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Updated: 1 month 3 weeks ago

Décès de ZERBO G. ALEXANDRE : Faire-part

Tue, 12/12/2023 - 23:00

Les grandes familles ZERBO, DRABO, LAMIZANA, TOE, SEREME à Ouagadougou, Kouy, Tougan, Bobo-Dioulasso, Côte-d'Ivoire, USA, Canada, France et Belgique.

Les familles alliées DIALLO, NACOULMA, ZIDA, SIRIMA, DRABO, TABI ? OUEDRAOGO, ZAPRE, SEREME, TAMEOGO à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Cameroun, Koudougou, Dédougou.

Ont la profonde douleur de vous annoncer le rappel à DIEU de leur fils, petit-fils, neveu, frère, cousin, époux, père, beau-frère et oncle.

ZERBO G. ALEXANDRE
24 Octobre 1981 – 26 Novembre 2023

PROGRAMME DES OBSEQUES

Mercredi 12 Décembre 2023
20h : Veillé de prières au domicile familial à Somgandé

Jeudi 14 Décembre 2023
14h : Levée du corps suivi de l'inhumation au cimetière militaire du Camp Sangoulé LAMIZANA

Categories: Afrique

Sondage sur la Différence dans le traitement de l'information entre les activistes et les journalistes

Tue, 12/12/2023 - 22:00

Dans le cadre de la rédaction de mon mémoire de fin de cycle qui porte sur " Différence dans le traitement de l'information entre les activistes et les journalistes : traitement des attaques terroristes par Lefaso.net et Naïm Touré au cours du premier semestre 2023", je sollicite votre collaboration pour renseigner ce questionnaire.
Je m'engage à garantir l'anonymat dans le traitement des données collectées. Votre participation et votre disponibilité seront grandement appréciées. Merci d'avance.

https://docs.google.com/forms/d/19-o50laBSEqMH0_keorjMbuM32srh0y5aDzVqaGI0g8/edit

Categories: Afrique

Examen du marché des produits de Santé Sexuelle et Reproductive (SSR) au Burkina Faso : Un regard critique sur les défis et les perspectives

Tue, 12/12/2023 - 22:00

Plongez dans l'analyse approfondie du marché des produits de Santé Sexuelle et Reproductive (SSR) au Burkina Faso. Cette étude rigoureuse met en lumière les insuffisances majeures du marché des produits de SSR, qui vont de la dépendance financière aux lacunes de coordination. Découvrez également les recommandations stratégiques essentielles pour une offre de produits de SSR robuste et durable dans ce contexte burkinabé en pleine évolution.

Introduction

Le marché des produits de SSR au Burkina Faso suscite actuellement un intérêt particulier dans le cadre d'une étude entreprise par l'initiative SEMA (Shaping Equitable Market Access for Reproductive Health). Ce pays d'Afrique de l'Ouest, marqué par une avancée dans l'amélioration des indicateurs de SSR mais qui reste toujours confronté à des défis persistants dans ce domaine.

L'objectif principal de cette évaluation est d'apporter une compréhension approfondie du paysage de la SSR, mettant en lumière non seulement les défis prévalents mais également les opportunités d'intervention stratégique. Pour ce faire, SEMA a mis en œuvre le cadre méthodologique rigoureux appelé "Healthy Markets Framework" (HMF), élaboré spécifiquement pour évaluer la santé des marchés nationaux des produits de SSR.

L'étude se fonde sur des données statistiques clés relatives à la SSR et sur des avis d'experts. C'est au travers de cette aventure intellectuelle que nous vous invitons à plonger, pour comprendre les enjeux qui jalonnent le chemin vers un marché des produits de SSR plus épanoui au Burkina Faso.

Développement

Cette évaluation du marché des produits de SSR au Burkina Faso, a dévoilé des problématiques structurelles importantes. En effet, elle a mis en exergue des défis potentiels qui, s'ils ne sont pas abordés avec précision, pourraient compromettre la durabilité et la résilience du marché des produits SSR.

Défi N°1 : Dépendance financière vis-à-vis des fonds des bailleurs : les risques qui pèsent sur la santé sexuelle et reproductive

Le secteur public et celui des ONG, représentant la majorité des soins en SSR, sont de plus en plus tributaires des financements externes. Bien que les ressources des donateurs aient connu une augmentation notable ces dernières années (2018-2021), les fonds mobilisés à l'échelle nationale n'ont pas suivi la même tendance ascendante.

Cette situation expose le marché des produits la SSR à des risques particuliers. En effet, les fluctuations annuelles dans les engagements financiers des donateurs ajoutent une couche d'incertitude, remettant en question de la résilience du marché sur les trois à cinq prochaines années. Le Burkina Faso se retrouve à la croisée des chemins, nécessitant des actions immédiates pour atténuer ces risques et assurer la pérennité des produits de la SSR.

En réponse à cette lacune critique, l'étude recommande une approche stratégique en trois volets. Tout d'abord, il est impératif d'établir une approche de financement claire pour l'achat des produits de SSR. Cette initiative informera les stratégies nationales et guidera les efforts de mobilisation des ressources.

Deuxièmement, l'élaboration d'une stratégie nationale de mobilisation des ressources nationales et des donateurs s'avère cruciale. Cette stratégie devrait explorer de manière exhaustive les opportunités de financement des donateurs, visant à maximiser leur contribution à l'approvisionnement en produits de SSR. La clé réside dans l'efficacité et une coordination stratégique pour exploiter au mieux ces opportunités.

En parallèle à ces mesures, une campagne de sensibilisation dynamique est préconisée. Elle vise à mobiliser les acteurs gouvernementaux, les collectivités territoriales ainsi que les acteurs du privé en vue de les encourager à s'inscrire activement dans la mobilisation des ressources nationales. Cette sensibilisation, cherche à susciter un engagement accru des parties prenantes nationales dans la garantie de la durabilité des produits de la SSR.

Défi N°2 : Engouement limité du secteur privé pour le marché de la santé sexuelle et reproductive : une opportunité sous-exploitée

Actuellement, le secteur privé demeure une ressource très peu exploitée, avec une demande de soins minime dans ses établissements, notamment en ce qui concerne l'accès aux produits contraceptifs.

L'analyse révèle que les établissements du secteur privé, plus que leurs homologues publics et les ONG, éprouvent des difficultés à garantir la disponibilité de produits contraceptifs. Pour pallier ce problème, des actions décisives sont nécessaires, notamment l'incitation active du secteur privé à participer davantage à la prestation de services en SSR. Cette implication pourrait, à son tour, contribuer à la viabilité financière à long terme, en particulier si les prix sont structurés équitablement en réponse à la réduction du financement des donateurs.

Face à ces constats, des recommandations stratégiques émergent.

Tout d'abord, il est essentiel de mener une évaluation approfondie du marché du secteur privé en produits de SSR. Cette évaluation doit explorer le paysage financier, l'approvisionnement, l'offre et la demande. Les résultats de cette étude deviendront les fondations sur lesquelles les stratégies pour attirer davantage le secteur privé pourront être élaborées.

Deuxièmement, une évaluation exhaustive visant à comprendre les raisons qui poussent les patients à choisir le secteur public ou les ONG pour les produits de SSR est préconisée. Ces données seront utilisées pour informer les stratégies visant à orienter la demande vers le secteur privé.

En outre, le soutien actif des parties prenantes de la SSR dans l'élaboration d'une stratégie nationale d'engagement du secteur privé est une recommandation majeure. Cette stratégie devrait définir des objectifs clairs et les moyens par lesquels le secteur privé pourrait être utilisé et soutenu pour garantir un accès équitable aux produits et services de SSR au Burkina Faso.

Enfin, une invitation pressante est lancée aux acteurs clés du secteur privé pour une participation plus active aux groupes de travail et aux forums techniques existants mais aussi d'amener les autres acteurs privés qui n'y participent pas pour le moment à rejoindre ces cadres. Leur contribution conjointe à l'élaboration d'une analyse de rentabilité contribuera à stimuler leur engagement croissant sur le marché de la SSR.

Défi N°3 : Prédominance d'un nombre restreint de fabricants : un défi crucial dans la sécurité de l'approvisionnement en produits de SSR

Cette lacune représente une préoccupation majeure, d'autant plus qu'elle pourrait exposer la Centrale d'Achat des Médicaments Essentiels Génériques (CAMEG) à des difficultés d'accès à une base d'approvisionnement diversifiée et fiable, considérée comme une priorité par les principales parties prenantes.

Des retards mineurs ou des pénuries pourraient déstabiliser l'équilibre délicat entre l'offre et la demande de contraceptifs et inciter les utilisateurs à se tourner vers le marché parallèle, engendrant ainsi des risques de consommation de produits de moindre qualité. Par exemple, les défaillances de diversification de l'offre ont été manifestes en 2021, lorsqu'une rupture nationale d'implants a entraîné des retards de livraison, forçant la CAMEG à solliciter un soutien d'urgence de l'UNFPA pour l'approvisionnement.

Face à ces défis, les experts proposent un certain nombre de points d'action.
Tout d'abord, une évaluation approfondie des facteurs contribuant à la limitation de la diversité et de la qualité des fournisseurs est impérative. Cette analyse servira de base à l'élaboration d'une stratégie visant à surmonter les défis identifiés.

En parallèle, il est crucial de soutenir les efforts visant à accroître le nombre de fabricants enregistrés localement pour chaque produit de SSR. Cela implique la fourniture d'une assistance technique à la CAMEG et/ou à l'Agence nationale de réglementation pharmaceutique (ANRP) pour simplifier les processus d'enregistrement. Les fabricants doivent être encouragés par des incitations et des analyses de rentabilité afin de surmonter les obstacles qui les découragent de s'enregistrer.

