Débuté en août 2021, le projet Integrated Health Services (IHS) est arrivé à son terme ce 3 aout 2026. Pour marquer la clôture du projet, un atelier bilan présidé par le ministre de la santé a été organisé ce jour. Il a réuni les acteurs de mise en œuvre ainsi que les différents partenaires. Porté par JHPIEGO en consortium avec d'autres organisations et financé par le gouvernement des États-unis, le projet IHS a été implanté dans les régions du Nando, du Nakambé et du Djôrô. Ses activités ont touché environ 4,8 millions de personnes.
Le projet IHS avait pour principal objectif d'accompagner le gouvernement dans l'amélioration de l'équité d'accès et de l'utilisation de services intégrés de qualité pour la lutte contre le paludisme ainsi que pour la santé maternelle, néonatale, infantile et la nutrition. Il a été déployé dans 600 formations sanitaires de 19 districts.
Dr Ousmane Badolo, coordonnateur du projet IHS a présenté les acquis engrangésÀ l'heure du bilan, c'est une satisfaction générale qui se dégage de part et d'autres, au regard des acquis engrangés. Selon le coordonnateur du projet, Dr Ousmane Badolo, IHS a permis d'éviter plus de 8 526 496 événements sanitaires graves ou potentiellement mortels chez les femmes, les nouveaux nés et les enfants. Il ajoute qu'en ce qui concerne la lutte contre le paludisme, l'initiative a contribué à réduire de 27% l'incidence du paludisme dans la population générale entre 2022 et 2025, de 45% l'incidence du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans et de 34% les cas graves de paludisme.
Pour ce qui est de la santé maternelle, le projet a permis de déployer dans 200 formations sanitaires l'approche innovante de soins prénatals de groupe à travers lequel 20 506 femmes ont été accompagnées et d'instaurer des outils numériques pour le suivi des femmes enceintes. 190 000 accouchements ont été assistés chaque année par le projet durant sa mise en œuvre.
Des certificats de reconnaissance ont été attribués aux partenaires de mise en œuvreLes agents de santé ont aussi vu leurs capacités renforcées par IHS. En effet, 3 193 prestataires de santé ont été renforcés dans la lutte contre le paludisme, plus de 4 800 agents de santé à base communautaire renforcés (formation, équipement, supervision, paiement), 558 prestataires formés aux soins obstétricaux et néonataux d'urgence et plus de 1100 coachings cliniques réalisés directement sur les sites de prestation.
Le ministre de la santé, Dr Lucien Kargougou s'est réjoui du fait que le projet IHS était en parfaite adéquation avec les priorités du Burkina Faso en matière de santé. " A travers son approche intégrée, il a contribué à renforcer la lutte contre le paludisme, à améliorer la santé maternelle et infantile, à développer les capacités des acteurs de santé et à rapprocher davantage les services des populations", a-t-il salué.
Le ministre de la santé, Dr Lucien Kargougou a indiqué que le projet IHS était en adéquation avec les priorités sanitaires du BurkinaAux acteurs de mise en œuvre, il a fait comprendre que la fin du projet marque le début d'une nouvelle phase : celle de la préservation des acquis, de la transmission des bonnes pratiques et de la poursuite de l'effort engagé. " Notre ambition demeure claire : bâtir un système de santé plus résilient, plus performant et plus proche des populations, un système capable de répondre efficacement aux besoins des femmes, des enfants, des jeunes et de toutes les communautés, y compris dans les zones les plus difficiles d'accès", a-t-il indiqué.
Un panel sur la pérennisation des acquis du projet a aussi eu lieuLe directeur pays de JHPIEGO, Dr Jérémie Zoungrana, a exprimé sa reconnaissance aux gouvernement burkinabè et américain, dont l'accompagnement a permis d'atteindre les résultats présentés ce jour. Il a affirmé que mis à part ces résultats, c'est le système de santé d'une manière générale qui s'est amélioré grâce au projet. " Nous manifestons une satisfaction générale, non seulement pour la confiance qui nous a été accordée pour réaliser ce programme, mais également pour les résultats obtenus ", a-t-il indiqué.
Dr Jérémie Zoungrana, directeur pays de JHPIEGO, a affirmé que le projet a permis d'améliorer le système de santé de manière généraleLe projet a été financé à environ 39 millions de dollars US par le gouvernement américain. Joann M. Lockard, ambassadeur des États-Unis d'Amérique, a réaffirmé l'engagement de son pays à accompagner le gouvernement du Burkina Faso dans le domaine de la santé, tout en s'alignant sur les priorités gouvernementales.
Au cours de l'atelier, la réflexion a aussi été menée à travers un panel avec pour thème "Les acquis de IHS : quelles perspectives pour la pérennisation et la mise à l'échelle". Il a été animé par des acteurs et partenaires du projet. Des certificats de reconnaissance ont aussi été décernés aux partenaires qui ont soutenu le déploiement du projet. Des véhicules ont aussi été remis à des districts sanitaires.
Joann M. Lockard, ambassadeur des États-Unis d'Amérique, a réaffirmé l'engagement de son pays à accompagner le gouvernement du Burkina FasoEn rappel, JHPIEGO est une organisation internationale de santé, affiliée à l'université Johns Hopkins basée aux États-Unis, qui œuvre depuis plus de cinquante ans à travers le monde pour améliorer la santé des femmes, des nouveau-nés, des enfants et des familles. Au Burkina Faso, l'année 2026 marque ses 30 ans de présence continue aux côtés du gouvernement et des populations burkinabè.
photo de familleArmelle Ouédraogo/Muriel Dominique Ouédraogo
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À Bank of Africa (BOA), la solidarité n'est pas qu'un principe affiché. Elle s'exprime par des actions concrètes, durables et profondément humaines. À l'occasion de la 8ᵉ édition de la collecte de sang organisée par l'Amicale des femmes de BOA au Burkina Faso (AFBOA-BF), collaborateurs, bénévoles et donneurs, se sont une nouvelle fois mobilisés ce lundi 3 août 2026, à Ouagadougou.
Dans un contexte d'hivernage marqué par des cas de paludisme fréquents, les réserves de sang ont tendance à s'épuiser face à une demande persistante. L'objectif de cette collecte de sang initiée par l'AFBOA-BF, en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine (CNTS), est de répondre à un besoin vital, celui d'offrir une chance de vivre à des personnes qu'ils ne rencontreront peut-être jamais.
La présidente par intérim de l'Amicale des femmes de BOA, Aminata Tarnaguida, a rappelé toute la portée de cet engagement collectif.
Pour la médecin hémobiologiste du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), Safiatou Neya/Sango, cette initiative de collecte de sang arrive à point nommé dans un contexte où les besoins restent particulièrement élevés. Elle indique que le centre enregistre quotidiennement au moins 300 demandes de produits sanguins, une pression accentuée en cette période de forte prévalence du paludisme, qui entraîne de nombreux cas d'anémie sévère nécessitant des transfusions. À cela s'ajoutent les besoins des femmes victimes d'hémorragies lors des accouchements, dont la survie dépend souvent d'une prise en charge rapide en produits sanguins. « Cette collecte de sang est la bienvenue, parce qu'elle va nous permettre d'avoir des poches pour sauver des vies », souligne-t-elle.
« Venus avec un objectif de 80 poches de sang, notre équipe espère le dépasser grâce à la mobilisation des donneurs volontaires », Safiatou Neya/Sango, médecin hémobiologiste du CNTSMembre de l'AFBOA-BF, Aguerata Touré/Ouédraogo, estime que le don de sang est avant tout un acte de solidarité et de compassion envers les personnes en détresse. Consciente de l'importance des besoins en produits sanguins, particulièrement en cette période où les demandes ne cessent d'augmenter, elle n'a pas hésité à répondre à l'appel de la collecte. Son engagement est d'autant plus personnel qu'elle est elle-même confrontée à cette réalité, ayant un proche actuellement dans le besoin de sang. « Dès que j'ai entendu l'initiative, je me suis même précipitée pour venir donner mon sang », confie-t-elle, convaincue que chaque poche collectée peut contribuer à sauver une vie.
Habituée à donner son sang depuis son intégration à la BOA, Aguerata Touré/Ouédraogo lance un appel à l'ensemble des Burkinabè à emboîter le pas aux donneurs volontaires. Elle invite chacun à dépasser ses appréhensions et à faire de ce geste un réflexe citoyen, rappelant que nul n'est à l'abri de voir un proche avoir un jour besoin d'une transfusion sanguine.
« J'exhorte mes frères et sœurs burkinabè à se mobiliser massivement afin de contribuer chacun à sa manière, à préserver des vies humaines », Aguerata Touré/Ouédraogo, membre de l'AFBOA-BFAu-delà d'un simple événement annuel, cette campagne de don de sang incarne la volonté de l'Amicale de faire de la solidarité une valeur vivante. Créée pour renforcer les liens entre ses membres, l'association a progressivement élargi son action vers la communauté, convaincue que la véritable fraternité se mesure aussi à la capacité d'aider ceux que l'on ne connaît pas.
« Nous avons voulu que notre amicale ne soit pas seulement un espace de convivialité entre nous, mais aussi un lieu où cette solidarité s'ouvre vers autrui. Vers ces inconnus dont le visage nous échappe, mais dont la vie, un jour peut-être, tiendra grâce à notre geste », a souligné la présidente par intérim.
« Chaque fois qu'il y a un incident, je viens donner mon sang pour sauver des vies », Abdoulaye Dionou, agent de sécurité à BOA BurkinaSelon la directrice générale adjointe en charge du support de BOA Burkina et membre de l'Amicale des femmes, Aïssata Sondo/Ouédraogo, cette opération de collecte entend contribuer à la prise en charge des malades, des accidentés et des blessés. Elle souligne également les besoins des forces engagées sur le front, dont certains reviennent blessés et nécessitent des transfusions pour être sauvés. Rappelant que le sang ne s'achète pas, quelle que soit la capacité financière d'une personne, elle insiste sur le fait que seule la générosité des donneurs volontaires permet de constituer des réserves suffisantes.
Après huit éditions, cette initiative est devenue un véritable symbole de continuité. Elle témoigne d'un engagement qui s'inscrit dans la durée et qui refuse de céder à l'essoufflement. « La générosité, pour être utile, doit être constante. Les besoins des hôpitaux ne prennent jamais de pause ; alors notre réponse non plus », a insisté la responsable de l'Amicale.
Saluant l'initiative, Aïssata Sondo/Ouédraogo, directrice générale adjointe en charge du support de BOA Burkina, membre de l'AFBOA-BF, adresse également ses félicitations à toutes celles et ceux qui par leurs dons réguliers, contribuent chaque jour à sauver des viesLa réussite de cette mobilisation repose également sur l'implication discrète mais essentielle des nombreux bénévoles et donneurs qui répondent présents année après année. À leur endroit, la présidente par intérim a exprimé toute sa reconnaissance, rappelant que chaque poche de sang collectée représente bien plus qu'un geste médical : elle peut devenir l'espoir et la survie d'un patient. « C'est votre bras tendu aujourd'hui qui écrira peut-être demain l'histoire de quelqu'un d'autre », a-t-elle lancé avec émotion.
Par cette huitième édition, l'Amicale des femmes de Bank of Africa confirme que la responsabilité sociale se construit avant tout par des actes. En faisant du don de sang un rendez-vous de conviction, elle rappelle qu'un simple geste, accompli librement et avec générosité, peut sauver des vies et renforcer les valeurs de solidarité qui unissent une communauté. Une belle démonstration qu'être ensemble est une force, mais qu'être utiles ensemble est une mission qui donne tout son sens à l'engagement citoyen.
