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Updated: 3 weeks 6 hours ago

Burkina/Environnement : CIM METAL SA met 150 plants en terre sur la ceinture verte de Ouagadougou

Tue, 25/08/2026 - 18:16

CIM METAL SA a procédé, le lundi 17 août 2026, à une opération de plantation de 150 arbres sur la ceinture verte, au quartier Tanghin de Ouagadougou. À travers cette initiative, l'entreprise entend contribuer à la préservation de l'environnement, tout en apportant son soutien aux activités maraîchères développées sur le site.

C'est sous un soleil matinal, que des plants de néré, de baobab et de Kigelia africana ont pris place dans la terre. Cette opération de plantation initiée par CIM METAL SA s'inscrit dans le cadre de sa politique de Responsabilité sociétale d'entreprise (RSE), mais se veut surtout, selon les responsables de la société, une action concrète en faveur de l'environnement et des générations futures.

A entendre le directeur général de CIM METAL SA, Waël Baalbaki, l'initiative relève d'abord d'une responsabilité humaine avant d'être une responsabilité sociétale. « Cette initiative va au-delà d'une simple cérémonie. Il s'agit d'un engagement concret en faveur de la préservation de notre environnement et des générations futures », a-t-il expliqué.

Le choix des espèces plantées n'est pas fortuit. CIM METAL SA a notamment privilégié des arbres présentant des intérêts nutritifs et médicinaux. Le baobab figure parmi les espèces retenues pour ses nombreuses vertus, mais également pour son potentiel à créer, à terme, des zones d'ombrage.

« Par sa grandeur, c'est quelque chose qui pourra aider les maraîchers à obtenir plus de zones d'ombre et donc à travailler de façon plus pérenne », a souligné Waël Baalbaki.

Pour le directeur général, l'objectif est de créer un espace pouvant bénéficier directement aux producteurs qui exploitent les terres maraîchères

Cette dimension sociale et économique occupe une place importante dans le projet. La parcelle attribuée à l'entreprise au sein du Jardin nutritif de Toudoubweogo doit ainsi progressivement accueillir des espèces à vocation nutritive et médicinale. Au-delà de la restauration du couvert végétal, l'objectif est de créer un espace pouvant bénéficier directement aux producteurs qui exploitent les terres maraîchères.

Pour CIM METAL SA, cette action constitue donc une manière d'associer protection de l'environnement et soutien aux communautés qui tirent leurs revenus des activités agricoles en milieu urbain.

Consciente que planter ne suffit pas à garantir la survie des arbres, l'entreprise entend assurer le suivi des plants mis en terre. Des visites mensuelles sont prévues afin de veiller à leur entretien et à leur croissance.

« On veut pouvoir être en mesure chaque mois de venir prendre soin de nos arbres pour qu'au fil des années, on puisse voir les résultats de ce qu'on fait », a indiqué le directeur général.

Ce sont au total 150 plants qui ont été mis en terre par CIM METAL SA

Cette volonté de suivi dans la durée est également mise en avant par le directeur des opérations, Serge Minh. Pour lui, les actions RSE constituent une composante importante de l'identité de CIM METAL SA et les 150 arbres plantés cette année devraient ainsi être suivis d'autres initiatives.

« Ce n'est pas notre première édition et cette année, on le fait sur la ceinture verte. L'année prochaine, ce sera ici ou ailleurs. C'est quelque chose de très formidable pour nous », a-t-il ajouté.

À travers cette initiative, CIM METAL SA souhaite également encourager les autres entreprises à renforcer leur engagement en faveur de l'environnement.

Pour Waël Baalbaki, les entreprises ne doivent pas se limiter à leur activité économique, mais contribuer également au développement de la société qui les entoure. « On n'est pas là juste pour prendre, on est là pour donner également. Il faut qu'on puisse faire les deux », a-t-il lancé.

Hanifa Koussoubé
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Categories: Afrique

Foncier : Le ministère de la Construction de la Patrie alerte sur une fausse opération de souscription

Tue, 25/08/2026 - 17:25

Le ministère de la Construction de la Patrie (MCP) met en garde les populations contre une fausse opération de souscription foncière qui circule actuellement sur les réseaux sociaux. La mise en garde a été faite à travers un communiqué.

Le ministère précise qu'aucun « Programme National de Parcelles Viabilisées » n'existe au sein de son département. Il souligne également qu'aucune opération de souscription, que ce soit au titre de ce prétendu programme ou de tout autre dispositif similaire, n'a été lancée.

Il invite ainsi les populations à ne procéder à aucun paiement et à ne transmettre aucune donnée personnelle ou financière aux personnes à l'origine de ces publications.

Selon le ministère, les auteurs de cette opération frauduleuse vont jusqu'à reproduire la signature de l'autorité ou à utiliser des images officielles sur leurs supports afin de donner une apparence de crédibilité à leurs publications.

Le ministère recommande donc aux citoyens de vérifier systématiquement les informations relatives aux opérations foncières auprès de ses canaux officiels. Il les encourage également à signaler toute publication jugée suspecte aux services compétents.

Le ministère décline toute responsabilité concernant les sommes d'argent ou les informations personnelles et financières qui auraient été communiquées dans le cadre de cette fausse opération.

Une vigilance particulière est donc recommandée aux populations, alors que les réseaux sociaux constituent de plus en plus un terrain privilégié pour la diffusion de fausses annonces et les tentatives d'escroquerie.

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Categories: Afrique

Guinée : 173 militaires radiés des effectifs pour désertion

Tue, 25/08/2026 - 17:22

Le président guinéen, le général Mamadi Doumbouya, a ordonné la radiation de 173 militaires des effectifs des Forces armées guinéennes pour désertion.

L'annonce a été faite le lundi 24 août 2026 au journal télévisé de la Radiodiffusion télévision guinéenne (RTG) par le général Amara Camara, ministre secrétaire général de la présidence de la république. Le décret présidentiel s'appuie notamment sur les articles 24 et 25 du statut général des militaires, qui encadrent les mesures disciplinaires relatives à la désertion.

Parmi les militaires concernés figure le commandant Michel Lamah, ancien membre du Groupement des forces spéciales (GFS). Cette unité avait joué un rôle central lors du renversement du président Alpha Condé, le 5 septembre 2021.

Le nom de Michel Lamah avait particulièrement retenu l'attention au lendemain du coup d'État ayant porté au pouvoir le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Il avait notamment été présenté comme l'un des militaires impliqués dans l'arrestation et le transfert d'Alpha Condé après la prise du pouvoir.

La liste des militaires radiés comprend également des éléments affectés à plusieurs unités des forces armées, notamment le Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), des bataillons d'infanterie, des compagnies territoriales et d'autres structures des forces de défense et de sécurité.

Parmi les noms cités figurent le capitaine Bakary Keïta, du bataillon d'infanterie de Siguiri, le capitaine Abdoul Karim Sissoko, de la compagnie d'infanterie de Ouendé Kènèma, le lieutenant Alseny Sylla, de la compagnie d'infanterie de Lola, ainsi que le sous-lieutenant Abdoulaye Aminata Camara, du BATA.

La radiation pour désertion entraîne le retrait des militaires concernés des effectifs des Forces armées. Cette mesure intervient alors que les autorités guinéennes mettent régulièrement en avant la discipline, le respect de la hiérarchie et l'observation des obligations statutaires au sein de l'institution militaire.

Rama Diallo
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Categories: Afrique

Burkina/Concours d'entrée en Seconde 2026 : Le Kadiogo proclame la liste des candidats admis

Tue, 25/08/2026 - 13:00

Le Haut-commissaire de la province du Kadiogo a proclamé, par arrêté, la liste des candidats déclarés admis au concours d'entrée en classe de Seconde, session 2026, dans les établissements publics et privés conventionnés d'enseignement secondaire général.

Selon l'arrêté, les candidats issus de l'enseignement général, déclarés admis au BEPC session 2026, sont retenus au concours d'entrée en classe de Seconde par ordre de mérite, sous réserve d'un contrôle approfondi.

La décision s'appuie notamment sur les procès-verbaux de correction ainsi que sur les conclusions du jury de vérification et de délibération de la Circonscription de l'enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique de Ouaga 4.

Le texte précise que cette admission intervient conformément au nombre de places fixé par l'arrêté du 7 juillet 2026 portant détermination des effectifs à admettre en classe de Seconde pour l'année scolaire 2026-2027.

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Source : Direction provinciale de la jeunesse et de l'emploi du Kadiogo

Categories: Afrique

Burkina : Entre slam et solidarité, Wendmassem Esdras Ouédraogo redonne le sourire aux sans voix

Tue, 25/08/2026 - 00:11

Sur scène, il choisit et manie les mots avec précision. Mais loin de l'effet des projecteurs, sa voix devient un outil de mobilisation en faveur des autres. À travers le slam et diverses actions humanitaires, Wendmassem Esdras Ouédraogo alias Plume nègre choisit de faire de son art un moyen d'expression et d'action.

Il aurait pu se contenter de faire entendre sa voix uniquement sur les scènes musicales. Mais au lieu de cela, il a décidé de la faire aussi résonner auprès de ceux qui traversent des moments difficiles. À seulement 23 ans, Plume nègre s'est imposé comme un slameur engagé mais aussi acteur de la solidarité auprès des personnes en difficulté. Passionné des mots, il découvre sa passion pour le slam dès la classe de terminale. Pour lui, le slam intervient comme un espace de liberté et de partage. Un domaine où chaque texte est une occasion de sensibiliser et de porter des messages qui dépassent le simple cadre artistique.

« Le slam pour moi, c'est l'avenir. C'est ma vie. C'est un outil de compréhension de la société. C'est ce que j'utilise pour m'exprimer, pour me faire une place dans cette société. Ce n'est pas que des scènes, mais c'est aussi donner un message d'une autre manière à tout le monde », a-t-il fait comprendre.