En outre, le développement d'un cadre décisionnel est préconisé pour guider la CAMEG dans l'identification et la sélection d'options d'approvisionnement flexibles, permettant d'avoir plusieurs fournisseurs par produit. Ceci est particulièrement crucial en cas de ruptures de stock ou de retards des fournisseurs, minimisant ainsi le risque de pénuries nationales.

De plus, la promotion de la fabrication locale et/ou régionale de produits de SSR est recommandée à travers des politiques incitatives, y compris des avantages fiscaux et un soutien aux fabricants locaux pour obtenir la préqualification de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Enfin, pour renforcer la résilience régionale, des efforts conjoints régionaux, tels qu'une politique d'achat groupé entre les pays, devraient être soutenus. Par exemple, par le biais de l'Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS), ces initiatives visent à accroître les volumes d'acquisition de produits de SSR.

Défi N°4 : Prise en compte insuffisante des données sur les préférences des utilisateurs : un obstacle dans la marche vers un marché des produits de SSR axé sur les besoins des utilisateurs.

L'absence de collecte et d'intégration systématique des préférences des consommateurs dans les décisions budgétaires et d'achat crée des lacunes dans le suivi et l'assurance que les produits disponibles sur le marché répondent effectivement aux besoins de la population. Cela a des implications majeures sur la capacité des fournisseurs à optimiser des ressources limitées pour satisfaire au mieux la demande des consommateurs et à introduire de nouveaux produits en fonction des besoins émergents.

Face à cette réalité, deux mesures pourraient guider le système de santé vers une approche plus centrée sur les utilisateurs dans le domaine de la SSR.

D'une part, il est impératif de mettre en place un groupe de travail dédié au sein du Ministère de la santé, ou par le biais d'une plateforme technique existante, réunissant les parties prenantes du gouvernement, les chercheurs et les partenaires. Ce groupe aura pour mission d'élaborer un plan stratégique visant à recueillir des données sur les préférences des utilisateurs. Ceci peut nécessiter la mise en œuvre d'enquêtes dédiées ou l'inclusion d'indicateurs sur les préférences des consommateurs dans des enquêtes nationales existantes, telles que les enquêtes démographiques et de santé (EDS).

D'autre part, l'intégration des données sur les préférences des utilisateurs dans le processus de prise de décision est essentielle pour garantir un marché des produits de SSR aligné sur les besoins réels des populations. Cela implique d'améliorer l'intégration des données relatives aux préférences des consommateurs dans les quantifications nationales et les décisions d'achat et de financement à travers le Tableau d'Acquisition des Contraceptifs (TAC). Cette approche permettra de garantir que les ressources sont allouées de manière efficiente, en maximisant l'impact sur la santé reproductive de la population.

Défi N°5 : Coordination du marché des SSR au Burkina Faso : une harmonie à construire

En dépit des cadres nationaux existants et des mécanismes de planification, des lacunes persistent dans la capacité à analyser et discuter des questions du marché globalement, notamment les préférences des consommateurs, l'adoption des produits et la conception de stratégies financières durables.

Il apparaît que le manque de mécanismes dédiés à l'analyse des aspects liés aux préférences des consommateurs et à la conception de stratégies financières robustes devient de plus en plus critique, surtout à la lumière des récentes modifications des priorités gouvernementales, entraînant une réduction des engagements des partenaires extérieurs sur le marché des produits de la SSR.

Face à cette réalité, des pistes claires pour construire une harmonie dans la coordination du marché de la SSR au Burkina Faso pourraient être dégagées en appliquant certaines mesures.

Tout d'abord, il est essentiel d'élaborer une stratégie de marché spécifique aux produits de la SSR au Burkina Faso. Au cours des cinq à dix prochaines années, cette stratégie devrait servir de feuille de route alignant les principales parties prenantes sur des priorités communes et définissant des mesures concrètes pour surmonter les obstacles identifiés.

Parallèlement, la création et le soutien d'un groupe de travail technique dédié au marché de la SSR sont impératifs pour renforcer la coordination entre les acteurs des secteurs public, ONG et privé. Ce groupe fournira une plateforme pour discuter des défis actuels, explorer des solutions novatrices et faciliter une collaboration étroite.

Une meilleure utilisation des données existantes, notamment celles sur les commandes et les expéditions capturées par le réseau FPVAN (Global Family Planning Visibility and Analytics Network), est également essentielle. Cela peut nécessiter la révision des outils analytiques existants ou la conception de nouveaux, afin d'améliorer la coordination et le partenariat.

Enfin, l'établissement d'un cadre de dialogue entre le secteur privé et le Ministère de la santé émerge comme une recommandation clé. Ce cadre permettra de prendre en compte les intérêts de toutes les parties, favorisant une compréhension mutuelle et renforçant la collaboration entre les secteurs public et privé pour relever les défis du marché des produits de la SSR.

Conclusion

L'analyse approfondie du marché des produits de SSR au Burkina Faso met en exergue des défis majeurs. La dépendance financière aux ressources des donateurs menace la durabilité, soulignant l'impératif d'établir des objectifs de financement clairs et d'adopter une stratégie nationale pour mobiliser efficacement les ressources. Le secteur privé, confronté à des politiques restrictives, nécessite une stratégie nationale d'accompagnement et d'engagement et une participation accrue dans les forums existants.

Les défis d'approvisionnement, notamment le nombre limité de fabricants, exigent des évaluations approfondies et des incitations à la diversification des fournisseurs. Le déficit en données sur les préférences des consommateurs requiert la création d'un groupe de travail et l'intégration de ces données dans les processus d'achat, visant à aligner l'offre sur les besoins réels. La lacune globale dans les fondements du marché souligne le besoin d'une coordination renforcée, avec des recommandations telles que l'élaboration d'une stratégie de marché et l'amélioration de l'utilisation des données existantes pour favoriser la collaboration entre les secteurs public, privé et les ONG.

Toutes fois des questionnements persistent : Comment ces recommandations seront-elles concrètement mises en œuvre, et quel impact auront-elles sur les marchés des produits SSR au Burkina Faso ? Ces interrogations appellent à des actions supplémentaires et à une surveillance continue du marché pour garantir des progrès significatifs dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive.

Auteurs :

Charlemagne TAPSOBA, Médecin de Santé Publique, Chercheur Associé à RESADE, Coordonnateur du Consortium RESADE-R4D-RAME.
Noéllie Teine H. KONSEBO, Médecin de Santé Publique, Chercheure Associée à RESADE
Yamba KAFANDO, Géographe de la santé, Chercheur à RESADE

Informations sur l'étude :
Il s'agit d'une étude multi sites qui a concerné trois pays (Burkina Faso, Nigeria, Sénégal). La présente étude a été réalisée en 2022-2023 au Burkina Faso par le consortium RESADE (www.resasde.org)- R4D (https://r4d.org/) - RAME (http://www.rame-int.org/) avec l'accompagnement du Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique (MSHP) du Burkina Faso. Elle a été financée par la fondation BMGF, l'AFD et la Fondation du Fonds d'investissement pour l'enfance (CIFF) à travers AMREF Health Africa.

Partenaires

Categories: Afrique

Santé communautaire au Burkina : Le rapport final de l'évaluation de la stratégie nationale de santé communautaire 2019-2023 validé

Tue, 12/12/2023 - 20:18

Le ministre en charge de la santé, Robert Kargougou, représenté par son chargé de mission, Jeannette Tougma, a procédé à la validation du rapport final de l'évaluation de la stratégie nationale de santé communautaire 2019-2023. C'était ce mardi 12 décembre 2023, à Ouagadougou.

L'évaluation de la stratégie de santé communautaire, mise en œuvre dans un contexte difficile marqué par la crise sécuritaire mais aussi par la pandémie à COVID-19, a été confrontée à une série de difficultés dont le retard accusé dans son démarrage, la programmation répétitive des activités, l'organisation de rencontres improvisées. Mais malgré cela, elle a pu adapter l'offre de soins aux besoins de la population en développant des stratégies de résilience.

« Malgré ce contexte difficile, on peut citer donc la stratégie de vaccination qui a été revue, l'utilisation des accoucheuses villageoises pour réaliser des accouchements hygiéniques qui a permis de sauver les vies de femmes et d'enfants en faisant moins de 5% de morts nés ce qui dénote de leur capacité de pouvoir surveiller le travail. Il y a aussi le dispositif minimum d'urgence qui a été développé et beaucoup de participation. On note aussi que le renforcement de la surveillance des agences de santé à base communautaire notamment pendant la période de la COVID, a été apprécié ; c'est un maillon essentiel pour la riposte contre également les épidémies », a confié Boezemwende Kaboré/Ouoba, directrice de la promotion et de l'éducation pour la santé.

Le rapport a été bien élaboré car il coïncide avec les objectifs des différents plans élaborés par le ministère de santé Dr Soumaila Coulibaly, évaluateur de la stratégie,

Selon elle, ce rapport validé ce jour permet d'affirmer que le ministère de la Santé dispose d'éléments essentiels pour aller à l'élaboration de la nouvelle stratégie de santé communautaire 2024-2028.
A entendre un des évaluateurs de la stratégie, Dr Soumaila Coulibaly, nous pouvons noter que le rapport est bien élaboré avec une vision qui coïncidait avec les objectifs des différents plans que le ministère de la Santé a conçus.

« Nous avons aussi noté la participation de tous les acteurs dans ce processus d'élaboration et dans la mise en œuvre nous avons retrouvé vraiment l'engagement des différents acteurs. Et nous avons aussi noté la participation des partenaires techniques et financiers dans tous les aspects de la stratégie de l'élaboration à la mise en œuvre », Dr Soumaila Coulibaly, un des évaluateurs de la stratégie.
Selon lui, les grands traits de la stratégie consistent à donner à la population la capacité de pouvoir se prendre en charge avec les soins de qualité.

