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Updated: 1 month 16 hours ago

Mondial 2026 : A la découverte des 16 stades retenus aux États-Unis, au Canada et au Mexique

Thu, 11/06/2026 - 00:10

La Coupe du monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, se disputera dans 16 stades répartis entre les trois pays. Cette édition historique, la première à réunir 48 équipes, s'appuiera sur des infrastructures modernes et de grande capacité pour accueillir les rencontres du tournoi.

La Coupe du monde 2026 se disputera dans 16 stades. Co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, le tournoi sera réparti entre 16 enceintes, dont 11 aux États-Unis, trois au Mexique et deux au Canada.

Cette édition 2026, la première à réunir 48 équipes, se déroulera dans des stades modernes dotés d'infrastructures de haut niveau. Ces installations accueilleront les différentes rencontres de la compétition.

Les États-Unis accueilleront 78 matchs du Mondial 2026. Au total, 11 stades recevront les rencontres disputées sur le territoire américain. Le MetLife Stadium, situé dans la région de New York–New Jersey, accueillera la finale de la compétition. Sa capacité est estimée à 82 500 places.

Le plus grand stade retenu pour cette Coupe du monde est l'AT&T Stadium, qui peut accueillir jusqu'à 94 000 spectateurs.

Les neuf autres stades hôtes aux États-Unis sont : l'Arrowhead Stadium de Kansas City (76 640 places), le Gillette Stadium de Boston (70 000 places), le Lumen Field de Seattle (69 000 places), le Lincoln Financial Field de Philadelphie (69 000 places), le Levi's Stadium de Santa Clara (70 909 places), le Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta (75 000 places), le SoFi Stadium de Los Angeles (70 240 places), le Hard Rock Stadium de Miami (67 518 places) et le NRG Stadium de Houston (72 220 places).

Au Mexique, trois stades ont été retenus pour accueillir 13 matchs de la compétition. Le match d'ouverture, qui opposera le Mexique à l'Afrique du Sud, se jouera à l'Estadio Azteca de Mexico (87 523 places). L'Estadio Akron de Guadalajara (48 071 places) et l'Estadio BBVA de Monterrey (53 460 places) accueilleront également des rencontres du Mondial.

Le Canada, troisième pays coorganisateur, recevra également 13 matchs dans deux stades : le Toronto Stadium (45 500 places) et le BC Place de Vancouver (54 500 places).

Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net

Categories: Afrique, Défense

Du compagnon de chambrée au tɔɲɔgɔn : Comment traduire « camarade » en dioula ?

Thu, 11/06/2026 - 00:05

Le mot « camarade » paraît familier. On l'emploie à l'école, au travail, dans les partis politiques, dans les syndicats, dans les mouvements associatifs ou dans le langage ordinaire pour désigner une personne avec qui l'on partage quelque chose. Pourtant, ce mot apparemment simple cache une histoire complexe. Sa traduction en dioula pose un problème intéressant, car elle oblige à distinguer plusieurs types de relations sociales que le français tend parfois à réunir sous un seul terme.

Du point de vue historique, « camarade » vient de l'espagnol camarada, qui signifiait d'abord « chambrée », notamment dans le vocabulaire militaire. Le mot est lui-même lié à cámara, « chambre ». À l'origine, les camarades étaient donc ceux qui partageaient la même chambre, le même logement ou la même chambrée de soldats. Le sens s'est ensuite élargi pour désigner le compagnon d'armes, puis plus généralement celui avec qui l'on partage une activité, une condition de vie, une expérience ou une cause commune.

Cette origine est importante : la camaraderie ne relève pas seulement de l'amitié. Elle naît d'abord du partage d'un espace, d'une condition et d'une expérience. Le camarade n'est pas forcément l'ami intime ; il est celui avec qui l'on vit une situation commune. C'est pourquoi le mot a pu circuler dans plusieurs univers sociaux : l'armée, l'école, l'atelier, le syndicat, le parti politique, les mouvements de jeunesse, les luttes sociales et les relations ordinaires.

Le contexte burkinabè récent

Au Burkina Faso, la question a pris une actualité particulière. Les sources publiques disponibles font état, d'abord, d'une circulaire du 15 avril 2026 au niveau du ministère de l'Agriculture, de l'Eau, des Ressources animales et halieutiques, introduisant l'usage du terme « camarade » dans certaines correspondances administratives soumises à la signature du ministre. Ensuite, une circulaire datée du 1er juin 2026, attribuée à la Primature et adressée aux présidents d'institutions ainsi qu'aux ministres, appelle à l'harmonisation de l'usage du terme « camarade » au sein de l'administration publique, dans le contexte de la Révolution progressiste populaire.

Il faut cependant distinguer les niveaux juridiques. À partir des informations repérées, il ne s'agit pas d'un décret général qui définirait officiellement la traduction du terme, mais d'une orientation administrative par circulaire visant l'harmonisation du langage officiel. En revanche, les comptes rendus officiels récents montrent que le terme est déjà utilisé dans la rédaction de décisions et de décrets de nomination, par exemple dans le compte rendu du Conseil des ministres du 4 juin 2026 où il est question de la nomination du « Camarade Ousmane SAVADOGO » en remplacement du « Camarade Sayouba KIENDREBEOGO ». Cela montre que l'appellation est passée dans le style administratif officiel.

La question centrale demeure donc ouverte : lorsque l'administration s'adresse aux citoyens dans les langues nationales, doit-elle conserver la forme française « camarade », l'adapter en emprunt sous la forme kamaradi, ou traduire le sens par un terme dioula ? Les données disponibles ne montrent pas que la circulaire prévoie une traduction dans les langues nationales. Elle semble imposer ou recommander l'usage du terme français dans le langage administratif, sans régler la question de ses équivalents en dioula, mooré, fulfuldé, gulmancema ou dans les autres langues du pays.

Camarade dans quelques langues

L'expérience d'autres langues montre que les sociétés ne traitent pas toutes ce terme de la même manière. En français, « camarade » conserve une grande plasticité : camarade de classe, camarade de travail, camarade de lutte, camarade de parti. En anglais, comrade est historiquement passé par l'emprunt au français et à l'espagnol avant de devenir, dans certains contextes, un terme politiquement marqué. En russe, la notion n'a pas été rendue par un emprunt direct au mot français : le terme courant est tovarichtch, c'est-à-dire товарищ, mot qui signifiait d'abord associé, partenaire ou compagnon, puis qui est devenu l'une des grandes formules d'adresse du vocabulaire soviétique.

Ces exemples permettent de poser le problème autrement. Une langue peut emprunter le mot, comme l'anglais l'a fait historiquement avec comrade ; elle peut mobiliser un équivalent sémantique déjà disponible, comme le russe avec tovarichtch ; ou elle peut hésiter entre l'emprunt politique et la traduction culturelle. C'est précisément cette troisième situation qui se présente en dioula.

Le cas du dioula : traduire la forme ou traduire la relation ?

Un premier terme possible est teri, [téríì] que l'on peut traduire par « ami ». Il convient lorsque « camarade » signifie un proche, un compagnon familier, une personne avec laquelle on entretient une relation affective. Mais ce terme devient insuffisant lorsque la relation est davantage institutionnelle ou circonstancielle. Un camarade de classe n'est pas nécessairement un ami ; un camarade de travail non plus.

Le terme tɔɲɔgɔn [tɔ̀ɲógɔ̃́ɔ̃̀] paraît alors particulièrement intéressant. Il est attesté en dioula du Burkina Faso avec les sens de « camarade, compagnon ». Il peut servir d'équivalent général lorsque l'on veut traduire « camarade » sans réduire le mot à l'amitié personnelle. Il exprime l'idée d'une personne avec qui l'on partage une situation, une activité ou une condition.

Le dioula dispose aussi de composés construits autour de ɲɔgɔn, élément qui renvoie à la relation réciproque, au pair, au partenaire. Ainsi, kalandenɲɔgɔn peut désigner le camarade d'étude ou le camarade de classe. Baarakɛɲɔgɔn peut traduire le camarade de travail ou le collègue. Tagamaɲɔgɔn désigne celui avec qui l'on marche, voyage ou chemine ; il correspond très bien au « camarade de route », au sens propre comme au sens métaphorique.