Il se fait progressivement de la place dans le paysage musical avec la sortie officielle de son premier projet artistique. Un opus dans lequel il laisse parler son cœur et livre ses émotions à travers ses textes. Intitulé « Mon Faso », plume nègre à travers ses vers rappelle que l'importance d'un peuple réside dans son unité. « Mon Faso est le premier projet officiel. Je l'ai écrit avec le cœur, parlant de mon pays, de mon rêve, de ce que je ressens », relate-t-il

Quand le slam rencontre les actions humanitaires

Derrière sa taille moyenne et son teint noir semblable à celui d'un sénégalais, se cache un jeune homme dont les mots sur scène portent un engagement qui dépassent le cadre artistique. En effet, au fil du temps, un autre engagement naît. En plus des performances scéniques, il s'investit dans les actions humanitaires. Là, il apporte un soutien indéfectible aux personnes en difficulté. Toute chose contribuant à leur redonner le sourire et à ne pas se sentir seul surtout dans un contexte burkinabè marqué par des défis sécuritaires. Il met son énergie au service des causes qui lui tiennent à cœur.

Ainsi en mars 2026, il lance une cagnotte au profit d'un policier qu'il surnomme affectueusement « notre policier sans crédit », en hommage à son travail et à son dévouement au quotidien. L'initiative suscite un élan de solidarité et permet de mobiliser 1,4 million de francs CFA ce qui lui permettra de changer sa moto devenue vétuste par un nouvel engin.

« Le slam c'est mon avenir. Quant à l'humanitaire on suit le plan de Dieu », confie Wendmassem Esdras Ouédraogo, alias Plume nègre

En avril 2026, le jeune slameur poursuit ses actions humanitaires en organisant une tournée de dix jours. Là, il a foulé plusieurs localités du Burkina Faso. Notamment Fada N'Gourma, Diabo, Kaya, Barsalogho, avec un objectif principal : apporter son soutien aux forces de défense et de sécurité pour les efforts qu'ils mènent au front. Pendant dix jours, le jeune slameur et son équipe étaient engagés aux côtés des forces de défense et de sécurité en leur apportant un soutien moral à travers le slam.

Cette première tournée a permis de sillonner plusieurs zones difficiles d'accès et parfois particulièrement risquées. Une initiative qui a suscité un réel engouement auprès du public. Sur les réseaux sociaux, les contenus de cette première tournée ont cumulé près de 35 millions de vues.

« Sur Facebook, on a fait pratiquement 35 millions de vues, 35 millions de personnes qui ont suivi, ce qui montre que les gens aiment voir l'effort de nos combattants », a-t-il affirmé, tout en soulignant que cet intérêt a encouragé l'équipe à aller plus loin lors de la deuxième tournée.

La deuxième tournée quant à elle a concerné les localités comme Manga, Koudougou, Arbolé, Boussé, Ouahigouya. Cette fois, l'objectif n'était plus seulement de porter des mots, mais également de poser des actions concrètes. C'est ainsi qu'il lance une collecte de vêtements au profit des personnes autrefois déplacées internes. Des fournitures scolaires ont également été offertes. Du café et des powerbanks ont aussi été réunis pour les combattants, afin de leur permettre de maintenir leurs téléphones chargés dans les zones où l'accès à l'électricité reste difficile.

Prévue pour dix jours, cette deuxième tournée s'est finalement étendue sur douze jours. Dans chaque localité visitée, l'équipe s'est appuyée sur des structures locales pour assurer la distribution des vêtements aux personnes qui en avaient le plus besoin. Pour les powerbanks, ils ont été remis aux responsables des différentes unités, chargés ensuite de les distribuer aux combattants. « Quand on slamme, on peut ajouter des actes. Cela touche un peu plus », confie le slameur.

Au-delà des dons, ces différentes tournées ont surtout été l'occasion pour lui de créer un véritable lien avec ceux qui se trouvent sur les premières lignes du front. Malgré les risques liés à certaines zones parcourues, l'équipe dit garder le souvenir de moments particulièrement forts, marqués par l'émotion et la joie des personnes rencontrées durant ce parcours. « Nous sommes contents de ce que nous avons fait. Parce que l'émotion sur les visages que nous avons vu lorsqu'on arrivait dans les différentes localités nous a procuré de la joie », a-t-il ajouté.

Le patriotisme et l'amour du prochain sont les valeurs qui me guident dans mes actions.

Originaire de Zambelego, un village de la région du Nord, le jeune humanitaire a également fait comprendre que ces tournées n'ont pas été un long fleuve tranquille, dans la mesure où les déplacements se sont faits à moto. Outre cela, ils ont traversé des zones risquées et aussi fait face aux conditions climatiques marquées actuellement par de fortes pluies. Cependant, il soutient que c'est son sacrifice à lui car il dit avoir un rêve pour son pays.

« Nous sommes allés dans des zones à risques. À Ouahigouya lors de la deuxième tournée, nous sommes arrivés dans une zone où la veille il y avait eu une attaque. J'ai fait crasher mon drone et on ne pouvait plus avoir d'images aériennes. Mais c'est un sacrifice que nous menons et nous ne le faisons pas pour l'argent non plus. On le fait car nous avons des rêves pour notre pays et nous souhaitons aussi accompagner à notre manière », a-t-il expliqué. Par ailleurs, Wendmassem Esdras Ouédraogo indique que de toutes les actions déjà menées, le fait le plus marquant demeure celui de la mobilisation de la cagnotte en faveur du policier. Une initiative qui illustre sa volonté de transformer les mots en actes.

Du reste, Plume nègre souligne que l'artiste ne doit pas seulement divertir. Il doit aussi jouer un rôle dans la société, éveiller les consciences et contribuer, à son échelle, à apporter des réponses aux préoccupations des populations. Aujourd'hui, le slameur poursuit son chemin entre création artistique et engagement citoyen. À travers ses textes et ses actions, il prouve que bien plus qu'un art de la parole, le slam peut devenir une force de solidarité.

Muriel Dominique Ouédraogo
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Categories: Afrique

Voyage de nuit : Manger du poulet à 3h du matin ? Pitié !

Tue, 25/08/2026 - 00:00

Ah, les Burkinabè ! Comment peut-on sacrifier le sommeil d'une cinquantaine de personnes sur l'autel d'un appétit nocturne à 2 heures du matin ? Il est 3h du matin lorsqu'un car de transport en commun, parti de Bobo-Dioulasso à 23 h 30, marque son arrêt à Boromo. Pendant cette escale, certains voyageurs en profitent pour « tendre la main au ministre des affaires liquides », tandis que d'autres mettent ces quelques minutes à profit pour s'étirer les jambes et respirer un peu d'air frais avant de reprendre la route.

Quant à nous, les disciples du sommeil, nous restons fidèlement installés dans nos sièges, espérant profiter de cette parenthèse pour récupérer quelques précieuses minutes de repos. Après tout, un voyage de nuit est fait pour dormir, ou du moins pour essayer de se reposer.

À peine une dizaine de minutes plus tard, les voyageurs remontent dans le car. Dans leurs mains, certains portent des kits contenant le célèbre poulet rôti de Boromo, accompagné de frites croustillantes, de mayonnaise, de piment et, parfois même, d'une boisson gazeuse.

Le conducteur redémarre. À peine le car a-t-il repris sa route que les premiers sachets commencent à s'ouvrir. Et là, c'est le début de l'apocalypse olfactive.

En quelques secondes, l'odeur du poulet rôti se répand dans l'habitacle et s'installe partout, avec la puissance d'une véritable opération Otapuanu. Elle se faufile entre les sièges, traverse les rangées et vient chatouiller les narines de chaque passager. Impossible d'y échapper. Même les fenêtres fermées semblent capituler devant l'offensive.

Nous, les disciples du sommeil, qui avions déjà tant bien que mal réussi à retrouver le chemin des bras de Morphée, sommes une nouvelle fois brutalement ramenés à la réalité. Depuis le départ, certains voyageurs nous avaient déjà fatigués avec des vidéos TikTok regardées à 3 heures du matin avec le volume à fond, comme s'ils étaient confortablement installés dans leur salon. Il fallait désormais composer avec l'odeur du poulet rôti, plus difficile à ignorer.

À chaque bouchée, l'odeur semble gagner en intensité. Le parfum du poulet, mêlé à celui des frites, de la mayonnaise et du piment, transforme progressivement le car en une gigantesque salle à manger. On essaie de résister. On ferme les yeux. On respire profondément. On tente de penser à autre chose. Rien n'y fait.

L'on assiste au déballage des frites, au craquement des os, au bruissement des sachets, aux doigts gras essuyés à la hâte et aux bouteilles de soda qui s'ouvrent dans un discret « pschitt ».

Comment un être humain peut-il éprouver le besoin de manger un repas complet à une heure où même les coqs dorment ?

S'agit-il d'une tradition secrète transmise de génération en génération ? D'un rite initiatique du voyageur burkinabè ? Le plus fascinant, c'est que ces mêmes personnes vous expliqueront, au petit matin, qu'elles n'ont pas fermé l'œil de la nuit. Évidemment ! Comment dormir après avoir mangé à 3h du matin ? Était-il vraiment nécessaire de manger à cette heure-là ? Les mangeurs ne pouvaient-ils pas manger à 18h ou 19h quatre à cinq heures avant l'embarquement ? Chacun fait ce qu'il veut avec argent, dira-t-on. Soit !

Peut-être faut-il simplement accepter que nous ne voyageons pas tous avec les mêmes priorités. Certains recherchent le sommeil, et d'autres recherchent avant tout le fameux poulet rôti. Le poulet rôti peut être un plaisir… jusqu'au moment où votre ventre décide de vous rappeler que le voyage n'est pas encore terminé. À ce moment-là, ce n'est plus Morphée que vous cherchez, mais le premier buisson à la prochaine escale.

HFB
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Categories: Afrique

Burkina : Des dettes de l'Etat envers les établissements d'enseignement privés, parlons-en dans cet envol de réforme !