« Nous avons noté qu'il y a eu des activités qui ont été menées dans ce sens et même au-delà des attentes. Dans le cadre de la mise en œuvre nous avons aussi noté des innovations qui ont été introduites dans la mise en œuvre des activités dont notamment le renforcement des soins et de la santé reproductive qui ont permis des accouchements dans de bonnes conditions dans le cadre où les agents de santé étaient disponibles », a-t-il également souligné.

Le ministre dans son mot n'a pas manqué de souligner l'importance de la prise en compte des recommandations formulées au cours de cette évaluation et qui doivent constituer des opportunités pour orienter positivement l'écriture de la stratégie 2024-2028.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

Categories: Afrique

Propriété intellectuelle : La 63e session du conseil d'administration de l'OAPI se penche sur la problématique du financement des projets structurants

Tue, 12/12/2023 - 20:17

La capitale burkinabè, Ouagadougou, a abrité, ce 12 décembre 2023, la 64e session ordinaire du conseil d'administration des ministres de l'organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). La cérémonie d'ouverture de ce conseil d'administration des ministres a été présidée par le chef du gouvernement burkinabè, Dr Apollinaire Kyélèm, aux côtés de la vice-présidente de l'OAPI et ministre centrafricaine en charge du commerce, Koyassoum Doumta Léa et du représentant du président de la commission de l'UEMOA et commissaire, le Pr Filiga Sawadogo.

En lisant le discours d'ouverture de cette grand'messe de la propriété intellectuelle des 17 pays membres de l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), le ministre en charge du commerce burkinabè, Serge G. Poda, s'est appesanti sur l'importance que revêt cette instance de l'OAPI qu'est le conseil d'administration des ministres.

Serge G..Poda, ministre burkinabè en charge du commerce

Une importance qui se justifie, selon l'autorité, par le fait qu'à chaque fois que ce conseil se tient, il permet aux pays membres de cette organisation de remettre en place les bases de la solidarité lui permettant de mener à bien ses missions.

Ainsi, venus des Etats membres de l'OAPI, les 17 ministres vont délibérer sur plusieurs questions importantes relatives à la vie de l'OAPI. En clair, il s'agit de passer en revue, selon le ministre dans son allocution, le rapport d'activités de la direction générale de l'OAPI, les questions financières, mais aussi celles stratégiques qui permettent à l'organisation de gérer de façon efficace toutes les missions qui lui ont été confiées. Et d'ajouter que c'est également le moment de travailler à renforcer l'innovation et la créativité, ainsi que la propriété intellectuelle dans son ensemble pour le bonheur des peuples.

Vue des acteurs du monde de l'OAPI venus des 17 pays membres

Quant à la vice-présidente de l'OAPI, elle estime que la tenue de cette 63e session a été un défi relevé, parce qu'elle permet à l'organisation d'être à la hauteur de la modernité des réformes au niveau du monde. Mieux, selon elle, l'Afrique doit être au diapason des nouvelles technologies et c'est pourquoi ces rencontres sont importantes, parce qu'elles permettront de se questionner pour accompagner la jeunesse à avoir une vie meilleure que celle qu'ont eu leurs parents.

Dr Dénis Bohousssou, directeur général de l'OAPI

En renchérissant, le directeur général de L'OAPI, Dr Dénis Bohoussou, a souligné que ça sera aussi l'occasion de délibérer sur le nouveau plan d'action stratégique 2023-2027 qui se penchera sur des projets structurants comme la mise en place du mécanisme de financement de l'invention et de l'innovation en matière de propriété intellectuelle dans les Etats membres.

Photo de famille

L'autre point figurant dans ce plan stratégique sur lequel il est également revenu, c'est l'accompagnement des nationaux pour la protection de leurs propriétés intellectuelles à l'international.

Tout en soulignant que ça sera également l'occasion de mesurer les progrès opérés et de questionner l'avenir de l'organisation.

Koyassoum Doumta Léa, ministre en charge du commerce de la République centrafricaine et vice présidente de l'OAPI

Présidée par le chef du gouvernement burkinabè, Dr Apollinaire Kyélèm, aux côtés de la ministre centrafricaine en charge du commerce, Koyassoum Doumta Léa, l'ouverture de cette réunion des ministres de l'OAPI a connu la mobilisation des acteurs du domaine.

Yvette Zongo
Crédit photo : Auguste Pare
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Burkina : La Commission nationale des droits humains se fait connaître des forces vives de la région du Centre-sud

Tue, 12/12/2023 - 19:41

La Commission nationale des droits humains (CNDH) veut mieux se faire connaître. Pour ce faire, elle organise ce mardi 12 décembre 2023 à Manga, dans la région du Centre-sud, un atelier de présentation de la CNDH et de sa fonction de traitement des plaintes et de lutte contre les violations des droits humains.

Créée par décret n°628 2001/PRES/MJPDH du 20 novembre 2001, la Commission nationale des droits humains (CNDH) a été réformée par la loi n°062-2009/AN du 21 décembre 2009 et désormais sa création repose sur la loi n°001-2016/AN du 24 mars 2016 modifié par la loi n°002-2021/AN du 30 mars 2021 pour être en phase avec les “Principes de Paris”, qui sont les directives des nations unies relatives aux institutions nationales des droits de l'homme.

La CNDH a des missions de concertation, de consultation, d'évaluation, de proposition en matière de promotion, de protection et de défense des droits humains et d'examen des requêtes concernant les allégations de violations des droits humains. Elle est également chargée du suivi de la situation des droits humains au Burkina Faso.

Les forces vives de la région du Centre-sud devraient connaître au sortir de la rencontre les attributions et le fonctionnement de la CNDH.

Malgré ses missions importantes, l'institution n'est pas suffisamment connue des populations et aussi des pouvoirs publics. Une situation qui s'explique en partie par le fait que la CNDH n'a pas encore déployé ses délégations dans les régions. C'est ce qui a prévalu à l'organisation d'une tournée de présentation de la CNDH dans plusieurs régions du Burkina Faso au profit des acteurs publics et privés, forces de défense et de sécurité et de l'ensemble de la population.

“On s'est rendu compte que la CNDH n'est pas suffisamment connue. Normalement elle est censée avoir des délégations dans toutes les régions, mais ce n'est pas encore le cas. Donc en attendant qu'on installe les délégations dans toutes les régions du Burkina Faso, nous avons entrepris une tournée de présentation de la commission dans les différentes régions”, explique la commissaire Valérie Edwige Soma/Kaboré qui a représenté la présidente de la CNDH à la rencontre.

Photo de famille

Après Kaya dans le Centre-nord, Banfora dans les Cascades et Bobo-Dioulasso dans les Hauts-Bassins en 2021 et 2022, pour cette année 2023, la CNDH s'est déporté à Tenkodogo dans la région du Centre-est, puis ce 12 décembre à Manga dans la région du Centre-sud en vue de se faire connaître davantage. Au sortir de la rencontre, les participants connaîtront mieux les missions de la CNDH et sa fonction de traitement des plaintes et de lutte contre les violations des droits humains.

Cette rencontre est aussi l'occasion de sensibiliser les populations afin qu'elles sachent qu'elles peuvent saisir la CNDH si elles sont victimes de la violation de leurs droits. “Ce n'est pas si vous vous êtes disputés avec votre voisin que vous devez saisir la CNDH. C'est si c'est l'État qui est l'auteur du tort que vous avez subi, que vous pouvez saisir la commission. Quand on parle de violation des droits humains, on est dans une situation où l'auteur de la violation, c'est l'État, notamment à travers ses organes, ses forces de défense et de sécurité”, précise Mme Soma.

Commissaire Valérie Edwige Soma/Kaboré souligne que les violations des droits humains sont celles dont l'auteur est l'État.

Le conseiller technique représentant la gouverneure de la région du Centre-sud, a salué la tenue de cette rencontre, qui de son point de vue, est une opportunité pour les forces vives de la région de connaître l'organisation et le fonctionnement de cette institution, ainsi que ses attributions. “Une meilleure connaissance de la CNDH nous permettra de mieux collaborer avec elle afin d'assurer une meilleure protection des droits humains dans notre région. Nous devons encourager nos concitoyens à se tourner vers la commission lorsqu'ils sont confrontés à des situations de violations de leurs droits, et nous devons également soutenir les efforts de sensibilisation pour que chacun comprenne l'importance de respecter les droits fondamentaux de tous les individus, peu importe leur origine, leur religion ou leur statut social”, a laissé entendre Moustapha Konaté, conseiller technique représentant la gouverneure de la région du Centre-sud à la rencontre.

Moustapha Konaté, conseiller technique de la gouverneure salue la tenue de la rencontre.

39 plaintes reçues de janvier à septembre 2023

Du 1er janvier au 30 septembre 2023, la CNDH a reçu 39 plaintes, sans les statistiques de Bobo-Dioulasso. Sur ces 39 plaintes, 32 ont été jugées recevables et les sept autres irrecevables. Deux investigations sur des cas de violations des droits humains ont également été menées.

En ce qui concerne l'année 2022, ce sont 105 plaintes qui été enregistrées à la CNDH dont 81 jugées recevables et 25 non recevables. Au cours de la même année, six missions d'investigations pour des cas de violations des droits humains ont été conduites par la commission.

