À Dori, l'assainissement devient un levier de mobilisation collective. Le président de la délégation spéciale de la commune a annoncé le lancement prochain d'une compétition communale d'assainissement opposant les huit secteurs de la ville, avec pour objectif d'améliorer durablement le cadre de vie et de renforcer la salubrité publique.
Cette initiative, portée par la mairie de Dori, vise également à stimuler la participation citoyenne et à encourager l'engagement communautaire autour des enjeux d'hygiène et d'environnement, essentiels au bien-être des populations.
Dans cette perspective, une rencontre de cadrage est organisée afin de partager la vision communale, de préciser les modalités de la compétition et de recueillir les contributions des acteurs clés. Elle se tiendra le jeudi 15 janvier 2026, dans la salle de réunion de la mairie de Dori.
Sont conviés à cette rencontre les responsables d'associations œuvrant dans la salubrité, les représentants des jeunes des différents secteurs, un représentant de la Police municipale ainsi qu'une représentante de la coordination communale des femmes. La mairie appelle à une participation massive pour assurer le succès de cette initiative citoyenne, fédératrice et porteuse de changements positifs pour la ville de Dori.
Lefaso.net
La route a encore endeuillé des familles. Un grave accident de la circulation impliquant deux cars de transport en commun a causé la mort de cinq personnes et fait treize blessés dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 janvier 2026, sur la Route nationale n°1 (RN1), entre Houndé et Boni, dans la province du Tuy, région du Guiriko (ex Hauts-Bassins).
Selon les informations des sources sécuritaires, rapportées par l'Agence d'information du Burkina (AIB), les deux véhicules, en provenance de la Côte d'Ivoire et à destination de Ouagadougou, sont entrés en collision dans des circonstances encore en cours d'analyse. Les corps des victimes ont été déposés à la morgue, tandis que les blessés ont été évacués d'urgence au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Houndé.
Les premiers éléments de l'enquête évoquent un dépassement mal négocié, aggravé par une vitesse excessive, comme causes probables du drame. La violence du choc est matérialisée par les dégâts visibles sur les véhicules, l'un percuté à l'arrière gauche, l'autre à l'avant droit.
Face à cette nouvelle tragédie routière, les forces de sécurité lancent de nouveau un appel aux usagers de la route, en particulier aux conducteurs de transports en commun, à respecter strictement le code de la route, à faire preuve de prudence, de tolérance et de responsabilité. Cela afin d'éviter d'autres pertes en vies humaines.
Lefaso.net
Source : AIB
Les grandes familles KABORE, OUEDRAOGO, GUIGUEMDE, YAMEOGO, BELEMSIGRI, KYELEM, COMPAORE, TASSEMBEDO, NANA, ZONGO, BELEM, ZOUNGRANA, TONDE, NIKIEMA et LALSAGA à Ouagadoudou, Pouytenga, Torodo, Tanlarghin, Saaba, Côte d'Ivoire, France, Italie, Canada et Belgique :
Monsieur KABORE Jean Pascal à Ouagadougou ;
Les enfants KABORE Camille Angelo Wend-Kuni et KABORE Quentin Ernest Wend-Denda au Canada ;
Le petit fils KABORE Palingwendé Gaëtan Nathanaël ;
Les frères et sœurs : OUEDRAOGO Augustin ETAO, Sœur Albertine OUEDRAOGO de la Communauté Donum Dei, NIKIEMA /OUEDRAOGO Marie, GAMPENE/OUEDRAOGO Angélique et OUEDRAOGO Fabien ;
Les familles alliées : COMPAORE, COULIBALY, DIALLO, KABORE, SOUDRE, SILGA, NONABA, TARNAGDA, ZIDA, LOABA, KOROGHO et COMBARY ;
Expriment leur profonde gratitude et adressent leurs sincères remerciements à tous ceux et à toutes celles qui, dans un élan de compassion, de sympathie et de solidarité leur ont apporté un soutien spirituel, moral, matériel et financier lors du décès le 05 mai 2025 à Rome en Italie, et de l'enterrement le 15 mai 2025 à Ouagadougou de leur fille, sœur, épouse, mère, grand-mère, tante, nièce, belle-sœur :
Madame KABORE/OUEDRAOGO Pascaline, Ingénieur de Recherche au Département Science de l'Education au CNRST à la retraite, Spécialiste en Communication pour le Développement, Spécialiste en Genre et Développement.
Ils vous informent que la grande messe de requiem tenant lieu de funérailles chrétiennes se déroulera à l'église Saint Camille de Dagnoë selon le programme ci-après :
Vendredi 16 janvier 2026
19h : veillée de prière à l'église Saint Camille
Samedi 17 janvier 2026
08h : messe à l'église Saint Camille
Après la messe : Partage d'un repas fraternel au domicile familial.
Que par l'Amour et la Miséricorde de Dieu l'âme de Pascaline repose en paix.
« Donne lui Seigneur le repos éternel, et que brille sur elle la lumière de ta Face »
La grande famille YAMEOGO à Issouka/ Koudougou, Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Côte d'Ivoire, France et aux État Unis.