Le mot baden ouvre une autre piste. Littéralement, il désigne le frère ou la sœur de même mère. Mais dans les usages sociaux, un terme de parenté peut être élargi pour exprimer la proximité, la solidarité et la fraternité. Baden peut donc convenir lorsque « camarade » prend le sens de frère de condition, frère de lutte ou membre d'une même communauté morale. Toutefois, il faut l'utiliser avec prudence, car il ajoute une charge fraternelle forte que le mot français « camarade » ne porte pas toujours.

Enfin, dans le contexte politique moderne, surtout dans les milieux militants, syndicaux ou partisans, on peut envisager soit l'emprunt kamaradi / kamarade, soit une traduction plus sémantique comme kɛlɛɲɔgɔn, c'est-à-dire compagnon de lutte. Le choix dépend de l'effet recherché : l'emprunt garde la coloration politique et administrative du français ; la traduction par kɛlɛɲɔgɔn insiste sur l'expérience commune du combat ; tɔɲɔgɔn offre une solution plus générale et plus équilibrée.

Tableau comparatif

Conclusion

En définitive, le cas du mot « camarade » montre que traduire, ce n'est pas seulement transférer un mot d'une langue à une autre. C'est interpréter une relation sociale. Le français rassemble sous « camarade » plusieurs formes de proximité : scolaire, professionnelle, militaire, politique, affective ou militante. Le dioula, lui, invite à préciser la nature du lien : étudier ensemble, travailler ensemble, marcher ensemble, lutter ensemble, être amis ou se reconnaître comme frères de condition. Le contexte burkinabè récent consacre l'usage administratif d'un mot français ; la traduction en dioula, elle, reste un travail d'interprétation sociolinguistique. Faut-il traduire la forme, traduire l'idée politique, traduire la fraternité sociale ou traduire la relation de compagnonnage ? C'est à ce niveau que la langue révèle sa profondeur culturelle.

Note de réflexion sociolinguistique
Mamadou Lamine SANOGO
Directeur de recherche en sociolinguistique
INSS/CNRST Ouagadougou / Burkina Faso

Références indicatives

Dictionnaire de l'Académie française, entrée « camarade » : origine espagnole camarada et sens militaire initial.
CNRTL, entrée « camarade » : évolution sémantique du mot vers l'idée de personne partageant une situation avec une autre.

Webonary, Dictionnaire dioula du Burkina Faso : entrées tɔɲɔgɔn et baden.
Burkina Media, 16 avril 2026 : mention d'une circulaire ministérielle du 15 avril 2026 sur l'usage de « camarade » dans certaines correspondances administratives.
Libreinfo.net, 3-4 juin 2026 : circulaire de la Primature datée du 1er juin 2026 sur l'harmonisation de l'usage du terme « camarade ».

Lefaso.net, compte rendu du Conseil des ministres du 4 juin 2026 : emploi de « Camarade » dans des formulations de nomination administrative.
Oxford Learner's Dictionaries, entrée comrade : origine et usages anglais du terme.
Ressources sur le russe товарищ / tovarichtch : sens de partenaire, associé, compagnon, puis formule politique soviétique.

Categories: Afrique, Défense

« Challenge Zone de l'Ouest » : Orange Money Burkina Faso récompense ses meilleurs points accepteurs

Thu, 11/06/2026 - 00:02

Orange Money Burkina Faso poursuit sa dynamique de valorisation de son réseau de partenaires. Le mardi 9 juin 2026, le service de portefeuille mobile a procédé à la remise officielle des derniers lots de son jeu promotionnel baptisé « Challenge Zone de l'Ouest », au siège régional d'Orange Burkina Faso à Bobo-Dioulasso. À l'issue d'un mois de compétition basée sur la performance, quatre motos, quatre réfrigérateurs et quatre gazinières ont été remis aux meilleurs points accepteurs Orange Money de la région.

L'ambiance était festive dans les locaux d'Orange Burkina Faso à Bobo-Dioulasso. Responsables de points de vente, partenaires et représentants des gagnants ont pris part à cette cérémonie qui vient consacrer plusieurs semaines d'efforts dans la promotion et l'utilisation des services Orange Money. Selon le chef de département de la région commerciale de l'Ouest, Cheick Omar Diallo, cette initiative vise avant tout à témoigner la reconnaissance de l'entreprise à l'endroit de ses marchands, véritables relais de proximité du service Orange Money.

« Ce challenge a été lancé particulièrement pour dire merci à nos marchands, nos points accepteurs de la région de l'Ouest. Aujourd'hui, les clients ont la possibilité d'utiliser leur compte Orange Money pour effectuer des achats partout au Burkina Faso, et nos partenaires jouent un rôle essentiel dans cette dynamique », a-t-il expliqué.

Une vue des lots remis aux heureux gagnants du jeu « Challenge Zone de l'Ouest » de Orange Money Burkina

Une compétition basée sur la performance

Le « Challenge Zone de l'Ouest » a démarré au début du mois de mai 2026. Pendant un mois, les points accepteurs ont été évalués sur plusieurs critères liés à leur activité, notamment le volume et la valeur des transactions réalisées à travers Orange Money. Chaque semaine, des récompenses intermédiaires étaient attribuées aux meilleurs participants. Réfrigérateurs et gazinières ont ainsi été distribués tout au long de la compétition, avant l'attribution des lots majeurs lors de la cérémonie finale.

Le chef du département de la région commerciale de l'Ouest, Cheick Omar Diallo, remet un lot à un heureux gagnant

« Il s'agissait d'un challenge fondé sur la performance. Nous avons récompensé les points accepteurs qui ont enregistré le plus de transactions, aussi bien en volume qu'en valeur », a précisé Cheick Omar Diallo. Au total, l'opérateur indique avoir mobilisé plus de dix lots, entre motos, réfrigérateurs, gazinières pour cette opération promotionnelle destinée à encourager les acteurs du réseau Orange Money dans la région de l'Ouest.

Le chef de département de la région commerciale de l'Ouest, Cheick Omar Diallo, a expliqué les objectifs du jeu

Encourager l'adoption des paiements numériques

À travers cette initiative, Orange Money Burkina Faso entend également accélérer l'adoption des solutions de paiement électronique dans les régions du Guiriko et des Tannounyan. Pour l'entreprise, Orange Money s'impose aujourd'hui comme un outil pratique, sécurisé et accessible pour les commerçants comme pour les particuliers. « Nous invitons nos clients à utiliser davantage Orange Money. C'est un service fiable, sécurisé et qui facilite les transactions du quotidien. Avec l'application Maxi It, l'expérience devient encore plus simple et plus pratique », a souligné le responsable régional. Cette stratégie s'appuie notamment sur un vaste réseau de points accepteurs qui permettent aux utilisateurs d'effectuer leurs achats et paiements dans de nombreux commerces à travers le pays.

Mahamadou Barry, représenté à la cérémonie par Mandou Sidibé, très satisfait de cette distinction, a salué l'initiative d'Orange Money Burkina

Des bénéficiaires reconnaissants

Parmi les gagnants du jour figure Mahamadou Barry, représenté à la cérémonie par Mandou Sidibé. Très satisfait de cette distinction, ce dernier a salué l'initiative d'Orange Money Burkina. « C'est un sentiment de joie. Nous disons merci à Orange, à ses collaborateurs et à tous ses partenaires. Ce cadeau est le fruit d'un travail accompli. Nous souhaitons que cette initiative se poursuive et que l'entreprise continue à prospérer », a-t-il déclaré. Pour lui, les principaux atouts d'Orange résident dans la fiabilité de ses services, leur disponibilité ainsi que leur capacité à répondre aux besoins des utilisateurs.

La photo de famille

Même satisfaction du côté d'Ousmane Korbéogo, autre bénéficiaire de cette campagne promotionnelle. « Je suis tellement content. Depuis que nous utilisons la puce marchande Orange, nous n'avons jamais rencontré de difficultés. Les dépôts, les retraits et les paiements des clients se déroulent normalement », a-t-il témoigné.

