Nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui façonnent le Burkina numérique dans la perspective de la deuxième édition de Le Faso Digital 2026, prévue du 17 au 24 octobre 2026. Cent personnalités, cent parcours, cent inspirations. Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur un pionnier du Burkina numérique, Dr Joachim Tankoano.
Il existe des personnalités dont l'œuvre façonne durablement un pays, même si leur nom demeure souvent moins connu du grand public que celui des institutions qu'elles ont contribué à créer. Dr Joachim Tankoano appartient à cette catégorie rare de bâtisseurs.
Lorsque le Burkina Faso commence à s'intéresser aux technologies de l'information, Internet n'en est encore qu'à ses premiers balbutiements en Afrique. Les notions de gouvernement électronique, de cybersécurité, de fibre optique ou de transformation digitale n'occupent pas encore les débats publics. Pourtant, dès les années 1990, Joachim Tankoano imagine déjà un Burkina où le numérique deviendrait un moteur du développement économique, social, éducatif et administratif.
Aujourd'hui, alors que le pays poursuit sa transformation numérique, nombre des infrastructures, des institutions et des politiques qui la soutiennent trouvent leur origine dans les réformes qu'il a initiées. C'est cette contribution exceptionnelle qui lui vaut d'être désigné « Grand Homme du Numérique », une distinction qui lui sera remise cette semaine et qui rend hommage à plusieurs décennies d'engagement au service du développement technologique du Burkina Faso.
Former les hommes avant de construire les technologies
Né le 14 avril 1951 à Fada N'Gourma, Joachim Tankoano appartient à la première génération d'informaticiens africains formés dans les grandes universités occidentales. Après une formation en informatique à l'Université de Montréal, sanctionnée par une maîtrise en 1978, il poursuit ses recherches en France où il obtient, en 1988, un doctorat d'État en sciences mathématiques, option informatique, à l'Université de Nancy I.
Son parcours académique est déjà remarquable. Mais c'est surtout la manière dont il choisit de mettre ce savoir au service de son pays qui fera de lui une figure majeure du numérique burkinabè. Entre 1983 et 1987, il enseigne à l'Université de Nancy II comme maître-assistant associé avant de rejoindre l'Institut africain d'informatique (IAI) de Libreville, où il participe à la formation de nombreux cadres africains. Cette expérience renforce chez lui une conviction profonde : le développement numérique de l'Afrique passera d'abord par la formation de ses propres experts.
Le père de l'École supérieure d'informatique
En 1990, il décide de rentrer au Burkina Faso. La mission qui lui est confiée est immense : créer la première École supérieure d'informatique (ESI) de l'Université de Ouagadougou.
Il ne se contente pas d'en assurer la direction. Il imagine les programmes pédagogiques, recrute les enseignants, organise les concours d'entrée, mobilise les partenaires et construit progressivement ce qui deviendra l'une des écoles ayant formé plusieurs générations d'ingénieurs et de spécialistes des TIC au Burkina Faso. Pour beaucoup d'acteurs du numérique burkinabè, l'ESI constitue encore aujourd'hui l'un des principaux berceaux des compétences nationales.
Donner une identité numérique au Burkina Faso
En 1993, Internet est encore presque inconnu du grand public. Pourtant, Joachim Tankoano participe à un projet qui marquera durablement l'histoire numérique nationale : la création et la gestion du domaine Internet ".bf". Grâce à une collaboration entre l'Université de Ouagadougou, l'ORSTOM et l'INRIA, le Burkina Faso rejoint ainsi les premières nations africaines à disposer de leur identité numérique sur Internet.
Quelques mois plus tard, il organise à Ouagadougou le deuxième Colloque africain sur la recherche en informatique (CARI'94), réunissant chercheurs africains et partenaires internationaux autour des enjeux scientifiques du numérique. Ces initiatives témoignent déjà de sa volonté de positionner le Burkina Faso comme un acteur reconnu dans l'écosystème numérique africain.
L'architecte des politiques publiques du numérique
En 1995, Joachim Tankoano est nommé Délégué général à l'informatique, avec rang de ministre. Pendant plus de dix ans, puis comme premier ministre des Postes et des Technologies de l'information et de la communication, il conduit les plus importantes réformes numériques jamais engagées par le Burkina Faso. Sous sa responsabilité sont élaborés :
• le 2ᵉ Plan directeur informatique national ;
• le premier Plan NICI d'Afrique, consacré aux infrastructures nationales d'information et de communication ;
• la Cyberstratégie nationale ;
• les premières politiques intégrant le numérique dans l'ensemble des secteurs de développement.
À une époque où beaucoup considèrent encore l'informatique comme un simple outil administratif, il défend déjà une vision beaucoup plus ambitieuse : faire du numérique un levier transversal de modernisation de l'État et de transformation de l'économie.
Le ministre qui préparait déjà le Burkina de demain
Son passage à la tête du ministère entre 2006 et 2008 est marqué par plusieurs décisions structurantes.
Il co-supervise la privatisation partielle de l'ONATEL, lance les premières réflexions sur le backbone national en fibre optique, engage la modernisation de RESINA (le réseau Internet de l'administration publique), introduit la technologie WiMAX dans les réseaux publics et initie plusieurs textes législatifs relatifs à la société de l'information et à la lutte contre la cybercriminalité.
Il est également à l'origine de la création de l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), devenue aujourd'hui l'un des principaux bras opérationnels de la transformation numérique du Burkina Faso. Nombre des chantiers qu'il a lancés continuent aujourd'hui encore de structurer les politiques publiques nationales.
Un chercheur qui n'a jamais cessé d'innover
Après son passage au gouvernement, Joachim Tankoano retrouve pleinement sa vocation première : la recherche. Depuis plus de quarante ans, ses travaux portent sur les bases de données, les systèmes distribués, les réseaux de Petri, les architectures de données et, plus récemment, les bases de données multimodèles, sujet sur lequel il publie encore dans des revues scientifiques internationales en 2022 et 2025.
Il est également co-auteur, avec Mahamoudou Ouédraogo, de l'ouvrage « Internet au Burkina Faso : réalités et utopies », publié en 2001 chez L'Harmattan, qui demeure une référence pour comprendre les débuts de l'Internet dans le pays. Cette activité scientifique constante illustre une qualité essentielle du bâtisseur : ne jamais cesser d'apprendre ni d'innover.
Une vision toujours d'actualité
Aujourd'hui encore, alors qu'il intervient comme conseiller indépendant en politiques publiques du numérique, sa pensée conserve une étonnante modernité. Formation des compétences, souveraineté numérique, infrastructures, gouvernance électronique, cybersécurité, recherche scientifique, innovation… Autant de priorités qu'il défendait déjà il y a plus de vingt ans et qui demeurent au cœur des stratégies numériques du Burkina Faso.
Son parcours rappelle que les grandes transformations ne naissent pas du hasard. Elles sont le fruit d'une vision, d'une méthode et d'un engagement de longue durée.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce qu'il est l'un des principaux architectes des politiques publiques qui ont permis au Burkina Faso d'entrer dans l'ère numérique. Parce qu'il a créé les premières institutions de formation en informatique, contribué à doter le pays de son identité sur Internet avec le domaine .bf, posé les bases de la gouvernance numérique et porté une vision intégrée des technologies de l'information bien avant qu'elles ne deviennent une priorité mondiale.
Et parce que plusieurs générations d'informaticiens, de chercheurs, de décideurs et d'entrepreneurs poursuivent aujourd'hui une œuvre dont il a largement contribué à tracer les premiers contours. « Les grandes transformations numériques ne commencent pas par les technologies, mais par une vision, des compétences et une volonté politique », telle pourrait être sa conviction.
Principal sponsor de la 4ᵉ édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA), Wave entend réaffirmer son engagement en faveur de l'inclusion financière au Burkina Faso. Pour son directeur général, Joël Ky, le pays occupe une place stratégique dans la vision régionale de l'entreprise, qui mise sur des services financiers accessibles, simples et adaptés aux réalités locales.
