des créations sur mesure, destinées aux femmes, aux hommes et aux enfants.
Fidèle à son identité, « Lucy style » met en avant le chic et l'élégance, tout en maintenant un bon rapport qualité-prix. Une vision en phase avec les nouvelles dynamiques de la mode, où le vêtement devient un véritable moyen d'expression et de narration.
« Ce nom revêt une signification profonde pour moi. Il traduit une grande satisfaction, l'aboutissement d'un rêve et raconte une partie de ma vie. Car Lucy style ne se limite pas à des vêtements que nous vendons ou créons. Nous créons des histoires, et avant tout la mienne », confie la créatrice à propos de la collection « Écran de rêve ».
De nombreuses personnalités et figures du monde artistique ont pris part à cette cérémonie d'ouvertureLa collection est un hommage à son enfance, marquée par la découverte du monde à travers un écran de télévision introduit au sein du foyer familial. « “Écran de rêve” est un hommage à une petite fille de huit ans dont le père avait ramené une télévision à la maison. En silence, elle l'observait, fascinée par ce qu'elle voyait à l'écran. C'est ainsi que son monde s'est ouvert. Elle a découvert qu'au-delà de son village, il existait un ailleurs, quelque chose de plus vaste, de plus grand », a-t-elle confié.
Une expérience fondatrice qui a nourri son imaginaire et orienté sa trajectoire. « Depuis ce moment, je n'ai plus jamais pensé comme les autres. Mon imagination s'est développée, nourrie par ce que je voyais à travers cet écran. Je voulais comprendre, découvrir et explorer cet univers », a-t-elle renchéri.
Une vue des créations de la styliste Lucie Magloire ToéÀ travers cette collection, la styliste rend hommage aux artistes, aux actrices, aux journalistes, aux films, aux émissions et aux chansons qui ont influencé son parcours, mais aussi à son père. « C'est également un hommage intime, dédié à mon père. C'est grâce à lui que la télévision est entrée dans notre foyer. Peut-être ne mesurait-il pas l'impact de ce geste, mais cette télévision a changé ma vie », a-t-elle déclaré, émue.
Pour Lucie Magloire Toé, cette boutique est bien plus qu'un espace commercial. « Elle représente énormément pour moi. Elle incarne ma force, mon courage et ma détermination. Elle est une victoire, un rêve qui se concrétise », affirme-t-elle.
Désormais ouverte au public au quartier Balkuy, « Lucy style Shop » se positionne comme un lieu où le style rencontre l'émotion, et où chaque client peut trouver ou créer une tenue à son image. « Lucy style n'est pas simplement un lieu où l'on achète des vêtements. C'est un espace où l'on ressent, où l'on s'exprime, où l'on se découvre. »
Quelques tenues de la collectionAvec des pièces déjà disponibles et la possibilité de créations personnalisées inspirées de l'histoire de chacun, la marque invite le public à vivre une expérience unique et à découvrir un univers où la mode devient un récit.
Infoline : 79 79 18 35 / 05 46 18 34
Pour en savoir plus sur le parcours de la styliste : Mode au Burkina : Lucie Toé, du mannequinat au stylisme
Samirah Bationo
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La Caisse populaire de Koupéla a tenu, le samedi 25 avril 2026 à Koupéla, sa 15ᵉ Assemblée générale ordinaire (AGO), couplée à une Assemblée générale extraordinaire (AGE). Venant de Koupéla, Pouytenga, Zorgho et Mogtédo, les coopérateurs ont répondu présents à ce rendez-vous annuel de redevabilité et d'orientation.
L'Assemblée générale extraordinaire a été consacrée à la relecture des statuts, du règlement intérieur ainsi que de la convention d'affiliation avec la faîtière des caisses populaires du Burkina Faso.
L'Assemblée générale ordinaire a fait le bilan des activités de l'exercice 2025, notamment celles du conseil d'administration et de la direction, du conseil de surveillance, du comité de crédit, du rapport du commissaire aux comptes, et s'est terminée par le renouvellement des organes ainsi que la remise d'attestations de reconnaissance aux administrateurs en fin de mandat.
« La Caisse populaire de Koupéla, avec ses agences et guichets, s'étale sur deux régions (le Nakambé et Oubri). Cette grandeur ne se mesure pas seulement en termes de couverture géographique, du nombre de ses agences ni de son personnel, mais par rapport à ses indicateurs de gestion. Ce qui m'amène à vous donner quelques indicateurs clés au 31 décembre 2025. Nous avons pu atteindre un niveau de fonds propres près d'1 milliard, mobiliser une épargne de plus de 7 milliards, octroyer des crédits de près de 4 milliards avec un taux de remboursement de plus de 99 % et atteindre un actif de plus de 8 milliards.
La réalisation de ces résultats a été possible grâce aux efforts conjugués de tous (personnel comme dirigeants), mais aussi bien de la Direction technique Est et de la Faîtière des caisses populaires du Burkina et surtout des coopérateurs qui nous ont fait confiance en choisissant la Caisse populaire de Koupéla.
Nous remercions les populations de Koupéla, Pouytenga, Zorgho et Mogtédo pour leur forte mobilisation et nous sollicitons leur accompagnement pour améliorer davantage nos performances en 2026 », a indiqué le directeur de la caisse, Mitibkièta François de Sales Tapsoba, à l'issue des travaux.
La cérémonie a débuté avec le mot de bienvenue du président de la délégation spéciale de Koupèla, Moumouni Sagnon. Il a souhaité la bienvenue à tous les membres présents dans la belle cité du « granite blanc ». Il s'est réjoui de leur présence effective et les a remerciés pour leur déplacement. Il a salué cette rencontre qui constitue un cadre important d'échanges et de concertation entre les membres. Il a ensuite formulé des vœux de bons travaux à l'ensemble des participants. »
Prenant la parole, le président du conseil d'administration, Adama Kaboré, a souhaité la bienvenue à tous les coopérateurs à ces assises, qui sont de véritables tremplins de l'expression de la démocratie coopérative. Il a remercié les autorités administratives, militaires, coutumières et religieuses pour leur appui constant.
Le directeur technique Est, Mahamoudou Nikièma, a livré le message de la directrice générale, il a salué la mobilisation, évoqué l'adoption de nouveaux textes renforçant la gouvernance et la transparence dans le cadre de l'entrée en vigueur de la nouvelle loi de la microfinance, présenté les innovations en cours au RCPB, notamment la digitalisation, avant de féliciter la caisse populaire de Koupéla pour les résultats atteints en 2025.