Ousmane Korbéogo, autre bénéficiaire de cette campagne promotionnelle, a invité les acteurs économiques hésitants à adopter les services Orange Money dans leurs activités

Le commerçant a également invité les acteurs économiques encore hésitants à adopter les services Orange Money dans leurs activités. À travers le « Challenge Zone de l'Ouest », Orange Money Burkina Faso confirme sa volonté de renforcer ses liens avec les commerçants et partenaires qui contribuent quotidiennement au développement des services financiers mobiles dans le pays. Au-delà des récompenses, cette initiative traduit aussi une stratégie axée sur la proximité, la reconnaissance de la performance et la promotion de l'inclusion financière numérique.

Romuald Dofini
Lefaso.net

Categories: Afrique, Défense

Initiative présidentielle pour la santé : Les futurs Centres médicaux communaux du Kadiogo affichent un taux de réalisation de plus de 70 %

Thu, 11/06/2026 - 00:00

Le ministre directeur de cabinet du président du Faso, le capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin Médah, accompagné par le ministre de la Santé, Lucien Robert Jean-Claude , a effectué une visite des chantiers de construction des Centres médicaux communaux (CMC) dans la région du Kadiogo. À l'issue de cette tournée sur quatre sites, les autorités ont salué un taux d'exécution compris entre 70 % et 75 %.

‎Sur les 4 sites visités, Bassinko, Pabré, Gampèla et Nagrin), le ministre directeur de cabinet du président du Faso a exprimé sa satisfaction quant à l'avancement des travaux sur l'ensemble des chantiers. L'exécution des travaux évaluée entre 70% et 75%.

« Nous avons visité nos Centres médicaux communaux et nous repartons très satisfaits de la tendance générale des travaux que nous avons observée », a indiqué le ministre directeur de cabinet à l'issue de la visite.

Satisfait de l'avancement des chantiers, le Camarade Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, a félicité et encouragé les entreprises


‎« Le suivi était vraiment très rigoureux (…) et le rythme, très accéléré. », a expliqué le coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour la Santé, Drissa Traoré, d'où ce niveau de réalisation avancé.

‎« Cette sortie c'est pour apprécier l'état d'avancement des travaux parce que nous avons déjà lancé l'acquisition des équipements qui vont bientôt arriver sur nos sites », précise le Coordonnateur de l'IPS.

Le Camarade Coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour la Santé, a souligné que les équipements ont été déjà commandés, en attendant la réception travaux


‎Le ministre directeur de cabinet a invité les bénéficiaires qui font déjà un travail d'accompagnement et de suivi des travaux, à engager chacun, les énergies nécessaires pour une meilleure exécution des projets.

‎Le ministre de la Santé, Lucien Robert Jean-Claude Kargougou, a salué la vision du président du Faso qui veut rapprocher les soins de santé de qualité des populations.

Le Camarade Ministre de la Santé, Lucien Robert Jean-Claude KARGOUGOU a exprimé sa fierté de l'apport de ces Centres médicaux communaux dans le système sanitaire burkinabè


‎Ces centres médicaux en construction s'inscrivent dans le cadre de l'initiative présidentielle pour la Santé, un ambitieux programme d'investissement dans ce secteur, pour la réalisation de 55 Centres médicaux communaux dans plusieurs régions du Burkina Faso.

Lefaso.net

Source : Direction de la communication de la présidence du Faso

Burkina/Région des Koulsé : L'initiative « Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise ! » nourrit des ambitions

Thu, 11/06/2026 - 00:00

Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités de promotion de l'entrepreneuriat et de l'inclusion financière, l'Agence belge de coopération internationale (Enabel) a organisé, les 9 et 10 juin 2026 à Kaya, chef-lieu de la région des Koulsé, les journées « Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise ! ». Cette activité, qui a réuni environ 400 participants, dont des institutions financières, des entrepreneurs, des autorités locales et des partenaires techniques, vise à renforcer les liens entre les acteurs de l'écosystème entrepreneurial, faciliter l'accès aux mécanismes de financement et promouvoir des solutions innovantes adaptées aux besoins des jeunes, des femmes, des micro-petites et moyennes entreprises (MPME) ainsi que des populations vulnérables.

C'est dans une ambiance de ferveur que se sont ouvertes, dans la matinée du mardi 9 juin 2026, ces journées, placées sous la présidence du gouverneur hôte, région des Koulsé, et en présence de nombreuses autorités de la localité. Organisée par le projet OKD, mis en œuvre par le consortium Enabel-GIZ (Agence de coopération internationale allemande pour le développement), "Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise !", l'activité vise principalement à assurer l'intermédiation entre l'offre et la demande de financement, afin de dynamiser l'entrepreneuriat local et de promouvoir l'inclusion financière. En d'autres termes, il s'agit de promouvoir l'entrepreneuriat et l'inclusion financière au bénéfice des MPME (Micro-petites et moyennes entreprises), des organisations économiques (SCOOPS), des jeunes, des femmes, des personnes déplacées internes et d'autres groupes vulnérables.

Ici, au premier plan, de droite vers la gauche : le directeur-pays d'Enabel, Jozef Noordholland De Jong, la secrétaire générale de la région, Bernadette Adenyo et la 2è vice-présidente de la délégation spéciale de Kaya, Aminata Dianda qui a livré un discours à travers lequel elle a salué l'impact de l'initiative.

De façon spécifique, « Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise ! » ambitionne de stimuler le networking et les partenariats (favoriser les échanges et les mises en relation entre institutions financières, entrepreneurs, autorités locales et partenaires techniques afin de créer des synergies, encourager les collaborations et développer de nouvelles opportunités d'affaires).

Promouvoir des solutions de financement inclusives à travers la présentation de mécanismes de financement et d'inclusion financière adaptés aux besoins spécifiques des MPME, des jeunes, des femmes, des SCOOPS et des Personnes déplacées internes (PDI). Il s'agit enfin de renforcer les capacités des participants, en vue de consolider les compétences techniques, entrepreneuriales et managériales à travers des master classes, des panels thématiques, des conférences et des sessions de partage d'expériences.

La Master class inaugurale avec les entrepreneurs modèles, et de gauche vers la droite : Abdou Ouédraogo, le modérateur, Evelyne Ouédraogo et Hélène Balima.

Enabel réaffirme ainsi son engagement aux côtés du Burkina Faso …

C'est avec la pleine mesure de ses enjeux, surtout dans le contexte national et local actuel, que la secrétaire générale de la région, Bernadette Adenyo, prononçant le discours du gouverneur dont elle était le représentant à la cérémonie d'ouverture, a félicité l'ensemble des partenaires de mise en œuvre pour leur engagement constant aux côtés des autorités burkinabè dans la promotion du développement local, du renforcement de la résilience communautaire et de l'autonomisation économique des populations.

« La région des Koulsé se distingue comme un espace de transformation et de recomposition sociale et économique, porté notamment par les mouvements de retour progressif des populations vers leurs localités d'origine, la réactivation des activités économiques et la restauration progressive des services sociaux de base. Par ailleurs, ces évolutions s'accompagnent d'enjeux structurants liés à l'adaptation aux effets des changements climatiques, à la valorisation durable des ressources locales et à la consolidation des chaînes de valeur économiques et territoriales. Dans ce contexte, le renforcement des mécanismes d'inclusion financière, l'accompagnement des initiatives entrepreneuriales et la structuration des écosystèmes économiques locaux apparaissent comme des leviers essentiels pour soutenir cette trajectoire de transformation collective et durable. L'entrepreneuriat demeure un levier central de création d'emplois, de génération de revenus et de stabilité sociale. Il constitue également une réponse essentielle aux enjeux d'insertion des jeunes, d'autonomisation des femmes et de résilience des personnes déplacées internes », situe la mandataire du gouverneur, soulignant que les porteurs de projets font cependant face à des contraintes persistantes, notamment l'accès limité au financement et l'insuffisance des mécanismes de mise en relation avec les institutions financières. D'où la pertinence, relève-t-elle, de l'initiative « Connect'Finance : concrétise ton idée, propulse ton entreprise ! ».

La secrétaire générale de la région, Bernadette Adenyo, avec à sa droite, le directeur-pays d'Enabel.