Justine Bonkoungou
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Categories: Afrique

12e édition des journées agro-alimentaires : Les produits locaux à l'honneur

Tue, 12/12/2023 - 17:52

Dans l'objectif de promouvoir les produits locaux et d'inciter la population à consommer local, la Fédération nationale des industries de l'agroalimentaire et de transformation du Burkina (FIAB) a organisé la 12e édition des Journées agro-alimentaires (JAAL) sous le thème : « Couple certification-labellisation et propriété intellectuelle : quelle politique d'innovation pour les PME/PMI agroalimentaires dans la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF) ? ». Cette édition s'est tenue du 28 novembre au 2 décembre 2023 dans l'enceinte du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO). Pour le cinquième numéro de notre rubrique « Made in Burkina », nous nous y sommes rendu, le jeudi 30 novembre, afin de découvrir les stands des exposants et échanger avec certains d'entre eux.

Le pavillon Arc-en-ciel du SIAO abritait les exposants venus de toutes les régions du Burkina. À l'intérieur, il y avait à découvrir divers produits locaux. Chaque stand avait sa spécialité. Dans le but de connaître le domaine de chaque exposant, nous nous sommes approché de Voxell Infusion.

Implantée au Burkina Faso, plus précisément à Ouagadougou, dans le quartier Cissin, Voxell Infusion est une jeune entreprise spécialisée dans la transformation des plantes et des écorces locales. Voxell propose huit variétés d'infusions, dont le kinkéliba, l'hibiscus (bissap), le moringa, le djeka, le laurier et le séné, les feuilles de verveine, les feuilles de timi-timini et le kurupi. Chaque gamme possède sa propre particularité, mais toutes contribuent au bien-être de l'homme en matière de santé.
Selon le chargé de communication de Voxell Infusion, Blaise S. Ky, ces infusions sont fabriquées au Burkina.

Chargé de communication de voxell infusion , Blaise S .Ky

Il exhorte donc les Burkinabè à consommer les produits locaux. « Nous allons continuer à vulgariser nos produits pour que la population puisse connaître nos produits, connaître leur importance. Nous demandons au gouvernement de concrétiser ses engagements en incluant l'acte à la parole. Par exemple, au sein des ministères, les usagers ainsi que les travailleurs consomment le thé. Ils peuvent acheter nos infusions made in Burkina pour propulser les entreprises burkinabè pour qu'elles puissent se développer. Si cela se faisait, c'est tout le territoire qui en profiterait », propose Blaise S. Ky.

Nous poursuivons notre visite et après quelques minutes de marche, nous atteignons le stand de l'entreprise Dakupa. Dirigée par Katherine Younka/Bambara, l'entreprise évolue dans la production et la transformation de plusieurs variétés de produits comme le couscous de maïs, le couscous de riz, la farine de haricot et de fonio, la bouillie de petit mil, les biscuits, la poudre de pain de singe.

Katherine Younka /Bambara de l'unité Dakupa

Les produits Dakupa sont bien connus dans les magasins, les alimentations, les stations Total à Diébougou, Boromo, Bobo-Dioulasso, Houndé Gaoua, Batié. Mais selon la promotrice, l'entreprise rencontre des difficultés. « Nous faisons face à un problème d'emballages ainsi qu'à un manque d'équipements. En effet, nos produits sont faits de façon naturelle, mais souvent nous utilisons du gaz et des séchoirs qui fonctionnent avec l'électricité. A part ça, tout ce qu'on fait est manuel », confie Katherine Younka/Bambara.

En plus des problèmes d'emballage et d'équipements, Madame Younka note qu'elle est confrontée à un problème de local : « Notre objectif est de nous développer à l'international. Et pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de certifier notre produit. En raison de l'évolution de l'activité, nous sommes actuellement coincés dans la location d'un local. Nous demandons à l'État de nous octroyer des parcelles, même si elles sont subventionnées, pour que nous puissions construire des unités de transformation pour que nos produits puissent aller de l'avant. »

Madame Ida Joceline Sankara/Ouedraogo confondatrice de Doux goûts

Ida Joceline Sankara/Ouédraogo, cofondatrice de Doux-Goûts, expose également aux JAAL. Son entreprise existe depuis 2020 et produit des purées de fruits et légumes pour les enfants à partir de six mois. Les purées sont faites à base de mangue, de papaye, de banane, de carotte. Les purées sont conditionnées dans des pots de 130 grammes qui équivalent à une ration pour un enfant. La co-fondatrice a remporté le prix Castel. « Le prix Castel va nous permettre d'accroître notre capacité de production. Nous allons aussi acquérir des équipements et produire une grande quantité afin de satisfaire la demande. », avance-t-elle.

Et de poursuivre : « Au tout début, les gens se méfiaient de nos produits, mais à travers ce prix, ils ont commencé à nous faire confiance. Nous avons un protocole d'accord avec le Laboratoire national de la santé publique qui analyse la qualité sanitaire de nos produits ; et jusque-là, nos produits sont conformes. Nous sommes des mamans et sommes sensibles au bien-être des enfants », conclut-elle.

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Burkina / Solidarité : Un « Gala du cœur » pour les veuves et orphelins des soldats tombés au front

Tue, 12/12/2023 - 17:00

Le Collectif du cœur a organisé un « Gala du cœur », le lundi 11 décembre 2023, pour venir en aide aux veuves et orphelins des soldats tombés dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.

Une levée de fonds pour aider des veuves et orphelins des soldats tombés au front dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. L'initiative est venue du Collectif du cœur.
Selon la présidente du Collectif du cœur, Jennifer Touré, cette idée est née après avoir partagé plusieurs fois de repas communs avec les déplacés de certaines localités du Burkina. « Nous avons pu voir à quel point cette situation les a impactés », se souvient-elle.

Entourée de ses collaborateurs et partenaires, Jennifer Touré (deuxième à gauche) veut apporter du sourire aux veuves et orphelins des soldats

Ainsi, le Collectif du cœur a souhaité faire mieux que les repas en commun. « Nous avons tenu à faire une organisation plus grande afin de leur apporter notre plus grand soutien, avec l'aide des autorités du pays », a justifié Jennifer Touré.
A en croire les organisateurs, ils n'ont pas fixé un quota d'une somme à collecter mais ils espèrent atteindre leur objectif. « Nous la jeunesse, nous sommes là aussi pour soutenir la situation actuelle du pays ». Tel est le message de Jennifer Touré et ses camarades.

Le co-parrain Ali Sawadogo, président de la G18-18, et…

« Nous allons accompagner de bout à bout l'activité… »

Face à cet objectif, Ali Sawadogo, président de la G18-18, par ailleurs co-parrain de cette activité a jugé bon d'associer son image. « Aujourd'hui, partout où nous sommes, nous avons besoin de contribuer parce que nous avons des familles qui sont dans le besoin lié à la crise que nous traversons. Donc c'est un acte noble d'être là et soutenir cette activité, qui va permettre à nos populations de trouver un peu de soutien pour ce qu'ils traversent actuellement », a-t-il indiqué.

Quant à Sada Zougmoré, le coordonnateur général de Sank Money, il est le parrain de ce Gala du cœur. « Tout ce qui rentre dans le cadre du soutien aux victimes de la lutte contre le terrorisme, Sank Money ne peut pas rester en marge. Nous allons accompagner de bout à bout l'activité parce que cela rentre en ligne de compte de notre vision », a-t-il expliqué.

le parrain Sada Zougmoré de Sank Bussiness ont réitéré leur soutien à cette initiative

La soirée a été marquée par des prestations d'artistes et la levée des fonds. Avec les fonds collectés, le Collectif du cœur va effectuer des dons à partir du 23 décembre 2023 sur les zones de Yagma, quartier situé à la sortie nord de Ouagadougou.

Cryspin Laoundiki
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Burkina Faso : La Banque mondiale salue les initiatives de la Maison de l'entreprise

Tue, 12/12/2023 - 16:49

Une délégation de la Banque mondiale, dirigée par Fulbert Tchana, économiste en chef et coordonnateur sectoriel pour le Sahel central, a effectué une visite de courtoisie et de travail à la Maison de l'entreprise du Burkina Faso (MEBF). L'objectif est de mieux comprendre le fonctionnement de l'institution et de discuter autour de certains projets sur lesquels travaille la MEBF. L'un des projets abordés, est celui d'appui à l'entrepreneuriat, au développement des compétences et à l'adoption technologique, dénommé : “ECOTEC''. Ce projet porté par la MEBF vise à améliorer le climat des affaires au Burkina Faso dans un contexte d'une économie déstabilisée par la crise sécuritaire. La Banque mondiale a félicité la MEFBF pour le gigantesque travail abattu au profit du secteur privé ; C'était ce mardi 12 décembre 2023, à Ouagadougou.

Au cours de sa visite, la délégation de la Banque mondiale a pris le temps de parcourir plusieurs services logés au sein de la Maison de l'entreprise du Burkina Faso (MEBF), mesurant les efforts déployés par cette institution pour soutenir le développement économique du pays.

Après cette première étape, l'économiste en chef et coordonnateur sectoriel pour le Sahel central, Fulbert Tchana Tchana et son équipe ont eu l'opportunité d'assister à une brève présentation de la Maison de l'entreprise. Le directeur général de la MEBF, Karim Ouattara est en effet, revenu sur les missions, l'organisation et les succès accomplis par la structure ces dernières années. Il a souligné l'engagement de la MEBF en faveur de la promotion des entreprises et du renforcement du tissu économique local à travers certains projets, à l'instar d'ECOTEC.

La délégation de la Banque mondiale visitant les services de la Maison de l'entreprise du Burkina Faso

Le projet ECOTEC

« Le projet d'appui à l'entrepreneuriat, au développement des compétences et à l'adoption technologique, dénommé “ECOTEC'' a été un projet résilient », a déclaré Karim Ouattara.