Au Sénégal, en Gambie et en Côte d'Ivoire, Wave est le leader du transfert mobile money. Si au Burkina Faso ce n'est pas encore le cas, la société entend déployer tous les moyens pour y arriver. C'est ce qu'a laissé entendre le directeur général de Wave Burkina, Joël Ky, à l'occasion de la 4ᵉ édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA) où la société est présente.
De la signature de convention avec le Regroupement des opérateurs et professionnels du secteur des TIC (Roptic), aux communications en passant par des expositions de ses services, Wave entend impacter cette rencontre sous-régionale.
Pour le directeur général de Wave Burkina Faso, Joël Ky, le SIPEN constitue un cadre privilégié de dialogue entre les pouvoirs publics, les institutions régionales, les régulateurs, les entreprises, les FinTech et les jeunes innovateurs. « Il ne s'agit pas seulement d'accompagner un événement, mais de soutenir un espace dans lequel peuvent émerger des collaborations, des solutions concrètes et une vision commune pour la transformation numérique du pays », explique-t-il.
Le directeur général de Wave Burkina, Joël Ky, a appelé les populations à adopter WaveSelon lui, cet engagement s'inscrit dans la mission de Wave, qui consiste à rendre les services financiers plus abordables et à favoriser l'émergence d'une économie de plus en plus dématérialisée sur le continent.
Un marché stratégique pour Wave
Avec une population estimée à près de 24 millions d'habitants, le Burkina Faso représente un marché stratégique dans la vision régionale de Wave. Mais au-delà de sa taille, c'est surtout le dynamisme de ses commerçants, de ses entrepreneurs et de son écosystème technologique qui motive l'entreprise.
Joël Ky affirme que Wave privilégie une approche fondée sur la proximité avec les utilisateurs plutôt que l'application d'un modèle uniforme. « Nous devons continuer à écouter les clients, les agents, les entreprises et les autorités afin d'adapter notre approche aux réalités du pays », souligne-t-il.
L'entreprise estime que la finance numérique peut jouer un rôle déterminant dans la modernisation des paiements, la facilitation des transactions quotidiennes et le développement des petites activités économiques.
Miser sur des services simples et accessibles
Pour Wave, les principaux freins à l'utilisation des services financiers demeurent le coût, la complexité, le manque de transparence et l'accès limité aux points de service.
L'entreprise affirme avoir construit son modèle autour de dépôts gratuits, d'une tarification claire et de transferts à faible coût. Une approche qui, selon son directeur général, répond aux réalités d'un marché où une grande partie de l'activité économique repose sur des transactions de faibles montants réalisées quotidiennement par les ménages, les commerçants et les petites entreprises.
Présente aujourd'hui dans onze pays africains, Wave revendique plus de 25 millions d'utilisateurs actifs mensuels, plus de trois millions de commerçants partenaires et un réseau de plus de 50 000 agents.
Des défis persistants pour l'inclusion financière
Malgré les progrès enregistrés grâce au développement du mobile money, Joël Ky estime que de nombreux défis restent à relever au Burkina Faso.
Selon lui, l'enjeu ne réside plus uniquement dans l'ouverture de nouveaux comptes, mais dans leur utilisation régulière par les populations. Il insiste notamment sur la nécessité de renforcer l'accessibilité des services, d'améliorer la qualité de l'accompagnement et de poursuivre les actions de sensibilisation.
Une attention particulière doit, selon lui, être accordée aux femmes, aux jeunes, aux populations rurales ainsi qu'aux petites entreprises, qui demeurent les catégories les plus exposées aux difficultés d'accès aux services financiers.
Adapter l'innovation aux réalités du terrain
Dans un contexte où l'accès à Internet reste encore limité pour une grande partie de la population, le directeur général de Wave estime que l'inclusion financière ne peut reposer uniquement sur les smartphones ou les applications numériques.
Il plaide pour une approche combinant innovation technologique et présence de proximité, grâce notamment au réseau d'agents, qui accompagne les utilisateurs dans leurs opérations quotidiennes.
« L'innovation la plus pertinente n'est pas toujours la plus complexe. C'est celle qui fonctionne dans les conditions réelles du marché et qui permet au plus grand nombre de participer à l'économie numérique », affirme-t-il.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Menée jusqu'aux dernières minutes de la rencontre, l'Argentine a réussi une spectaculaire remontée pour s'imposer 2-1 face à l'Angleterre, ce mercredi 15 juillet. Grâce à des réalisations d'Enzo Fernández et de Lautaro Martínez en fin de match, l'Albiceleste décroche son billet pour la finale de la Coupe du monde 2026.
Les premières minutes de la rencontre ont été particulièrement disputées, avec de nombreux duels et plusieurs fautes commises par les Argentins. L'Angleterre a rapidement cherché à imposer son rythme et à mettre son adversaire sous pression.
Malgré l'intensité de la partie, les Argentins sont progressivement parvenus à contenir les offensives anglaises. La plus grosse occasion de la première période est intervenue à la 33e minute, lorsque Declan Rice sur coup franc offre une passe vers John Stones. Ce dernier a placé une tête, mais sans parvenir à tromper le gardien argentin.
À la 39e minute, Enzo Fernández a tenté sa chance de loin, mais sa frappe est passée juste au-dessus de la barre transversale. Les deux équipes ont regagné les vestiaires sur un score nul et vierge (0-0).
Au retour de la pause, les deux formations ont affiché des intentions plus offensives. Dès la 47e minute, Julián Álvarez a failli ouvrir le score, mais Jordan Pickford s'est montré vigilant.
L'Angleterre a finalement trouvé l'ouverture à la 55e minute grâce à Anthony Gordon, qui a repris un centre de Morgan Rogers pour donner l'avantage aux Three Lions.
Menés au score, les champions du monde en titre ont tenté de réagir mais ont trouvé en face un gardien anglais très inspiré qui parvient à résister aux tentatives argentines comme la frappe de Nicolas Gonzalez à la 69e.
Quelques minutes plus tard, à la 76e minute, c'est au tour de Mac Allister d'essayer de rétablir la parité. Sans succès.
Alors que l'Angleterre semblait se diriger vers la victoire, l'Argentine a renversé la rencontre dans les dernières minutes. À la 85e minute, parfaitement servi par Lionel Messi, Enzo Fernández a décoché une frappe lointaine qui a terminé au fond des filets pour égaliser.
Dans le temps additionnel, Lionel Messi a une nouvelle fois été décisif en délivrant un centre repris victorieusement par Lautaro Martínez, auteur du but de la victoire.
Au terme d'une seconde période spectaculaire, l'Albiceleste se qualifie ainsi pour une deuxième finale consécutive de Coupe du monde. Lionel Messi disputera, quant à lui, une troisième finale mondiale après celles de 2014 et de 2022.
En finale, l'Argentine affrontera l'Espagne le dimanche 19 juillet 2026 au MetLife Stadium.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net
Au Burkina Faso, chaque année, des milliers de jeunes arrivent sur le marché du travail avec l'ambition de construire leur avenir professionnel. Dans le même temps, les secteurs de l'énergie solaire et de la mécanique/réparation d'équipements connaissent un développement soutenu et offrent des perspectives d'emploi croissantes. Les entreprises de ces filières recherchent aujourd'hui des jeunes qualifiés capables d'accompagner leur développement et de répondre aux besoins d'une économie plus verte, plus compétitive et plus résiliente.
Pour répondre à cette dynamique, le projet BenkadiBaara, financé par l'Union européenne et mis en œuvre par LuxDev, en partenariat avec les Conseils régionaux des régions d'intervention, lance deux nouveaux appels à projets destinés à soutenir des parcours de formation-insertion professionnelle au profit des jeunes de 16 à 35 ans.
L'objectif est de permettre à plusieurs milliers de jeunes femmes et hommes d'acquérir des compétences directement recherchées par les entreprises, de bénéficier d'une expérience professionnelle de qualité et d'accéder durablement à un emploi dans les régions du Kadiogo, du Nando, du Bankui (Dédougou et province des Balés) et du Guiriko.