Hamed Nanéma
Dalilha Ky (stagiaire)
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(Ouagadougou, le lundi 03 août 2026/CHU-YO) Le CHU Yalagdo Ouédraogo a tenu une session d'information et d'échanges avec une dizaine d'associations des usagers, représentées par deux membres par association. L'objectif de cette rencontre entre dans le cadre des actions de « redevabilité car vous êtes des partenaires importants pour l'hôpital. Il est impératif que vous soyez informés à la bonne source et que vos avis et suggestions sont entendus. Et surtout que vous soyez nos porte-voix sur certaines préoccupations. Aussi, l'hôpital n'existe que parce qu'il y a des usagers qui le fréquentent et lui fait confiance », a déclaré le camarade Directeur général du CHU-YO, Ousmane Néré.
Les reformes et transformation opérées par le CHU-YO ainsi que les résultats engrangés étaient au cœur des échanges. On relève que le CHU-YO a enregistré 140.157 consultations et 543.325 examens biologiques en 2025. Aussi 34 325 examens d'imagerie médicale ont été réalisés dont 11 725 scanners. L'Etat ayant réduit le coût des scanners, cette réduction a soulagé les ménages à hauteur de 586 250 000 FCFA.
Plusieurs sujets ont été évoqués au cours de la rencontre. L'on retient entre autres que ce qui suit.
– Tous les examens d'urgence sont désormais centralisés dans une seule salle de laboratoire pour éviter aux usagers de faire le tour des différentes unités et de gagner ainsi en temps. La possibilité de réaliser désormais les examens 24h/24 et 7h/7 est effective depuis 2024.
– On note l'effectivité de l'implémentation et l'extension de la dispensation individuelle nominative (DIN) des médicaments au lits des patients dans tous les services d'urgences ;
– Le projet de renforcement de la confidentialité des résultats d'examens qui seront sous plis fermés ainsi que l'élargissement progressif de la gamme des examens réalisables au laboratoire ;
– Le projet de construction d'un parking autos à proximité du CHU-YO pour désengorger la cour et permettre aux usagers de stationner facilement.
– On note une diminution de l'insécurité grâce aux efforts soutenus des autorités policières ;
– Le renforcement de la lutte contre les vendeurs ambulants est engagée ;
– Le projet de formation des vigiles pour leur permettre de jouer leurs missions est envisagé ;
– Le renforcement des mesures de lutte contre l'insalubrité (ce point a fait l'objet de plusieurs propositions) sera intensifié.
Les représentants des associations ont salué cette initiative qui constitue une première du genre. Ils ont fait plusieurs propositions en matière de sensibilisation des usagers sur plusieurs préoccupations relatives à l'hygiène, la sécurité, le surnombre des accompagnateurs et le respect des heures de visite. Ils ont pris l'engagement après avoir compris les défis du CHU-YO et surtout son fonctionnement, de passer le message aux autres membres ou associations sœurs.
Un système de communication sera mis en place qui permettra d'informer ces associations partenaires en temps réel à travers des articles concernant la vie du CHU-YO.
Le directeur général a rendu hommage aux travailleurs pour les gros efforts consentis au quotidien. Il a remercié le Conseil d'administration pour son accompagnement.
Service Communication
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet ECDD-GIRE, WWn Burkina (World Waternet) lance un appel à candidatures pour le recrutement d'un prestataire chargé de la conception, de la production et de la diffusion d'un spot audio de sensibilisation et d'appel à participation à un concours vidéo sur les initiatives de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) portées par les femmes et les jeunes.
Vous disposez d'une expertise en production de spots radio ou de communication audiovisuelle ? Cette opportunité vous concerne !
Les Termes de Référence (TDR), les conditions de participation et les modalités de soumission sont disponibles ici
Date limite de soumission : 12 août 2026
Nous vous invitons à partager largement cette annonce auprès des structures et professionnels intéressés.
WWn Burkina – Projet ECDD-GIRE
Le cabinet Nur Conseil RH recherche, pour le compte d'une entreprise partenaire, leader dans les secteurs du transport, du BTP et de la vente de matériaux de construction au Burkina Faso, un(e) Technicien(ne) de Chantier / de Production BTP.
Dans le cadre du renforcement et de la planification de ses activités, ce recrutement vise à identifier un profil dynamique, motivé et rigoureux pour assurer le suivi opérationnel du site de production à Ouagadougou.
I. Missions principales
Rattaché(e) à la direction, vous assurerez la conduite et le suivi opérationnel de la production :
– Gestion et Planification de la production : Planifier les volumes, organiser le travail quotidien des ouvriers, optimiser les coûts, coordonner les livraisons avec les fournisseurs, chauffeurs et clients, et veiller au bon fonctionnement du matériel et des équipements de production afin de respecter les délais de livraison.
– Contrôle Qualité & Technique : assurer le suivi technique du site de production. Contrôler la stricte conformité des matériaux produits ou livrés, et veiller au respect des normes de sécurité et d'hygiène.
– Suivi d'activité : Gérer les stocks de matériaux/matériels, suivre la consommation pour réduire les pertes et rédiger les rapports d'activité journaliers pour la hiérarchie.
II. Profil Recherché
– Être titulaire d'un diplôme technique de niveau Bac+2 en bâtiment, génie civil ou domaine similaire, avec un minimum de deux (2) ans d'expérience professionnelle à un poste similaire.
– OU être titulaire d'un BAC Technique (F4 / Génie Civil ou Bâtiment), avec un minimum de quatre (4) ans d'expérience professionnelle terrain avérée à un poste similaire.
– Compétences techniques : Maîtrise des outils bureautiques (Word, Excel) et des outils de reporting de chantier, avoir des notions solides en maintenance industrielle ou -mécanique de premier niveau (entretien préventif et suivi des équipements de production).
– Savoir-être : Rigueur absolue, bon sens de l'organisation, esprit d'initiative, capacité à travailler sous pression et capacité à encadrer et à motiver des équipes sur le terrain.
– Mobilité : Disponibilité pour des déplacements réguliers sur les chantiers/sites de production.
– Permis de conduire vivement souhaité.
III. Constitution du dossier de candidature
Le dossier de candidature doit comprendre obligatoirement :
– Un Curriculum Vitae (CV) actualisé mentionnant les contacts de vos personnes de référence professionnelle.
– Une lettre de motivation adressée à la directrice générale de Nur Conseil RH, mentionnant une fourchette de vos prétentions salariales.
– Une copie du diplôme requis.
– Une copie des attestations ou certificats de travail justifiant l'expérience.
– Une copie de la pièce d'identité (CNIB ou passeport).
IV. Processus de Sélection
Le recrutement se déroulera en trois (03) étapes progressives et éliminatoires :
– Une présélection rigoureuse sur dossier.
– Un test écrit.
– Un entretien individuel devant un jury et une mise en situation pratique.
V. Conditions du Poste
– Lieu d'affectation : Ouagadougou, NIOKO 2.
– Type de contrat : CDD de 6 mois renouvelable (avec possibilité d'évolution en CDI en fonction de la satisfaction et des performances au travail).
– Disponible : immédiate
VI. Modalité de candidature
Merci d'envoyer votre dossier actualisé uniquement par voie électronique en un seul fichier PDF, les documents étant classés dans l'ordre (CV, lettre de motivation, diplôme, attestations/certificats de travail, pièce d'identité), à l'adresse suivante : nurconseil@gmail.com avec la mention "Candidature-Technicien BTP" en objet.
La date limite de réception des dossiers est fixée au vendredi 14 août 2026 à 16h00 GMT
NB : Le/la candidat(e) retenu(e) devra fournir un dossier administratif complet (casier judiciaire, certificat médical, pièces légalisées) avant la signature définitive du contrat.
Seuls les candidats présélectionnés seront contactés pour la suite du processus. En postulant, vous acceptez que Nur Conseil RH conserve votre dossier dans sa base de données pour d'éventuelles opportunités futures.
Contact : +226 76 87 02 02 / WhatsApp : +226 79 26 00 44
La Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) a un nouveau Président du conseil d'administration (PCA). Mathias Dolly a officiellement pris fonction ce lundi 3 août 2026, au cours d'une cérémonie présidée par le directeur de cabinet du ministre de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, Zakaria Gyengani. Il remplace à ce poste Alassane Ouédraogo, appelé à faire valoir ses compétences ailleurs. Cette cérémonie de passation a eu lieu dans la salle de rencontre de la direction industrielle de la SOFITEX, sise à Bobo-Dioulasso.
Nommé à la tête du conseil d'administration de la principale société cotonnière du Burkina Faso le 23 juillet 2026, Mathias Dolly a pris ses fonctions dans la matinée de ce lundi 3 août 2026. Le désormais PCA de la Nationale des fibres textiles du Burkina a exprimé sa reconnaissance aux plus hautes autorités du pays pour la confiance placée en lui. Conscient des défis qui attendent l'entreprise, il a réaffirmé son engagement à œuvrer au renforcement de la performance de la SOFITEX, tout en inscrivant son action dans la vision nationale de souveraineté économique, de transformation locale et de développement industriel.
Le désormais PCA de la SOFITEX.« Mon mandat sera orienté vers plusieurs priorités, notamment la promotion d'une agriculture durable, le renforcement de la compétitivité de l'entreprise à travers l'innovation, la valorisation des ressources humaines ainsi que la consolidation des partenariats avec les producteurs et les différents acteurs de la filière coton », a indiqué le nouveau PCA de la SOFITEX. Il a appelé l'ensemble des administrateurs, des travailleurs et des partenaires à unir leurs efforts afin de relever les défis auxquels la société est confrontée.
Cédant son fauteuil après son mandat, Alassane Ouédraogo a dressé le bilan de son passage à la tête du conseil d'administration. Il a rappelé que cette période a été marquée par d'importantes réformes, notamment la nationalisation de la SOFITEX et son repositionnement comme entreprise stratégique de l'État. Selon lui, ces changements traduisent la volonté des plus hautes autorités de faire de la société un levier essentiel de la souveraineté agricole, industrielle et économique du Burkina Faso.
Le DIRCAB du MICA lors de son allocution.Le PCA sortant a salué le professionnalisme et la résilience du personnel ainsi que l'engagement de la direction générale, des administrateurs, des producteurs de coton et des partenaires qui ont contribué à la mise en œuvre des réformes. Il quitte ce poste avec le sentiment d'une mission accomplie. Avant de quitter ses fonctions, il a adressé ses vœux de succès à son successeur et rendu un hommage aux forces de défense et de sécurité ainsi qu'aux volontaires pour la défense de la patrie. « C'est grâce à vos efforts que nos braves producteurs parviennent à poursuivre leurs activités dans des conditions de sécurité progressivement améliorées », a-t-il reconnu.
Une photo de famille pour immortaliser la cérémonie.Présidant la cérémonie, Zakaria Gyengani a tenu à saluer le travail abattu par le PCA sortant, tout en l'invitant à demeurer membre de la famille SOFITEX, afin de partager avec eux son expérience. Au nouveau PCA, il a adressé des mots de félicitation et d'encouragement et l'a invité à faire preuve d'une gouvernance exemplaire, fondée sur la rigueur, la transparence et le sens des responsabilités. Il l'a exhorté à être « au four et au moulin » afin d'insuffler une nouvelle dynamique à la SOFITEX et d'accompagner efficacement les ambitions de l'entreprise au service de la filière coton et de l'économie nationale.
Djaryigo Diarra
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Le ministère de la construction de la patrie informe le public que le site de la zone administrative de Ouaga 2000 (situé au secteur N°55, dans l'arrondissement N°12 de Ouagadougou et comprenant les sections 491, 492, 861, 862, 863 et 864) constitue une emprise stratégique majeure de l'Etat. De ce fait, toute forme d'occupation, de construction, d'aménagement et de mise en valeur est formellement interdite jusqu'à nouvel ordre. Plus de détails dans le communiqué signé du 3 août 2026 et ci-joint.
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L'intelligence artificielle est désormais impliquée dans 55 % des cyber-crimes signalés en Afrique, où elle accélère et industrialise les attaques numériques, selon le rapport d'évaluation des cybermenaces en Afrique 2026 rendu public ce lundi 3 août 2026 par INTERPOL (Organisation internationale de la police criminelle).
