Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a procédé ce mercredi 15 juillet 2026 au lancement officiel des épreuves écrites des concours directs de la fonction publique session 2026 au Lycée provincial de Djibo. À travers le choix de cette ville pour accueillir le lancement officiel des compositions, le gouvernement veut réaffirmer la présence effective de l'État sur l'ensemble du territoire.
Pour la première fois, Djibo accueille un centre secondaire de composition des concours directs de la Fonction publique. Cette décision vise à rapprocher davantage l'administration des populations en évitant aux candidats de longs déplacements vers d'autres localités et en leur offrant les mêmes opportunités d'accès à l'emploi public.
Au Lycée provincial de Djibo où composent 243 candidats, Mathias Traoré a visité plusieurs salles d'examen afin de s'assurer du bon déroulement des épreuves et d'encourager les postulants. Il a également rassuré les candidats sur les dispositions prises pour garantir la transparence, la crédibilité du processus et l'égalité des chances.
« Nous sommes venus nous assurer que les concours auxquels vous prenez part sont bien organisés, vous encourager et vous souhaiter bonne chance. Toutes les dispositions ont été prises afin de garantir l'égalité des chances pour l'ensemble des candidats », a déclaré le ministre.
Le lancement officiel a été marqué par l'ouverture symbolique de l'enveloppe contenant la première épreuve, donnant ainsi le coup d'envoi des compositions sur table à l'échelle nationale. Selon le ministre des Serviteurs du Peuple, le choix de Djibo revêt une portée particulière. Il traduit la volonté du Gouvernement de maintenir la présence de l'administration publique dans toutes les régions du Burkina Faso malgré les défis sécuritaires. Cette initiative vise également à démontrer que l'action administrative continue de se déployer sur l'ensemble du territoire national.
Mathias Traoré a salué l'engagement des différents acteurs mobilisés pour l'organisation des concours ainsi que celui des Forces de défense et de sécurité (FDS), dont les efforts ont permis la tenue de cette activité dans de bonnes conditions. Tout en insistant sur l'importance de la qualité du recrutement, il a rappelé que seuls les candidats les plus méritants seront retenus afin de renforcer l'administration publique avec des ressources humaines compétentes et capables d'offrir des services de qualité aux populations.
« Nous allons retenir les meilleurs, car nous voulons un service public de qualité. Ce service public de qualité est indispensable pour répondre aux besoins de notre administration et servir au mieux le peuple burkinabè », a-t-il affirmé. Le ministre a enfin adressé ses encouragements aux milliers de candidats engagés dans cette compétition nationale et leur a souhaité plein succès.
Après la phase des épreuves en ligne, organisée du 4 au 12 juillet 2026, les compositions sur table se déroulent du 15 au 22 juillet sur l'ensemble du territoire national. Au total, 2 056 650 candidatures ont été enregistrées sur la plateforme « e-concours » pour 7 547 postes ouverts au sein de l'administration publique burkinabè.
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Source : DCRP/MSP
Le complexe scolaire bilingue « Les Pionniers » a officiellement clos son année scolaire 2025-2026, ce mercredi 15 juillet 2026, au cours d'une cérémonie marquée par la sortie de sa 13ᵉ promotion. Les élèves admis au Certificat d'études primaires (CEP), les meilleurs de chaque classe ainsi que plusieurs enseignants ont été récompensés pour leurs performances.
La cérémonie de clôture des activités de l'année scolaire 2025-2026 a été marquée par la récompense des élèves admis au CEP et des trois premiers de chaque classe, du CP1 au CM2. Elle a également consacré la sortie de la 13ᵉ promotion de l'établissement.
À l'issue de la session 2025-2026 du CEP, le complexe scolaire bilingue « Les Pionniers » a enregistré un taux de réussite de 95,23 % au CEP classique en français et de 89,47 % au CEP en arabe. Tous les élèves admis ont reçu un sac d'écolier.
Au titre des distinctions décernées, le meilleur élève de la classe de CP1 et la meilleure élève de CE2 ont chacun reçu un vélo. Les trois premiers de la classe de CM2 ont, quant à eux, reçu des sacs, des cadeaux ainsi qu'une enveloppe financière.
En plus des récompenses attribuées aux élèves, quatre enseignants ont été distingués en reconnaissance de leur engagement et des performances réalisées par leurs élèves.
Le fondateur du complexe, El Hadj Aboubacar Sawadogo, a félicité les enseignants ainsi que les élèves pour les résultats obtenus au cours de l'année scolaire.
« C'est une très grande satisfaction sur le plan scolaire et sur le plan éducatif. Vraiment, les élèves ont mouillé le maillot, comme on dit. Les enseignants aussi ont tous été primés. Cela montre vraiment que la satisfaction est grande », s'est-il réjoui.
Il a, par ailleurs, adressé ses remerciements à toutes les personnes qui ont accompagné le complexe scolaire bilingue « Les Pionniers » dans l'atteinte de ces résultats.
Le patron de la cérémonie, El Hadj Abdoul Karim Kontongomdé, vice-président de la communauté musulmane du Burkina Faso, s'est également réjoui des résultats engrangés par les élèves du complexe scolaire bilingue.
Il a, en outre, encouragé les élèves à faire preuve de sérieux dans leurs études afin de poursuivre leur apprentissage.
Jean Élysée Nikiéma
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Sanlam Allianz Burkina Faso a organisé, ce mercredi 15 juillet 2026 à son siège de Ouagadougou, une campagne de don de sang, en partenariat avec l'association SOS Sang et le Centre national de transfusion sanguine (CNTS). À travers cette initiative citoyenne, l'entreprise entend contribuer au renforcement des stocks de sang, particulièrement sollicités en cette période de forte demande.
Cette opération s'inscrit dans la politique de responsabilité sociétale de Sanlam Allianz, qui multiplie les actions en faveur des communautés. Représentant le directeur général, le directeur Corporate et Réassurance, Lionel Prismaël Lawadon Ki, a indiqué que cette collecte traduit la volonté de l'entreprise d'aller au-delà de sa mission d'assureur en participant à la protection des vies humaines.
Selon lui, soutenir le Centre national de transfusion sanguine est une manière concrète de répondre aux besoins des patients tout en développant un esprit de solidarité. Il a également salué la mobilisation des collaborateurs, qu'il considère comme le reflet des valeurs de responsabilité et d'engagement portées par l'entreprise.
Au nom du directeur général de Sanlam Allianz Burkina Faso, Lionel Prismaël Lawadon a invité les Burkinabè à devenir des donneurs réguliers afin de contribuer à sauver des vies.La campagne intervient dans un contexte marqué par une augmentation de la demande en produits sanguins. Pendant la saison des pluies, les cas de paludisme grave se multiplient et nécessitent souvent des transfusions sanguines. À cela s'ajoutent les besoins liés aux urgences médicales, aux femmes enceintes, aux enfants et aux victimes d'accidents de la circulation.
Pour Anonganeba Abel Ouédraogo, directeur Automobile et Massmarket de Sanlam Allianz, cette réalité justifie pleinement la mobilisation de l'entreprise. Il estime que le don de sang constitue avant tout un devoir citoyen et un acte de solidarité envers les personnes en difficulté.
Anonganeba Abel Ouédraogo, directeur Automobile et Massmarket de Sanlam Allianz, a appelé les Burkinabè à faire du don de sang un réflexe de solidarité.« Donner son sang, c'est d'abord un acte citoyen, c'est un acte civique, c'est aussi un acte d'amour », a-t-il déclaré, invitant les Burkinabè à ne pas attendre d'être confrontés à une urgence pour devenir donneurs. Selon lui, chacun peut un jour avoir besoin d'une transfusion, directement ou à travers un proche. C'est pourquoi il appelle à accompagner les initiatives du Centre national de transfusion sanguine afin de garantir des réserves suffisantes.
Cette sensibilisation a trouvé un écho favorable auprès des collaborateurs de l'entreprise. Plusieurs agents ont volontairement participé à la collecte, à l'image de Nathalie Gholo/Zigané, comptable-trésorière à Sanlam Allianz. Pour elle, donner son sang est un geste simple qui peut sauver des vies, notamment en cette période où les besoins sont importants pour les malades du paludisme et les femmes en couche. Elle encourage les personnes encore hésitantes à franchir le pas.
Les collaborateurs de Sanlam Allianz Burkina Faso se sont fortement mobilisés pour la campagne de don de sang organisée en partenariat avec l'association SOS Sang et le CNTS.Partenaire de cette campagne, l'association SOS Sang s'est réjouie de l'engagement de Sanlam Allianz. Son président, Jean Bosco Zoundi, a rappelé que l'organisation avait sollicité l'entreprise en raison des besoins croissants en produits sanguins. Il a salué la disponibilité de Sanlam Allianz, qu'il qualifie d'entreprise citoyenne, pour avoir ouvert ses portes à cette opération de collecte.
L'association ambitionnait de recueillir une cinquantaine de poches de sang auprès des collaborateurs. Dès les premières heures de l'opération, une trentaine de personnes s'étaient déjà présentées pour effectuer ce geste de solidarité, laissant entrevoir l'atteinte de l'objectif fixé.
Jean Bosco Zoundi, président de l'association SOS Sang, a salué l'engagement citoyen de Sanlam Allianz en faveur du don de sang.En appelant les Burkinabè à devenir des donneurs réguliers, les organisateurs rappellent que le sang est une ressource irremplaçable qui ne peut être obtenue que grâce à la générosité des donneurs. Pour Sanlam Allianz, cette campagne traduit la conviction que protéger des vies ne se limite pas à l'assurance, cela passe aussi par des actions concrètes de solidarité capables d'offrir une seconde chance à ceux qui en ont besoin.