Au-delà de la formation, les projets retenus devront démontrer leur capacité à accompagner les bénéficiaires jusqu'à leur insertion professionnelle effective, en développant des partenariats solides avec les entreprises des secteurs concernés.
Deux filières stratégiques pour l'emploi des jeunes
Les appels à projets portent sur deux secteurs clés de l'économie verte :
L'énergie solaire
Les projets pourront notamment concerner les métiers liés :
• à l'installation de systèmes photovoltaïques ;
• à l'installation de solutions solaires à usage productif ;
• à la maintenance d'équipements solaires ;
• à l'installation et à l'entretien de pompes solaires ;
• à la maintenance d'équipements hydrauliques ;
• à l'électricité spécialisée en solaire ;
• aux fonctions technico-commerciales dans le domaine des équipements solaires.
La mécanique et la réparation d'équipements
Les projets pourront notamment porter sur les métiers liés :
• à la mécanique automobile, moto et cycles ;
• au froid et à la climatisation ;
• à l'électricité automobile et industrielle ;
• à la maintenance industrielle ;
• à la maintenance informatique et électronique ;
• aux équipements électriques et aux nouvelles mobilités (motos électriques, bornes de recharge, etc.) ;
• ainsi qu'à d'autres métiers techniques répondant aux besoins des entreprises du secteur.
Qui peut déposer un projet ?
L'appel est ouvert :
• aux entreprises privées ;
• aux centres et établissements privés de formation reconnus ;
• aux unions, groupements d'entreprises et organisations professionnelles ;
• aux ONG, associations et organisations de la société civile légalement constituées.
Au-delà de leur statut juridique, tous les candidats devront démontrer un ancrage solide dans le secteur productif et leur capacité à mobiliser des entreprises partenaires afin de proposer des parcours de formation, de stage et d'insertion répondant aux besoins réels du marché du travail.
Modalités de soumission
Les candidatures sont ouvertes exclusivement en ligne, via la plateforme Good Grants, du 29 juin au 20 juillet 2026.
Les dossiers doivent impérativement être enregistrés sur la plateforme au plus tard le 20 juillet 2026.
Lien de soumission : https://benkadibaara.grantplatform.com/
Critères de sélection
Les projets seront évalués notamment au regard :
• de leur pertinence par rapport aux objectifs de l'appel ;
• de l'expérience et de la capacité technique du porteur ;
• de la cohérence et du réalisme du budget proposé ;
• de la qualité du dispositif de formation-insertion professionnelle ;
• de la stratégie envisagée pour assurer une insertion professionnelle durable des jeunes bénéficiaires.
Informations et demandes de clarification
Pour toute demande de clarification, les candidats sont invités à adresser leurs questions, selon l'appel concerné et leur région d'intervention, aux personnes de contact ci-dessous.
Appel à projets – Énergie solaire
Régions Kadiogo et Nando
adama.nacanabo@luxdev.lu – (+226) 03 48 41 91
Copie : drissa.fayama@luxdev.lu
Régions Guiriko et Bankui (Dédougou et province des Balés)
mariam.sidibe@luxdev.lu – (+226) 03 42 82 04
Copie : samba.biba@luxdev.lu
Appel à projets – Mécanique et réparation d'équipements
Régions Kadiogo et Nando
malick.guiguemde@luxdev.lu – (+226) 03 17 14 05
Copie : drissa.fayama@luxdev.lu
Régions Guiriko et Bankui (Dédougou et province des Balés)
zoumana.traore@luxdev.lu – (+226) 02 40 88 27
Copie : samba.biba@luxdev.lu
Un webinaire de présentation des appels à projets est prévu le 03 juillet 2026 10h00 GMT.
Lien : Rejoindre : https://teams.microsoft.com/meet/341935713542400?p=jzpePeIv7Q72EOYjja
Numéro de réunion : 341 935 713 542 400
Code secret : 25gk7hY9
La grande famille KIENTEGA,
Les familles alliées KONKOBO, SAMBA, BONKOUNGOU, SERE, SAWADOGO, OUEDRAOGO, KABORE,
La veuve Mariétou KIENTEGA/SERE et ses enfants : Tony Rachid et Anita Tara Rakiswendé,
Les frères Sidiki, Samuel, François,
A NAZOANGA/NANORO, BOBO-DIOULASSO, PENI, NIANGOLOKO PILIMPIKOU,
Ont la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu de leur fils, époux, père, frère, beau-frère, neveu,
KIENTEGA Sibiri Léonce, précédemment Directeur Général de CEDEL, le jeudi 09 juillet 2026 à l'hôpital Yalgado OUEDRAOGO des suites de maladie, suivi de l'inhumation le dimanche 12 juillet 2026 à ZAGTOULI, dans sa 59ème année.
Ils réitèrent toute leur gratitude et leurs remerciements à toutes les personnes qui leur ont apporté leurs soutiens moral, financier, spirituel, matériel et physique lors de cette douloureuse épreuve. Ils se réservent de citer des noms de peur d'en oublier.
Ils voudraient faire une mention spéciale à tous les voisins, aux jeunes et à la Communauté Catholique de Base (CCB) du quartier ZAGTOULI, à ses promotionnaires et amis ainsi qu'aux collaborateurs et travailleurs de CEDEL.
Ils prient le Dieu Tout-Puissant, dans son infinie miséricorde, de combler chacun, de Ses Grâces et de vous bénir abondamment.
Les informations relatives à la grande messe seront communiquées ultérieurement.
« En effet, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, nous croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui, ceux qui sont morts »
1 Th 4 : 14
La grande famille KARA, SON, SOURA, SIRI, HIE, FAYAMA à Douna, Sindou, Banfora, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Côte-d'Ivoire, France Canada et Etats-Unis
Sa Majesté le Dima de Boussouma, la grande famille Royale de Boussouma, Kaya, Tagala et Biriguin, le Doyen de la famille Royale à Ouagadougou, ses frères et sœurs, ainsi que la famille NABALOUM à Sabouri, et Ouagadougou.
La veuve KARA/OUEDRAOGO Mariam,
Les enfants Christian, Monique, Hervé et Ghislain KARA
Les petits-enfants Ivana, Davy Chris, Aurelia Céleste, Marie Doriane, Uriel Jared, Ethan Marvyn, Melvin Lionel et Lya Divine
Les grandes familles alliées TOE, KI, NABIÉ, OUEDRAOGO, KABORÉ, SAWADOGO, BONKOUNGOU, YENTARA, TRAORE, SOURA
Profondément touchés par les nombreuses marques de soutien tant spirituel, moral, matériel et financier que vous leur avez témoigné lors de la maladie, du rappel à Dieu et de l'inhumation de leur fils, frère, oncle, cousin, père, Grand-père
KARA Mahenima François
Inspecteur de travail à la retraite.
Décès survenu le 26/06/2026 dans sa soixante-quatorzième année.
Ils expriment leur sincères remerciements et leurs profondes gratitude à tous.
Ils se garde de citer des noms de peur d'en oublier.
Que DIEU TOUT PUISSANT rende à tout un chacun ses bienfaits au centuple.
Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a procédé ce mercredi 15 juillet 2026 au lancement officiel des épreuves écrites des concours directs de la fonction publique session 2026 au Lycée provincial de Djibo. À travers le choix de cette ville pour accueillir le lancement officiel des compositions, le gouvernement veut réaffirmer la présence effective de l'État sur l'ensemble du territoire.
Pour la première fois, Djibo accueille un centre secondaire de composition des concours directs de la Fonction publique. Cette décision vise à rapprocher davantage l'administration des populations en évitant aux candidats de longs déplacements vers d'autres localités et en leur offrant les mêmes opportunités d'accès à l'emploi public.
Au Lycée provincial de Djibo où composent 243 candidats, Mathias Traoré a visité plusieurs salles d'examen afin de s'assurer du bon déroulement des épreuves et d'encourager les postulants. Il a également rassuré les candidats sur les dispositions prises pour garantir la transparence, la crédibilité du processus et l'égalité des chances.