Les familles alliées Zongo, Ouédraogo, kontogom, Somda, Traoré, Dramé, Kobyagda, Milogo, Boly,
vous remercient pour toutes vos marques de compassion, de solidarité et de prières lors du rappel à Dieu de leur fille, épouse, mère, sœur, tante, grande mère, YAMEOGO Tebnoma Geneviève le 06/01/2026 et de l'inhumation qui a eu lieu le 08/01/2026 au cimetière de Tabtenga à Ouagadougou.
Elles se gardent de citer des noms de peur d'en oublier. Que Dieu vous rende au centuple vos biensfaits.
Union de prière....
Les grandes familles Boro, Zouri et Drabo à Niankoré, Tougan, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Koudougou, en Côte-d'Ivoire et en France,
La veuve Salimata Drabo en Italie,
Les enfants Mohamed à Béguédo, Issouf en Irlande, Ariel et Jaelle en Italie,
Les petits enfants et les familles alliées,
Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur fils, frère, époux, beau-frère, père et grand-père,
Gosso BORO
survenu le 29 Décembre 2025 à Attigliano (Italie).
Programme des obsèques :
Jeudi 15 janvier 2026 à 23h55 (heure indicative) : arrivée de la dépouille par le vol TU397 suivie du transfert à Bobo-Dioulasso
Vendredi 16 janvier 2026 :
– 12h : recueillement au domicile familial, quartier Accart-Ville
– 14h : messe funéraire à l'église JIMNAT du secteur 22 de Bobo
– 16h : inhumation au cimetière route de Banankélédaga
Union de prière
La grande famille BENON et alliées à Silly, Ouagadougou et Abidjan,
La grande famille DIASSO à Cassou, Nignan et Ziba à Kiéré
La veuve Benon/Ziba Kalai Bernadette
Les frères et sœurs de la défunte.
Le fils de la défunte
Bahin Jordan Franck Alain en France
Les familles alliées
Expriment toute leur reconnaissance et leurs remerciements à tous ceux qui se sont joints à leur douleur lors du décès et de l'inhumation de leur fille, sœur, mère, belle-sœur
BENON AIMEE CHRISTINE
Cadre à la Direction Financière et Comptable de la CIE côte d'Ivoire décédée le 29/08/2021 à Abidjan.
Par ailleurs, la famille vous informe de la tenue des funérailles chrétiennes les 16 et 17 janvier 2026 à l'église Sacré Cœur de Dapoya suivant les horaires ci-dessous :
Le 16 Janvier 2026 à 20h
Le 17 janvier 2026 à 8h
« Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche.
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me le donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement ». 2 Timothée 4:6-8
UNION DE PRIERE
Les grandes familles Pitroipa à Ouagadougou, Fada, Saponé-Sa Majesté le Samandin Naba
Les Familles alliées : Ouédraogo, Bangbatinbo à Ouahigouya
Les enfants : Aloys, Ange, Georges, Paulette,
Les petits enfants : Honoré, Patrick, Raïssa, Dieudonnée Kevin Ornella, Myriam, Adadja Merveille et Colette
ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de notre père, oncle, grand-père Pitroipa Jean-Marie le mardi 13 janvier 2026 à Ouagadougou.
Les obsèques se dérouleront comme suit :
Mercredi 14 janvier-16h00 : levée du corps à la morgue du CMA de Pissy-20h : veillée de prière au domicile du défunt à Pissy
Jeudi 15 janvier-9h : Absoute à l'église Saint Pierre de Gounghin suivie de l'inhumation au cimetière de Gounghin
Union de prière
« Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi vivra quand même il sera mort » Jean 11, 25-26.
La Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a épinglé un nouveau réseau de fraude en ligne, avec l'interpellation de deux individus, dont un repris de justice. Ces derniers seraient impliqués dans des faits d'escroquerie, d'usurpation d'identité et de blanchiment de capitaux au Burkina Faso.
L'opération fait suite à une dénonciation citoyenne, ayant permis aux enquêteurs de remonter jusqu'à un système frauduleux, se présentant comme une entreprise internationale de vente de véhicules. Selon les investigations, le principal cerveau du réseau, de nationalité étrangère et résidant hors du pays, utilisait des pages sur les réseaux sociaux pour publier de fausses annonces, attirant des victimes par des offres alléchantes.
Les échanges se poursuivaient ensuite via des messageries instantanées, où les victimes étaient orientées vers une prétendue représentation locale montée par des complices sur le territoire national. C'est au sein de cette structure fictive que les paiements étaient effectués, donnant une illusion de légalité aux transactions.
Les fonds collectés étaient transférés à l'étranger par des moyens de paiement électronique ou via des circuits informels, tandis que les perquisitions ont révélé l'usage de fausses identités, également exploitées pour d'autres activités criminelles dans la sous-région. Au total, six victimes, dont une étrangère, ont été identifiées pour un préjudice financier estimé à près de 69,9 millions de francs CFA.
Les deux coauteurs interpellés ont été déférés devant le procureur du Faso près le TGI Ouaga I, tandis que la BCLCC appelle les populations à redoubler de vigilance face aux offres en ligne non vérifiables et à signaler tout cas suspect via la plateforme Alerte-BCLCC.