Pour son directeur-pays, Jozef Noordholland De Jong, Enabel réaffirme ainsi son engagement aux côtés du Burkina Faso, pour promouvoir une économie locale plus inclusive, plus résiliente et créatrice d'emplois et d'opportunités.
‘'Connect'Finance Koulsé'' est, soutient-il, un espace pour apprendre, échanger et trouver des opportunités pour faire avancer son projet, son business. « Nous sommes convaincus qu'il ne peut y avoir de développement territorial durable sans tissu entrepreneurial dynamique et sans un meilleur accès aux services financiers et non financiers adaptés aux réalités des populations », estime Jozef Noordholland De Jong, justifiant du coup la portée de cette initiative.

Le directeur-pays d'Enabel, Jozef Noordholland De Jong, livrant son discours.

Dans la master class inaugurale, trois jeunes porteurs de projet, accompagnés à travers le projet OKD par le consortium Enabel-GIZ, ont bien voulu partager leurs expériences aux centaines de participants, assorties de nombreux conseils. Il s'agit d'Abdou Ouédraogo, responsable de l'entreprise d'élevage « Nayi Nééré », basée à Kaya, spécialisée dans l'élevage de la volaille ; Evelyne Ouédraogo, fondatrice de l'entreprise « Yilma détergents », sise à Kaya et connue dans la production de différents types de détergents et savons pour le nettoyage des surfaces, du linge, de la vaisselle et de douche corporelle ; Hélène Balima, résidant à Boulsa, promotrice de « Bark Kindi Confection », unité de perlage spécialisée dans la confection d'articles à base de perles (porte-clés, porte-lotus, porte-stylos, porte-fruits, pots de fleurs, nappes de tables, sacs à main et bien d'autres articles). Tous sont aujourd'hui devenus des entrepreneurs modèles, dont l'expertise est sollicitée dans leur domaine d'évolution pour des formations.

De leur intervention, on note que chacun de ces jeunes entrepreneurs modèles a bénéficié de nombreuses formations ciblées (comprendre ce que c'est que l'entreprenariat, formations en développement personnel, éducation financière, communication d'entreprise, marketing digital…). Ils ont ensuite été dotés de moyens matériels, financiers et moraux à travers la mise en relation avec des mentors et un réseautage. Ce qui a permis à chacun de non seulement formaliser son entreprise, de mieux l'organiser, mais également de booster ses activités et, partant, de multiplier son chiffre d'affaires.

On retient également de ce moment de partage d'expériences que formation, persévérance et confiance en soi sont des éléments indispensables au succès dans l'entrepreneuriat. Fort donc de l'expérience vécue avec Enabel et ses partenaires, ces entrepreneurs modèles plaident pour l'élargissement du projet à plus de personnes possibles dans la région des Koulsé.

O.L.
Lefaso.net

Centres médicaux communaux : Les chantiers du Kadiogo avancent à un rythme satisfaisant

Wed, 10/06/2026 - 23:45

Le ministre directeur de cabinet du Président du Faso, le capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin Médah, a effectué, le mardi 9 juin 2026, une visite des chantiers de construction des Centres médicaux communaux (CMC) dans la région du Kadiogo.

Cette sortie avait pour objectif de constater l'état d'avancement des travaux sur quatre sites : Bassinko, Pabré, Gampèla et Nagrin. À l'issue de la visite, le ministre s'est déclaré satisfait de la progression des réalisations, dont le taux d'exécution est estimé entre 70 % et 75 %.

Le capitaine Médah était accompagné du ministre de la Santé, Lucien Robert Jean-Claude Kargougou, ainsi que du coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour la santé, Drissa Traoré.

Burkina : Le conseil d'administration de la Radio Daande Liptako reçu par le Premier ministre

Wed, 10/06/2026 - 23:00

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, le mercredi 10 juin 2026, une délégation du conseil d'administration de la Radio de l'Alliance des États du Sahel (Radio Daande Liptako). Selon la Présidente du conseil d'administration, Moussokoura Konaté, la délégation est venue rendre compte des travaux de la première session au chef du gouvernement burkinabè.

Décès de Hadja Haoua OUEDRAOGO : Remerciements

Wed, 10/06/2026 - 22:30

• Le Yatenga Naaba Kiiba,

• Sa Majesté Naaba Télé Baongo de Bourzanga,
• Les grandes familles BADINI et OUEDRAOGO à Bourzanga, Ouahigouya, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso,

• La famille BANGBATINBO à Ouahigouya, Aorèma, Ouagadougou et Bobo Dioulasso,
• La famille de feu El Hadj Seydou Boulhabo OUEDRAOGO,
• La famille de feu El Hadj Hamadé Bougraoua OUEDRAOGO,

• La famille de feu El Hadj Pamoussa SANA,
• La famille de feu Amadoun OUEDRAOGO,
• Les familles alliées et amies,
• Les époux, enfants, oncles, frères, sœurs, neveux, nièces, cousins, cousines, petits-fils et arrière-petits-fils de la défunte,

Très touchés par les nombreuses marques de sympathie, d'affection et de solidarité, expriment leur profonde gratitude aux voisins et à toute la population de Kamsaoghin, aux responsables de services et institutions publiques et privées, ainsi qu'à toutes les personnes qui, de près ou de loin, leur ont apporté un soutien moral, matériel et financier lors du décès, de l'inhumation et du doa de leur fille, épouse, mère, sœur, cousine, belle-mère, tante, grande-mère et arrière grande - mère :
Hadja Haoua OUEDRAOGO Décédée le mercredi 06 mai 2026.

Ils vous remercient d'avoir partagé leur peine et honoré sa mémoire à leur côté.

Ils s'excusent de ne pouvoir citer de noms, de peur d'en oublier.

Que l'âme de Hadja Haoua OUEDRAOGO repose en paix

Qu'Allah vous rende au centuple vos bienfaits.

Décès de KABORE Hilaire : Faire-part

Wed, 10/06/2026 - 22:00

« Mathieu, 25 : 21 – Son maitre lui dit : C'est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de chose, je te confirai beaucoup ; entre dans la joie de ton maitre. »

C'est avec une profonde tristesse et une immense foi en la résurrection que nous vous faisons part du rappel à Dieu de notre très cher fils, époux, frère, cousin, père, oncle, grand-père et ami :

Monsieur KABORE Hilaire
Ingénieur de Conception en Electro-mécanique à la retraite, ancien Directeur général de la SONABHY, ancien Président de l'Association des Raffineurs et Distributeurs Africains (L'ARDA) de 2018 à 2019, ancien Secrétaire général du Conseil d'Administration de l'Etoile Filante de Ouagadougou (EFO) et Officier de l'ordre de l'Etalon
Décédé le 05 juin 2026 à la Polyclinique Internationale de Ouagadougou, à l'âge de 65 ans, des suites d'une courte maladie, dans l'entourage des siens et dans la paix du Seigneur.

Il était entouré de l'affection des membres de sa famille, ses amis ainsi que de toute la parenté.

PROGRAMME :
• Récitation du chapelet par la CCB St Jean Paul II : Du lundi 08 au jeudi 11 à 19H au domicile familial sis à Ouaga 2000
• Levée du corps : vendredi 12 juin 2026 à BOGODOGO à 16h00
• Veillée de prières : vendredi 12 juin 2026 au domicile familial sis à Ouaga 2000 à 19h30
• Absoute à l'église St Jean 23 de Ouagadougou, le samedi 13 juin 2026 à 08h00, suivi de l'inhumation dans son village natal à Lallé à 14h00.
La famille reconnaissante remercie toutes les personnes qui prendront part à sa peine, ainsi que le personnel soignant, les prêtres, les servants d'autel et les choristes. Elle s'excuse par avance des éventuelles omissions.