En clair, plus d'une cyber-attaque sur deux recensée en Afrique repose désormais sur l'intelligence artificielle, révèle INTERPOL, qui précise que le rapport s'appuie sur des données d'enquêtes provenant de 36 pays membres africains. « La sextorsion numérique et le harcèlement en ligne, souvent facilités par des deepfakes générés par l'IA et des médias synthétiques, sont restés omniprésents, avec environ 600 000 détections de sextorsion enregistrées par TrendAI, l'un des nombreux partenaires travaillant avec INTERPOL.
De même, la sophistication des schémas de compromission des e-mails professionnels (BEC) a considérablement augmenté, l'IA étant utilisée pour générer une correspondance par e-mail très convaincante, les acteurs malveillants basés en Afrique ciblant les victimes en Europe et en Amérique du Nord via des infrastructures réparties dans plusieurs juridictions. Le rapport révèle que l'absence de partage de données inter-agences en temps réel entre banques, télécoms et forces de l'ordre crée un angle mort dangereux dans les efforts de lutte contre la fraude financière.
Cette vulnérabilité est exploitée par des criminels qui sont allés au-delà du simple vol de références existantes pour créer des identités entièrement synthétiques. En combinant des données personnelles réelles avec des éléments fabriqués, ces personages numériques générés par IA peuvent contourner même les systèmes avancés de vérification biométrique et ont été utilisés pour ouvrir des comptes bancaires, sécuriser des prêts mobiles et enregistrer des cartes SIM sous de faux noms », détaille l'organisation internationale de la police criminelle, INTERPOL.
L'Afrique de l'Est est, selon l'enquête, devenue un centre de fraude à l'argent mobile et de ransomwares ciblant les infrastructures. Les arnaques de compromission par email et de romance pour entreprises, ciblant à la fois des victimes d'entreprises et individuelles, étaient très fréquentes en Afrique centrale et ouest, révèle INTERPOL, ajoutant que la connectivité ultra-élevée de l'Afrique australe en fait un aimant pour les acteurs de menace mondiaux cherchant un maximum de perturbations.
« Le coût financier de la cyber-criminalité en Afrique est important. Depuis 2024, les pertes liées à la cyber-criminalité ont plus que doublé, passant de 192 millions à 484 millions USD, principalement grâce aux arnaques facilitées par l'IA, à la collecte de diplômes et aux campagnes d'ingénierie sociale automatisée. Selon le rapport, en 2025, les arnaques en ligne ont continué d'être le type de cybercriminalité le plus signalé, les attaquants exploitant les plateformes d'argent mobile, les réseaux sociaux et l'IA pour atteindre leurs cibles. Notamment, 72 % des pays interrogés ont signalé la présence de centres frauduleux, avec la plus forte concentration en Afrique australe et ouest », présente le rapport.
A en croire l'organisation, la cybercriminalité est devenue l'une des menaces criminelles les plus importantes pour la région et l'IA automatise chaque étape d'une cyber-attaque, de la reconnaissance et du phishing à l'extorsion et à l'évasion.
Le rapport recommande des capacités standardisées en criminalistique numérique, une coopération transfrontalière renforcée, l'investissement dans la littératie IA parmi les forces de l'ordre et un partenariat formel-public-privé pour soutenir une prévention, une détection et une réponse efficaces.
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De son vrai nom Yieniboa Haro, Lubya Star s'impose progressivement comme l'une des voix qui portent haut la culture gourmantché. Issu d'une famille de musiciens, l'artiste, qui a officiellement lancé sa carrière en 2019, présente aujourd'hui son deuxième album, « Intronisation ».
Chez Lubya Star, la musique est bien plus qu'une passion. Elle est un héritage familial. Bien avant de monter sur scène, l'artiste grandit dans un univers où les sonorités traditionnelles rythment le quotidien. Son grand-père, Noaga Haro, tout comme son père, Potiamo Haro, sont tous deux musiciens. C'est à leurs côtés qu'il découvre très tôt la richesse de la musique gourmantché.
En 2019, Yieniboa Haro décide de franchir le pas en lançant officiellement sa carrière artistique. Son premier album, « Mon heure », lui ouvre les portes de plusieurs scènes au Burkina Faso et dans la sous-région. Quelques années plus tard, il revient avec Intronisation, un opus qu'il présente comme une œuvre de maturité.
Pour l'artiste, le choix de ce titre reflète avant tout la portée des messages contenus dans l'album.
Selon lui, chaque chanson aborde une réalité qui touche les Burkinabè. Il y est question de patriotisme, d'amour, de solidarité, mais aussi de reconnaissance envers ceux qui se battent quotidiennement pour la sécurité du pays.
À travers cet album, Lubya Star souhaite rappeler que les artistes ont eux aussi une responsabilité dans le contexte actuel.
Pour lui, la musique peut contribuer à renforcer l'espoir, à encourager les populations et à valoriser les efforts consentis par les forces combattantes.
Loin de limiter son rôle à celui d'un simple animateur de spectacles, il considère que l'artiste est également un acteur de changement social.
« À travers nos chansons, nous ne faisons pas seulement danser les populations. Nous avons tous un rôle à jouer pour accompagner notre pays sur la bonne voie. Nous pouvons sensibiliser, encourager et transmettre des messages qui rassemblent. Si aujourd'hui nous arrivons encore à organiser des concerts ou à enregistrer des albums à Ouagadougou, c'est parce qu'il y a des hommes qui sont au front pour assurer notre sécurité. Il était donc important pour moi de leur rendre hommage à travers cet album », explique-t-il.
Parmi les titres qui composent « Intronisation » figurent notamment « Je suis Burkinabè » et « Soldat », deux chansons dans lesquelles l'artiste exprime son attachement au Burkina Faso et appelle à l'unité autour des valeurs de paix et de résilience.
Au-delà du patriotisme, Lubya Star fait de la promotion de la culture gourmantché le fil conducteur de son parcours artistique.
Celui qui est aujourd'hui considéré comme un ambassadeur de cette culture estime que la musique constitue un puissant outil de préservation des langues nationales.
À ses yeux, chanter dans sa langue maternelle est une manière d'affirmer son identité et de transmettre un patrimoine aux générations futures.
« Je suis né Gourmantché et j'en suis fier. C'est donc tout à fait normal que je fasse la promotion de ma langue maternelle. Nos langues sont une richesse qu'il faut préserver. Les valoriser à travers la musique, c'est aussi faire preuve de patriotisme, parce qu'un peuple qui protège sa culture protège aussi son identité », soutient-il.
Si son nom reste encore discret auprès d'une partie du public burkinabè, Lubya Star bénéficie en revanche d'une solide notoriété auprès de la diaspora, notamment au Niger, en Côte d'Ivoire et au Bénin où il effectue régulièrement des tournées.
Cette reconnaissance au-delà des frontières constitue pour lui une source de motivation supplémentaire.
Parmi les souvenirs qui l'ont le plus marqué figure son arrivée au Niger lors d'une récente tournée.
« Lorsque je suis arrivé à l'aéroport, il y avait plus de 20 véhicules qui étaient venus m'accueillir. Franchement, cela m'a beaucoup touché. Je pense que c'est l'un des plus beaux accueils que j'ai reçus depuis le début de ma carrière. Ce sont des moments qui donnent envie de continuer à travailler et à aller toujours plus loin », confie-t-il.
Bien qu'il soit très populaire à l'étranger, l'artiste ne veut pas comparer l'accueil et la reconnaissance qu'il reçoit à l'étranger avec ceux dont il bénéficie dans son propre pays.
Il dit croire au temps et au travail pour se faire davantage connaître au Burkina Faso.
« Je ne suis pas du tout frustré. Je crois au travail et je sais qu'avec le temps, les Burkinabè me connaîtront davantage. Le plus important est de continuer à produire de la bonne musique. La reconnaissance viendra naturellement », affirme-t-il.
Laisser des traces positives aux générations futures
Derrière les prestations et les applaudissements se cachent pourtant des difficultés que le public ignore souvent.
Comme de nombreux artistes, Lubya Star reconnaît avoir dû faire face à d'importants défis financiers depuis le début de sa carrière.
Il indique que les frais engagés pour son premier projet musical, réalisé en 2019, ne sont toujours pas entièrement réglés.
Pour lui, le manque de moyens demeure l'un des principaux freins au développement de nombreux talents burkinabè.
Mais au milieu de ces difficultés, certains souvenirs continuent de nourrir son courage.
Il évoque avec émotion la rencontre qu'il a faite avec un vieil homme à l'issue d'un concert en 2021.
Celui-ci lui avait offert une pièce de 25 francs CFA, en lui demandant de toujours la garder sur lui avant chacune de ses prestations.
Depuis ce jour, il conserve précieusement cette pièce. Elle lui a porté chance, dit-il convaincu.
Il y voit un symbole de bénédiction et de persévérance.
Aujourd'hui disparu, cet admirateur continue, selon lui, de l'accompagner à travers ce geste qui reste gravé dans sa mémoire.
Après la sortie de « Intronisation », l'artiste entend désormais organiser un grand concert live à Ouagadougou avant la fin de l'année 2026.
Au-delà de cet objectif, Lubya Star nourrit une ambition plus grande : laisser une empreinte durable dans la musique burkinabè.
Il souhaite que son parcours inspire les jeunes artistes et que ses chansons continuent de porter des messages positifs.
À ses yeux, le véritable succès ne se mesure pas uniquement à la popularité ou aux récompenses, mais à l'héritage laissé aux générations futures.
« Je veux que les jeunes qui viendront après nous puissent dire que leurs aînés ont fait de la musique de qualité. Chanter ne consiste pas seulement à faire du bruit. Nous devons transmettre des valeurs, laisser de bons messages et contribuer, chacun à notre manière, au développement de notre pays », conclut-il.
Fidèle à l'esprit de la parenté à plaisanterie entre Yadsés et Gourmantchés, Yieniboa Haro a lancé quelques piques humoristiques à ses « esclaves », comme le veut la tradition. L'artiste a plaisanté en affirmant que les Gourmantchés sont leurs chefs et que les Yadsés devaient écouter sa musique pour devenir plus « civilisés ».
Voir le clip de Lubya Star ici :
Samirah Bationo
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Le 27ᵉ anniversaire de la fête du Trône a été commémoré à Ouagadougou, à travers une réception officielle organisée, le jeudi 30 juillet 2026, à la résidence de l'ambassadeur du Maroc au Burkina Faso, Youssef Slaoui. C'était en présence du ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, du ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, de plusieurs chefs de missions diplomatiques accrédités au Burkina, de chefs d'organisations interafricaines et internationales, de personnalités administratives, militaires, coutumières et religieuses, ainsi que de nombreux sympathisants du Maroc et bien sûr de la communauté marocaine résidant au Burkina Faso.
Cette fête à la marocaine, avec au menu pour les convives le célèbre couscous bien assaisonné et les succulents gâteaux, marque le 27ᵉ anniversaire de l'accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au trône.
Dans son allocution, l'ambassadeur du Royaume du Maroc, Youssef Slaoui, après avoir souhaité la bienvenue à ses invités de différents rangs, qualités et grades, a mis en avant les avancées enregistrées sous le règne du souverain marocain, faisant du Maroc « un moteur économique en pleine mutation », et réaffirmé la volonté de son pays de renforcer la coopération bilatérale avec le Burkina Faso. Fort des acquis du Maroc en termes « de potentiel de transformation économique majeur, de réformes audacieuses, d'investissements stratégiques et de détermination constante à renforcer la compétitivité de son économie », ce pays entend toujours œuvrer en faveur « d'un partenariat de référence et d'une coopération mutuellement bénéfique et solidaire » avec le Burkina Faso.
