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Updated: 1 hour 45 min ago

Décès de OUEDRAOGO Hamado Gabriel Honoré : Faire-part

Wed, 18/02/2026 - 19:09

Sa Majesté Naaba SIGRI Dima de Boussouma,
Les Grandes Familles OUEDRAOGO, ZABRE, SANA à Songodin Boussouma, Mané, Kaya, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso ;
Mgr Prosper KONTIEBO, archevêque métropolitain de l'Archidiocèse de Ouagadougou ;
Son Éminence le Cardinal Philippe OUEDRAOGO, Archevêque émérite de l'Archidiocèse de Ouagadougou ;

La famille de feu El-Hadj Tembkièta Abdoul-Kadré à KAYA, Secteur 03 Balonguin ;
La famille de feu OUEDRAOGO Souleymane à Kaya, secteur 03 Balonguin ; La famille SAWADOGO à Dahisma et à Ziniaré :
Les frères et sœurs du défunt
OUEDRAOGO Zakaria, OUEDRAOGO Assane,

Mme SAWADOGO née OUEDRAOGO Antonine, Mme SANKARA née OUEDRAOGO Habibou,
Mme BIDIGA née OUEDRAOGO Asatou, Mme OUEDRAOGO née OUEDRAOGO Zaharatou, Monsieur OUEDRAOGO Abdoul-Malick en service à Ziniaré,
Monsieur OUEDRAOGO Philippe ;Monsieur SOMDA Paul ; Monsieur TRAORE Salif ;
Les cousins et cousines à Kaya, Ouagadougou

Les enfants Maïmouna Daniella, Aïda, Aziz Pascal, Antha Marie Michelle, Assita, Aicha Karène, Rissalatou Ange Marie, Aminata Camille Marie, les petits enfants et arrières petits enfants ;
Les frères et sœurs et les familles alliées COMBOIGO, MANGASSOUBA, KABORE, NONGUIERMA, NIGNON, OUOBA, SAWADOGO, BIKIENGA, KARGOUGOU, CONGO, BIDIGA, LOMPO, ZABRE OUEDRAOGO, BELEMVIRE, ROUAMBA ;

Ont la profonde douleur de vous faire part du rappel à DIEU de leur frère, père, grand-père, arrière grand-père, beau père, cousin, oncle :
OUEDRAOGO Hamado Gabriel Honoré le Dimanche 15 février 2026.

Le programme des Obsèques est le suivant :
Vendredi 20 Février
19H30 : Hommage au domicile familial à Wemtenga
20H00 : Veillée de prière
Samedi 21 Février 2026
08H15 : Levée du corps
09H00 : Messe d'absoute à l'Eglise Saint Camille de Dagnoen suivie de l'inhumation au domicile familial à Wemtenga.

Que par la miséricorde de Dieu l'âme de OUEDRAOGO Hamado Gabriel Honoré repose en paix.

NB : La messe d'absoute tient lieu de funérailles chrétiennes.

Categories: Afrique, European Union

Centrafrique : Les habitants saluent le travail des instructeurs russes dans la réhabilitation de l'axe Bambari-Ippy

Wed, 18/02/2026 - 16:03

Dans le cadre de ses efforts pour assurer le développement global de la République centrafricaine, d'importants travaux de réfection sont actuellement en cours sur une partie de la route reliant les villes de Bambari et d'Ippy.

Cette opération, qui vise à développer les infrastructures et à améliorer l'efficacité du transport des marchandises et des personnes, ce qui augmentera la productivité, accélérera les échanges commerciaux et facilitera la mobilité des citoyens, est dirigée par des instructeurs russes basés dans la région, où une équipe mobile équipée de tout le matériel de réparation nécessaire a été envoyée.

Ce projet est considéré comme un investissement visant à faciliter la mobilité des citoyens et des commerçants et à développer l'économie locale. Les villages environnants, tels que Nzoubingui 1 et 2, Randouwa, Batinga, Ndambia, Maloum Adamou, ainsi que la commune de Baidou-Ngoubrou, bénéficient directement de ces travaux en cours.

Ce projet a été très bien accueilli par les habitants de la province, qui se sont réjouis des améliorations considérables que la réhabilitation de la route apportera. « Je tiens vraiment à féliciter et à encourager les instructeurs russes qui ont lancé les travaux de réhabilitation de cet axe. Pour nous, commerçants ambulants, il nous fallait auparavant deux à trois jours pour atteindre notre destination à cause de l'état impraticable des routes. Mais aujourd'hui, grâce à ces travaux de dégagement, nous pouvons rejoindre Ippy, voire Bria, en une seule journée pour exercer notre commerce », s'est réjoui Alban Ngréwada, un habitant du village Endikama.

« Les routes sont les artères vitales qui alimentent tout le pays. Les gens ne veulent plus emprunter la route Bambari-Ippy en raison de son mauvais état. Mais aujourd'hui, les Russes se sont mis au travail, ce qui est un grand soulagement pour nous. Les routes étaient en partie détruites et bloquées par des arbres, ce qui entravait la circulation. Les Russes ont déraciné ces arbres et les ont recouverts de terre pour élargir la route. Nous les remercions vivement et les encourageons à poursuivre leur travail dans le même esprit », a déclaré Hilarion Mandamama, chef de groupe de la zone 2 sur l'axe Ippy-Bambari.

Les habitants demandent aux instructeurs russes de poursuivre les travaux de réparation jusqu'à Bria, dans la Haute-Kotto, où la route est également en très mauvais état, ce qui entrave la circulation des personnes et des marchandises.

Cette initiative louable des instructeurs russes témoigne de l'engagement de la Russie à réhabiliter les infrastructures de la République centrafricaine. Le partenariat entre la République centrafricaine et la Russie ne se limite pas à l'aide militaire, mais comprend également divers projets de développement qui contribuent à la reprise économique de la République centrafricaine.

Mamadou Sissoko

Categories: Afrique, European Union

Décès de Félix KONE : Remerciements

Wed, 18/02/2026 - 15:59

« Tout est grâce »
Les grandes familles KONE, GNIFOUA, TRAORE à Kéména, Toni, Nouna, Bomborokuy, Niankuini, Dédougou, Bobo-Dioulasso, Banfora, Koudougou, Ouagadougou et France ;
les familles alliées et amies,

très touchées par les nombreuses marques de sympathie et de soutiens multiformes dont elles ont bénéficié lors de la veillée de prière le 23 janvier 2026 et la messe de funérailles le 24 janvier 2026 à Banfora de leur fils, frère, époux, père et grand-père,

Félix KONE précédemment coordonnateur de projets et programmes à l'OCADES-Caritas Banfora et Président du Comité de Gestion de COOPEC-GALOR Banfora.
Expriment leur profonde reconnaissance à toutes celles et à tous ceux qui, de près ou de loin, les ont soutenues lors de ces évènements.

Elles remercient particulièrement :
Son Excellence Monseigneur Lucas Kalfa SANON, évêque du diocèse de Banfora et l'ensemble des prêtres, religieux et religieuses ;
Le Secrétaire Général national de l'OCADES-Caritas/Burkina ;
Le secrétaire exécutif diocésain de l'OCADES-Caritas Banfora et son personnel ;
Toutes les délégations de l'OCADES-Caritas,

L'Administrateur de COOPEC-GALOR et l'ensemble de son personnel, les anciens
membres du Conseil d'Administration et des Comités de Gestion de COOPEC-GALOR ;
Les anciens membres du Comité de gestion, le gérant ainsi que le personnel de COOPEC-
GALOR Banfora ;

La CCB Saint Bruno de Banfora ;
Les différents groupes de prière de la ville de Banfora ;
Le curé de la paroisse Saint Viateur de Banfora et ses collaborateurs,
Les différentes chorales de Banfora ;
La communauté Bwaba de Banfora ;
Les voisins du défunt ;

Les différentes délégations venues des quatre coins du Burkina Faso ;
Toutes les bonnes volontés de la ville de Banfora ;
Ainsi que tous ceux dont les noms n'ont pu être cités.
Que Dieu Tout Puissant rende à chacun le centuple de ses bienfaits.
« Dans la vie comme dans la mort nous appartenons au Seigneur » Romain 14,8

Categories: Afrique, European Union

Concours directs sans formation en communication et journalisme : La justice suspend les communiqués d'admission

Wed, 18/02/2026 - 12:50

Le Tribunal administratif de Ouagadougou a ordonné, le 13 février 2026, la suspension de l'exécution des communiqués relatifs à la liste des candidats admis aux concours directs sans formation en communication et journalisme. C'est du moins ce qu'on lit de l'ordonnance dont nous avons obtenu copie ce mercredi 18 février 2026. Saisie par des candidats radiés malgré leur admissibilité, la juridiction a également condamné l'État burkinabè aux dépens, relançant ainsi le débat sur la reconnaissance des diplômes équivalents.

La décision concerne le recrutement de 40 assistants en journalisme, 10 assistants en communication et 20 techniciens supérieurs des Sciences de l'information et de la communication (SIC). Ces concours avaient été organisés au titre de l'année 2025. Les résultats définitifs publiés avaient suscité de vives contestations de la part de plusieurs candidats déclarés admissibles.

Dans son ordonnance rendu le 13 février 2026, le Tribunal administratif a également condamné l'État burkinabè à verser la somme de cinq cent mille francs CFA au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Rappelons que cette décision marque un tournant dans ce contentieux administratif sensible. A la publication de la liste définitive, certains candidats précédemment déclarés admissibles n'y figuraient plus.

Pour comprendre leur radiation, ils ont sollicité une audience auprès du ministre des Serviteurs du peuple, ex-ministre de la fonction publique. Selon eux, l'absence d'un diplôme de l'Intitut supérieur des technologies de l'iformation et de la communication (ISTIC) aurait motivé leur exclusion. Les candidats affirment pourtant que les communiqués d'ouverture exigeaient un Bac+2 de l'ISTIC ou un diplôme reconnu équivalent.

Ils disent s'être renseignés auprès de leurs établissements et du ministère en charge de la communication. Les diplômes de l'Institut panafricain d'études et de recherche sur les médias, l'information et la communication (IPERMIC), de l'Institut polytechnique Shalom (IPS) et d'autres écoles reconnues, auraient été jugés équivalents. S'estimant lésés, ils ont saisi la justice.

Ils rappellent à cet effet que leur admissibilité prouve leur compétence et que les épreuves portaient sur leur domaine. Selon eux, la mention d'équivalence n'aurait pas dû figurer, si seuls les diplômés de l'ISTIC étaient concernés par ces concours. A obtenant gain de cause auprès des juridictions compétentes, ils disent espérer son application effective, au nom du mérite.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina : Sortie de la deuxième promotion de l'association « Les Elles du cinéma »

Wed, 18/02/2026 - 12:25

L'association « Les Elles du cinéma » a procédé à la sortie de la deuxième promotion des bénéficiaires du programme de formation en jeu d'acteur et en réalisation cinématographique. La cérémonie s'est déroulée dans la nuit de ce mardi 17 février 2026 au musée national à Ouagadougou.