Mon, 24/08/2026 - 23:56

Dans un mois, les élèves du Burkina renoueront avec les classes, pour ceux qui sont en vacances, tandis que d'autres enfants découvriront, eux, l'univers de l'école. Que ce soit l'un ou l'autre cas, ou même les deux à la fois, pour certains parents, l'angoisse majeure reste la même ; comment trouver d'abord une école qui remplit un minimum de conditions. Eh oui, dans un pays où les établissements publics ne courent pas les quartiers, la direction est vite imposée à de nombreux parents.

Quant à cela s'ajoutent, pour les grands centres urbains comme Ouaga et Bobo, les considérations liées aux risques que doivent encourir les enfants en circulation par les longues distances, et même la position professionnelle parfois des parents, l'équation devient encore corsée. De nombreux facteurs qu'une offre conséquente en matière d'établissements publics aurait pu minimiser.

Dans ce paysage, la contribution du privé ne se présente plus comme secondaire, elle l'est plus. Si la routine est donc connue, la rentrée scolaire 2026-2027 se pointe, elle, à l'horizon avec une donne de réforme, notamment par la réglementation des frais de scolarité au niveau des établissements d'enseignement privés. Mais, au moment où celle-ci est accueillie avec applaudissements, en tout cas par les voix audibles, la lancinante question des dettes de l'État envers les établissements privés qui reçoivent les élèves orientés taraude certains acteurs.

Et avec juste raison, le sujet a d'énormes implications qui ne laissent pas indifférent un acteur de la chaîne de l'éducation/enseignement. Lorsque des établissements peinent à entrer en possession de leur dû, ce sont les enseignants et personnel qui encaissent directement les coups par notamment les arriérés de salaires et les humeurs qui vont avec cette situation.

Dès lors, on peut, au final, s'interroger sur la qualité de l'enseignement qui peut en résulter. En contexte d'importante réforme, comme celle qui vient d'être impulsée, à savoir la réglementation des frais de scolarité, le sujet mérite un véritable regard, pour rassurer que la démarche est holistique et que chaque acteur est prêt à consentir le même effort qu'il demande à l'autre, en respectant simplement ses propres engagements.

Quand un parent ne paie pas les frais de scolarité de son enfant, ce dernier est mis à la porte. De ce fait, le parent qui se saigne à honorer tous ses engagements envers l'établissement de son enfant, a en retour droit à la quiétude que tout s'y déroule bien en matière d'enseignement et dans des conditions acceptables. L'État, comme ses partenaires que sont ici les établissements d'enseignement privés, se doivent donc de tout mettre en œuvre pour honorer, chacun, leur engagement, afin de permettre aux élèves de bénéficier de ce à quoi ils ont droit.

Ce n'est pas aujourd'hui que cette question de dettes de l'État envers les établissements d'enseignement privés se pose avec récurrence. Les choses doivent changer également sur ce point. La dernière sortie publique d'interpellation du gouvernement, en bonne et due forme, de l'Union nationale des établissements d'enseignement privés laïcs (UNEEP-L) remonte au jeudi 14 janvier 2021. Il en est ressorti par exemple qu'au titre de l'année scolaire 2019-2020, l'UNEEP-L (plus de 1 200 membres) a reçu 38 536 élèves, dont 31 978 au post-primaire et 6 558 au secondaire. « Aussi, selon la convention d'affectation signée entre les deux parties, le paiement des frais de scolarité qui s'élève à 1 977 555 000 FCFA devrait se faire au plus tard le 30 mars 2020. Malgré les rendez-vous du 30 juin, du 30 septembre et du 31 décembre 2020, l'Etat n'a pas respecté ses engagements. Sur les 279 établissements privés, l'Etat n'a versé que la somme de 101 440 000 FCFA au profit de 18 établissements, soit 5,1% du montant dû », avait, la faîtière, pris à témoin l'opinion publique.

Aussi longtemps que cela puisse remonter, le silence observé autour du sujet ne semble pas signifier absence d'inquiétude, pour ne pas en dire plus. Des murmures se font toujours entendre... A tort ou à raison ! Quelle est alors, à ce jour, la réalité de la situation ?

A la faveur de la conférence de presse co-animée le 14 juillet 2026 à Ouagadougou par les secrétaires généraux des trois ministères (Enseignement de base, alphabétisation et promotion des langues nationales ; Enseignement secondaire et formation professionnelle et technique ; Enseignement supérieur, recherche et innovation), la préoccupation n'a pas été occultée par les hommes de média. En réaction, ces autorités ont d'abord reconnu qu'il y a par moments des retards des frais alloués à la convention aux établissements privés conventionnés. Seulement, ont-elles ensuite précisé, « le tort est partagé » ; il ne revient pas à l'administration seule d'endosser le retard souvent de paiement.

« Les établissements sont organisés par faîtière, il y en a qui sont seuls. Ceux qui sont organisés par faîtière regroupent l'ensemble des demandes et par moment, le traitement à l'intérieur d'abord au niveau de la faîtière, et au niveau de l'administration, peut connaître des difficultés. Quand une faîtière réunit, à elle seule, 100 à 200 établissements, vous conviendrez que l'ensemble des établissements ne peuvent plus être prêts au même moment. Et vous connaissez la procédure de décaissement des fonds au niveau de l'administration publique. Alors, s'il y a retard de justifications, il y a également retard de déblocages. Ce n'est pas seulement cet aspect qui explique les retards de paiement, il faut aussi dire que par moments, nos structures déconcentrées effectuent des sorties sur le terrain pour vérifier l'effectivité, la présence effective de ces élèves dans les établissements. Le tout associé, nous donne des raisons pour expliquer le retard », défend le secrétaire général du ministère de l'Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique, Didier Paré.

Selon le co-conférencier, « l'Etat fait de son mieux, et à ce jour, il y a des faîtières qui ont déjà reçu leur vacation de l'année scolaire 2025-2026. Et ces montants sont versés aux faîtières qui, à leur tour, donnent aux établissements. Il y a par moments aussi, des retards au niveau de la faîtière aux promoteurs d'établissements. Nous nous dégageons, en tout cas, de cette responsabilité ».

A en croire M. Paré, à la date de la conférence (14 juillet 2026), les faîtières affiliées à l'Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique ont déjà reçu leur chèque pour l'année scolaire 2025-2026.

Cependant, a-t-il relevé, et sans plus de détails : « Il y a des dettes des années antérieures qui nécessitent toujours un travail, parce que ça n'incombe pas seulement à l'établissement ; il y a des difficultés liées aux dossiers, etc., mais l'administration et le gouvernement font leur mieux pour répondre à la sollicitation de ces établissements qui accompagnent dans l'éducation de nos enfants ».

Dans ce nouvel élan, l'on ne peut que souhaiter, et au-delà de celle-là, que toutes les questions susceptibles de saper la bonne intention qui guide les réformes engagées dans le monde de l'éducation/enseignement trouvent réponses ou points de convergence. Car, en plus de contribuer dans ce secteur-clé, ces acteurs privés participent à la lutte contre le chômage et, partant, à l'amélioration générale des conditions de vie.

C'est dire également qu'outre ce volet, l'Etat se doit d'honorer ses engagements financiers vis-à-vis du secteur privé, notamment les entreprises, dont la contribution à l'économie nationale, à l'emploi, donc au processus de développement, n'est pas à démontrer. C'est d'ailleurs en cela que les discours tendant à encourager l'initiative privée, l'entrepreneuriat, revêtiront davantage tout leur sens.

O.L
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Categories: Afrique

Bobo-Dioulasso/Tournoi de l'unité du Bas-Quartier : L'équipe de Wamblé remporte la 1re édition sous une pluie battante

Mon, 24/08/2026 - 23:30

La finale de la première édition du Tournoi de l'unité du Bas-Quartier s'est disputée ce samedi 22 août 2026 dans le quartier Bindougousso de Bobo-Dioulasso. Au terme d'un match disputé sous une pluie battante, l'équipe de Wamblé a supplanté les Petits Dragons Feu par le score de 2 buts à 0. Cette fête sportive et citoyenne a réuni tout un quartier, sous le parrainage de maître Gontran Somé Walé.

Malgré la pluie, la finale de la première édition du Tournoi de l'unité du Bas-Quartier a tenu ses promesses. Le match, qui a opposé la formation de Wamblé aux Petits Dragons Feu, s'est soldé par le triomphe de Wamblé sur le score de 2 buts à zéro. Placé sous le parrainage de Me Gontran Walé Somé, avocat au barreau du Burkina Faso, cet événement aura été bien plus qu'une simple compétition sportive ; ce fut une véritable célébration de la fraternité, de l'épanouissement de la jeunesse et de la santé communautaire.

Un duel sous la pluie

Rien. Absolument rien ne pouvait freiner l'enthousiasme débordant des populations du Bas-Quartier. Alors qu'une pluie s'abattait sur le terrain désigné pour accueillir l'apothéose de cette première édition, une foule des grands jours s'était massée autour de l'aire de jeu pour pousser les joueurs. Sur une pelouse détrempée, exigeant un engagement physique de tous les instants, les deux formations finalistes ont offert un spectacle d'une intensité remarquable.

Dès le coup d'envoi, les jeunes acteurs de cette finale ont fait preuve d'une détermination exemplaire. S'adaptant avec bravoure au terrain glissant, la formation de Wamblé a su poser son jeu avec pragmatisme et efficacité. Plus incisifs dans les duels et particulièrement réalistes devant les cages adverses, ils sont parvenus à tromper à deux reprises la vigilance du portier des Petits Dragons Feu. Malgré une réaction d'orgueil et des offensives répétées en seconde période, les Petits Dragons Feu n'ont pas réussi à refaire leur retard face à une défense de Wamblé solide comme un roc. Au coup de sifflet final, c'est sous des acclamations nourries et une ambiance festive que Wamblé a pu exulter et soulever le précieux trophée.

