À seulement 20 ans, Yasmina Ina Carole Congo incarne une nouvelle génération de jeunes femmes africaines audacieuses et tournées vers l'avenir. Étudiante burkinabè en Data science à Beijing Institute of Technology en République populaire de Chine, elle évolue au cœur des technologies de pointe avec l'ambition de mettre la donnée au service du développement, notamment dans le secteur financier africain. Entre excellence académique, engagement communautaire et leadership féminin, elle partage dans cette interview son parcours, sa vision et son engagement pour une tech plus inclusive.
Lefaso.net : Pouvez-vous vous présenter davantage ?
Carole Congo : Je suis étudiante burkinabè en Data science à Beijing Institute of Technology en Chine, avec un intérêt particulier pour l'application de la science de données au secteur financier. Je maîtrise et parle couramment le français, l'anglais et le mandarin. Par ailleurs, je suis filleule de la Tegawende Foundation, une organisation qui promeut l'excellence, l'audace et l'ambition, et qui œuvre pour le renforcement des compétences techniques des jeunes à travers divers programmes de mentorat. Parallèlement, je suis alumni de la 6ᵉ édition de l'initiative Women Leadership in Africa (WoLAf).
Également engagée dans la vie communautaire en tant que membre du bureau de l'Association des étudiants et stagiaires burkinabè de Pékin, où je contribue à accompagner et représenter la communauté burkinabè en Chine. Portée par ma vision et mes ambitions académiques, j'ai eu l'opportunité de participer au 11ᵉ Sommet des jeunes de la Banque mondiale. Je crois profondément que chaque donnée peut devenir une solution, et chaque femme une pionnière de la tech africaine.
Expliquez-nous la data science et les technologies ?
La data science, par définition, c'est à la fois une méthodologie pour extraire de la valeur à partir des données et un ensemble de technologies qui permettent de le faire efficacement. Comme le disait Cassie Kozyrkov, CEO of Data Scientific : « Data science is the discipline of making data useful. » En effet, c'est un domaine qui combine mathématiques, statistiques, machine learning, programmation sans oublier bien sûr la connaissance métier.
Concrètement, en quoi consiste le métier de data scientist ?
Alors, il consiste à collecter et organiser des données pour les rendre exploitables, puis à construire des modèles d'analyse ou de prédiction à l'aide d'algorithmes de machine learning. Ces modèles servent donc à améliorer la prise de décision ou même à automatiser certaines tâches complexes. Mais ce qui fait la particularité d'un data scientist, c'est beaucoup plus sa façon de penser, d'interpréter les données et l'art de présenter les résultats de ses analyses.
Il faut noter également que la data science n'existe pas dans le vide, elle sert à répondre aux problèmes concrets d'un secteur donné. Raison pour laquelle il est nécessaire de maîtriser un domaine précis ou un business dans lequel appliquer la data science pour des résultats réellement utiles.
Elle est présente dans les domaines tels que la santé, la finance, l'industrie, le marketing et dans de nombreux services numériques. On la retrouve aussi dans les systèmes de recommandation, la personnalisation ou l'amélioration de l'expérience utilisateur. C'est un domaine en évolution rapide, et ce qui me motive, c'est d'apprendre continuellement et de relever de nouveaux défis.
Qu'est-ce qui vous a motivé à embrasser ce domaine ?
Ce qui m'a motivée à embrasser le domaine de la data science, c'est avant tout un désir profond d'exploration. Au départ, j'avais un véritable penchant pour la biochimie. Mais une fois le bac en poche, j'ai ressenti le besoin d'explorer d'autres horizons et de m'ouvrir à de nouveaux domaines. C'est dans cet état d'esprit que j'ai échangé avec l'un de mes professeurs, un analyste statisticien, qui m'a présenté plusieurs métiers liés aux données. Et à ce moment précis, une phrase du livre d'Anthony Nevo a pris tout son sens pour moi : « L'inconnu est synonyme d'évolution. »
Parmi toutes les voies qu'il m'a décrites, la data science s'est immédiatement imposée comme une évidence. Elle a éveillé en moi une curiosité nouvelle, presqu'instinctive. J'ai alors commencé à faire des recherches plus approfondies sur cette discipline, et plus j'avançais, plus j'étais émerveillée par sa capacité à transformer des données brutes en solutions concrètes, en décisions éclairées, et même en innovations à fort impact. Ce domaine me permet aujourd'hui de concilier ma soif de compréhension, mon envie de résoudre des problèmes réels et ma volonté de contribuer au développement du secteur financier en Afrique.
Pourquoi avez-vous choisi la destination Chine pour poursuivre vos études ?
Si j'ai choisi la Chine pour poursuivre mes études, c'est tout d'abord parce que ce choix est profondément lié à ma filière. La Chine est aujourd'hui l'un des pays les plus avancés en data science, intelligence artificielle et technologies émergentes. Pour quelqu'un comme moi, passionné par les données et l'innovation, c'est un environnement qui me stimule naturellement.
Mais il y a aussi une raison plus personnelle, plus profonde ; je veux acquérir une formation de haut niveau pour pouvoir réellement contribuer au développement technologique de mon pays, le Burkina Faso. En observant la Chine, je vois un exemple concret de la manière dont la technologie peut transformer une nation, moderniser des secteurs entiers et améliorer la vie quotidienne. Et j'aimerais, à mon niveau, ramener ce savoir, cette vision et cette expertise pour participer à la construction d'un Burkina Faso plus connecté, plus innovant et plus compétitif.
Étudier en Chine, pour moi, ce n'est pas seulement une opportunité académique. C'est une façon de me préparer à être utile, à apporter quelque chose de solide à mon pays, et à contribuer un jour à faire du Burkina Faso un acteur majeur dans la technologie, à l'image de la Chine. C'est un choix de cœur, de conviction et de responsabilité.
Comment êtes-vous arrivée en Chine ? Est-ce par une bourse d'études ou tout autre moyen ?
Je tiens d'abord à exprimer mon respect envers le Burkina Faso et la Chine, en particulier envers nos autorités respectives, pour la qualité des relations qu'elles ont su établir. Une coopération qui a permis de construire des partenariats solides et d'offrir de réelles opportunités aux jeunes, dont j'ai moi-même pu bénéficier. C'est dans cette dynamique d'ouverture et de collaboration que s'inscrit mon propre cheminement.
De base, au lycée, guidée par mes rêves audacieux, je voulais intégrer des universités hautement qualifiées après mon bac, et donc je savais que pour y parvenir, je devais viser l'excellence. C'est avec cette ambition au cœur que j'ai réussi mon baccalauréat en 2023 avec la moyenne de 16,46 sur 20, équivalent à la mention Très bien, ce qui me permet donc d'être lauréate de la bourse du gouvernement chinois pour poursuivre une licence dans un domaine de mon choix. C'est ainsi que je fais le choix de la data science et me retrouve en Chine.
« Au-delà des contenus académiques, étudier en Chine offre une expérience interculturelle très enrichissante », dixit Yasmina Ina Carole CongoComment se passe la formation ?
Quand je suis arrivée en Chine, la première année n'était pas encore dédiée à la data science, mais à l'apprentissage du chinois. Cette étape était indispensable, puisque tous mes cours sont dispensés en mandarin. Au début, c'était un vrai défi ; une langue complètement différente, des caractères à mémoriser, et une culture à découvrir. Mais très vite, j'ai réalisé que cette immersion allait bien au-delà de la langue, elle m'a permis de comprendre la vie ici, les habitudes locales, et de mieux comprendre le contexte dans lequel j'étudie, ce qui a rendu mon intégration beaucoup plus facile. Après une année d'apprentissage du mandarin, je suis ressortie avec un niveau de HSK 5, attestant donc ma capacité à suivre avec aisance mes cours universitaires.
Ensuite, ma formation en data science a commencé, et j'ai découvert un programme à la fois exigeant et stimulant. On alterne entre cours théoriques et projets pratiques, ce qui me permet de transformer directement les concepts en application concrète. Ce que j'aime le plus, c'est la rigueur des professeurs et le travail collaboratif avec mes camarades, les échanges d'idées et les différentes perspectives que chacun apporte. Chaque projet est un vrai défi et une opportunité d'apprendre, ce qui rend l'expérience à la fois stimulante et motivante.