Selon le directeur général de la MEBF, ECOTEC va notamment contribuer à améliorer substantiellement le climat des affaires dans le pays. Et cela, grâce à la dématérialisation de certains processus administratifs. Il favorise, renchérit-il, la création d'un marché adéquat entre les personnes formées et les besoins des entreprises. Monsieur Ouattara précise que cela va permettre au pouvoir public de discuter directement avec le secteur privé afin de mettre sur le marché de l'emploi des compétences qui répondent à leurs besoins actuels.

« J'ai été très satisfait de l'aptitude de la Maison de l'entreprise à faciliter la création d'entreprises, à améliorer le climat des affaires, à fournir des compétences et des financements au secteur privé », Fulbert Tchana Tchana, économiste en chef et coordonnateur sectoriel pour le Sahel central

Vers la création d'un environnement propice à la croissance économique

La MEBF en collaboration avec la Banque mondiale met en œuvre ce projet ambitieux qui vise à créer un environnement propice aux affaires, favorisant ainsi la croissance économique du Burkina Faso. Les représentants de la Banque mondiale ont exprimé leur intérêt et leur satisfaction quant aux progrès réalisés jusqu'à présent.

Fulbert Tchana Tchana a salué le travail remarquable accompli par la MEBF et a exprimé sa reconnaissance envers les efforts déployés pour améliorer le climat des affaires dans le contexte difficile que traverse actuellement le Burkina Faso en raison de la crise sécuritaire. Il a souligné l'importance cruciale de telles initiatives pour relever les défis économiques induits par les instabilités sécuritaires.

« J'exprime ma gratitude à la Banque mondiale, et en particulier à Fulbert Tchana Tchana et son équipe pour leur accompagnement constant à la Maison de l'entreprise », Karim Ouattara, directeur général de la MEBF

Le renforcement d'une collaboration

Le directeur général, Karim Ouattara, a remercié la Banque mondiale pour son soutien continu et a réaffirmé l'engagement de la MEBF à œuvrer pour le développement économique durable du Burkina Faso. Cette rencontre fructueuse a renforcé la collaboration entre la MEBF et la Banque mondiale, ouvrant de nouvelles perspectives pour des projets futurs visant à stimuler l'activité économique et à créer des opportunités pour les entrepreneurs burkinabè.

La Maison de l'entreprise a offert un présent au chef de la présente délégation de la Banque mondiale, pour témoigner à l'institution toute sa reconnaissance pour l'accompagnement considérable dont il bénéficie depuis 2004 avec plus de 60 milliards de francs CFA de volume de financement.

Fulbert Tchana Tchana reçoit des mains du directeur général de la MEBF, un présent symbolisant la reconnaissance de la Maison de l'entreprise envers la Banque mondiale

Cinq réformes majeures sont envisagées par la MEBF pour améliorer davantage ses performances et atteindre les résultats escomptés. Ainsi, ce sont entre autres 1 300 entrepreneurs qui vont participer au programme, 750 entreprises vont bénéficier du fonds de partenariat en constitution, 8 milliards de francs CFA de cofinancement à mobiliser, 800 entreprises bénéficieront d'un nouveau prêt d'une institution financière
Présentation de la Maison de l'entreprise

Pour rappel, le siège de la Maison de l'entreprise du Burkina Faso a été construit sur financement de la Banque mondiale en mars 2009, à environ 1 500 000 dollars, soit 911 000 000 de francs CFA. La MEBF a un statut d'association de droit privé, reconnue d'utilité publique en 2010, avec pour objet l'appui au développement du secteur privé. La MEBF regorge de plus de 800 membres, dont un conseil d'administration constitué de 12 membres, parmi lesquels deux sont de l'administration publique (représentée par le ministère en charge du commerce et celui en charge des finances).

Le dispositif opérationnel de la MEBF est organisé autour des quatre pôles de services suivants. Le premier pôle concerne l'appui-conseil et le renforcement des capacités. Le deuxième, lui, s'intéresse à l'information économique et juridique. Le troisième quant à lui, concerne la gestion des projets et le quatrième enfin, est centré sur la facilitation des affaires. De 2004 à 2022, les résultats engrangés sont entre autres 11 420 permis de construire délivrés, plus de 100 000 emplois et de 133 000 entreprises créés, environ 18 000 000 de financements bancaires mobilisés, et environ 60 milliards de francs CFA de volume financiers mobilisés pour les projets.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

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Burkina : L'association professionnelle des systèmes financiers décentralisés célèbre ses 20 ans et inaugure son nouveau siège

Tue, 12/12/2023 - 16:49

L'Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso (AP/SFD-BF) célèbre son 20e anniversaire. Une célébration cumulée à l'inauguration de son nouveau siège sis à la zone d'activités diverses (ZAD) ce 12 décembre 2023. Extensible en R+3, le bâtiment est composé d'une salle d'accueil, de cinq bureaux, ainsi que d'une petite et une grande salle de réunion. Il devrait permettre aux membres du secrétariat exécutif de mener ses activités dans un cadre plus convivial.

Créée en juin 2002, l'AP/SFD-BF regroupe toutes les institutions de microfinance présentes sur le territoire burkinabè. Les systèmes financiers décentralisés jouent un rôle important dans le développement économique, car ils apportent des services financiers essentiels aux populations et favorisent du même coup l'inclusion financière. Au 30 septembre 2023, ce sont 124 systèmes financiers agrées qui sont répertoriés à travers le pays, qui totalisent 1.827.759 membres. L'encours des dépôts du secteur de la microfinance s'établit à 410,43 milliards de FCFA et l'encours des crédits à 349,44 milliards.

Pour le ministre de l'économie, des finances et de la prospective, Aboubacar Nacanabo, il est donc de bon ton de congratuler l'AP/SFD-BF et ses membres pour le parcours enregistré durant deux décennies. Deux décennies durant lesquelles, l'association et ses membres se sont engagés aux côtés du gouvernement, pour la refondation de la gouvernance économique et financière du Burkina et l'inclusion financière de la grande majorité des Burkinabè.

Aboubacar Nacanabo, ministre de l'économie, des finances et de la prospective

« La microfinance vient en complémentarité du système bancaire et il y a une catégorie de la population qui n'a pas accès au système bancaire mais qui est prise en compte par la microfinance. Et malgré le contexte difficile, il y a des zones qui sont difficiles d'accès mais les systèmes financiers décentralisés sont présents aux côtés des populations pour assurer le développement. Et ce sont plusieurs milliards qui ont été injectés dans l'économie par les systèmes financiers décentralisés, ce qui montre que ces structures ont un rôle très important à jouer dans l'économie », a fait savoir Aboubacar Nacanabo, qui a également laissé entendre que la construction du siège, témoigne de la volonté de l'association à aller de l'avant et à continuer à exceller.

Ousseni Kirakoya, président du conseil d'administration de l'AP/SFD-BF

Dans un contexte marqué par l'évolution de la technologie, la concurrence et les nouvelles règlementations, le ministre de l'économie a invité les microfinances à toujours cultiver l'excellence, en s'appuyant sur les technologies nouvelles. Cela leur permettra, ajoute-t-il, d'être en phase avec certaines actualités du domaine de la finance, en vue de l'émergence d'un secteur de la microfinance plus professionnel, transparent et pleinement intégré au système financier.

Il les a également exhortés, à s'approprier les nouveaux instruments que sont l'observatoire de la qualité des services financiers, ainsi que le comité national de la microfinance. Des instruments qui visent à renforcer le niveau d'utilisation des services financiers formels, à travers l'amélioration de la qualité des prestations financières.

des personnalités et institutions ont reçu des attestations de reconnaissance au cours de la cérémonie

Pour le président du conseil d'administration de l'AP/SFD-BF, Ousseni Kirakoya, la célébration de ce 20e anniversaire et l'inauguration ce jour du siège, sont un symbole fort de la résilience de son organisation. « Notre pays mène le combat sur plusieurs fronts et les systèmes financiers décentralisés sont essentiellement sur les fronts économiques et social, en renforçant les capacités financières de nos vaillantes populations et en les incluant financièrement », a-t-il affirmé.

coupure du gâteau des 20 ans

Cette célébration constitue aussi un nouveau départ pour l'association. Et Ousseni Kirakoya d'indiquer que pour les 20 prochaines années, l'AP/SFD-BF va travailler à être plus forte et plus résiliente, pour permettre aux populations de faire face aux défis actuels. Tout en se réjouissant de son apport à l'économie nationale, l'association n'occulte cependant pas les difficultés. Le PCA Ousseni Kirakoya, fait noter que ce sont un peu plus 80 points de vente et agences de microfinance, qui ont dû fermer du fait de l'insécurité et du déplacement des populations vers des zones plus sécurisées. Le retour à la paix est donc vivement souhaité, pour une reprise effective des activités de ces instituions.

Au cours de la cérémonie, plusieurs personnalités et institutions ayant impacté la vie de l'association, ont reçu des certificats de reconnaissance.

Armelle Ouédraogo
Lefaso.net

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Burkina / Assassinat de Norbert Zongo : Des OSC sonnent la mobilisation pour le 25e anniversaire

Tue, 12/12/2023 - 15:15

Le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) et la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l'impunité et pour les libertés (CCVC) appellent à la mobilisation le mercredi 13 décembre 2023 pour rendre hommage au journaliste Norbert Zongo, retrouvé mort le 13 décembre 1998 sur la route de Sapouy. Une manifestation entrant dans le cadre de la commémoration du 25e anniversaire de l'assassinat de l'illustre disparu.

Commémoration An 25 de l'assassinat de Norbert Zongo et de ses compagnons d'infortune !

Peuple burkinabè !

Vaillants(es) combattants de la liberté !

Populations de Ouagadougou et environs !

Voici 25 ans déjà que nous sommes mobilisés pour exiger vérité et justice pour le journaliste d'investigation émérite Norbert Zongo et ses compagnons d'infortune !
25 ans que nous avons toujours répondu à l'appel du devoir !