« Nous sommes venus nous assurer que les concours auxquels vous prenez part sont bien organisés, vous encourager et vous souhaiter bonne chance. Toutes les dispositions ont été prises afin de garantir l'égalité des chances pour l'ensemble des candidats », a déclaré le ministre.
Le lancement officiel a été marqué par l'ouverture symbolique de l'enveloppe contenant la première épreuve, donnant ainsi le coup d'envoi des compositions sur table à l'échelle nationale. Selon le ministre des Serviteurs du Peuple, le choix de Djibo revêt une portée particulière. Il traduit la volonté du Gouvernement de maintenir la présence de l'administration publique dans toutes les régions du Burkina Faso malgré les défis sécuritaires. Cette initiative vise également à démontrer que l'action administrative continue de se déployer sur l'ensemble du territoire national.
Mathias Traoré a salué l'engagement des différents acteurs mobilisés pour l'organisation des concours ainsi que celui des Forces de défense et de sécurité (FDS), dont les efforts ont permis la tenue de cette activité dans de bonnes conditions. Tout en insistant sur l'importance de la qualité du recrutement, il a rappelé que seuls les candidats les plus méritants seront retenus afin de renforcer l'administration publique avec des ressources humaines compétentes et capables d'offrir des services de qualité aux populations.
« Nous allons retenir les meilleurs, car nous voulons un service public de qualité. Ce service public de qualité est indispensable pour répondre aux besoins de notre administration et servir au mieux le peuple burkinabè », a-t-il affirmé. Le ministre a enfin adressé ses encouragements aux milliers de candidats engagés dans cette compétition nationale et leur a souhaité plein succès.
Après la phase des épreuves en ligne, organisée du 4 au 12 juillet 2026, les compositions sur table se déroulent du 15 au 22 juillet sur l'ensemble du territoire national. Au total, 2 056 650 candidatures ont été enregistrées sur la plateforme « e-concours » pour 7 547 postes ouverts au sein de l'administration publique burkinabè.
Lefaso.net
Source : DCRP/MSP
Le complexe scolaire bilingue « Les Pionniers » a officiellement clos son année scolaire 2025-2026, ce mercredi 15 juillet 2026, au cours d'une cérémonie marquée par la sortie de sa 13ᵉ promotion. Les élèves admis au Certificat d'études primaires (CEP), les meilleurs de chaque classe ainsi que plusieurs enseignants ont été récompensés pour leurs performances.
La cérémonie de clôture des activités de l'année scolaire 2025-2026 a été marquée par la récompense des élèves admis au CEP et des trois premiers de chaque classe, du CP1 au CM2. Elle a également consacré la sortie de la 13ᵉ promotion de l'établissement.
À l'issue de la session 2025-2026 du CEP, le complexe scolaire bilingue « Les Pionniers » a enregistré un taux de réussite de 95,23 % au CEP classique en français et de 89,47 % au CEP en arabe. Tous les élèves admis ont reçu un sac d'écolier.
Au titre des distinctions décernées, le meilleur élève de la classe de CP1 et la meilleure élève de CE2 ont chacun reçu un vélo. Les trois premiers de la classe de CM2 ont, quant à eux, reçu des sacs, des cadeaux ainsi qu'une enveloppe financière.
En plus des récompenses attribuées aux élèves, quatre enseignants ont été distingués en reconnaissance de leur engagement et des performances réalisées par leurs élèves.
Le fondateur du complexe, El Hadj Aboubacar Sawadogo, a félicité les enseignants ainsi que les élèves pour les résultats obtenus au cours de l'année scolaire.
« C'est une très grande satisfaction sur le plan scolaire et sur le plan éducatif. Vraiment, les élèves ont mouillé le maillot, comme on dit. Les enseignants aussi ont tous été primés. Cela montre vraiment que la satisfaction est grande », s'est-il réjoui.
Il a, par ailleurs, adressé ses remerciements à toutes les personnes qui ont accompagné le complexe scolaire bilingue « Les Pionniers » dans l'atteinte de ces résultats.
Le patron de la cérémonie, El Hadj Abdoul Karim Kontongomdé, vice-président de la communauté musulmane du Burkina Faso, s'est également réjoui des résultats engrangés par les élèves du complexe scolaire bilingue.
Il a, en outre, encouragé les élèves à faire preuve de sérieux dans leurs études afin de poursuivre leur apprentissage.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net
Sanlam Allianz Burkina Faso a organisé, ce mercredi 15 juillet 2026 à son siège de Ouagadougou, une campagne de don de sang, en partenariat avec l'association SOS Sang et le Centre national de transfusion sanguine (CNTS). À travers cette initiative citoyenne, l'entreprise entend contribuer au renforcement des stocks de sang, particulièrement sollicités en cette période de forte demande.
Cette opération s'inscrit dans la politique de responsabilité sociétale de Sanlam Allianz, qui multiplie les actions en faveur des communautés. Représentant le directeur général, le directeur Corporate et Réassurance, Lionel Prismaël Lawadon Ki, a indiqué que cette collecte traduit la volonté de l'entreprise d'aller au-delà de sa mission d'assureur en participant à la protection des vies humaines.
Selon lui, soutenir le Centre national de transfusion sanguine est une manière concrète de répondre aux besoins des patients tout en développant un esprit de solidarité. Il a également salué la mobilisation des collaborateurs, qu'il considère comme le reflet des valeurs de responsabilité et d'engagement portées par l'entreprise.
Au nom du directeur général de Sanlam Allianz Burkina Faso, Lionel Prismaël Lawadon a invité les Burkinabè à devenir des donneurs réguliers afin de contribuer à sauver des vies.La campagne intervient dans un contexte marqué par une augmentation de la demande en produits sanguins. Pendant la saison des pluies, les cas de paludisme grave se multiplient et nécessitent souvent des transfusions sanguines. À cela s'ajoutent les besoins liés aux urgences médicales, aux femmes enceintes, aux enfants et aux victimes d'accidents de la circulation.
Pour Anonganeba Abel Ouédraogo, directeur Automobile et Massmarket de Sanlam Allianz, cette réalité justifie pleinement la mobilisation de l'entreprise. Il estime que le don de sang constitue avant tout un devoir citoyen et un acte de solidarité envers les personnes en difficulté.
Anonganeba Abel Ouédraogo, directeur Automobile et Massmarket de Sanlam Allianz, a appelé les Burkinabè à faire du don de sang un réflexe de solidarité.« Donner son sang, c'est d'abord un acte citoyen, c'est un acte civique, c'est aussi un acte d'amour », a-t-il déclaré, invitant les Burkinabè à ne pas attendre d'être confrontés à une urgence pour devenir donneurs. Selon lui, chacun peut un jour avoir besoin d'une transfusion, directement ou à travers un proche. C'est pourquoi il appelle à accompagner les initiatives du Centre national de transfusion sanguine afin de garantir des réserves suffisantes.
Cette sensibilisation a trouvé un écho favorable auprès des collaborateurs de l'entreprise. Plusieurs agents ont volontairement participé à la collecte, à l'image de Nathalie Gholo/Zigané, comptable-trésorière à Sanlam Allianz. Pour elle, donner son sang est un geste simple qui peut sauver des vies, notamment en cette période où les besoins sont importants pour les malades du paludisme et les femmes en couche. Elle encourage les personnes encore hésitantes à franchir le pas.
Les collaborateurs de Sanlam Allianz Burkina Faso se sont fortement mobilisés pour la campagne de don de sang organisée en partenariat avec l'association SOS Sang et le CNTS.Partenaire de cette campagne, l'association SOS Sang s'est réjouie de l'engagement de Sanlam Allianz. Son président, Jean Bosco Zoundi, a rappelé que l'organisation avait sollicité l'entreprise en raison des besoins croissants en produits sanguins. Il a salué la disponibilité de Sanlam Allianz, qu'il qualifie d'entreprise citoyenne, pour avoir ouvert ses portes à cette opération de collecte.