Qu'est-ce que vous pensez que l'avenir de la data science réserve ?
Je pense que l'avenir de la data science sera encore plus stratégique qu'aujourd'hui. Avec l'augmentation massive des données et l'évolution de l'intelligence artificielle, la data science est en train de devenir un élément essentiel pour guider les décisions, automatiser les processus et créer des services plus intelligents.
On va voir de plus en plus de modèles capables d'analyser des données en temps réel, d'anticiper des situations complexes et même d'apprendre de manière plus autonome. Les entreprises et institutions vont s'appuyer sur la data science non seulement pour optimiser leurs activités, mais aussi pour innover et proposer de nouvelles solutions.
Mais je pense aussi que l'avenir du domaine va demander plus de responsabilités parlant d'éthique, de protection des données et de transparence des modèles, tout cela deviendra indispensable.
C'est aussi un domaine en forte croissance, indispensable aujourd'hui et encore plus important dans le futur.
Il n'y a pas suffisamment de filles dans ce domaine au pays. Comment donner le goût du data science et des technologies à d'autres filles du pays comme vous ?
Aujourd'hui, la présence des filles dans la data science reste effectivement limitée. Et en observant mon propre chemin, j'ai souvent pensé à toutes les filles qui auraient pu se lancer elles aussi si elles avaient eu un petit coup de pouce au départ. Souvent, ce qui bloque n'est pas l'envie, mais le fait de ne pas savoir par où commencer ou vers qui se tourner. Pour ma part, j'ai eu la chance de m'informer et de m'inspirer de femmes comme Geneviève Barro, Cassie Kozyrkov, Natacha Njongwa Yepnga et j'en passe, toutes portant chacune, à leur manière, le courage et l'excellence féminine dans les métiers de la tech et de la data.
Je m'engage donc à mon tour à participer à la diffusion internationale de la data, mais aussi en mettant en lumière les femmes modèles qui partagent déjà leur savoir, et en leur donnant plus de visibilité pour que leurs conseils et expériences atteignent toutes les filles, en particulier celles de mon pays. Mon but, c'est que chaque fille, où qu'elle soit dans le monde, puisse s'informer, oser et trouver un point d'appui pour se lancer dans ce domaine.
Parce que si la data transforme le monde, aider une fille à y entrer, c'est déjà transformer un avenir.
Quelle appréciation faites-vous de la formation en Chine ?
Globalement, la formation en Chine est très complète et stimulante pour les étudiants internationaux. Les programmes académiques sont solides et bien structurés, avec un bon équilibre entre théorie et pratique, ce qui permet de développer des compétences concrètes et transférables.
Au-delà des contenus académiques, étudier en Chine offre une expérience interculturelle très enrichissante. Les échanges avec des étudiants venus du monde entier, la découverte de nouvelles méthodes d'apprentissage et l'immersion dans un environnement culturel différent élargissent la perspective personnelle et professionnelle. J'ai aussi beaucoup apprécié l'attitude bienveillante et accueillante des Chinois, ce qui facilite l'intégration et rend l'expérience encore plus agréable. Dans l'ensemble, c'est une formation qui prépare efficacement à relever des défis dans un monde globalisé.
Si d'aventure une opportunité se présente à vous ici en Chine, allez-vous saisir ou préférez-vous rentrer au pays pour mettre vos compétences au nom du patriotisme ?
Je pense que cette décision dépendra beaucoup de l'opportunité elle-même et de la manière dont je pourrai la mettre à profit. Si une expérience en Chine me permet de continuer à progresser et d'acquérir des compétences supplémentaires, je n'exclurai pas de la saisir, car chaque apprentissage et chaque projet concret est une chance de me renforcer professionnellement. En même temps, je suis très attachée à mon pays et à l'idée de contribuer à son développement. Mon objectif à long terme est de pouvoir mettre toutes les compétences que j'ai acquises au service de mon pays, que ce soit immédiatement après mes études ou après avoir accumulé une expérience internationale. Pour moi, le patriotisme ne se limite pas à rentrer tout de suite, mais à réfléchir à la manière la plus efficace d'apporter une réelle valeur à mon pays.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Le ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité a décidé de suspendre par arrêté ministériel, le Syndicat national des gérants des agences de voyages et de tourisme (SYNGAVT), pour une durée de trois mois renouvelable au Burkina Faso. Il leur est reproché le non-respect des textes réglementaires et des activités jugées non conformes à son objet statutaire.
La mesure est contenue dans l'arrêté n°2026-/MATM/SG/DGAT/DSOAP, signé par le ministre d'État en charge de l'Administration territoriale, sur la base des dispositions constitutionnelles, de la Charte de la transition et de la loi portant liberté d'association au Burkina Faso.
Selon l'article 1er de l'arrêté, le SYNGAVT, reconnu légalement par le récépissé n°N0000013718 du 31 mai 2022, est sanctionné pour manquements aux textes et mesures en vigueur, ainsi que pour des activités incompatibles avec sa mission déclarée.
Cette suspension administrative, fixée à trois mois renouvelables, vise à rétablir le respect du cadre légal régissant les organisations associatives et syndicales, dans un contexte de renforcement de la discipline administrative et de l'ordre public.
Le secrétaire général du ministère de l'Administration territoriale est chargé de l'exécution du présent arrêté, lequel sera publié et communiqué partout où besoin sera, conformément aux procédures en vigueur.
Lefaso.net
Source : Ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité
La Direction générale des impôts (DGI) a procédé, ce mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou, au lancement officiel de la facturation électronique certifiée. Cette réforme marque une nouvelle étape dans la modernisation du système fiscal burkinabè et dans la sécurisation des transactions commerciales.
L'initiative vise à opérer une transition progressive de la facture papier, normalisée depuis 2017, vers une facture électronique sécurisée. Désormais, les factures devront être émises à partir d'un système homologué par l'administration fiscale, ce qui garantie leur fiabilité, leur traçabilité et leur protection. Chaque facture devient ainsi une donnée numérique à valeur probante, impossible à modifier ou à falsifier après son émission.
Cette facturation électronique offre de nombreux avantages, tant pour les entreprises que pour l'administration fiscale. Elle permet une gestion plus simple et plus efficace des factures grâce à des processus standardisés et automatisés, améliore la traçabilité et la sécurité des opérations et facilite la conformité fiscale. Elle contribue également à renforcer la transparence et le professionnalisme des entreprises, tout en modernisant leur image.
Vue partielle des invités à la cérémonie de lancementLe ministre en charge de l'économie et des finances, Dr Aboubacar Nacanabo, a souligné l'importance de cette innovation pour le monde des affaires et qui sera un véritable outil de pilotage pour les chefs d'entreprise, souvent absents du suivi quotidien des activités.
« La facture électronique certifiée est un outil qui va moderniser le monde des affaires, parce que les entreprises, quand elles vendent des marchandises ou elles font des prestations de services, elles émettent des factures. Il y a des entreprises qui ont des logiciels bien conçus pour l'émission de ces factures, mais il y en a encore qui continuent d'émettre manuellement, ce qui ne favorise pas la modernisation de la gestion et la crédibilité de l'entreprise vis-à-vis de ses partenaires. Cette innovation va permettre de disposer d'un outil moderne de gestion au sein des entreprises qui peut permettre d'assurer un bon suivi. Aussi, les chefs d'entreprise ne sont pas toujours disponibles pour suivre leurs activités au quotidien et s'il n'y a pas un outil efficace qui permet d'assurer la traçabilité des affaires et bien sûr de centraliser toutes ces opérations, il n'est pas évident qu'on puisse avoir une bonne gestion. Au vue de tout cela, nous pensons que cette initiative va accompagner le monde des affaires, mais bien sûr aussi accompagner l'administration, parce que les factures font l'objet de déclarations au niveau de l'administration fiscale et il est important que nous puissions avoir les informations fiables pour asseoir l'impôt juste, parce que l'objectif c'est de faire en sorte que chaque opérateur économique puisse payer l'impôt juste au profit de la collectivité », a expliqué le patron de la cérémonie, Dr Aboubacar Nacanabo.