Anita Mireille Zongo
Wenpoulmdé Wassîla Roamba (stagiaire)
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À l'occasion de la quatrième édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA), Wave Burkina a organisé, ce mercredi 15 juillet à Ouagadougou, un petit-déjeuner d'échanges au profit des participants. À travers cette initiative, la FinTech spécialisée dans les services de paiement mobile entend renforcer sa proximité avec ses utilisateurs, promouvoir son application et contribuer à l'inclusion financière.
En marge de la quatrième édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA), Wave Burkina, FinTech spécialisée dans les services de paiement mobile, a organisé un petit-déjeuner au profit des participants. L'activité s'est déroulée dans la matinée de ce mercredi 15 juillet à Ouagadougou.
Dans une démarche visant à se rapprocher davantage de ses utilisateurs, Wave Burkina a offert un petit-déjeuner d'échanges aux participants du SIPEN-UEMOA. Selon Steve Sawadogo, directeur des affaires publiques de Wave Burkina, cette initiative traduit la volonté de l'entreprise d'entretenir une relation de proximité avec ses utilisateurs.
« Wave est une application qui révolutionne le secteur des transferts d'argent », indique Steve Sawadogo, directeur des affaires publiques de Wave Burkina« Wave cultive une culture de proximité avec ses utilisateurs. Nous avons organisé ce petit-déjeuner afin d'échanger avec eux ou d'en convertir certains pour qu'à terme, nous puissions avancer vers une inclusion financière », a-t-il expliqué.
Au cours de cette rencontre, les participants ont été invités à télécharger l'application afin de bénéficier de ses avantages. Quant aux utilisateurs déjà inscrits, certains ont pu recevoir des cadeaux disponibles via l'application.
Interrogé sur le choix du SIPEN-UEMOA pour mener cette campagne de promotion de l'application Wave, le directeur des affaires publiques de l'entreprise a indiqué que ce rendez-vous constituait un cadre idéal. Selon lui, le SIPEN-UEMOA est une tribune consacrée à l'inclusion financière ainsi qu'au développement des technologies de l'information et de la communication, des thématiques qui rejoignent pleinement la mission de Wave. L'entreprise a donc saisi cette opportunité pour échanger avec les participants, leur faire découvrir son application et contribuer à l'objectif d'une inclusion financière plus large.
Steve Sawadogo a ajouté que cette démarche s'inscrit également dans la volonté d'accompagner les efforts du gouvernement en faveur de l'inclusion financière et de la lutte contre le blanchiment de capitaux. Il a, par ailleurs, mis en avant les atouts de Wave. Selon lui, l'application propose des services financiers simples, accessibles et adaptés aux besoins de tous. « L'une des forces de Wave, c'est la facilité et l'accessibilité de son application. Nous sommes conscients qu'il y a beaucoup de gens qui ne savent ni lire ni écrire. Nous leur avons donc proposé un produit qu'ils peuvent utiliser malgré des capacités en lecture et en écriture moins développées que les nôtres », a-t-il ajouté.
Au-delà des dépôts et des retraits gratuits, il a également insisté sur la politique tarifaire de l'entreprise. Selon lui, « c'est Wave qui a contribué à ce que les frais de transfert soient réduits de 50 % au Burkina Faso ».
En matière d'innovation, il a évoqué le lancement de la fonctionnalité « Bank to Wallet », qui permet de transférer de l'argent d'un compte bancaire vers un compte Wave, et inversement, à moindre coût.
De leur côté, les participants, à l'image d'Ibrahim Lengané, ont salué cette initiative de proximité. « En plus du petit-déjeuner, nous remercions Wave pour l'opportunité qu'elle offre à tous ces jeunes de la sous-région, notamment à travers les comptes mobiles. J'invite tous ceux qui n'ont pas encore installé l'application à le faire, car chacun y trouve son compte. Même les personnes analphabètes peuvent l'utiliser », s'est-il exprimé.
Même appréciation chez Audrey Elena Tégui, utilisatrice de Wave depuis environ deux ans. « Nous avons été bien accueillis avec un bon petit-déjeuner. Chacun a eu ce qu'il voulait. Wave est une entreprise qui m'a permis d'échanger facilement de l'argent avec ma famille qui vit en Côte d'Ivoire. J'invite toute personne qui hésite encore à l'utiliser, car c'est une application très sûre », s'est-elle confiée.
Audrey Elena Tégui utilise Wave depuis environ deux ansPour mémoire, Wave est une FinTech spécialisée dans les services de paiement mobile. Elle permet notamment d'envoyer et de recevoir de l'argent, d'effectuer des dépôts et des retraits, ainsi que de régler certaines factures. L'entreprise est présente dans plusieurs pays africains, notamment au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Burkina Faso, au Mali, en Gambie, en Ouganda, en Sierra Leone, en Guinée, au Niger, au Cameroun et en République démocratique du Congo.
Muriel Dominique Ouédraogo
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Le Naaba Boulga, Chef de Songdin, le Naaba Tigré de Sabouri, les grandes familles YANOGO à Songdin et à Ouagadougou, les familles BEKUONÉ à Koper et à Ouagadougou,
Très touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de soutien moral, matériel, financier et spirituel manifestées à leur égard lors du rappel à Dieu de leur regretté père, grand-père, frère, oncle, beau-père et parent,
Monsieur YANOGO Kibsa Pierre
Expriment leur profonde gratitude à toutes les autorités coutumières, religieuses, administratives et politiques, aux parents, belle famille, amis, voisins, collègues, connaissances, aux délégations venues de près ou de loin, ainsi qu'à toutes les personnes qui les ont accompagnés par leurs prières, leurs visites, leurs messages de réconfort, leur présence aux différentes cérémonies et leurs multiples soutiens.
Votre affection, votre disponibilité et votre générosité ont été pour la famille un immense réconfort durant cette douloureuse épreuve.
Par ailleurs, la famille informe les parents, amis et connaissances qu'une messe pour le repos de son âme sera célébrée le dimanche 19 juillet 2026 à 8h30 à la Chapelle Saint Jean Samuel a Silmissin. À l'issue de cette célébration, un repas fraternel sera offert au domicile du défunt, sis au quartier Silmissin. La famille sera honorée de votre présence pour ce moment de communion, de prière et de partage en mémoire de leur regretté disparu.
Que le Seigneur, dans Son infinie miséricorde, vous bénisse abondamment, vous protège, vous accorde santé, paix et prospérité, et vous rende au centuple tout le bien que vous avez manifesté à notre égard.
Que l'âme de Monsieur YANOGO Kibsa Pierre repose dans la paix éternelle.
Matthieu 5.7 : "Heureux les cœurs miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde."
Le Président de la Commission de l'Union africaine (UA), Mahamoud Ali Youssouf est arrivé dans la soirée du mardi 14 juillet 2026 à Ouagadougou pour une visite de travail de 72 heures, informe la direction de la communication du ministère des affaires étrangères.
Cette visite est la première qu'effectue Mahamoud Ali Youssouf au pays des hommes intègres depuis sa prise de fonction. Elle témoigne d'une volonté commune de renforcer le dialogue et la coopération entre l'Union africaine et les autorités burkinabè.
Accueilli à l'aéroport international de Ouagadougou par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l'Extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, en présence de l'ambassadeur du Burkina Faso auprès de l'Union africaine, Elysée Ouédraogo, le Président de la Commission de l'UA a exprimé sa satisfaction de fouler le sol burkinabè.
Pour Mahamoud Ali Youssouf, cette visite traduit l'engagement de l'organisation panafricaine à consolider la solidarité entre ses États membres afin de répondre efficacement aux défis communs auxquels le continent est confronté. Il a rappelé que le Burkina Faso, membre fondateur de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), occupe une place importante au sein de l'institution continentale.
« Le Burkina est un État membre de notre Union africaine et fondateur de l'Unité africaine. À ce titre, le Président de la Commission est dans l'obligation de venir consulter et travailler avec le gouvernement afin de voir dans quelle mesure un certain nombre de problèmes qui nous sont communs sur le continent peuvent être réglés à travers une solidarité en partenariat », a-t-il déclaré à son arrivée.
Au cours de son séjour, le Président de la Commission de l'Union africaine aura des échanges avec les plus hautes autorités du Burkina Faso. Les discussions devraient porter sur les questions de paix et de sécurité, l'intégration régionale, ainsi que sur les perspectives de renforcement des relations entre l'UA et le Burkina Faso.
Cette visite s'inscrit dans le cadre d'une tournée au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Avant Ouagadougou, Mahamoud Ali Youssouf a séjourné à Bamako, au Mali, où il a achevé la première étape de sa mission le 14 juillet 2026.
Par cette démarche, l'Union africaine semble vouloir renouer un dialogue plus soutenu avec les pays de l'AES, dans un contexte marqué par la recherche de nouvelles dynamiques de coopération et de concertation sur les grands enjeux du continent.
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DCRP/MAE
le genre (ONE Stop Center) dans la commune de Banfora, province de la Comoé, région de Tannouyan.
Lot Commune Quantité Site Description détaillée des tâches à réaliser
Banfora 1 Secteur 4 Un (01) Bâtiment Principal comprenant une (01) salle de réception, deux (02) dortoirs pour les femmes et les filles, une (01) cuisine, une (01) salle à manger, une (01) salle de réunion, cinq (05) bureaux, trois (03) toilettes internes, deux (02) couloirs.
L'ONG Aide de l'Eglise Norvégienne invite, par le présent Avis d'Appel d'Offres, les Soumissionnaires éligibles à présenter leurs offres sous plis fermés pour : Travaux de construction d'un centre intégré de prise en charge des survivantes des violences basées sur le genre (One stop center) à Banfora.
Les travaux sont subdivisés en un seul (01) lot :
Lot Intitulé du lot
Lot 1 Le Lot est composé de :
Un (01) Bâtiment Principal comprenant une (01) salle de réception, deux (02) dortoirs pour les femmes et les filles, une (01) cuisine, une (01) salle à manger, une (01) salle de réunion, cinq (05) bureaux, trois (03) toilettes interne, deux (02) couloirs.