Pour le parrain, la satisfaction est totale. « Tout ce qui concerne les enfants m'intéresse à plus d'un titre. Pour occuper nos enfants pendant les vacances de façon saine, au lieu de les laisser traîner dans le quartier... Malgré l'intensité de la pluie, tout le quartier est sorti. Il y a eu un match de football de haut niveau. Pourquoi ne pas avoir demain des pépites des Étalons émerger de ce quartier ? », a confié Me Gontran Walé Somé.

Des récompenses à la hauteur de l'engagement

La cérémonie de remise des prix, empreinte de chaleur et de convivialité, a encouragé les efforts de l'ensemble des acteurs de cette aventure vacancière. En sa qualité de grand vainqueur de cette première édition, l'équipe de Wamblé est repartie les bras chargés : en plus du prestigieux trophée du champion, elle s'est vu attribuer un jeu de maillots complet, un ballon de compétition, une enveloppe financière de 25 000 F CFA, ainsi que plusieurs prix spéciaux venus couronner son parcours sans faute.

De leur côté, les valeureux finalistes des Petits Dragons Feu n'ont pas été oubliés. Pour leur brillante deuxième place et leur esprit de fair-play exemplaire tout au long de la compétition, ils ont reçu un jeu de maillots, un ballon, ainsi qu'une somme de 15 000 F CFA.

Une initiative globale : sport, fraternité et santé

Au-delà de l'enjeu purement sportif, ce tournoi, initié par la promotrice Nadine Somé et porté par la dynamique des « éléments du grin » et des figures locales, s'est distingué par sa vision sociale et sanitaire globale. Organisé sur un mois et ayant réussi à mobiliser seize équipes issues de quatre quartiers, l'événement a également servi de cadre à une importante campagne de santé publique.

En effet, une vaste séance de dépistage s'est tenue dans la matinée, permettant à près de 90 femmes du quartier de bénéficier d'examens préventifs contre les cancers du sein et du col de l'utérus. De leur côté, les hommes ont pu faire contrôler leur tension artérielle et leur taux de glycémie, tout en recevant de précieux conseils nutritionnels. Avec le soutien indéfectible du chef de village, qui a mobilisé toute la communauté, et l'accompagnement précieux des partenaires institutionnels et de la presse locale, cette première édition du Tournoi de l'unité pose les jalons d'une tradition prometteuse, appelée à se pérenniser pour le plus grand bonheur de la jeunesse du Bas-Quartier.

Djaryigo Diarra
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Décès de Noaga Marcel BOUDA : Programme des obsèques

Mon, 24/08/2026 - 23:17

La grande famille BOUDA à Villy Nongtaaba, Koudougou ;
Le Patriarche Sanaaba Sousbi, BOUDA Daniel Noabila, BOUDA Boureima Boussé, BOUDA Alphonse Bombiyamba ; BOUDA Ambroise Winoaga, BOUDA BAGA Clément, BOUDA Soutongo François, BOUDA Alexandre, catéchiste à la retraite, BOUDA M'Bi Victor, BOUDA Yamba François, BOUDA François Koudraogo ;

Le catéchiste KOLOGO Bewêntaore Constant ;
La veuve Madame BOUDA Rozalie née ZOUNDI, à Koudougou.

LES FILS ET FILLES
BOUDA Jean Baptiste, à Bobo-Dioulasso, et son épouse- BOUDA Benjamin, à Bruxelles, Belgique, et son épouse
BOUDA Jean, à Boston, États-Unis d'Amérique, et son épouse
BOUDA Emilie, épouse NEBIE, à Atlanta, États-Unis d'Amérique
BOUDA Kiswendsida Pauline, épouse KIEMDÉ, à Sapouy, province du Ziro

LES PETITS-ENFANTS
BOUDA Marie Oceanne, BOUDA Alicia Odile, BOUDA Christelle, BOUDA Aura, BOUDA Noaga Noé, BOUDA
Barackwendé Elijah St John, NEBIE Odilia Mary-Regine, NEBIE Olivia Mary-Hope, KIEMDÉ Stanislas, KIEMDÉ Luciano et KIEMDÉ Stella Amelia.

Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur père, grand-père et arrière-grand-père, BOUDA NOAGA MARCEL, né le 1er janvier 1950, décès survenu le mardi 18 août 2026 au CHU de Bogodogo à Ouagadougou, des suites d'une longue maladie, à l'âge de 76 ans.
Ils vous informent que le programme de ses obsèques se déroulera comme suit :

MERCREDI 26 AOÛT 2026
14h00 : Levée du corps à la morgue du CHU de Bogodogo à Ouagadougou, suivie du transfert de la dépouille mortelle à son domicile familial à Villy Nongtaaba, Koudougou.
21h00 : Veillée de prière au domicile familial à Villy Nongtaaba.

JEUDI 27 AOÛT 2026
09h30 : Levée du corps au domicile familial.
10h00 : Messe d'absoute et de requiem tenant lieu de funérailles chrétiennes, à l'église catholique Saint-Mathieu de Nongtaaba, suivie de l'inhumation au caveau familial à Villy Nongtaaba.
13h00 : Repas de communion et célébration de sa vie au domicile familial.

La famille remercie sincèrement toutes les personnes qui, par leurs prières, leur présence, leurs messages et leurs marques de compassion, les accompagnent dans cette douloureuse épreuve.

« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra. » Jean 11, 25
Que, par la miséricorde de Dieu, l'âme de BOUDA NOAGA MARCEL repose en paix.
Union de prières.

Categories: Afrique

In memoriam : SOPHIE COMPAORÉ née ZOMBRE

Mon, 24/08/2026 - 22:00

Précédemment Professeur de Français à la retraite
25 août 2022 – 25 août 2026

Quatre années déjà se sont écoulées depuis ton départ, mais ton souvenir demeure vivant dans nos cœurs.

Ton amour, ta bonté et ta douceur continuent de nous accompagner chaque jour.

En ce jour anniversaire de ta montée céleste, ta famille, tes proches et tous ceux qui t'ont connue et aimée, nous restons en union de prières, pour ton doux repos.

Des messes seront dites selon le programme suivant :

Lundi 24 août 2026 : 18h30mn chapelle des soeurs Théatines Ursula Benincasa ouaga 2000

Mardi 25 août 2026 : 5h45 chapelle des soeurs Théatines Ursula Benincasa ouaga 2000

Dimanche 30 août 2026 : 7h chapelle des soeurs Théatines Ursula Benincasa ouaga 2000

Dimanche 30 août 2026 : 7h30 Juvénat garçon St Camille

Que brille sur toi la lumière de la face du Christ Sauveur.

À jamais dans nos cœurs, Maman Sophie !

Categories: Afrique

Sécurisation du territoire : Le commandement au contact des détachements de la 5e Légion de Gendarmerie de Toéni et Barani

Mon, 24/08/2026 - 21:44

Le lieutenant-colonel Hamado Kafando, commandant de la 5e Légion de Gendarmerie, a effectué les 11 et 14 août 2026 des visites opérationnelles dans les détachements de Toéni et de Barani. L'information est rapportée par la Gendarmerie nationale ce lundi 24 août 2026. Ces déplacements lui ont permis de s'enquérir des conditions de vie et de combat des gendarmes, mais aussi de leur rappeler les exigences de vigilance, de discipline et de professionnalisme.

Le commandant de la 5e Légion, au détachement de Toéni, était accompagné du capitaine Olivier Kaboré, représentant le commandant du Groupement des Forces pour la sécurisation de la Boucle du Mouhoun (GFSBM).

La visite a donné lieu à des échanges directs avec les personnels du détachement. Le lieutenant-colonel Kafando a ainsi pu recueillir leurs préoccupations et mieux apprécier leurs conditions d'engagement sur le terrain.

À cette occasion, un message de félicitations et d'encouragement de la hiérarchie a été transmis aux gendarmes. Cette tournée s'inscrit dans une démarche de proximité du commandement avec les unités engagées sur le terrain.

Elle vise notamment à renforcer le lien entre la hiérarchie et les personnels opérationnels, tout en maintenant un niveau élevé d'engagement dans l'exécution des missions de sécurisation.

Lefaso.net
Source : Gendarmerie nationale du Burkina Faso

Categories: Afrique

Décès de DABOUÉ PATRICK DÉSIRÉ KOUALABOURPEN : Remerciements

Mon, 24/08/2026 - 21:30

Les familles DABOUÉ, BAYILI à Kwardje, Réo, Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou, en France et au Canada

La famille BATIONO à Ténado, Réo, Ouagadougou,

Sa Majesté Naba Yemdé, Kourit Yiir Soaba de Koupèla
Naaba Kolombudu, chef de Niongrétenga

La famille NIONGRÉ à Niongrétenga, Tenkodogo, Koupèla, Ouagadougou, Abidjan et au Togo

La famille ZOUNGRANA à Koupèla, Tenkodogo, Ouagadougou et aux USA
Julien DABOUÉ et son épouse Reine Marie Désirée NIONGRÉ et leurs enfants, Landry, Régis et Stéphane et leurs épouses respectives Rosalie, Stéphanie et Massita ;

remercient de tout cœur tous ceux et toutes celles qui ont compati, moralement, spirituellement, matériellement et financièrement à leur douleur lors du rappel à Dieu le 13 juin 2026 à Ouagadougou et de l'inhumation le 20 juin à Réo de leur petit-fils, petit-neveu, neveu, fils, frère et beau-frère,

DABOUÉ PATRICK DÉSIRÉ KOUALABOURPEN
précédemment cadre commercial à la Société des Alcools du Québec

Ils voudraient adresser leurs remerciements particuliers :

 À Mgr Éric SOVIGUIDI, Nonce apostolique au Burkina Faso et au Niger et ses collaborateurs ;

 À Mgr Alexandre Yikyi BAZIÉ, Administrateur Apostolique du diocèse de Koudougou ;
 À l'équipe presbytérale de la paroisse St Alphonse de Réo ;

 L'équipe presbytérale de la paroisse Notre Dame des Apôtres de la patte d'oie ;
 Aux prêtres concélébrants à la messe d'absoute et à la messe de requiem du 21 juin 2026 à Réo ;

 Aux religieux et religieuses des diverses congrégations et aux catéchistes de la paroisse Notre Dame des Apôtres ;

 À la chorale de la Coordination St Jean Paul II de Ouaga 2000 et à l'Ensemble Musical des Amis

 Aux fidèles de la CCB Ste Joséphine BAKHITA et de la Coordination St Jean Paul II de Ouaga 2000 ;

 Aux équipes médicales du CHU de Bogodogo et au Père Abel KABORÉ, aumônier ;
 Aux familles alliées KAMBOU, OUÉDRAOGO, DIALLO à Ouagadougou, KONATÉ en Côte d'Ivoire

 Aux nombreux amis, collègues et connaissances des parents et des enfants ;
 Aux promotionnaires de Patrick des établissements secondaires et supérieurs au Burkina et au Canada ;

 Aux voisins de Ouaga 2000, Saint Julien et Kalgondin ;
 Aux jeunes de Réo et de Ouaga 2000.