Présidant la cérémonie d'ouverture, le haut-commissaire de la province du Kouritenga, Moctar Ilboudo, a salué la résilience de l'institution dans un contexte difficile.
« L'exercice 2025 s'est déroulé dans un climat d'insécurité ayant pesé sur les opportunités de croissance. Dans ce contexte, la caisse populaire de Koupéla a su faire preuve d'une grande capacité d'adaptation. Grâce à des efforts soutenus et une gestion rigoureuse, l'équipe a réaffirmé son engagement pour le développement du RCPB, plaçant l'intérêt de l'institution au cœur de ses priorités. Elle allie performance économique et mission sociale. Si elle soutient le développement de nos activités, elle n'en demeure pas moins une institution dont la pérennité repose sur la responsabilité de chacun », a-t-il insisté, tout en exhortant les coopérateurs à plus de responsabilité.
L'autorité administrative a, par ailleurs, félicité les dirigeants et l'ensemble des membres. « C'est votre travail acharné qui fait de cette caisse un modèle de réussite. Je vous invite à aller de l'avant pour atteindre des résultats encore meilleurs », a-t-il encouragé.
Les travaux ont été également marqués par la désignation d'une nouvelle présidente du Conseil d'administration, en la personne de Zénabou Kiélem/KaboréLes travaux ont été également marqués par la désignation d'une nouvelle présidente du conseil d'administration, en la personne de Zénabou Kyélèm/Kaboré. Mesurant l'ampleur de la tâche, elle a appelé à la solidarité autour de sa mission.
« Je suis nouvelle et je ne peux pas réussir seule. Je vais m'appuyer sur ceux qui m'ont précédée et travailler en équipe. Quand on veut aller loin, il faut aller avec les autres », a-t-elle affirmé.
C'était également l'occasion pour la caisse d'honorer certains de ses collaborateurs en leur attribuant des attestations de reconnaissance.
Hanifa Koussoubé
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Ouagadougou, le 27 avril 2026
Banque Atlantique Burkina Faso, filiale du Groupe panafricain Banque Centrale Populaire (BCP), a accueilli le 7 avril 2026 un groupe de jeunes talents dans le cadre de son programme « Pépites BABF ». Lancée en décembre 2025, cette initiative vise à renforcer l'employabilité des jeunes diplômés et à former une nouvelle génération de talents bancaires, conformément à la stratégie de responsabilité sociétale de la banque, axée sur le développement du capital humain.
Destiné aux diplômés de niveau Bac+4/5, le programme « Pépites BABF » repose sur une immersion professionnelle d'une durée d'un an au sein de Banque Atlantique, au cours de laquelle les jeunes talents seront formés et sensibilisés aux métiers de la banque. À travers cette démarche, Banque Atlantique Burkina Faso ambitionne de constituer un vivier de talents hautement qualifiés, en mesure d'accompagner durablement ses priorités de développement et de soutenir sa dynamique d'innovation.
La cérémonie de réception, marquant une étape clé dans le déploiement de ce programme, s'est tenue en présence de Mme Sonia KAM, Directrice Pôle Engagement, représentant Monsieur Moussa TOURÉ, Directeur Général de Banque Atlantique Burkina Faso, des membres du Comité de Direction ainsi que de plusieurs responsables opérationnels.
« Nous affirmons, à travers ce programme, notre volonté de contribuer activement à la formation d'une nouvelle génération de talents bancaires locaux à fort potentiel, en adéquation avec les mutations du secteur. Cette initiative traduit notre ambition de concilier performance économique et impact social, en offrant aux jeunes diplômés des opportunités concrètes de professionnalisation, tout en renforçant durablement notre capital humain », a déclaré Mme Sonia KAM, au nom de la direction générale.
Avec le programme « Pépites BABF », Banque Atlantique Burkina Faso consolide sa marque employeur et réaffirme son positionnement d'acteur de référence dans le développement du capital humain. La banque illustre également son engagement en matière de responsabilité sociétale, en favorisant l'insertion professionnelle des jeunes, en ligne avec la vision panafricaine du Groupe BCP.
À PROPOS DE BANQUE ATLANTIQUE
Banque Atlantique, filiale du Groupe BCP, est un acteur majeur de l'Union économique et monétaire ouest Africaine (UEMOA), marquant sa présence dans les huit pays membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo). Banque Atlantique s'appuie également sur les filiales spécialisées du Groupe, à savoir Banque d'Affaires (Atlantique Finance), Gestion d'Actifs (Atlantic Asset Management) ou encore Assurances (Atlantique Assurances et Atlantique Assurance Vie en Côte d'Ivoire, GTA Assurances et GTA Assurances Vie au Togo) consolidant ainsi son expertise dans le domaine des services financiers diversifiés.
À PROPOS DU GROUPE BCP
Porteur de valeurs de solidarité et d'innovation, le Groupe panafricain BCP est l'une des premières institutions bancaires du Maroc où il est un acteur majeur aussi bien dans la collecte de l'épargne que dans le financement de l'économie. Le Groupe BCP est présent dans 32 pays dans le monde, dont 18 en Afrique.
Modèle de stabilité financière et de croissance internationale, le Groupe BCP déploie ses activités notamment dans les espaces CEDEAO et CEMAC ainsi que dans la zone Océan Indien, via ses banques universelles, banque d'affaires, compagnies d'assurance et fintechs, renforçant ainsi son empreinte sur le continent.
Dans le cadre de la session extraordinaire des audiences criminelles du Tribunal de grande instance Ouaga 2, un vingtenaire a comparu à la barre pour répondre des faits de viol aggravé. La particularité de l'affaire est que la victime est sa copine. Quand bien même cette dernière est mineure (14 ans), l'accusé soutient dans sa defense, avoir obtenu son consentement avant de passer à l'acte.
"J'étais avec mes amis. Elle m'a appelé, me disant de la rejoindre à un endroit. C'était vers un kiosque. On était en train de bavarder. Après elle m'a embrassé, et je l'ai embrassée aussi. Je lui ai proposé qu'on fasse des rapports. Elle a accepté. On est allée derrière le kiosque, et on l'a fait" a-t-il expliqué dans un premier temps.