Selon l'ambassadeur Youssef Slaoui, pour ne prendre que l'année 2025, le partenariat entre le Royaume du Maroc et le Burkina Faso « a tenu toutes ses promesses avec l'organisation à Ouagadougou, le 10 décembre 2026, de la 5ᵉ session de la commission mixte de coopération, co-présidée par les chefs de diplomatie des deux pays. » Cette rencontre biennale a permis de raffermir « des coopérations sectorielles et de conclure des instruments juridiques portés par la vision commune des deux pays frères. »
Parmi les domaines couverts par cette coopération « basée sur l'échange d'expertise et le partage de compétences, il y a notamment la défense/sécurité, la protection civile, la formation professionnelle, l'agriculture, le commerce, la jeunesse, les infrastructures routières, la sécurité routière, la douane, l'urbanisme et l'habitat et la reconnaissance réciproque des permis de conduire nationaux des deux pays. »
À l'actif également de cette coopération, « le déploiement de plusieurs délégations dans les deux sens, à l'instar de la mission économique B2B effectuée par la Confédération marocaine des exportateurs (ASMEX) et de la Foire commerciale marocaine au SIAO ainsi que la participation des professionnels marocains à la 3ᵉ édition de Pharma Expo, pour ne citer que ces exemples. »
Concernant l'axe de Coopération Scientifique et Technique, « pour l'année académique 2026/2027, le quota officiel des bourses d'études marocaines est porté au nombre de 250, réparti entre les formations universitaires et professionnelles orientées vers les matières techniques, d'ingénierie, la spécialisation médicale, les sciences juridiques et économiques, répondant ainsi aux besoins du tissu socio-économique du Burkina Faso, avec un quota spécial dédié aux pupilles de la Nation. »
Dans le sens Burkina Faso en direction du Maroc, la période considérée a été marquée par « la densité des échanges de visites comme la délégation qui a pris part à la 4ᵉ édition de GITEX Africa-Morocco sur la transformation digitale et la visite de travail dans plusieurs villes marocaines pour le compte de l'Agence Faso Mêbo ».
Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, qui a salué à sa juste valeur la solidité du partenariat entre les deux pays, « les opérateurs économiques du Maroc sont invités à investir davantage au Burkina Faso. J'adresse donc un message de confiance aux opérateurs économiques, aux institutions financières, aux universités, aux centres de recherche et aux investisseurs marocains. Le Burkina Faso est prêt à accueillir des partenariats ambitieux, équilibrés et durables », conformément à l'esprit de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Pour conclure son intervention, le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré a réitéré qu'« entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc, l'amitié est une réalité vécue. Elle se manifeste par la constance du dialogue politique, la confiance entre nos dirigeants, la solidarité entre nos peuples et, surtout, par les résultats concrets que cette coopération apporte à nos populations respectives. »
La cérémonie commémorative de la fête du Trône à Ouagadougou, qui a réuni un beau monde, autour de l'ambassadeur Youssef Slaoui et du ministre burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré, s'est clôturée par la coupure du gâteau d'anniversaire, « un geste symbolique pour marquer les excellentes relations d'amitié et de coopération entre les deux pays », suivie d'un cocktail offert par la représentation diplomatique du Maroc.
Sita TARBAGDO (collaborateur)
Conformément aux nouvelles dispositions légales en vigueur depuis janvier 2026, les dates des 4 et 5 août sont désormais des journées de commémoration et de recueillement seront des journées de travail continu.
Ainsi, le ministère des serviteurs du peuple informe les travailleurs et employeurs du public et du privé que les horaires de travail des 4 et 5 août 2026 sont réaménagés de 7h30 à 14h sur l'ensemble du territoire national.
Pour mémoire, le 4 août 1983 correspond à l'avènement de la Révolution démocratique et populaire (RDP) et le 5 août 1960 marque l'accession de la Haute-Volta (Burkina Faso) à la souveraineté internationale.
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Les grandes familles ZOUNGRANA, KABORÉ, DAMIBA, SAKANDÉ, TIENDREBEOGO, DOUAMBA, OUEDRAOGO, les familles alliées et amies ;
Son époux ZOUNGRANA Yamba Ahmad ;
Ses enfants :
TIENDRÉBÉOGO/ZOUNGRANA Aïcha Inès ;
DOUAMBA/ZOUNGRANA Madina Mazel ;
OUÉDRAOGO/ZOUNGRANA Yasmina Sergine ;
Ses frères et sœurs et leurs familles ;
Ses neveux et nièces ;
Ses petits-enfants ;
Profondément touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de soutien et d'affection qui leur ont été témoignées lors du décès survenu le 30 juin 2026 et du Doua le 07 juillet 2026. Ils expriment leur profonde et sincère gratitude à toutes les personnes qui les ont accompagnés et soutenus durant cette douloureuse épreuve.
Ils adressent leurs remerciements les plus sincères aux autorités administratives, religieuses et coutumières, aux parents, amis, voisins, collègues, commerçants du marché de Dassasgho, connaissances, ainsi qu'à toutes celles et à tous ceux qui, par leurs prières, leur présence, leurs messages ou leur soutien moral, matériel, financier et spirituel, leur ont apporté un précieux réconfort.
Puisse Allah le Tout-Puissant récompenser chacun pour ses bienfaits et accorder à notre chère regrettée sa miséricorde.
La famille prie toutes les personnes dont les noms n'ont pu être cités individuellement de trouver ici l'expression de sa profonde reconnaissance et de ses sincères remerciements.
« Nous appartenons à Allah, et c'est à Lui que nous retournerons. »
Le ministre de la sécurité, Mahamadou Sana, a présidé, le mercredi 29 juillet 2026 à Ouagadougou, la revue à mi-parcours 2026 du Cadre sectoriel de dialogue « défense-sécurité ». Par cette instance, il s'est agi pour les membres de dresser un bilan des actions menées au cours du premier semestre de l'année et de calibrer les perspectives.
Au terme du premier semestre de l'année 2026, le secteur peut, retient-on, se prévaloir de résultats encourageants, obtenus malgré un contexte de défis particulièrement exigeant. « Grâce à la détermination des Forces de défense et de sécurité, à l'engagement patriotique des Volontaires pour la défense de la patrie et au soutien constant des populations, le taux de reconquête et de sécurisation du territoire national a atteint le taux de 74,53 %. (…). S'agissant du redéploiement des services de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, le niveau de mise en œuvre du décret portant détermination des zones de compétence atteint un taux global de 75 %. Cette avancée contribue au renforcement de la couverture sécuritaire du territoire et rapproche davantage les services de sécurité des citoyens. Par ailleurs, les capacités humaines de notre dispositif de défense et de sécurité continuent de se consolider. En effet, au cours de la première moitié de l'année, plus de 15 000 éléments des Forces de défense et de sécurité ainsi que des Volontaires pour la défense de la patrie ont bénéficié d'actions de renforcement de capacités, améliorant ainsi notre aptitude collective à répondre efficacement aux défis sécuritaires », a présenté le président du Cadre sectoriel de dialogue « défense-sécurité » (CSD-DS), le ministre de la sécurité, Mahamadou Sana.
Ce résultat traduit, relève-t-il, les progrès accomplis dans la restauration de l'autorité de l'État et la sécurisation de nombreuses localités autrefois sous l'emprise des groupes armés terroristes.
L'évaluation à mi-parcours fait ressortir un taux d'exécution physique global de 42,85 % et un taux d'exécution financière de 29,52 %. « Ces niveaux d'exécution traduisent les contraintes auxquelles notre secteur demeure confronté, notamment en matière de mobilisation des ressources, de réalisation de certaines activités structurantes et de persistance des défis sécuritaires. Ils nous interpellent collectivement et nous rappellent la nécessité d'accélérer la mise en œuvre de nos actions afin d'atteindre les objectifs fixés pour l'année 2026. La présente revue constitue donc un cadre privilégié pour apprécier avec objectivité les performances enregistrées, analyser les difficultés rencontrées et prendre les mesures correctives nécessaires. Elle devra également permettre d'actualiser notre programmation afin de prendre en compte les orientations stratégiques du gouvernement ainsi que les instructions du camarade Premier ministre visant à optimiser la mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030 », déroule le président du Cadre sectoriel de dialogue « défense-sécurité », à l'ouverture des travaux.
Les participants, observant un instant pieux en la mémoire des Forces combattantes tombées sur le champ d'honneur.L'autorité a ensuite rappelé que le Plan RELANCE 2026-2030 assigne une ambition claire ; celle d'accélérer la transformation structurelle du pays, en s'appuyant avant tout sur ses propres forces, les ressources nationales et la capacité de résilience. Dans cette dynamique, poursuit le ministre Sana, le secteur « Défense-Sécurité » demeure le socle de toutes les politiques publiques, car, sans sécurité, il ne saurait y avoir ni développement durable, ni cohésion sociale, ni prospérité partagée.
C'est pourquoi a-t-il noté que cette revue constitue un cadre privilégié pour apprécier avec objectivité les performances enregistrées, analyser les difficultés rencontrées et prendre les mesures correctives nécessaires. Elle vise à actualiser la programmation, afin de prendre en compte les orientations stratégiques du gouvernement ainsi que les instructions du Premier ministre, de sorte à optimiser la mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030.
Selon son président, l'ambition demeure claire : faire du secteur « Défense-Sécurité » un puissant levier de reconquête territoriale, de stabilité institutionnelle et de développement endogène. Pour y parvenir donc, il faut renforcer la coordination entre les acteurs, améliorer l'efficacité des interventions, l'utilisation des ressources disponibles et consolider, à tous les niveaux, la culture de la performance et du résultat.
« Dans cette phase décisive de notre histoire, les défis restent immenses, mais notre détermination l'est encore plus. Chaque localité reconquise, chaque service public rouvert et chaque portion de territoire préservée constituent une victoire collective du peuple burkinabè. (…). Les générations futures jugeront notre capacité à relever les défis de notre époque. Nous avons le devoir historique de léguer aux générations futures un Burkina Faso libre, souverain, sécurisé et prospère », a affiché le ministre de la sécurité, Mahamadou Sana, président du CSD-DS, réaffirmant « la ferme volonté » du gouvernement de poursuivre les efforts de renforcement des capacités opérationnelles, logistiques et humaines des forces engagées sur le terrain, sous le leadership éclairé du chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré.
"Chaque avancée enregistrée est le fruit d'une volonté collective, surtout du courage et de l'engagement de nos héros qui consentent, chaque jour, les plus lourds sacrifices pour préserver notre souveraineté" (président du (CSD-DS)Rappelons au passage que le Cadre sectoriel de dialogue « défense-sécurité » (CSD-DS) comprend plusieurs ministères, dont, et en plus du ministère de la Guerre et de la défense patriotique et du ministère de la Sécurité, le ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité, le ministère de la Famille et de la solidarité.
O.L. et Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Peut-on être scientifique et consacrer un ouvrage à la pratique de l'animisme ? Pour le Dr Lamourdia Thiombiano, il n'y a là aucun paradoxe. Fort d'un parcours qui l'a conduit dans de nombreuses institutions nationales et internationales, ce docteur en sciences du sol revendique un engagement en faveur de la transmission des savoirs et des valeurs africaines. Dans son nouvel ouvrage, « Gloire à Dieu : La pratique de l'animisme », il s'attache à mieux faire connaître une spiritualité souvent mal comprise, tout en déconstruisant les stéréotypes qui lui sont associés. Pour l'auteur, il est temps que les Africains assument pleinement leur héritage culturel et redécouvrent les valeurs de leurs ancêtres. Dans cet interview accordé à Lefaso.net, il revient sur les motivations qui ont guidé son écriture, éclaire les fondements de sa réflexion et partage sa vision d'une spiritualité porteuse d'identité, de cohésion sociale et de développement.
Lefaso.net : Parlez-nous de votre parcours professionnel ?