Un bloc de latrine à deux (02) cabines (externes)
Un hangard pour les activités récréatives avec les femmes et les filles
Les travaux objets du présent appel d'offres national se répartissent comme suit :
L'EGLISE NORVEGIENNE
Un bloc de latrine à deux (02) cabines (Externes)
Un hangard pour les activités des femmes et filles
NB : Le prestataire sélectionné, réalisera les travaux sur le terrain selon l'approche Haute Intensité de Main d'œuvre (HIMO) dans la mesure du possible. Le cas échéant, la main d'œuvre à utiliser sur le chantier sera recrutée localement. Tous les travaux seront réalisés dans le strict respect des spécifications techniques.
La soumission d'Offres sera réalisée conformément aux dispositions de la procédure d'Appels d'Offres Nationaux avec qualification telle que stipulée dans les lignes directrices de la Facilité Sahel (FS) et de la KM/ pour la passation de marchés de biens, de travaux et des services associés pour la coopération financière avec les pays partenaires (« Lignes directrices de KM/ »).
La participation à la concurrence est ouverte à toutes les personnes, morales ou groupements des dites personnes pour autant qu'ils soient en règle vis-à-vis de l'administration et non frappées d'interdiction ou de suspension.
Le délai d'exécution des travaux est de cent quatre-vingts jours (180) à compter de la date indiquée sur l'ordre de service de commencer les travaux.
Les Soumissionnaires éligibles intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires auprès de l'Aid de l'Eglise Norvégienne (AEN) à l'adresse électronique bf.procurement@nca.no et en mettant en copie bfa.benkadi@savethechildren.org ou appeler les numéros de téléphone suivants : à l'adresse Tél : 00226 77121660 et 00226 5127 98 37.
Dates importantes :
Date prévue de publication de l'appel d'offres dans les journaux : 15 juillet 2026. Date de visite de site : 25 juillet 2026 à 9h00, avec pour lieu de départ : Bureau Ben Kadi sise au secteur 7 de Banfora, non loin du lycée sacré cœur.
Date limite de soumission des demandes de renseignements/questions le 29 juillet
2026.
Date limite de réponses aux fournisseurs le 31 juillet 2026
Date limite de dépôt des offres : le 06 aout 2026 à 9h00
Date de dépouillement : le 06 aout 2026 à 10h00 au Bureau Ben Kadi à Banfora.
Séance de travail de la commission mixte du consortium 06 aout 2026
Analyse des offres : Du 07 au 14 aout 2026
Publication des résultats dans les médias : Le 20 aout 2026.
La signature du contrat avec l'entreprise sélectionnée et la communication aux soumissionnaires non retenus doivent être fournies au plus tard le : 27 aout 2026 Rencontre de cadrage le 30 aout 2026 à 10h 00
L'EGLISE NORYE61ENNE
• Date de démarrage des travaux : le 1er septembre 2026
Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pour un délai de deux cent quarante jours (240) jours, à compter de la date de remise des offres.
L'administration de l'ONG Aide de l'Église Norvégienne se réserve le droit de ne donner aucune suite à tout ou partie du présent appel d'offres.
Ouagadougou, le 15 juillet 2026
Le Chef de
Abdou Ra i n
Joëlle Traoré est docteure en droit public de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est spécialisée en fiscalité internationale et africaine, avec une expertise en matière de flux financiers illicites, de réformes fiscales mondiales et de mobilisation des ressources nationales. Elle a collaboré avec des institutions africaines et internationales sur les questions de gouvernance fiscale en Afrique.
Selon une étude publiée en 2022 par Mackenzie, Jansen et Siebrits de l'Université de Stellenbosch, fondée sur les données de 27 administrations fiscales africaines compilées par l'ATAF, certaines administrations pourraient améliorer leurs performances de 3 % à 79 % à cadre législatif inchangé. Ce constat invite à reconsidérer les déterminants réels de la performance fiscale : au-delà du droit applicable, c'est la qualité de l'organisation et de la gouvernance de l'administration qui s'avère déterminante.
Des facteurs institutionnels au cœur des écarts de performance
L'étude identifie quatre facteurs explicatifs des disparités observées entre administrations : le degré d'autonomie accordé à l'agence de collecte, la segmentation des contribuables, la qualité des systèmes d'information et l'importance du secteur informel. Ces facteurs ne procèdent pas du seul niveau des ressources financières allouées à l'administration. Ils traduisent des choix de gouvernance que chaque État opère dans la conception et l'organisation de son appareil fiscal.
Le cas du Togo : une reconfiguration institutionnelle aux effets mesurables
Institué par la loi du 10 décembre 2012 et rendu opérationnel en 2014, l'Office Togolais des Recettes est issu de la fusion de la direction générale des impôts et de la direction générale des douanes au sein d'une entité unique, dotée d'une autonomie de gestion administrative et financière. Cette recomposition institutionnelle s'est articulée autour d'un mandat unifié, d'une gouvernance rénovée, d'une accélération de la digitalisation des procédures et d'une segmentation des contribuables fondée sur la taille et le secteur d'activité.
Les résultats enregistrés sont significatifs. Entre 2013 et 2022, les recettes fiscales collectées sont passées de 403 milliards de FCFA à 865 milliards, soit une progression de 114 % en une décennie. En 2023, l'OTR a collecté 990 milliards de FCFA, contre un objectif de 912 milliards, soit un taux de réalisation de 108 %. En 2024, les recettes budgétaires s'élèvent à 1 098 milliards de FCFA, contre 560 milliards en 2018. Sur la période 2019-2024, le taux moyen de réalisation des objectifs de recettes s'établit à 104 %.
Ces résultats procèdent notamment de la dématérialisation des procédures fiscales et douanières, du renforcement des mécanismes de lutte contre la fraude et de l'élargissement progressif de l'assiette fiscale. Ils attestent de ce qu'une administration dotée d'un mandat clair et d'une autonomie institutionnelle effective est en mesure de produire des gains substantiels de mobilisation, indépendamment de toute modification du cadre législatif.
Le cas de l'Ouganda : une progression inscrite dans la durée
L'Uganda Revenue Authority, créée en 1991, affichait, à son lancement, un ratio des recettes fiscales au PIB de 6,83 %. En 2015, ce ratio atteignait 13 %, témoignant d'une amélioration réelle, quoique progressive et étalée sur plusieurs décennies. En 2024/25, l'effort fiscal s'établissait à 14,3 % du PIB, avec un taux de réalisation des objectifs de recettes de 100,84 %. Les autorités attribuent cette dynamique à la montée en puissance des outils numériques, notamment la facturation électronique et les systèmes de traçabilité des transactions.
La Banque mondiale relève néanmoins que ce ratio de 14 % demeure inférieur au seuil de 15 % considéré comme essentiel au financement du développement, et nettement en dessous de la moyenne d'Afrique subsaharienne de 18,6 %.
Si les réformes engagées ont produit des effets tangibles, la base fiscale reste étroite, le secteur informel demeure largement en dehors du champ de l'imposition effective, et la confiance des contribuables envers l'administration fiscale demeure fragile. La trajectoire ougandaise illustre ainsi qu'une institution peut progresser de manière soutenue à long terme, tout en restant en deçà de son potentiel réel de mobilisation des recettes fiscales.
De la performance fiscale à la question institutionnelle
Le Togo et l'Ouganda n'offrent pas le même bilan, mais leur rapprochement soulève une question commune : quels sont les véritables déterminants de la capacité d'une administration fiscale à mobiliser les ressources à la hauteur de son potentiel de collecte ?
La réponse ne réside pas dans le seul volume des moyens engagés. Elle tient à la capacité de l'administration à identifier les contribuables, à différencier le traitement des assiettes selon leur nature et leur taille, à alléger les coûts de conformité fiscale, et à rendre le contrôle fiscal suffisamment crédible pour dissuader les comportements d'évitement. Ces capacités procèdent autant de choix institutionnels que d'investissements financiers.
Le degré d'autonomie accordé à l'administration fiscale dans sa gestion figure parmi les facteurs les plus déterminants identifiés par la recherche. Une administration dotée d'une autonomie renforcée tend à afficher de meilleures performances de collecte que celle d'une institution dont la marge de manœuvre opérationnelle est limitée.
La mobilisation des ressources fiscales est ainsi tributaire, au même titre que du niveau de développement économique, des choix opérés dans la conception, l'organisation et la gouvernance de l'administration chargée de les recouvrer. Les cas du Togo et de l'Ouganda en offrent une illustration concrète et contrastée.
Le Ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme (MCCAT) Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a officiellement installé le comité scientifique de la 15e édition des Universités Africaines de la Communication de Ouagadougou, (UACO) le mardi 14 juillet 2026, rapporte la direction de la communication du MCCAT.
Le comité scientifique installé comprend dix membres parmi lesquels des hommes de lettres et de culture, des enseignants-chercheurs et des professionnels du domaine de l'information et de la communication. Il aura pour mission de définir les orientations scientifiques de cette 15e édition à travers la formulation du thème général et des axes de réflexion.
Dans son discours, le ministre a rappelé les fondements de cet évènement majeur du secteur de la communication et de l'information en Afrique : " les UACO, depuis leurs institutions en 2004, constituent un espace majeur de réflexions, d'échanges et de production d'idées sur les enjeux et les défis de la communication en Afrique. Elles réunissent des experts, des chercheurs, des journalistes et communicants autour des grandes problématiques liées à l'évolution des médias, des technologies de l'information et des pratiques communicationelles ", a-t-il indiqué.
Pour la 15e édition des UACO, prévue du 7 au 9 octobre 2026 à Ouagadougou, le chef du département de la Communication a annoncé deux grandes innovations : le forum des acteurs des médias de l'AES et la " Nuit du Communicateur" qui est l'apothéose du concours "Zama d'or". Il a donc invité les membres du Comité à inscrire les travaux dans une dynamique de réflexion exigeante, capable d'éclairer les choix futurs et de nourrir une pensée africaine sur les questions d'information et de communication.