Que le Seigneur les récompense en multiples grâces et les comble au-delà de leurs attentes.

Ils vous prient de vous joindre à eux, d'une manière ou d'une autre, lors des messes demandées pour le repos de son âme selon le programme suivant :

Categories: Afrique

Les 100 Visages du Burkina Digital : Daouda Sorgho, bâtir les passerelles invisibles du Burkina numérique

Mon, 24/08/2026 - 20:05

À 54 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui contribuent à façonner le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd'hui, nous nous intéressons à Lamoussa dit Daouda Sorgho, ingénieur informaticien, consultant, spécialiste du management des systèmes d'information et expert senior agréé en économie numérique.

Pour comprendre une partie de son parcours, il faut commencer par une image. Imaginez une administration dans laquelle chaque ministère possède ses applications. Chaque service développe ses propres bases de données. Les technologies utilisées diffèrent. Les informations existent, mais les systèmes ne savent pas nécessairement les échanger. Tout est informatisé. Mais tout ne communique pas. C'est précisément l'un des défis auxquels Daouda Sorgho s'est intéressé au cours de sa carrière. Car après l'informatisation vient nécessairement une autre étape : faire fonctionner ensemble ce qui a été informatisé séparément.

Tout commence par un Palais de justice

À la fin des années 1990, Daouda Sorgho étudie à l'École supérieure d'informatique de l'Université Nazi Boni. Il y obtient en 2000 son diplôme d'ingénieur des travaux informatiques. Le sujet de son mémoire donne déjà une indication sur la direction que prendra son parcours : « Informatisation des chaînes civile et commerciale du Palais de Justice de Ouagadougou ».

Nous sommes à une époque où la transformation digitale n'est pas encore devenue l'expression omniprésente qu'elle est aujourd'hui. Il s'agit surtout d'informatiser. Transformer des procédures manuelles en traitements numériques. Organiser des informations. Créer des applications capables d'améliorer le fonctionnement des services. Pour le jeune informaticien, la technologie rencontre donc très tôt l'administration publique. Et cette rencontre ne sera pas sans lendemain.

Puis apparaît une autre question : comment protéger les systèmes ?

Daouda Sorgho poursuit ses études à l'École supérieure d'informatique et obtient en 2003 un diplôme d'ingénieur de conception en informatique. Cette fois, son mémoire porte sur la « Politique de sécurité informatique du réseau informatique de l'Université de Ouagadougou ». Le passage d'un sujet à l'autre est intéressant. D'abord, informatiser. Ensuite, sécuriser. Car dès que les organisations dépendent davantage de leurs systèmes informatiques, une question devient incontournable : comment protéger ces systèmes, leurs utilisateurs et les informations qu'ils contiennent ?

Ce qui était autrefois un outil d'accompagnement devient progressivement une infrastructure critique de l'organisation. Et lorsqu'une infrastructure devient indispensable, sa sécurité cesse d'être une affaire exclusivement technique. Elle devient une question de gouvernance. Il anime d'ailleurs l'un des premiers séminaires organisés au niveau national sur les politiques de sécurité informatique en juillet 2003.

De l'ingénierie au management

Cette évolution explique probablement une autre étape de son parcours. Après sa formation d'ingénieur, Daouda Sorgho choisit d'ajouter à son expertise technique une compétence managériale. Entre 2011 et 2013, il suit au 2iE un mastère spécialisé en management stratégique et opérationnel. Son mémoire porte sur le management opérationnel par l'approche processus. Le changement de perspective est important. L'informaticien sait comment fonctionne le système. Le manager doit comprendre pourquoi l'organisation en a besoin, comment il s'insère dans ses processus et comment le mettre au service de ses objectifs.

Entre les deux se situe une grande partie des difficultés rencontrées dans les projets de transformation digitale. On peut disposer d'un excellent logiciel et échouer à transformer une organisation. Parce que les procédures n'ont pas changé. Parce que les utilisateurs n'ont pas été suffisamment associés. Parce que la gouvernance n'a pas été pensée. Ou simplement parce que la technologie répond à un problème différent de celui que l'organisation devait résoudre. Daouda Sorgho va progressivement se positionner à cette intersection entre technologie, processus et stratégie.

Déjà en son temps il fait la promotion des questions de management et de gouvernance des systèmes au sein des institutions et organisation publiques et privée. C'est dans ce sens qu'en 2009 et 2010, Daouda Sorgho, sur invitation du Ministère de l'Economie et des Finances et du Ministère de la Promotion des TIC anime des conférences sur la question centrale de la Gouvernance des Systèmes d'Information et la Gouvernance d'Entreprise.

Faire dialoguer les ordinateurs de l'État

L'une des missions les plus structurantes mentionnées dans son CV intervient entre 2015 et 2017. Comme consultant et expert en ingénierie informatique, Daouda Sorgho participe, pour l'ANPTIC, à l'élaboration du Référentiel général d'interopérabilité de l'administration publique burkinabè. Le terme paraît technique. L'enjeu, lui, est très concret. L'interopérabilité désigne la capacité de différents systèmes informatiques à communiquer, échanger des informations et utiliser celles qu'ils reçoivent.

Prenons un exemple simple. Si une administration possède déjà une information fiable sur un citoyen, pourquoi une autre administration devrait-elle nécessairement lui demander de fournir à nouveau le même document ? Pour éviter cette répétition, encore faut-il que les systèmes puissent dialoguer. Et pour qu'ils dialoguent, il faut des règles communes. Des formats. Des protocoles. Des standards. Le référentiel auquel Daouda Sorgho contribue doit précisément définir des protocoles d'interopérabilité entre les systèmes informatiques et applicatifs de l'administration publique. C'est l'une de ces infrastructures que le citoyen ne verra probablement jamais. Mais lorsqu'elle fonctionne, il en ressent les effets.

Après les passerelles, les murailles

Durant la même période, Daouda Sorgho participe également aux premiers travaux d'une autre mission : l'élaboration du Référentiel général de sécurité (RGS) du Burkina Faso. La complémentarité entre les deux projets est frappante. D'un côté, il faut permettre aux systèmes de communiquer. De l'autre, il faut éviter que cette ouverture ne les rende vulnérables. Faire circuler l'information, oui. Mais de manière sécurisée.

On retrouve alors, à une échelle beaucoup plus importante, les deux préoccupations qui apparaissaient déjà dans ses mémoires d'étudiant : informatiser les processus et sécuriser les systèmes. Entre-temps, le terrain s'est élargi. Il ne s'agit plus d'un Palais de justice ou du réseau d'une université. Il s'agit désormais de réfléchir aux systèmes de l'administration publique burkinabè.

L'inclusion numérique à travers les logiciels libres et le Open Ingénierie comme conviction ancienne

Un autre fil traverse le parcours de Daouda Sorgho : celui du logiciel libre. Son CV le présente comme fondateur d'AssocLinux à l'Université Nazi Boni, une association créée pour promouvoir les logiciels libres au sein de l'université. Entre 2003 et 2007, il enseigne également l'administration système sous Linux à l'École supérieure des technologies avancées. Plus tard, il intervient comme panéliste sur la problématique des logiciels libres dans les administrations publiques. Il aussi membre fondateur de l'Association Burkinabé des Utilisateurs de Logiciels Libres (ABULL).

Dans cette lancée en faveur des Logiciels Libres il anime en 2006 à l'endroit de la communauté Universitaire une Conférence portant sur le système d'exploitation Linux à l'Amphi A600 de l'Université Professeur Joseph Ky ZERBO.

Il milite pour l'utilisation des logiciels libre dans les administrations afin de contenir les coputs et faire accroître les compétences et l'expertise. Dans cette dynamique il anime en 2006 une des premières formations sur l'administration du système de gestion de base de données POSTGRESQL au profit du Ministère du Transport. En effet POSTGRESQL est une solution libre de gestion des données qu'il recommande fortement dans les administrations.

En 2008 il intègre une communauté africaine de l'Open Ingénierie dénommée LABOMOBILE. L'objectif était de réduire la fracture numérique à travers la formation et la réalisation de solutions de Open ingénierie afin de faire la promotion de l'inclusion numérique. Il s'agissait concrètement de former des jeunes de niveau secondaire au moins à la fabrication d'antennes WIFI avec du matériel de récupération, à la mise en œuvre de CPL (Courant Porteur en Ligne) et des plateformes de Streaming Vidéo et Audio à partir de logiciels et licences libres. De cette expérience il conçoit le projet d'inclusion numérique dénommé E-Village dans les années 2009.

En 2007 sur invitation de l'association des jeunes Scientifiques du Burkina il anime une conférence portant sur « Jeunes et TIC au Burkina », il invite fortement les jeunes à s'intéresser aux métiers du numérique et de jouer pleinement leur partition dans la dynamique de la transformation Technologique du pays.

Cette continuité prend aujourd'hui une résonance particulière. Car derrière le choix d'un logiciel se posent des questions qui dépassent la technologie : coût, dépendance vis-à-vis d'un fournisseur, capacité locale à maintenir les systèmes, accès au code, compétences nationales et, de plus en plus, souveraineté numérique. Un sujet qui occupera justement une place croissante dans son parcours.