Dr Lamourdia Thiombiano : J'ai d'abord travaillé, après mon doctorat en sciences du sol, au service national des sols. Par la suite, je suis devenu chercheur et j'ai occupé différentes responsabilités. J'ai notamment été directeur scientifique et technique du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST). En 2002, j'ai rejoint la FAO où j'ai commencé comme fonctionnaire technique senior au Ghana. J'ai ensuite été directeur adjoint du bureau sous-régional en Éthiopie, avant d'être affecté au Gabon comme directeur sous-régional où je couvrais toute l'Afrique centrale. Je suis revenu à Accra comme représentant régional adjoint pour l'Afrique, tout en étant responsable de la zone CEDEAO.
J'ai terminé ma carrière à la FAO en tant que représentant régional pour le Maghreb, couvrant les cinq pays de cette région. Après cette carrière internationale, qui a duré une quinzaine d'années, je suis rentré au Burkina Faso. J'ai alors été sollicité pour mettre mon expérience au service du pays. J'ai accepté, d'abord comme secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire, puis comme secrétaire général du ministère de l'Agriculture. Par la suite, j'ai également travaillé dans le secteur privé en qualité de directeur général. J'ai ainsi eu un parcours particulièrement diversifié, qui m'a permis de fréquenter des milieux différents, de découvrir plusieurs cultures et d'élargir considérablement ma perspective.
Qu'est-ce qui amène un homme de sciences exactes et de terrain à écrire sur la spiritualité et l'animisme ?
Je peux dire que j'ai un parcours un peu atypique sur ce plan. Je suis né dans une cour royale du Gulmu. Cette origine a très tôt façonné mon enfance dans le respect des traditions et des coutumes. D'ailleurs, comme vous pouvez le constater, j'ai conservé un nom authentiquement gourmantché. Ce qui m'a véritablement donné envie d'écrire sur cette thématique, c'est le constat que beaucoup de peuples conservent leurs traditions et leurs noms.
Dans certains pays, comme le Lesotho, lorsque vous vous présentez avec des prénoms importés, on vous demande si vous n'avez pas un nom traditionnel. Lorsque je me présentais avec mon nom, cela suscitait toujours un intérêt particulier. Cette expérience a renforcé ma conviction que nos traditions et nos valeurs sont profondément importantes. J'ai également constaté qu'il existait un vide. Beaucoup parlent de la tradition, de l'animisme ou de la spiritualité à travers le monde, mais souvent avec un regard extérieur qui n'est pas toujours objectif.
Un autre élément a été déterminant. Ma dernière fille, qui fréquentait une école bilingue, avait un enseignant américain. Celui-ci demandait à chaque élève quelle était la religion de son père. Ma fille a répondu que j'étais animiste. Son professeur lui a alors demandé : « Les animistes ont-ils un prophète ? Ont-ils un livre ? Ont-ils un lieu de pèlerinage ? » En somme, il faisait référence à toutes les caractéristiques généralement associées aux religions révélées.
Lorsqu'elle m'a rapporté cette conversation, j'ai compris que ces interrogations étaient pertinentes. Il était effectivement difficile de trouver un ouvrage écrit par un pratiquant expliquant les principes de cette spiritualité. C'est l'ensemble de ces questionnements qui m'a conduit à réfléchir à la manière dont je pouvais contribuer à une meilleure connaissance de cette spiritualité, qui est pourtant présente à l'échelle mondiale. En tant qu'homme de science, je constate d'ailleurs, de façon paradoxale, que les scientifiques écrivent souvent davantage que les littéraires ou les philosophes.
Les hommes de science s'intéressent avant tout au contenu, à la transmission des connaissances et des faits. La forme est ensuite travaillée par les éditeurs. Les littéraires, eux, recherchent parfois davantage la perfection stylistique, ce qui peut constituer un frein à l'écriture. À mon avis, c'est aussi ce qui explique qu'au Burkina Faso, une grande partie des écrivains soient issus des sciences, des mathématiques ou d'autres disciplines auxquelles on n'associe pas spontanément la littérature.
« Les gens pensent que les animistes ne croient pas en Dieu ou n'auraient pas de Dieu », déplore le Dr Lamourdia Thiombiano, écrivain et homme de sciencesComment décrivez-vous l'animisme dans cet ouvrage, notamment dans un pays comme le Burkina Faso où coexistent plusieurs cultures et coutumes ?
Avant ce livre, j'ai publié, en 2023, un premier ouvrage consacré aux principes de l'animisme. Mon objectif était de combler un vide, car beaucoup de personnes pensaient et continuent parfois de penser que les animistes croient en plusieurs dieux. Dans cet ouvrage, j'ai présenté vingt-quatre principes fondamentaux. Le premier est que les animistes croient en un Dieu unique, situé au sommet de la pyramide. Les demandes concernant la santé, la paix ou toute autre préoccupation passent ensuite par les ancêtres, qui jouent un rôle d'intermédiaires. Je pense que cette clarification a permis de rassurer beaucoup de personnes.
Après cette première publication, plusieurs lecteurs m'ont dit : « Les principes, c'est bien, mais dans la pratique, comment cela se passe-t-il ? » C'est cette interrogation qui est à l'origine de mon second livre consacré aux pratiques de l'animisme. J'y présente les pratiques en les rattachant chacune aux vingt-quatre principes. Par exemple, lorsque nous affirmons que nous croyons en un Dieu unique, j'explique concrètement comment cette relation s'exprime au quotidien. Pour l'animiste, Dieu est présent dans chaque acte de la vie.
Il prie Dieu en permanence et demande à ses ancêtres de l'accompagner. Il n'existe pas forcément un jour réservé à la prière.
Au Burkina Faso, cette pratique prend une certaine forme. Dans d'autres régions du monde, comme en Inde ou en Chine, les rites sont différents, mais ils reposent sur le même principe fondamental : il n'y a qu'un seul Dieu, que l'on prie en tout temps et en tout lieu. J'aborde également la question de l'organisation. Si beaucoup portent aujourd'hui un regard déformé sur l'animisme, c'est aussi parce que cette spiritualité manque souvent de visibilité. Au Burkina Faso, nous assistons à une véritable renaissance.
De plus en plus de personnes s'affirment comme animistes, ce qui est très positif. Les autorités coutumières ont également joué et continuent de jouer un rôle important dans la préservation de l'essentiel. Cependant, beaucoup hésitent encore à se déclarer animistes. Il faut que les gens s'assument. Une fois cette étape franchie, il devient nécessaire de s'organiser selon les traditions, les coutumes et les spécificités de chaque communauté. Les pratiques ne sont pas exactement les mêmes selon que l'on soit de l'Est, de l'Ouest ou du Sud du pays. En ville notamment, où les communautés sont dispersées, il est important que les personnes puissent se retrouver, échanger et renforcer les liens de solidarité.
Le titre de votre ouvrage associe deux expressions qui pourraient sembler contradictoires. Lorsqu'on lit « Gloire à Dieu », on ne s'attend pas forcément à découvrir ensuite « Les Pratiques de l'Animisme ». Pourquoi ce choix ?
C'est un choix totalement assumé. Je voulais précisément déconstruire les préjugés qui entourent les animistes. Lorsqu'on entend l'expression « Gloire à Dieu », certains pensent qu'elle appartient exclusivement aux religions révélées, comme si elles en avaient le monopole. Or, pour les animistes également, il n'existe qu'un seul Dieu, que nous glorifions aussi, même si nous l'exprimons différemment.
Le choix de ce titre vise donc à rappeler que le Dieu unique est aussi le Dieu des animistes. Avant même ce titre, j'ai inscrit sur la page de garde une autre expression qui me tient particulièrement à cœur : « Soyons nous-mêmes ». Cette invite est importante parce que, si l'on prend le cas du Burkina Faso, nous avons perdu une partie de nos valeurs et de nos coutumes, notamment dans les milieux intellectuels. Les effets de la colonisation, de l'esclavage, mais surtout de la domination culturelle ont progressivement éloigné beaucoup d'entre nous de notre identité.
Aujourd'hui, nous sommes culturellement hybrides, partagés entre un univers qualifié de moderne et notre héritage traditionnel. Pourtant, même les sociétés occidentales reviennent progressivement vers certaines valeurs qu'elles avaient abandonnées. Elles redécouvrent l'importance de la protection de l'environnement, de la nature et du lien entre l'homme et son milieu de vie. Les incendies observés en Europe illustrent bien cette prise de conscience.
Autrefois, certains considéraient les forêts uniquement comme des espaces économiques. Aujourd'hui, ils comprennent que ces milieux possèdent un équilibre qu'il faut préserver. On voit même, dans certains pays d'Europe ou aux États-Unis, des pratiques thérapeutiques consistant à mettre des enfants au contact des arbres afin de renouer avec la nature. Les sociétés reviennent donc vers certaines valeurs fondamentales. De notre côté, nous devons également redevenir nous-mêmes, en nous appuyant sur les valeurs héritées de nos ancêtres et des traditions de nos communautés. C'est ainsi que nous pourrons nous affirmer et contribuer positivement au développement de notre pays.
Pourquoi avoir choisi de publier votre ouvrage en français et en anglais ?
J'ai eu la chance, au cours de ma carrière, de parcourir une grande partie du monde. Il me paraissait donc important que cet ouvrage soit accessible au plus grand nombre, sans que la langue constitue un obstacle. C'est ce qui explique le choix d'une édition bilingue. Le premier livre était déjà publié en français et en anglais. Grâce aux responsabilités que j'ai exercées, j'ai eu l'occasion d'apprendre et de pratiquer l'anglais. Il était donc naturel de mettre cette compétence au service de cette publication.
Le résumé de votre ouvrage évoque une « internalisation de l'animisme ». Que recouvre exactement cette notion ?
L'internalisation consiste à amener les personnes à connaître ces valeurs, à les accepter et à les pratiquer naturellement, à les vivre. Je prends souvent un exemple très simple. Dans l'animisme, les ancêtres occupent une place essentielle. Leurs noms sont importants parce qu'autrefois, ils constituaient en quelque sorte notre carte d'identité. Dire de quelle famille et de quelle lignée on est issu permet de savoir d'où l'on vient. Connaître ses ancêtres fait donc partie de cette internalisation.
Lorsqu'un animiste adresse une demande à Dieu, il passe par ses ancêtres. Il s'adresse à son grand-père, qui transmet à son propre père, et ainsi de suite. Cette chaîne constitue un élément fondamental de la spiritualité animiste. Internaliser cette spiritualité, c'est accepter que nous ayons des ancêtres, les respecter, les honorer, les valoriser et compter sur eux pour nous guider dans la vie afin que Dieu nous accorde ce qui est possible.
C'est là le sens profond de cette notion. Il y a également une autre dimension : celle de l'affirmation de soi. Si vous êtes animiste, vous êtes animiste. Il faut pouvoir le dire librement. C'est un choix. Dans plusieurs pays, cette question ne se pose même pas. En Inde, par exemple, la très grande majorité de la population pratique des religions traditionnelles. Au Japon, près de 90 % de la population est animiste. En Chine également, ces spiritualités occupent une place importante.
Selon vous, quels sont les plus grands stéréotypes qui pèsent encore sur l'animisme au Burkina Faso ?
Il existe, à mon sens, trois grands stéréotypes. Le premier est l'idée selon laquelle les animistes ne croient pas en Dieu ou n'auraient pas de Dieu. Aujourd'hui, au Burkina Faso, la plupart des religions reconnaissent que les religions traditionnelles croient en un Dieu unique. Ce qui diffère, ce sont les voies empruntées pour s'adresser à Lui. Ce préjugé demeure encore dans certains milieux, mais il recule progressivement à mesure que les gens découvrent la réalité de l'animisme.