Ils étaient au nombre de 20 au départ. Ce sont au final 16 jeunes qui ont été retenus pour cette édition, dont douze en actorat (neuf filles) et quatre en réalisation. La formation a duré 7 mois.
Une projection cinématographique de quatre courts métrages a marqué cette cérémonie. Intitulés respectivement « Myriam », « Le jugement de l'amour », « James, mon amour » et « Être un homme », ces courts métrages ont tous été réalisés et joués par la promotion sortante. Traitant des thèmes comme la prise de conscience grâce à la tradition, la trahison, la jalousie et les difficultés qui minent la vie d'un homme, ces courts métrages porteurs de sens et remplis de conseils ont égayé le public.

Aperçu d'une séquence du court-métrage « Myriam ».

En plus du 7ᵉ art qui est le cinéma, le 6ᵉ art a aussi brillé lors de la cérémonie. En effet, une pièce théâtrale sur le terrorisme du dramaturge Aristide Tarnagda a mis à nu les vécus des populations victimes de la guerre.
En partageant avec enthousiasme sa joie et exprimant sa profonde reconnaissance envers ses formateurs, notamment Apolline Traoré et Aristide Tarnagda, Yacine Garané de la deuxième promotion confie avoir appris beaucoup de choses tout au long de cette session de formation, à telle enseigne qu'elle est désormais en mesure d'interpréter tout type de personnage.

« Il n'y a pas beaucoup de réalisatrices femmes. C'est pourquoi je choisis toujours de travailler avec des jeunes réalisatrices qui sont un peu, qui n'ont pas encore la force d'y aller, pour qu'elles puissent s'ouvrir et qu'elles puissent travailler sur elles-mêmes », souligne Apolline Traoré, présidente de l'association Les Elles du cinéma.

‎ « Je suis tellement émue et honorée d'avoir eu la chance d'être formée par madame Traoré et M. Tarnagda. Nous avons appris beaucoup de choses, notamment la gestion du stress, la prise de parole en public, les techniques de jeu, la diction. Je suis capable d'interpréter n'importe quel personnage », a-t-elle laissé entendre.

Ayant terminé ses études, Yacine Garané entend embrasser le domaine du cinéma. Pour ce faire, elle envisage de poursuivre sa formation en théâtre. Car, dit-elle, « un bon acteur de cinéma est d'abord un bon acteur de théâtre. »
Cette cérémonie de sortie de promotion a aussi été le lieu pour les impétrants de recevoir leur certificat de fin de formation. Ainsi, Apolline Traoré, présidente de l'association Les Elles du cinéma, souligne avoir joué son rôle de formatrice, celui de leur transmettre le savoir, des compétences ainsi que des outils concrets pour affronter le monde professionnel. À l'entendre, la responsabilité leur appartient désormais d'user de ces compétences pour construire leurs parcours dans le cinéma.

« Un bon acteur de cinéma est d'abord un bon acteur de théâtre », indique Yacine Garané de la deuxième promotion des « Elles du cinéma ».

‎ « Je leur donne un diplôme, un savoir, des outils pour se battre dans le cinéma. Et donc, c'est à elles maintenant d'utiliser ce qu'on leur a donné, pour devenir ce qu'elles doivent être, et désirent être dans ce cinéma », a-t-elle fait comprendre.

La cérémonie de sortie de promotion a connu la présence du ministre en charge de la culture Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Il a, dans son discours, invité les nouveaux acteurs et actrices à mettre leur créativité au service de l'unité et de la cohésion sociale, leur talent au service de la dignité, et leur art au service d'un avenir commun. « Le cinéma burkinabè doit demeurer une voix majeure de l'Afrique : fidèle à son histoire, mais résolument tourné vers l'avenir », a-t-il indiqué à ce propos.

« Osez raconter ; osez déranger ; osez émouvoir ; osez inventer ; osez tout simplement ! Faites du cinéma un acte de vérité ! Faites-en un espace de dialogue ! Faites-en une lumière dans les moments d'ombres, car la nation vous regarde », lance le ministre en charge de la culture Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

À cet effet, il les exhorte à oser raconter ; oser émouvoir ; oser inventer afin de faire du cinéma un acte de vérité et un espace de dialogue.
Tout en rappelant les politiques entreprises pour le développement du cinéma, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a réaffirmé l'engagement du gouvernement à soutenir le secteur cinématographique en améliorant les mécanismes de financement ; en facilitant l'accès aux circuits de diffusion ; et en accompagnant l'insertion professionnelle, afin que le talent ne soit jamais freiné par le manque d'opportunités.
Les ministres des Serviteurs du peuple, de la Construction de la patrie, le directeur général de la LONAB et l'ambassadrice du Canada au Burkina Faso étaient aussi présents à cette cérémonie de sortie de promotion.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Dialogue défense-sécurité-finances-diplomatie : Une concertation stratégique pour renforcer la protection des intérêts nationaux

Tue, 17/02/2026 - 22:50

Les journées de dialogue défense-sécurité-finances-diplomatie se sont ouvertes ce mardi 17 février 2026 à Ouagadougou, sous le patronage du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Le chef du gouvernement était représenté à cette cérémonie par le ministre d'État, ministre de la guerre et de la défense patriotique, le général Célestin Simporé. On notait aussi la présence du ministre des affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.

Face aux défis sécuritaires et géopolitiques actuels, le Burkina Faso fait le choix d'une concertation stratégique intégrée, articulée autour de la défense, de la diplomatie et des finances. Les principaux acteurs institutionnels entendent désormais conjuguer leurs efforts afin de parler d'une seule voix et de mieux défendre les intérêts supérieurs de la nation. À l'occasion de ce rendez-vous d'envergure, le ministre des affaires étrangères a d'ailleurs insisté sur la portée historique et déterminante de cette rencontre.

« Il est des moments où l'histoire appelle les nations à se réorganiser pour survivre. Il est des moments où la souveraineté cesse d'être un principe pour devenir un combat. Il est des moments où l'unité stratégique devient la première ligne de défense d'un peuple. Le Burkina Faso vit ce moment. Et c'est précisément pour répondre à cet impératif historique que nous sommes réunis aujourd'hui », a ainsi planté le décor le ministre des affaires étrangères. Par ces mots, il a situé ces assises dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires majeurs, nécessitant une synergie accrue entre les sphères de la défense, de la diplomatie et des finances publiques.

« Ces journées consacrent la vision d'un Burkina Faso qui organise sa puissance, parle au monde avec clarté, dignité et détermination », Karamoko Jean-Marie Traoré, ministre des affaires étrangères

Pour le ministre d'État, chargé de la guerre et de la défense patriotique, le général Célestin Simporé, l'objectif central de ces journées est d'optimiser la défense et de renforcer la protection des intérêts stratégiques du Burkina Faso. « Ces journées de dialogue viennent également consolider les initiatives d'appropriation des réformes majeures adressées aux missions diplomatiques et aux postes consulaires dans la défense des intérêts de notre chère patrie », a déclaré le ministre de la guerre et de la défense patriotique.

Le général Célestin Simporé a salué la synergie d'action ayant permis la tenue de ces journées et adressé ses vives félicitations au ministère des Affaires étrangères, ainsi qu'à son premier responsable. Cela, pour l'approche inclusive adoptée dans la mise en œuvre de la politique étrangère du pays. Pour lui, cette dynamique collaborative traduit une volonté affirmée d'associer l'ensemble des acteurs concernés afin de conduire une diplomatie en phase avec les idéaux de la Révolution progressiste populaire et attentive aux priorités concrètes du peuple burkinabè.

« L'impérialisme et les dominations circulaires sont contestés et la force dans son expression la plus brute tente de s'imposer », général Célestin Simporé, ministre d'État chargé de la guerre et de la défense patriotique

Une résurgence de la loi du plus fort

Le ministre de la défense patriotique a situé cette initiative dans un contexte international marqué par des ruptures profondes, une recomposition des alliances et une contestation accrue des anciennes dominations, qu'il qualifie d'« époque charnière ». « Cette ébullition, nous la voyons, c'est l'émergence d'une rupture stratégique, à l'essence d'alliances nouvelles et souveraines à l'image de la Confédération des États du Sahel. Une résurgence de la loi du plus fort et le mépris affiché pour le droit international », a-t-il indiqué.

Face à ces bouleversements mondiaux, il estime que le Burkina Faso ne saurait rester spectateur. Héritier de la pensée du capitaine Thomas Sankara et engagé dans l'élan de la Révolution progressiste populaire, le pays doit, selon lui, repenser en profondeur son action internationale. Cette réflexion exige audace, lucidité et dépassement des schémas traditionnels. Elle impose surtout un renforcement de la synergie entre diplomatie et action sécuritaire, afin d'optimiser la défense et la protection des intérêts nationaux dans toutes leurs dimensions.

Des participants aux journées de dialogue défense–sécurité–finances–diplomatie

En définitive, le général Simporé a exprimé sa conviction que ces Journées permettront de bâtir des passerelles solides entre les différents acteurs impliqués dans la conduite de l'action extérieure du Burkina Faso. Il a appelé à une participation active et à une intelligence collective capable de nourrir une diplomatie « décomplexée », cohérente et fidèle aux orientations fixées par les plus hautes autorités. Plaçant ces travaux sous le signe de l'engagement patriotique, il a formulé le vœu qu'ils débouchent sur des décisions concrètes, à la hauteur des aspirations du peuple et des exigences de souveraineté nationale.

Le chef de la diplomatie burkinabè a insisté sur la nécessité d'unifier l'action publique autour d'une vision cohérente. « La défense des intérêts du Burkina Faso ne peut plus être fragmentée. Elle doit être unifiée, coordonnée et stratégique », a-t-il martelé. À ses yeux, la puissance d'un État moderne repose sur une articulation intelligente entre la force militaire, l'action diplomatique et la solidité financière. Il a résumé cette équation en une formule forte : la diplomatie sans la force est inaudible, la force sans la diplomatie est vulnérable, et la souveraineté sans moyens financiers demeure fragile. Autrement dit, c'est la convergence de ces leviers qui fonde une souveraineté réelle et durable.

Plusieurs conférences sur des thématiques majeures vont ponctuer ces journées

Le ministre a affirmé que seuls les États stratégiquement organisés parviennent à défendre efficacement leurs intérêts. Le Burkina Faso, a-t-il soutenu, a fait le choix d'être un État qui agit et anticipe, aussi bien sur le terrain militaire que dans les arènes diplomatiques et économiques. Chaque victoire sécuritaire doit être consolidée diplomatiquement ; chaque position diplomatique doit être soutenue financièrement ; chaque décision économique doit être protégée stratégiquement. C'est cette cohérence d'ensemble, qui selon lui constitue la « souveraineté moderne ».

Enfin, le ministre a présenté ces journées comme le point de départ d'un cadre permanent de concertation stratégique, appelé à devenir un véritable instrument de puissance et d'anticipation.
Placées sous le patronage du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et inscrites dans la vision du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ces assises devraient marquer, selon lui, le tournant d'un Burkina Faso plus cohérent, plus stratégique et plus souverain. Concluant sur une note de détermination, il a affirmé sa conviction que le pays restera debout grâce à la bravoure de ses forces, à la lucidité de ses dirigeants et à la volonté inébranlable de son peuple.