Moderniser aussi la statistique publique

Entre 2018 et 2019, Daouda Sorgho intervient comme chef de projet dans le cadre de Supermun. La mission porte sur la modernisation du système statistique national à travers la mise en place d'un référentiel, la réalisation d'une plateforme de gestion des enquêtes statistiques et l'élaboration d'un portail destiné à diffuser les performances municipales de l'ensemble des communes du Burkina Faso.

Ici encore, le numérique n'est pas une fin en soi. Il sert à organiser la donnée. À la rendre accessible. À permettre son exploitation. Et potentiellement à améliorer la décision publique. Car pour administrer un territoire, il faut d'abord pouvoir le connaître. Et dans une administration moderne, cette connaissance passe de plus en plus par la capacité à collecter, structurer, croiser et partager des données fiables.

Google en mooré : quand l'inclusion numérique se sert de la langue pour rendre la technologie accessible

Mais le parcours de Daouda Sorgho ne se limite pas aux grands projets institutionnels. Une ligne de son CV raconte une autre facette de son engagement numérique. Depuis 2010, il est mentionné comme lead de communauté pour la traduction de l'interface de Google en langue mooré. Avec la collaboration de Burkina-NTIC il regroupe des jeunes étudiants dans les disciplines des langues et la communication pour bâtir un référentiel numérique de la langue Moorée. Le projet peut sembler plus modeste qu'un référentiel national d'interopérabilité. Il pose pourtant une question essentielle : dans quelle langue entrons-nous dans le monde numérique ?

Une technologie peut être techniquement accessible et demeurer culturellement ou linguistiquement éloignée de ses utilisateurs. Localiser une interface dans une langue nationale, c'est donc aussi travailler sur une autre forme d'inclusion numérique. Cela signifie que le Burkina digital ne doit pas uniquement être un Burkina connecté. Il doit aussi pouvoir être un Burkina numérique qui parle les langues de ses populations.

Faire communauté autour de la technologie

Cette expérience avec Google s'inscrit dans un engagement communautaire beaucoup plus large. Le CV de Daouda Sorgho le présente comme animateur ou responsable de plusieurs communautés technologiques : Facebook Developer Circle Ouagadougou, communauté Hyperledger autour de la blockchain, Major League Hacking ou encore une communauté ayant participé au Facebook Bot for Messenger Challenge.

Dans le cadre du Facebook Developer Circle, il participe notamment aux rencontres technologiques F8 de 2018 et 2019 à San José, ainsi qu'à des événements à Nairobi et Lagos. Il est également fondateur-administrateur de Yaaba Coders, communauté virtuelle de développeurs informatiques, et membre fondateur du Club des directeurs des systèmes d'information du Burkina Faso, il est membre fondateur et président de la SAPISIC (Société Africaine des Professionnels de l'Ingénierie des Systèmes d'Information et de la Communication), membre de NTBF, sympathisant de YAM PUKRI et Burkina NTIC, Membre du conseil d'administration de Centre d'Innovation et Incubateur.

Ces communautés jouent un rôle que les cursus académiques ne peuvent pas toujours remplir. Dans le numérique, les technologies évoluent parfois plus rapidement que les programmes de formation. Les professionnels apprennent donc aussi entre eux. Ils expérimentent. Ils partagent des ressources. Ils confrontent leurs pratiques. Ils construisent des réseaux. La communauté devient elle-même un lieu de formation continue.

De l'informaticien à l'expert en transformation digitale

Au fil des années, les missions de Daouda Sorgho prennent une dimension de plus en plus stratégique. En 2022, il intervient comme expert en stratégie de digitalisation dans une mission d'audit et de diagnostic d'un système métier. En 2024, il travaille pour le programme REAL de Practical Action comme expert en stratégie de digitalisation, dans le cadre de l'élaboration d'un outil d'aide à la décision destiné aux acteurs de l'écosystème des technologies d'énergies renouvelables. La technologie se rapproche ici encore de la décision. Le rôle n'est plus seulement de concevoir un système. Il s'agit d'aider une organisation à déterminer où et comment le numérique peut créer de la valeur.

Penser le Burkina digital de demain

Mais l'une des missions les plus intéressantes de son CV concerne précisément l'avenir numérique du pays. Entre 2022 et 2024, Daouda Sorgho intervient comme consultant pour le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), avec une mission d'expertise en ingénierie informatique pour l'élaboration de la Vision nationale prospective de la transformation digitale du Burkina Faso, au bénéfice du ministère chargé de la Transition digitale.

Le changement d'échelle est considérable. Au début de sa carrière, la question était : comment informatiser une procédure ? Puis : comment sécuriser un réseau ? Ensuite : comment permettre aux systèmes de l'administration de communiquer ? Désormais : quelle transformation numérique voulons-nous pour le Burkina Faso ? C'est le passage de l'ingénierie informatique à la prospective numérique.

La souveraineté numérique comme nouvel horizon

Cette évolution se retrouve dans les objectifs professionnels qu'il affiche aujourd'hui : contribuer à l'inclusion numérique des populations et à la souveraineté numérique des États, participer à la transformation digitale des sociétés et à l'élaboration des politiques publiques en la matière. En 2023, invité par l'Association burkinabè des domaines Internet, il intervient d'ailleurs comme conférencier sur le thème : « Souveraineté numérique : impacts et enjeux pour l'administration publique et les entreprises privées au Burkina Faso ».

La souveraineté numérique prolonge finalement plusieurs questions présentes depuis longtemps dans son parcours. Quels logiciels utilisons-nous ? Où se trouvent nos données ? Qui maîtrise nos infrastructures ? Nos systèmes peuvent-ils communiquer sans créer de nouvelles dépendances ? Avons-nous localement les compétences nécessaires pour concevoir, exploiter et sécuriser nos outils ? Et jusqu'à quel point un État peut-il être souverain si une part croissante de son fonctionnement dépend de technologies qu'il ne maîtrise pas ? Le débat est désormais stratégique.

Vingt ans plus tard, revenir à l'intelligence artificielle

Le CV mentionne également Daouda Sorgho comme enseignant,en 2003, du cours d'Intelligence artificielle à l'Institut burkinabè des arts et métiers de l'Université Joseph Ki-Zerbo. C'est une nouvelle étape logique. Après l'informatisation, Internet, l'interopérabilité, le cloud, la blockchain et les plateformes, l'intelligence artificielle constitue désormais l'un des nouveaux territoires de la transformation numérique. Mais elle ramène aussi aux mêmes interrogations. Comment intégrer une nouvelle technologie dans les organisations ? Comment la sécuriser ? Comment former les compétences locales ? Comment éviter de nouvelles dépendances ? Comment construire des usages correspondant aux besoins du pays ? Les technologies changent. Les questions de gouvernance, elles, demeurent. Sur la question Daouda Sorgho donne des formation, anime des conférence et accorde des entretiens et propose des axes de reflexions pour un usage sain, efficace et performant de cette technologie.

De l'ordinateur isolé à l'écosystème numérique

Le parcours de Daouda Sorgho peut finalement se lire comme le passage progressif de l'ordinateur à l'écosystème. Au commencement, il fallait informatiser des procédures. Puis connecter des machines. Sécuriser des réseaux. Administrer des systèmes. Faire communiquer les applications. Organiser les données. Mettre en place des standards. Gouverner les systèmes d'information. Et finalement penser la transformation numérique à l'échelle d'une organisation ou d'un pays. Cette évolution est aussi celle du numérique burkinabè.

L'informatique n'est plus seulement un service chargé de faire fonctionner les ordinateurs. Elle devient progressivement une composante de la stratégie des entreprises, de la modernisation de l'État et de la souveraineté nationale. Le parcours de Daouda Sorgho se situe précisément dans ce changement d'échelle.

Une reconnaissance de la nation

En 2021 Daouda Sorgho est fait Chevalier du Mérite du Burkinabè.

Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?

Parce que depuis ses premiers travaux universitaires sur l'informatisation du Palais de justice et la sécurité du réseau de l'Université de Ouagadougou, il travaille sur des questions qui sont devenues centrales dans la transformation numérique du Burkina Faso.

Parce qu'il a participé à l'élaboration du Référentiel général d'interopérabilité de l'administration publique, l'un de ces outils peu connus du grand public mais indispensables à la construction d'un État numérique dont les systèmes peuvent communiquer.

Parce qu'il a également contribué aux premiers travaux du Référentiel général de sécurité et à des projets de modernisation du système statistique national.

Parce que son engagement dans le logiciel libre, la traduction d'une interface numérique en mooré et l'animation de communautés de développeurs montre que sa contribution ne s'est pas limitée aux missions institutionnelles.

Parce qu'il a participé à l'élaboration de la Vision nationale prospective de la transformation digitale du Burkina Faso, passant ainsi progressivement de la construction des systèmes à la réflexion sur leur avenir.

Parce qu'après vingt années d'expérience professionnelle, il a obtenu en 2025 son agrément d'Expert senior en économie numérique, prolongeant une trajectoire commencée par l'ingénierie informatique et désormais tournée vers la stratégie, l'inclusion et la souveraineté numériques.

Et parce que son parcours rappelle une réalité essentielle : un pays ne devient pas numérique simplement parce qu'il accumule des applications. Il le devient lorsque ses systèmes peuvent communiquer, lorsque ses données sont protégées, lorsque ses choix technologiques sont gouvernés et lorsque les compétences existent localement pour en conserver la maîtrise.

www.lefasodigital.net

Categories: Afrique

Tchad : L'armée dénonce une nouvelle violation du territoire national depuis le Soudan

Mon, 24/08/2026 - 18:44

L'armée tchadienne hausse le ton face aux incursions liées au conflit soudanais. Dans un communiqué publié samedi 22 août 2026, l'État-major général des armées dénonce une nouvelle violation du territoire national après des bombardements aériens signalés dans la province de l'Ennedi Est, à la frontière avec le Soudan.