Lefaso.net
Source : La BCLCC
La Douane resserre l'étau sur les trafics et affirme la souveraineté de l'État sur tout le territoire. À travers trois opérations majeures menées récemment dans les régions du Goulmou (anciennement appelée Est), celle du Kadiogo anciennement appelée Centre), et celle du Nando (anciennement appelée Centre-ouest), l'administration douanière burkinabè a frappé au cœur des circuits illicites.
Dans le Nando, précisément à Koudougou, la Brigade mobile des Douanes a conduit une vaste opération de ratissage ayant abouti à la saisie de 1 000 cartouches de cigarettes de contrebande, 72 boîtes d'herbicides non homologués et 33 sacs de détergents.
Dans le Goulmou, sur les zones frontalières, les agents de la Direction de la surveillance du territoire (DST) ont intercepté un minibus transportant clandestinement des bidons d'huile alimentaire, sans aucun document régulier d'importation.
Enfin, sur l'axe Ouagadougou–Léo, l'Unité mobile d'Intervention (UMI) a neutralisé plus de 20 tonnes de sachets plastiques prohibés, destinés à une mise en circulation illégale. Saluant la détermination des agents, le directeur général des Douanes, l'Inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a rappelé que la lutte contre la fraude repose aussi sur la vigilance citoyenne et le respect strict des normes.
Au-delà des volumes saisis, cette intervention met en lumière les risques multiples liés à l'économie grise, à savoir le manque à gagner fiscal, la menace pour la santé publique, l'atteinte à l'environnement et la concurrence déloyale au détriment des circuits formels.
À travers ces actions coordonnées, la Douane confirme son rôle central, celui de protéger l'économie nationale, la santé des populations, l'environnement, et plus largement, l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire.
Lefaso.net
« Tu lui as donné Seigneur, la grâce de vivre sur terre, maintenant qu'il est de retour à toi, accorde-lui le repos éternel et que brille sur lui la lumière de ta face »
« Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s'il meurt vivra… »
NAABA Boulga II Poega de GOGO (Région du Kadiogo)
Les grandes familles KAFANDO, OUEDRAOGO à Dayoubsi et à Ouagadougou,
NAABA Yamblolbo 2 Chef de Canton de Bindé (Région du Nazinon)
Sœur Scholastique KAFANDO, Soeur de l'Immaculée Conception à Ouagadougou ;
Michel KAFANDO, Ancien Président de la Transition, Chef de l'État à Dayoubsi
Raphael KAFANDO à Dayoubsi
Les familles alliées : ILBOUDO, ZOUNGRANA, COMPAORE, KONE, KY, CONGO, TIOYE, NANA, ZERBO, KOMPAORE, KIENTEGA à Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Dédougou
Les Sœurs, Me Flora KAFANDO, Christiane, José-Maria, Patricia, Rachel et Frère Thierry
Les Cousins, Cousines, neveux et nièces
Les enfants :
Abdoul Razack COMPAORE
Yasmine Grâce COMPAORE
Les Beaux Frères, ZERBO Souleymane, KY Maximin, ILBOUDO Mahamadi, KIENTEGA Nestor
Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur Fille, Soeur, Mère, Tante :
KAFANDO Yobsamda Hélène Blandine Denise
En service au Cabinet d'Avocats Maître KAKANDO Flora.
Décès survenu le 12 janvier 2026 à l'hopital Bogodogo.
Ils vous informent, que le programme des obsèques se déroulera comme suit :
Mardi 13 au jeudi 15 janvier 2026 :
Présentation des condoléances au Domicile de la Famille ZERBO à la Zone du Bois, derrière la Croix Rouge
Jeudi 15 janvier 2026 :
15 heures 30mn, levée du corps à la morgue de l'hôpital Bogodogo
20 heures, Veillée de prière au Domicille de la Famille ZERBO
Vendredi 16 janvier 2026
8 heures, Prière au Domicile de la Famille ZERBO, suivi de la levée du corps,
9 heures 30mn : Enterrement au Cimetière Municipal de Gounghin,
20 heures, à la Cathédrale de Ouagadougou
Samedi 17 janvier 2026
8 heures, Grande Messe à la Cathédrale de Ouagadougou
UNION DE PRIERE
La Grande Famille OUEDRAOGO à Kerga, Ouahigouya, Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Etats
Unis d'Amérique ;
La Grande Famille SAWADOGO à Somiaga, Ouahigouya, Ouagadougou ;
Elhadj Oumarou OUEDRAOGO, Grand Imam de Kerga ;
Issouf OUEDRAOGO dit Kamana à Ouagadougou ;
Elhadj Amadé dit Goudoum à Ouagadougou ;
Elhadj Ali à Marcoussi Ouagadougou ;
Soumaila OUEDRAOGO à Ouahigouya ;
Mamoudou et frères à Toyibin Ouagadougou ; Moussa et Frères à Somgandé Ouagadougou ; Daouda MAIGA à Ouagadougou.
Les frères et sœurs : Salimata dite Napoko, Ramata, Mamou, korotoumou, Ouahabou dit
Vieux, Ousséni, Kassoum, Safi, Risnata, Daouda, Mamouna, Amsétou, Saidou dit Babyouré, Issa,
Fatoumata à ALOEVERA, Ali dit Vieux, Noufou et Ousmane ;
La Famille alliée ILBOUDO à Ouagadougou ;
La veuve Kadiatou OUEDRAOGO / ILBOUDO aux USA ;
Renouvellent leurs sincères gratitudes à tous ceux et toutes celles qui par leur présence, leurs pensées et gestes multiformes ont bien voulu témoigner de leur soutien, amitié et affection lors du décès survenu le 03 janvier 2026 de leur grand-père, père, fils et ami OUEDRAOGO Ali précédemment gendarme à la retraite.