Organisées tous les deux ans, les UACO se tiendront désormais chaque année sur une période de cinq ans.
www.lefaso.net
Source : DCRP/MCCAT
Le chef du village de Baando / Zorgho, Naaba Koanga, est décédé le mercredi 15 juillet 2026 à l'âge de 80 ans, selon un communiqué de sa famille. Le défunt est notamment le père de l'homme d'affaires Simon Tiemtoré, fondateur de Lilium Capital et Vista Bank Group, considéré comme l'un des principaux investisseurs au Burkina Faso et un acteur majeur de l'investissement en Afrique.
La grande famille Tiemtoré, les familles alliées ainsi que Sa Majesté le Naaba Sanem et le Tengsoba de Zorgho, ont annoncé avec une profonde tristesse le décès de Naaba Koanga, chef du village de Baando, dans la commune de Zorgho.
Décédé le mercredi 15 juillet 2026 à l'âge de 80 ans, Naaba Koanga laisse derrière lui une grande famille composée de ses enfants, petits-enfants et proches.
Le défunt est le père de Simon Tiemtoré, homme d'affaires burkinabè, fondateur de Lilium Capital, société d'investissement basée à New York, et de Vista Bank Group.
Dans son communiqué, la famille invite les parents, amis et connaissances à s'unir dans la prière pour le repos de l'âme du disparu. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.
CI-DESSOUS LE COMMUNIQUE :
Son Excellence le Naaba Sanem de Zorgho
Le Tengsoba de Zorgho,
La grande famille TIEMTORE, à Baando, Ouagadougou, Côte d'Ivoire, Sénégal, Canada, États -Unis, France,
les familles alliées, Koanda, Kaboré, Béré, Paré, Naré, Nikiéma, Tiemtoré, Kyemdé, Passéré, Nignan, Douamba, Leander, Ouédraogo, Kambou, Irié, Tougma, Sanfo, Ada :
Les enfants Laurent David, Marc Guillaume, Leonard, Simon Taryam, Ragnang-newinde Isidore, Kiswensida Lydia épouse Naré, Juste Wend Yam,
Et les petits enfants,
Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur fils, beau-fils, beau-père, père grand-père Naaba KOANGA, Chef du village de Baando/Zorgho, le mercredi 15 juillet 2026 à l'âge de 80 ans.
Union de prières
Le programme des obsèques vous sera communiqué ultérieurement.
Le gouvernement burkinabè a décidé de réglementer les frais de scolarité dans les structures privées d'enseignement dès la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027. Désormais, les coûts sont fixés en fonction de critères bien précis, définis par un arrêté (voir fichier joint au bas de l'article). Pour donner plus de détails sur cette réforme, les secrétaires généraux des départements concernés, à savoir le ministère de l'Enseignement de base, de l'Alphabétisation et de la promotion des langues nationales ; celui de l'Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique ainsi que du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, ont conjointement animé une conférence de presse, ce mardi 14 juillet 2026 à Ouagadougou.
Cette décision du gouvernement procède, selon les conférenciers, d'un diagnostic de la situation et des contrôles menés sur le terrain, d'où il ressort des dérives particulièrement préoccupantes au sein de plusieurs établissements et institutions privés d'enseignement préscolaire, primaire, postprimaire, secondaire et supérieur. De ces préoccupations, on a les augmentations anarchiques et parfois excessives des frais de scolarité, des frais d'inscription sans fondement objectif, l'imposition de frais annexes ou l'obligation d'acquérir des fournitures, uniformes ou d'autres prestations auprès des établissements à des coûts largement supérieurs aux prix habituellement pratiqués. « Ces dérives, qui se développent en dehors de tout cadre harmonisé, fragilisent de nombreuses familles, compromettent le principe d'égalité des chances et portent atteinte au droit fondamental à l'éducation. Dans la vision de la Révolution populaire et progressiste portée par le camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, l'éducation figure parmi les secteurs prioritaires aux côtés de la santé et de l'agriculture. Il est donc intolérable que les contraintes financières privent la jeunesse de son droit d'apprendre. Aujourd'hui, si l'enseignement privé demeure un partenaire stratégique de l'offre éducative nationale, il ne saurait s'affranchir de la mission de service public inhérente à l'éducation. Conscient de cette réalité et soucieux de concilier la protection des familles avec la viabilité économique des établissements privés d'enseignement, le gouvernement a engagé une réforme profonde de la réglementation des frais de scolarité. Ainsi, après examen en Conseil des ministres du 29 mai dernier, le gouvernement a pris le décret nᵒ 2026-0761 portant réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d'enseignement. En application directe de ce décret historique, les ministres chargés de l'enseignement de base, des enseignements secondaires et des enseignements supérieurs ont pris des arrêtés d'application », a, à travers la déclaration liminaire, restitué le secrétaire général du ministère de l'Enseignement de base, de l'Alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN), Ibrahima Sanon.
Selon les conférenciers, cette réforme est donc le fruit d'un processus rigoureux, participatif et fondé sur des données objectives. Elle a, précisent-ils, mobilisé les trois ministères concernés et les différents acteurs du secteur. « Des collectes de données ont été réalisées sur l'ensemble du territoire, des grilles d'évaluation ont été élaborées puis testées sur le terrain afin de garantir leur fiabilité, leur objectivité et leur équité », ont-ils déclaré avant d'informer que les plafonds des frais de scolarité ont ainsi été définis en tenant compte de critères précis, tels que la zone d'implantation, le niveau d'investissement, la qualité de l'offre éducative, le type d'établissement et les spécificités des différentes filières de formation (voir fichier joint au bas de l'article).
Cette réforme se caractérise donc par la catégorisation des établissements privés d'enseignement ; le plafonnement des frais de scolarité selon les différents ordres d'enseignement ; les modalités de révision des frais ; les frais autorisés et les frais interdits ; les mécanismes de contrôle et les sanctions prévues en cas de non-respect des dispositions réglementaires.
Ibrahima Sanon...Ainsi, le préscolaire et le primaire prennent en compte la zone d'implantation, le niveau d'investissement et la qualité de l'offre éducative. Au post-primaire et au secondaire, s'ajoutent le type d'établissement et le niveau d'enseignement. Pour le supérieur, les plafonds sont fixés selon la nature des formations (LMD, BTS, sciences médicales, sciences de l'ingénieur, etc.), le niveau d'études et la qualité de l'offre de formation.
La perception de tout autre frais que ceux expressément autorisés est désormais soumise à une autorisation préalable du ministère de tutelle, indiquent-ils, soutenant que cette mesure vise à mettre fin aux multiples prélèvements imposés aux parents sans base réglementaire. Toute perception de frais supérieurs aux plafonds réglementaires expose l'établissement concerné à une pénalité équivalente à deux fois le montant du dépassement, multiplié par le nombre total d'apprenants concernés, prévient l'autorité. En outre, les sommes indûment perçues devront être intégralement remboursées aux parents dans le délai fixé par l'administration. Le respect de cette réglementation fera l'objet de contrôles réguliers et inopinés par les ministères compétents. Les établissements contrevenants s'exposeront à des sanctions, notamment celles financières ; le déclassement dans une catégorie inférieure, avec réduction automatique des frais autorisés ; la mise sous régie ou une fermeture de la structure.
... Samuel Paré...« Cette réforme traduit la ferme volonté du gouvernement de faire de l'éducation un droit effectivement accessible à tous, dans un environnement plus juste, plus transparent et plus équitable », convainquent les secrétaires généraux des ministères en charge des enseignements, qui notent que la réforme vise à protéger tout le monde (parents d'élèves, apprenants, établissements et institutions privés respectueux de la réglementation et, au-delà, l'intérêt supérieur de la nation).
« Le gouvernement sera particulièrement vigilant quant au respect des critères de catégorisation, à la transparence dans la fixation des frais de scolarité, à l'efficacité des contrôles et à l'application rigoureuse des sanctions prévues par les textes. Au-delà des grilles tarifaires, c'est l'avenir de nos enfants, de notre jeunesse et la souveraineté éducative de notre nation qui sont prônés. Investir avec justice et équité dans l'éducation de chaque enfant, de chaque jeune, c'est garantir le devenir radieux du Burkina Faso », avertissent les conférenciers sur fond d'interpellation.
...et Didier Paré ont invité chaque acteur à faire en sorte que la réforme soit une réussite.« Il ne s'agit pas de pénaliser les établissements privés, mais d'être juste… »
Les questions des journalistes ont porté sur divers aspects du sujet, permettant ainsi aux conférenciers d'apporter des précisions. Ainsi, sur le régime internat, les conférenciers ont expliqué que cet arrêté fixe la réglementation des frais de scolarité et que, par conséquent, tout autre frais au-delà doit requérir l'avis de l'administration avant son exécution. « Donc, l'internat étant une contribution supplémentaire des établissements privés, les frais liés à l'hébergement des élèves au sein de l'établissement feront l'objet d'échanges entre l'administration en charge de la gestion des établissements et les structures privées d'enseignement qui ont cette forme de prestation », peut-on retenir.
À la préoccupation de savoir si ce plafonnement ne va pas entamer la qualité de l'enseignement, les secrétaires généraux des ministères concernés par la réforme rassurent qu'« il ne s'agit pas aussi de brader l'éducation. Cet arrêté n'a pas pour vocation de limiter ou de défavoriser les promoteurs, qui ont investi suffisamment dans l'éducation. C'est plutôt d'être équitable, juste et transparent. Lorsqu'on regarde la catégorisation des établissements, il y a différentes rubriques ; chacun pourrait se faire une idée, il ne s'agit pas de pénaliser les établissements privés, mais d'être juste dans leur fixation de frais de scolarité ».