"Que s'est-il passé par là suite ?", l'a questionné le président. "Par la suite, on est sorti, et on bavardait. Deux de mes amis nous ont rejoints. Le père de la victime passait par là, et il nous a vus. Sur place, mes amis ont fui. Mais vu que c'est ma copine, je ne pouvais pas fuir. Je suis resté là. C'est là que son père a dit que j'ai violé sa fille", a-t-il détaillé.
Après cela, poursuit-il : "le père de la fille a appelé un de ses amis. Lorsqu'il est arrivé, ils m'ont emmené au commissariat. Une fois là-bas, il a dit au commissaire que j'ai violé sa fille. Ce dernier n'a même pas cherché à savoir comment les choses se sont passées. Il a juste commencé à me tabasser seulement sans que je ne dise mot."
A la barre, affirme-t-il toujours : " je ne savais pas que ce que je faisais n'était pas bien car, la fille là est ma copine. En toute vérité, je n'ai pas prévu de lui faire du mal. Je ne l'ai pas violée parce qu'elle était d'accord. C'est d'ailleurs elle qui m'a appelé. Je l'aimais et je voulais même qu'elle soit ma femme. Je ne savais pas que ce que je faisais était mal", a-t-il ajouté avant de fondre en larmes.
Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
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La grande famille OUEDRAOGO à Kaya, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et en Côte d'Ivoire ;
La grande famille COMPAORÉ à Ziniaré, Ouagadougou, en Côte d'Ivoire, en France et aux États-Unis ;
Les familles alliées BEYI, SAWADOGO et YAMÉOGO ;
Monsieur OUEDRAOGO Ralaké à Ouagadougou ;
Les enfants : Asseta, Balkissa, Aminata, Abdoul Rasmane et Abdoul Fatao ;
Les petits-enfants ;
Très touchées par les nombreuses marques de compassion, de soutien, de sympathie et d'affection qui leur ont été témoignées lors du rappel à Dieu et de l'inhumation de leur épouse, mère, sœur, tante, cousine et grand-mère,
Feue COMPAORÉ Koumbou, épouse OUEDRAOGO
décédée le 25 avril 2026 à Ouagadougou,
Expriment leur profonde gratitude et leurs sincères remerciements à toutes les personnes physiques et morales qui les ont soutenues en ces douloureuses circonstances.
Elles remercient particulièrement les habitants du quartier ainsi que les fidèles musulmans de la mosquée.
Par ailleurs, la famille vous informe que le doua du 7ᵉ jour aura lieu le dimanche 3 mai 2026 au domicile de la défunte, sis à Wemtenga, chez Papa Ralaké.
“Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un”
(À Allah nous appartenons et à Lui nous retournons)
Que le Tout-Puissant rende à chacun le centuple de ses bienfaits.
Union de prières.
Une centaine de jeunes entrepreneurs ont participé, la semaine dernière, à une immersion terrain avec les équipes de Nestlé Burkina Faso. Tous sont candidats à un programme de préparation à l'entrepreneuriat. Ils portent des projets dans différents secteurs d'activité. Leur objectif est clair : mieux comprendre le marché, faire connaître leurs produits et développer leurs ventes.
Pour y parvenir, ces jeunes ont rejoint les équipes de Nestlé Burkina Faso. Cette immersion leur a permis de découvrir, de façon concrète, comment un leader mondial de l'alimentation construit la notoriété de ses marques et organise leur distribution jusqu'aux points de vente. L'initiative a pris la forme d'une immersion terrain très pratique.
« Depuis plus de 160 ans, Nestlé transforme des matières premières en aliments, les promeut et les vend aux consommateurs. Ce savoir-faire, nous le partageons avec ces jeunes, en les mettant au contact direct de nos marketeurs et de nos vendeurs », explique Omaro KANÉ, Directeur de la Communication et des Affaires Publiques de Nestlé Burkina Faso.
L'expérience s'est déroulée sur deux journées bien structurées. La première journée a été consacrée au terrain. Les participants ont accompagné la force de vente de Nestlé dans les boutiques, les points de vente et les marchés ouverts de Ouagadougou. Ils ont notamment embarqué dans les minivans de distribution et partagé le quotidien des vendeurs expérimentés.
« Observer ouvre l'esprit, questionner fait grandir. J'ai été impressionnée par la relation de confiance entre les vendeurs Nestlé et les commerçantes ou boutiquiers. J'ai compris que cette proximité est essentielle pour mieux vendre. J'ai aussi découvert des techniques simples et efficaces pour convaincre un commerçant de passer commande », témoigne Stéphanie, participante au programme.
Cette immersion concrète a permis aux jeunes de mieux comprendre la chaîne de commercialisation. Elle leur a aussi donné un aperçu réaliste des exigences du métier de la vente et de l'importance d'un engagement durable auprès des commerçants.
Le lendemain, les participants ont pris part à une master class animée par le leadership de Nestlé Burkina Faso. La formation s'est appuyée sur des exemples pratiques et des retours d'expérience. Le Directeur Général de Nestlé Burkina Faso, des Directeurs de marques ainsi que des partenaires et fournisseurs de l'entreprise figuraient parmi les intervenants.
Les thèmes abordés ont porté notamment sur : l'importance de l'emballage, les bases du marketing, les supports de communication terrain, la communication digitale, la roue de la croissance, les principes clés de la vente, et les compétences comportementales (soft skills).
« Nous sommes tous porteurs de petites marques. Notre ambition est de faire connaître nos produits et de créer de la demande. Apprendre auprès des experts de Nestlé Burkina Faso a été une expérience très enrichissante », a déclaré l'un des participants.
« Chaque expérience partagée peut devenir un repère pour ceux qui construisent leur avenir. Nous sommes fiers d'accompagner ces jeunes et de contribuer concrètement à leur parcours entrepreneurial », a conclu Boureima DRABO, Administrateur Général de Nestlé Burkina Faso.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre du partenariat entre Nestlé Burkina Faso et le programme télévisé “Pépites d'Entreprises” diffusé sur BF1. Depuis près de trois ans, des centaines de jeunes entrepreneurs bénéficient de l'accompagnement des équipes de Nestlé Burkina Faso, ainsi que de l'expertise du centre de recherche de la multinationale.
Les meilleurs porteurs de projets auront l'opportunité de vivre une immersion au sein du Centre de Recherche et Développement de Nestlé en Afrique subsaharienne d'ici la fin de l'année.