Les familles expriment particulièrement leur reconnaissance :
– Le chef d'agence de la LONAB/DEDOUGOU et son personnel ;
– Le chef d'agence de le LONAB/GAOUA et son personnel ;
– Les parents et amis à Solenzo, Djibasso, Kari, Dédougou, Bokin ;
– Les familles SIENOU et DRAME à DIEBOUGOU, BOBO DIOULASSOU et GAOUA…etc.
Union de prières !
La Fondation Orange Burkina a organisé un arbre de Noël au profit de 100 enfants issus de familles démunies des arrondissements n°11 et n°5 de la commune de Ouagadougou. L'activité s'est tenue le samedi 10 janvier 2026 au Centre de la seconde chance de Kalgodin.
À travers cette initiative, la Fondation Orange a une fois de plus matérialisé son engagement en faveur d'un monde meilleur. Elle a apporté du baume au cœur des enfants bénéficiaires en leur offrant des vivres afin de permettre à leurs familles de partager de bons repas en cette période de fête. En plus de ce geste de solidarité, elle a redonné le sourire aux tout-petits qui ont chanté et dansé dans une ambiance festive.
Les enfants ont remercié la Fondation Orange Burkina pour l'attention portée à leur égardLa représentante de la Fondation Orange Burkina à la cérémonie, Antha Kaboré, a réaffirmé l'engagement de la Fondation à œuvrer continuellement pour le bien-être des enfants, en particulier les plus vulnérables. Elle a rappelé que tous les enfants ont droit à la magie de Noël et s'est dite émue de constater l'impact positif de cette action sur les enfants et leurs familles. Elle a également assuré que la Fondation Orange entend poursuivre ses actions sociales en faveur des couches défavorisées.
Cette activité a été organisée en collaboration avec la Fondation Go Paga, promotrice du Centre de la seconde chance de Kalgodin. Ce centre est un espace d'apprentissage où des jeunes sont initiés à diverses activités susceptibles de faciliter leur insertion professionnelle future. Séduite par la pertinence de cette initiative, la Fondation Orange a décidé de s'y associer pour renforcer l'appui aux enfants en situation de vulnérabilité.
Antha Kaboré a indiqué que la Fondation Orange Burkina entend contribuer à la promotion de l'égalité des chances entre les enfantsDans son allocution, la présidente de la Fondation Go Paga, Fadima Kambou, a souligné la portée symbolique de l'événement :
« Un arbre de Noël, ce n'est pas seulement un sapin, des décorations ou des cadeaux. C'est un moment où l'on marque une pause pour dire à des enfants qu'ils comptent pour leur communauté. Cet arbre symbolise la joie, mais aussi la reconnaissance d'une communauté qui choisit de ne pas laisser ses enfants de côté. Il est donc bien plus qu'une simple fête. »
L'initiative a été saluée par les autorités locales. Le président de la délégation spéciale de l'arrondissement n°5, Issa Démé, s'est réjoui de la tenue de l'événement :
« Le Centre de la seconde chance est un espace où personne n'est laissé pour compte. Être associés à un tel événement est pour nous un honneur. Les prestations et les discours entendus ce matin confirment la nécessité d'organiser ce type d'initiatives en faveur des enfants défavorisés. Ils rappellent que Noël ne concerne pas uniquement les personnes favorisées, mais aussi celles qui vivent dans des situations difficiles. Le sourire des enfants nous conforte dans l'idée que ces actions doivent être renouvelées. »
La Fondation Orange Burkina n'en est pas à sa première action sociale . Elle intervient dans plusieurs domaines, notamment l'humanitaire, la santé, l'éducation, la culture ainsi que l'insertion professionnelle des jeunes et des femmes.
SB
Lefaso.net
« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi », Timothée 4, 7.
Les familles BAKYONON et BAYALA à Kyon, Bonyolo, Réo, Ouagadougou, Bobo –Dioulasso, Abidjan, Koudougou ;
La famille ZABSONRE à Tenkodogo, Ouagadougou, Bobo – Dioulasso ;
BATIONO N'Da Epilou à Kyon ;
BATIONO Balibié Dagrai à Kyon ;
Les frères et sœurs BAKYONON Antoine, Pierre, Enseignants à Réo, Jacques à Réo et Maria à Fada Gourma ;
L'épouse BAKYONON Sabine ZABSONRE, Professeur certifiée de Sciences de la Vie et de la Terre, en retraite ;
Lieutenant BIVANDO Carelle Yidia Bernadette BAKYONON, Service de Communication de la Brigade Nationale des Sapeurs-Pompiers ;
Ont le profond regret de vous informer du décès de leur fils, époux, père, oncle, frère, cousin et grand père : BAKYONON Ambroise, Professeur Certifié de Lettres à la retraite, ancien Haut-Commissaire de la Province de la Sisssili, Ancien Directeur Régional de l'Enseignement secondaire de la Boucle du Mouhoun, ancien Directeur de l'Enseignement secondaire, ancien Directeur de l'Imprimerie du Ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, ancien Coordonnateur de la Cellule d'appui de la Formation professionnelle, ancien Direction Général de la Formation professionnelle, ancien Chef de Département des Affaires sociales et culturelles au Premier Ministère, décès survenu des suites de maladie le samedi 13 décembre 2025 à 1 H 07 à son domicile à Somgande / Ouagadougou, à l'âge de 65 ans.