L'association ambitionnait de recueillir une cinquantaine de poches de sang auprès des collaborateurs. Dès les premières heures de l'opération, une trentaine de personnes s'étaient déjà présentées pour effectuer ce geste de solidarité, laissant entrevoir l'atteinte de l'objectif fixé.
Jean Bosco Zoundi, président de l'association SOS Sang, a salué l'engagement citoyen de Sanlam Allianz en faveur du don de sang.En appelant les Burkinabè à devenir des donneurs réguliers, les organisateurs rappellent que le sang est une ressource irremplaçable qui ne peut être obtenue que grâce à la générosité des donneurs. Pour Sanlam Allianz, cette campagne traduit la conviction que protéger des vies ne se limite pas à l'assurance, cela passe aussi par des actions concrètes de solidarité capables d'offrir une seconde chance à ceux qui en ont besoin.
Anita Mireille Zongo
Wenpoulmdé Wassîla Roamba (stagiaire)
Lefaso.net
À l'occasion de la quatrième édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA), Wave Burkina a organisé, ce mercredi 15 juillet à Ouagadougou, un petit-déjeuner d'échanges au profit des participants. À travers cette initiative, la FinTech spécialisée dans les services de paiement mobile entend renforcer sa proximité avec ses utilisateurs, promouvoir son application et contribuer à l'inclusion financière.
En marge de la quatrième édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA), Wave Burkina, FinTech spécialisée dans les services de paiement mobile, a organisé un petit-déjeuner au profit des participants. L'activité s'est déroulée dans la matinée de ce mercredi 15 juillet à Ouagadougou.
Dans une démarche visant à se rapprocher davantage de ses utilisateurs, Wave Burkina a offert un petit-déjeuner d'échanges aux participants du SIPEN-UEMOA. Selon Steve Sawadogo, directeur des affaires publiques de Wave Burkina, cette initiative traduit la volonté de l'entreprise d'entretenir une relation de proximité avec ses utilisateurs.
« Wave est une application qui révolutionne le secteur des transferts d'argent », indique Steve Sawadogo, directeur des affaires publiques de Wave Burkina« Wave cultive une culture de proximité avec ses utilisateurs. Nous avons organisé ce petit-déjeuner afin d'échanger avec eux ou d'en convertir certains pour qu'à terme, nous puissions avancer vers une inclusion financière », a-t-il expliqué.
Au cours de cette rencontre, les participants ont été invités à télécharger l'application afin de bénéficier de ses avantages. Quant aux utilisateurs déjà inscrits, certains ont pu recevoir des cadeaux disponibles via l'application.
Interrogé sur le choix du SIPEN-UEMOA pour mener cette campagne de promotion de l'application Wave, le directeur des affaires publiques de l'entreprise a indiqué que ce rendez-vous constituait un cadre idéal. Selon lui, le SIPEN-UEMOA est une tribune consacrée à l'inclusion financière ainsi qu'au développement des technologies de l'information et de la communication, des thématiques qui rejoignent pleinement la mission de Wave. L'entreprise a donc saisi cette opportunité pour échanger avec les participants, leur faire découvrir son application et contribuer à l'objectif d'une inclusion financière plus large.
Steve Sawadogo a ajouté que cette démarche s'inscrit également dans la volonté d'accompagner les efforts du gouvernement en faveur de l'inclusion financière et de la lutte contre le blanchiment de capitaux. Il a, par ailleurs, mis en avant les atouts de Wave. Selon lui, l'application propose des services financiers simples, accessibles et adaptés aux besoins de tous. « L'une des forces de Wave, c'est la facilité et l'accessibilité de son application. Nous sommes conscients qu'il y a beaucoup de gens qui ne savent ni lire ni écrire. Nous leur avons donc proposé un produit qu'ils peuvent utiliser malgré des capacités en lecture et en écriture moins développées que les nôtres », a-t-il ajouté.
Au-delà des dépôts et des retraits gratuits, il a également insisté sur la politique tarifaire de l'entreprise. Selon lui, « c'est Wave qui a contribué à ce que les frais de transfert soient réduits de 50 % au Burkina Faso ».
En matière d'innovation, il a évoqué le lancement de la fonctionnalité « Bank to Wallet », qui permet de transférer de l'argent d'un compte bancaire vers un compte Wave, et inversement, à moindre coût.
De leur côté, les participants, à l'image d'Ibrahim Lengané, ont salué cette initiative de proximité. « En plus du petit-déjeuner, nous remercions Wave pour l'opportunité qu'elle offre à tous ces jeunes de la sous-région, notamment à travers les comptes mobiles. J'invite tous ceux qui n'ont pas encore installé l'application à le faire, car chacun y trouve son compte. Même les personnes analphabètes peuvent l'utiliser », s'est-il exprimé.
Même appréciation chez Audrey Elena Tégui, utilisatrice de Wave depuis environ deux ans. « Nous avons été bien accueillis avec un bon petit-déjeuner. Chacun a eu ce qu'il voulait. Wave est une entreprise qui m'a permis d'échanger facilement de l'argent avec ma famille qui vit en Côte d'Ivoire. J'invite toute personne qui hésite encore à l'utiliser, car c'est une application très sûre », s'est-elle confiée.
Audrey Elena Tégui utilise Wave depuis environ deux ansPour mémoire, Wave est une FinTech spécialisée dans les services de paiement mobile. Elle permet notamment d'envoyer et de recevoir de l'argent, d'effectuer des dépôts et des retraits, ainsi que de régler certaines factures. L'entreprise est présente dans plusieurs pays africains, notamment au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Burkina Faso, au Mali, en Gambie, en Ouganda, en Sierra Leone, en Guinée, au Niger, au Cameroun et en République démocratique du Congo.
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Le Naaba Boulga, Chef de Songdin, le Naaba Tigré de Sabouri, les grandes familles YANOGO à Songdin et à Ouagadougou, les familles BEKUONÉ à Koper et à Ouagadougou,
Très touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de soutien moral, matériel, financier et spirituel manifestées à leur égard lors du rappel à Dieu de leur regretté père, grand-père, frère, oncle, beau-père et parent,
Monsieur YANOGO Kibsa Pierre
Expriment leur profonde gratitude à toutes les autorités coutumières, religieuses, administratives et politiques, aux parents, belle famille, amis, voisins, collègues, connaissances, aux délégations venues de près ou de loin, ainsi qu'à toutes les personnes qui les ont accompagnés par leurs prières, leurs visites, leurs messages de réconfort, leur présence aux différentes cérémonies et leurs multiples soutiens.
Votre affection, votre disponibilité et votre générosité ont été pour la famille un immense réconfort durant cette douloureuse épreuve.
Par ailleurs, la famille informe les parents, amis et connaissances qu'une messe pour le repos de son âme sera célébrée le dimanche 19 juillet 2026 à 8h30 à la Chapelle Saint Jean Samuel a Silmissin. À l'issue de cette célébration, un repas fraternel sera offert au domicile du défunt, sis au quartier Silmissin. La famille sera honorée de votre présence pour ce moment de communion, de prière et de partage en mémoire de leur regretté disparu.
Que le Seigneur, dans Son infinie miséricorde, vous bénisse abondamment, vous protège, vous accorde santé, paix et prospérité, et vous rende au centuple tout le bien que vous avez manifesté à notre égard.
Que l'âme de Monsieur YANOGO Kibsa Pierre repose dans la paix éternelle.
Matthieu 5.7 : "Heureux les cœurs miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde."
Le Président de la Commission de l'Union africaine (UA), Mahamoud Ali Youssouf est arrivé dans la soirée du mardi 14 juillet 2026 à Ouagadougou pour une visite de travail de 72 heures, informe la direction de la communication du ministère des affaires étrangères.
Cette visite est la première qu'effectue Mahamoud Ali Youssouf au pays des hommes intègres depuis sa prise de fonction. Elle témoigne d'une volonté commune de renforcer le dialogue et la coopération entre l'Union africaine et les autorités burkinabè.