C'est le général de brigade Chanane Issackha Ackeikh qui a porté la voix de l'armée tchadienne. Selon le communiqué de l'État-major général des armées, des bombardements ont été signalés dans la soirée du jeudi 20 août, aux environs de 20 heures, aux confins de la frontière tchado-soudanaise, notamment dans le département de Mourdi.

Face à cette situation, les autorités militaires tchadiennes ont dépêché vendredi 21 août dernier, des moyens aériens et terrestres pour vérifier les faits. Les premières constatations ont établi, selon l'armée, la présence d'aéronefs et de drones présentés comme appartenant aux Forces armées soudanaises (FAS) et/ou à leurs soutiens.

Une poursuite sur plus de 100 kilomètres

D'après l'État-major tchadien, ces appareils auraient poursuivi et bombardé une colonne de véhicules depuis le territoire soudanais. La poursuite ne se serait toutefois pas arrêtée à la frontière. Elle se serait prolongée jusqu'à plus d'une centaine de kilomètres à l'intérieur du territoire tchadien, précise le communiqué.

Aucune victime tchadienne n'est signalée à la suite de cet incident. Cependant, l'armée condamne avec force ce qu'elle qualifie de nouvelle violation de l'intégrité territoriale du Tchad.

N'Djamena met en garde les belligérants

Après cette nouvelle incursion, l'État-major adresse une mise en garde ferme aux parties engagées dans la guerre au Soudan. L'armée tchadienne les prévient contre toute tentative d'étendre les hostilités au-delà des frontières soudanaises. Les Forces de défense et de sécurité maintiennent ainsi leur niveau d'alerte au niveau le plus élevé, afin de pouvoir répondre à toute menace susceptible d'affecter la sécurité du pays.

Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans une guerre opposant l'armée soudanaise aux Forces de soutien rapide (FSR). Les combats ont provoqué un déplacement massif de populations vers les pays voisins, notamment le Tchad. Le pays partage avec le Soudan une frontière de plus de 1 000 km et accueille plusieurs centaines de milliers de réfugiés ayant fui les violences.

Pour N'Djamena, l'enjeu dépasse donc la seule surveillance de la frontière. Il s'agit désormais d'empêcher que la guerre soudanaise ne franchisse davantage les limites du territoire tchadien et ne transforme la zone frontalière en nouveau théâtre d'affrontements.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Source : Office national des médias audiovisuels (ONAMA)

Categories: Afrique

Médecine traditionnelle : Le Burkina souhaite davantage s'appuyer sur la preuve scientifique

Mon, 24/08/2026 - 18:38

‎La 14ᵉ Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative (SNMTA) et la 24ᵉ Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT) se tiendront du 31 août au 5 septembre 2026 à Manga, dans la région du Nazinon. Pour l'occasion, le comité d'organisation a tenu une conférence de presse annonçant ces activités ce 24 août 2026.

‎Au Burkina Faso, la médecine traditionnelle fait partie des parcours de santé de nombreuses populations. Elle s'appuie sur des savoirs, des pratiques, des expériences et des ressources qui constituent, selon le Dr Esaïe Kindo, chef de service de médecine traditionnelle et des soins intégrés à la Direction de la médecine traditionnelle et alternative (DMTA), « un patrimoine sanitaire, scientifique, culturel et économique de grande valeur ». Mais cette importance sociale et culturelle pose également une responsabilité à l'État : organiser le secteur, protéger les populations, améliorer la qualité et la sécurité des pratiques et des produits, tout en favorisant la recherche et l'innovation.

‎C'est dans cette dynamique que s'inscrivent la 14ᵉ SNMTA et la 24ᵉ JAMT. Les deux rendez-vous auront pour cadre la ville de Manga. La Semaine nationale se déroulera du lundi 31 août au samedi 5 septembre 2026, tandis que la cérémonie commémorative de la Journée africaine est prévue le samedi 5 septembre.

‎La 24ᵉ JAMT sera placée sous le thème : « Réflexion sur les efforts de recherche et de développement en matière de médecine traditionnelle pour la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle dans la Région africaine ». Un choix qui traduit la volonté de placer la recherche au cœur de la valorisation de la médecine traditionnelle. « Ce thème nous invite à dépasser la seule reconnaissance de la médecine traditionnelle », a expliqué le Dr Esaïe Kindo. Il s'agit désormais de produire des connaissances, de documenter les pratiques, mais aussi de renforcer l'évaluation de leur qualité, de leur sécurité et de leur efficacité. L'objectif final est de transformer les résultats probants de la recherche en solutions de santé accessibles aux populations.

‎Des médicaments traditionnels améliorés soumis à l'exigence de la preuve

‎La 14ᵉ SNMTA mettra particulièrement l'accent sur les médicaments traditionnels améliorés, à travers le thème : « Introduction des médicaments traditionnels améliorés dans les directives nationales de prise en charge des maladies au Burkina Faso : défis et opportunités pour l'atteinte de la souveraineté sanitaire ». Pour le Dr Esaïe Kindo, cette perspective ne saurait toutefois conduire à une intégration automatique des produits issus de la médecine traditionnelle dans les protocoles de soins.

‎« L'introduction de médicaments traditionnels améliorés dans les directives nationales ne peut être ni automatique ni simplement déclarative », prévient-il. Elle doit être fondée sur des données scientifiques suffisantes et une évaluation rigoureuse. Elle nécessite également une réglementation appropriée, des normes de qualité, une pharmacovigilance effective, une production maîtrisée et des indications thérapeutiques clairement définies. Cette exigence est présentée comme une condition de protection des patients, mais également de confiance. L'enjeu est de permettre aux professionnels de santé comme aux populations de disposer de produits dont la qualité, la sécurité et l'efficacité ont été suffisamment établies.

‎Cette orientation s'inscrit dans la volonté du Burkina Faso de consolider sa souveraineté sanitaire. Celle-ci ne saurait, selon la déclaration, se limiter à la disponibilité des infrastructures ou à l'accès aux produits importés. Elle implique également la capacité à « mobiliser, évaluer, sécuriser et valoriser » les ressources endogènes au bénéfice de la santé des populations.

"Aux populations, je rappelle que le recours à la médecine traditionnelle doit s'effectuer auprès de praticiens reconnus, dans le respect des indications et des règles de sécurité", Dr Esaie Kindo, Chef de service de médecine traditionnelle et des soins intégrés


‎Selon le comité d'organisation il faut renforcer les compétences des praticiens de la médecine traditionnelle et alternative et des agents de santé, créer un cadre d'échanges et de partage d'expériences, faire connaître les produits issus de cette médecine, renforcer la collaboration entre les différents acteurs du système de santé et consolider l'engagement des autorités dans la promotion du secteur.

‎À Manga, ces ambitions se traduiront par une série d'activités. Une exposition de produits issus de la médecine traditionnelle et alternative, des consultations et soins traditionnels et alternatifs, ainsi que des conférences et ateliers de renforcement des capacités sont prévus. Les infirmiers chefs de postes et les pharmaciens de la région du Nazinon bénéficieront également d'une formation sur la conduite de l'enquête relative à l'évidence ethnomédicale.

‎Le programme prévoit également une plantation d'arbres, un cross populaire suivi d'une séance d'aérobic, une nuit de la médecine traditionnelle et alternative, une séance de don de sang et une clinique mobile de dépistage des cancers de la femme. La cérémonie commémorative de la 24ᵉ JAMT clôturera cette programmation le 5 septembre.

‎À lire : Burkina/Médecine traditionnelle : Entre savoir ancestral, défis d'approvisionnement et quête de reconnaissance

‎Au-delà de ces activités, le Dr Esaïe Kindo insiste sur trois principes. Le premier est que la valorisation ne doit pas être synonyme d'absence de contrôle. La reconnaissance des savoirs traditionnels doit aller de pair avec une réglementation appliquée et une lutte contre les pratiques dangereuses, les allégations thérapeutiques non fondées et la publicité irrégulière.

Ce fût l'occasion pour les journalistes de poser les préoccupations liées à la médecine traditionnelle


‎Le deuxième concerne l'intégration des soins. Celle-ci, précise-t-il, ne doit pas entraîner une confusion des rôles. Elle doit plutôt reposer sur des mécanismes organisés de collaboration, de référence et de recours, avec le respect des compétences et des responsabilités de chaque catégorie d'acteurs. « Le patient doit demeurer le point de convergence de nos efforts », rappelle-t-il.

‎Le troisième principe touche directement à la souveraineté sanitaire. « La souveraineté sanitaire exige de passer de l'intention à la preuve », affirme le responsable. Cela suppose davantage d'investissements dans la recherche, la documentation des connaissances, la qualité des matières premières, la normalisation des procédés et l'évaluation clinique lorsque celle-ci est requise. Le développement de chaînes de valeur nationales responsables est également présenté comme une priorité.

‎La réussite de cette démarche nécessitera l'implication de l'ensemble des acteurs : autorités, praticiens, professionnels de santé, chercheurs, universités, pharmaciens, organisations professionnelles et associatives, partenaires, acteurs économiques, médias et communautés.

‎Aux populations, le Dr Esaïe Kindo recommande notamment de recourir à des praticiens reconnus et de respecter les indications ainsi que les règles de sécurité. Aux chercheurs, il demande d'intensifier les travaux interdisciplinaires afin de produire des données robustes et de favoriser la transformation responsable des résultats de recherche en innovations utiles et accessibles.

‎Quant aux médias, leur rôle est également jugé déterminant : informer avec exactitude, valoriser les progrès réels, déconstruire les fausses promesses thérapeutiques et promouvoir des comportements protecteurs.

‎Pour le comité d'organisation, l'ambition est que cette édition laisse des résultats concrets : des acteurs mieux formés, des collaborations renforcées, des pratiques mieux encadrées et une population mieux informée. Une ambition résumée par le message de préservation et de valorisation des savoirs traditionnels, dans « la rigueur scientifique, la légalité, l'éthique et la protection de la santé publique ».