Par ailleurs, près de 400 candidats au programme auront prochainement accès à la plateforme mondiale Nestlé Youth Entrepreneurship (YEP). Cette plateforme digitale dédiée à l'entrepreneuriat permet de suivre gratuitement des modules de formation, de participer à des webinaires spécialisés et de postuler à des compétitions offrant des opportunités concrètes de développement.
A propos du Programme "Pépites d'Entreprises"
"Pépites d'Entreprises" est la première télé-réalité exclusivement dédiée à l'entrepreneuriat en Afrique francophone. Ce programme TV réunit des milliers de jeunes désireux de se lancer dans l'entrepreneuriat.
Les grandes familles Minoungou à Tenkodogo, Weguédo et Kougsabla ;
Le Zang-Naaba de Weguédo,
Monsieur Minougou Jean-Baptiste,
La famille de feu Minougou Zounogo,
Madame Minoungou Poko àToéssin,
La famille de feu Minougou Francois à Paglayiri,
Monsieur Minougou Ferdinand,
Monsieur Minoungou Christian,
Monsieur Minoungou Mahamoudou,
Monsieur Minougou Élysée à Ouagadougou,
La famille de feu Minougou Lebimbila,
La famille Ilboudo à Loumbila et à Ouidi,
Madame Ilboudo Anne-Marie,
Les frères et sœurs :
Madame Sawadogo Agathe / Minougou,
Madame Minougou Marthe,
Madame Kaboré Alice / Minougou,
Madame Kana Adeline / Minougou,
Vous remerciement du fond du cœur pour vos soutiens spirituel, moral, matériel et financier lors du rappel à Dieu de leur fils, neveu, frère et cousin MINOUGOU PALINGWENDE ÉLIE, survenu le mercredi 22 avril 2026.
Les remerciements s'adressent en particulier aux personnalités ci-après :
– les responsables et collègues de la DGTCP ;
– Le Directeur de la DGTCP
– les pasteurs et frères et sœurs des différentes églises ;
– les collègues et amis des frères et des sœurs du défunt ;
– les voisins et voisines ;
– les ressortissants de Ouéguédo à Ouagadougou ;
– les belles-familles ;
– les jeunes du quartier.
<> (Hébreux 6 :10 LSG)
30 avril 1933 - 21 avril 2025.
« Seuls meurent ceux qu'on oublie. Tu demeures à jamais dans nos cœurs. »
Voilà un (1) an, qu'il a plu au Seigneur de rappeler à lui son humble serviteur
KPIÈLÈ DABIRÉ Dombagniwra Pierre
En souvenir,
la grande famille KPIÈLÈ et alliée GBAANÈ à Guéguéré (province du Ioba), Ouagadougou et Bobo-Dioulasso,
la veuve GBAANÈ Somé Anna, enfants et petits-enfants
réitèrent leurs sincères et profondes gratitudes à toutes les personnes qui ont été présentes, leur ont témoigné compassion, solidarité et soutien multiformes lors du décès et des obsèques.
Ils vous prient de vous unir à eux par la prière pour le repos de son âme le dimanche 03 mai 2026 à 9h00 dans une messe à la Paroisse Notre Dame de Fatima de Dassasgho.
"Donne-lui Seigneur le repos éternel et que brille sur lui la lumière de ton visage".
Amen.
Union de prières.
Le Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) a organisé, lundi 27 avril 2026, un panel sur le thème « Arts vivants et entrepreneuriat à l'ère de l'intelligence artificielle : respect des valeurs sociales », en marge de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). L'objectif, selon le délégué général du CERAV, Herman Pouya, est de renforcer les capacités des acteurs culturels et également de participer à la structuration des industries culturelles et créatives.
D'entrée de jeu, Ouafa Belgacem, intervenant par visioconférence depuis la Tunisie, a indiqué que « L'artiste n'est pas obligé de réfléchir comme un entrepreneur ». Pour cette spécialiste en mobilisation de ressources pour le financement des industries culturelles et créatives, vouloir transformer systématiquement les créateurs en entrepreneurs relève d'une approche réductrice. « Tous les artistes ne doivent pas devenir entrepreneurs, et tous les projets créatifs ne sont pas destinés à être bancables », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité de préserver la liberté et l'essence même de la création.
Selon elle, l'alchimie entre celui qui innove et celui qui structure n'est plus un choix, car les consommateurs recherchent désormais davantage l'originalité et l'expérience que la simple qualité. Dans ce contexte, le créatif devient, à l'en croire, un levier stratégique pour les entreprises. Les méthodes de développement intègrent de plus en plus l'expérience utilisateur, notamment sous l'influence d'une génération Z exigeante, en quête d'unicité et de personnalisation. D'où la nécessité de créer des passerelles entre artistes et entrepreneurs, sans imposer aux uns de devenir les autres.
Elle a notamment cité l'exemple de projets menés en Tunisie, où des startups créatives ont été mises en relation avec des entreprises traditionnelles, permettant de croiser innovation et capacités industrielles.
Herman Pouya, délégué général de CERAVAfriqueL'IA, un catalyseur
Dans sa communication, l'expert des industries culturelles et créatives, Boukary Ouédraogo, a insisté sur le rôle de l'intelligence artificielle comme catalyseur de transformation. « L'IA ne doit pas être perçue comme une rivale de l'artiste, mais comme un amplificateur de sa créativité et un accélérateur de son accès aux marchés », a-t-il soutenu.
Selon lui, l'IA intervient désormais à toutes les étapes de la création, de l'idéation à la diffusion, réduisant considérablement les délais de production. Elle favorise, selon lui, l'accès à de nouveaux publics grâce au ciblage algorithmique et permet de diversifier les formats de diffusion des œuvres.
Vue partielle des étudiants présents au panelDeux défis majeurs
Boukary Ouédraogo a également mis en lumière deux défis majeurs liés à l'essor de l'intelligence artificielle dans les industries créatives.
Le premier concerne la question du droit d'auteur. Selon lui, les systèmes d'intelligence artificielle se nourrissent d'une grande quantité de contenus préexistants souvent utilisés sans le consentement explicite de leurs créateurs. « Cette appropriation soulève de véritables enjeux de protection des œuvres et de reconnaissance des auteurs », a-t-il souligné.
Le second défi est celui de l'uniformisation culturelle. Boukary Ouédraogo a relevé que les bases de données alimentant ces technologies sont majoritairement issues des pays occidentaux et, dans une moindre mesure, des États-Unis, d'Europe et d'Asie. Par conséquent, les contenus générés par l'intelligence artificielle reflètent principalement ces référentiels culturels.