Les promoteurs de ces structures privées ont-ils été rencontrés sur le sujet ? À cette question, les conférenciers ont d'abord réitéré et salué le rôle important que jouent ces acteurs privés dans le paysage de l'enseignement avant de faire comprendre que l'État a le devoir et le droit de procéder à des contrôles dans des secteurs de tels enjeux. « C'est ce devoir et ce droit de contrôle de l'État qui lui permettent d'avoir un regard sur les frais de scolarité, jusque dans les établissements d'enseignement privés. Quand on parle de concertations, je pense qu'ici, c'est l'administration qui s'est assumée », a motivé le secrétaire général du ministère de l'Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique (MESFPT), Didier Paré.
Quelques cadres des ministères à la conférence.« On n'a pas fixé les frais, on a réglementé. C'est-à-dire qu'en fonction de la catégorie, vous avez une limite que vous ne pouvez pas dépasser. Et évidemment, plus vous changez de catégorie, plus vous vous améliorez et plus vous avez l'autorisation d'augmenter substantiellement le coût, tout en maintenant cette qualité, ce niveau de standard. Donc, il ne s'agit pas d'augmenter ou de faire des investissements ponctuels en attendant les contrôles pour se mettre à un niveau et retomber sur ses pieds par la suite », a renchéri le secrétaire général du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Samuel Paré, ajoutant que cette réforme vise également à instaurer une saine émulation entre ces structures privées.
O.L.
Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Crédit-photo : DCRP/MESRI et MEBAPLN
La 4ᵉ édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (SIPEN-UEMOA) s'est officiellement ouverte ce mardi 14 juillet 2026, à Ouagadougou. La cérémonie était placée sous le haut patronage du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représenté par la ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques, Dr Amina Zerbo. Elle avait à ses côtés ses homologues de l'Alliance des États du Sahel (AES). Le thème retenu pour cette quatrième édition est : « Refonder l'économie numérique au sein de l'UEMOA : intelligence artificielle, FinTech et finance inclusive ».
Pour cette 4ᵉ édition du SIPEN-UEMOA, plus de mille professionnels de l'économie numérique, une cinquantaine d'exposants et des représentants des huit pays de l'espace communautaire sont présents. Du jusqu'au au 16 juillet, ils débattront de différentes thématiques liées au thème central de cette édition, avec pour objectifs de contribuer à renforcer la coopération entre les États, les institutions communautaires, le secteur privé, les universités et les centres de recherche. Ce salon ambitionne par ailleurs d'être une étape décisive dans la construction d'une économie numérique régionale plus intégrée, plus innovante et portée par le développement des compétences et infrastructures de la zone UEMOA.
Selon la ministre, le thème choisi est interpellateur car, dit-elle, « l'intelligence artificielle transforme déjà en profondeur nos économies. Elle redéfinit les modes de production, modernise les services publics, révolutionne les secteurs de la santé, de l'agriculture, de l'éducation, tout en offrant de nouvelles perspectives pour les services financiers. Plus qu'une innovation technologique, elle constitue désormais un facteur déterminant de compétitivité et de souveraineté. »
« Le numérique ne saurait être réservé à quelque secteur ou à une catégorie privilégiée de citoyens », Dr Aminata ZerboDès lors, la question n'est plus de savoir si nous devons intégrer ces technologies, mais plutôt comment les mettre pleinement au service des priorités de développement des pays de l'espace. En effet, les FinTech, selon Antoine Ngom, président du Regroupement des organisations des professionnels des technologies de l'information et de la communication (ROP-TIC), révolutionnent les services financiers. La finance inclusive, quant à elle, devient l'un des principaux leviers de réduction des inégalités. « Toutefois, cette transformation ne produira ses effets que si elle bénéficie à nos populations, à nos jeunes, à nos femmes, à nos PME et à nos territoires », alerte-t-il.
« Les projets doivent devenir des partenariats. Et les partenariats doivent produire des impacts mesurables pour nos populations », Antoine Ngom, au milieu, en bleuLe financement, principal défi de la transformation numérique
« En dix ans, le taux d'inclusion financière dans l'UEMOA est passé de 37 % à près de 74 %. Nous comptons aujourd'hui près de 249 millions de comptes de monnaie électronique. Et le mobile money représente désormais 57 % de cette inclusion financière. Voilà la lumière. Elle est réelle. Elle est africaine », selon M. Ngom.
Cependant, poursuit-il, « regardons également l'autre face de cette réalité. À peine 31 % de ces comptes sont réellement actifs. Et moins de 5 % des financements bancaires sont aujourd'hui orientés vers le secteur du numérique, alors même que celui-ci constitue l'un des principaux moteurs de création de valeur de demain. L'accès progresse. L'usage progresse moins vite. Mais le financement demeure notre principal défi. C'est précisément là que se joue la refondation de notre économie numérique », a-t-il déclaré.
En images, quelques participants à cette SIPEN-UEMOAConstruire des champions africains du numérique
Pour Idrissa Nassa, président de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF), par ailleurs parrain de la 4ᵉ édition, représenté par Achille Ouédraogo, la refondation de l'économie numérique doit devenir une réalité. Il ne s'agit plus d'accompagner le changement, mais de repenser nos modèles, de construire nos propres solutions, de créer nos propres champions et de financer nos propres ambitions. « Depuis plusieurs décennies, notre continent importe des technologies, des logiciels, des équipements et parfois même des modèles économiques conçus ailleurs. Cette situation ne peut plus constituer notre horizon. L'Afrique doit devenir un territoire de création technologique », a-t-il appelé de ses vœux à l'ouverture de la 4ᵉ édition du SIPEN-UEMOA.
La ministre, Dr Aminata Zerbo, a visité les stands des exposants, dont celui de Lefaso.netUne stratégie communautaire en préparation
Du côté de l'UEMOA, des efforts sont entrepris afin que la réglementation communautaire soit définie, préparée et adoptée, pour permettre aux opérateurs du secteur de l'économie numérique d'exercer dans un cadre harmonisé. « Nous assistons aussi les États dans la digitalisation des services publics. La Commission de l'UEMOA a décidé de préparer et d'adopter, dans un délai très court, une stratégie de développement de l'intelligence artificielle. Actuellement, quatre pays de l'espace disposent d'une stratégie nationale. Il s'agit du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal et du Burkina Faso. Nous allons nous appuyer sur ce qui est fait dans ces quatre pays pour développer une stratégie communautaire », a indiqué Abdoulaye Diop, président de la Commission de l'UEMOA, représenté par Paul Koffi-Koffi, commissaire chargé du développement de l'entreprise, des mines, de l'énergie et de l'économie numérique.
En images, les officiels présents à ce rendez-vous, sur la photo de familleSes propos sont soutenus par la ministre Dr Aminata Zerbo pour qui seule une action commune permettra de relever les défis de l'économie numérique. « Notre jeunesse innove. Nos chercheurs développent des solutions. Nos entreprises prennent des initiatives… Toutes ces énergies doivent pouvoir s'épanouir dans un environnement propice à l'investissement, favorable à la croissance des start-up et tourné vers l'innovation… Les défis que nous partageons exigent des réponses communes. Aucun de nos États, aussi déterminé soit-il, ne pourra relever seul les enjeux liés à l'intelligence artificielle, à la cybersécurité, à la gouvernance des données ou au financement de l'innovation. Nous avons tout à gagner à mutualiser nos expertises, nos infrastructures et nos expériences », a-t-elle lancé, avant d'ouvrir les échanges à proprement parler, de cette SIPEN-UEMOA, 4ᵉ édition.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
À moins de 100 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui façonnent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours, cent inspirations.
Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur Idrissa Konkobo, ingénieur en génie logiciel, expert en transformation numérique et l'une des figures de la diaspora burkinabè qui contribuent, par leur expertise et leur engagement, à accélérer la modernisation numérique de leur pays d'origine.
Le numérique efface les frontières, mais il rapproche surtout les compétences. Le parcours d'Idrissa Konkobo en est une parfaite illustration. Avec plus de vingt-cinq années d'expérience, il a construit une carrière internationale entre le Burkina Faso, le Canada et la France, tout en restant profondément attaché au développement de son pays. Aujourd'hui gestionnaire principal à la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), il pilote des projets technologiques d'envergure, coordonne des équipes multidisciplinaires et accompagne la transformation numérique d'une institution publique canadienne.
Son histoire débute pourtant à Ouagadougou, où il obtient son diplôme d'ingénieur en génie logiciel à l'Université de Ouagadougou. Après une première expérience comme développeur et administrateur de systèmes dans l'administration publique burkinabè, puis comme consultant pour une organisation sous-régionale, il poursuit ses études au Canada avec un master en génie logiciel à l'Université de Montréal, avant de compléter un diplôme d'études supérieures spécialisées en gestion à HEC Montréal. Ce parcours lui permet d'allier une solide expertise technique à des compétences reconnues en management et en conduite du changement.
Au fil des années, Idrissa Konkobo participe à plusieurs projets majeurs en Amérique du Nord et en Europe. Il contribue notamment à la création du département de génie logiciel de l'École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal, accompagne des organisations de premier plan telles qu'EDF, Antargaz ou le ministère français de la Justice, puis revient au Canada où il dirige des transformations numériques complexes, enseigne l'architecture logicielle au niveau master et accompagne l'évolution des architectures d'entreprise.
Professionnel reconnu, il enrichit constamment son expertise grâce à des certifications internationales en gestion de projet (PMP), en méthodes agiles (ICP-ACC, PSM, SAFe), en gestion des services informatiques (ITIL) et en intelligence artificielle générative. Cette démarche de formation continue traduit sa conviction que, dans le numérique, apprendre est une exigence permanente.
Mais ce qui distingue particulièrement Idrissa Konkobo, c'est son engagement à transmettre.