‎Au Burkina Faso environ 500 praticiens de médecine traditionnelle sont reconnus par le ministère de la santé et 18 médicaments traditionnels possèdent une autorisation de mise sur le marché.

‎Farida Thiombiano
‎Anita Zongo
‎Lefaso.net

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Coopération Burkina-Chine : Une formation sur la technologie Juncao au profit de 100 acteurs

Mon, 24/08/2026 - 18:29

La cérémonie d'ouverture de la deuxième session de formation sur la production de fourrage et de champignons comestibles selon la technologie Juncao s'est tenue ce lundi 24 août 2026. Organisée dans le cadre de la coopération entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine, la formation réunit 100 participants issus du ministère en charge de l'agriculture, de la recherche et du secteur agro-pastoral.

Prévue du 24 août au 16 septembre 2026, la formation sur la technologie Juncao vise à renforcer les capacités de 100 participants dans la production intensive de fourrage de qualité et la culture des champignons comestibles.

La technologie Juncao est présentée comme une solution pouvant contribuer à répondre aux difficultés d'approvisionnement en fourrage auxquelles fait face le secteur de l'élevage. La plante, à forte production de biomasse, peut être utilisée pour produire du fourrage destiné au bétail. Elle peut également servir de substrat pour la culture de champignons comestibles, ouvrant ainsi une possibilité de diversification des revenus pour les producteurs.

La deuxième session de formation sur la technologie Juncao va profiter à 100 acteurs.

« Dans beaucoup de pays africains, cette technologie a déjà été expérimentée et a apporté des bénéfices tangibles. On pense qu'au Burkina Faso, cette technologie a aussi un très grand potentiel à dégager », a indiqué l'ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong.

Selon lui, la technologie Juncao est simple et facilement accessible aux personnes qui souhaitent l'apprendre. Elle pourrait également générer d'importantes retombées économiques et environnementales.

Selon l'ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong, la technologie Juncao est simple et facilement accessible aux personnes qui souhaitent l'apprendre.

Dès l'entame de son propos, le secrétaire général du ministère de l'Agriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques, Gaoussou Sanou s'est réjoui de la tenue de cette formation sur la technologie Juncao qui est un fruit de la collaboration entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine.

« Quand vous regardez notre contexte actuel, nous sommes en train de mettre en œuvre l'offensive agro-pastorale hydraulique. Et normalement, cette technologie devait nous permettre véritablement, pour la composante des ressources animales, de disponibiliser assez de forages pour l'atteinte des objectifs qui sont fixés », a-t-il indiqué.

La directrice de la formation continue de l'École nationale de l'élevage et de la santé animale (ENESA) au Burkina Faso, Cécile Sarambé, a invité les participants à rester concentré durant la formation.

Le secrétaire général du ministère de l'Agriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques a par ailleurs invité les participants à la formation à l'assiduité afin de pouvoir mettre leurs connaissances au profit de la nation entière.

« Chers participants, l'objectif général de cette formation est de renforcer les capacités techniques de 100 agents du ministère de l'Agriculture, de l'eau, des ressources animales et alimentaires, des chercheurs, ainsi que des acteurs du secteur agro-pastoral du Burkina Faso sur la technologie du Juncao dans l'optique d'améliorer la production fourragère et de développer la culture des champignons comestibles au Burkina Faso » a laissé entendre la directrice de la formation continue de l'École nationale de l'élevage et de la santé animale (ENESA) au Burkina Faso, Cécile Sarambé.

Le secrétaire général du ministère de l'Agriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques, Gaoussou Sanou s'est réjoui de la tenue de cette formation sur la technologie Juncao.

Tout en invitant les participants à rester concentré durant la formation, elle a cependant rappelé que les premières expérimentations ont permis de constater que la technologie Juncao est productive et adaptée aux conditions climatiques du Burkina Faso.

Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net

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Maouloud 2026 : Le mercredi 26 août déclaré chômé et payé au Burkina Faso

Mon, 24/08/2026 - 18:18

Le mercredi 26 août 2026 est déclaré chômé et payé sur toute l'étendue du territoire national à l'occasion de la célébration du Maouloud.

La mesure concerne les travailleurs et les employeurs des secteurs public et privé, selon un communiqué du ministre des Serviteurs du peuple. Les travailleurs des secteurs public et privé pourront ainsi observer cette journée fériée à l'occasion de la célébration de cette fête religieuse.

Le communiqué précise toutefois que les services et unités dont les activités présentent un caractère permanent devront assurer la continuité du service. Les responsables concernés sont invités à prendre les dispositions nécessaires pour garantir le fonctionnement régulier de leurs structures.

La journée du mercredi 26 août constitue donc un jour chômé et payé pour les travailleurs concernés, avec le maintien des activités indispensables dans les services à fonctionnement continu.

Lefaso.net
Source : Ministère des Serviteurs du peuple

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Décès Saïdou SAVADOGO : Remerciements

Mon, 24/08/2026 - 16:55

Les grandes familles SAVADOGO, OUÉDRAOGO, ROAMBA, NACANABO, SOMMIER, SOUDRÉ et alliées,

La veuve Habibou SAVADOGO, née OUÉDRAOGO,
Les enfants Sayouba, Aboubacar, Balguissa, Aguératou, Issa et Madina,

profondément touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, d'affection et de soutien dont ils ont bénéficié à l'occasion du décès, survenu le 6 août 2026, des funérailles le 7 août 2026, ainsi que des douas des 13 et 16 août 2026, de leur regretté époux, père, beau-père et grand-père,
Feu Saïdou SAVADOGO,
tiennent à exprimer leurs sincères et chaleureux remerciements à toutes celles et à tous ceux qui, de près ou de loin, ont partagé leur peine et les ont accompagnés dans cette douloureuse épreuve.

La famille adresse particulièrement sa profonde gratitude à :
• Sa Majesté Naaba Baongo, Chef de Gourcy ;
• Camarade Irma SAVADOGO, épouse de l'ancien président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina Faso, Mahamadi SAVADOGO dit Kadhafi ;
• La famille à Baasnam (Gourcy) ;
• La Direction et l'ensemble du personnel du CHU de Ouahigouya ;
• Les amis et voisins des secteurs 2 et 11 de Ouahigouya ;
• La Fédération Nationale des Groupements Naam ;
• L'ADES-Nord, Section Zondoma ;
• Le Lions Club – District 403 A3 ;
• Le Lions Club Synergie Baoré ;
• L'AEEMB ;
• Le CERFI ;
• La famille AS ACADEMY ;
• Les Journées des YAADCES ;
• La Circonscription de Thiou ;
• La Circonscription de Oula 1 ;
• Le Directeur Pays de l'ONG Oxfam au Burkina Faso et l'ensemble du personnel ;
• Le Directeur Général de Baobab Burkina Faso et l'ensemble du personnel.

Elle remercie également toutes les personnes physiques et morales, parents, amis, collègues, voisins, connaissances et proches, qui ont manifesté leur soutien par leur présence, leurs prières, leurs messages de compassion, leurs contributions matérielles ou financières, ainsi que par toute autre forme d'accompagnement lors des funérailles et des douas.

La famille exprime une pensée particulière aux personnes ayant souhaité garder l'anonymat, dont le soutien et la générosité ont été reçus avec la même profonde reconnaissance.

Dans cette épreuve douloureuse, chaque geste, chaque prière, chaque présence et chaque parole de réconfort ont constitué pour la famille une source précieuse de soutien et de réconfort.

La famille s'excuse par avance auprès de toutes les personnes dont les noms n'auraient pas été explicitement mentionnés.

À toutes et à tous, la famille SAVADOGO adresse ses sincères remerciements et sa profonde gratitude.

Puisse Allah, dans son infinie miséricorde, pardonner à Feu Saïdou SAVADOGO, lui accorder sa grâce, lui ouvrir les portes de son vaste paradis, illuminer sa tombe et en faire un jardin parmi les jardins du paradis.

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Coopération : Le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga à Alger pour relancer la coopération bilatérale

Mon, 24/08/2026 - 14:41

Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, effectue une visite de travail en Algérie, à l'invitation de son homologue Sifi Ghrieb, dans le cadre d'une volonté affichée de Bamako et d'Alger de renouer le dialogue et de consolider leur coopération.

L'information est rapportée ce lundi 24 août 2026, par nos confères de Maliweb. Porteur d'un message du président de la Transition, le général Assimi Goïta, le chef du gouvernement malien doit notamment être reçu par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Cette visite intervient après un entretien téléphonique entre les autorités des deux pays, le 9 août 2026, à l'initiative de la partie algérienne. Les deux États affichent désormais leur volonté de privilégier le dialogue, la concertation et la coopération pour renforcer leurs relations bilatérales.

À Alger, le général de division Abdoulaye Maïga aura également des séances de travail avec son homologue Sifi Ghrieb. Les discussions doivent porter sur les moyens de consolider la coopération dans plusieurs domaines d'intérêt commun et de renforcer les relations de bon voisinage entre les deux pays.

La démarche intervient alors que Bamako et Alger ont récemment annoncé plusieurs mesures de rapprochement. Les deux pays ont notamment engagé le retour de leurs ambassadeurs respectifs à Bamako et à Alger et annoncé la réouverture de leurs espaces aériens aux aéronefs en provenance ou à destination des deux États.

Les autorités maliennes présentent cette dynamique comme une volonté de renouer avec un dialogue direct, régulier et constructif, fondé notamment sur le respect mutuel, la confiance, la non-ingérence et la préservation des intérêts de chaque pays.

Les relations entre le Mali et l'Algérie reposent par ailleurs sur des liens historiques, géographiques et humains anciens. Bamako rappelle notamment le soutien apporté par le Mali à la lutte de libération du peuple algérien, présenté comme l'un des fondements de la fraternité entre les deux pays.

Lefaso.net
Source : Maliweb

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