« Cette innovation va permettre de disposer d'un outil moderne de gestion au sein des entreprises qui peut permettre d'assurer un bon suivi », a souligné Dr Aboubacar NacanaboLe ministre des finances a par ailleurs replacé cette réforme dans le contexte global des défis du Burkina Faso, notamment en matière de développement et de lutte contre le terrorisme.
« Notre pays a engagé beaucoup de chantiers importants de développement à côté de la lutte contre le terrorisme.
Cela nécessite beaucoup de ressources souveraines et nous saluons justement l'engagement des entreprises qui nous a permis en 2025 de faire un taux de réalisation de plus de 100%, mais nous voulons encore que ces entreprises restent engagées aux côtés de l'État, pour que l'impôt juste soit payé, afin que nous mobilisions des ressources souveraines pour le développement économique et social du Burkina Faso. Nous allons déployer nos équipes pour qu'elles puissent faire la sensibilisation, la formation, accompagner techniquement les entreprises pour que la mise en œuvre de la facture électronique certifiée puisse être vraiment très aisée au profit des entreprises, au profit de l'État et au profit de tous. », a-t-il conclut.
De son côté, le président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Achille Roland Sow, a qualifié la facture électronique certifiée d'outil de bonne gouvernance. Selon lui, ce mécanisme contribuera à améliorer et élargir l'assiette fiscale, condition indispensable pour répondre aux ambitions de développement du pays.
Partenaire institutionnel de la DGI et du ministère de l'Economie et des finances, la CCI-BF a promis de s'impliquer dans la vulgarisation de ce nouvel outil.
« Éditer et remettre une facture électronique certifiée est un acte patriotique dans la mesure où chaque fois que vous allez avoir une facture électronique certifiée, vous contribuez à votre souveraineté économique, ainsi qu'à celle du Burkina Faso. Cela va permettre à l'assiette fiscale de s'élargir, et nous pourrons faire des routes, des barrages, développer notre agriculture et cela va nous permettre d'atteindre l'autosuffisance alimentaire. C'est la raison pour laquelle nous appelons l'ensemble des opérateurs économiques, des commerçants, des artisans à se mobiliser et à faire de la facture électronique certifiée leur outil de facturation, qui est aujourd'hui dans sa phase de lancement, mais sera obligatoire d'ici juillet 2026 », a indiqué le président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Achille Roland Sow.
La CCI-BF a promis de s'impliquer dans la vulgarisation de ce nouvel outilAprès une phase pilote concluante en 2025, la facture électronique certifiée entre en phase de déploiement progressif, avec des actions de sensibilisation, de formation et d'assistance, avant de devenir obligatoire à partir du 1er juillet 2026 pour les contribuables du régime normal d'imposition.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Le président du Comité national d'organisation du pèlerinage à la mecque (CNOPM) a annoncé la suspension et le report de la 2e phase des inscriptions au Hadj 2026, ce mardi 6 janvier. Cette décision intervient à la suite de difficultés techniques survenues lors de l'ouverture de la plateforme d'enregistrement.
Selon le communiqué officiel, ces dysfonctionnements n'ont pas permis d'assurer un accès équitable et fluide aux candidats, rendant nécessaire l'interruption immédiate du processus afin de préserver l'égalité de chances entre tous les postulants.
Le président du CNOPM précise que la nouvelle date de réouverture de la plateforme sera fixée ultérieurement et fera l'objet d'une large communication, afin de garantir une information transparente et accessible à l'ensemble des candidats au pèlerinage.
Tout en présentant ses excuses pour les désagréments occasionnés par cet incident technique, le Comité national d'organisation du pèlerinage à la Mecque a appelé à la compréhension des fidèles et formulé des vœux de réussite pour l'organisation du Hadj 2026.
Le communiqué ci-dessous.
Lefaso.net
Source : Page Facebook du Comité national de suivi du pèlerinage à la Mecque
Sacre au FESPACO, records aux Kundé, rayonnement international et buzz sur la toile : en 2025, la culture burkinabè a encore brillé. L'année a aussi été ponctuée de débats autour de certaines actualités culturelles. Voici quelques faits marquants de la scène artistique en 2025.
Le cinéma burkinabè a triomphé à la 29ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Après 28 longues années d'attente, le pays d'Idrissa Ouédraogo a décroché l'Étalon d'or de Yennenga. Le réalisateurDani Kouyaté s'est illustré avec son long métrage « Katanga, la danse des scorpions ».
En rappel, l'acte 29 du FESPACO a enregistré 235 films sélectionnés, dont plus de 30 œuvres burkinabè. Du 25 février au 1ᵉʳ mars 2025, 13 500 festivaliers ont été accrédités, dont plus de 3 500 professionnels du cinéma et de l'audiovisuel et près de 2 000 journalistes.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que 2025 a été l'année du Baba national. Lors de la 23ᵉ édition des Kundé, tenue le 25 avril, Floby a été couronné pour la troisième fois consécutive Kundé d'Or. Il entre dans l'histoire en devenant le premier artiste burkinabè à décrocher trois fois le prestigieux trophée. Le Baba national a également enflammé les réseaux sociaux, surtout sur TikTok, avec son titre « Ouaga zeune ». À travers le monde, des challenges sur cette chanson ont fait la pluie et le beau temps, pour le plus grand bonheur de la culture burkinabè. Floby n'a pas été le seul à cartonner sur les réseaux sociaux.
Le titre « Tchaba tcha » du gendarme Privat a connu un grand succès. Tout comme « Ouaga zeune » de Floby, il a été repris comme challenge TikTok à travers le monde. À la date de janvier 2025, le clip avait été vu plus de 10 millions de fois sur YouTube.
Il a aussi fait parler de lui en 2025. Reman, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a enflammé le show-biz burkinabè avec deux hits : « Ropero » et « Daaré ». Ils sont tous deux extraits de son album « Afro Faso », sorti en 2025. Ces deux titres à succès ont cumulé des millions de vues sur YouTube, sans oublier les challenges TikTok autour des chansons de Reman.
Reman et Privat ont fait des hits en 2025L'une des figures de proue du rap burkinabè s'est produite sur scène en France. Le 1ᵉʳ juin 2025,Smarty a fait salle comble au Casino de Paris. L'artiste a ainsi fait briller le drapeau national à l'international.
Autre fait marquant, le mercredi 12 novembre 2025, Tanya a présenté son deuxième album intitulé « Gôndal » (union ou solidarité en langue fulfuldé). Cette œuvre musicale a une saveur particulière, car elle est un métissage de styles urbains et traditionnels.
Une autre actualité musicale a enflammé les réseaux sociaux. Le samedi 22 mars 2025, l'artiste-musicien Dez Altino avait annoncé ne plus vouloir participer aux compétitions culturelles nationales. Mais le 3 avril 2025, son nom est apparu sur la liste des artistes nominés aux Kundé 2025. L'artiste figurait dans la catégorie « meilleure chanson moderne d'inspiration traditionnelle ». Dez Altino a finalement poursuivi en justice les organisateurs. À la suite du procès, le juge des référés a ordonné au commissariat général des Kundé de retirer le nom de Dez Altino de la liste des nominés. C'était le jeudi 24 avril 2025.
La Tuine et le chantre Alexandre Kafando ont été recus par le ministère de la CultureUne autre actualité s'est imposée aux mélomanes en 2025. La chanteuse la Tuine, avec son titre « Le bonheur », et le chantre Alexandre Kafando, avec sa chanson « Ils ont jeté Daniel dans le trou », ont connu un succès sur la toile, mais pas pour leurs talents artistiques. Ils ont été l'objet de moqueries de la part des internautes. Ce succès n'a pas été du goût de tous. Certains mélomanes estiment que le talent est de moins en moins valorisé et que ce type de succès ternit l'image de la musique burkinabè. D'autres, par contre, estiment qu'il faut encadrer les deux artistes afin qu'ils puissent s'améliorer. La Tuine et Alexandre Kafando ont été reçus par le ministère de la Culture, qui a promis de les accompagner.
NB : Cet article ne couvre pas toutes les actualités culturelles de 2025. Une fois de plus, l'an dernier, le monde des arts a connu une grande effervescence. Il est donc difficile d'aborder toutes les informations qui s'y rapportent.