Cette année encore, le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) et la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l'impunité et pour les libertés (CCVC) vous appellent à vous mobiliser le mercredi 13 décembre 2023 pour rendre hommage à Norbert Zongo, exiger vérité et justice pour lui et ses compagnons, pour Flavien Nébié, les victimes de l'insurrection populaire de 2014, de la résistance au putsch de 2015, les victimes des exécutions extrajudiciaires, les victimes des assassinats ciblés et toutes les victimes de violence en politique.

A Ouagadougou, les temps forts de ce 25e anniversaire sont :
13 décembre 2023 :

7h : Rassemblement au cimetière de Gounghin pour le dépôt de gerbes de fleurs, le recueillement et l'hommage à Norbert Zongo et ses compagnons, aux martyrs de l'insurrection populaire et de la résistance victorieuse au putsch et aux autres victimes ;

9h30 : Panel au CBC sur le thème : « Respect des libertés et promotion de la bonne gouvernance comme facteurs de résilience dans le contexte actuel de crise sécuritaire ».

Peuple burkinabè !

Vaillants(es) combattants de la liberté !

Populations de Ouagadougou et environs !

Faisons notre devoir. Sortons massivement pour exiger vérité et justice pour Norbert Zongo et ses compagnons, pour Flavien Nébié, les victimes de l'insurrection populaire de 2014, celles de la résistance au putsch du 16 septembre 2015, les victimes des exécutions extrajudiciaires, les victimes des assassinats ciblés et toutes les victimes de la violence en politique.

N'an laara ! An saara !

Ouagadougou, le 9 décembre 2023

Le Président du Comité d'organisation

Rasmané Kientéga

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Coupe du club Zeems Taaba en pétanque : Sountong nooma bat l'AS Poste et s'adjuge la deuxième édition

Tue, 12/12/2023 - 15:00

Le club de pétanque Zeems Taaba, grâce au promoteur et vice-président de l'équipe, Lucien Zongo, soutenu par le parrain le Dr Albert Yaméogo et le co-parrain Karim Savadogo, a organisé sa coupe, deuxième édition, le 10 décembre 2023. La coupe qui a réuni 148 doublettes, s'est jouée sur le terrain du club à Karpala. La compétition a vu la victoire du club Sountong nooma face à l'AS Poste sur le score 11-8 devant un nombreux public féru du jeu de boules.

Le terrain du club Zeems Taaba sis à Karpala, a accueilli un grand monde venu suivre depuis la matinée jusqu'en fin de soirée les éliminatoires qui comptaient 148 doublettes, et a attendu le dénouement final de cette 2e édition. Les clubs Sountong nooma et AS Poste, se sont hissés en finale, et le nombreux public attendait de voir lequel soulèverait la coupe. Dans le domaine de la pétanque, une opposition d'équipes de Sountong nooma et de l'AS Poste a toujours été très disputée, tant les équipes regorgent en leur sein des internationaux et bons joueurs.

Dans la doublette de Sountong nooma on a Patrice Tiemtoré dit le « Gaucher magique » et son partenaire tout aussi talentueux Idrissa Zongo qui porte le sobriquet de « Yong Lee ». La doublette de l'AS Poste était composée de Ousmane Ouédraogo communément appelé Oussou, le meilleur tireur du moment sur le plan national en référence à la grande compétition de Nebnooma 14 la semaine passée, et son coéquipier Nestor Zoromé dit le « Monument », mondialiste de la dernière coupe du monde Bénin 2023.

Ousmane Ouédraogo de AS Poste, ses bons tirs n'ont pas suffi.

Sur le papier la paire des postiers partait avec les faveurs des pronostics, mais dès l'entame de la finale qui se joue à 11 points gagnants, c'est Sountong nooma qui prend 3 points, annonçant du même coup ses intentions. L'AS Poste réplique timidement à la deuxième mène en remportant 1 point. La suite des manches sera très serrée. Après 9 jeux, le score est de parité, 8-8, instaurant du même coup le suspense, la partie s'arrêtera-t-elle au 10e jeu ? Les supputations vont bon train entre les spectateurs, chacun pronostiquant pour sa formation.

Les officiels, entourés d'un public des grands jours, suivant la finale d'un bon niveau entre Sountong nooma et l'AS Poste.

Le 10e cochonnet est ainsi lancé, le jeu très serré, pointages, tirs, de part et d'autre. Les postiers n'avaient plus de boules, au sein de Sountong nooma, Yong Lee avait encore une boule, il réussira à dégager une boule adverse, ce qui leur donne 3 points, mettant fin au suspense, synonyme de victoire pour Sountong nooma, 11-8 score final. Les supporters scandent le nom de Yong Lee, Sountong nooma exulte avec ses fans, pour son capitaine Tiemtoré, « le jeu a été très serré, malgré l'égalité de 8-8, nous étions confiants pour la victoire finale » explique-t-il. Le vainqueur Sountong nooma est reparti avec 125 000 FCFA, le trophée et des médailles, AS Poste se console avec 75 000 FCFA, les clubs Nebnooma 14 et AJBF arrivés 3e et 4e gagnent chacun 30 000 FCFA, les clubs classés 5e à 16e ont été aussi primés. En marge du concours masculin, les dames boulistes ont aussi joué et c'est Zeinab Ouédraogo qui a été victorieuse face à Fati Ouoba en finale, elles ont été primées.

Ousmane Ouédraogo(gauche) et Nestor Zoromé, finalistes malheureux de AS Poste, n'ont pas démérité.

Le promoteur Lucien Zongo se dit satisfait de la coupe, « Nous avons réussi à tenir la 2e édition, tout s'est bien passé avec une participation très appréciable de 148 doublettes, je remercie tous ceux qui nous ont accompagné dans cette organisation, notamment mes parrains et co-parrains », se réjouit-il. En effet le parrain Dr Albert Yaméogo et le co-parrain Karim Savadogo, se disent honorés sur le choix de leurs modestes personnes, ils ont félicité le promoteur pour son initiative noble d'organiser cette coupe, qui répond d'ailleurs selon eux au nom du club « Zeems taaba », la coupe a rassemblé des gens de toutes les couches sociales et d'âges, qui ont fraternisé, c'est ce qu'il faut rechercher, afin de consolider la cohésion sociale et le vivre-ensemble au Burkina.

Barthélemy KABORE

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Décès de ZERBO née KEITA Orokiatou : Faire-part

Tue, 12/12/2023 - 14:55

Les familles ZERBO, DRABO, BORO à Tougan, Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Dédougou, Tenkodogo et à Genève en Suisse ;

Les familles alliées ZERBO à Tougan, NIGNAN à Fara, BADO à Réo, OUEDRAOGO à Gourcy, et KEITA à Ouahigouya ;

Les familles KEITA, COULIBALY, BONKIAN à Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koumbia, Houndé, au Canada, et leurs alliées.

Monsieur ZERBO Sibiri Mathias, fonctionnaire des postes à la retraite et épouse ZERBO AÏssatou ;

Madame NIGNAN Adjara, fonctionnaire des télécommunications à la retraite à Ouagadougou ;

Madame KEITA née COULIBALY Aminata à Ouagadougou ;

Monsieur ZERBO Serge Ahmed, comptable à la LONAB à Ouagadougou, ses enfants et petit enfant, Doriane, Eliane, Fleuriane, Alexandre et Nathan, ses frères, sœurs, oncles et tantes ;

Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur belle-fille, fille, épouse, mère, grand-mère, tante, sœur et belle-sœur,
Madame ZERBO née KEITA Orokiatou,
survenu à Ouagadougou le lundi 11 décembre 2023 des suites de maladies.

Une veillée de prière aura lieu le mercredi 13 décembre 2023 à 19 h00 au domicile de Monsieur ZERBO Sibiri Mathias, sis à la Cité An III villa 236.

La levée du corps est prévue le jeudi 14 décembre 2023 à 8 h00 à la Clinique Suka suivie du transfert au domicile cité An III et de l'inhumation à 10 h 45 au cimetière route de Kamboinsin
Union de prières.

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Burkina : Dr Arouna Louré est libre, après trois mois de réquisition

Tue, 12/12/2023 - 12:40

Le médecin anesthésiste-réanimateur, Dr Arouna Louré, est libre et a regagné son domicile à Ouagadougou, le lundi 11 décembre 2023, informe notre confrère Radio Omega.

Réquisitionné dans un premier temps pour un mois soit du 11 septembre au 11 octobre, Dr Arouna Louré après ce délai, n'avait pas donné signe de vie après la fin de cette première réquisition, créant ainsi une certaine inquiétude de ses proches.

Il devait se rendre dans un premier temps à Koumbri dans la région du Nord où 53 personnes – 17 militaires et 36 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) – ont été tuées le lundi 4 septembre. Une réquisition délivrée par le chef d'état-major général adjoint des armées le colonel Moussa Diallo. Arouna Louré est réquisitionné, selon la notification, « à l'effet d'apporter son concours à servir au sein de l'unité déployée à Koumbri au profit du 12e Régiment d'Infanterie Commando (12eRIC) dans le cadre de ses missions et opérations de sécurisation du territoire national ». Le lendemain 8 septembre, il a reçu une deuxième réquisition. Si le lieu où devait se rendre le médecin a changé Ouahigouya en lieu et place de Koumbri, la période, 11 septembre au 11 octobre, elle n'a pas changé.

Le médecin anesthésiste, contre toute attente, était toujours à Ouagadougou après le 11 septembre. Oméga révélait l'information en exclusivité. Et finalement le 13 septembre, des militaires armés ont embarqué Dr Arouna Louré à l'hôpital Schiphra à Ouagadougou, avaient confirmé à Oméga plusieurs sources proches du médecin précisant qu'il a été arrêté de force.