Très touchés par les nombreuses marques de compassions et de solidarité lors dudit décès et de l'inhumation intervenue le lundi 16 décembre 2025 à Ouagadougou au cimetière de Tourbeweogo, suivie de la prière de levée de deuil le mercredi 17 décembre à Kyon dans la province du Sanguié ;
Ils expriment leur gratitude profonde et sincère à tous ceux qui de près ou de loin leur ont apporté soutien moral, matériel, spirituel et financier à l'occasion de cette douloureuse épreuve, tout en s'excusant de ne pouvoir citer de noms de peur d'en oublier. Que Dieu le Tout Puissant vous retourne en grâces tous vos bienfaits.
Ils vous informent par ailleurs que des messes seront célébrées pour le repos de l'âme du défunt suivant le programme ci-après :
Les grandes familles FOFANA, OUATTARA à Ouagadougou, Diébougou, Côte D'Ivoire, Guinée Conakry, Allemagne, France.
La grande famille COULIBALY à Ouagadougou et Diébougou,
La grande famille DIASSO, SOME, KABORE, KOTE à Ouagadougou, Dedoudou et Diebougou,
La grande famille FOFANA, TRAORE à Ouagadougou, Oury, Safané, Tieriba et Bobo -Dioulasso,
La grande famille DRABO DAO à Ouagadougou et Pomoyé,
La grande famille KAMARA à Ouagadougou et Bobo Dioulasso,
La grande famille SANGARE à Bobo Dioulasso et Yorokoko,
La grande famille LOUGUE à Ouagadougou et Oury,
La grande famille TOE à Ouagadougou,
La grande famille NIEKIEMA à OUAGADOUGOU et Tanghin Dassoury,
La grande famille KONE à Ouagadougou et Banfora,
Les familles alliées : Feu OUATTARA Yelli et enfants, EL Hadj Inoussa OUATTARA à Diébougou, El Hadj Amidou OUATTARA à Diébougou et leurs frère et sœurs ,
Ont le regret de vous faire part du décès de leur mère, grande mère, tante, sœur, épouse, belle-mère, FOFANA née FOFANA Hadja Zeha née le 01- 01-1943 décès survenu le samedi 10 janvier 2026 à Ouagadougou des suites d'une maladie.
Le Programme des obsèques est le suivant :
Vendredi 16 janvier 2026 :
10h00 : Levée du Corps à l'hôpital Bogodogo transfert de la dépouille au domicile familial a Pissy,
12h50 : Prière à la mosquée de vendredi à Pissy,
14h00 : Enterrement de la dépouille au domicile familial à Pissy
Dimanche 18 janvier 2026
08h00 : Doua du 7eme jour au domicile familial à Pyssi
ALLHA LUI ACCORDE SA MISERICODE- UNION DE PRIERE
Ce mardi 13 janvier 2026, Lefaso.net est allé à la rencontre de Burkinabè pour recueillir leurs impressions sur le récent remaniement ministériel annoncé par le ministre secrétaire général du gouvernement la veille, le 12 janvier. Entre satisfaction, interrogations et encouragements, les citoyens partagent leurs attentes face à cette nouvelle équipe.
Le remaniement apporte quelques changements notables : le ministère des Sports, de la jeunesse et de l'emploi est désormais dirigé par Annick Pikbougoum Zingue Ouattara, tandis que le ministère de l'Enseignement secondaire et de la formation technique est confié à Moumouni Zoungrana. Le ministère de la Défense prend désormais le nom de « Guerre et défense patriotique », le ministère de l'Urbanisme devient le « ministère de la Construction de la patrie » et le ministère du Travail est rebaptisé « ministère des Serviteurs du peuple ».
Pour Mohamed Tidiane Traoré, staffeur, le remaniement est globalement positif, mais certaines reconductions suscitent des interrogations.