Samirah Bationo
Lefaso.net
Le Ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l'extérieur a réuni l'équipe nationale chargée de la réduction des risques Nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC), ce mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou. La rencontre vise à évaluer le bilan des actions menées en 2025 et à définir les perspectives pour l'année 2026.
Présidés par l'ambassadeur chargé de mission Seydou Sinka, représentant le ministre Karamoko Jean Marie Traoré, ces travaux annuels ont permis de passer en revue la mise en œuvre des activités prévues dans le cadre du Plan d'action national (PAN) NRBC et d'orienter le programme de travail à venir.
L'ambassadeur Seydou Sinka a réaffirmé l'engagement constant du Gouvernement burkinabè à accompagner l'équipe nationale NRBC, tant sur les plans politique que technique. Il a souligné l'importance stratégique du projet NRBC dans la protection des populations et le renforcement de la résilience nationale face aux menaces émergentes.
Faisant le point sur une année de mise en œuvre du plan d'action, le point focal national des centres d'excellence de l'Union européenne, le colonel-major Boukari Baggna, a salué des avancées significatives, notamment l'appropriation progressive de la thématique par les autorités nationales et l'implication accrue des départements ministériels concernés.
Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères
L'Office national d'identification (ONI) a présenté la nouvelle Carte d'identité biométrique de l'Alliance des États du Sahel (CIB AES), qui remplacera progressivement la carte nationale d'identité burkinabè (CNIB) actuellement en circulation. C'est ce qu'a annoncé Arzouma Parfait Louré, directeur général de l'ONI sur les antennes de la télévision nationale du Burkina (RTB), précisant que cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'harmonisation des systèmes d'identification au niveau des États membres de l'AES.
La CIB AES reste avant tout une carte nationale d'identité, comme l'atteste l'inscription du nom du pays et du drapeau burkinabè sur la carte. Selon le directeur général de l'ONI, Arzouma Parfait Louré, le logo de l'AES figure également au recto et au verso, et la dénomination « Carte d'identité AES » est inscrite en français et en anglais, témoignant de son caractère harmonisé pour la sous-région.
Les innovations majeures
Cette nouvelle carte marque un bond technologique majeur. Elle est fabriquée en matière polycarbonate, beaucoup plus robuste que la matière teslin utilisée pour la CNIB, et intègre 16 éléments de sécurité conformes aux standards de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Le processus d'enrôlement est désormais entièrement électronique : captures d'empreintes, signature et photo numérique se feront directement sur ordinateur, avec une qualité supérieure à celle de la CNIB.
La production de masse va débuter en janvier 2026
L'autre innovation notable concerne l'âge de délivrance. La CIB AES pourra être délivrée dès 5 ans, et sera obligatoire à partir de 13 ans. La production de masse débutera en janvier 2026, et la carte coûtera 3 500 francs CFA, soit 1 000 francs de plus que la CNIB actuelle. Le directeur général de l'ONI a souligné que cette augmentation reflète les innovations technologiques et les mesures de sécurité intégrées, tout en restant accessible pour la population.
Les CNIB déjà en circulation resteront valables jusqu'en janvier 2031
Pour la transition, les CNIB actuellement en circulation resteront valables pendant cinq ans, jusqu'en janvier 2031, permettant aux détenteurs de continuer à circuler sans contrainte. À partir de cette date, la CNIB sera définitivement retirée de la circulation dans tout l'espace AES.
Arzouma Parfait Louré a également rappelé que la CIB AES constitue la cinquième génération de cartes d'identité burkinabè. La première remonte à 1960 avec la carte du citoyen voltaïque, suivie par la carte nationale d'identité voltaïque de 1976, la CIB de 1984, la CNIB actuelle et désormais la CIB AES.
Le DG de l'ONI a conclu en précisant que les difficultés rencontrées actuellement pour l'obtention de cartes sont liées à cette période de transition, mais que tout sera normalisé dès le début de la production en masse de la CIB AES. « Nous faisons de notre mieux pour répondre aux besoins d'identification de la population », a-t-il assuré.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
La Compagnie Abdoul Transport (CA Trans) a procédé, le mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou, à la cérémonie officielle d'ouverture de ses activités au Burkina Faso, marquée par l'inauguration de sa gare siège et le lancement d'une ligne internationale reliant le Burkina Faso à la Côte d'Ivoire.
La gare CA Trans de Ouagadougou a servi de cadre à une cérémonie d'envergure, réunissant autorités administratives, représentants de l'État, chefs coutumiers et religieux, opérateurs économiques, partenaires techniques ainsi qu'un public nombreux. Cet événement marque l'implantation officielle au Burkina Faso de la Compagnie Abdoul Transport (CA Trans), déjà bien établie en Côte d'Ivoire.
Désiré Yaméogo, président du comité d'organisation, a qualifié l'initiative de « grandeur nature », soulignant qu'elle dépasse le simple lancement d'une entreprise de transport.
« Nous sommes rassemblés pour célébrer l'ouverture d'une action citoyenne dont la portée oblige respect et considération », a-t-il déclaré, mettant en avant la promotion des valeurs humaines, le patriotisme économique et la contribution directe au développement national.
Il a, à cet effet, salué la vision et le leadership du président-directeur général de CA Trans, Abdoul Sawadogo, qu'il a présenté comme un acteur engagé dans la construction de la mère patrie à travers la création d'emplois et l'investissement productif.
Prenant la parole au nom du président de la Délégation spéciale de l'arrondissement nᵒ 1, Hervé Tiendrébéogo a exprimé la satisfaction des autorités locales face à l'implantation de la compagnie dans leur ressort territorial.
Il a salué un investissement qui répond à l'appel des autorités nationales invitant les fils et filles du pays à bâtir un développement endogène fondé sur l'initiative privée.
« Ce joyau vient répondre à l'appel de notre première autorité. Le développement endogène passe par ces actes concrets », a-t-il souligné, avant de souhaiter plein succès à la nouvelle entreprise.
Une vision bâtie sur cinq années d'expérience
Le président-directeur général de CA Trans, Abdoul Sawadogo, a retracé le parcours et les ambitions de la compagnie. Il a rappelé que le lancement officiel au Burkina Faso de CA Trans marque l'aboutissement d'un processus engagé depuis 2020, année de création de CA Trans en Côte d'Ivoire.
« Cet événement est l'aboutissement d'un travail acharné, d'une vision claire et d'un engagement collectif », a-t-il affirmé, rendant hommage à ses équipes dont la rigueur et le professionnalisme ont permis à l'entreprise d'être classée parmi les meilleures compagnies de transport en Côte d'Ivoire.
Le PDG a insisté sur la mission fondamentale de CA Trans : assurer la mobilité des personnes et des biens dans la sécurité, le confort et la ponctualité, tout en misant sur l'innovation et la digitalisation. Il a évoqué notamment la vente de billets en ligne, le choix personnalisé des places, l'amélioration de l'accueil dans les gares, la présence d'hôtesses à bord, ainsi que les services de collation et de vente d'articles durant les voyages.
Coupure symbolique du ruban marquant l'inauguration officielle de la gare CA Trans de OuagadougouUne contribution à l'intégration sous-régionale et au développement national
Avec l'ouverture de la ligne internationale Côte d'Ivoire–Burkina Faso, CA Trans entend jouer un rôle actif dans le renforcement de l'intégration sous-régionale. « Notre ambition est de faciliter les échanges, de rapprocher les communautés et de contribuer au développement économique et social de nos deux pays frères », a déclaré Abdoul Sawadogo.
Au-delà des lignes internationales, la compagnie affiche également sa volonté d'intervenir sur le réseau national, en complémentarité avec les transporteurs locaux. Le PDG a tenu à préciser que CA Trans ne vient pas en concurrence, mais en appui à l'offre existante, dans une logique de collaboration pour un système de transport plus performant et inclusif.
Représentant le ministre des affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l'extérieur, Michel Soma, directeur général des Burkinabè de l'extérieur, a salué une initiative exemplaire portée par un fils du pays vivant à l'étranger. Il a souligné que le projet CA Trans s'inscrit pleinement dans la vision d'un Burkina Faso souverain et tourné vers un développement endogène, prônée par les plus hautes autorités.