Le 11 octobre, la famille et les proches attendaient le médecin. Mais aucune nouvelle. Certains ont même patienté jusqu'au 13 octobre dernier – qui marquait un mois jour pour jour son embarquement – espérant le retrouver. Mais là encore rien.

Puis, certaines sources vont annoncer la prolongation de la réquisition du médecin de deux mois puis par la suite, de trois mois. Avec sa libération ce 11 décembre cela fait trois mois qu'il a été réquisitionné et était au front.

Plusieurs voix s'étaient élevées pour dénoncer la réquisition de Arouna Louré. Le mouvement Servir et non de servir (SENS) dont le coordonnateur est Me Guy Hervé Kam avait estimé, dans une déclaration, que la réquisition du médecin anesthésiste-réanimateur Arouna Louré était « illégale et irrégulière et constitue une dérive grave et inadmissible dans la conduite des affaires de l'Etat ».

Ablassé Ouédraogo, le Président du parti de « Le Faso Autrement » avait estimé que cette réquisition était « illégale et inopportune ». Mieux. Ablassé Ouédraogo avait fait une mise en garde : « Le silence du peuple Burkinabè n'est pas une faiblesse », avait-il indiqué.

Depuis plusieurs mois, l'ancien député sous le lieutenant-colonel Damiba est très critique vis-à-vis de la gouvernance surtout sécuritaire et humanitaire du Capitaine Ibrahim Traoré. Après l'attaque de Koumbri, il a – sur sa page Facebook – rendu hommage aux forces de défense et de sécurité, ainsi qu'aux volontaires pour la défense de la patrie. Cependant, il a précisé qu'il ne fallait jamais confondre les « forces combattantes sur les différents fronts aux déserteurs constitutionnalisés qui se sont bunkerisés à Ouagadougou ».

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Source : Radio Omega

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Procès dit "Charbon fin" : Les conseils de certains prévenus pour "faux" exigent la nullité des PV des auditions

Tue, 12/12/2023 - 12:38

Le procès dit "Charbon fin" a repris son cours ce mardi 12 décembre 2023 au Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga1 par la suite de l'instruction de "faux" par les conseils de la Défense.

Devrait être à la barre, le représentant du BUMIGEB. Il est absent et le Tribunal promet à la Défense que lors de sa prochaine comparution, il lui permettra de poser ses questions.

L'instruction qui doit être instruite ce jour, est le "faux" en lien avec les procès-verbaux des pesés. Pour cette infraction, les mis en cause sont : Ait Merry (chargé de colisage à IAMGOLD Essakane SA),
Ramdé Pascal, Zabré Daouda, Sawadogo Saga, Sorgho Siaka.

Avant le début de l'instruction, les conseils de Zabré Daouda, de Sawadogo Saga (Ingénieur en géologie en poste au BUMIGEB) et de Ramdé Pascal, demandent la nullité des procès-verbaux de l'audition de leurs clients.

Parce que, justifient-ils, ils ont été convoqués et entendus sans assistance de leurs conseils. Ils évoquent l'article 251-18 du code pénal.

"Nous sommes surpris d'une demande de nullité à cette étape de la procédure. L'article 251-18 qu'ils ont évoqué, son premier alinéa devrait les dissuader. Car ce n'est pas au ministère public qui doit leur demander de faire venir leurs avocats. S'ils ne l'ont pas fait, ce n'est pas au ministère public de leur trouver un avocat. Nous vous demandons de rejeter cette demande de nullité", se défend le Parquet.

Le Tribunal décide de recevoir la demande de nullité, le joint au fond pour trancher plus tard et ordonne le début des débats.

L'instruction de "faux" en lien sur le pesage

On retient de l'interrogatoire de Ait Merry que le pesage consiste à déterminer le poids de chaque sac. Le processus de pesage du charbon fin de 2018 s'est fait sur trois étapes.

Il est formel que toutes les parties ont participé au processus de pesé sauf l'État. Il indique aussi qu'il n'était physiquement là qu'à la troisième étape. Parce que, fait-il savoir, sa présence n'était pas nécessaire à toutes les étapes étant le chef orchestre.

Pour le colisage, explique-t-il, on fait d'abord le pesage de la marchandise et la mise en sac. Cela se fait en présence de toutes les parties qui signent les procès-verbaux et la mise dans les conteneurs.

L'État a quand même vérifié le contenu des sacs avant qu'ils ne soient mis dans les conteneurs. Pour lui, le processus a été transparent.

L'audience se poursuit...

Obissa Juste Mien
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Burkina : La Gendarmerie nationale met fin aux "opérations" de trois cyber-escrocs

Tue, 12/12/2023 - 12:32

Ceci est un communiqué de la Gendarmerie nationale via sa Cellule Police Technique et Scientifique de la Section de Recherches de la troisième légion de la gendarmerie à Ouagadougou. Il porte sur l'arrestation de présumés auteurs poursuivis pour escroquerie, tentative d'escroquerie, faux et usage de faux en écriture privée et usurpation de titre.

Courant le mois de novembre 2023, la Cellule Police Technique et Scientifique de la Section de Recherches de la Troisième Légion de la gendarmerie à Ouagadougou enregistrait une plainte contre X pour arnaque via les réseaux sociaux notamment Facebook et Wathsapp.

Les investigations entreprises par les gendarmes de la Cellule ont permis d'identifier et interpeller trois individus, le 24 novembre 2023 dans les quartiers Garghin et Tengandogo de Ouagadougou. Ils sont deux de nationalité étrangère et un Burkinabé, intéressés présumés auteurs des faits d'escroquerie, tentative d'escroquerie, faux et usage de faux en écriture privée, usurpation de titre.

La manœuvre de ces cybers escrocs consistait à publier sur le net des annonces de recrutement au compte de certaines entreprises importantes toutes basées au Burkina Faso. Pour appâter les victimes, ces individus malintentionnés exigent un dossier composé des scans d'extrait de l'acte de naissance, de passeport ou carte nationale d'identité et des diplômes nécessaires. Ils recontactaient les victimes deux semaines après la réception desdits dossiers, pour les informer de la sélection de leurs dossiers.

Alors, les victimes sont invitées à se présenter au sein de l'entreprise qui recrute pour un entretien. Une fois à Ouagadougou ces candidats sont conduits dans un bâtiment dans lequel ils seront séquestrés en attendant que les présumés délinquants rentrent en contact avec leurs parents pour exiger le transfert des sommes d'argent qui varient entre 500 000 et 800 000 francs CFA. Une fois que les différents montants sont payés, les délinquants présentent l'activité QNET aux victimes et c'est en ce moment précis que les candidats sont informés de ce que leur argent avait servi à payer des produits de QNET.

Après cette présentation, les victimes ont le choix d'adhérer ou pas à cette activité mais les sommes versées ne sont pas remboursables. Il faut noter que les victimes sont généralement des citoyens de pays étrangers (Cameroun, Mali, Guinée Conakry…).

Les individus interpellés ont tous reconnu les faits qui leurs sont reprochés et avouent qu'ils utilisent cette stratégie pour appâter leurs contacts sur les réseaux sociaux afin d'obtenir leur adhésion à QNET.

Au cours des investigations, trois téléphones portables ont été saisis sur les présumés auteurs au moment de leur arrestation. Ces appareils étaient utilisés pour faire le montage des différentes fausses annonces de recrutement envoyées aux victimes.

Au terme de l'enquête, les trois présumés auteurs ont été présenté à monsieur le Procureur du Faso, près le Tribunal de Grande Instance de Ouaga II. L'enquête se poursuit afin d'interpeller les complices et démanteler d'autres réseaux afin d'éradiquer cette pratique mafieuse.

C'est l'occasion d'inviter la population à plus de prudence face aux annonces de recrutement faites sur les réseaux sociaux au compte des entreprises. Aussi, elle peut dénoncer tout cas suspect à travers les numéros verts ci-après :
Centre National de Veille et d'Alerte : 1010
Gendarmerie : 16
Police : 17

Lefaso.net
Source : Service presse DCRPGN

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Burkina / Coupe inter-régions : L'équipe du Centre remporte le trophée de la 3e édition en volley à Koudougou

Tue, 12/12/2023 - 12:00

La finale en volley-ball de la Coupe inter-régions du ministre des sports, de la jeunesse et de l'emploi s'est déroulée le samedi 9 décembre 2023 dans la "cité du cavalier rouge". Elle a opposé l'équipe du Centre à celle de l'Est et a été soldée par la victoire de l'équipe du Centre par 3 sets à 1. D'autres disciplines telles que le jeu de dames, le scrabble et la pétanque ont agrémenté cette journée.

C'est sous le thème « Symbole de résilience des fonctionnaires burkinabè » que s'est tenue la 3e édition de la Coupe inter-régions du ministre des sports, de la jeunesse et de l'emploi, du 7 au 10 décembre 2023 à Koudougou. La finale s'est déroulée ce samedi 9 décembre sur le plateau de direction régionale des sports. Elle a vu la présence, entre autres, du ministre des sports, de la jeunesse et de l'emploi ainsi que du gouverneur de la région du Centre-ouest.

D'entrée de jeu, c'est l'équipe du Centre qui mène le 1er set de la finale avec 15 points à 7 pour l'Est. L'Est tente de se relever au 2e set mais perd par 13 à 15. Elle ne se décourage pas et croit augmenter ses chances en redoublant d'efforts et fini par remporter le 3e set par 15 points contre 9 pour le Centre. Mais c'est finalement le Centre qui prend le dessus au 4e set et remporte la victoire avec 15 points contre 8 pour l'Est.