De la part de :
Sa majesté le Lallé Naaba GUIGMDE Polé ;
Son Excellence Monsieur Rock Marc Christian KABORE ;
Monsieur KABORE Rakoudondba François ;
La grande famille KABORE à Lallé, Ouagadougou, Koudougou, Cote d'Ivoire et en France ;
Le Ouidi Naaba de Lallé et la grande famille OUEDRAOGO à Lallé ;
La famille ILBOUDO, RAPADEMNABA et SAWADOGO à Boulsa et Ouagadougou ;
La famille KINDA à Boussaka ;
Les familles alliées

La veuve KABORE/ILBOUDO Candide Euphrasie ;

Sa fille KABORE Alexandra Emmanuella Désirée Wendinyolsdé ;

Ses frères et sœurs :
o Paulette, épouse OUEDRAOGO à Ouagadougou
o Chantal, épouse SINARE à Dawanegomde
o Vincent à SOMISA-SAMBRADO
o Denis à EERI BF
Les neveux, nièces et petits enfants.
Ouagadougou, le 07 juin 2026

Décès de ROUAMBA née KIEMDE Colette : Faire-part et remerciements

Wed, 10/06/2026 - 20:12

Son Excellence le Ouidi Naba Kiiba, les grandes familles ROUAMBA et KIEMDE ainsi que leurs alliés, profondément touchés du soutien dont ils ont bénéficié, remercient du fond du cœur toutes les personnes qui, de près ou de loin, à travers divers actes et contributions multiformes, ont compati à leur douleur lors du rappel à Dieu le 06 juin 2026 suvi de son inhumation le 09 juin 2026 à Ouagadougou, de leur très chère épouse, mère, fille, sœur, belle-soeur, tante, grand-mère et arrière grand-mère,
ROUAMBA née KIEMDE Colette, à l'âge de 68 ans.
Puisse le Seigneur vous bénir tous et rendre à chacun le centuple de ses bienfaits.

Tout en renouvelant leur profonde gratitude à chacune et à chacun, la famille ROUAMBA informe les parents, amis et connaissances que la première messe pour le repos de l'âme de la défunte sera célébrée le dimanche 14 juin 2026 à 07h00 à la Chapelle Saint Barthélémy de Noos Kudguin et sera suivie de la levée du deuil au domicile familial à Nonsin.
Union de Prières !

La politique chinoise du zéro droit de douane devrait ouvrir un nouveau chapitre dans les relations sino-marocaines (PAPIER D'ANGLE)

Wed, 10/06/2026 - 19:40

Le prochain événement au Maroc de l'Exposition économique et commerciale Chine-Afrique (CAETE) devrait renforcer les liens économiques entre la Chine et le Maroc, alors que la politique du zéro droit de douane appliquée par la Chine aux pays africains et l'intensification de la coopération industrielle ouvrent de nouvelles perspectives en matière de commerce, d'investissements et d'intégration des chaînes d'approvisionnement.

Organisé conjointement par le secrétariat de la CAETE et le ministère marocain de l'Industrie et du Commerce, l'événement se tiendra à Casablanca de mercredi à vendredi.

Il s'agit de la première grande manifestation économique et commerciale organisée en Afrique par la province chinoise du Hunan (centre) depuis que la Chine a pleinement mis en œuvre la politique du zéro droit de douane pour les 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques.

UN COUP DE POUCE POLITIQUE
Selon des analystes et des chefs d'entreprise, cette politique du zéro droit de douane devrait stimuler les échanges bilatéraux et élargir l'accès au marché chinois pour les produits africains.

Nasser Bouchiba, président de l'Association pour la coopération et le développement Chine-Afrique, a déclaré que cet événement de la CAETE au Maroc intervient à un moment où la politique du zéro droit de douane de la Chine a été pleinement mise en œuvre et où la coopération économique sino-africaine continue de s'approfondir.

Il a poursuivi que cet événement aidera les produits marocains de haute qualité à accéder plus facilement au vaste marché de consommation chinois, tout en permettant à des entreprises chinoises de renforcer leur présence en Afrique du Nord et d'approfondir l'intégration des chaînes industrielles et d'approvisionnement.

Les statistiques montrent que le commerce bilatéral entre la Chine et le Maroc a atteint 9,04 milliards de dollars en 2024, avant de passer à 10,96 milliards de dollars en 2025.

La Chine est restée le troisième partenaire commercial mondial du Maroc et son premier partenaire commercial en Asie pendant de nombreuses années consécutives.

En 2025, les exportations chinoises vers le Maroc ont totalisé 9,88 milliards de dollars, tandis que les importations en provenance du Maroc ont atteint 1,08 milliard de dollars.

Des observateurs du secteur estiment que la mise en œuvre de la politique du zéro droit de douane réduira considérablement le coût de l'exportation des marchandises marocaines vers la Chine et renforcera la compétitivité des produits de spécialité marocains sur le marché chinois.

Jawad Kerdoudi, président de l'Institut marocain des relations internationales, a estimé que la politique du zéro droit de douane allait contribuer à réduire le déficit commercial de l'Afrique vis-à-vis de la Chine et à attirer davantage d'investissements chinois, apportant ainsi des capitaux, des technologies, du savoir-faire et des opportunités d'emploi aux économies locales.

FAVORISER LA COOPERATION
Le Hunan est l'une des provinces chinoises les plus actives en matière de coopération économique et commerciale avec l'Afrique, voyant déjà nombre de ses entreprises saisir les opportunités créées par cette politique.

Depuis le début de l'année, Yang Yi, directrice générale de Hunan Yufei Industry Investment Co., Ltd., s'est activement préparée à cet événement de la CAETE au Maroc et a coordonné les plans de participation. Elle a également eu des échanges en ligne avec plusieurs entreprises chinoises opérant au Maroc concernant l'introduction de produits locaux de spécialité.

Pendant les congés du 1er-Mai de cette année, l'Exposition des produits de spécialité africains, organisée par Mme Yang, s'est achevée avec succès à Changsha, attirant environ 89.000 visiteurs en six jours.

"Nous espérons tirer parti de cet événement pour intégrer davantage de produits marocains haut de gamme, tels que les huiles essentielles et l'huile d'argan, dans le système de marque 'produits africains', élargir les canaux d'approvisionnement direct, améliorer les chaînes d'approvisionnement et tirer parti de la politique du zéro droit de douane afin que davantage de produits marocains de qualité puissent pénétrer le marché chinois sous des marques africaines", a détaillé Mme Yang.

TIRER PARTI DES RESSOURCES
Au-delà du commerce, les relations entre la Chine et le Maroc s'orientent de plus en plus vers l'intégration industrielle et la collaboration en matière de chaînes d'approvisionnement.

À Tanger, grande ville portuaire du nord du Maroc, la Cité Mohammed VI Tanger Tech est devenue une plateforme phare pour la coopération sino-marocaine en matière de capacités industrielles. En mars de cette année, cette zone industrielle avait signé des accords avec 42 entreprises, dont 34 sociétés chinoises, pour un montant total d'investissements prévus d'environ 3,5 milliards de dollars.

Le producteur chinois de matériaux pour batteries au lithium BTR New Material Group construit actuellement dans la zone industrielle des projets de production de matériaux cathodiques et de matériaux anodiques. Une fois achevés, ces projets devraient créer plus de 1.100 emplois hautement qualifiés.

Le Maroc, premier exportateur mondial de phosphate et riche en cobalt et en lithium, tire parti de ses ressources naturelles pour développer une filière industrielle dédiée aux énergies nouvelles, reliant les ressources marocaines, les capacités de transformation chinoises et les marchés européens.

Parallèlement, des institutions financières, dont la succursale du Hunan de la Banque agricole de Chine, ont continué à soutenir les entreprises du Hunan opérant au Maroc en les aidant à faciliter la fluidité des flux de capitaux transfrontaliers.

UN DEVELOPPEMENT VERT
Une série de projets verts et liés aux énergies nouvelles a également été lancée, illustrant l'approfondissement de la coopération pratique entre les deux pays.

Imad Toumi, président du groupe marocain MANAGEM, supervise actuellement les préparatifs en vue de la réception de plusieurs projets menés par des entreprises chinoises, notamment un projet de production de sulfate de cobalt de qualité batterie à Marrakech et un projet de dessalement d'eau de mer à Nador. Ces projets illustrent un modèle qui allie le développement économique et la protection de l'environnement, selon M. Toumi.

Cette année 2026 marque le dixième anniversaire de l'établissement du partenariat stratégique sino-marocain.

"La coopération sino-marocaine progresse régulièrement vers un développement de meilleure qualité et plus durable", a noté Xiao Hao, doyen exécutif de l'Institut des études africaines de l'Université du Hunan. "

Avec le coup d'envoi de la tournée africaine de la CAETE au Maroc, les échanges économiques, culturels et universitaires entre les deux pays sont sur le point d'atteindre un nouveau niveau", a-t-il dit.