Michel Somma, représentant le ministre des affaires étrangères, a encouragé l'engagement de la diaspora dans le développement du paysPour lui, le transport constitue un pilier essentiel de l'intégration économique, de la création d'emplois et du renforcement de la cohésion sociale. Il a particulièrement mis en avant la contribution de la diaspora, rappelant que le développement national ne peut se faire sans une synergie entre les Burkinabè de l'intérieur et ceux de l'extérieur.
« Cette initiative est un signal fort et un appel à tous les opérateurs économiques de la diaspora : revenez, investissez, innovez », a-t-il lancé, assurant de l'engagement de l'État à créer un environnement favorable à l'investissement.
Des lignes structurantes et un départ imminent
À l'occasion de la cérémonie d'ouverture, CA Trans a présenté deux lignes internationales majeures destinées à renforcer la mobilité sous-régionale. La première relie Ouagadougou à Abidjan, via Bobo-Dioulasso, Banfora, Niangoloko, Ferkessédougou, Bouaké, Yamoussoukro et Abidjan, facilitant les déplacements des voyageurs et le transport des biens entre les deux pays.
La seconde ligne internationale dessert Ouagadougou–San Pedro, en passant par Bobo-Dioulasso, Banfora, Niangoloko, Ferkessédougou, Bouaké, Yamoussoukro, Gagnoa, Soubré, Méagui et San Pedro, offrant une nouvelle alternative de transport vers le sud-ouest de la Côte d'Ivoire.
Au plan national, la compagnie annonce l'exploitation de la ligne Ouagadougou-Bobo-Dioulasso, via Sabou, Boromo, Pâ et Houndé, avec l'ambition de contribuer à l'amélioration de la desserte intérieure, à la fluidité des déplacements interurbains et au désenclavement de certaines localités.
Avec une flotte en expansion, 270 emplois directs et environ 200 emplois indirects, CA Trans se positionne comme un acteur majeur du transport moderne en Afrique de l'Ouest. Fidèle à son slogan axé sur la sécurité, le confort et l'innovation, la compagnie entend poursuivre son développement au Burkina Faso tout en contribuant à l'essor économique et social du pays.
Par cette implantation officielle au Burkina Faso, CA Trans confirme l'ambition d'un entrepreneuriat burkinabè résolument tourné vers l'innovation, la sécurité et l'intégration sous-régionale. Portée par l'expérience acquise en Côte d'Ivoire et soutenue par une vision patriotique affirmée, la compagnie entend s'inscrire durablement dans le paysage du transport routier national. À l'heure où les autorités appellent à une mobilisation des compétences et des capitaux de la diaspora, l'initiative de CA Trans apparaît comme une illustration concrète de cet engagement collectif au service du développement et de la mobilité des populations.
Crédit photo : Bonaventure Paré
Anita Mireille Zongo
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AVIS A SOLLICITATION D'UN AVOCAT SOCIÉTÉ D'EXPERTISE COMPTABLE ZENITH EXPERTISE ET AUDIT SARL SOCIETE EN LIQUIDATION
La société d'expertise comptable Zénith Expertise et audit SARL BF, société en liquidation depuis le 6/11/2025 représentée par sa liquidatrice Madame BERTE Grâce, précédemment Expert-comptable, Associé Gérante et Expert judiciaire est à la recherche des services d'un avocat pour assignation en justice pour recouvrer des créances de plus de 12 milliards.
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Ouagadougou le 6/01/2026
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, les membres du Conseil constitutionnel, conduits par leur président, Me Barthélemy Kéré, ce mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou.
Cette rencontre s'inscrit dans la tradition républicaine de concertation et de dialogue interinstitutionnel, essentielle à l'accomplissement harmonieux des missions régaliennes de l'État.
Au terme de l'audience, le président du Conseil constitutionnel a indiqué être venu présenter, au nom de son institution, ses vœux de paix, de santé et de succès au chef du Gouvernement pour l'année 2026, tout en saluant les efforts consentis par l'équipe gouvernementale face aux nombreux défis de l'année écoulée.
Revenant sur le rôle du Conseil constitutionnel, Me Barthélemy Kéré a rappelé que l'institution a rendu en 2025, vingt-cinq décisions et deux avis dont vingt saisines émanant du Premier ministre, soulignant ainsi la nécessité d'une collaboration étroite avec les services de la Primature.
Dans cette dynamique, il a proposé la désignation d'un point focal au sein des services du Premier ministre afin de fluidifier les échanges administratifs et d'assurer un traitement diligent des dossiers, notamment en cas d'urgence constitutionnelle.
Se projetant sur l'année 2026, le président du Conseil constitutionnel a formulé un vœu de consolidation de la paix au Burkina Faso et dans l'ensemble des pays de l'Alliance des États du Sahel. Cela afin que les progrès sécuritaires enregistrés se traduisent durablement en avancées économiques et sociales.
Le Conseil constitutionnel a, à cette occasion, réaffirmé sa pleine disponibilité à accompagner le Gouvernement dans sa mission de garant du respect de la Constitution et du bon fonctionnement des institutions de la République.
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Source : Primature du Burkina Faso
La Direction générale des impôts a procédé au lancement de la facturation électronique ce mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou. Cette innovation vise à moderniser le mode d'émission et de conservation des factures, en opérant une transition progressive de la facture papier, normalisée depuis 2017, vers une facture électronique sécurisée. Désormais, les factures sont émises à partir d'un système homologué par l'administration fiscale, ce qui garantit leur fiabilité, leur traçabilité et leur protection. Chaque facture devient ainsi une donnée numérique à valeur probante, impossible à modifier ou à falsifier après son émission.
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Autodidacte, travailleur acharné et profondément attaché à son pays, Kader Yoada est parti chercher les ressources nécessaires à ses projets pour revenir bâtir son pays. De son Ganzourgou natal à l'Italie, il a fait de nombreux travaux sans se décourager. Aujourd'hui à la tête d'une chaîne de supermarchés à Ouagadougou, son parcours est celui d'un homme qui a fait du travail une philosophie et du retour au pays un acte de foi.
Le bureau où Kader Yoada accueille ses convives est niché au cœur de l'une de ses supérettes. À l'entrée de la bâtisse, à travers la vitre, on aperçoit les rayonnages alignés, les clients qui entrent et sortent et le ballet des employés en uniformes. À première vue, Kader Yoada donne une apparence calme et posée avec un regard très souvent pensif. Derrière l'image que l'on aperçoit de ce PDG des alimentations Naco International se cache une histoire faite d'aventure, de sueur, de patience et de difficultés. Né dans le département de Tanama, dans la province du Ganzourgou, il grandit dans un environnement rural, modeste, où l'ingéniosité et la débrouille ne sont pas des options mais des nécessités. Très tôt, il s'initie au commerce, sans théorie ni formation académique, mais avec l'instinct de ceux qui observent, essaient et apprennent sur le tas. Au village, il fait et vend un peu de tout : recharge de téléphones à une époque où cela relevait presque de l'exploit technique, vente d'incassables, de fourreaux, de biscuits, de chewing-gums. Il gère même un vidéoclub à l'époque et se lance dans le prêt-à-porter. Sa première “boutique” tient sur un tabouret en bois, installé non loin de sa mère qui fait de la restauration. Une scène banale dans les villages mais qui sera fondatrice d'un commerce plus grand.
Cette précocité professionnelle et entrepreneuriale n'est pas guidée par un rêve de richesse rapide selon Kader Yoada. Elle répond à un besoin de faire, de créer quelque chose par soi-même. « Toutes ces petites activités que je vous ai citées, c'est au village que je les ai faites », insiste-t-il. Malgré tout, très vite, l'idée « d'aller à l'aventure » s'impose à lui comme une étape importante. L'Italie sera cette étape. En 2007, grâce à l'appui d'un oncle, Kader Yoada arrive en Italie. À peine quelques jours après y avoir posé le pied, il se rend compte que le décor ne correspond pas à l'imaginaire qu'il a nourri depuis le Burkina. Il observe, il analyse, et très vite il projette son retour au pays.