Lors de la première édition de Le Faso Digital 2025, il a répondu avec enthousiasme à l'appel lancé aux experts de la diaspora. Il a animé des conférences, participé à des panels et conduit des masterclass, partageant son expérience internationale avec les étudiants, les entrepreneurs, les ingénieurs et les décideurs burkinabè.
À travers ces échanges, il a démontré que la diaspora ne représente pas seulement un réseau de compétences à l'étranger : elle constitue une véritable ressource stratégique capable d'accompagner la transformation numérique du Burkina Faso.
Son parcours illustre parfaitement la vision portée par Le Faso Digital : créer des passerelles entre les talents burkinabè, où qu'ils se trouvent, afin de faire circuler les connaissances, les bonnes pratiques et les innovations au service du développement national.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
– Il met plus de vingt-cinq ans d'expertise internationale au service du numérique.
– Il contribue à la transformation numérique de grandes institutions en Amérique du Nord.
– Il partage bénévolement son expérience avec les acteurs burkinabè du numérique.
– Il incarne le rôle stratégique de la diaspora dans le transfert de compétences et d'innovations.
– Il démontre que les talents burkinabè peuvent rayonner dans le monde tout en restant engagés pour leur pays.
Sa conviction : « La transformation numérique se construit par le partage des compétences, la collaboration et l'apprentissage continu. La diaspora a un rôle essentiel à jouer pour accélérer cette dynamique au Burkina Faso. »
La 11ᵉ édition de la Semaine nationale de l'information et de l'orientation (SIO) a été officiellement ouverte, ce mardi 14 juillet 2026, au SIAO à Ouagadougou, sous le thème : « Appropriation de la carte universitaire pour une meilleure contribution de l'apprenant au développement socio-économique du Burkina Faso ». À cette occasion, le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Pr Adjima Thiombiano, a invité les nouveaux bacheliers à faire des choix d'orientation éclairés en s'appuyant sur des informations fiables.
Après les résultats du baccalauréat, l'heure est au choix pour l'avenir. C'est dans cette dynamique que le ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation organise la 11ᵉ édition de la Semaine nationale de l'information et de l'orientation. Pendant plusieurs jours, les nouveaux bacheliers pourront échanger avec des conseillers d'orientation, visiter les stands des universités et instituts de formation, découvrir les offres de formation disponibles et s'informer sur les procédures d'orientation et les possibilités de financement des études.
Présidant la cérémonie d'ouverture, le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Pr Adjima Thiombiano a d'abord adressé ses félicitations aux nouveaux bacheliers pour leur réussite. À ceux qui n'ont pas franchi cette étape, il a lancé un message d'encouragement, les invitant à ne pas considérer cet échec comme une fatalité.
« Vous vous posez aujourd'hui la question : que faire après le baccalauréat ? Si vous êtes dans cette salle, c'est que vous avez déjà commencé à chercher les réponses. La SIO est le seul cadre national officiellement habilité à fournir des informations fiables pour permettre aux bacheliers de prendre des décisions éclairées », a-t-il déclaré.
Le ministre de l'Enseignement supérieur a invité les nouveaux bacheliers à faire des choix d'orientation éclairés en s'appuyant sur des informations fiables.Le ministre a invité les élèves à profiter pleinement de cette semaine pour rencontrer les conseillers d'orientation, visiter les différents stands et poser toutes les questions utiles avant de faire leur choix. Il a précisé que des éditions régionales de la SIO seront également organisées afin de permettre aux bacheliers des différentes régions d'accéder aux mêmes informations.
La carte universitaire au cœur de cette 11ᵉ édition
Placée sous le thème de l'appropriation de la carte universitaire, cette édition a été l'occasion pour le ministre d'expliquer les enjeux de cette réforme. Selon lui, la carte universitaire vise à spécialiser progressivement les universités publiques selon leurs domaines d'excellence afin d'améliorer la qualité des formations et d'optimiser les ressources humaines disponibles.
Il a illustré cette nouvelle organisation en expliquant que certaines filières seront désormais concentrées dans des universités précises plutôt que d'être ouvertes partout, afin de garantir un meilleur encadrement pédagogique.
« Nous voulons que chaque université développe ses spécialités avec les meilleurs enseignants et les meilleurs équipements. C'est cette organisation qui permettra d'offrir une formation de qualité et de répondre efficacement aux besoins de développement du Burkina Faso », a-t-il expliqué.
Le Pr Adjima Thiombiano est également revenu sur plusieurs réformes engagées dans le secteur de l'enseignement supérieur. Il a annoncé l'augmentation du contingent annuel des bourses, qui passe de 2 300 à 3 000 bénéficiaires.
Il a aussi évoqué les investissements consentis dans les infrastructures universitaires, notamment la construction de nouveaux amphithéâtres dans les universités publiques. Selon lui, plusieurs amphithéâtres seront livrés dès la prochaine rentrée universitaire, avec pour objectif d'en disposer d'une quarantaine dans les universités, centres universitaires et grandes écoles d'ici la rentrée 2027-2028.
Le ministre a également annoncé la création très prochaine de l'Académie technologique du Faso, une école destinée à former une élite nationale dans des domaines stratégiques tels que le nucléaire, l'aéronautique, la métallurgie ou encore la chimie industrielle.
Autre annonce importante, les nouveaux bacheliers orientés dans les universités publiques débuteront désormais les cours dès le 1ᵉʳ octobre et effectueront leur cursus dans les délais réglementaires, a assuré le ministre.
S'adressant aux parents, Pr Adjima Thiombiano leur a demandé d'accompagner leurs enfants dans leur réflexion sans leur imposer un choix de carrière. « Le bon choix détermine l'avenir de l'apprenant, mais également celui de la nation. Conseillez vos enfants, mais ne leur imposez pas une filière », a-t-il insisté.
Il a également défendu le nouveau dispositif d'autorisation administrative pour les étudiants souhaitant poursuivre leurs études à l'étranger. Selon lui, cette mesure ne vise pas à empêcher les départs, mais à mieux accompagner les étudiants burkinabè hors du pays et à disposer d'informations permettant de leur porter assistance en cas de besoin.
Des bacheliers en quête de repères
Dans les allées du SIAO, les nouveaux bacheliers sont venus nombreux à la recherche d'informations pour préparer leur entrée dans l'enseignement supérieur.
Pour Issouf Kaboré, cette semaine constitue une occasion de mieux comprendre les exigences des différentes filières. « Nous sommes venus pour savoir ce qui nous attend à l'université, connaître les filières, leurs débouchés et mieux préparer notre avenir. Personnellement, je souhaite devenir juriste d'entreprise, mais les informations que je recevrai ici pourront m'aider à confirmer ou réorienter mon choix », confie-t-il.
Même sentiment chez Gaël Sawadogo, qui dit repartir avec davantage de certitudes. « Je ressors avec plus de clarté. Je voulais être rassuré sur mon choix de filière et savoir à qui demander conseil. Le discours du ministre m'a également rassuré sur les réformes engagées pour améliorer l'enseignement supérieur au Burkina Faso », affirme-t-il.
Les stands des universités et instituts de formation ont accueilli de nombreux visiteurs venus découvrir les offres de formation disponibles. Comme chaque année, plusieurs établissements d'enseignement supérieur publics et privés participent à cette semaine d'information pour présenter leurs offres de formation.
Étudiante à l'Institut supérieur de la communication et du multimédia (ISCOM), Schela Sakandé est venue promouvoir son établissement auprès des nouveaux bacheliers. « Nous formons aux métiers du numérique, notamment en journalisme numérique, communication numérique des organisations, création publicitaire et, désormais, en informatique. J'invite les nouveaux bacheliers à s'intéresser aux métiers du numérique, qui représentent aujourd'hui des secteurs d'avenir », a-t-elle indiqué.
En plus des visites de stands, la Semaine nationale de l'information et de l'orientation prévoit des communications sur le thème de cette 11ᵉ édition, des présentations sur les opportunités de financement des études, des témoignages d'étudiants ainsi que des séances d'initiation à l'utilisation de la plateforme Campus Faso pour les demandes d'orientation.
Anita Mireille Zongo
Jean Élysée Nikièma
Lefaso.net
La Chambre criminelle de la Cour d'appel de Bobo-Dioulasso a confirmé, le lundi 14 juillet 2026, les peines d'emprisonnement à vie infligées à quatre accusés reconnus coupables de rébellion, d'assassinats et de dégradation de biens publics dans l'affaire du lynchage de deux officiers de police judiciaire à Nafona, en janvier 2019. La juridiction a jugé les arguments de la défense insuffisants pour remettre en cause le verdict prononcé en première instance. Lire le communiqué ci-dessous.
Mis en service pour rapprocher les soins spécialisés des patients souffrant d'insuffisance rénale, le nouveau centre d'hémodialyse de Fada N'Gourma marque une avancée majeure dans l'offre de soins au Burkina Faso. Doté d'équipements modernes et d'un personnel formé, il permettra de réduire les longs déplacements des malades des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa. Dans cette interview, le Dr Delwende Bertrand Dibri, médecin néphrologue, chef de service du centre d'hémodialyse, présente les capacités du centre, les conditions de prise en charge des patients, les enjeux de la prévention des maladies rénales et les perspectives de développement de cette nouvelle unité.
Lefaso.net : Pouvez-vous présenter le nouveau centre d'hémodialyse de Fada N'Gourma et ses principales capacités ?
Dr Delwende Bertrand Dibri : C'est un centre qui dispose de douze générateurs de dialyse répartis comme suit : neuf générateurs dans la grande salle, deux générateurs dans une salle d'isolement. Un générateur dans la salle de réanimation et deux générateurs sont en réserve.
Que représente l'ouverture de ce centre pour les patients souffrant d'insuffisance rénale dans le Grand Est ?
Comme on aime à le dire, c'est une grosse épine que l'État enlève des pieds de la population du grand Goulmou, c'est-à-dire les trois régions que sont le Goulmou, la Sirba et la Tapoa.