Suisse : Jean Ziegler est décédé

Wed, 10/06/2026 - 17:54

Le sociologue, écrivain et ancien conseiller national suisse Jean Ziegler est décédé ce mercredi 10 juin 2026, à Genève à l'âge de 92 ans des suites de la maladie de Parkinson. L'information, annoncée par sa famille, a été confirmée par plusieurs médias suisses.

Figure emblématique de la gauche, Jean Ziegler laisse derrière lui un héritage intellectuel et politique considérable. Pendant plus d'un demi-siècle, il s'est imposé comme l'un des critiques les plus virulents des inégalités mondiales, de la faim dans le monde et des dérives de la mondialisation libérale.

Né le 19 avril 1934, ce sociologue genevois a mené une carrière marquée par l'engagement. Ancien député au Parlement suisse, il a également exercé les fonctions de rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, plaidant sans relâche pour davantage de justice sociale à l'échelle mondiale.

Jean Ziegler a publié de nombreux ouvrages dénonçant les mécanismes qui entretiennent la pauvreté et les inégalités. Même à un âge avancé, il est resté actif dans le débat public. En 2024, à l'occasion de ses 90 ans, il publiait encore un nouvel ouvrage intitulé « Où est l'espoir ? », un plaidoyer pour la résistance face aux crises contemporaines, aux conflits armés, aux famines et aux injustices sociales.

Tout au long de sa vie, Jean Ziegler a suscité autant l'admiration que la controverse. Admiré pour son franc-parler et son engagement en faveur des plus démunis, il a profondément marqué la pensée critique contemporaine et inspiré plusieurs générations de militants, d'universitaires et de défenseurs des droits humains.

Avec sa disparition, la Suisse perd une figure intellectuelle majeure dont les combats et les écrits continueront d'alimenter les réflexions sur les défis sociaux, économiques et humanitaires du monde contemporain.

Lefaso.net

Décès de Son Excellence Lonkou Olivier KINI : Faire-part

Wed, 10/06/2026 - 15:20

La grande famille KINI à Mamou, Ouagadougou, Chartres et Abidjan.

La grande famille NEBIE à Longa, Léo et Ouagadougou.

Les familles SIANI, TUINA, DOUANIO, TRAORE, BAMBIO, SEINI, GNOUMOU, YE, BASSIA, NIGNAN, AGALAOUE-ADOUA, IDO, YAGO, OUEDRAOGO, BAYALA, BASBOUGDA à Mamou, Madou, Bagassi, Yaho, Koudougou, Poupioho, Bia, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Paris, Abidjan…

Les enfants Joseph, Sandrine, Charles, Diane, Léonne, Louis-Paul, Félicité.

Les petits-enfants et arrière-petits-enfants Scolastique, Marie-Anne, Alexandre, Rachid, Souleymane, Arshad, Kenyon, Amel, Brandon et Korah.

Les frères et sœurs Bono Félix, Halonkou, N'Wohounou à Ouagadougou et Mamou.

Les neveux et nièces.

Les familles alliées NAPON, BASSOLE, SANGO, PILABRE, DIRA et GANOU.

Les familles amies YAO, KERE, SERE, OUEDRAOGO…

Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur père, frère, grand-père, arrière-grand-père, oncle, cousin, beau-frère et ami.

Son Excellence Lonkou Olivier KINI

Ambassadeur à la retraite

Rappelé à Dieu le lundi 08 juin 2026 à Ouagadougou.

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PROGRAMME DES OBSÈQUES

Jeudi 11 juin

• 16h30 : Levée de corps à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo et transfert de la dépouille au domicile familial à Zogona.

• 19h30 : Veillée de prière au domicile familial à Zogona.

Vendredi 12 juin

• 07h30 : Levée de corps au domicile familial à Zogona.

• 08h00 : Messe d'absoute à l'Église Saint Camille, suivie du transfert de la dépouille mortelle au village à Mamou (Province des Balé).

Samedi 13 juin

• Cérémonie traditionnelle d'obsèques à Mamou (toute la journée), suivi de l'inhumation dans la soirée.

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« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le seigneur ! Oui, dit l'esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. »

Apocalypse 14 :13

« Que son âme repose en paix »

Environnement : Le festival international de musique pour l'environnement ouvre ses portes ce vendredi 12 juin 2026

Wed, 10/06/2026 - 12:52

LE FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUE POUR L'ENVIRONNEMENT vous convie ce vendredi à la cérémonie d'ouverture d'ouverture de la 4em edition du FESIME placée sous le patronage du camarade Pingwende Gilbert Ouédraogo Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le parrainage de sa Majesté Goungha Naaba Saneem et le co parrainage de Saidou Bikienga de Nagreogo, gardien du savoir ancestral des arbres médicinaux et ambassadeur de la paix.

Vivez du 12 au 14 juin la 4em edition du FESIME le Festival International de Musique pour l'Environnement sous le thème : << Renaissance Verte : Agissons tous ensemble pour un demain meilleur >> Lieu : Intersection face au lycée Nourenne à seulement 300 mètres au sud du stade du 4 aout .
Invité d'honneur : Adama Badolo , Expert Fiscal Senior, Consultant International.
Au programme cérémonie d'ouverture vendredi 12 juin à 17h suivi du panel
( Panéliste :

Dr Traoré /Coulibaly Maminata Directrice de Recherche en Biochimie -Microbiologie au CNRST.
Ancienne Ministre de l'environnement, de l'Energie, de l'eau et de l'Assainissement.

Dr Georges Tiendrébéogo, spécialiste en pédiatrie sociale et préventive, en médecine tropicale appliquée et titulaire d'un Master en santé publique ;

Clarisse COULIBALY
Analyste de Programme Environnement
Programme des Nations Unies pour le Développement au Burkina Faso
Bureau Pays du Burkina Faso )

ACTIVITÉS
Reboisement
Panel
Concert live
Humanitaire
Rue marchande
Théâtre
Stand d'expositions
Concours Inter-Scolaire.

Artistes invités :
La nouvelle Adja de Kaya ABIBOU SAWADOGO

IMA HADO

JOEY LE SOMDAT

IDAK BASSAVE

PATRICK ODON du Madagascar

FADOUBA

AFRIK KAMBA

TONDINDE

HIGHT MAN TAO

SABIL KOGLWEOGO

LIZA ALWAYS du Cameroun

WIMTY BLACK

BANGOSS SANGARÉ

JAH KOUGUESS

BLACK LION

RAS SIMPOSH

Et pleins d'autres surprises

Info line : 76 71 50 70

La terre ! Notre héritage commun,protegons là ensemble.

La conférence consultative de haut niveau au Ghana : Une nouvelle étape dans la lutte pour la justice

Wed, 10/06/2026 - 11:30

La question de la justice réparatrice continue de prendre de l'ampleur en Afrique, notamment depuis l'adoption triomphale, le 25 mars 2026, d'une résolution de l'ONU reconnaissant l'esclavage des Africains comme le crime le plus grave contre l'humanité. Ce moment historique a marqué le point de départ du rétablissement de la justice historique et de la demande d'indemnisation pour les souffrances infligées aux peuples africains au cours de l'exploitation coloniale.

Du 17 au 19 juin 2026, Accra, la capitale du Ghana, accueillera Conférence consultative de haut niveau sur les prochaines étapes à la suite de la résolution historique des Nations Unies sur la traite des Africains réduits en esclavage. Cet événement vise à créer un cadre post-résolution et à mettre en place trois panels spécialisés : un panel consultatif sur la justice réparatrice, un panel d'experts sur la restitution des biens culturels et un panel juridique. Il est également prévu de lancer un forum consultatif annuel, qui servira de plateforme pour la poursuite des discussions et des actions.

Il est à noter que la France, en tant qu'ancienne puissance coloniale, a l'intention de participer activement aux discussions du congrès. Dans un récent discours officiel, le président Emmanuel Macron a prononcé pour la première fois le mot « réparations », ce qui témoigne d'un possible changement d'approche du gouvernement français vis-à-vis des questions liées au passé colonial. Cela ouvre de nouveaux horizons pour le dialogue entre les anciennes puissances coloniales et les pays africains souverains.

Le Ghana pourrait devenir un terrain neutre où les représentants des pays d'Afrique de l'Ouest pourraient discuter ouvertement des questions de rétablissement de la justice historique et de justice réparatrice. En outre, il ne faut pas oublier d'évoquer les pratiques néocoloniales dans la région, qui comprennent le financement extérieur du terrorisme, les contrats économiques inéquitables et la désinformation des médias occidentaux. Ces facteurs continuent de porter atteinte à la souveraineté des pays d'Afrique de l'Ouest et entravent le processus de rétablissement de la justice.