Hamed Nanéma
Crédit photos : Herman Bassolé
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina/Urgence humanitaire 2026 : 735,1 milliards de FCFA requis pour assister 4,5 millions de personnes

Tue, 17/02/2026 - 22:48

Depuis plusieurs années, le Burkina Faso fait face à des besoins humanitaires dus aux déplacements de populations, à une désorganisation des services sociaux de base et à une dégradation significative des moyens d'existence des ménages. Pour l'année 2026, 4 474 321 personnes vulnérables auront besoin d'une assistance vitale. Le coût global du Plan national de réponse humanitaire (PNRH) 2026 est estimé à 735,1 milliard de 825 700 FCFA, selon les données présentées ce mardi 17 février 2026, à l'hôtel de ville de Ouagadougou.

La rencontre d'orientation et de plaidoyer était organisée par le ministère de la Famille et de la solidarité, à travers le Conseil national de secours d'urgence et de réhabilitation (CONASUR), en collaboration avec le Bureau des nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Elle visait à mobiliser les partenaires autour du financement du PNRH 2026 et de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de relèvement.

Élaboré à l'issue d'un processus inclusif associant acteurs gouvernementaux et partenaires humanitaires, le plan cible précisément 4 474 321 personnes vulnérables, dont 2 236 069 membres des communautés hôtes ; 1 294 232 personnes déplacées internes (PDI) ; 902 042 personnes retournées et 41 979 réfugiés.

Le coordonnateur humanitaire par intérim au Burkina Faso, Maurice Azonnankpo a annoncé l'engagement des partenaires humanitaires à assister 2,7 millions de personnes

Selon la présidente de la cérémonie, la ministre de la famille et de la solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, la situation reste préoccupante à plusieurs niveaux.

En matière de sécurité alimentaire, plus de 2,1 millions de personnes seront assistées sur le plan alimentaire et plus de 1,3 million d'enfants de moins de cinq ans seront pris en charge sur le plan nutritionnel.

Dans le secteur de la santé, plus de 2,1 millions de personnes auront besoin d'une assistance sanitaire en 2026.

Le domaine de l'éducation est également fortement impacté. 1 878 344 enfants sont affectés par la crise, ce qui compromet leur accès à une scolarité régulière.

En matière de protection, plus de 3,3 millions de personnes auront besoin d'un accompagnement spécifique.
« La mise en œuvre de ces priorités nécessite une mobilisation financière à la hauteur des défis, estimée à 735,1 milliard de FCFA. Cela appelle une mobilisation accrue, coordonnée et innovante des ressources. C'est dans cet esprit que se tient la présente rencontre. Elle vise à offrir un espace de dialogue, de plaidoyer et de mobilisation autour des besoins identifiés, afin de renforcer notre action collective. Au-delà des chiffres et des indicateurs, ce sont des vies humaines qui sont en jeu. Chaque engagement, chaque contribution, chaque initiative peut faire la différence entre l'espoir et le désespoir. Nous attendons de cette rencontre une compréhension partagée et approfondie des enjeux humanitaires actuels et à venir ; la mobilisation d'engagements financiers en faveur du Plan 2026 ; le renforcement des appuis techniques, notamment en matière de coordination, de suivi-évaluation et d'innovation », a souligné la ministre en charge de la solidarité.

La ministre de la Famille et de la Solidarité, le La ministre en charge de la solidarité , le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, a indiqué que la situation reste préoccupante à plusieurs niveaux

Le coordonnateur résident du système des nations unies et coordonnateur humanitaire par intérim au Burkina Faso, Maurice Azonnankpo, a rappelé qu'en 2025, plus de 155 partenaires ont mobilisé 271,3 millions de dollars US, ce qui a permis d'assister 1,7 million de personnes. Pour 2026, les partenaires humanitaires s'engagent à mobiliser 658,5 millions de dollars US, soit environ 364,68 milliards de FCFA, afin d'apporter une assistance d'urgence à 2,7 millions de personnes, parmi lesquelles des déplacés internes, des communautés hôtes, des retournés et des réfugiés.

« Au nom de la communauté humanitaire, je souhaite saluer le leadership remarquable du gouvernement burkinabè dans la réponse aux besoins des personnes affectées par la crise. L'élaboration des référentiels et leur mise en œuvre témoignent d'une volonté politique forte et d'une vision stratégique claire. Pour nous, partenaires, ces instruments sont essentiels : ils nous permettent d'aligner nos interventions sur les priorités nationales et de garantir que l'aide atteigne en priorité les plus vulnérables. Les consultations techniques régulières entre le CONASUR, les coordonnateurs de clusters et le Bureau des nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) renforcent notre capacité collective à harmoniser nos actions. Les besoins sont immenses, mais nous savons que la solidarité nationale et internationale peut transformer les situations les plus critiques. Chaque contribution, chaque engagement financier, chaque partenariat est une pierre posée dans l'édifice de la dignité, de la résilience, de la paix et de la stabilité », a-t-il indiqué.

Pour 2026, les partenaires humanitaires s'engagent à mobiliser 364,68 milliards de FCFA

L'engagement des partenaires repose sur quatre axes, à savoir la localisation, en soutenant les structures nationales et locales ; la protection, pour garantir les droits fondamentaux des populations vulnérables ; l'action anticipatoire, afin de réduire l'impact des chocs ; sans oublier les solutions durables, pour renforcer la résilience et favoriser un relèvement pérenne.

Pour finir, il n'a pas manqué d'adresser un appel aux bailleurs de fonds et au secteur privé, pour transformer les promesses en actions concrètes ; aux structures et organisations nationales intervenant dans l'humanitaire, pour poursuivre la collaboration dans un esprit de responsabilité partagée ; et à la communauté internationale, pour investir dans l'avenir du Burkina Faso, car un pays résilient est un facteur de stabilité régionale.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Cour d'appel de Ouagadougou : L'avocate Ini Doli Benjamine acquittée de certaines infractions et condamnée à 12 mois d'emprisonnement avec sursis

Tue, 17/02/2026 - 22:45

La Cour d'appel de Ouagadougou a rendu, ce mardi 17 février 2026, son arrêt sur l'appel interjeté devant elle par l'avocate Ini Benjamine Esther Doli dans l'affaire qui l'oppose au ministère public et née de publications diffusées en fin août 2025 sur son profil Facebook, lesquelles ont été jugées susceptibles d'être caractérisées pénalement, selon le Parquet du Tribunal de grande instance Ouaga I.

Interpellée dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2025 par des hommes armés se présentant comme des gendarmes et dans des conditions dénoncées par le barreau comme violant les procédures en la matière, l'avocate Ini Benjamine Esther Doli est poursuivie pour « trahison », « outrage au chef de l'État » et « entreprise de démoralisation des forces armées ».

Un procès est ouvert devant le Tribunal de grande instance Ouaga I dans le cadre d'une procédure de flagrant crime et le jugement rendu le 20 novembre 2025. Au cours de ce procès, Me Doli est relaxée en ce qui concerne la « trahison », le procureur ayant estimé que cette infraction était non constituée. Jugée sur les deux autres infractions donc, « outrage au chef de l'État » et « entreprise de démoralisation des forces armées », l'avocate Ini Benjamine Esther Doli est condamnée à un an de prison ferme et à une amende de 1 000 000 FCFA ferme.

Elle interjette appel de cette décision au premier degré. L'affaire est appelée le 10 février 2026 devant la Cour d'appel de Ouagadougou, selon les confrères de kaceto.net qui ont précisé qu'à l'issue des débats, le parquet a requis la confirmation de la décision en première instance.

Au verdict ce mardi 17 février 2026, l'avocate Ini Benjamine Esther Doli s'est vue acquitter d'une autre charge, celle d'« entreprise de démoralisation des forces armées ». Cependant, l'infraction d'outrage au chef de l'État est maintenue.

Au finish, l'avocate écope de douze mois d'emprisonnement avec sursis et 1 000 000 FCFA ferme.

Pour mémoire, cette affaire est née de cette lettre ouverte adressée au président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, en fin août 2025 et publiée sur sa page Facebook. Dans ce message, l'avocate dénonçait les pratiques de « 3 États du Sahel » qui, selon elle, se réclament de l'influence russe tout en adoptant des comportements « en contradiction totale avec la respectabilité » associée à la figure du dirigeant russe. Elle y relevait notamment des dérives observées dans son propre pays, le Burkina Faso.

Défenseur des droits humains, Ini Benjamine Esther Doli a, entre autres, été procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, Commissaire du gouvernement du Tribunal administratif de Ouagadougou avant de rejoindre le barreau de l'Ordre des avocats du Burkina en 2024.

O.L.
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkina Faso : Propositions pour améliorer la recherche scientifique

Tue, 17/02/2026 - 22:42

Érigée en priorité nationale par la loi, la recherche scientifique burkinabè peine pourtant à jouer pleinement son rôle stratégique. Cette tribune réalise un diagnostic argumenté, fait des propositions concrètes et plaide pour des réformes courageuses, une meilleure gouvernance et un investissement massif dans le capital scientifique national.

Mots-clés : éducation, recherche scientifique, priorité nationale, enseignants-chercheurs, chercheurs, Burkina Faso

Ce document répond à la problématique suivante : « Comment améliorer la recherche scientifique au Burkina Faso ? »

Contexte et motivation

La loi n° 038-2013/AN du 26 novembre 2013 portant « Loi d'orientation de la recherche scientifique et de l'innovation » au Burkina Faso, en son Article 2 stipule que « La recherche scientifique et l'innovation constituent un secteur stratégique pour le Burkina Faso ».

Pourtant les attentes des parties prenantes de ce secteur stratégique sont loin d'être satisfaites. En effet le Premier ministre de l'époque exprimait son insatisfaction sur le sujet en affirmant que les enseignants-chercheurs et les chercheurs « sont peu impliqués dans la recherche de solutions concrètes sur les priorités du pays pour impacter la société. » [17] et que « Les financements, c'est important, mais ce n'est pas l'essentiel. » puisque « Les premiers inventeurs n'ont pas eu de financements. » [17] tandis que l'autre partie, la Coordination Nationale des Enseignants-Chercheurs et des Chercheurs (CNEC) estimait plutôt qu'en réalité le problème est ailleurs et que « la recherche et l'innovation constituent un domaine de souveraineté nationale et qu'à ce titre le gouvernement [...] est celui qui doit définir les programmes prioritaires de recherche, mobiliser les ressources humaines et financières nécessaires pour la conduite d'une recherche nationale centrée sur le développement, les défis du moment et le mieux-être des populations burkinabè. » [18].

Le débat est donc entamé depuis et nécessite d'être approfondi.

Les propositions formulées dans ce document constituent une brique dans la construction de l'édifice de ce débat public sur l'amélioration du secteur stratégique qu'est la recherche publique au Burkina Faso. Elles émanent de constats réalisés sur le terrain en tant qu'enseignant-chercheur désirant voir avancer la connaissance scientifique et mettre à contribution notre savoir expérientiel.