Avant l'ouverture de ce centre, quelles étaient les principales difficultés rencontrées par les patients nécessitant une hémodialyse ?
Déjà, il n'y avait pas de médecins néphrologues au CHUR de Fada. Les patients parcouraient au moins 150 km pour avoir une consultation de néphrologie et encore plus pour avoir les séances.
Combien de patients le centre peut-il prendre en charge quotidiennement ou chaque semaine ?
Nous pouvons faire 252 séances de dialyse par semaine. Nous prenons plusieurs patients en hémodialyse aiguë et une file active de 110 patients en hémodialyse chronique. Le centre peut accueillir 36 patients par jour pour leurs séances.
De quels équipements dispose le centre pour assurer une prise en charge de qualité ?
En plus des générateurs, de la salle de pose de cathéter, nous disposons d'un groupe électrogène de 165 KVA, d'un forage avec une salle de traitement d'eau, des bureaux et une salle de consultation équipée.
Le personnel a-t-il bénéficié d'une formation spécifique pour assurer le fonctionnement de cette unité d'hémodialyse ?
Tout le personnel, à part le médecin néphrologue qui est déjà spécialiste, a reçu une formation de six mois en hémodialyse à Ouagadougou.
Dr Delwende Bertrand Dibri, chef de service du centre d'hémodialyse de Fada N'gourmaQuels sont les critères d'admission des patients au centre et comment s'organise leur prise en charge ?
Nous recevons tous les patients atteints de maladie rénale en consultation les mardis et les jeudis. Nous donnons des avis spécialisés aux autres services pour les cas de maladies rénales. Nous avons un comité qui se réunit en staff pour l'intégration des patients en hémodialyse. Avec au préalable un registre de tous les patients inscrits et en attente d'hémodialyse.
Quels sont les principaux facteurs de risque de l'insuffisance rénale que la population doit connaître ?
L'hypertension artérielle et le diabète sont les principaux facteurs de risque. Dans notre contexte, nous avons en plus les infections, l'automédication, notamment la phytothérapie non contrôlée, et aussi l'orpaillage artisanal.
Quelles sont vos perspectives pour le développement de ce centre dans les années à venir ?
Nous allons œuvrer à faire grandir ce centre en termes de capacité et de prise en charge avec l'accompagnement des gouvernants. Nous allons organiser des campagnes de dépistage et de sensibilisation sur la maladie rénale. Nous allons former et capaciter les agents de santé dans la prise en charge des maladies rénales ainsi que de l'hémodialyse.
Au-delà des séances de dialyse, quels conseils donnez-vous aux personnes atteintes de maladies rénales et à leurs familles ?
Déjà c'est de suivre et respecter les prescriptions et les conseils que nous donnons. Il faut éviter au maximum les facteurs de risque cardiovasculaires. Il faut accompagner les patients en hémodialyse sur le plan psychologique, social et économique.
Quel message adressez-vous aux habitants de la région concernant la prévention des maladies rénales et l'importance du dépistage précoce ?
Nous invitons déjà les habitants à respecter les mesures d'hygiène de vie : le sport, moins de sel, moins de sucre et moins de nourriture grasse. Faire un bilan de santé au moins une fois par an. Surtout consulter un médecin pour le dépistage des facteurs de risque cardiovasculaire et de la maladie rénale, qui demeure la meilleure arme pour lutter contre les maladies rénales.
Interview réalisée par Rama Diallo
Lefaso.net
Le ministère de la Famille et de la Solidarité, en collaboration avec la Brigade Laabal, a mené du 24 juin au 3 juillet 2026, une opération de retrait des personnes en situation de mendicité dans la ville de Ouagadougou.
Au terme de cette intervention de dix jours, 1 911 personnes ont été retirées de la rue, dont 1 396 enfants, soit 73,05 % des personnes concernées. Parmi ces enfants, 1 046 sont des talibés, représentant 75 % des enfants retirés.
Ces chiffres mettent en évidence une situation préoccupante. Près de trois personnes retirées de la rue sur quatre étaient des enfants. Plus préoccupant encore, trois enfants sur quatre étaient des talibés, illustrant l'ampleur du phénomène et la nécessité de renforcer les actions en faveur de leur protection.
Les personnes concernées ont été orientées vers les structures compétentes afin de bénéficier d'une prise en charge sociale adaptée, conformément aux missions du ministère de la Famille et de la Solidarité.
Pour le ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, aucun enfant ne devrait grandir dans la rue et aucune personne vulnérable ne devrait être livrée à la mendicité.
Elle rappelle également que la protection de l'enfance est une responsabilité partagée qui requiert l'engagement de l'État, des familles, des communautés religieuses et de l'ensemble des citoyens.
Lefaso.net
Source : Page Facebook du Ministère de la Famille et de la Solidarité
La Coupe du monde FIFA 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, poursuit son déroulement et entre dans le dernier carré avec les demi-finales. Aucun des représentants africains n'est toutefois encore en lice. Après un premier tour jugé encourageant par plusieurs observateurs, les éliminations successives des sélections du continent suscitent de nombreuses interrogations. Trois supporters livrent leur analyse de la prestation des équipes africaines, entre déception, satisfecit pour le Maroc et le Cap-Vert, et appel à une profonde remise en question.
Hate Nanéma : « Ce fut la désillusion quand les seizièmes de finale ont commencé »
« Les équipes africaines nous ont fait rêver au premier tour. Pour la première fois, on avait dix représentants et, à l'exception de la Tunisie, ils se sont bien comportés. Neuf équipes se sont qualifiées pour le second tour, correspondant aux seizièmes de finale. Mais la déception a ensuite pris le dessus. On espérait voir au moins quatre ou cinq équipes atteindre les huitièmes de finale. Malheureusement, ce fut la désillusion dès le début des seizièmes de finale. Nos équipes sont tombées les unes après les autres.
Et, curieusement, à chaque fois, c'est dans le dernier quart d'heure, voire dans les arrêts de jeu, alors qu'elles avaient l'avantage au score, que les choses se sont gâtées jusqu'à l'élimination. C'est un problème général qui a concerné les équipes africaines lors de ce Mondial.
Cela me fait penser aux Étalons du Burkina lors de la CAN 1998, ainsi qu'à la CAN 2021 au Cameroun. Lors du match pour la troisième place contre la RD Congo (98) et celui face au Cameroun, les Étalons menaient avec trois buts d'avance, avant d'être rejoints à quelques minutes de la fin, puis de perdre finalement ces rencontres.
Je pense qu'il y a un problème de mentalité et de coaching : de mauvais remplacements ou le refus d'injecter du sang neuf. C'est écœurant de suivre de tels matchs, mais il faut prendre cela avec philosophie.
Le Cap-Vert ne m'a pas surpris par sa prestation de haut niveau durant ce Mondial, même s'il participait pour la première fois à cette compétition. J'ai vu le Cap-Vert battre les Étalons en aller-retour. C'est une équipe qui joue en parfaite symbiose : tout le monde joue, tout le monde attaque, chacun est solidaire et, sur le plan technique, elle est au point. Si les Cap-Verdiens, qui étaient dans le même groupe éliminatoire que le Cameroun, ont réussi à lui tenir tête pour terminer premiers, cela n'a rien de surprenant.
Je me demande comment le sélectionneur du Cap-Vert est parvenu à constituer un groupe aussi performant que celui que nous avons vu pendant cette Coupe du monde. Vraiment, bravo au Cap-Vert ! Il a fait honneur au continent.
Hate NanémaNous devons nous inspirer de cette équipe. Le nouvel entraîneur des Étalons, Amir Abdou, doit porter un regard sur les binationaux de qualité afin de renforcer l'effectif. Dans son ensemble, celui des Étalons n'est pas mauvais. La Fédération burkinabè de football a demandé au sélectionneur de travailler afin de replacer les Étalons parmi les dix meilleures équipes africaines. Nous lui faisons confiance pour redonner aux Étalons leur lustre d'antan.
L'épopée de la génération de la CAN 2013 me rend vraiment nostalgique. Ces joueurs ont véritablement mouillé le maillot pour le drapeau national.
Effectivement, c'en est fini pour l'Afrique dans cette Coupe du monde. Notre dernier représentant, le Maroc, n'était pas dans un bon jour face à la France en quarts de finale. On n'a pas vu de percussion du côté marocain. Pour moi, à l'heure actuelle, l'équipe de France est la plus performante du monde et je la vois sur le podium de ce Mondial, voire sur la plus haute marche.
Le Maroc nous avait emmenés en demi-finale il y a quatre ans, au Qatar. Cette fois-ci, nous aurions aimé voir une équipe africaine atteindre la finale, mais hélas, les dieux du football en ont décidé autrement. Nous devons tirer les leçons de cet échec, sans complaisance, afin de revenir plus forts dans quatre ans. »
Idrissa Sédogo : « Je ne vois vraiment pas de différence avec ce qui se passait auparavant »
« L'Afrique a réussi à qualifier neuf équipes sur dix pour le second tour, correspondant aux seizièmes de finale, sur un total de 48 nations engagées. Pour moi, cela s'explique avant tout par l'augmentation du nombre de participants, passé de 32 à 48 équipes. Ce nouveau format a automatiquement ajouté un tour supplémentaire, permettant à certaines sélections, qui n'auraient probablement pas eu le niveau dans l'ancien format, de prendre part à la fête du football mondial.
Je ne vois donc pas vraiment de différence avec ce qui se passait auparavant. Avant, il n'y avait pas de seizièmes de finale ; on passait directement aux huitièmes. Généralement, deux ou trois équipes africaines sur cinq atteignaient ce stade de la compétition, avec souvent un représentant en quarts de finale.
Les joueurs africains doivent continuer à travailler afin de disposer d'attaquants de très haut niveau. Nous avons certes des attaquants talentueux, mais ils ne sont pas encore des références mondiales. Prenons l'exemple de la Côte d'Ivoire : elle possède des attaquants, mais dites-moi lequel évolue comme titulaire dans un très grand club européen, au Real Madrid, au FC Barcelone ou au Bayern Munich ?