« Le remaniement a été bien fait dans l'ensemble, il n'y a pas de problème là-dedans », apprécie-t-il, tout en s'interrogeant sur le ministère du commerce qui, selon lui, n'a pas vraiment tenu ses promesses vis-à-vis des Burkinabè. « Une baisse du prix du sucre était annoncée. Il devait passer de 1 000 à 800 francs. Mais cela n'a jamais été fait. Même le prix des motos devait être revu à la baisse, mais au contraire, il a flambé », déplore-t-il. (La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a engagé depuis quelques mois une lutte contre les prix "abusifs" des motos, Ndlr. »
Mohamed Tidiane Traoré note toutefois quelques avancées : « Il faut reconnaître aussi ce qui a été fait de positif. Dieu merci, le prix du riz a diminué et nous le remercions pour cela. Mais pour le reste, comme le prix de l'huile ou de la viande, tout a augmenté. »
Sur le changement au ministère des Sports, il se montre plus confiant : « Si c'est pour le sport, il n'y a pas de problème. Nous avons des femmes qui sont des sportives de haut niveau et elles peuvent apporter beaucoup. Dans le cadre de l'émancipation de la femme, je pense qu'il n'y a pas lieu de polémiquer sur le sexe. »
Pour Elie Ouédraogo, informaticien, ce remaniement s'inscrit dans une logique normale de gestion gouvernementale : « Chaque gouvernement a sa vision. Les changements permettent d'évaluer ce qui va et ce qui doit être amélioré. Ce n'est pas parce qu'une personne est incapable qu'elle est remplacée, c'est pour donner à chacun la possibilité de s'exercer et de s'impliquer dans la gestion du pays. »
Elie Ouédraogo, informaticien, estime que les changements ministériels sont une étape normale pour évaluer les performancesErnest Windsouri, laveur de motos, se réjouit des fusions et changements opérés : « Je trouve que le remaniement d'hier soir est une bonne chose. Les changements ne sont pas énormes en dehors des trois nouveaux ministres. Les fusions opérées visent à diminuer les postes et c'est avantageux pour tous. Le fait que le nouveau ministre des Sports soit une femme n'est pas mauvais, elle connaît bien le milieu sportif. Nous attendons juste de voir comment elle va s'en sortir. Parce qu'il y a changement quand la personne qui est en place n'est plus capable d'assurer son rôle. Si elle ne peut pas assurer son rôle, elle sera changée. »
Ernest Windsouri, laveur de motosPour Germain Djiguemdé, riverain de la gare de Tampouy, le remaniement doit surtout se traduire par des résultats concrets : « J'accueille bien ce remaniement. Je souhaite que l'accent soit mis sur le sport, un secteur où le président a beaucoup investi. La nouvelle ministre est du domaine, elle peut relever ce défi. Je félicite aussi le ministre de l'agriculture, le commandant Sombié, pour son travail. Je souhaite bonne chance à tout le gouvernement. »
Germain Djiguemdé, riverain, félicite le ministre de l'agriculture pour son travailEnfin, Ali Kiébré adopte un point de vue encourageant : « Je ne peux qu'encourager le nouveau gouvernement et lui souhaiter bonne chance. Certains ont été reconduits, d'autres nommés, nous attendons qu'ils fassent de leur mieux pour le bon développement du pays. »
Qu'ils aient accueilli le remaniement avec satisfaction ou scepticisme, ces témoignages montrent que les Burkinabè espèrent que cette nouvelle équipe saura tenir ses promesses et promouvoir le développement du pays.
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Dans un communiqué publié, le lundi 12 janvier 2025, la Fédération Burkinabè de Football (FBF) est revenue sur le parcours des Étalons qui s'est arrêté en huitièmes de finales. « Partis à cette Coupe d'Afrique des Nations avec l'ambition légitime de faire mieux que lors de la précédente édition, les Étalons du Burkina Faso ont vu leur parcours s'arrêter en huitièmes de finale, à l'instar de la CAN passée », a informé le communiqué de la FBF.
La Fédération indique que l'élimination est " survenue dans des conditions difficiles, tant par le score que par une prestation en-deçà des attentes, ne reflète ni la qualité intrinsèque de l'effectif, ni la confiance placée en lui par le peuple burkinabè".
Elle a cependant déclaré que l'opinion sera informée des décisions et conclusions à venir. « La FBF rassure l'opinion nationale qu'elle ne ménagera aucun effort pour tirer toutes les leçons nécessaires de cette CAN et l'informer, dans les meilleurs délais, des conclusions et décisions qui en découleront », a précisé le communiqué.
Dans sa note, la FBF a par ailleurs exprimé sa profonde gratitude aux plus hautes autorités du pays pour leur accompagnement constant, ainsi qu'à l'ensemble du public sportif burkinabè pour son soutien indéfectible avant, pendant et après la compétition.
Ce communiqué intervient quelques heures après cette sortie de l'entraîneur des Etalons, Brama Traoré : « Dans les moments difficiles comme dans les moments de joie, restons unis derrière notre équipe nationale. Cette génération a encore un avenir et nous continuerons à travailler avec humilité, rigueur et détermination pour porter haut les couleurs du Burkina Faso. La déception est grande, mais la fierté demeure ».
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Source : Fédération Burkinabè de Football
À Pékin, capitale de la République populaire de Chine, des centaines de vélos sont alignés devant les grands lieux de fréquentation tels que les stations de métro, les parcs et autres espaces publics. Ces engins, communément appelés « vélos partagés », incarnent l'innovation technologique chinoise et ont profondément transformé le transport urbain, en offrant un moyen de déplacement écologique, pratique et non polluant.
Alors que nous flânions avec quelques confrères devant la station de métro de Jianguomen le 7 décembre 2025, en attendant d'autres collègues pour une journée de shopping, nous avons observé un ballet incessant d'usagers recourant à ces vélos pour poursuivre leur trajet. Certains garent leurs bicyclettes avant de s'engouffrer dans la station de métro, tandis que d'autres, tout juste sortis des rames, en enfourchent une pour continuer leur course.