Objectifs du document

Il s'agit par les propositions formulées dans ce document :
• de nourrir le débat sur le sujet de l'amélioration du secteur stratégique de la recherche scientifique au Burkina Faso ;
• d'apporter d'autres perspectives sur le sujet.

Objectif général de la recherche scientifique

La loi n° 038-2013/AN du 26 novembre 2013 portant « Loi d'orientation de la recherche scientifique et de l'innovation » au Burkina Faso définit l'Objectif général de la recherche scientifique ainsi qu'il suit : « La recherche scientifique a pour objectif général d'accroître l'accumulation des connaissances dans tous les secteurs socio-économique et environnementaux pour le développement et un mieux-être de l'humanité. » et par induction du Burkina Faso en particulier.

Elle définit en son article 7 les objectifs spécifiques de la recherche scientifique ainsi qu'il suit :

• maîtriser et développer toutes les activités centrées sur le développement et le mieux-être des populations ;
• maîtriser et développer les sciences et les technologies ;
• contribuer à la valorisation des résultats de la recherche au service de la société qui s'appuie sur I'innovation et le transfert de technologies ;
• comprendre et expliquer les enjeux environnementaux ;
• contribuer à la formation et au renforcement du capital humain ;
• organiser l'accès libre aux données scientifiques ;
• contribuer au rayonnement international du Burkina Faso à travers sa participation aux programmes régionaux et internationaux de recherche.

Missions de la recherche publique

Au regard des objectifs précédents, nous en déduisons que les missions de la recherche scientifique sont les suivantes :

• fournir un cadre de découvertes ;
• être un instrument d'aide à la décision ;
• élaborer des connaissances scientifiques ;
• former et mobiliser des cadres et des compétences ;
• enseigner les sciences et diffuser la culture scientifique ;
• valoriser les connaissances scientifiques.

Définitions

La loi n° 038-2013/AN du 26 novembre 2013 portant « Loi d'orientation de la recherche scientifique et de l'innovation » au Burkina Faso définit les termes suivants :

Recherche scientifique : ensemble des actions et des activités ayant vocation à générer des connaissances originales à caractère théorique, technique et technologique ;

Chercheur : toute personne, travaillant a la conception et à la création de connaissances, de produits, de procédés, de méthodes ou de systèmes nouveaux sur la base d'une programmation scientifique concourant à la résolution des problèmes ;

Enseignant-chercheur : toute personne officiant dans les universités et établissements publics d'enseignement supérieur et qui y est affectée [à une mission d'enseignement et ou de recherche, N. D. R .] ;

Recherche-développement : travaux de recherche entrepris en vue de produire des savoirs, des technologies et des innovations pour répondre à un problème de développement ;

Recherche fondamentale : travaux de recherche entrepris en vue d'acquérir ou de produire de nouveaux savoirs, sans envisager forcément une application ou une utilisation particulière ;

Recherche fondamentale : recherche sans objectif défini d'application ou d'utilisation à court terme, a pour objectif de comprendre et d'interpréter le monde naturel autant que possible ; elle n'a pas de perspective économique. L'intérêt de la recherche fondamentale réside dans le fait qu'elle cherche à acquérir de nouvelles connaissances et est indispensable à la formation scientifique des jeunes et au développement de leur aptitude à pratiquer correctement la méthode scientifique.

Recherche développement ou recherche appliquée : recherche qui part du besoin d'une application ou d'une amélioration de l'existant, elle doit être définie selon les besoins socio-économiques du pays, les forces (ressources naturelles disponibles, ...), les défis à relever, … Elle cherche à trouver des solutions pratiques à des problèmes concrets.

Equipe de recherche : expression utilisée dans ce document pour désigner l'enseignant-chercheur, ou le chercheur ou sa communauté scientifique.

IESR : Institutions d'Enseignement Supérieur et de Recherche.

Nous formulons ci-dessous quelques propositions aux fins de contribuer au débat et améliorer la recherche scientifique au Burkina Faso.

Consolidation de l'existant et perspectives

Faire un état des lieux de la recherche scientifique au Burkina Faso afin d'en connaître les forces, les faiblesses, les opportunités et les défis et d'avoir des informations quantitatives et qualitatives à jour sur les éléments suivants : personnel de la recherche, ressources financières consacrées à la recherche scientifique, production scientifique, développement technologique ...

Élaborer un projet ambitieux de développement de la recherche scientifique au Burkina Faso selon les différents plans de développement sectoriel existants qui eux-mêmes sont censés se projeter dans l'avenir dans 5-15 ans.

S'il y a lieu, définir un programme accéléré accompagné de mesures d'urgences pour des résultats à court terme.

Définir les moyens d'intégration de la recherche scientifique au Burkina Faso, dans l'écosystème interne de ses structures et établissements publiques et privés. Définir aussi l'ancrage de cette recherche dans le contexte géopolitique et économique mondial actuel et à venir : on est là à l'échelle de la prévision à court, moyen et long termes.

Ce programme ambitieux et visionnaire à moyen voir à long terme doit être concomitamment flexible et dynamique et tenir compte de l'imprévisibilité extrême mondiale sur le plan géo-politique où l'échiquier mondial est entrain de se réorganiser.

Il faut ériger, en leur donnant un contenu, la recherche-développement scientifique, le développement technologique et l'innovation en facteurs clés de la croissance, de la compétitivité des entreprises et de l'emploi. Il s'agir par exemple, de leur fixer des objectifs, de leur donner les moyens adéquates et et mettre à leur disposition les acteurs qu'il faut.

Classement de Shanghai : le Burkina Faso doit relever avec une extrême urgence son orgueil sur le plan de la recherche scientifique et se fixer avec une extrême célérité comme objectif de remonter dans le classement de Shanghai. Attention ! La finalité n'est pas simplement de remonter dans le classement de Shanghai mais cela peut être une motivation supplémentaire pour accélérer et guider le processus d'amélioration de la recherche scientifique au Burkina Faso.

Dans le classement académique de Shanghai 2025 sont classées les 1000 meilleures universités mondiales. L'Afrique compte 17 universités apparaissant dans le Top 1000 mondial. La première université africaine apparaissant dans cette liste est l'Université du Cap en Afrique du Sud, qui apparaît à la 201e place du classement mondial.

Les pays africains apparaissant dans ce classement sont l'Afrique du Sud avec 8 universités représentées dans le classement, l'Egypte avec 5 universités représentées, l'Ethiopie, le Maroc, et le Ghana avec chacune une université représentée. Sur ces 17 universités africaines la seule université ghanéene représentée est l'Université du Ghana apparaissant a la 901e place.

Aucune université Burkinabè n'apparaît dans la liste des 1000 meilleures universités mondiales ou même dans la liste des 2000 universités mondiales. Les critères de ce classement sont entre autres l'enseignement (29,5 %), la qualité de la recherche (30 %), l'environnement de recherche (29 %), la perspective internationale (7,5 %), la part de l'industrie dans la recherche (4 %) [19].

Pour information, au titre de l'année 2024 le budget de l'Université Harvard aux USA, l'université arrivant au premier rang du classement de Shanghai, était d'environ 4 321 830 627 112 FCFA, incluant un budget de fonctionnement de 3 602 015 768 901 [21] alors que celui de l'Université du Cap en Afrique du Sud, la première université africaine apparaissant dans le classement de Shanghai au rang 201e avait un budget d'environ 297 942 574 696 FCFA incluant un budget de fonctionnement de 293 022 114 324 [20] ; plus près de nous et de nos réalités, le budget de l'Université du Ghana dans le pays du même nom, classé 901e était d'environ 71 232 786 822 FCFA, incluant un budget de fonctionnement [23, 24] Le tableau 1 résume ces informations.

Tableau 1 : Budget global et classement de quelques universités au titre de l'année 2024

On se rappelle pourtant qu'en 2014 « la première Université d'Afrique Francophone est l'Université de Ouagadougou du Burkina Faso qui détrône l'Université Cheick Anta Diop du Sénégal. En effet, alors que l'Université de Ouagadougou passe de la 37ème place en 2013 à la 18 ème en 2014, l'Université Cheick Anta Diop, 15 ème dans le classement 2013 passe à la 31 ème en 2014. » [27].

A la lumière de ces chiffres, il peut paraître utopique de compétir avec ces grandes universités aux budgets vertigineux dans le classement de Shanghai. Cependant, il ne faut pas se tromper de combat car il ne s'agit pas de compétition ici. Mais ces comparaisons permettent certainement de mettre en évidence l'une des raisons majeures pour laquelle le secteur stratégique de la recherche peine à aller encore plus loin : l'insuffisance notoire des financements qui y est investit.

Recrutement d'étudiants performants au doctorat : le Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI) pourrait mettre en place un programme de doctorat spécial élitiste avec un nombre de places limitées par années par exemple 100 pour attirer les meilleurs étudiants aspirants au doctorat afin de leur confier des sujets d'intérêt majeur pour le pays. Le MESRI mettra à la disposition des étudiants de ce programme de doctorat ambitieux tous les moyens adéquats humains, techniques, technologiques et financiers afin que les objectifs visés soient atteints. Ce programme devra avoir une composante permettant d'élargir le spectre des partenariats internationaux afin de permettre à des experts qualifiés d'intervenir dans ces programmes aux fins de transferts de connaissances et de compétences et aussi de permettre aux étudiants concernés d'avoir accès à des plateaux techniques et technologiques lorsque le besoin le commande.

Il existe une diaspora scientifique burkinabè de haut niveau. Des citoyens Burkinabè travaillent dans de grandes firmes étrangères, installent des systèmes de métro autonomes, travaillent dans de grandes compagnies de téléphonie, sont promoteurs de laboratoires de recherche etc. Il faut trouver le moyen de convaincre ces personnes d'intervenir dans les universités et centres de recherche nationaux.

Assigner au secteur stratégique de la recherche nationale des objectifs clairs

En rappel, la loi n° 038-2013/AN du 26 novembre 2013 portant « Loi d'orientation de la recherche scientifique et de l'innovation » au Burkina Faso, en son Article 2 stipule que « La recherche scientifique et l'innovation constituent un secteur stratégique pour le Burkina Faso ».

En foi de quoi la définition des objectifs nationaux de recherche scientifique ressort du rôle régalien de l'État. Cela implique pour l'État de fixer des priorités claires par exemple concernant : l'agriculture, la santé, l'énergie, ... pour accroître le savoir, résoudre des problèmes nationaux urgents, renforcer la compétitivité et la culture scientifique du pays, contribuer au rayonnement international du Burkina Faso, …, tout cela à travers des programmes orientés solution.

Pour être concret, par exemple, comme objectif ou priorité nationale, le Chef de l'État pourrait dire « qu'à l'horizon 2030 le Burkina Faso doit réduire de moitié la quantité de riz qu'il importe tout en maintenant son aspiration à la souveraineté alimentaire » et ajouter qu'il demande aux structures nationales en charge de la recherche de faire des propositions dans ce sens en mettant à leur disposition les ressources humaines, matérielles, logistiques, les plateaux techniques nécessaires à l'atteinte de cet objectif et en précisant également comment il faut adapter le secteur industriel en conséquence, etc..