Ouafa Belgacem, spécialiste en mobilisation de ressources pour le financement des industries culturelles et créatives« Il faut que les pays africains aussi arrivent à mettre leurs données dans cette intelligence artificielle, de sorte qu'on ait des choses qui soient pour nous et qui puissent nous permettre d'avoir des informations et des solutions pour nos problèmes », a-t-il recommandé. Pour lui, l'enjeu est donc de renforcer la présence des contenus africains afin de préserver une souveraineté culturelle et de proposer des solutions adaptées aux réalités locales.
Quelques recommandations pour une souveraineté culturelle
Face à ces enjeux, il a formulé des recommandations à l'endroit des États, des institutions culturelles et des artistes. Parmi elles, l'on peut noter l'adoption de politiques fiscales incitatives pour outils IA adaptés aux cultures africaines, la création de laboratoires d'expérimentation (cultural tech labs), ainsi que le renforcement des compétences des créateurs sur les outils d'IA.
L'éthique au cœur des enjeux
La question éthique a également fait l'objet d'une communication. Dr Mamadou Bayala de l'université Daniel Ouezzin Coulibaly a rappelé à ce niveau que l'intelligence artificielle agit comme un « amplificateur moral », reprenant les propos du philosophe Luciano Floridi. « L'IA n'invente pas de nouveaux problèmes éthiques, mais amplifie des dilemmes anciens avec une puissance inédite », a-t-il expliqué.
Boukari Ouédraogo, expert des industries culturelles et créativesAinsi, l'automatisation des décisions, les biais algorithmiques, la collecte massive de données ou encore les technologies de manipulation comme les deepfakes posent des défis accrus en matière de justice, de vie privée et de souveraineté culturelle.
Dans ce contexte, le panéliste a appelé à l'élaboration de cadres éthiques adaptés, capables de préserver les valeurs sociales et humaines dans un environnement technologique en mutation. La mise en place de mécanismes de régulation, ainsi que la promotion d'une éthique de la responsabilité numérique, apparaissent selon M. Bayala comme des priorités.
Le CERAV, un acteur clé pour les arts vivants en Afrique
En dehors du panel, le CERAV/Afrique compte tenir dans le cadre de la SNC une rencontre d'information et d'échanges avec des journalistes culturels le mercredi 28 avril pour mieux connaître les missions et actions de l'organisation. À la suite de cela, des journées portes ouvertes sont prévues le 30 avril prochain.
Dr Mamadou Bayala de l'Université Daniel Ouezzin Coulibaly (à droite) avec à ses côtés le modérateur Dr Boukary TarnagdaEn rappel, le Centre régional pour les arts vivants en Afrique, basé à Bobo-Dioulasso, a été créé pour appuyer la mise en œuvre de la Convention de 2005 de l'UNESCO sur la diversité des expressions culturelles. Ses missions principales consistent à valoriser la diversité des arts vivants, renforcer les capacités créatives, accompagner les États partenaires, et intégrer la culture dans les stratégies de développement.
Le centre favorise également la coopération régionale, la collecte et le partage de données, ainsi que l'élaboration de politiques culturelles communes. Enfin, il soutient la formation et la mise en œuvre de politiques visant à protéger, produire et diffuser les arts vivants à l'échelle africaine et internationale.
Fredo Bassolé
Lefaso.net
Le ministre d'État en charge de la Guerre et de la défense patriotique, le général Célestin Simporé, a effectué une visite de terrain au Centre de formation et de perfectionnement, mais également au barrage hydro-agricole de Samendéni, le 26 janvier 2026. L'objectif est de soutenir l'offensive sylvo-agro-pastorale engagée pour la souveraineté alimentaire.
Au cours de cette mission, il a échangé avec les encadreurs et les appelés du Service national pour le développement (SND), actuellement mobilisés pour renforcer la main-d'œuvre agricole. La visite a permis de constater des résultats concrets, notamment la mise en valeur de 40 hectares de production céréalière, le développement de la pisciculture en cages flottantes et les activités maraîchères.
S'inscrivant dans la vision du président du Faso, Ibrahim Traoré, le ministre d'État a encouragé les acteurs locaux et réaffirmé la volonté du Gouvernement de diversifier les techniques agricoles. Il a ainsi souligné l'ambition nationale d'atteindre l'autosuffisance alimentaire à travers un accompagnement renforcé des initiatives productives.
Lefaso.net
Source : Ministère de la Guerre et de la défense patriotique du Burkina Faso
Face à la multiplication des régimes express et des solutions miracles pour perdre du poids, les spécialistes tirent la sonnette d'alarme. Réduction brutale des calories, suppression excessive de certains aliments, effets trompeurs sur la balance, les régimes dits drastiques séduisent par leur rapidité mais exposent à de nombreux risques pour la santé. Dans cet entretien accordé à Lefaso.net, le nutritionniste et technologue alimentaire Issa Nacanabo, spécialisé dans le suivi des sportifs, décrypte les mécanismes de ces pratiques, leurs conséquences sur l'organisme et propose des alternatives plus saines pour une perte de poids durable
Lefaso.net : Dites-nous concrètement, qu'appelle-t-on régime drastique ?
Issa Nacanabo : Ce qu'il faut comprendre par régime drastique, ou encore appelé régime draconien, c'est le fait tout simplement de réduire de façon brutale et excessive l'apport en calories dans l'organisme. Donc, de façon plus concrète, c'est le fait de supprimer certains groupes d'aliments que nous avions l'habitude d'apporter à notre organisme de manière très brutale et de manière excessive.
Et qu'est-ce qui se passe dans l'organisme lorsque l'on réduit brutalement les calories ?
Il faut d'abord comprendre le mécanisme de l'organisme. L'organisme se comporte comme un système de survie. En réalité, l'organisme va puiser dans les réserves de glucides, dans le sucre, pour pouvoir fonctionner, pour son métabolisme de base. Et une fois que ses réserves de sucre sont épuisées, l'organisme va aller chercher dans le gras et plus tard, lorsque la réserve de gras est insuffisante, l'organisme va aller tout simplement vers les réserves de protéines. Dans le cas des régimes drastiques, généralement l'organisme manque de glucides. Le corps va tout simplement se diriger vers les protéines, parce que lorsque vous êtes dans un cadre de régime drastique, le métabolisme de base va ralentir. Le corps va commencer à économiser. C'est un peu comme lorsque vous activez le mode d'économie d'énergie sur votre téléphone. Le corps va se mettre en alerte et va commencer à économiser plutôt du gras. Et ce qui se passe dans l'organisme de manière plus concrète, c'est que ces derniers qui suivent des régimes draconiens vont tout simplement constater des baisses drastiques de poids. Et cette baisse drastique de poids va tout simplement s'expliquer par le fait de perdre beaucoup d'eau.