« J'ai aussi travaillé dans les sites d'orpaillage pendant un moment », indique Kader Yoada« Je suis venu avec un objectif », dit-il. Celui de travailler, économiser, puis rentrer investir au Burkina Faso et créer des emplois. Dès le départ, il voit son séjour comme temporaire. Les débuts sont rudes, raconte-t-il. Sans papiers complets, il prend la direction de Naples, une des grandes villes du pays. Là-bas, il découvre la réalité la plus brute de l'immigration économique. La cueillette des tomates sous le soleil, les mains plongées dans la terre, le dos courbé des heures durant. Les grosses caisses à remplir, une à une, sans machines, sans raccourcis. Puis, il s'adonne à la maçonnerie où il porte des matériaux pour monter et descendre des escaliers jusqu'à des niveaux d'étage élevés, toute la journée. Un travail de force, répétitif, éprouvant. Un travail épuisant mais qui le rapproche de son objectif. « Quel que soit le boulot, quand tu trouves, tu vas faire », résume-t-il. En Italie, il apprend que le temps n'existe plus en dehors du travail. « Pas de week-ends, pas de loisirs. Les jours ouvrables à l'usine, les week-ends dans les champs, parfois sur les collines », se souvient-il. Cette absence de répit, loin de le briser, forge chez lui la conviction que rien ne s'obtient sans effort.
Après six mois à Naples, il rejoint Brescia une fois ses papiers régularisés. La situation s'améliore, mais l'objectif reste le même. Chaque fin de mois, il économise. L'argent gagné là-bas ne doit pas dormir en Europe. Il doit construire quelque chose ici. « Quand je travaillais, j'avançais là-bas, mais j'avançais aussi au pays », explique-t-il simplement. Dès 2010, les premiers investissements prennent forme. Une parcelle, une construction, puis une petite boutique de vente de produits divers. La gestion est confiée à son frère, pendant que lui continue de faire la navette. De 2011 à 2013, il se prépare méthodiquement à un retour définitif. Mais il souligne que rien n'est improvisé. Revenir sans base solide serait un pari risqué. En 2013, il rentre pour de bon. Vivre en Italie est derrière lui. Désormais, tout se joue au Burkina Faso. Kader Yoada est lucide et il sait ce qu'il quitte. Un système mieux organisé, des revenus stables et un confort relatif. Mais il sait aussi ce qu'il veut construire. « Si nous tous on décide de rester là-bas, qui va construire notre pays ? », interroge-t-il sérieusement. Pour lui, le développement n'est pas un concept abstrait, mais une responsabilité collective. « Les pays européens sont organisés parce que leurs fils les ont bâtis. Il appartient donc aux Burkinabè de faire de même pour leur propre pays », ajoute l'entrepreneur.
Son entreprise a été sacrée meilleure alimentation du Burkina lors de la 2ᵉ édition des Prix de l'Excellence et de l'entrepreneuriat burkinabè en 2024Un retour porteur
De cette conviction naît progressivement « NACO ». D'abord une alimentation, puis plusieurs, jusqu'à devenir une chaîne de supermarchés reconnue. Aujourd'hui, le nom circule, s'impose dans le paysage commercial. Un succès qui repose selon lui sur des années de rigueur, de présence quotidienne sur le terrain, et une compréhension fine des réalités locales. L'aventure n'est pourtant pas exempte d'épreuves. En 2023, un incendie frappe l'un des sites. Beaucoup doutent. Certains vont jusqu'à dire qu'un Burkinabè ne peut pas relever un tel défi, insinuant qu'un étranger aurait repris l'affaire. Ces paroles, dit-il, le blessent, mais renforcent aussi sa détermination. « Ce que les étrangers peuvent faire au Burkina, nous aussi on peut le faire », martèle-t-il. Le redémarrage après l'incendie était une façon pour lui de prouver que la compétence et la résilience locale existent.
Aujourd'hui, Kader Yoada emploie de nombreuses personnes. Des familles dépendent directement de ses entreprises. Cette dimension sociale donne un sens supplémentaire à son parcours. « Grâce à moi, il y a pas mal de gens qui comptent sur moi à la fin du mois », dit-il sans emphase, mais avec conscience de la responsabilité. Créer de l'emploi, pour lui, est aussi important que réussir soi-même. Dans le commerce, les difficultés sont constantes. La gestion des ressources humaines, notamment, est un défi permanent. Il parle sans détour des déceptions, des collaborateurs malhonnêtes, des moments de découragement. Mais il refuse de s'y attarder. Ces obstacles font partie du chemin. L'essentiel est de s'organiser, de s'entourer des bonnes personnes et de continuer à avancer. « L'argent seul ne suffit pas. Créer une entreprise sans aimer ce que l'on fait mène souvent à l'échec. Il faut d'abord aimer la chose que tu fais. Avant d'injecter beaucoup d'argent surtout. Sinon, si tu penses qu'avec l'argent, tout peut marcher, ça peut te surprendre. » Beaucoup de faillites s'expliquent, selon lui, par une précipitation aveugle, par l'envie d'imiter ou de dépenser plutôt que de construire. L'expérience acquise à l'étranger, lorsqu'elle est bien capitalisée, peut devenir un atout majeur au retour.
« L'Europe n'est pas une solution magique »
Kader Yoada affirme ne rien regretter de son parcours. Ni les travaux pénibles, ni les sacrifices, ni les moments de doute. Pour lui, regarder en arrière ne doit servir qu'à se souvenir d'où l'on vient, jamais à se freiner. Avancer reste la priorité. Son message est que « l'Europe n'est pas une solution magique ». « Beaucoup y vont avec des illusions et s'y perdent. Sans préparation, sans compétence, sans discipline, l'aventure peut tourner au cauchemar. La réussite ne se décrète pas, elle se construit. Par le travail, la patience et la détermination. Être pressé est souvent l'ennemi du succès. Chacun doit avancer à son rythme, sans se comparer inutilement aux autres », suggère-t-il. Il insiste sur le fait de ne jamais renier ses origines, de transformer les épreuves en apprentissage et l'aventure en levier économique. Il estime que son parcours est unique comme celui de nombreuses autres personnes mais rappelle que le développement d'un pays passe aussi par ce genre de trajectoires individuelles, faites de courage, de volonté et d'un attachement profond à la terre natale.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
La Brigade mobile des Douanes de Koudougou a mené une opération de grande envergure ayant permis la saisie de 81 fûts de cyanure dissimulés dans des maisons isolées en pleine brousse, le lundi 5 janvier 2026 à Boromo, à la suite de l'exploitation d'un renseignement fiable.
Cette intervention a été réalisée avec l'appui de la Direction de la surveillance du territoire (DST) des Douanes, mettant au jour un réseau opérant loin des axes routiers, dans une tentative manifeste d'échapper au contrôle de l'État.
Le cyanure, substance hautement toxique, était entreposé dans des conditions clandestines, exposant les populations, l'environnement et la sécurité nationale à des risques graves et irréversibles. Le mode opératoire révèle la détermination des réseaux frauduleux, misant sur l'isolement géographique et le secret pour opérer.
Lefaso.net
Source : Douane du Burkina Faso
La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a saisi plusieurs cartons de bonbons périmés dans les environs du grand marché, ce mardi 6 janvier 2026 à Ouagadougou, mettant au jour un risque sanitaire majeur pesant sur les enfants.
Selon la BMCRF, ces produits impropres à la consommation, destinés en grande partie aux plus jeunes, constituent une menace sérieuse pour la santé publique, en particulier celle des enfants, premiers consommateurs de confiseries.
Face à cette situation, l'institution appelle tous les commerçants détenant des denrées alimentaires périmées, notamment les bonbons, biscuits et jus, à les retirer immédiatement du circuit de commercialisation, sous peine de sanctions.
La BMCRF rappelle que tout acte de dissimulation ou de vente de produits périmés destinés aux enfants constitue une infraction grave, passible de sanctions sévères prévues par les textes en vigueur.
Lefaso.net
Source : BMCRF
Un des matchs choc des 8e de finales de la CAN Maroc 2025, c'est sans nul doute Burkina Faso vs Côte d'Ivoire. Un duel au sommet en Afrique de l'Ouest. A quelques heures de cette rencontre prévue pour ce 6 janvier 2026 à 19h, l'ex international burkinabè et consultant à Canal+, Alain Traoré, nous livre son analyse. Lisons !