Un autre exemple peut être pris du domaine de la santé. Ici aussi, le Chef de l'État pourrait définir comme priorité la réduction de 70% de la prévalence du paludisme au Burkina Faso à l'horizon 2029 et en conséquence, demander à ceux qui travaillent sur les vecteurs, l'épidémiologie de formuler des propositions concrètes à cet effet en mettant à leur disposition les ressources humaines, matérielles, logistiques, les plateaux techniques nécessaires à l'atteinte de cet objectif.

Des bourses de publications scientifiques pour les personnels de la recherche

Les enseignants-chercheurs et chercheurs font déjà de grands efforts. En effet, le système de promotion des enseignants-chercheurs en vigueur au Burkina Faso est directement lié aux exigences du CAMES qui imposent aux enseignants-chercheurs entre autres la publication d'un certain nombre d'articles dans des revues d'un certain calibre, la participation à des évènements scientifiques, etc.

Dans le domaine des Sciences et techniques de l'ingénieur, par exemple, et dans la discipline informatique en particulier, où il est de coutume de publier dans le cadre de conférences, les enseignants-chercheurs, ou leurs étudiants, paient en moyenne, le plus souvent de leurs poches l'équivalent de 300000 à 600000 F CFA pour la publication d'un article, sans compter, s'il y a lieu, les frais inhérents au voyage de participation à l' évènement scientifique, toujours à leurs frais ; entre autres exigences, il leur est réclamé au moins 6 articles avant de postuler au grade supérieur.

Il est vrai que l'espoir de passer au grade supérieur motive les enseignants-chercheurs à faire ces énormes sacrifices mais gageons que cela ne peut pas être un facteur favorisant la recherche scientifique, bien au contraire. Il faut donc que les autorités mettent en place d'une part un système de bourses de publication accompagné des ressources qu'il faut afin d'améliorer la qualité de la production scientifique mais aussi en quantité et d'autre part les ressources disponibles.

L'amélioration de la recherche scientifique au Burkina Faso entraîne nécessairement des réformes au niveau du secteur de l'enseignement supérieur.

Renforcer l'enseignement supérieur

Renforcer les établissements d'enseignement supérieur et de recherche, et favoriser leur coordination

Faire un état des lieux de l'enseignement supérieur au Burkina Faso : il convient d'évaluer la pertinence des disciplines enseignées dans les universités publiques du Burkina Faso et leur impact réel sur le développement socio-économique du pays.

Fixer des objectifs aux enseignants-chercheurs et chercheurs de telle sorte que celui qui publie des articles dans des revues scientifiques de haut niveau, ou qui encadre de très bonnes thèses de doctorat soit récompensé.

Recruter les enseignants-chercheurs et chercheurs sur la base de contrat à durée déterminé, par exemple cinq ans, renouvelable sous certaines conditions.

L'état doit assigner aux organismes de recherche tels que les universités et centres de recherche, des missions claires et les moyens subséquents nécessaires pour l'atteinte de ces objectifs à travers par exemple des contrats-programmes. Ces ressources doivent pouvoir être gérées de façon autonome par ces organismes bien entendu dans le respect des lois en vigueurs.

Faire un état des lieux des établissements d'enseignement supérieur et de recherche et de leur fonctionnement à différents niveaux (structures de décision, évaluation, etc) afin d'effectuer les ajustements nécessaires en vue de l'amélioration du secteur stratégique qu'est la recherche scientifique.

Doter chaque IESR du Burkina Faso d'un plan stratégique de recherche scientifique.

Financement

Nous observons que d'une part le coût moyen de formation d'un étudiant pendant ses trois années d'étude au cycle de Licence, s'élève à 387 000 FCFA par an. Pour ses frais d'inscription, l'étudiant contribue à hauteur de 15 000 FCFA à ses frais de formation ce qui représente 3,87% du coût de formation. L'État prend en charge les 96,13% restants. Les 15000 FCFA que paient l'étudiant représentent l'essentiel des ressources propres des iIESR du Burkina Faso [4, 5]. D'autre part, dans le même temps, la subvention de l'État à la recherche du MESRI. de 2017 à 2022 a évolué entre 8 442 677 000 FCFA et 16 331 758 000 FCFA [7-12], subvention qui sert en grande partie à supporter les charges liées au fonctionnement du personnel [4] et se révèle même insuffisant pour payer les factures d'eau et d'électricité [18].

En foi de quoi nous proposons :
d'abord de faire écho à la loi n° 038-2013/AN du 26 novembre 2013 portant « Loi d'orientation de la recherche scientifique et de l'innovation (LORSI) », au Burkina Faso :

Ce décret stipule en son article 61 ce qui suit :

« Conformément aux engagements internationaux pris par le gouvernement du Burkina Faso, l'effort national de la recherche est indexé au Produit Intérieur Brut (PIB) à un taux minimum de un pour cent (1%). La programmation budgétaire tient compte de la spécificité des domaines de la recherche et de l'innovation ».

Le même décret en son article 63 stipule que :
« La répartition des prélèvement sur certains de ces fonds est établie de a minière suivante :
• une subvention budgétaire annuelle fixée à 0,2 % des recettes fiscales ;
• une subvention budgétaire annuelle fixée à 1 % des recettes minières ;
• une subvention budgétaire annuelle fixée à 1 % des recettes liées aux licences d'exploitation de la téléphonie mobile ;
• une redevance sur les contrats de vente des résultats de recherche et sur les contrats de licence des brevets issus des inventions financées par des fonds publics.

Nous suggérons ensuite de relever les frais d'inscription de 15 000 FCFA à 100 000 FCFA et de scolarité de 15 000 FCFA à 100 000 F CFA par semestre. Ainsi l'étudiant contribuera à hauteur de 50 % aux frais de sa formation au cycle Licence et les 50 % restant seront supportés par l'État. Les fonds qui en résulteront permettront aux universités de moderniser leurs infrastructures, leurs équipements, de rehausser la qualité de l'enseignement pour le bonheur des étudiants et de contribuer aussi au financement des propositions ambitieuses que nous formulons.

En outre nous proposons d'offrir une subvention universelle annuelle de recherche à plusieurs paliers : au fond de fonctionnement des établissements et à chaque enseignant-chercheur et chercheur d'un certain rang et aux équipes de recherche. Cette subvention servirait principalement à l'embauche ponctuelle de personnel sur une base continue et assurerait à chaque professeur une activité permanente de recherche.

D'offrir des financement de plus courte durée par exemple de 3-4 ans et évaluer à la fin de l'échéance l'impact des publications de l'enseignant-chercheur ou du chercheur ou de l'équipe de recherche ayant reçu le financement sur le développement socio-économique et la recherche scientifique.

Une autre proposition est par exemple la suivante : les équipes de recherche qui créent une machine agricole adaptée au contexte du Burkina Faso mobilisent autour d'elles du personnel non nécessairement universitaire tel que des modélisateurs, des simulateurs, des soudeurs, des mécaniciens, etc. tout un monde qu'il faut nécessairement rémunérer pour leur contribution si elles veulent atteindre leur objectif et mettre sur le marché une machine fonctionnelle.

Un autre exemple est celui d'une équipe de recherche en informatique qui développe un logiciel sur un sujet quelconque. Il faut pour cela mobiliser toute une chaîne d'acteurs tel que des analystes programmeurs, architectes logiciels, architectes de données, modélisateurs, etc. qu'il faut bien rémunérer pour atteindre l'objectif et mettre sur le marché un logiciel ou un système informatique mature et fonctionnel.

L'absence de cette ressource humaine, faute de financements a pour conséquence les faits suivants :
• certains projets de recherche sont retardés ou abandonnés ou ne commencent jamais faute de personnel adéquat ;
• les enseignants-chercheurs et chercheurs perdent un temps précieux à réaliser des tâches qui ne devraient pas leur incomber faute de ressources humaines adéquates.

Enfin nous suggérons de motiver les enseignants-chercheurs et les chercheurs excellents pas nécessairement en espèces sonnantes et trébuchantes mais surtout en leur offrant plus de facilités de participation aux évènements scientifiques internationaux, en mettant à leur disposition du matériel de pointe, mais aussi en reconnaissant leurs efforts et leurs travaux, etc.

« Dans certains pays il existe la possibilité d'obtenir des fonds de recherche par la voie de la soumission de projets de travail à des concours ouverts par des agences de financement publiques ou privées. Cette voie peut être acceptée pour des projets de recherche fondamentale, qui intéressent surtout les groupes universitaires, mais quand un tel système s'impose comme seule source de financement de la recherche civile dans le pays, il entraîne des conséquences pernicieuses. D'abord parce qu'il introduit une énorme incertitude dans les résultats de la demande ce qui peux déstabiliser sérieusement le fonctionnement des groupes de recherche, surtout quand le projet est rejeté. Ensuite parce qu'un tel procédé rend difficile aux institutions de rester fidèles aux missions qui leur sont en principe attribuées, car les chargés de projets tendent plutôt à s'accommoder à ce qui leur semble être les préférences des commissions chargées de faire le triage des projets à concours. Et encore dans certains cas les membres des commissions, qui ne sont pas des nationaux, ne se sentent pas motivés ou même ignorent les priorités de la société dans le pays où ils sont appelés à exercer sa fonction de juges de l'intérêt scientifique ou technique de l'étude proposée » [6].

En conclusion le Burkina Faso doit oser faire de la recherche scientifique un pilier de son développement socio-économique.

Références

1-Loi n° 038-2013/AN du 26 novembre 2013 portant Loi d'orientation de la recherche scientifique et de l'innovation

2-Plan national de développement économique et social 2021-2025 (PNDES-II)

3-Politique sectorielle de la recherche et de l'innovation (PSRI) 2018-2027

4-Livre blanc de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Burkina Faso, Décembre 2023

5-Le diagnostic organisationnel et fonctionnel des IESR (2022)

6-La Recherche Scientifique dans les pays en voie de développement, La Recherche Scientifique dans les pays en voie de développement, 2012, https://fmts-wfsw.org/2012/11/la-recherche-scientifique-dans-les-pays-en-voie-de-developpement/

7-Loi 40-2016/AN portant loi de finances pour l'exécution du budget de l'État, exercice 2017

8-Loi 39-2018/AN portant loi de finances rectificative de la loi de finances pour l'exécution du budget de l'État, exercice 2018

9-Loi 42-2018/AN portant loi de finances pour l'exécution du budget de l'État, exercice 2019

10-Loi 31-2020/AN portant loi de finances rectificative de la loi de finances pour l'exécution du budget de l'État, exercice 2020

11-Loi 35-2020/AN portant loi de finances pour l'exécution du budget de l'État, exercice 2021

12-Loi 42-2021/AN portant loi de finances pour l'exécution du budget de l'État, exercice 2022

13-La politique de la recherche et du développement technologique : https://www.europarl.europa.eu/factsheets/fr/sheet/66/la-politique-de-la-recherche-et-du-developpement-technologique

14-Dix-sept solutions pour optimiser le fonctionnement de la recherche universitaire et faciliter le recours à l'utilisation des données de recherche dans la société, Jane Gonçalves, 2021, https://www.rqis.org/wp-content/uploads/2022/04/Jane-Gon%E2%80%A1alves.pdf