Ils vont penser que le régime drastique marche alors qu'ils sont tout simplement en train de perdre de l'eau ou même du muscle.
En stockant le gras, est-ce que cette perte de poids rapide n'est pas accompagnée d'une prise encore plus importante ?
Oui, effectivement, nous constatons cela dans la majeure partie des cas et cela s'appelle l'effet yo-yo. C'est un phénomène biologique tout à fait normal. Cela ne dépend pas de la volonté de la personne qui suit le régime. Lorsque nous suivons un régime drastique, le corps va tout simplement se mettre en mode économie d'énergie et en mode alerte. Donc pour faire face à des futures famines, à des situations futures de régime drastique, le corps va tout simplement stocker au maximum et va se dire que dans le futur il pourrait faire face à ce phénomène, donc il faut qu'il stocke au maximum les nutriments. Vous constaterez que ces personnes vont beaucoup plus prendre du poids qu'avant le régime.
En plus de cette prise encore plus importante de poids, quels sont les autres effets à long terme sur la santé ?
À long terme, vous pouvez faire face à la fatigue chronique, à des dérèglements hormonaux, à la boulimie, à des carences nutritionnelles, à la chute de cheveux dans certains cas, à des risques cardiovasculaires, à l'obsession pour la nourriture, à même une perte de confiance en soi. Et chez les femmes, vous pouvez constater des troubles au niveau des menstrues. Il y en a tellement que nous ne pourrons pas en citer, mais en grande partie, voici les effets à long terme que nous constatons le plus souvent chez les patients.
Vous avez fait cas des carences nutritionnelles, lesquelles sont les plus fréquentes ?
Tout dépendra du régime drastique que le patient est en train de suivre. Mais les carences nutritionnelles les plus constatées sont les carences en fer qui peuvent occasionner de l'anémie, la fatigue, les carences en vitamine B12, les carences en vitamine D, en calcium, en magnésium. Ce sont les carences les plus constatées chez nos patients.
Est-ce que ces régimes drastiques peuvent entraîner des troubles alimentaires ?
Oui, absolument. Ces restrictions peuvent provoquer des compulsions alimentaires, des crises incontrôlées, de l'obsession pour la nourriture. Il faut savoir que le cerveau n'aime pas la privation et c'est tout à fait un effet neurologique normal.
Au vu de tout ce que vous avez eu à citer comme conséquences, quelle est la bonne approche pour perdre durablement du poids ?
Pour perdre du poids durablement, il faut plutôt aller vers une stratégie alimentaire au lieu d'une punition, parce que dans le cas des régimes drastiques, on parle d'une punition. Il faut avoir une alimentation saine et équilibrée, apporter assez de protéines pour les muscles, assez de fibres pour la satiété et combiner cela à une activité physique rigoureuse. Donc ce qu'il faut savoir en réalité, c'est que toutes ces habitudes doivent faire partie de votre life style, de votre mode de vie. Il ne s'agit pas seulement d'adopter des habitudes alimentaires juste pour quelques mois dans l'objectif de perdre du poids et ensuite abandonner. Pour perdre du poids durablement, il faut plutôt privilégier des habitudes saines à long terme et aussi, combiné à tout cela, un bon sommeil pour la récupération. Le sommeil est très important.
Aussi, le sport à lui seul suffit-il pour perdre du poids et combien de kilos peut-on perdre raisonnablement par mois ?
Le sport seul ne va jamais suffire parce qu'il faut du carburant pour mieux fonctionner et ce carburant, c'est l'alimentation.
Par mois, nous pouvons perdre 2 à 4 kilos maximum. Cela veut dire que nous pouvons perdre environ 0,50 à 1 kilo par semaine. Au-delà de cela, c'est un peu dangereux.
Est-ce que le jeûne pendant le temps de carême ou du Ramadan ou même ceux intermittents peuvent être considérés comme des régimes drastiques ?
Oui et non. Oui, parce que les jeûnes intermittents, tout comme les jeûnes du mois de carême et du ramadan, sont aussi des réductions brutales, voire excessives, de l'apport en calories dans l'organisme. Non, parce que tout va dépendre de la manière de gérer ces jeûnes. Il faut savoir que lorsque vous êtes dans les jeûnes intermittents ou dans le mois de carême ou de ramadan, vous avez la possibilité de vous alimenter au cours de la journée et vous avez la possibilité d'avoir une alimentation équilibrée. Après la rupture, vous pouvez tout simplement chercher une alimentation saine et équilibrée. Et là, vous n'êtes pas dans un cadre de régime drastique parce que dans le cadre de régime drastique, vous êtes obligé de maintenir un régime alimentaire très restrictif, très strict sur une longue durée. Mais avec les intermittents ou les jeûnes du mois de carême, vous allez tout simplement restreindre votre alimentation sur une certaine durée. Mais après cette durée, vous avez la possibilité d'avoir une alimentation normale, simple, équilibrée. Donc là on ne peut pas parler du régime drastique.
Quel est le message que vous souhaitez adresser à ceux qui veulent rapidement perdre du poids ?
Perdre du poids rapidement peut sembler très séduisant, mais cela ne sert à rien de chercher à perdre du poids de façon drastique tout en mettant en jeu la santé. Donc il est préférable de perdre 10 à 15 kilos sur toute une année tout en les gardant que de perdre 15 kilos sur quelques semaines mais en les reprenant. La santé ne se construit pas dans la rapidité, dans l'urgence, mais une santé durable se construit dans la stabilité.
Entretien réalisé par Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
À l'occasion de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture 2026, prévue à Bobo-Dioulasso du 25 avril au 2 mai 2026, l'Office national de la sécurité routière (ONASER) a intensifié ses opérations de contrôle sur les principales artères de la ville. L'objectif affiché est de garantir la sécurité des milliers de festivaliers attendus pour cet événement culturel majeur du Burkina Faso.