Le deuxième stéréotype concerne la sorcellerie. Dans l'imaginaire collectif, lorsqu'on évoque la sorcellerie, on pense immédiatement aux animistes ou aux adeptes des religions traditionnelles. Pourtant, si l'on revient au sens originel du mot, il renvoie avant tout à la connaissance. Lorsque l'on dit : « Ce n'est pas sorcier », cela signifie simplement que ce n'est pas compliqué. À l'origine, les sorciers étaient des personnes qui maîtrisaient les vertus de la nature, des plantes, des pierres et de l'univers.
Ils détenaient des connaissances que tout le monde ne possédait pas, parce qu'elles étaient liées à un certain niveau d'initiation. Aujourd'hui encore, en Europe, certains courants revendiquent cette appellation parce qu'ils travaillent sur les propriétés des plantes, des minéraux ou de l'environnement. Chez nous, en revanche, dès qu'une personne rencontre une difficulté, on parle rapidement de sorcellerie. Ce stéréotype perdure également parce qu'il constitue un véritable fonds de commerce pour certains. En cultivant la peur et en désignant des coupables, on pousse les populations à rechercher une protection auprès de certaines structures ou personnes.
Selon le Dr Lamourdia Thiombiano, dans l'imaginaire collectif, lorsqu'on évoque la sorcellerie, on pense immédiatement aux animistesLe troisième stéréotype touche à la perception du village et des traditions. Pendant longtemps, le système social africain reposait sur la solidarité. Avec la colonisation, puis l'évolution des sociétés, cette solidarité s'est progressivement affaiblie. Le village a parfois été présenté comme un espace de retard ou d'obscurantisme. Les premiers fonctionnaires formés dans les écoles coloniales ont souvent appris à considérer le paysan comme une personne qu'il ne fallait pas valoriser. Cette vision a contribué à créer une rupture avec les communautés rurales. Pourtant, lors des licenciements intervenus pendant la Révolution de Thomas Sankara, beaucoup de fonctionnaires sont retournés au village pour vivre de l'agriculture et se sont réintégrés dans leurs communautés.
Ils ont alors redécouvert que le village n'était pas ce lieu négatif qu'on leur avait décrit. Ces représentations déformées des traditions trouvent donc aussi leur origine dans l'histoire coloniale. Dans l'animisme, il existe des interdits, comme dans toutes les religions. Lorsqu'une pratique est interdite, ce n'est pas pour faire peur ou pour nuire. Ces règles servent à organiser la vie collective, à préserver le respect mutuel et à renforcer la cohésion sociale. Plus les traditions sont respectées, plus la solidarité est forte. C'est d'ailleurs l'un des traits qui ont longtemps caractérisé les sociétés africaines et burkinabè.
En quoi cet ouvrage peut-il contribuer à amener les personnes à assumer l'animisme ?
Dans ce livre, je décris les pratiques de manière concrète, pragmatique et opérationnelle. En découvrant ces gestes, ces rites et leur signification, les lecteurs comprendront que l'animisme n'est ni mystérieux ni compliqué. Cette meilleure compréhension permettra aussi à ceux qui se reconnaissent dans cette spiritualité de l'assumer pleinement et de dire simplement : « Oui, je suis animiste, parce que je le pratique, j'en connais le sens et ce n'est pour nuire à personne. »
Quelle transformation souhaitez-vous provoquer à travers cet ouvrage ?
Je poursuis principalement deux objectifs.
Le premier est d'ouvrir des portes. En tant qu'intellectuel, surtout dans le contexte actuel du Burkina Faso, je pense que nous devons contribuer à forger un nouvel être, capable de relever les défis de demain. Pour y parvenir, il est indispensable de renforcer notre personnalité en nous enracinant dans nos traditions et dans nos valeurs. La contribution que je peux apporter est celle de la connaissance. Elle constitue une base solide qui permet aux individus de retrouver leurs repères et de s'ancrer davantage dans leur identité.
Le second objectif est d'ouvrir également des perspectives de recherche et d'écriture. Cet ouvrage possède une dimension mondiale. Il ne s'adresse pas uniquement au Burkina Faso ou à l'Afrique, mais à toutes les personnes qui se reconnaissent dans une spiritualité animiste. Les pratiques présentent des similitudes d'un continent à l'autre. Des anthropologues et des lecteurs issus de différentes régions m'ont d'ailleurs confié qu'ils retrouvaient, dans ce livre, des rites qu'ils avaient eux-mêmes vécus. Cela n'empêche pas d'autres intellectuels d'aller plus loin.
Les Gourmantchés, les Bobo, les Dagara, les Lobi, les Peuls et bien d'autres communautés peuvent documenter leurs propres pratiques avec davantage de précision, de détails. Sans révéler les aspects initiatiques qui doivent rester confidentiels, il est possible de transmettre les grandes lignes afin que les jeunes générations comprennent leur héritage culturel. Par exemple, il serait très utile que chaque communauté recense ses totems, explique ses rites de mariage, ses pratiques ou ses codes sociaux. Cette connaissance constitue une richesse, des guides de référence qui pourront être transmis aux générations futures. Les intellectuels ont le devoir de produire un savoir utile, un savoir que les jeunes, les populations pourront s'approprier pour avancer.
Avez-vous un dernier message à adresser aux lecteurs ?
Je souhaite avant tout que nous nous assumions pleinement en tant que Burkinabè et Africains. Nous devons accepter ce que nous sommes, avec nos qualités, nos défauts, nos valeurs et nos traditions, sans laisser le regard extérieur nous amener à rejeter notre héritage culturel. Cette remise en cause de nos valeurs s'explique par un contexte historique particulier.
Aujourd'hui, les conditions ont changé. Les initiatives comme la célébration de la Journée des coutumes et des traditions, le 15 mai, ainsi que les différentes manifestations organisées par les autorités coutumières, les rois, les chefs traditionnels, les maîtres du savoir traditionnel, créent un contexte favorable pour un retour aux sources. J'encourage chacun à renouer avec son village, ses lieux sacrés, ses rites et ses traditions. Il ne s'agit pas d'un repli sur soi, mais d'une démarche pour mieux se connaître, mieux se construire et toujours agir dans le sens du bien. Nous avons perdu, au fil du temps, certaines valeurs essentielles. Dans mon livre, j'insiste notamment sur la notion de leadership traditionnel. Un chef de famille ou un chef de village est avant tout un modèle.
Quelles que soient les circonstances, il ne doit jamais être le premier à partir. Il doit être le dernier à quitter les siens, parce qu'il est responsable de ceux qu'il dirige. Lorsque ces valeurs s'effritent, les conséquences se font sentir dans les familles et dans la société. Le retour aux sources que je préconise, c'est aussi le retour à des valeurs de transparence, de courage, de résistance, de respect de la personne humaine et d'acceptation de l'autre. Les traditions africaines ont toujours permis la coexistence de croyances différentes. Elles ont appris aux communautés à vivre ensemble dans le respect mutuel. C'est cet héritage que nous devons préserver et transmettre aux générations futures.
Interview réalisée par Farida Thiombiano
Lefaso.net
La transformation numérique ne consiste plus seulement à informatiser les organisations. Elle implique désormais de repenser les modèles économiques, d'exploiter la donnée comme un actif stratégique et d'intégrer l'intelligence artificielle dans les processus de décision. Cette nouvelle révolution exige des profils capables de conjuguer expertise technologique, vision stratégique et connaissance des réalités africaines. Au Burkina Faso, Dr Aristide Aly Boyarm fait partie de ces pionniers.
Docteur en informatique, dirigeant d'entreprise, consultant international, enseignant et entrepreneur, il évolue depuis plus de vingt-cinq ans à l'interface des systèmes d'information, du management, de l'innovation et, plus récemment, de l'intelligence artificielle. Son parcours, construit entre l'Europe et l'Afrique, illustre une conviction forte : les technologies numériques n'ont de valeur que lorsqu'elles permettent aux organisations africaines de gagner en performance, en autonomie et en compétitivité.
Une double culture scientifique et managériale
Le parcours de Dr Boyarm commence par une solide formation scientifique. Après un DEA en Automatique et Informatique, il obtient un doctorat en Informatique et Productique à l'Université d'Aix-Marseille, où ses recherches portent sur la modélisation et la simulation des systèmes complexes. Soucieux de compléter cette expertise technique par une vision stratégique, il décroche ensuite un MBA à l'IAE Paris Sorbonne Business School. Cette double compétence constitue la marque de son parcours : comprendre la technologie tout en maîtrisant les enjeux du management, de la gouvernance et de la transformation des organisations.
Une carrière internationale au cœur des grands systèmes d'information
Avant de revenir contribuer au développement du numérique africain, Aristide Boyarm construit une carrière remarquée en France. Il débute chez Computer Sciences Corporation (CSC), aujourd'hui DXC Technology, où il participe au développement et à l'intégration de solutions logicielles destinées aux grandes compagnies d'assurance européennes. Il y pilote notamment des projets de migration portant sur plus d'un million de contrats d'assurance, ainsi que l'encadrement de chantiers de développement de progiciels métiers, à la tête d'équipes dont les développeurs sont répartis sur divers sites à travers le monde.
Il rejoint ensuite Logica, devenue CGI, où il gravit les échelons successifs de chef de projet, directeur de projet, puis Manager IT Consulting. Pendant plusieurs années, il dirige des projets d'externalisation informatique et accompagne des groupes tels qu'AXA, BNP Paribas Cardif, Groupama ou AIG, tout en assurant le pilotage budgétaire, la gestion des risques et le développement commercial. Cette expérience lui confère une connaissance approfondie de la conduite des grands projets numériques et de la transformation des métiers.
Conseiller stratégique au plus haut niveau international
Entre 2019 et 2022, il rejoint à Vienne l'Organisation du Traité d'Interdiction Complète des Essais Nucléaires (OTICE/CTBTO) comme IT Strategy Consultant. Membre du cabinet du Secrétaire exécutif (Dr Lassina Zerbo), il conduit pour ce dernier une revue des stratégies d'évolution du système d'information, portant sur la cybersécurité, les environnements cloud, les systèmes ERP, la gestion des connaissances et la planification stratégique des investissements numériques.
Parallèlement, il est désigné au comité scientifique de la prestigieuse Science and Technology Conference (SnT) pour trois éditions successives (2019, 2021 et 2023), une instance qui réunit plus d'un millier de scientifiques et spécialistes du monde entier dédiée au soutien du traité et à son régime de vérification. Cette double expérience conforte son expertise des systèmes critiques et sa connaissance des grandes organisations internationales.
Mettre l'expertise internationale au service de l'Afrique
En parallèle de ses activités internationales, Aristide Boyarm consacre une part croissante de son énergie au développement numérique africain. En 2011, il cofonde AfricaCRM&SI, cabinet de conseil spécialisé en stratégie numérique et systèmes d'information. À travers cette structure, il accompagne des institutions de premier plan telles que la CEDEAO, l'UEMOA, la Banque africaine de développement et l'Organisation internationale de la Francophonie, ainsi que plusieurs ministères africains, des banques, des compagnies d'assurance et de grandes entreprises.
Ses missions portent sur les audits stratégiques, les schémas directeurs des systèmes d'information, la transformation numérique, la conduite du changement et la gouvernance des données. Cette diversité d'interventions fait de lui l'un des consultants burkinabè les plus expérimentés dans le domaine de la stratégie numérique.
L'intelligence artificielle comme levier de compétitivité
Ces dernières années, Dr Boyarm s'est imposé comme l'un des promoteurs de l'intégration de l'intelligence artificielle dans les organisations africaines. Dans plusieurs revues numériques, il signe des articles qui mettent en lumière les enjeux stratégiques de l'IA pour les États africains. De manière plus concrète, il conçoit une plateforme de formation en ligne destinée aux dirigeants et entrepreneurs du continent, pensée pour tenir compte des réalités africaines (devchampion.biz). Sa mini-série « Pilotez votre entreprise à l'ère de l'intelligence artificielle », dix épisodes courts, propose ainsi une méthodologie éprouvée auprès de PME africaines, permettant de déployer l'IA au sein d'une entreprise et d'en mesurer les résultats en quelques semaines.