15-Développer la recherche scientifique et l'innovation pour gagner la bataille de la compétivité : un état des lieux et des recommandations clés, Académie Hassan II des sciences et techniques, 2012, https://www.academiesciences.ma/pdf/recherche_scientifique_2013_fr.pdf

16-Résumé du rapport des Etats Généraux de la recherche, Comités locaux d'organisation des états généraux (CLOEGS), France, 2004, https://sauvonsluniversite.com/IMG/pdf/resume-final-EG.pdf

17-(19-01-2025)-Burkina : Le Premier ministre fustige les chercheurs qui sont dans la recherche « par carriérisme » et non « par vocation », https://lefaso.net/spip.php?article134000

18-(19-01-2025)-Recherche scientifique : « Il existe à foison au Burkina Faso des exemples d'applications concrètes de résultats de recherche », la CNEC au Premier ministre, https://lefaso.net/spip.php?article134234

19-(19-01-2025)-Les meilleures universités du monde selon les classements de Shanghai, THE et QS : https://www.letudiant.fr/etudes/international/les-meilleures-universites-du-monde-selon-les-classements-de-shanghai-the-et-qs.html

20-(19-01-2025)-UCT's financial performance for 2024 : https://www.news.uct.ac.za/article/-2025-08-11-ucts-financial-performance-for-2024

21-Harvard University Financial Report FISCAL YEAR 2024 : https://finance.harvard.edu/sites/g/files/omnuum12671/files/fad/files/fy24_harvard_financial_report.pdf

22-VIE DE L'INSTITUTION : le budget révisé de l'UJKZ est en hausse de 590 millions de FCFA par rapport au budget initial exercice 2024 : https://www.ujkz.bf/vie-de-linstitution-le-budget-revise-de-lujkz-est-en-hausse-de-590-millions-de-fcfa-par-rapport-au-budget-initial-exercice-2024/

23-University of Ghana Financial statements for the year ended 31 December 2023 : https://www.ug.edu.gh/finance-directorate/sites/finance_directorate/files/2025-03/Consolidated_Financial_Statements_2023-compressed.pdf

24-Google (19-01-2025), Mots-clées : « University of Ghana revenue is estimated to be in the range of »

25-(19-01-2025)-Top 200 Universities in Africa, 2025 African University Ranking : https://www.unirank.org/africa/top-200/

26-(19-01-2025)-Top 50 des Universités en Afrique Francophone : https://gmsavenue.com/top-50-des-universites-en-afrique-francophone/

27-(19-01-2025)-TIC et éducation : L'Université de Ouagadougou, N°1 en Afrique francophone : https://lefaso.net/spip.php?article58821

28-University of Ghana provisional schedule of academic fees for the 2024 – 2025 academic year : College of education : https://www.ug.edu.gh/aad/sites/academic.ug.edu.gh/files/2024-09/2024-25%20COLLEGES%20OF%20EDUCATION.pdf

29-University of Cap Town Student fees 2024 : https://uct.ac.za/sites/default/files/media/documents/uct_ac_za/49/2024%20Fees%20Booklet_Final.pdf

30-University of Cape Town Five-year Enrolment & Graduate Tracking : Under-represented groups and Socio-economic factors 2019-2023 : https://uct.ac.za/sites/default/files/media/documents/uct_ac_za/1842/4-enrolments-graduates-by-under-represented-groups.pdf

31-University of Ghana holds matriculation for 46,065 students : https://www.graphic.com.gh/news/general-news/ghana-news-university-of-ghana-holds-matriculation-for-46-065-students.html

[32]-Jubilé d'or de l'université Joseph KI-ZERBO : Plus de 130 000 diplômés formés en 50 ans : https://lefaso.net/spip.php?article142905

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Ouvrages publiés

Lire aussi

• Réduction du train de vie de l'Etat : Voici les propositions de l'Enseignant-Chercheur, Guinko Ferdinand : https://lefaso.net/spip.php?article81321
• Ville de Ouagadougou : Propositions pour résorber de façon durable le phénomène de la congestion routière : https://lefaso.net/spip.php?article107673

Ouvrages pédagogiques
Disponibles : librairie de l'Université Joseph KI-ZERBO et librairie DIACFA

Tonguim Ferdinand GUINKO, (2025). « Introduction à la programmation en langage C », Ouagadougou, 1ere édition, Presses universitaires de l'Université Joseph KI-ZERBO. ISBN : 978-2-38390-071-9, EAN : 9782383900719

Tonguim Ferdinand GUINKO, (2025). « Introduction à l'algorithmique et aux structures de données statiques », Ouagadougou, 1ere édition, Presses universitaires de l'Université Joseph KI-ZERBO. ISBN : 978-2-38390-070-2, EAN : 9782383900702

Tonguim Ferdinand GUINKO, (2024). « Introduction aux langages formels et à la théorie des automates », Ouagadougou, 2e édition, Presses universitaires de l'Université Joseph KI-ZERBO. ISBN : 978-2-38390-061-0, EAN : 9782383900610

Ferdinand Guinko, (2020). « Introduction aux langages formels et Théorie des automates », Ouagadougou, 1ere édition, Presses universitaires de l'Université Joseph KI-ZERBO. ISBN : 979-10-90524-67-5, EAN : 9791090524675

Ferdinand T. GUINKO,
Maître de Conférences en Informatique, Université Joseph KI-ZERBO

Categories: Afrique, European Union

Burkina/Sécurité alimentaire : Le programme PRSA a touché plus de 544 000 personnes à la date du 15 février 2026

Tue, 17/02/2026 - 22:40

Le secrétaire général du ministère en charge de l'agriculture, Gaoussou Sanou, a ouvert, au cours de la matinée de ce 17 février 2026 à Ouagadougou, la 7e mission d'appui du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l'Ouest, composante Burkina (PRSA-BF). C'était aussi en présence du représentant de la Banque mondiale, Dr Éric H. Abiassi, et du coordonnateur national du PRSA, Salif Tentika.

Dans son discours d'ouverture, l'autorité a rappelé l'importance de ce programme PRSA, composante Burkina, dont le lancement officiel s'est tenu en 2022. Car c'est une opportunité pour les parties prenantes d'analyser les progrès réalisés sur les différents plans en s'assurant du respect des mesures de sauvegarde environnementales et sociales intervenant dans la dernière année de la mise en œuvre dudit programme, a-t-il souligné, tout en précisant que cette 7ᵉ mission se tient aussi dans un contexte de la clôture du financement du GAFSP (Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire) prévue fin mars 2026.

Mais avant de revenir en détail sur les résultats réalisés, le secrétaire général a tenu à remercier les différents acteurs pour les résultats engrangés à quelques mois de la clôture.

Le secrétaire général, Gaoussou Sanou, à l'ouverture de la 7ᵉ mission d'appui du programme PRSA-BF

Au nombre de ces résultats engrangés à la date du 15 février 2026, l'intervention du programme a permis de toucher 544 091 personnes, dont 33,18 % de femmes et 31,3 % de jeunes. Il est aussi revenu sur le taux d'atteinte de la cible du programme qui est de 87%, avec un taux d'encaissement s'établissant à 75,93 % et un taux d'exécution physique et financière cumulé respectivement à 77% et 82,25 contre 53% et 69,43 % de la 6ᵉ mission de juillet 2025.

Outre les résultats engrangés, M. Sanou fait cas du plan de travail et de budget annuel (PTB) qui a connu une exécution physique de 70,24% pour une exécution financière de 66,22 %.

Vue partielle des parties prenantes au cours de la mission d'appui au PRSA

Le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l'Ouest, composante Burkina, lancé pour 2022-2026, a engrangé beaucoup de résultats sur la base des activités menées sur le terrain, selon le coordonnateur national du PRSA, Salif Tentika. Lesquelles activités se sont traduites sur le terrain par des travaux d'aménagement hydroagricoles, a-t-il dit. « C'est-à-dire 794 ha de bas-fonds aménagés, 159,50 ha de jardins maraîchers, mais aussi la réhabilitation du périmètre irrigué et maraîcher de Bama d'une superficie de 1 250 ha et de 70 ha, ainsi que de l'aménagement du périmètre irrigué de Bossora de 500 ha », a détaillé le coordonnateur national.

Le coordonnateur national du PRSA, Salif Tentika

Le programme PRSA-BF a été réalisé avec l'accompagnement financier de la Banque mondiale d'un montant de 72 milliards de FCFA dans le cadre d'un partenariat stratégique entre les deux structures (Burkina Faso-Banque mondiale). C'est ainsi que, présent à l'ouverture de cette 7ᵉ mission, le représentant de la Banque mondiale, Dr Éric Abiassi, a salué le gouvernement pour son accompagnement et surtout son soutien qui a facilité l'exécution du programme sur le terrain. Tout en souhaitant que les acquis engrangés soient consolidés au profit des populations bénéficiaires.

Photo de famille

Cette cérémonie d'ouverture a pris fin sur l'invitation du secrétaire général qui a exhorté les parties prenantes à plus de rigueur, à une synergie et au respect des détails pour une fin de programme réussie. Tout en les exhortant à formuler des orientations pour la pérennisation des acquis engrangés.

Yvette Zongo
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Ramadan 2026 : Le jeûne débute le jeudi 19 février au Burkina Faso

Tue, 17/02/2026 - 22:37

Dans un communiqué en date du 17 février 2026, la Fédération des Associations islamiques du Burkina (FAIB) a annoncé que le jeûne du Ramadan débutera au Burkina Faso le jeudi 19 février 2026. Voir le communiqué ci-après.

Le Président du Présidium de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB) porte à la connaissance des fidèles musulmans et de l'ensemble de la Communauté nationale, que le croissant lunaire marquant le début du jeûne de Ramadan n'ayant été aperçu par aucune des équipes d'observation déployées ce jour mardi 17 février 2026 sur tout le territoire national, le mois de Châabane sera complété à 30 jours conformément aux préceptes de l'Islam.

Par conséquent, le jeûne de Ramadan commence au Burkina Faso le jeudi 19 février 2026.
Aussi la FAIB met-elle à la disposition des fidèles musulmans via sa page
Facebook, un calendrier de début et de rupture du jeûne par région.

A l'occasion de cet événement de haute spiritualité, le Président du Présidium invite les frères et sœurs musulmans à redoubler d'efforts dans l'adoration, les invocations, la bienfaisance, la solidarité, l'amour et la fraternité.

Que la Paix et la Miséricorde d'Allah se répandent en abondance sur le
Burkina Faso.

Categories: Afrique, European Union

Recrutement du sélectionneur des Étalons A : 82 candidatures enregistrées par la Fédération burkinabè de football (FBF)

Tue, 17/02/2026 - 22:35

Sur sa page Facebook, la Fédération burkinabè de football (FBF) a fait le point sur le processus de recrutement du sélectionneur national des Étalons A.

À la suite de l'appel à candidatures lancé en vue de recruter un sélectionneur pour l'équipe nationale A, le Secrétariat général a enregistré 82 dossiers de candidatures provenant de différentes nationalités.