Dans la matinée du samedi 25 avril 2026, une équipe de l'Office national de la sécurité routière (ONASER) a été aperçue au quartier Belleville, précisément à proximité du feu tricolore situé derrière le mur de l'aéroport. Sur place, les agents ont mené une opération de contrôle axée sur le port du casque chez les conducteurs de deux-roues. En l'espace de quelques minutes seulement, plus d'une cinquantaine d'usagers ont été interpellés pour non-respect de cette obligation.
L'ONASER menant l'opération de contrôle axée sur le port du casque chez les conducteurs de deux-roues dans les artères de Bobo-DioulassoLes contrevenants ont été invités à se mettre en règle avant de pouvoir récupérer leurs engins. Une mesure pédagogique qui vise ainsi à susciter une prise de conscience immédiate chez les usagers. « Il ne s'agit pas seulement de sanctionner, mais surtout d'amener chacun à adopter les bons comportements », a laissé entendre le lieutenant de police Moctar Ouédraogo, chargé des opérations de l'antenne Ouest ONASER.
Parmi les usagers interpellés, certains reconnaissent leur tort tout en saluant l'initiative. Armel Traoré, transporteur de profession, témoigne : « Ce matin, je partais dans mon lieu de service et on m'a interpellé, prétendant que je n'avais pas de casque. Donc, on a garé mon engin et j'étais contraint d'aller chercher mon casque et de revenir chercher mon engin. Je trouve que c'est très merveilleux parce que, vraiment, on va dire que c'est méchant, mais je trouve que c'est encore meilleur parce que ça nous protège contre les accidents, ça nous protège contre le vent qui souffle à l'heure. Vraiment, c'est à cause de l'ignorance que nous n'avons pas pris le casque, sinon, on sait que c'est interdit ».
Pour le lieutenant de police Moctar Ouédraogo, cette stratégie progressive vise à encourager l'adoption durable de ce réflexe de sécuritéDans la même dynamique, Ramata Guembré, également interpellée, reconnaît une négligence de sa part. « Je l'avais porté, mais je l'ai enlevé sur la route pour faire quelque chose. Donc, du coup, je ne l'ai plus porté. Arrivée ici, on dit contrôle de casques. Donc, on m'a arrêtée. L'erreur vient de moi. Parce que si je l'avais portée jusqu'ici, on n'allait pas m'arrêter ». Elle en profite pour lancer un appel aux autres usagers de porter les casques. « Ne faites pas comme nous », a-t-elle lancé.
Parallèlement à cette intervention, une autre équipe de l'ONASER était déployée au niveau du rond-point Thomas Sankara, où le même exercice de contrôle et de sensibilisation était mené. Interrogé sur le terrain, le lieutenant de police Moctar Ouédraogo, chargé des opérations de l'antenne Ouest de l'ONASER, a expliqué les motivations de cette campagne renforcée. Selon lui, la Semaine nationale de la culture constitue une période de forte affluence, marquée par une mobilité accrue des populations.
Plusieurs motos ont été saisies à leurs propriétaires pour non-port du casque« La SNC est un moment de grand rassemblement. Il y a beaucoup de déplacements et donc un risque accru d'accidents. C'est pourquoi nous sommes sortis pour rappeler aux usagers l'importance d'adopter de bons comportements en circulation afin que chacun puisse profiter de la fête en toute sécurité », a-t-il déclaré. Au-delà de la sensibilisation, les équipes veillent également à faire cesser les infractions constatées. Le non-port du casque, considéré comme une infraction au regard de la réglementation en vigueur, reste la principale faute relevée lors de ces opérations. « Sur deux carrefours seulement, en moins d'une heure, nous avons interpellé plus d'une centaine de personnes », précise le lieutenant.
Une autre équipe de l'ONASER déployée au niveau du rond-point Thomas Sankara, où le même exercice de contrôle et de sensibilisation était menéPar ailleurs, en circulation, certains usagers disposent bien d'un casque, mais ne le portent pas correctement. Une pratique que dénonce fermement l'ONASER. « Il ne suffit pas de posséder un casque, il faut le porter correctement. Le casque accroché au guidon, porté à l'envers ou suspendu à l'arrière de la moto ne protège pas », insiste-t-il. L'officier rappelle que le casque est avant tout un équipement de protection essentiel en cas d'accident. « L'accident ne prévient pas. Même pour un court trajet, on peut être exposé à un danger imprévu. Le casque peut sauver des vies », souligne-t-il.
Les contrevenants sont invités à aller chercher leur casque et à revenir le porter sur place avant de repartirÀ côté des contrevenants, certains usagers se distinguent par leur respect des règles. Modou Sanguisso, inspecteur de l'enseignement primaire, qui est vu comme un exemple, salue l'initiative. « Je trouve que les autorités veulent notre bien-être. Quand tu portes le casque et qu'il y a un accident, les conséquences sont amoindries. Donc l'idée est la bienvenue et j'y souscris entièrement. Tout le monde doit être un bon citoyen et porter le casque pour son propre bien-être », a-t-il laissé entendre.
Yago Ami-Florenda invitant les usagers de la route au port du casque en circulationMême son de cloche chez Ami-Florenda Yago, apprenante. « J'ai accepté de porter le casque pour ma propre sécurité. Si j'ai un accident, cela peut protéger ma tête. La tête est très importante. Lorsqu'elle est touchée, les conséquences sont graves. Donc, acceptons de porter le casque, ce n'est pas pour les policiers, mais pour nous-mêmes », a-t-elle rappelé.
En temps normal, le non-port du casque est passible d'une amende de 3 000 francs CFA. Toutefois, dans le cadre de cette opération spéciale SNC, les autorités ont privilégié une approche pédagogique. Les contrevenants sont invités à aller chercher leur casque et à revenir le porter sur place avant de repartir. Une stratégie progressive visant à encourager l'adoption durable de ce réflexe de sécurité. Outre le contrôle du port du casque, l'ONASER a également déployé des équipes sur plusieurs axes routiers pour surveiller le respect des limitations de vitesse. Cette mesure vise à prévenir les excès de vitesse, souvent à l'origine d'accidents graves. « Même si l'on est pressé ou en retard, il faut privilégier la prudence. Mieux vaut arriver en retard à la fête que de ne jamais y arriver », a conclu le lieutenant Moctar Ouédraogo.
Romuald Dofini
Lefaso.net
À l'occasion de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), les acteurs du livre réunis, ce lundi 27 avril 2026, à l'Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso appellent à une meilleure valorisation de la littérature burkinabè. Entre exposition d'ouvrages, et échanges avec le public, ils saluent l'initiative tout en pointant des insuffisances, notamment la faible affluence sur le site délocalisé.