« Je pense que le match du Burkina Faso vs Côte d'Ivoire va être très disputé. Il va être un très bon match mais après, il va falloir être très efficace dans les deux surfaces. L'équipe qui arrivera à gérer cela remportera le match. Défensivement, il faut que le Burkina Faso soit costaud et concrétise les occasions qu'il va se procurer. Contre l'Algérie par exemple, on a beaucoup péché dans la finition.
On a été très costaud défensivement mais on a péché offensivement. Ce match, on ne devrait pas le perdre si on avait été efficace devant les buts. La moindre des choses c'était de se quitter sur un match nul. Je sais que contre la Côte d'Ivoire, la motivation sera au rendez-vous, les Etalons seront même surmotivés. Mais il faudra qu'ils gardent leur calme le plus longtemps possible dans la rencontre. La deuxième chose que je vois, c'est que tout se jouera au milieu de terrain.
L'équipe qui va gagner la bataille du milieu de terrain aura l'ascendant sur son adversaire. Alors que le gros problème des Étalons actuellement, c'est leur milieu de terrain. Je ne connais pas la composition que mettra en place le coach, mais il va falloir aligner des joueurs un peu plus habiles, qui peuvent garder le ballon même étant sous pression et servir les attaquants.
Je pense également qu'on est un peu plus forts que les Ivoiriens en attaque. Nos attaquants, c'est vraiment du haut niveau, de même qu'à la défense et dans les buts. Donc, la seule incertitude, c'est au milieu de terrain. C'est en fonction des joueurs alignés au milieu qu'on saura si le coach a opté pour défendre, ou si on est là pour produire du jeu. Mais il faut savoir qu'avec cette équipe ivoirienne, il faut produire du jeu pour les mettre en difficulté. C'est comme ça qu'on peut avoir le gain du match. »
Propos recueillis par Obissa Juste Mien
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Longtemps réduite à une image de dépendance et de sous-développement, l'Afrique connaît aujourd'hui une mutation profonde. Forte de ressources naturelles abondantes, d'une jeunesse dynamique et d'une volonté croissante de souveraineté politique, économique et culturelle, elle s'impose progressivement comme un acteur central du développement mondial. Cette tribune de Khalid Cherkaoui Semmouni, directeur du Centre de Rabat pour les études politiques et stratégiques analyse les fondements et les perspectives de cette transformation historique.
L'Afrique est aujourd'hui un continent en profonde mutation, riche de ses ressources, de ses cultures et surtout de son capital humain. Longtemps perçue à travers le prisme de la dépendance et du sous-développement, elle s'affirme progressivement comme un acteur incontournable du développement mondial, engagé résolument sur la voie de l'indépendance politique, économique et culturelle.
En effet, l'Afrique dispose d'atouts naturels considérables. Elle concentre une part importante des ressources mondiales en pétrole, gaz, minerais stratégiques, or et diamants, sans oublier ses vastes terres agricoles fertiles ainsi que son immense potentiel hydraulique et solaire. Ces richesses constituent une base essentielle pour le développement économique du continent. De plus en plus, les États africains s'orientent vers la transformation locale de ces ressources afin de créer de la valeur ajoutée, de réduire la dépendance aux exportations brutes et de renforcer leurs économies nationales.
Au-delà de ses ressources naturelles, l'Afrique possède une richesse humaine exceptionnelle. Sa population est la plus jeune du monde, avec une majorité de jeunes dynamiques, créatifs et de plus en plus connectés. Cette jeunesse représente une opportunité historique pour le continent. Bien formée et accompagnée par des politiques publiques adaptées, elle peut devenir le moteur principal de l'innovation, de l'entrepreneuriat et d'une croissance durable et inclusive. Conscients de cet enjeu, plusieurs pays africains investissent déjà dans l'éducation, la formation professionnelle et le développement de nouvelles compétences afin de préparer l'avenir.
Sur le plan économique, de nombreux États africains enregistrent depuis plusieurs années des taux de croissance encourageants. Des secteurs clés tels que l'agriculture moderne, les énergies renouvelables, les infrastructures et le numérique connaissent un essor notable. L'Afrique figure aujourd'hui parmi les continents les plus dynamiques en matière de technologies mobiles. Les services numériques facilitent l'accès à l'éducation, aux soins de santé, aux services bancaires et à l'information, y compris dans les zones les plus reculées. Cette révolution technologique contribue à réduire certaines inégalités structurelles et à accélérer le développement socio-économique.
Parallèlement, le continent renforce progressivement son indépendance politique et stratégique. Depuis les indépendances, les pays africains s'efforcent d'affirmer leur souveraineté et de diversifier leurs partenariats internationaux. L'émergence d'organisations régionales et continentales, ainsi que la volonté de résoudre les défis africains par des solutions africaines, notamment dans le cadre de l'Union africaine (UA) et des organisations régionales telles que la CEDEAO, témoignent d'une nouvelle confiance collective. L'Afrique cherche désormais à parler d'une seule voix sur la scène internationale et à défendre plus efficacement ses intérêts légitimes.
En outre, l'indépendance africaine est également culturelle. De plus en plus, les peuples africains valorisent leurs langues, leurs traditions, leur patrimoine et leurs expressions artistiques. Cette renaissance culturelle renforce l'identité du continent et contribue à restaurer la fierté africaine. Elle permet aussi de transmettre aux jeunes générations une histoire et des valeurs propres, indispensables à la construction d'un avenir solide et autonome.
En conclusion, l'Afrique n'est ni un continent en retard ni en stagnation, mais un continent en évolution et en pleine transformation. Certes, les défis demeurent nombreux, mais les opportunités le sont tout autant. Grâce à ses ressources, à sa jeunesse et à sa volonté affirmée d'indépendance, l'Afrique avance avec détermination vers la prospérité. Reconnaître l'Afrique comme un continent en développement vers l'indépendance et la prospérité, c'est reconnaître son immense potentiel et son rôle central dans le monde de demain.
Khalid Cherkaoui Semmouni
Directeur du Centre de Rabat pour les Études Politiques et Stratégiques
Email : ceps2014@gmail.com
A quelques heures du choc Burkina Faso–Côte d'Ivoire, les attentes sont immenses du côté burkinabè. Entre confiance, pression populaire et désir de revanche historique, supporters et observateurs appellent les Étalons à livrer un match de référence face aux Éléphants.
Mohamed Ouattara : « Ce match sera un match très, très difficile et attendu. Le Burkina n'a pas encore battu la Côte d'Ivoire en match officiel de compétition à ma connaissance. Il y a comme un sort qu'il faut qu'on brise. On doit gagner ce match pour briser ce sort si je peux le dire ainsi. Nous avons une équipe en forme actuellement. Le match contre l'Algérie a montré que nos Étalons sont en forme cette année. Avec un peu d'efforts, nous pouvons battre les Éléphants. Nous avons un bon gardien. Notre défense est bonne. Mais, notre milieu n'est pas aussi bon que celui de la Côte d'Ivoire. Si notre équipe se concentre et joue collectivement, nous allons gagner ce match. Et nous allons battre les éléphants 2-1. Je demande à Bertrand, notre capitaine, de jouer comme il l'a fait face à l'Algérie. Dans cette compétition, notre capitaine nous montre qu'il mérite sa place. Avec l'Algérie, il a très bien joué. Il a joué comme milieu offensif. Je pense que si Bernard est utilisé comme milieu offensif, Dango ailier gauche et Minoungou ailier droit, nous allons battre les Éléphants ».
Zalissa Ouédraogo : « Moi j'attends la victoire des Étalons. Je refuse une quelconque défaite. Si nous ne gagnons pas ce sera la honte totale. Les Ivoiriens se moquent de nous sur les réseaux sociaux que nous n'avons pas d'étoiles sur notre maillot. Il faut que cette année les choses changent. Il nous faut la coupe cette année et les Étalons doivent montrer au peuple burkinabè qu'il peut compter sur eux. Il nous faut gagner la Côte d'Ivoire 2-0. Je demande à Bertrand, notre capitaine, de se surpasser dans ce match. Il doit galvaniser ses coéquipiers pour produire un bon match. Il faut que les Étalons sachent que le peuple est avec eux et ils n'ont pas le droit de perdre ».