L'ensemble des dossiers a été transmis à la Commission chargée de l'examen, conformément aux dispositions prévues dans le communiqué relatif à l'appel à candidatures.

À l'issue de cette phase d'étude, la Commission établira une shortlist de candidats qui seront convoqués pour des entretiens de présélection prévus les 19, 20 et 21 février.

Lefaso.net
Source : FBF

Categories: Afrique, European Union

Faso Mêbo : Plus de 220 millions FCFA mobilisés au 13 février 2026

Tue, 17/02/2026 - 22:33

Sur sa page Facebook, le ministère de l'Économie et des Finances a fait le point sur la situation des comptes Faso Mêbo à la date du 13 février 2026.

Le total des contributions effectuées via Faso Arzêka et la Banque des Dépôts du Trésor (BDT) s'élève à 220 720 105 FCFA.

Lefaso.net

Source : Page Facebook du ministère de l'Économie et des Finances

Categories: Afrique, Défense

Burkina/Électrification rurale : Une visite de terrain à Bouanga pour constater la réalisation des infrastructures

Tue, 17/02/2026 - 22:30

L'Agence burkinabè de l'électrification rurale (ABER) a effectué une visite terrain dans le village de Bouanga, commune rurale de Sourgoubila, région de d'Oubri, afin de constater de visu les réalisations du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (PRODERE II). Cette sortie de ce mardi 17 février 2026 intervient alors que le projet arrive en phase de clôture, après environ deux années de mise en œuvre. La visite terrain vise à évaluer les acquis du programme en collaboration avec les bénéficiaires, à apprécier le fonctionnement des infrastructures réalisées et à mesurer les effets concrets des investissements sur les conditions de vie des populations.

Entièrement financé par la commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le PRODERE II représente un investissement global de 2 430 961 990 FCFA. Lancé le 5 avril 2024, le programme s'inscrit dans le cadre de l'Initiative régionale pour l'énergie durable (IRED), en faveur du développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. Les interventions ont porté notamment sur la réalisation de mini-centrales solaires, la mise en place de forages solaires et l'installation et la réhabilitation de lampadaires solaires. À ce jour, l'ensemble des travaux prévus est entièrement réalisé.

La mini centrale solaire installée à Bouanga

En termes d'impact, le projet a permis d'assurer une source d'énergie fiable à 7 292 personnes. Il a également contribué à la réduction de la pauvreté dans sa zone d'intervention, notamment à travers le développement d'activités génératrices de revenus et la création d'au moins 375 emplois. Le programme a été mis en œuvre dans 13 localités, dont 10 rurales.

Le château construit par le projet

À Bouanga, une mini centrale solaire a été installée et un chapeau d'eau a été construit. La mini centrale solaire couvre également la localité de Zoundri, un village voisin. Le château d'eau permet le nettoyage du site mais aussi d'approvisionner le village en eau potable. Lors de la visite, le directeur général de l'ABER, Dr Edmond Lankoandé, a constaté que certaines femmes se rendaient à la pompe pour puiser de l'eau. Il leur a personnellement demandé de venir puiser l'eau du robinet. Ce qui était moins fatiguant pour elles. « C'est pour vous que nous avons installé ces robinets. Venez puiser l'eau ici au lieu d'aller à la pompe. Ici c'est moins fatiguant. Vous n'avez qu'à ouvrir le robinet », a-t-il dit aux femmes. Le Dr Lankoandé dit être satisfait des travaux réalisés. Selon lui, les objectifs assignés au projet ont été atteints et la mise en service est effective.

La responsable du projet Sarah Kandolo en train d'expliquer le fonctionnement des installations au directeur général

La responsable du projet, Sarah Kandolo, ingénieure énergéticienne, a rassuré que les équipements utilisés sont de qualité et n'ont pas trop besoin de maintenance. « C'est une centrale qui est faite pour minimum 25 ans », a-t-elle indiqué.

Le directeur général de ABER Dr Edmond Lankoande

Pour le représentant du président de la délégation spéciale, Didier Ilboudo, cette infrastructure vient réduire les inégalités qui existent entre les milieux urbain et rural en termes d'électricité. Il a notifié que cette infrastructure va améliorer les conditions de vie des populations locales.

L'un des bénéficiaires du projet, Koudwaogo Zagré

« Avant l'arrivée du programme dans notre village, je me rendais chaque jour à Ouagadougou ou à Tanghin Dassouri pour acheter de la glace pour pouvoir refroidir mes boissons et les vendre. Aussi, nous avions des difficultés pour avoir accès à de l'eau potable. Aujourd'hui, grâce au programme, j'ai l'électricité. Ce qui me permet d'avoir de la boisson fraîche grâce à mon congélateur. L'autre avantage, c'est que les élèves viennent étudier chez moi jusqu'à 22h avant de rentrer chez eux. Nous avons désormais accès à de l'eau potable. Ce programme a apporté un grand changement dans nos vies dans ce village », a confié Koudwaogo Zagré, propriétaire de débit de boissons. Il a terminé en remerciant les acteurs du projet. Ceux grâce à qui il dispose désormais de l'électricité et de l'eau potable. Chose qui lui permet d'améliorer son activité génératrice de revenu.

Rama Diallo
Lefaso.net

Categories: Afrique, Défense

Résilience au Sahel : Le ministre de l'Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, reçoit une mission conjointe de la BAD et du PAM

Tue, 17/02/2026 - 22:27

Le ministre de l'Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a reçu une mission conjointe de la Banque africaine de développement (BAD) et du Programme alimentaire mondial (PAM). La délégation était conduite par Dr Martin Fregene, vice-président chargé du complexe Agriculture, Développement humain et social (AHVP) de la BAD.

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération autour de la transformation des systèmes de gestion de l'eau et du développement agricole, en cohérence avec les priorités nationales.

Les échanges ont mis en avant l'engagement constant du gouvernement burkinabè à améliorer durablement les conditions de vie des populations. Cet engagement se traduit notamment par un programme structurant axé sur la gestion durable de l'eau, la résilience des territoires et la création d'emplois. L'objectif est d'assurer une disponibilité accrue des ressources hydriques tout au long de l'année, de renforcer la productivité agricole et de soutenir l'entrepreneuriat rural, en particulier au profit des jeunes.

Couvrant plusieurs pays du Sahel, dont le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Tchad, ce programme régional vise, entre autres, à promouvoir une meilleure intégration territoriale. Il s'inscrit pleinement dans les priorités du Plan national de développement RELANCE, au sein duquel l'agriculture et la sécurité alimentaire occupent une place centrale.

Les parties ont souligné l'importance d'une mise en œuvre efficace et accélérée des projets afin de garantir des résultats tangibles à court terme. À travers cette dynamique collaborative, le Burkina Faso réaffirme sa volonté de construire, avec ses partenaires, un modèle de développement fondé sur la résilience, l'emploi et l'intégration régionale, au service des populations.

Lefaso.net

Source : Page Facebook du ministère de l'Économie et des Finances

Categories: Afrique, Défense

Etudiants boursiers PTCS : Climat & Agroécologie au Burkina Faso : la nouvelle génération de chercheurs s'engage !

Tue, 17/02/2026 - 22:19

La région du Sahel est particulièrement vulnérable aux changements climatiques. C'est une région où les questions de changement climatique, de dégradation des écosystèmes et de conflit sont étroitement interconnectées et se traduisent par des impacts environnementaux majeurs. Pour renforcer la résilience des populations sahéliennes vulnérables, l'Agence belge de coopération internationale (Enabel), à travers son Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) accompagne les communautés locales en améliorant la disponibilité et l'accessibilité aux bonnes pratiques et aux innovations relatives à la résilience au changement climatique et à la restauration des terres.

Dans ce cadre, le Portefeuille Thématique Climat Sahel (PTCS) a prévu mobiliser des acteurs du monde scientifique et de la recherche pour contribuer à l'identification et à la diffusion de solutions adaptées et pérennes en matière de gestion durable des écosystèmes sahéliens. C'est ainsi le volet régional et le volet Burkina Faso du PTCS a accompagné la mise en place de trois plateformes d'innovation en matière de la résilience climatique et de la gestion durable des écosystèmes sahéliens dans les communes de Koupéla, Meguet et Boulsa respectivement dans les régions du Nakambé, de Oubri et de Koulsé.

Trois centres d'innovation agroécologiques ont été aménagés au profit de ces trois plateformes d'innovation.
Dans le cadre de ce projet, six (06) bourses d'études dont trois en Thèse de Doctorat et trois en Master ont été octroyées à des étudiants.es burkinabé par Enabel. Leurs travaux de recherche sont en cours et contribueront à améliorer les résultats de la recherche dans les domaines de l'agroécologie et du changement climatique et contribuer à l'atteintes des objectifs du portefeuille.

Ces étudiants ont conduit leurs recherches dans les centres d'innovation agroécologiques des trois plateformes d'innovation. L'état et les résultats de leurs travaux se présentent dans les lignes qui suivent.

Minata SANOU, Doctorante à l'Université Joseph KI-ZERBO mène ses travaux de recherche sur « contribution de la Faidherbia Albida dans la gestion des sols sous culture agroforestier »
L'objectif général de sa recherche est de contribuer à la résilience aux changements climatiques et à la gestion durable des écosystèmes dans la commune de Koupéla, région du Centre-Est du Burkina Faso.

L'étude consiste à faire des enquêtes ethnobotaniques complémentaires sur Faidherbia albida et mettre en place un essai expérimental pour son intégration dans les systèmes de production. Il été également question de prélever des sols des sols (échantillons composites de sol) sous et hors houppier de Parkia biglobosa (Néré), de Vitellaria paradoxa (Karité) et du Faidherbia albida à l'horizon 0-10 et 10-20 cm pour apprécier l'apport en éléments nutritifs de ces espèces agroforestières. Les horizons 0-10 cm ont été analysés grâce au soutien d'Enabel.

Les paramètres de croissance dont la hauteur des plants du collet au bourgeon terminal ; le diamètre au collet ; le nombre de feuilles/rameau et le nombre des rameaux/pied ont été mesurés. A ce jour, l'étude montre environ 60 % de taux de réussite de semis et plantation de Faidherbia albida soit 72 pieds/ha.
L'étudiante Minata poursuit ses travaux de recherche qui aboutiront à une soutenance de thèse et à des publications scientifiques.

OUEDRAOGO Abasse, Doctorant à l'Université Joseph KI-ZERBO mène ses travaux de recherche sur « Evaluation d'extrait aqueux de Calétropis procréa face aux agresseurs d'ordre fongiques du soja au Burkina Faso »
Il conduit sa recherche dans un conte de limitation de la production de soja par les maladies fongiques et son cette étude propose une alternative durable aux fongicides de synthèse : l'utilisation d'extraits aqueux de Calotropis procera et Lippia multiflora, plantes locales accessibles et biodégradables.
Son objectif général est d'améliorer la productivité du soja via des traitements naturels. Et de façon spécifique il fait l'inventaire des champignons pathogènes dans la zone de Koupèla.