Au-delà de la technologie, son approche consiste à démontrer que l'intelligence artificielle peut devenir un puissant levier de performance pour les administrations, les entreprises et les services publics africains.
Former les développeurs qui construiront l'Afrique numérique
Pour Aristide Boyarm, le principal défi de l'Afrique n'est pas seulement technologique : il est avant tout humain. C'est dans cet esprit qu'il crée en 2019 DEVCHAMPION, une plateforme dédiée à la détection, à la formation et à la certification des talents numériques africains. L'initiative organise des concours de programmation à grande échelle, qui ont réuni jusqu'à 700 participants dans plusieurs pays francophones, et facilite l'insertion professionnelle de centaines de jeunes développeurs grâce à des certifications reconnues et à des partenariats avec les entreprises. À travers DEVCHAMPION, il contribue ainsi à relever l'un des défis majeurs du continent : la pénurie de compétences numériques.
Un entrepreneur engagé dans les services numériques
L'esprit entrepreneurial de Dr Boyarm se manifeste également à travers son engagement au sein de COMZA Burkina, filiale de COMZA Africa, dont il assure la direction générale par intérim depuis 2023. L'entreprise conçoit des solutions numériques au service des usagers des services publics, notamment pour la distribution de crédits d'électricité prépayée, en s'appuyant sur un écosystème d'opérateurs de télécommunications, d'établissements financiers et d'acteurs du mobile money. Cette expérience illustre sa capacité à transformer l'innovation technologique en services concrets, au bénéfice direct des citoyens.
Un auteur qui pense le numérique africain
Au-delà de ses activités de consultant, Dr Boyarm nourrit la réflexion sur les transformations numériques du continent. Il est l'auteur de l'ouvrage « L'Entreprise Numérique Africaine », publié en 2018, dans lequel il analyse les conditions de réussite de la digitalisation des organisations africaines.
Il signe également de nombreux articles consacrés à l'intelligence artificielle, à la valorisation des données africaines, à la diplomatie numérique ou encore à l'évolution des métiers du développement logiciel à l'ère de l'IA. Ses publications traduisent une volonté constante d'anticiper les mutations technologiques et d'en faire bénéficier les décideurs africains.
Une passion pour la transmission
L'une des constantes de son parcours est la transmission. Enseignant dans plusieurs établissements d'enseignement supérieur, notamment l'École Supérieure d'Informatique (ESI) de l'Université Nazi Boni de Bobo, l'ENGDE Paris et l'Institut d'Études du Développement de la Sorbonne (IEDES Paris 1), il intervient sur des thématiques liées à l'intelligence artificielle, à la gestion de projets numériques et aux systèmes d'information.
Il est également à l'origine de l'initiative Kid Code, qui a permis d'initier des centaines d'enfants burkinabè à la programmation à travers le langage Scratch. Cette action illustre sa conviction que l'avenir numérique de l'Afrique se prépare dès le plus jeune âge.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce qu'il fait partie des experts burkinabè qui ont su conjuguer excellence internationale et engagement pour le développement du numérique africain.
Parce qu'il accompagne depuis plus de vingt ans les organisations dans leur transformation numérique, tout en étant aujourd'hui l'un des promoteurs de l'intégration de l'intelligence artificielle dans les entreprises et les administrations.
Parce qu'il a créé DEVCHAMPION, une initiative qui contribue à révéler et à professionnaliser les talents africains du développement logiciel.
Et parce qu'il démontre que la souveraineté numérique du continent reposera autant sur la qualité des technologies que sur la formation de femmes et d'hommes capables de les concevoir, de les maîtriser et de les mettre au service du développement.
Et parce qu'il est convaincu que l''intelligence artificielle ne remplacera pas les compétences africaines mais donnera un avantage décisif aux organisations et aux professionnels qui sauront l'intégrer avec intelligence, responsabilité et une connaissance profonde des réalités de notre continent.
Le Sénégal vit des moments singuliers. C'est une expérience à nulle autre pareille où deux hommes sortent de la prison de Cap Manuel et s'emparent du pouvoir auquel l'un d'eux ne peut prétendre et qui choisit le second pour le conquérir en son nom car il serait son alter ego. C'est avec le slogan de « Diomaye moy Sonko » que la campagne est battue et remportée au premier tour. Et vient l'expérience du pouvoir. Le pouvoir, cette maîtresse jalouse, qui ne supporte pas deux amants sous son toit, brise les rêves de l'alternance sereine.
Comme le dit Laurent Gbagbo, il y a un fauteuil présidentiel, pas un banc, ni un canapé. Pendant deux ans, les amis et frères, le mentor et son filleul, se sont essayés à diriger en tandem. Mais la barque Sénégal a pris de l'eau avec une dette astronomique héritée de l'ancien pouvoir et le Premier ministre a dû s'éloigner du président en s'emparant de la présidence de l'Assemblée nationale. Et une nouvelle phase de la vie politique du pays est en train de s'écrire. Nous assistons à une recomposition du paysage politique autour du conflit entre les deux hommes.
Ce conflit s'est exacerbé avec la révision constitutionnelle de l'Assemblée nationale qui, entre autres réformes des pouvoirs du président, prévoyait l'interdiction pour celui-ci de diriger un parti politique. La révision a été annulée pour vice de procédure par le Conseil constitutionnel. Et le président, qui avait son projet depuis le conflit sur la direction de la Coalition Diomaye président, a officialisé la création de son parti le 25 juillet 2026 et a livré un discours littéraire de haut vol comme président du parti Kiiraay les Patriotes républicains. Une lecture et une explication de ce texte ne sont pas du tout superflues, car c'est la première fois que Diomaye Faye se découvre et dresse un portrait en creux d'Ousmane Sonko sans le nommer. Grand moment de politique ?
Avant tout, il faut dire à quoi nous devons cette phase de la vie politique du Sénégal. Quand Barack Obama avait dit que l'Afrique n'avait pas besoin d'hommes forts mais d'institutions fortes, il y a eu des mécontents. C'est pourtant grâce aux institutions fortes que l'alternance du Pastef a eu lieu au Sénégal, et que la création de Kiiraay, les patriotes républicains, est faite et que ce discours a pu être prononcé.
C'est clair maintenant, la confrontation est inévitable, elle est en marche et les deux protagonistes s'attendent à donner des coups et à en prendre. Donner le nom d'Ousmane Sonko à son fils n'empêche pas Bachirou Diomaye Faye de se battre contre lui en politique. Ce fils restera le souvenir vivant de leur amitié passée, et si son mentor n'a plus de place dans son cœur, il ne peut pas en être de même pour son homonyme qui est le fruit de son sang.
Si Sonko est un tribun, Diomaye est un as du discours écrit
Au début de son discours, le président sénégalais a décliné ses origines. Ce n'est pas anodin, celui qui prenait moins de lumière dans le tandem a tenu à s'afficher, à mettre ses racines, son enfance paysanne, campagnarde sous les projecteurs. Il va filer une métaphore bucolique, champêtre, paysanne tout au long du discours avec un champ lexical qui accumule les références au champ, aux semailles, à la graine, au mil, aux saisons, au temps.
Nous apprenons ainsi qu'il est fils de paysan de Ndiaganiao et qu'il a appris ses premières leçons politiques non de manière livresque mais au champ, à côté des anciens qui savaient distinguer entre le mil et le « djenbeu », une sorte d'ivraie. Il fait ici un sort à l'image de maître d'Ousmane Sonko qui lui aurait tout appris en politique en le prenant sous son aile de grand frère. Non, il avait une science politique acquise au champ. Avant le Pastef, il y a eu le champ.
Et il s'écriera à un moment du discours : nous voici au champ, en levant les bras, nous sommes au champ. Est-ce là le lieu de la confrontation ? Ou encore se battra-t-il avec un art et un savoir-faire paysans ? Il répond à un moment du discours qu'« un paysan ne passe pas sa saison à maudire l'herbe folle ». On ne peut s'empêcher de voir le portrait dressé en creux d'Ousmane Sonko dans cette herbe folle semblable au mil qui « occupe la terre, boit l'eau tombée du ciel, entretient toute une saison l'illusion de l'abondance, puis il laisse les mains vides ». De cette déception, il a tiré une leçon. C'est celle du temps qui trie le bon grain de l'ivraie. « Le temps est le plus honnête des juges, .... qui sépare à la fin ce qui nourrit de ce qui occupe, ce qui construit de ce qui promet, ce qui sert de ce qui dessert ... ». Puisqu'il en est ainsi, il demande aux Sénégalais de la patience pour la récolte : « Donnez-moi le temps. »
Celui dont il a besoin pour être prêt pour les futures batailles. En gros, c'est encore le temps des semailles. La récolte n'est pas pour maintenant, ni pour Ousmane Sonko, ni pour Diomaye Faye. Si récolte il y a, il faudra attendre le second mandat car l'alternance du Pastef passera le premier mandat à se déchirer et à reconstruire. Diomaye ne renie pas les valeurs du Pastef, il les revendique toutes, nuance quelques-unes et justifie sa posture. Comme pour dire ce champ du Pastef, il l'a aussi labouré et il n'abandonnera pas les graines semées à un autre. Les valeurs, les hommes du Pastef sont dans son inventaire et chacun choisira son parti.
Entre le Pastef de Sonko et Kiiraay de Diomaye. Cette longue référence au monde paysan de Diomaye est aussi un éclairage sur les origines petites bourgeoises d'Ousmane Sonko, dont on dit qu'il aurait des parents fonctionnaires et qu'il est né à Thiès, une des principales villes du pays. À opposer les villes à la campagne, le président de Kiiraay oublie le poids de la ville de Dakar qui représente un peu moins du quart de la population, sans compter les autres villes (Touba, Thiès, Ziguinchor, etc.) dans la démographie du pays et donc dans l'élection.
Diomaye reconnaît que le pouvoir présidentiel l'a changé et il dit : « Quand on est opposant, on n'est responsable de rien en aucune façon, mais lorsqu'on exerce le pouvoir, on est responsable de tout de toutes les façons. » Comment ne pas reconnaître cette évolution de sa pensée et la justesse des propos suivants : « Ce qui tient un pays dans le calme et la tempête, ce ne sont ni les slogans, ni les foules, ni même les hommes et les femmes, ce sont les institutions : l'école qui ouvre le matin, le tribunal qui dit le droit, l'hôpital qui veille la nuit, le soldat qui garde la frontière, l'urne qui attend son heure. C'est ça qui tient le pays, c'est ça que nous devons protéger. »
Les paysans disent qu'il faut se méfier de l'eau qui dort. Sonko, qui se demandait ce qui arrivait à son petit frère, le voit dans l'arène face à lui. Il n'est pas surpris, le président du Pastef, il veut les dates des futures élections pour en finir tout de suite avec lui par la force de son charisme et son parti d'un million de membres.
Est-ce ainsi que le Pastef se veut un parti d'avant-garde ou est-ce seulement la mobilisation financière qui est recherchée avec 1 milliard de FCFA dans la caisse (1 000 X 1 000 000) par les cartes vendues ? Ne boudons pas notre plaisir, la démocratie sénégalaise vit de grands moments avec des institutions fortes et des partis qui se battent. Le bémol est que tout cela fait passer au second plan les problèmes économiques, la vie chère et le manque d'emploi…
Sana Guy
Lefaso.net
Alors que l'immersion patriotique a réuni sa deuxième cohorte cette année 2026, l'acteur de la société civile burkinabè Jonas Hien nous a fait parvenir sa lecture de cette initiative nationale. Tribune !