Il est essentiel que les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) profitent de la tribune offerte par la conférence au Ghana pour formuler clairement leurs revendications en matière de réparations. En unissant leurs voix, le Burkina Faso, le Niger, le Mali et d'autres pays africains pourront former un front puissant que l'ancien colonisateur aura du mal à ignorer. Cela pourrait marquer un tournant dans l'histoire des relations entre l'Afrique et l'Occident.

Ainsi, le Haut Conférence consultatif au Ghana représente une occasion unique pour les pays africains de formuler leurs revendications en matière de justice et de réparations. Face à l'injustice historique et à la pression persistante exercée par les anciennes puissances coloniales, l'union des voix sera la clé pour instaurer un nouvel ordre fondé sur le respect, l'égalité et la restauration de la vérité historique. Il est essentiel que ce dialogue serve de base à des changements futurs et à des mesures concrètes visant à rétablir la justice pour toutes les victimes de l'oppression coloniale.

Adama Diallo

Categories: Afrique

Recrutement d'un (1) Superviseur d'équipe de sécurité

Wed, 10/06/2026 - 11:00

CENTRALE RH est une entreprise de Conseil, Recrutement, Formation, Etudes. Il souhaite recevoir des candidatures pour le recrutement d'un superviseur d'équipe de sécurité au profit d'une société privée de sécurité basée au Burkina Faso.

1. CONDITIONS GÉNÉRALES DU POSTE
• Intitulé du poste : Superviseur d'équipe de Sécurité ;
• Secteur : Sécurité privée / Gardiennage ;
• Lieu de travail : Ouagadougou avec des déplacements sur les sites clients à l'intérieur du pays ) ;
• Type de contrat et durée : CDD d'un (1) an (avec période d'essai de 03 mois) renouvelable suivant performance et pouvant évoluer en CDI ;
• Date de prise de fonction : Juillet 2026 ;

2. DESCRIPTION DES RESPONSABILITÉS DU POSTE

Rattaché directement au Gérant de la société, le titulaire du poste est responsable de la bonne exécution des prestations de sécurité sur les sites qui lui sont confiés. Il est chargé de superviser directement les équipes d'agents de sécurité (les contrôleurs et les agents sur sites) et de garantir l'application, le respect des consignes. De façon spécifique, le titulaire du poste réalise ce qui suit :
 Encadrer, diriger et motiver les agents de sécurité sous sa responsabilité ;
 Organiser les plannings et les rondes ;
 Assurer la transmission des consignes et le respect des procédures internes.
 Effectuer des rondes et des inspections inopinées ;
 Rédiger des rapports quotidiens ou hebdomadaires sur les incidents, les anomalies et la performance de l'équipe.

 Réagir rapidement en cas de sinistre, de tentative d'intrusion ou d'incident de sécurité ;
 Coordonner l'intervention des agents et, le cas échéant, des forces de l'ordre.
 Participer à l'intégration et à la formation continue des agents ;
 Veiller à leur tenue, leur discipline et leur professionnalisme.
 Être l'interlocuteur du client sur les aspects opérationnels de la sécurité ;
 Faire remonter les besoins spécifiques et les améliorations possibles,
 Participer au actions marketing et commerciales pour renforcer le portefeuille clients de l'entreprise.
 Suivre les présences, les temps de pause et les éventuelles heures supplémentaires
 Réaliser toute autre activité en lien avec le poste et réaliser toute autre tâche à lui confiée par le supérieur hiérarchique

3. EXIGENCES DU POSTE
Le titulaire du poste doit :
 Avoir le niveau BEPC minimum ;
 Avoir une attestation de formation professionnelle dans le domaine de la sécurité délivrée par un centre agréé par l'État Burkinabè ;
 Avoir Minimum 1 an d'expérience confirmée dans la sécurité privée (gardiennage ou surveillance) ;
 Être âgé entre 28 et 45 ans et avoir un casier judiciaire vierge ;
 Avoir une formation en gestion des risques ou un diplôme de chef d'équipe en sécurité est un atout ;
 Être disponible et capable d'effectuer des déplacements fréquents de jour comme de nuit à moto ;
 Avoir déjà été un agent de sécurité est un atout ;

 Avoir une expérience en encadrement est un atout ;
 Avoir le sens des responsabilités et une capacité d'analyse ;
 Savoir utiliser l'outil informatique (Word/Excel pour les rapports) ;
 Avoir un bon sens du relationnel client ;
 Être discret, de bonne moralité, courtois et avoir le sang-froid ;
 Être capable de faire face à tout type de public
 Etc.

4. DEPOT DES CANDIDATURES
Chaque personne intéressée doit faire parvenir à l'adresse centralerh@yahoo.fr au plutard le mercredi 17 Juin 2026 à 12H00, les documents suivants :
 Une lettre de candidature
 Un CV à jour ;
 Les copies de diplômes, attestations de formation et certificats de travail.

En cas de besoin, merci d'appeler aux heures normales de service sur le 25 39 31 04 ou envoyer un mail à l'adresse suivante : centralerh@yahoo.fr

Categories: Afrique

Savoirs endogènes : L'histoire du "Fou Wou" qui combat l'impuissance masculine

Wed, 10/06/2026 - 00:48

Le « Fou Wou », remède traditionnel contre l'impuissance sexuelle masculine à Koin, connaît de plus en plus une grande affluence. Héritier d'un savoir transmis de génération en génération, Tahirou Paré reçoit régulièrement des patients venus de différentes localités nationales et internationales. Dans cet entretien, réalisé avec l'appui de son frère cadet Amadou Jean Paré qui a assuré la traduction du san au français, il revient sur l'origine de cette pratique, son mode de transmission, les conditions du traitement et les témoignages de patients qu'il dit avoir accompagnés au fil des années.

Lefaso.net : Vous possédez le remède contre l'impuissance sexuelle. Comment se manifeste l'impuissance sexuelle masculine ?

Tahirou Paré : En parlant de manifestation, je veux vous expliquer en deux cas. Premièrement, le cas d'impuissance sexuelle peut être inné. C'est-à-dire que le garçon est né avec la maladie d'impuissance sexuelle. En réalité, il n'est pas en mesure d'entretenir des rapports sexuels avec une femme, faute d'érection. Le deuxième cas, c'est quand l'homme a perdu sa virilité à cause peut-être d'un sort lancé ou d'autres raisons. J'ai expliqué en deux cas, sinon c'est la même manifestation : l'homme n'a pas d'érection. C'est cela l'impuissance sexuelle.

Pouvez-vous soigner les deux cas ?

Non ! Nous soignons plus efficacement le deuxième cas, qui est une maladie contractée avec le temps. Comme je vous le disais, si c'est une maladie que vous avez eue avec le temps ou si c'est un sort, la solution se trouve ici chez Tahirou. Quand tu es né avec la maladie, nous ne traitons pas cela.

Combien de temps prend le traitement ?

En réalité, il n'y a pas de délai fixe. Quand vous prenez le produit et que la situation ne s'est pas encore améliorée, nous vous demandons de revenir pour en prendre. Mais en ce moment, vous n'êtes plus soumis aux obligations de payer encore ce que vous avez fait au début. Vous prenez juste le produit pour continuer le traitement. En ce moment, on peut même vous en envoyer si c'est fini. Tout dépend de vous. Mais il est très rare que le produit ne donne pas de satisfaction, très rare je vous dis.

Avez-vous des cas très difficiles à soigner ?

Nous avons hérité ce remède de nos aïeux et cela fait plus de 35 ans que je le fais, après la mort de mon géniteur. Pendant ces 35 ans, je n'ai pas encore été confronté à un cas où le patient n'a pas trouvé de satisfaction.

Quelles sont les conditions à fournir pour tout patient qui voudrait venir vous voir ?

Le remède demande que la personne apporte un coq blanc avec des ergots bien poussés. Il y a aussi du sel et de la farine à apporter. Il est aussi recommandé que la personne soit là avant midi parce que le produit ne se fait pas après une certaine heure. Le malade donne 5005 Francs CFA aussi comme le prix du produit.