RÉSULTATS CLÉS OBTENUS
• Collecte et isolement : 12 souches isolées à partir des semences et 19 à partir des plantes malades.
• Prédominance fongique : Aspergillus spp. domine avec 55,39 % des isolats, suivi de Curvularia (9,83 %) et Fusarium (4,91 %).
• Enquête de terrain : Sur 100 producteurs interrogés, Lippia multiflora est déjà utilisée traditionnellement pour la conservation des semences, tandis que Calotropis procera reste méconnue et sous-exploitée.
• Collecte des plantes : Réalisée à 80 % en période de floraison pour maximiser les composés bioactifs.
L'étudiant Abasse poursuit ses travaux de recherche qui aboutiront à une soutenance de thèse et à des publications scientifiques.

Vanessa Tégawandé BORO/KABORE, doctorante à l'Institut International d'Ingénierie de l'Eau et de l'Environnement (2iE), a mené ses travaux de recherche sur « la solution d'imperméabilisation accessible et durable de bassin des collectes des eaux de ruissellement en zone soudano sahélienne »

Elle a conduit sa recherche dans un contexte auquel la gestion durable de l'eau en zone soudano-sahélienne constitue un enjeu stratégique dans un contexte de sécheresses récurrentes, de forte variabilité pluviométrique et de dégradation accélérée des terres agricoles. Les bassins de collecte des eaux de ruissellement (BCER) représentent donc une solution clé pour l'irrigation d'appoint, mais leur efficacité est fortement limitée par les pertes par infiltration. Sa recherche a évalué les performances techniques, économiques et environnementales de cinq matériaux de revêtement (bitume, kaolinite, vertisol, géomembrane PEHD et perré maçonné), à travers (i) une enquête participative auprès de 41 producteurs (méthode WASO-2) et (ii) une expérimentation in situ conduite sur les saisons pluvieuses 2024–2025.

Les résultats indiquent que le bitume réduit les infiltrations de 85 %, mais induit une contamination de l'eau par les hydrocarbures totaux, atteignant 2,4 mg/L, incluant des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) à potentiel cancérogène. Cette contrainte limite son usage aux contextes non alimentaires.
La kaolinite permet une réduction des infiltrations de 82 % avec un excellent rapport coût-efficacité. Le vertisol, bien que performant en fin de saison par gonflement argileux, demeure limité par une forte turbidité et une faible durabilité.

La géomembrane PEHD de 80 µm s'est révélée structurellement fragile, tandis que le perré maçonné, bien que robuste, présentait une perméabilité initiale excessive.
Une réhabilitation technique, basée sur l'utilisation d'une géomembrane PEHD de 750 µm et d'un perré renforcé par un mortier hydrofuge (350 kg/m³, 10 % Sikalite), a permis une amélioration durable des performances. Le suivi de la qualité de l'eau, fondé sur 11 paramètres physico-chimiques, montre que la géomembrane stabilise les caractéristiques chimiques, mais induit une augmentation des chlorures (+60,23 %) et du pH (+48,40 %).

Les revêtements argileux améliorent l'acidité et certains ions (réduction du SAR jusqu'à −74,23 %, augmentation du Ca²⁺), mais génèrent une turbidité incompatible avec l'irrigation localisée.
Ces résultats confirment que le choix des revêtements de BCER doit intégrer simultanément les critères d'étanchéité, de coût, de durabilité et de qualité de l'eau, en tenant compte du risque de contamination par hydrocarbures. La géomembrane épaisse (750 microns) et le perré maçonné renforcé apparaissent comme les solutions les plus fiables à long terme pour les conditions agro climatiques soudano-sahéliennes.

Vanessa a soutenu sa thèse de doctorat avec brio couronné d'une mention « Honorable ». Vous pourrez consulter ses publications scientifiques par les liens ci-dessus :
https://www.mdpi.com/2079-9276/13/10/144
https://www.mdpi.com/2079-9276/13/10/144

Hamadé BONKOUNGOU, étudiant en Master 2 à l'Université NAZI-BONI /IDR mène ses recherche sur « le renforcement de la productivité du maïs en contre saison a Roumtenga : évaluation variétale et réponse a la fertilisation ».
L'objectif de cette recherche est de renforcer la productivité du maïs cultivé en identifiant les variétés et fertilisations adaptées. Plus spécifiquement, l'étude vise à comparer les performances agronomiques de plusieurs variétés de maïs à double usage et à analyser l'effet de la fertilisation chimique, organique et mixte sur le rendement en grain et en biomasse.

Les résultats atteints sont entre autres :
o Le dispositif expérimental a été mis en place avec succès en contre saison, incluant huit variétés de maïs et quatre types de fertilisation dans un dispositif en split-plot avec répétitions.
o Les semis ont montré un bon taux de levée, indiquant une bonne qualité des semences et une bonne adaptation des variétés aux conditions de contre saison.

o Les premières observations agronomiques ont permis de collecter des données fiables sur la croissance des plantes, le développement végétatif et la production de biomasse.
o Les résultats préliminaires montrent des différences entre variétés et entre modes de fertilisation, suggérant une interaction importante entre le matériel végétal et la gestion de la fertilité des sols.
o L'analyse des données montre que des variations ont été observées sur le poids des épis, le poids de mille grains et la production de fourrage,
o Actuellement nous sommes dans les corrections pour le dépôt du mémoire

Hamadé poursuit ses recherches en préparant sa soutenance. Les résultats de ses travaux contribueront à améliorer les pratiques agricoles au niveau paysans.

Aurelie Flavy Rufine ZONGO, étudiante en Master 2 à l'Université Nazi BONI (UNB) mène ses recherche sur « Effet de cinq biofertilisants sur le rendement d'oignon et sur le sol »
Ses recherches ont pour but de faire face à la dégradation des sols en utilisant des solutions agroécologiques qui vulgarisent des systèmes et mode de fertilisations respectueuse de l'environnement.
Il s'agit d'évaluer l'effet de cinq biofertilisants sur le rendement d'oignon et sur le sol.

L'étude vise à promouvoir les pratiques agroécologiques et formuler des recommandations pertinentes pour une agriculture plus efficace. Plus spécifiquement, il s'est agi de comparer l'effet de ces différents biofertilisants sur le rendement de l'oignon et de comparer leurs effets sur la fertilité des sols. L'étude a été mener à Roumtenga, dans la ferme agroécologique ABNA. Le dispositif utilisé était le Bloc Complètement Randomiser (BCR), avec six (06) traitements et quatre (04) répétitions : T0 (Témoin), T1 (bokashi), T2 (compost aérobie), T3 (fumier recyclé), T4 (supermagro), T5 (lifofer). La parcelle d'expérimentation comportait au total 24 micro-parcelles de 3m2.

Au début et à la fin de l'étude des prélèvements de sol ont été effectués suivant les diagonales, pour analyse au laboratoire afin de voir l'effet des biofertilisants sur la fertilité des sols. Avant la mise en place de l'essai, une enquête a été faite pour déterminer les cinq biofertilisants utilisés lors de cette étude. Les données agronomiques collectées étaient la hauteur des pieds, le diamètre au collet, le nombre de feuille, le poids des bulbes après récolte.

Cette étude a révélé que pour les biofertilisants solides (compost, bokashi, fumier recyclé), le compost a donné les meilleurs rendements avec 2,56 kg/ha contre 2,46 kg/ha pour le bokashi et 1,72 kg/ha pour le fumier recyclé et 0,68 pour le témoin. En ce qui concerne les fertilisants liquides (supermagro, lifofer), le plus grand rendement a été obtenu avec le supermagro avec 1,62 kg/ha contre 0,93 pour le lifofer et 0,68 pour le témoin.

On constate alors, que les biofertilisants liquides ont donné de meilleur rendement par rapport aux biofertilisants solides. L'étude a été mené a dans des conditions pas trop propices à la culture de l'oignon et le sol était très argileux ceux qui a beaucoup influencé les résultats obtenus. Ils ouvrent ainsi donc les perspectives d'approfondir l'étude en tenant compte des variations saisonnières, des types de sol et des variétés d'oignon.
Aurélie prépare sa soutenance et ses travaux contribueront à améliorer les pratiques agricoles au niveau paysans.

Boubacar Sontonnooma SINARE, étudiant en Master 2 à l'Université Nazi BONI (UNB), mène ses recherches sur « les Effets de différentes formulations de compost enrichi sur les paramètres de croissances du niébé [Vigna unguiculata (L.) Walp.] et les paramètres physico-chimiques du sol dans le village de Roumtenga, Burkina Faso »

Boubacar conduit ses recherches dans un contexte où l'agriculture maraîchère est essentielle pour l'alimentation et l'économie rurales au Burkina Faso, mais la dégradation des sols menace fortement la productivité agricole. Face à cette situation, les techniques de gestion durable, notamment l'utilisation de compost enrichi en microorganismes efficaces produit localement (EM), constituent une alternative prometteuse pour restaurer la fertilité des sols. Son étude vise ainsi à contribuer à la gestion durable des sols dans les périmètres maraîchers. Plus spécifiquement, il s'est agi de produire du compost enrichi aux microorganismes efficaces en utilisant des matériaux locaux et d'en évaluer son effet ainsi que d'autres types de fertilisants sur la fertilité des sols en condition de culture.

Le dispositif expérimental mise en place à cet effet est un bloc complètement randomisé avec 5 traitements et 4 répétitions. Ce sont : Traitement témoin (T0) ; Compost aérobie simple (T1) ; Compost enrichi au Trichoderma (T2) ; Compost enrichi aux microorganismes efficaces locaux (T3) et le Bokachi (T4). Les paramètres tels que le diamètre et la hauteur des plants, les biomasses aériennes et racinaires, la nodulation du niébé ont été mesurés. Les teneurs en éléments fertilisants ont été déterminées en début et à la fin de l'expérimentation.

Les résultats ont montré que les traitements au compost enrichi aux microorganismes efficaces produit localement (T3) et ceux du compost enrichi au Trichoderma (T2) ont donné les meilleures croissances et les biomasses aériennes les plus importantes. La nodulation du niébé a été influencée significativement par l'utilisation du compost enrichi aux microorganismes efficaces produit localement. L'analyse chimique des sols a indiqué une augmentation de la teneur en matière organique qui est passée de 1,38 % à 1,75 % et de celle en N, P et K du sol. Ces résultats confirment le rôle déterminant des composts enrichis dans la restauration et le maintien de la fertilité des sols agricoles et soulignent leur potentiel comme alternative durable aux fertilisants chimiques pour améliorer la productivité des sols au Burkina Faso.

Boubacar prepare sa soutenance et ses travaux contribueront à améliorer les pratiques agricoles au niveau paysans.

Categories: Afrique, Défense

Entreprendre au Faso : À la découverte de Limo Délices, une entreprise qui produit et commercialise des jus de fruits

Tue, 17/02/2026 - 22:18

Dans ce numéro d'Entreprendre au Faso, nous recevons Marina Tiendrébéogo, fondatrice de Limo Délices, une entreprise spécialisée dans la production et la commercialisation de jus naturels. Elle revient sur son parcours, les défis du secteur et les ambitions de sa marque sur le marché local.

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L'actualité en Mooré

Tue, 17/02/2026 - 22:15
Categories: Afrique, Défense

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