Depuis plusieurs années, le Burkina Faso traverse une période particulièrement éprouvante de son histoire. Aux défis sécuritaires s'ajoutent des enjeux économiques, sociaux et politiques qui interrogent profondément l'avenir de la Nation. Face à cette réalité, les autorités, au plus haut sommet de l'Etat, ont fait le choix d'accorder une place centrale à la formation civique et patriotique de la jeunesse. C'est dans cette dynamique qu'a été instituée l'immersion patriotique obligatoire pour les nouveaux bacheliers, chaque année, avec l'ambition affichée de former une génération davantage consciente de ses responsabilités envers la patrie.
À première vue, certains pourraient considérer cette immersion comme une simple activité organisée après l'obtention du baccalauréat. Pourtant, le sens même du mot « immersion » invite à une compréhension beaucoup plus profonde. Être en immersion, c'est être plongé dans un environnement afin de le découvrir de l'intérieur, de le comprendre, de le vivre et d'en saisir toutes les réalités et toute la portée.
On parle d'immersion linguistique lorsqu'une personne séjourne dans un pays ou dans un milieu pour apprendre une langue, ou d'immersion professionnelle lorsqu'un étudiant découvre concrètement son futur métier. De la même manière, l'immersion patriotique consiste à placer les jeunes au cœur d'une expérience destinée à renforcer leur connaissance du Burkina Faso, de son histoire, de ses valeurs et des responsabilités qui accompagnent la citoyenneté.
Cette initiative repose sur une idée simple : on protège mieux ce que l'on connaît. Un jeune qui ignore l'histoire de son pays, les sacrifices consentis par les générations qui l'ont précédé ou les fondements de son identité nationale risque de percevoir son appartenance à la Nation comme une simple formalité administrative. En revanche, celui qui comprend les longues luttes menées par ses ancêtres pour préserver leur liberté, défendre leurs terres, maintenir leurs traditions et assurer la survie de leurs communautés, développe plus facilement un sentiment d'attachement et de responsabilité envers son pays.
Dans les orientations présentées par les autorités burkinabè, cette immersion s'inscrit dans une vision plus large portée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré : celle de construire un « citoyen nouveau ». Selon cette vision, il ne suffit pas de former des diplômés compétents ; il est également nécessaire de former des citoyens capables de comprendre leur environnement historique, culturel et géopolitique afin de participer activement au développement et à la défense de leur pays.
Connaître son histoire ne revient pas uniquement à mémoriser des dates ou des noms historiques. C'est comprendre comment vivaient les populations avant la colonisation, pendant la colonisation, comment les différentes communautés ont organisé leur coexistence, quelles formes de gouvernances traditionnelles existaient, comment les conflits étaient résolus, quelles valeurs guidaient les relations sociales et comment les peuples ont résisté aux différentes épreuves de leur temps. Cette connaissance permet également de mesurer les transformations intervenues au fil des siècles sous l'effet des influences extérieures, des évolutions politiques, des changements économiques et des mutations culturelles.
Pour les autorités, cette compréhension historique constitue également une clé de lecture du présent. Elles estiment qu'un jeune qui connaît les grandes étapes de l'histoire de son pays est mieux préparé à comprendre les défis contemporains, notamment les questions liées à la souveraineté, à la sécurité, à la gouvernance des ressources naturelles et aux rapports entre les États. Dans cette perspective, l'immersion patriotique vise aussi à présenter la lecture officielle que les autorités font du contexte actuel, de la guerre que connaît le Burkina Faso, des enjeux géopolitiques qui y sont associés et des raisons qui, selon elles, rendaient nécessaire la Révolution engagée.
L'objectif poursuivi est de permettre aux jeunes de mieux comprendre les choix politiques opérés par les autorités afin qu'ils puissent situer leur propre rôle dans la protection et la défense de la Révolution et dans la construction de l'avenir du pays. Il ne s'agit donc pas seulement d'informer, mais aussi de susciter une réflexion sur la place que chaque citoyen peut occuper dans le développement du Burkina Faso.
Le patriotisme auquel les jeunes sont appelés dépasse largement les symboles nationaux. Aimer son pays ne consiste pas uniquement à brandir un drapeau ou à chanter l'hymne national. Le patriotisme s'exprime d'abord par des comportements quotidiens : respecter les lois, préserver les biens publics et privés, travailler avec intégrité, protéger l'environnement, refuser la corruption, promouvoir la cohésion sociale et contribuer, rejeter la trahison contre sa patrie et œuvrer, chacun à son niveau, au progrès collectif. La grandeur d'une nation repose moins sur les discours que sur les actes de ses citoyens.
Cette responsabilité est particulièrement importante pour la jeunesse, qui représente aujourd'hui la principale force démographique du Burkina Faso. Les jeunes d'aujourd'hui seront demain les enseignants, les ingénieurs, les médecins, les agriculteurs, les chercheurs, les militaires, les magistrats, les entrepreneurs, les dirigeants et responsables publics appelés à conduire le destin du pays. Les valeurs qu'ils acquièrent aujourd'hui influenceront la manière dont ils exerceront ces responsabilités demain.
L'immersion patriotique invite ainsi les nouveaux bacheliers à regarder le Burkina Faso non seulement comme le pays où ils sont nés, mais aussi comme un héritage reçu des générations précédentes et qu'ils auront la responsabilité de transmettre aux générations futures. Cet héritage ne se limite pas au territoire national. Il comprend également les ressources naturelles, les richesses culturelles, les langues nationales, les traditions, les cultures, les us et coutumes, les institutions, les valeurs d'unité, de solidarité et les aspirations à la paix, à la justice et au développement.
Dans un contexte où les ressources naturelles suscitent de fortes convoitises à l'échelle internationale, ce qui nous vaut une guerre de recolonisation, les autorités du pays soulignent également la nécessité de développer chez les jeunes une conscience accrue de leur importance stratégique. L'objectif affiché est donc de former des citoyens capables de contribuer à une gestion responsable de ces ressources dans l'intérêt du Burkina Faso et de ses populations, tout en préservant la souveraineté nationale.
En somme, l'immersion patriotique rappelle une vérité : l'avenir d'un pays ne dépend pas uniquement de ses dirigeants. Il dépend aussi, et surtout de la qualité des citoyens qui le composent. Un État peut adopter les meilleures politiques publiques ; elles produiront peu d'effets si les citoyens ne s'en approprient pas les valeurs et les objectifs. À l'inverse, une jeunesse disciplinée, instruite, intègre, patriote, solidaire et profondément attachée à son pays, constitue un levier puissant de transformation nationale.
L'immersion patriotique se présente ainsi comme une invitation à apprendre avant d'agir, à comprendre avant de juger et à servir avant de revendiquer. Elle rappelle que l'amour de la patrie ne se décrète pas : il se construit progressivement par la connaissance de son histoire, la compréhension des défis de son époque et la volonté de contribuer, chaque jour, au bien commun. C'est dans cet esprit que cette initiative entend préparer une génération de Burkinabè appelée à relever les défis de son temps avec lucidité, responsabilité et engagement patriotique.
Jonas Hien
La deuxième édition de l'immersion en langue san a été officiellement lancée ce mercredi 29 juillet 2026 à Loumbila. Portée par la sous-commission nationale de la langue san-maka, cette initiative vise à préserver et à promouvoir la langue ainsi que le patrimoine culturel samo en offrant aux jeunes un cadre d'apprentissage intensif de la langue maternelle.
Pendant deux semaines, les 36 campeurs inscrits suivront un programme qui allie apprentissage linguistique et découverte culturelle. Ils seront initiés aux bases de la communication en langue san, notamment les salutations d'usage, les échanges dans les lieux publics, les marchés, les établissements scolaires et les centres de santé. Les enseignements porteront également sur le vocabulaire de la vie quotidienne, les relations familiales, ainsi que sur la lecture, l'écriture et la transcription de la langue. L'immersion sera enrichie par des activités culturelles telles que les danses traditionnelles, la lutte, les devinettes et d'autres pratiques destinées à transmettre les valeurs et les richesses de la culture samo.
Une trentaine de campeurs prennent part à cette immersionPour le président de la sous-commission nationale de la langue san-maka, Lassina Toé, cette initiative répond à une préoccupation grandissante qu'est la perte progressive de la langue maternelle chez de nombreux enfants samos, notamment en milieu urbain.
« Nous avons constaté que dans un bon nombre de nos localités, surtout les centres urbains, nous avons beaucoup d'enfants samos qui ne comprennent pas leur langue maternelle. Alors qu'est-ce qu'il fallait faire pour ces enfants ? Nous nous sommes dit qu'il fallait trouver une solution. Et la solution, c'était de trouver un temps pour eux, pour les initier à parler la langue, à l'écrire et même à la lecture. Nous avons réalisé une première édition l'année passée, qui a été couronnée de succès grâce à nos partenaires. Cette année encore, c'est ce qui nous a motivés à organiser cette deuxième édition. Comme je l'ai dit, le besoin est là, ce ne sera pas la dernière édition. Nous comptons répéter cette immersion chaque année », a-t-il expliqué.
Selon le président du comité d'organisation, cette initiative vise à préserver et à promouvoir la langue ainsi que le patrimoine culturel samoSelon lui, l'engouement est d'ailleurs en nette progression, avec un effectif passé d'une trentaine de participants en 2025 à 36 cette année. Face à cette adhésion, les promoteurs envisagent déjà d'étendre l'expérience à la région de l'Ouest, où une première immersion en san-maka est annoncée à Bobo-Dioulasso.
La représentante du ministre en charge de la culture et vice-présidente de la Commission nationale des langues nationales, Awa Tiendrébéogo/Sawadogo, a salué cette initiative qui s'inscrit pleinement dans la politique nationale de promotion des langues nationales. Elle a rappelé que la transmission constitue l'un des piliers de l'aménagement linguistique, aux côtés du statut et du corpus des langues. Pour elle, ce type d'immersion contribue à freiner l'érosion linguistique et à préserver l'identité culturelle des communautés. « L'occasion est offerte aux familles de se rattraper. C'est une initiative à saluer, car elle participe à la transmission des langues et permet d'éviter leur étiolement », a-t-elle indiqué.
Selon la représentante du ministre en charge de la culture, ce type d'immersion contribue à freiner l'érosion linguistique et à préserver l'identité culturelle des communautésLe président de la cérémonie d'ouverture, Jean François Kobiané, a pour sa part félicité les organisateurs pour leur engagement en faveur de la valorisation des langues nationales. Il a souligné que cette démarche est en parfaite adéquation avec les priorités nationales accordées à la culture et s'inscrit dans la dynamique de réforme de l'enseignement supérieur, où les langues nationales occupent désormais une place plus importante.
Doris Niamba espère acquérir les bases de la langue san afin de pouvoir la lire, l'écrire et même interpréter l'hymne national dans cette langueLe parrain de la cérémonie, Karim Ki, président du conseil régional des personnes âgées du Guiriko, a lui aussi insisté sur l'importance de préserver les langues face aux effets du brassage culturel. Il n'a pas manqué de rappeler qu'un peuple qui perd sa langue perd ses racines, avant d'exprimer le souhait de voir cette immersion s'inscrire durablement dans le calendrier culturel afin de transmettre aux jeunes générations l'histoire, les traditions et les coutumes du peuple samo.
Du côté des participants, l'enthousiasme est palpable. Doris Niamba, qui prend part à cette immersion pour la première fois, espère acquérir les bases de la langue san afin de pouvoir la lire, l'écrire et même interpréter l'hymne national dans cette langue. « C'est une nouvelle aventure pour moi. J'ai quelques notions, mais je veux approfondir mes connaissances », a-t-elle confié.
Dala Alicia Marine est venue avec l'ambition d'apprendre à parler le san et à mieux découvrir la culture samoMême motivation chez Alicia Marine Dala, venue apprendre à parler le san et à mieux découvrir la culture samo. « Je veux apprendre à parler la langue, mais aussi à danser, à cuisiner et à connaître davantage les traditions samos », a-t-elle déclaré.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net