Ces Chinois arrivent à la station de métro avec les vélos partagésGrâce à leur téléphone portable, les utilisateurs déverrouillent les deux-roues en quelques secondes via une application mobile. Une fois arrivés à destination, ils verrouillent simplement le vélo et le laissent à l'endroit prévu à cet effet. Ce système numérique permet une utilisation fluide et rapide, sans borne fixe.
Les vélos partagés se déclinent principalement en deux couleurs : le jaune et le bleu, correspondant à différentes entreprises opératrices. L'abonnement mensuel coûte environ 12 yuans, soit moins de 1 000 FCFA, un tarif accessible à la majorité des usagers. Sans abonnement valide, le système empêche tout déverrouillage du vélo.
Très prisés à Pékin, les vélos partagés s'intègrent pleinement dans les habitudes de déplacement quotidien des habitants. À côté de ces bicyclettes, on retrouve également des motos électriques partagées, fonctionnant selon le même principe technologique.
Des motos partagéesCette innovation a ainsi révolutionné la mobilité urbaine dans la capitale chinoise, en contribuant à la réduction de la pollution, à la fluidité du trafic et à l'amélioration du cadre de vie des citadins. Les vélos partagés permettent aussi d'arriver à des endroits non desservis par le bus ou le métro, favorisant du coup un gain de temps. Par ailleurs, certains citadins les utilisent à des fins d'exercices physiques.
Serge Ika KI
Lefaso.net
Dans de nombreux établissements scolaires, lycées et collèges notamment, la récréation rime souvent avec achats de jus, de pains ou de petits plats rapides. Pour les élèves, ces moments de pause sont l'occasion de calmer la faim. Pour les vendeuses, c'est un moyen de subsistance. Mais derrière cette pratique largement répandue, la question de l'hygiène et de la qualité nutritionnelle des aliments continue de susciter débats et inquiétudes.
Dans un contexte où tous les ménages ne peuvent pas toujours préparer un goûter à la maison, la nourriture vendue à l'école apparaît comme une solution pratique. « Tous les enfants n'ont pas forcément un goûter à la maison », reconnaît Nafissata Barry, parent d'élève. Cette réalité sociale explique en grande partie la forte affluence autour des vendeuses à chaque pause.
Dans certains établissements, la vente de nourriture se fait à l'intérieur même de l'enceinte scolaire, avec l'accord de l'administration. Ces vendeuses, souvent présentes depuis plusieurs années, revendiquent une connaissance du milieu scolaire et un sens des responsabilités accru.
Hélène Bancé/Yabré, vendeuse de jus dans un collège de la place depuis plus de vingt ans, fait partie de ces figures bien connues des élèves. Chaque jour, elle propose une variété de jus locaux : bissap, tamarin, gingembre, petit mil, baobab, ainsi que des crèmes glacées. Elle insiste sur la rigueur de ses pratiques. « Quand nous fabriquons les jus, personne n'a le droit de mettre la main à l'intérieur. Chaque jus a son plat et son tamis. Les contenants sont stérilisés avant la mise en bouteille et conservés au frais », explique-t-elle. Elle souligne également le rôle de la direction, qui « contrôle régulièrement la qualité et la propreté » des produits vendus.
Hélène Bancé/Yabré, vendeuse de jus dans un collège de la placeUne organisation similaire est décrite par Alizèta Kaboré, vendeuse de pain au soja dans un collège. Présente depuis une dizaine d'années, elle rappelle que l'installation au sein de l'établissement ne se fait pas au hasard. « C'est la direction qui choisit les personnes autorisées à vendre. Avant, nous passons des examens de sang et de selles pour vérifier que nous n'avons pas de maladies contagieuses », confie-t-elle. Elle précise que la vente est limitée à certaines heures et que toute prolongation nécessite une autorisation. Convaincue de la qualité de ses produits, elle affirme utiliser des matières premières saines et assure que « les enfants ne se sont jamais plaints ».
Alizèta Kaboré, vendeuse de pain au soja dans un collègeDans les écoles primaires, la relation entre vendeuses et élèves repose souvent sur la confiance. Felicia Ouédraogo, plus connue sous le nom de Yaadga, vend des jus naturels depuis quatre ans. Elle propose notamment du bissap, du tamarin et du gingembre, sans additif ni colorant, tient-elle à préciser. « Tous les enfants savent que Yaadga ne vend pas du n'importe quoi », affirme-t-elle avec assurance. Elle dit faire de la propreté une priorité et rappelle qu'elle exerce avec l'autorisation de l'école.
Felicia Ouédraogo, alias Yaadga, vendeuse de jus dans une école primaireDes parents attentifs, parfois inquiets
Si les vendeuses se veulent rassurantes, les parents d'élèves portent un regard plus critique sur la situation. Pour Rabiatou Komboïgo/Baguian, la question de l'hygiène est étroitement liée à l'environnement. « Quand les femmes vendent au bord des routes poussiéreuses, ce n'est pas prudent. Il y a des risques de maladies et d'infections », explique-t-elle. Elle estime que la solution serait de permettre à un nombre limité de vendeuses d'opérer à l'intérieur des établissements, où les conditions seraient plus contrôlées.
Rabiatou Komboïgo/Baguian préconise un encadrement strict des ventesElle encourage par ailleurs les parents à privilégier les goûters faits maison, même si elle reconnaît que cela n'est pas toujours possible.