Installés sur le campus universitaire du secteur 22, dans le cadre des activités littéraires, écrivains, éditeurs et libraires proposent une diversité d'œuvres allant des essais aux contes, en passant par les romans, les poésies et les ouvrages spécialisés. Mais pour beaucoup, la fréquentation reste en deçà des attentes. « Nous sommes venus pour exposer, mais aussi pour vendre. Or, nous ne recevons pas suffisamment de visiteurs », regrette Joseph Landry Coulibaly des éditions Mercury, qui plaide pour une meilleure communication de l'événement et une orientation du public.
Même constat chez plusieurs exposants, qui estiment que l'éloignement du site principal des festivités limite l'accès aux stands. L'écrivain Jean Sylvanus Ouali, lauréat de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) en 2025, avec son premier roman « Quand passeront nos douleurs » souligne que « la délocalisation de l'espace littéraire isole les auteurs du grand public ». Il appelle à une intégration des activités littéraires au cœur du dispositif principal afin de toucher un public plus large.
Malgré ces difficultés, les professionnels du livre restent mobilisés pour promouvoir la richesse de la production nationale. Au stand « Dignité », Wagnin Zerbo présente « Karfa, le manuel de l'émancipation », un essai axé sur la reconquête identitaire et la libération des aliénations culturelles. « La révolution progressiste populaire ne peut se construire que dans des esprits libres et conscients », affirme-t-il, situant son œuvre dans le contexte sociopolitique actuel.
Dans la même dynamique, Mahamadou Koanda propose « Prophétie : tuez Sankara, des milliers de Sankara naîtront », un ouvrage qui revisite les grandes étapes de l'histoire politique du Burkina Faso. L'auteur insiste sur la nécessité de s'approprier son histoire pour mieux construire l'avenir. « Tant que les lions n'auront pas leurs historiens, les récits de chasse glorifieront toujours les chasseurs », rappelle-t-il.
De son côté, l'écrivain Ousséni Nikièma, fort d'une vingtaine de publications, dont « les contes de Dunia le sublime », met en avant l'importance de démocratiser l'accès au livre. Pour lui, « le livre doit quitter son statut d'objet élitiste pour devenir un outil du quotidien dans les familles ». Il salue la tenue des activités sur le campus universitaire, tout en appelant à davantage de mobilisation.
Les librairies présentes, à l'image de la librairie Hofio, misent également sur l'innovation pour attirer le public. Cette année, la structure dispose d'une librairie mobile et met l'accent sur les ouvrages en langues nationales et les thématiques endogènes, notamment dans les domaines de l'agriculture et du développement personnel. « Nous voulons rendre le savoir accessible à tous, y compris à ceux qui ont été alphabétisés dans les langues locales », explique Karambiri Adama, manager de la structure.
Au-delà des enjeux logistiques, les acteurs du livre invitent les festivaliers à s'intéresser davantage à la lecture et soutenir la production locale. « Les Burkinabè écrivent et produisent des contenus de qualité. Il est temps de valoriser notre propre littérature », insiste Wagnin Zerbo.
Fredo Bassolé
Lefaso.net
Les Burkinabè du Nebraska, États-Unis d'Amérique, ont procédé à la mise en place d'un nouvel organe dirigeant, le dimanche 19 avril 2026 au cours d'une assemblée générale tenue à cet effet. L'occasion, qui a réuni de nombreux compatriotes, a, au-delà du renouvellement du bureau, servi de cadre pour, d'une part, raffermir les liens de fraternité et de solidarité entre les compatriotes de cette contrée du monde et, d'autre part, échanger sur la vie de la mère-patrie, le Burkina Faso.
C'est dans une ambiance empreinte d'esprit de fraternité, de solidarité et de patriotisme que s'est tenue l'instance statutaire, assemblée générale, de l'Association des Burkinabè au Nebraska (ABN). Conformément à l'agenda, les participants ont parcouru divers sujets, notamment ceux liés à la vie de l'association et au bien-être des Burkinabè du Nebraska, à l'actualité sur la mère-patrie et à des perspectives. Le moment le plus attendu était sans doute la mise en place des membres du nouveau bureau de l'association.
Dans cet exercice de renouvellement de l'instance dirigeante, la majorité des votants a porté le choix sur Simon Marco Kaboré pour présider aux destinées de l'ABN durant les deux prochaines années. Il est secondé par Moussa Tiemtoré, vice-président, tandis que le poste de secrétaire général de l'association est dévolu à Ibrahim Gansoré.
Vue partielle des participants à l'assemblée générale, procédant à l'élection des membres du bureau.Le nouveau bureau aura pour tâche d'initier des activités et des actions dans la dynamique des objectifs visés par l'ABN. Il s'agit notamment du renforcement de l'unité, de la fraternité et de la solidarité de la diaspora burkinabè au Nebraska ; de l'épanouissement socio-économique et culturel des membres de l'ABN ainsi que de la promotion des relations fraternelles entre les Burkinabè du Nebraska et les autres communautés y résidant.
Le nouveau président de l'ABN, Simon Marco Kaboré (au milieu), en compagnie des deux délégués du Haut conseil des Burkinabè de l'Extérieur (HCBE).Pour cette nouvelle équipe, il s'agit, en outre, de travailler à promouvoir la culture et la tradition burkinabè au Nebraska. Une vision qui, dira-t-on, épouse la dynamique en cours au Burkina avec le regain de mobilisation autour des valeurs chères à la société burkinabè.
Le nouvel organe dirigeant, constitué au total de 18 membres, promet également de mettre un point d'honneur sur la promotion des entreprises des Burkinabè vivant au Nebraska. Dans le même esprit, il s'engage à davantage contribuer à l'effort de paix au Burkina par diverses initiatives et à œuvrer de sorte à encourager les compatriotes à maximiser les investissements au Burkina Faso.
Le nouveau bureau, avec le président au milieu en cravate rouge rayée, posant avec les deux délégués HCBE.Par ailleurs, l'équipe de Simon Marco Kaboré compte, au cours de son mandat (2026-2028), travailler pour consolider les acquis des bureaux précédents, et ce, en vue non seulement de renforcer l'union et la cohésion, mais aussi de susciter des propositions et initiatives en faveur des objectifs poursuivis par l'ABN.
O.L.
Lefaso.net