Idrissa SédogoConcernant les scénarios de match qui ont coûté cher à la plupart des équipes africaines, il s'agit, selon moi, d'une question de mentalité et de savoir-faire. Les équipes arabes nous ont habitués à ce type de gestion de match. Lorsqu'elles mènent au score, elles savent casser le rythme et gérer les dernières minutes. Nos équipes ont encore beaucoup d'expérience à acquérir dans ce domaine. Pendant que vous doutez en fin de rencontre, votre adversaire, lui, prend confiance.
D'ailleurs, à l'issue du match Sénégal–Belgique, le sélectionneur Rudi Garcia avait évoqué cette question de mentalité chez les équipes africaines. C'est une réalité. Il reste énormément de travail. Il ne suffit pas de savoir marquer ; il faut aussi apprendre à préserver un avantage. Le coaching doit également être revu : comment gérer une fin de match, à quel moment effectuer des remplacements, comment conserver un résultat... Tous ces aspects doivent être mieux maîtrisés.
Au milieu de toutes ces déceptions, le Cap-Vert, pour sa toute première participation à une Coupe du monde, a surpris plus d'un observateur. Pour ma part, sa performance ne m'a pas étonné. Même lors des précédentes Coupes d'Afrique des nations, le Cap-Vert a toujours produit un football de qualité. Cette équipe ne compte peut-être pas de grandes vedettes, mais son jeu repose sur un collectif homogène, capable d'attaquer et de défendre ensemble. Les Cap-Verdiens ont joué sans complexe, avec leurs qualités, et ils ont fait honneur à l'Afrique. Vraiment, bravo à eux.
Notre dernier représentant dans la compétition, le Maroc, n'a pas pesé bien lourd face à la France en quarts de finale. Il existait un véritable écart de niveau. Cela rejoint ce que je disais tantôt sur les joueurs confirmés. Regardez l'équipe de France : c'est le très haut niveau dans tous les compartiments du jeu. À commencer par le sélectionneur, Didier Deschamps, en poste depuis de nombreuses années, qui connaît parfaitement ses joueurs et maîtrise ses schémas tactiques. En attaque, avec Kylian Mbappé, Michael Olise, Ousmane Dembélé le Ballon d'or, ou encore Désiré Doué, la France dispose d'un effectif exceptionnel. Tous les secteurs de jeu sont solides et la profondeur du banc est tout aussi impressionnante. Le score de 2-0 aurait même pu être plus lourd. »
Judicaël Nabolé : « À part le Maroc et le Cap-Vert, toutes les autres équipes sont à blâmer »
« Pour moi, le bilan est mitigé. Il faut rappeler que, dans l'ancien format de la Coupe du monde, l'Afrique disposait de cinq représentants. Pour cette édition, le nouveau format a porté le nombre de participants à 48 équipes, avec neuf places directes attribuées au continent africain, auxquelles s'est ajoutée une dixième grâce au barrage remporté par la RD Congo. L'Afrique comptait donc dix représentants, soit le double par rapport aux précédentes éditions.
Avec cette augmentation, on était en droit d'espérer voir davantage d'équipes africaines aller loin dans la compétition, au moins jusqu'aux quarts de finale, voire dans le dernier carré, à défaut d'une finale. Finalement, seul le Maroc y est parvenu. Le bilan est donc très décevant, largement en deçà des attentes, pour ne pas dire catastrophique.
Il faut toutefois reconnaître que le Maroc s'inscrit dans une dynamique de continuité. Il y a quatre ans, au Qatar, il avait déjà atteint les demi-finales. C'est une véritable prouesse. Il est rare de voir une sélection africaine enchaîner deux Coupes du monde avec une présence au moins jusqu'aux quarts de finale. L'aventure marocaine s'est arrêtée en quart de finale face à la France, mais le Maroc n'a pas à rougir de son parcours. Il mérite d'être félicité.
Beaucoup d'équipes se sont qualifiées grâce au repêchage des meilleurs troisièmes. Une sélection comme le Sénégal, finaliste de la dernière Coupe d'Afrique des nations et sur laquelle beaucoup d'espoirs reposaient, a énormément déçu. Quand on regarde son effectif, il est difficile de comprendre un tel parcours. Avec deux défaites en phase de groupes, l'équipe était pratiquement éliminée et n'a dû son salut qu'à une large victoire contre l'Irak lors de son dernier match, lui permettant d'être repêchée in extremis.
Ce qui a surtout fait mal, c'est que la plupart des équipes africaines menaient au score lors de leurs seizièmes de finale avant de craquer à moins de dix minutes du terme du temps réglementaire. C'était vraiment difficile à supporter.
Judicaël Nabolé.Je tiens à saluer le Cap-Vert qui, pour sa première participation à une Coupe du monde, a donné du fil à retordre à l'Espagne, championne d'Europe en titre, tenue en échec, avant de s'incliner seulement après prolongation face à l'Argentine, tenante du titre, en seizièmes de finale (2-3). Tous nos encouragements et toutes nos félicitations aux Cap-Verdiens.
Les contre-performances récurrentes des équipes africaines s'expliquent par de nombreux facteurs. Pourtant, nous avons de grands joueurs qui évoluent dans les meilleurs clubs du monde. Mais, lorsqu'ils se retrouvent ensemble en sélection, les difficultés apparaissent. Cela signifie que nous avons de grands joueurs, mais pas forcément de grandes équipes.
Je relève également que les équipes africaines ont parfois tendance à se satisfaire du minimum. Prenons l'exemple de la Norvège. C'est un petit pays qui ne compte réellement que deux ou trois joueurs évoluant dans de très grands clubs — Erling Haaland à Manchester City, Alexander Sørloth à l'Atlético de Madrid et Martin Ødegaard à Arsenal —, tandis que le reste de l'effectif est beaucoup moins médiatisé. Pourtant, voyez la communion entre les joueurs norvégiens et leur public. À mon avis, le don de soi affiché par les joueurs africains n'était pas au même niveau.
Avant le Mondial, la Côte d'Ivoire avait battu la France en match amical. Beaucoup pensaient alors qu'elle réaliserait un grand tournoi. Finalement, cette même équipe s'est montrée incapable de battre une sélection comme la Norvège, dont la dernière participation à une Coupe du monde remontait à France 1998, soit vingt-huit ans plus tôt.
Il y a donc beaucoup de choses à revoir dans l'organisation du football africain, aussi bien en amont qu'en aval. Les critères sportifs ne suffisent pas. Il faut également travailler sur les mentalités, le coaching et la culture tactique. Sinon, les mêmes scénarios se répéteront à chaque Coupe du monde.
Quand on sait qu'à quelques jours seulement du début de la compétition, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, ne disposait toujours pas d'un contrat dûment signé, cela en dit long sur certaines insuffisances organisationnelles.
Pour conclure, je le dis sans détour : à part le Cap-Vert et le Maroc, toutes les autres équipes africaines sont à blâmer. Finalement, on se rend compte que l'augmentation du nombre de représentants n'a pas servi à grand-chose. Quantité et qualité ne vont pas de pair. »
Propos recueillis par Barthélemy Kaboré (collaborateur)
Lefaso.net
L'Espagne s'est qualifiée pour la finale de la Coupe du monde 2026 en s'imposant 2-0 face à la France, ce mardi 14 juillet. Grâce à des réalisations de Mikel Oyarzabal et de Pedro Porro, la Roja se rapproche d'un deuxième sacre mondial.
La première demi-finale de la Coupe du monde a tourné à l'avantage de l'Espagne, qui a pris le dessus sur la France. Opposée au finaliste de la précédente édition du Mondial, la Roja a rapidement pris les commandes de la rencontre.
Dès les premières minutes, les Espagnols se sont montrés plus entreprenants que leurs adversaires.
À la 22e minute, Lucas Digne commet une faute sur Lamine Yamal et l'arbitre siffle un penalty en faveur de l'Espagne. Mikel Oyarzabal parvient à transformer la sanction et ouvre le score pour son équipe.
Après le but espagnol, les Bleus ont poussé pour revenir au score. Ousmane Dembelé à la 32e tente de trouver un de ses partenaires sur coup franc mais ne parvient pas à tromper la vigilance du gardien espagnol.
À la 36e minute, Bradley Barcola tente un tir pour son équipe mais sa frappe passe à côté de la barre transversale. La première mi-temps s'est terminée sur le score de 1-0 en faveur de l'Espagne.
En deuxième mi-temps, c'est la Roja qui a continué à se montrer plus dangereuse. En effet, à la 58e minute , Pedro Porro conclut une action collective et permet à son équipe de faire le break.
Trois minutes plus tard, Lamine Yamal pensait marquer le troisième but de son équipe mais son but sera refusé pour une position de hors jeu.
L'équipe de France a tenté de réagir quelques minutes plus tard mais le tir de Kylian Mbappé à la 67e est sorti par le gardien espagnol.
Les Bleus, dominés par la Roja ne parviennent pas à revenir au score malgré une occasion de Ousmane Dembelé à la 96e minute qui essaie une course solitaire.
Déjà éliminée par l'Espagne en demi-finale de l'Euro 2024, la France est une nouvelle fois privée d'une finale par la Roja. Avec cette élimination, les Bleus voient s'envoler l'espoir de disputer une troisième finale consécutive de Coupe du monde.
Qualifié pour la finale, l'Espagne, champion d'Europe en titre va tenter de décrocher une deuxième étoile en coupe du monde après son premier trophée au mondial remporté en 2010 en Afrique du Sud.
En finale, la Roja va affronter le vainqueur du match qui va opposer l'Angleterre à l'Argentine.
La finale de la Coupe du monde 2026 se disputera le dimanche 19 juillet au MetLife Stadium, aux États-Unis, à 19 h GMT.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net