Nafissata Barry partage cette prudence. Si elle reconnaît l'utilité de ces ventes pour les enfants qui n'ont rien à manger à la maison, elle affirme avoir déjà constaté des maux de ventre chez son enfant après la consommation de certains aliments achetés à l'école. « Depuis, je préfère qu'il apporte son goûter de la maison. La santé est primordiale », tranche-t-elle.
Des élèves aux expériences contrastées
Chez les élèves, les témoignages reflètent des réalités diverses. Certains consomment régulièrement sans incident. Ariane Kaboré, élève en classe de 6ᵉ, raconte qu'elle achète souvent du jus, du pain et des gâteaux pendant la récréation. « Je n'ai jamais eu de problème. La tantie qui vend les jus est très propre et ses jus sont bien faits », assure-t-elle.
Ariane Kaboré consomme régulièrement des jus et du pain pendant la récréationD'autres, en revanche, évoquent des expériences moins positives. Assia Niampa, en classe de 5ᵉ, dit consommer du pain au soja, du pain au foie et des jus pendant la récréation. « Je n'ai jamais eu de problème sauf avec le pain au soja, qui m'a déjà donné des maux de ventre », confie-t-elle.
Adila Roamba, collégienne, raconte quant à elle avoir changé ses habitudes après un malaise. « J'ai eu mal au ventre en buvant du zoom-koom et depuis ce jour, je n'en achète plus », explique-t-elle.
Nourrir l'estomac ne suffit pas
Pour la diététicienne Yasmine Zerbo, l'enjeu va bien au-delà de la simple hygiène visible. Elle rappelle qu'un enfant en âge scolaire a besoin d'une énergie durable, de protéines de bonne qualité, de fer pour prévenir l'anémie, très fréquente au Burkina Faso, de vitamines A, B et C, ainsi que d'une hydratation saine et non sucrée, indispensable au fonctionnement du cerveau.
Or, les aliments consommés autour des écoles apportent surtout « du sucre, du gras et du sel », mais très peu de fer, de vitamines, de protéines et de fibres. Cette alimentation déséquilibrée favorise déjà, selon elle, plusieurs problèmes de santé observés chez les enfants burkinabè, notamment en milieu urbain : surpoids et obésité précoces, anémie, fatigue chronique, baisse de l'immunité, caries dentaires et difficultés de concentration en classe.
Adila Roamba a changé ses habitudes alimentaires pendant la récréation après un malaise lié à un jus acheté à l'écoleLa spécialiste attire particulièrement l'attention sur les boissons très sucrées consommées quotidiennement par de nombreux élèves : bissap très sucré, jus de gingembre sucré, sirops dilués, sodas et « jus glacés ». Ces boissons provoquent une excitation passagère, suivie d'une chute d'énergie et d'une baisse de l'attention en classe. À long terme, elles augmentent le risque de caries sévères, de prise de poids excessive et même de diabète précoce.
Elle alerte également sur les conditions de fabrication de certains « jus glacés », parfois préparés avec de l'eau non potable, ce qui accroît les risques de maladies infectieuses.
Au-delà de la nutrition, les risques sanitaires restent importants. Les aliments vendus à l'air libre sont exposés à la poussière, aux mouches, à la pollution et à la forte chaleur. L'absence de chaîne du froid pour certains produits, notamment les yaourts locaux, les jus artisanaux, les œufs, le poisson et la viande, peut entraîner diarrhées, vomissements, salmonellose, fièvre typhoïde ou parasitoses. La diététicienne met également en garde contre l'utilisation répétée des huiles de friture, toxiques pour le foie et le système cardiovasculaire.
La diététicienne Yasmine Zerbo appelle à une amélioration de la qualité nutritionnelle des aliments vendus autour des écoles, sans pour autant supprimer cette activitéAméliorer sans interdire
Pour Yasmine Zerbo, l'objectif n'est pas de supprimer la vente de nourriture autour des écoles, mais d'en améliorer la qualité. Elle recommande la promotion de boissons plus saines comme l'eau potable, le bissap et le tamarin peu sucrés, les jus frais de mangue, de pastèque ou de papaye, ainsi que le lait ou les yaourts bien réfrigérés. Côté en-cas, elle suggère des fruits locaux de saison, des bouillies enrichies, de la patate douce cuite ou des sandwichs simples au poisson.
« Ce qui se vend aujourd'hui nourrit l'estomac. Ce qu'il faut promouvoir demain doit nourrir le cerveau et l'avenir du pays », résume-t-elle, rappelant que la malnutrition au Burkina Faso n'est pas seulement une question de quantité, mais avant tout de qualité nutritionnelle.
Au-delà des habitudes bien ancrées et de la nécessité économique, la nourriture vendue dans les établissements scolaires interroge la responsabilité collective face à la santé des enfants. Si ces ventes répondent à un besoin réel, elles ne peuvent plus rester en marge de toute réflexion sanitaire et nutritionnelle. Mieux encadrer, mieux contrôler et mieux sensibiliser apparaît aujourd'hui comme une urgence, afin que le goûter scolaire, loin d'être un risque invisible, devienne un véritable soutien à l'apprentissage et au développement des élèves.
Hanifa Koussoubé / Anita Mireille Zongo
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