Alexis Dabilgou
« Les Étalons doivent tout faire pour ne pas nous donner de crise cardiaque. Le match avec l'Algérie a révélé que notre équipe a des failles. Dango et Bertrand se sont échangés les postes ce n'est pas intéressant. Le match sera difficile mais nous allons gagner. Les Étalons n'ont pas droit à l'erreur sinon nous sommes foutus. Les Ivoiriens vont trop se moquer de nous ».
Safora Naré : « Que les Étalons sachent que nous attendons seulement la victoire. Nous voulons battre la Côte d'Ivoire 2-1. Les Étalons doivent nous rendre fiers. Ils doivent nous permettre d'être dans la joie et d'oublier un tant soit peu notre situation actuelle. Les Burkinabè ont besoin de cette victoire. Nous avons espoir en nos joueurs et ils doivent nous donner cette victoire ».
Parfait Zagré : « Nous allons gagner aujourd'hui les Éléphants de Côte d'Ivoire 2-1. Il faut que les Étalons sachent qu'ils doivent nous éviter la honte. Nous voulons être dans la joie à l'issue de ce match. Le peuple les regarde, qu'ils fassent tout pour gagner ».
Rama Diallo
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Le club de pétanque Zeems Taaba, grâce au promoteur et par ailleurs 2e vice-président (V P) de la Fédération burkinabè de pétanque(FBP), Lucien Zongo, a organisé le 4 janvier 2025 sa coupe 4e édition du genre. La coupe a réuni 121 triplettes émanant d'une quarantaine de clubs de la ligue du Centre et s'est jouée sur le terrain du club. La compétition a vu la victoire du club A S Poste face à Teega Wendé sur le score 13-6 en neuf mènes devant un nombreux public féru du jeu de boules et des invités. Cette édition 2025 était placée sous le parrainage de Ernest Roamba président du club de pétanque Kelglsin Sankuy et le co-parrainage de François Sawadogo, 1er V P de la FBP.
Le terrain du club Zeems Taaba sis à Karpala, a accueilli un grand monde venu suivre depuis la matinée du 4 janvier 2025, jusqu'en fin d'après-midi les éliminatoires qui comptaient 121 triplettes soit 363 joueurs, et a attendu son dénouement final. Les clubs A S Poste et Teega Wendé, sont parvenus en finale, et le nombreux public voulait voir lequel soulèverait dame coupe. La triplette de l'A S Poste était composée de Ibrahim Ouédraogo, Hermann Kisbédo, Jean-Jacques Bonkoungou, et celle de Teega Wendé, Mahamadi Tiemtoré, Zama Tiendrébéogo, Issouf Zangré.
Les Postiers entourés des officiels avec leur trophée.La finale s'est jouée à 13 points gagnants, A S Poste prend le premier point, mais à la deuxième mène, Teega Wendé réplique de fort belle manière avec 4 points. L'on croyait donc que Teega Wendé resterait sur sa lancée, mais non, il ne pourra plus prendre de points les deux manches qui suivirent, sinon que deux points à la 5e mène. Après huit jeux, le score est de 11-6, en faveur des Postiers, soit à deux points du sacre. Teega Wendé pourra-t-il revenir ? Tout le monde s'impatientait de voir sa réaction au neuvième jeu, mais il n'en sera rien, c'est plutôt l'adversaire qui va valider son sacre en décrochant les deux points qui lui manquaient. 13-6 ça y est, AS poste est vainqueur, ses joueurs et ses supporters exultent.
Les joueurs de l'AS Poste en concertation avant le coup d'envoi.Le vainqueur AS Poste est repartie avec 150 000 FCFA, le trophée et des médailles, Teega Wendé se console avec 100 000 FCFA et des médailles, les clubs Arc-en- ciel et une autre équipe de Teega Wendé 3e et 4e gagnent chacun 40 000 FCFA, les clubs classés 5e à 16e ont été aussi primés. Le promoteur Lucien Zongo se dit satisfait de la coupe, « Nous avons réussi à tenir la 4e édition, tout s'est bien passé avec une participation très appréciable de 121 triplettes, je remercie tous ceux-là qui nous ont accompagné dans cette organisation, notamment le parrain Ernest Roamba et le co-parrain, François Sawadogo1er VP de la FBP qui a représenté le président, la coupe prend de l'ampleur d'année en année », se réjouit -il.
Le finaliste malheureux Teega Wendé n'a remporté que deux jeux sur neuf.Le parrain s'est dit honoré de parrainer la coupe, il a félicité et encouragé le promoteur et son équipe, pour leur œuvre de promotion de la pétanque, et toutes les vertus qu'il renferme. Au cours de cette coupe, la CAN s'est invitée, les officiels ont souhaité bonne chance aux Étalons dans leur match de ce mardi 6 janvier, et qu'ils ramènent le trophée au Burkina.
Barthélemy Kaboré
(Collaborateur)
La Cour des comptes du Burkina Faso a condamné M. K. S., ancien agent comptable du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO), le 27 février 2025 à Ouagadougou.
Il lui est reproché d'avoir collecté et non reversé plus de 230 millions francs CFA, à l'issue d'un contrôle de gestion transmis par l'Autorité supérieure de contrôle d'État et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) portant sur l'exercice 2016.
Reconnu coupable de fautes de gestion graves, l'intéressé a admis avoir utilisé les fonds publics à des fins personnelles et procédé à des paiements sans pièces justificatives conformes, ce qui lui a valu une nouvelle sanction assortie d'une amende de 700 000 francs CFA.
Il est rappelé en effet, que M. K. S avait déjà été condamné en 2017 par le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou, puis en appel en 2019, à de la prison ferme pour détournement de deniers publics.
Dans le même arrêt, la Cour a également sanctionné trois autres anciens responsables du SIAO pour divers manquements financiers. M. B L H, ancien régisseur, a été reconnu coupable d'un manquant de caisse de 555 105 francs CFA et de déblocages non justifiés de 185 000 francs CFA.
Il a par conséquent écopé d'une amende de 50 000 francs CFA. M. M H, ancien directeur de la promotion, a ordonné des déblocages non justifiés de 808 067 francs CFA au profit d'un organisateur d'un salon en Allemagne, sans pouvoir en fournir la justification. Il a lui aussi été condamné à une amende de 50 000 francs CFA. Tandis qu'un ancien caissier poursuivi pour complicité a été relaxé faute de preuves suffisantes.
Cette décision, notifiée le 13 novembre 2025, illustre la complémentarité des juridictions financières entre contrôle administratif et répression judiciaire, rappelant l'exigence de transparence et de responsabilité dans la gestion des grandes manifestations nationales.
Lefaso.net
Source : ASCE-LC
Depuis le 3 janvier 2026, la Guinée équatoriale a officiellement transféré sa capitale de Malabo à Ciudad de la Paz, une décision actée par décret présidentiel et mise en œuvre dans la province continentale de Djibloho, marquant un tournant historique dans l'organisation administrative du pays.
Cette réforme vise à désengorger Malabo, capitale historique mais enclavée sur l'île de Bioko, et à mieux répartir les services publics sur l'ensemble du territoire national. En choisissant Ciudad de la Paz, anciennement Oyala, les autorités entendent corriger les contraintes géographiques et infrastructurelles qui limitaient le fonctionnement optimal de l'État.
Située à proximité de l'aéroport international de Mengomeyén, la nouvelle capitale se distingue déjà par ses tours modernes, son palais présidentiel et ses premiers ensembles administratifs. Le projet ambitionne de bâtir une métropole de 200 000 habitants, appelée à accueillir l'ensemble des institutions gouvernementales.
Lancée en 2008 à l'initiative du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 47 ans, la construction de Ciudad de la Paz répond à une logique stratégique de recentralisation continentale. Plus proche de villes économiques majeures comme Bata, la nouvelle capitale doit rapprocher l'administration des citoyens et améliorer l'accès aux services publics.
Financée principalement par les revenus pétroliers, Ciudad de la Paz dispose déjà d'infrastructures clés, notamment une université et un hôpital. Toutefois, le transfert effectif et complet des administrations, annoncé pour l'année à venir, constitue un défi majeur pour cette capitale encore en phase de développement.
Lefaso.net
Source : Africanews