Accueilli à l'aéroport international de Ouagadougou par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l'Extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, en présence de l'ambassadeur du Burkina Faso auprès de l'Union africaine, Elysée Ouédraogo, le Président de la Commission de l'UA a exprimé sa satisfaction de fouler le sol burkinabè.
Pour Mahamoud Ali Youssouf, cette visite traduit l'engagement de l'organisation panafricaine à consolider la solidarité entre ses États membres afin de répondre efficacement aux défis communs auxquels le continent est confronté. Il a rappelé que le Burkina Faso, membre fondateur de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), occupe une place importante au sein de l'institution continentale.
« Le Burkina est un État membre de notre Union africaine et fondateur de l'Unité africaine. À ce titre, le Président de la Commission est dans l'obligation de venir consulter et travailler avec le gouvernement afin de voir dans quelle mesure un certain nombre de problèmes qui nous sont communs sur le continent peuvent être réglés à travers une solidarité en partenariat », a-t-il déclaré à son arrivée.
Au cours de son séjour, le Président de la Commission de l'Union africaine aura des échanges avec les plus hautes autorités du Burkina Faso. Les discussions devraient porter sur les questions de paix et de sécurité, l'intégration régionale, ainsi que sur les perspectives de renforcement des relations entre l'UA et le Burkina Faso.
Cette visite s'inscrit dans le cadre d'une tournée au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Avant Ouagadougou, Mahamoud Ali Youssouf a séjourné à Bamako, au Mali, où il a achevé la première étape de sa mission le 14 juillet 2026.
Par cette démarche, l'Union africaine semble vouloir renouer un dialogue plus soutenu avec les pays de l'AES, dans un contexte marqué par la recherche de nouvelles dynamiques de coopération et de concertation sur les grands enjeux du continent.
Lefaso.net
DCRP/MAE
le genre (ONE Stop Center) dans la commune de Banfora, province de la Comoé, région de Tannouyan.
Lot Commune Quantité Site Description détaillée des tâches à réaliser
Banfora 1 Secteur 4 Un (01) Bâtiment Principal comprenant une (01) salle de réception, deux (02) dortoirs pour les femmes et les filles, une (01) cuisine, une (01) salle à manger, une (01) salle de réunion, cinq (05) bureaux, trois (03) toilettes internes, deux (02) couloirs.
L'ONG Aide de l'Eglise Norvégienne invite, par le présent Avis d'Appel d'Offres, les Soumissionnaires éligibles à présenter leurs offres sous plis fermés pour : Travaux de construction d'un centre intégré de prise en charge des survivantes des violences basées sur le genre (One stop center) à Banfora.
Les travaux sont subdivisés en un seul (01) lot :
Lot Intitulé du lot
Lot 1 Le Lot est composé de :
Un (01) Bâtiment Principal comprenant une (01) salle de réception, deux (02) dortoirs pour les femmes et les filles, une (01) cuisine, une (01) salle à manger, une (01) salle de réunion, cinq (05) bureaux, trois (03) toilettes interne, deux (02) couloirs.
Un bloc de latrine à deux (02) cabines (externes)
Un hangard pour les activités récréatives avec les femmes et les filles
Les travaux objets du présent appel d'offres national se répartissent comme suit :
L'EGLISE NORVEGIENNE
Un bloc de latrine à deux (02) cabines (Externes)
Un hangard pour les activités des femmes et filles
NB : Le prestataire sélectionné, réalisera les travaux sur le terrain selon l'approche Haute Intensité de Main d'œuvre (HIMO) dans la mesure du possible. Le cas échéant, la main d'œuvre à utiliser sur le chantier sera recrutée localement. Tous les travaux seront réalisés dans le strict respect des spécifications techniques.
La soumission d'Offres sera réalisée conformément aux dispositions de la procédure d'Appels d'Offres Nationaux avec qualification telle que stipulée dans les lignes directrices de la Facilité Sahel (FS) et de la KM/ pour la passation de marchés de biens, de travaux et des services associés pour la coopération financière avec les pays partenaires (« Lignes directrices de KM/ »).
La participation à la concurrence est ouverte à toutes les personnes, morales ou groupements des dites personnes pour autant qu'ils soient en règle vis-à-vis de l'administration et non frappées d'interdiction ou de suspension.
Le délai d'exécution des travaux est de cent quatre-vingts jours (180) à compter de la date indiquée sur l'ordre de service de commencer les travaux.
Les Soumissionnaires éligibles intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires auprès de l'Aid de l'Eglise Norvégienne (AEN) à l'adresse électronique bf.procurement@nca.no et en mettant en copie bfa.benkadi@savethechildren.org ou appeler les numéros de téléphone suivants : à l'adresse Tél : 00226 77121660 et 00226 5127 98 37.
Dates importantes :
Date prévue de publication de l'appel d'offres dans les journaux : 15 juillet 2026. Date de visite de site : 25 juillet 2026 à 9h00, avec pour lieu de départ : Bureau Ben Kadi sise au secteur 7 de Banfora, non loin du lycée sacré cœur.
Date limite de soumission des demandes de renseignements/questions le 29 juillet
2026.
Date limite de réponses aux fournisseurs le 31 juillet 2026
Date limite de dépôt des offres : le 06 aout 2026 à 9h00
Date de dépouillement : le 06 aout 2026 à 10h00 au Bureau Ben Kadi à Banfora.
Séance de travail de la commission mixte du consortium 06 aout 2026
Analyse des offres : Du 07 au 14 aout 2026
Publication des résultats dans les médias : Le 20 aout 2026.
La signature du contrat avec l'entreprise sélectionnée et la communication aux soumissionnaires non retenus doivent être fournies au plus tard le : 27 aout 2026 Rencontre de cadrage le 30 aout 2026 à 10h 00
L'EGLISE NORYE61ENNE
• Date de démarrage des travaux : le 1er septembre 2026
Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pour un délai de deux cent quarante jours (240) jours, à compter de la date de remise des offres.
L'administration de l'ONG Aide de l'Église Norvégienne se réserve le droit de ne donner aucune suite à tout ou partie du présent appel d'offres.
Ouagadougou, le 15 juillet 2026
Le Chef de
Abdou Ra i n
Joëlle Traoré est docteure en droit public de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est spécialisée en fiscalité internationale et africaine, avec une expertise en matière de flux financiers illicites, de réformes fiscales mondiales et de mobilisation des ressources nationales. Elle a collaboré avec des institutions africaines et internationales sur les questions de gouvernance fiscale en Afrique.
Selon une étude publiée en 2022 par Mackenzie, Jansen et Siebrits de l'Université de Stellenbosch, fondée sur les données de 27 administrations fiscales africaines compilées par l'ATAF, certaines administrations pourraient améliorer leurs performances de 3 % à 79 % à cadre législatif inchangé. Ce constat invite à reconsidérer les déterminants réels de la performance fiscale : au-delà du droit applicable, c'est la qualité de l'organisation et de la gouvernance de l'administration qui s'avère déterminante.
Des facteurs institutionnels au cœur des écarts de performance
L'étude identifie quatre facteurs explicatifs des disparités observées entre administrations : le degré d'autonomie accordé à l'agence de collecte, la segmentation des contribuables, la qualité des systèmes d'information et l'importance du secteur informel. Ces facteurs ne procèdent pas du seul niveau des ressources financières allouées à l'administration. Ils traduisent des choix de gouvernance que chaque État opère dans la conception et l'organisation de son appareil fiscal.
Le cas du Togo : une reconfiguration institutionnelle aux effets mesurables
Institué par la loi du 10 décembre 2012 et rendu opérationnel en 2014, l'Office Togolais des Recettes est issu de la fusion de la direction générale des impôts et de la direction générale des douanes au sein d'une entité unique, dotée d'une autonomie de gestion administrative et financière. Cette recomposition institutionnelle s'est articulée autour d'un mandat unifié, d'une gouvernance rénovée, d'une accélération de la digitalisation des procédures et d'une segmentation des contribuables fondée sur la taille et le secteur d'activité.