À combien pouvez-vous estimer le nombre de patients que vous recevez par mois ?

Nous n'avons pas encore pris l'habitude de noter. Je pense qu'on va commencer à le faire. Mais en termes d'estimation, on peut avoir plus de 100 patients par mois.

Quelle catégorie de personnes recevez-vous régulièrement ? Des jeunes ou des vieux ?

Les jeunes sont les plus nombreux et cela est logique. Il y a aussi des vieilles personnes qui arrivent. Certains même viennent et ont du mal à rester debout. C'est une maladie et il faut la soigner. Sinon le plus gros lot est constitué de jeunes.

Comment pouvez-vous expliquer le fait que ce soient les jeunes qui sont les plus touchés ?

Je pense que c'est dû à l'alimentation. Maintenant, les gens mélangent tout pour manger. C'est l'une des conséquences, je pense.

Quels sont les interdits du produit ?

D'abord la cuisine du remède est faite uniquement par les hommes. Il n'y a pas de femme. Donc, le produit ne doit pas rentrer dans la bouche d'une femme. Elle ne doit ni gouter à la viande du coq ni au tôt qui est préparé.

Tahirou Paré produit le remède depuis plus de 35 ans

La femme empêche-t-elle l'efficacité du produit si elle le touche ?

En réalité, le produit est très efficace. Si une femme goûte, elle aura un désir sexuel très élevé. Ce qui peut même la pousser à l'infidélité parce que vous n'allez pas pouvoir la satisfaire. Vous savez que dans nos sociétés traditionnelles, l'infidélité de la femme n'est pas admise. C'est pour éviter tout cela qu'ils ont interdit à la femme de gouter au remède.

Est-il possible de se faire accompagner par son épouse pour prendre le produit ?

Ce n'est pas interdit. Il n'y a même pas une semaine, un patient était accompagné par sa femme. Comme ils sont arrivés tard, nous leur avons donné une place où ils ont dormi avant de suivre le traitement le lendemain.

Le patient est-il soumis à un régime alimentaire particulier après traitement ?

Non, il n'y a pas de restriction au niveau du régime alimentaire. Comme je vous le dis, s'il retourne et que le produit n'a pas encore donné satisfaction, il revient pour prendre la poudre à nouveau. Et cela coûte 2000 Francs CFA.

Avez-vous toujours eu le retour de vos patients ?

Grâce à Dieu, les retours sont positifs. Jusqu'à là, nous n'avons pas encore eu un cas où le patient est revenu se plaindre qu'il n'a pas eu de satisfaction et de lui rembourser son argent. On n'a pas encore eu ça et il n'en aura pas aussi, grâce à Dieu. Beaucoup nous appellent pour nous remercier et nous informent de la situation de leur couple. Et cela nous conforte aussi. C'est plus de 35 ans de pratique. Jusque-là, aucun de nos patients n'a été déçu.

Comment avez-vous reçu ce savoir ?

Nous avons appris l'histoire de nos parents, qui ont aussi appris de nos aïeuls. Notre aïeul s'était absenté pendant sept ans dans la brousse. À la 8ᵉ année, la famille a décidé un jour de le déclarer décédé et a procédé à la fixation de la date de ses funérailles. La discussion a eu lieu la nuit. Le lendemain très tôt le matin, il est apparu avec le produit en main. Loin de la concession, il a demandé de l'accueillir avec un pagne blanc et un griot. C'est ainsi qu'il a été accueilli pour l'amener en famille avec le produit.

Pour prendre le produit, il fallait débourser 100 cauris. Comme il y a du mal à trouver les cauris avec le temps, les grands-parents ont décidé de changer en le mettant à 5005 Francs CFA. C'est ce que j'ai appris de mes parents aussi.

Ceux qui ne sont pas impuissants mais qui ont une faiblesse sexuelle, peuvent-ils bénéficier de votre remède pour renforcer leur puissance sexuelle ?

(Rire). Mon fils, ce n'est pas comme ça que ça marche. Le remède guérit la maladie de l'impuissance sexuelle. Ce n'est pas pour renforcer la libido.

Mais c'est aussi une maladie quand un homme est faible sexuellement, non ?

C'est une maladie, mais je vous dis qu'on soigne pour ceux qui sont impuissants. Pour prendre le produit, il y a des conditions. Et les conditions, je vous ai expliqué en disant que la personne doit fournir un coq, la farine et le sel. Sur la base de quoi pouvons-nous envoyer le produit à quelqu'un qui n'est pas venu pour faire le remède ? Ce que je n'ai pas dit, c'est que pour faire le produit, le malade monte sur le coq. Et il y a toute une étape et ce n'est pas possible de donner le produit comme ça. Ce n'est pas un commerce.

Est-ce qu'il existe une collaboration entre vous et la médecine moderne ? Sinon, est-ce que des centres médicaux vous transfèrent des malades et vice versa ?

Pour le moment non. Quand les malades viennent, ce sont eux qui nous disent qu'ils ont fait plusieurs fois les hôpitaux sans solution. Sinon, aucun hôpital ne nous a envoyé un malade.

Avez-vous déjà eu à recommander certains cas aux structures sanitaires modernes parce qu'ils sont plus complexes ?

Jamais. Dieu merci, nous n'avons pas encore de cas difficiles à gérer.

Amadou Paré, le frère cadet de Tahirou Paré, appelle les couples à ne pas faire de cette maladie un tabou

Quelle anecdote vous a le plus marquée ?

Il y a un homme qui était venu. C'est lui-même qui voulait tuer son coq, contrairement au rite du remède qui impose que ce soit nous-mêmes qui tuions. Il a expliqué que c'était à cause de sa religion et que personne d'autre ne doit toucher à son coq. Nous avons refusé et il est reparti monter dans sa voiture pour partir. Trois jours après, il est revenu pour s'excuser et on a tué le coq et fait le remède pour lui.

Un autre aussi a quitté le Mali pour venir. Quand j'ai voulu tuer le coq, il a refusé et l'a réclamé pour le tuer lui-même. Je lui ai remis son coq et lui ai dit de partir. Il est parti malgré les supplications de son tuteur pour lui dire de rester faire. Quelques jours après, il est revenu en catimini, sans informer son tuteur. Et il se trouve que ce jour-là, son tuteur, qui était de passage devant ma porte, a décidé d'entrer pour me dire bonjour avant de continuer chez lui. Quand il est rentré, il a trouvé son étranger de la dernière fois assis. Le monsieur a eu honte et a baissé la tête. Nous avons fait son produit lui donner puisqu'il avait accepté qu'on tue son coq.

Il y a beaucoup d'anecdotes. Je me rappelle aussi une qui m'a moi-même fait rire après. Un de nos patients, après être descendu du coq, nous dit que c'est bon, que ce n'est plus la peine de manger le tô là encore parce qu'il dit avoir retrouvé sur place sa puissance sexuelle.

Quel message avez-vous pour les couples qui vivent cette situation ?

Il faut seulement se dire que c'est une maladie comme les autres maladies. Il n'y a aucune honte et il ne faut pas avoir honte. Venez à Koin nous voir et nous allons résoudre le problème. J'appelle les femmes elles-mêmes à convaincre les maris pour venir nous voir. Nous allons les aider à trouver une solution pour l'épanouissement de leur couple. Nous avons déjà fait pour beaucoup de couples et beaucoup de personnes.

Une maladie, c'est une maladie, et il ne faut pas refuser de se soigner sous prétexte que ma religion ne le permet pas. Si tu veux vivre avec la maladie pour satisfaire ta religion au lieu de ton couple, on ne peut rien dire. On prie quand on a la santé. Sinon, nous sommes disponibles. Il suffit seulement de nous contacter par le numéro : 64032201/66171727.

Quel est votre cri de cœur ?

Nous demandons aux bonnes volontés de nous aider avec la construction d'une salle d'hébergement. Certains de nos patients viennent de localités lointaines et arrivent dans l'après-midi. En ce moment, nous ne faisons plus le travail. Nous sommes obligés de l'héberger en attendant le lendemain pour faire. Donc, il y a un manque de maisons pour les accueillir. C'est mon cri de cœur.

Interview réalisée par Serge Ika Ki
Lefaso.net

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