Les résultats enregistrés sont significatifs. Entre 2013 et 2022, les recettes fiscales collectées sont passées de 403 milliards de FCFA à 865 milliards, soit une progression de 114 % en une décennie. En 2023, l'OTR a collecté 990 milliards de FCFA, contre un objectif de 912 milliards, soit un taux de réalisation de 108 %. En 2024, les recettes budgétaires s'élèvent à 1 098 milliards de FCFA, contre 560 milliards en 2018. Sur la période 2019-2024, le taux moyen de réalisation des objectifs de recettes s'établit à 104 %.
Ces résultats procèdent notamment de la dématérialisation des procédures fiscales et douanières, du renforcement des mécanismes de lutte contre la fraude et de l'élargissement progressif de l'assiette fiscale. Ils attestent de ce qu'une administration dotée d'un mandat clair et d'une autonomie institutionnelle effective est en mesure de produire des gains substantiels de mobilisation, indépendamment de toute modification du cadre législatif.
Le cas de l'Ouganda : une progression inscrite dans la durée
L'Uganda Revenue Authority, créée en 1991, affichait, à son lancement, un ratio des recettes fiscales au PIB de 6,83 %. En 2015, ce ratio atteignait 13 %, témoignant d'une amélioration réelle, quoique progressive et étalée sur plusieurs décennies. En 2024/25, l'effort fiscal s'établissait à 14,3 % du PIB, avec un taux de réalisation des objectifs de recettes de 100,84 %. Les autorités attribuent cette dynamique à la montée en puissance des outils numériques, notamment la facturation électronique et les systèmes de traçabilité des transactions.
La Banque mondiale relève néanmoins que ce ratio de 14 % demeure inférieur au seuil de 15 % considéré comme essentiel au financement du développement, et nettement en dessous de la moyenne d'Afrique subsaharienne de 18,6 %.
Si les réformes engagées ont produit des effets tangibles, la base fiscale reste étroite, le secteur informel demeure largement en dehors du champ de l'imposition effective, et la confiance des contribuables envers l'administration fiscale demeure fragile. La trajectoire ougandaise illustre ainsi qu'une institution peut progresser de manière soutenue à long terme, tout en restant en deçà de son potentiel réel de mobilisation des recettes fiscales.
De la performance fiscale à la question institutionnelle
Le Togo et l'Ouganda n'offrent pas le même bilan, mais leur rapprochement soulève une question commune : quels sont les véritables déterminants de la capacité d'une administration fiscale à mobiliser les ressources à la hauteur de son potentiel de collecte ?
La réponse ne réside pas dans le seul volume des moyens engagés. Elle tient à la capacité de l'administration à identifier les contribuables, à différencier le traitement des assiettes selon leur nature et leur taille, à alléger les coûts de conformité fiscale, et à rendre le contrôle fiscal suffisamment crédible pour dissuader les comportements d'évitement. Ces capacités procèdent autant de choix institutionnels que d'investissements financiers.
Le degré d'autonomie accordé à l'administration fiscale dans sa gestion figure parmi les facteurs les plus déterminants identifiés par la recherche. Une administration dotée d'une autonomie renforcée tend à afficher de meilleures performances de collecte que celle d'une institution dont la marge de manœuvre opérationnelle est limitée.
La mobilisation des ressources fiscales est ainsi tributaire, au même titre que du niveau de développement économique, des choix opérés dans la conception, l'organisation et la gouvernance de l'administration chargée de les recouvrer. Les cas du Togo et de l'Ouganda en offrent une illustration concrète et contrastée.
Le Ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme (MCCAT) Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a officiellement installé le comité scientifique de la 15e édition des Universités Africaines de la Communication de Ouagadougou, (UACO) le mardi 14 juillet 2026, rapporte la direction de la communication du MCCAT.
Le comité scientifique installé comprend dix membres parmi lesquels des hommes de lettres et de culture, des enseignants-chercheurs et des professionnels du domaine de l'information et de la communication. Il aura pour mission de définir les orientations scientifiques de cette 15e édition à travers la formulation du thème général et des axes de réflexion.
Dans son discours, le ministre a rappelé les fondements de cet évènement majeur du secteur de la communication et de l'information en Afrique : " les UACO, depuis leurs institutions en 2004, constituent un espace majeur de réflexions, d'échanges et de production d'idées sur les enjeux et les défis de la communication en Afrique. Elles réunissent des experts, des chercheurs, des journalistes et communicants autour des grandes problématiques liées à l'évolution des médias, des technologies de l'information et des pratiques communicationelles ", a-t-il indiqué.
Pour la 15e édition des UACO, prévue du 7 au 9 octobre 2026 à Ouagadougou, le chef du département de la Communication a annoncé deux grandes innovations : le forum des acteurs des médias de l'AES et la " Nuit du Communicateur" qui est l'apothéose du concours "Zama d'or". Il a donc invité les membres du Comité à inscrire les travaux dans une dynamique de réflexion exigeante, capable d'éclairer les choix futurs et de nourrir une pensée africaine sur les questions d'information et de communication.
Organisées tous les deux ans, les UACO se tiendront désormais chaque année sur une période de cinq ans.
www.lefaso.net
Source : DCRP/MCCAT
Le chef du village de Baando / Zorgho, Naaba Koanga, est décédé le mercredi 15 juillet 2026 à l'âge de 80 ans, selon un communiqué de sa famille. Le défunt est notamment le père de l'homme d'affaires Simon Tiemtoré, fondateur de Lilium Capital et Vista Bank Group, considéré comme l'un des principaux investisseurs au Burkina Faso et un acteur majeur de l'investissement en Afrique.
La grande famille Tiemtoré, les familles alliées ainsi que Sa Majesté le Naaba Sanem et le Tengsoba de Zorgho, ont annoncé avec une profonde tristesse le décès de Naaba Koanga, chef du village de Baando, dans la commune de Zorgho.
Décédé le mercredi 15 juillet 2026 à l'âge de 80 ans, Naaba Koanga laisse derrière lui une grande famille composée de ses enfants, petits-enfants et proches.
Le défunt est le père de Simon Tiemtoré, homme d'affaires burkinabè, fondateur de Lilium Capital, société d'investissement basée à New York, et de Vista Bank Group.
Dans son communiqué, la famille invite les parents, amis et connaissances à s'unir dans la prière pour le repos de l'âme du disparu. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.
CI-DESSOUS LE COMMUNIQUE :
Son Excellence le Naaba Sanem de Zorgho
Le Tengsoba de Zorgho,
La grande famille TIEMTORE, à Baando, Ouagadougou, Côte d'Ivoire, Sénégal, Canada, États -Unis, France,
les familles alliées, Koanda, Kaboré, Béré, Paré, Naré, Nikiéma, Tiemtoré, Kyemdé, Passéré, Nignan, Douamba, Leander, Ouédraogo, Kambou, Irié, Tougma, Sanfo, Ada :
Les enfants Laurent David, Marc Guillaume, Leonard, Simon Taryam, Ragnang-newinde Isidore, Kiswensida Lydia épouse Naré, Juste Wend Yam,
Et les petits enfants,
Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur fils, beau-fils, beau-père, père grand-père Naaba KOANGA, Chef du village de Baando/Zorgho, le mercredi 15 juillet 2026 à l'âge de 80 ans.
Union de prières
Le programme des obsèques vous sera communiqué ultérieurement.
Le gouvernement burkinabè a décidé de réglementer les frais de scolarité dans les structures privées d'enseignement dès la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027. Désormais, les coûts sont fixés en fonction de critères bien précis, définis par un arrêté (voir fichier joint au bas de l'article). Pour donner plus de détails sur cette réforme, les secrétaires généraux des départements concernés, à savoir le ministère de l'Enseignement de base, de l'Alphabétisation et de la promotion des langues nationales ; celui de l'Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique ainsi que du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, ont conjointement animé une conférence de presse, ce mardi 14 juillet 2026 à Ouagadougou.
Cette décision du gouvernement procède, selon les conférenciers, d'un diagnostic de la situation et des contrôles menés sur le terrain, d'où il ressort des dérives particulièrement préoccupantes au sein de plusieurs établissements et institutions privés d'enseignement préscolaire, primaire, postprimaire, secondaire et supérieur. De ces préoccupations, on a les augmentations anarchiques et parfois excessives des frais de scolarité, des frais d'inscription sans fondement objectif, l'imposition de frais annexes ou l'obligation d'acquérir des fournitures, uniformes ou d'autres prestations auprès des établissements à des coûts largement supérieurs aux prix habituellement pratiqués. « Ces dérives, qui se développent en dehors de tout cadre harmonisé, fragilisent de nombreuses familles, compromettent le principe d'égalité des chances et portent atteinte au droit fondamental à l'éducation. Dans la vision de la Révolution populaire et progressiste portée par le camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, l'éducation figure parmi les secteurs prioritaires aux côtés de la santé et de l'agriculture. Il est donc intolérable que les contraintes financières privent la jeunesse de son droit d'apprendre. Aujourd'hui, si l'enseignement privé demeure un partenaire stratégique de l'offre éducative nationale, il ne saurait s'affranchir de la mission de service public inhérente à l'éducation. Conscient de cette réalité et soucieux de concilier la protection des familles avec la viabilité économique des établissements privés d'enseignement, le gouvernement a engagé une réforme profonde de la réglementation des frais de scolarité. Ainsi, après examen en Conseil des ministres du 29 mai dernier, le gouvernement a pris le décret nᵒ 2026-0761 portant réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d'enseignement. En application directe de ce décret historique, les ministres chargés de l'enseignement de base, des enseignements secondaires et des enseignements supérieurs ont pris des arrêtés d'application », a, à travers la déclaration liminaire, restitué le secrétaire général du ministère de l'Enseignement de base, de l'Alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN), Ibrahima Sanon.
Selon les conférenciers, cette réforme est donc le fruit d'un processus rigoureux, participatif et fondé sur des données objectives. Elle a, précisent-ils, mobilisé les trois ministères concernés et les différents acteurs du secteur. « Des collectes de données ont été réalisées sur l'ensemble du territoire, des grilles d'évaluation ont été élaborées puis testées sur le terrain afin de garantir leur fiabilité, leur objectivité et leur équité », ont-ils déclaré avant d'informer que les plafonds des frais de scolarité ont ainsi été définis en tenant compte de critères précis, tels que la zone d'implantation, le niveau d'investissement, la qualité de l'offre éducative, le type d'établissement et les spécificités des différentes filières de formation (voir fichier joint au bas de l'article).
Cette réforme se caractérise donc par la catégorisation des établissements privés d'enseignement ; le plafonnement des frais de scolarité selon les différents ordres d'enseignement ; les modalités de révision des frais ; les frais autorisés et les frais interdits ; les mécanismes de contrôle et les sanctions prévues en cas de non-respect des dispositions réglementaires.
Ibrahima Sanon...Ainsi, le préscolaire et le primaire prennent en compte la zone d'implantation, le niveau d'investissement et la qualité de l'offre éducative. Au post-primaire et au secondaire, s'ajoutent le type d'établissement et le niveau d'enseignement. Pour le supérieur, les plafonds sont fixés selon la nature des formations (LMD, BTS, sciences médicales, sciences de l'ingénieur, etc.), le niveau d'études et la qualité de l'offre de formation.
La perception de tout autre frais que ceux expressément autorisés est désormais soumise à une autorisation préalable du ministère de tutelle, indiquent-ils, soutenant que cette mesure vise à mettre fin aux multiples prélèvements imposés aux parents sans base réglementaire. Toute perception de frais supérieurs aux plafonds réglementaires expose l'établissement concerné à une pénalité équivalente à deux fois le montant du dépassement, multiplié par le nombre total d'apprenants concernés, prévient l'autorité. En outre, les sommes indûment perçues devront être intégralement remboursées aux parents dans le délai fixé par l'administration. Le respect de cette réglementation fera l'objet de contrôles réguliers et inopinés par les ministères compétents. Les établissements contrevenants s'exposeront à des sanctions, notamment celles financières ; le déclassement dans une catégorie inférieure, avec réduction automatique des frais autorisés ; la mise sous régie ou une fermeture de la structure.
... Samuel Paré...« Cette réforme traduit la ferme volonté du gouvernement de faire de l'éducation un droit effectivement accessible à tous, dans un environnement plus juste, plus transparent et plus équitable », convainquent les secrétaires généraux des ministères en charge des enseignements, qui notent que la réforme vise à protéger tout le monde (parents d'élèves, apprenants, établissements et institutions privés respectueux de la réglementation et, au-delà, l'intérêt supérieur de la nation).
« Le gouvernement sera particulièrement vigilant quant au respect des critères de catégorisation, à la transparence dans la fixation des frais de scolarité, à l'efficacité des contrôles et à l'application rigoureuse des sanctions prévues par les textes. Au-delà des grilles tarifaires, c'est l'avenir de nos enfants, de notre jeunesse et la souveraineté éducative de notre nation qui sont prônés. Investir avec justice et équité dans l'éducation de chaque enfant, de chaque jeune, c'est garantir le devenir radieux du Burkina Faso », avertissent les conférenciers sur fond d'interpellation.
...et Didier Paré ont invité chaque acteur à faire en sorte que la réforme soit une réussite.« Il ne s'agit pas de pénaliser les établissements privés, mais d'être juste… »
Les questions des journalistes ont porté sur divers aspects du sujet, permettant ainsi aux conférenciers d'apporter des précisions. Ainsi, sur le régime internat, les conférenciers ont expliqué que cet arrêté fixe la réglementation des frais de scolarité et que, par conséquent, tout autre frais au-delà doit requérir l'avis de l'administration avant son exécution. « Donc, l'internat étant une contribution supplémentaire des établissements privés, les frais liés à l'hébergement des élèves au sein de l'établissement feront l'objet d'échanges entre l'administration en charge de la gestion des établissements et les structures privées d'enseignement qui ont cette forme de prestation », peut-on retenir.
À la préoccupation de savoir si ce plafonnement ne va pas entamer la qualité de l'enseignement, les secrétaires généraux des ministères concernés par la réforme rassurent qu'« il ne s'agit pas aussi de brader l'éducation. Cet arrêté n'a pas pour vocation de limiter ou de défavoriser les promoteurs, qui ont investi suffisamment dans l'éducation. C'est plutôt d'être équitable, juste et transparent. Lorsqu'on regarde la catégorisation des établissements, il y a différentes rubriques ; chacun pourrait se faire une idée, il ne s'agit pas de pénaliser les établissements privés, mais d'être juste dans leur fixation de frais de scolarité ».
Les promoteurs de ces structures privées ont-ils été rencontrés sur le sujet ? À cette question, les conférenciers ont d'abord réitéré et salué le rôle important que jouent ces acteurs privés dans le paysage de l'enseignement avant de faire comprendre que l'État a le devoir et le droit de procéder à des contrôles dans des secteurs de tels enjeux. « C'est ce devoir et ce droit de contrôle de l'État qui lui permettent d'avoir un regard sur les frais de scolarité, jusque dans les établissements d'enseignement privés. Quand on parle de concertations, je pense qu'ici, c'est l'administration qui s'est assumée », a motivé le secrétaire général du ministère de l'Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique (MESFPT), Didier Paré.
Quelques cadres des ministères à la conférence.« On n'a pas fixé les frais, on a réglementé. C'est-à-dire qu'en fonction de la catégorie, vous avez une limite que vous ne pouvez pas dépasser. Et évidemment, plus vous changez de catégorie, plus vous vous améliorez et plus vous avez l'autorisation d'augmenter substantiellement le coût, tout en maintenant cette qualité, ce niveau de standard. Donc, il ne s'agit pas d'augmenter ou de faire des investissements ponctuels en attendant les contrôles pour se mettre à un niveau et retomber sur ses pieds par la suite », a renchéri le secrétaire général du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Samuel Paré, ajoutant que cette réforme vise également à instaurer une saine émulation entre ces structures privées.
O.L.
Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Crédit-photo : DCRP/MESRI et MEBAPLN