En pétanque, c'est Tuina Parfait du Centre-sud qui est premier et empoche la somme de 100 000 FCFA avec le trophée, des maillots et une médaille en or

« Il y'a eu beaucoup d'irrégularités on a beaucoup péché en réception et en contre. Je pense que c'est ce qui nous a fait défaut surtout en défense basse, c'est vraiment ce qui a fait la différence. On a eu beaucoup d'absents parce qu'a la dernière minute il y a beaucoup qui n'ont pas reçu leurs réquisitions pour être là. Donc on a fait avec », confie Djibril Thiombiano, capitaine de l'équipe de l'Est. Aussi, il relève que l'équipe de la région du Centre joue avec beaucoup d'internationaux à la retraite qui ont plus d'expérience et sont plus réguliers qu'eux.

Ce qui a fait leur force, selon Rose Mireille Sanon, capitaine de l'équipe du Centre, c'est l'expérience des anciens et l'avantage de mieux se connaître. « Cette compétition est la bienvenue. Elle permet aux anciens aussi d'être dans le bain », souligne-t-elle.

Au jeu de dame, la région du Centre- sud remporte le trophée avec une somme de 60 000 FCFA

L'équipe du Centre remporte ainsi la finale par 3 sets à 1. Elle repart avec le trophée du vainqueur, des médailles en or, un jeu de maillots, trois ballons avec la somme de 200 000 FCFA qu'elle reçoit des mains du ministre. L'équipe de l'Est reçoit des médailles en argent, un jeu de maillots et une somme de 150 000 FCFA. Classée 3e, l'équipe du Nord reçoit 100 000 FCFA, des médailles de bronze et un jeu de maillots.
En pétanque, c'est Tuina Parfait du Centre-sud qui est premier et empoche la somme de 100 000 FCFA avec le trophée, des maillots et une médaille en or. La Boucle du Mouhoun, occupe la 2e place et repart avec la somme de 75 000 FCFA. L'équipe de l'Est se console avec 50 000 FCFA pour la 3e place.

Au jeu de dames, la région du Centre-sud, la Boucle du Mouhoun et le Centre-est reçoivent respectivement la somme de 60 000 FCFA, 50 000 FCFA et 25 000 FCFA. Le champion Mahamadou Zongo de la Boucle du Mouhoun reçoit en plus du numéraire, le trophée, des maillots et des médailles. Quant aux deux autres, ils reçoivent également des maillots et des médailles.

En scrabble, Léon Sawadogo de la région du Plateau central sacrée champion reçoit la somme de 60 000 FCFA et le trophée

En scrabble, Léon Sawadogo de la région du Plateau central sacré champion reçoit la somme de 60 000 FCFA, le trophée, une médaille en or et des jeux de maillots. Les Cascades repartent avec 50 000 FCFA et le Centre-sud, 3e, empoche 25 000 FCFA. Ils reçoivent également des maillots et des médailles.

Le ministre des sports, de la jeunesse et de l'emploi, Dr Boubakar Savadogo, n'a pas manqué d'exprimer sa satisfaction pour la tenue de cette 3e édition

Le ministre des sports, de la jeunesse et de l'emploi Dr Boubakar Savadogo, n'a pas manqué d'exprimer sa satisfaction pour la tenue de cette 3e édition. Une édition qui, selon lui, est une occasion pour les travailleurs de renforcer leur cohésion et d'oublier le stress du bureau. « L'objectif, c'est de permettre aux acteurs de la région de pouvoir communier ensemble, d'avoir un esprit d'équipe et qu'après les bureaux, qu'ils ne se retrouvent pas seulement autour de tables bien garnies mais que cela se fasse aussi autour des plateaux de sport », a confié le ministre Boubakar Savadogo. Pour lui, le sport apporte la santé et c'est dans le sport qu'on se connaît mieux et que l'on partage des valeurs.

la finale a vu la présence entre autre du ministre des sports, de la jeunesse et de l'emploi ainsi que du gouverneur de la région du Centre-ouest.

Par ailleurs, on note pour cette édition que le sport roi (le football) était le grand absent. « L'absence du football est due au fait que dans certaines régions, ils n'ont pas pu former à temps des équipes compétitives. Pour y remédier, nous avons échangé et nous allons faire en sorte que dans chaque direction régionale, il puisse exister des encadreurs pour les différentes disciplines qui vont être mises en place », justifie Dr Savadogo.

Prince Omar
Lefaso.net

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11 décembre 2023 dans la Boucle du Mouhoun : L'engagement de tous recommandé pour le retour de la paix

Tue, 12/12/2023 - 12:00

La région de la Boucle du Mouhoun a sacrifié au rituel de célébration du 63e anniversaire de l'accession du Burkina Faso (ex Haute-Volta) à la souveraineté nationale et internationale ce 11 décembre 2023. Une sobre cérémonie de prise d'armes a été organisée à Dédougou au cours de laquelle la nation entière a distingué le mérite de plus d'une centaine de filles et fils de la Boucle du Mouhoun. Présidant l'événement, le gouverneur de la région a appelé à l'engagement de tous pour le retour de la paix et de l'édification de l'Etat-nation.

La commémoration du 63e anniversaire de l'accession à l'indépendance de la Haute-Volta aujourd'hui Burkina Faso s'est déroulée dans la stricte sobriété à Dédougou, capitale de la région de la Boucle du Mouhoun. Un seul message, celui du gouverneur de la région Babo Pierre Bassinga, et la décoration des récipiendaires ont été les temps marquants de la cérémonie, intervenue dans la matinée du lundi 11 décembre 2023.

Le gouverneur Babo Pierre Bassinga exhorte les populations à soutenir la dynamique des autorités de la transition

S'adressant aux populations de la Boucle du Mouhoun, le gouverneur a d'emblée salué la résilience dont elles font preuve chaque jour face à la situation sécuritaire qui, selon lui « menace sérieusement les fondements de notre nation et de notre vivre ensemble ». Et pour Babo Pierre Bassinga, le combat contre l'hydre terroriste requiert l'engagement et l'implication de tous les acteurs à quelque niveau que ce soit car, dit-il, « loin d'être quelque chose de simpliste, la lutte contre le terrorisme est au contraire bien plus complexe qu'on ne le pense, qu'on ne peut l'imaginer ». M. Bassinga motive ses déclarations en relevant qu'« au-delà de la lutte contre ceux qui nous attaquent directement, il y a celle contre ceux qui financent, soutiennent, forment et arment les terroristes ». Il déduit donc qu'il y a un vase communiquant entre le terrorisme endogène de ceux qui vendent du carburant, des blocs moteurs, des vivres aux terroristes, ceux qui refusent de les dénoncer aux forces de sécurité et leurs parrains extérieurs.

Les récipiendaires après réception des décorations

Parlant de développement local, le gouverneur a rappelé les potentialités agrosylvopastorales, fauniques et halieutiques dont dispose la région pour propulser un développement économique et social pour le bien-être des populations.

Fin de la parodie d'indépendance

De l'indépendance comme il en est question ce 11 décembre, Babo Pierre Bassinga estime que l'avènement des autorités actuelles a mis fin à une parodie d'indépendance qui n'avait que trop duré. « De la parodie d'indépendance miroitée à nos pays pour nous maintenir durablement sinon éternellement dans la dépendance, à laquelle nous avons cru jusqu'à nous rendre compte de la supercherie, nous voulons, avec ce rétropédalage opéré grâce à la clairvoyance des autorités de la transition et ce revirement spectaculaire dans la gouvernance et la conduite des affaires de la cité, aspirer à une réelle indépendance, pas dans l'autarcie mais dans la construction d'une véritable intelligence collective déjà en marche avec la création de l'Alliance des Etats du Sahel », a-t-il opiné.

Benoît Tégawendé Yaméogo est profondément ému par la distinction.

Le gouverneur a par ailleurs appelé tous les serviteurs de l'Etat qui ne sont pas à leurs postes de travail à les rejoindre. Ce, dans l'optique, avoue ce dernier, d'accompagner la dynamique de « la reconquête du territoire national en marche grâce à la quantité et à la qualité des forces combattantes sur le terrain ».

118 récipiendaires dont des personnes morales ont été décorés au cours de la cérémonie. De ces hommes et femmes récompensés pour leur dévouement et sacrifice au travail pour le progrès de la région, mais aussi de la nation entière, il y a l'agent de santé Benoît Tégawendé Yaméogo. Il officie dans une localité de la région sous blocus terroriste. Très touché par cette reconnaissance de la nation, le sieur Yaméogo confie l'avoir accueillie avec humilité et comme un appel à plus d'engagement comme le stipule le thème de la présente célébration : « Engagement patriotique et participation citoyenne : fondamentaux pour le retour de la paix et la construction de l'Etat-nation burkinabè ».

Yacouba SAMA
Lefaso.net

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L'action pour le climat est vitale pour la sécurité mondiale et l'Europe le sait

Tue, 12/12/2023 - 11:30

Par Josep Borrell et Wopke Hoekstra

BRUXELLES – « Les tendances actuelles entraînent notre planète vers un point de non-retour à une hausse de température de trois degrés », a récemment averti le secrétaire général des Nations unies António Guterres. Il a raison. Si nous n'agissons pas de manière décisive – en commençant lors de la conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP28) qui se déroule actuellement à Dubaï – la menace que le changement climatique fait peser sur l'humanité deviendra ni plus ni moins qu'existentielle.

Le changement climatique est déjà un multiplicateur de risque majeur pour les conflits et l'instabilité. Les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les inondations et les vagues de chaleur ont entraîné le déplacement forcé de plus de 20 millions de personnes chaque année depuis 2008. D'ici 2050, plus d'un milliard de personnes pourraient avoir un accès insuffisant à l'eau et plus de 200 millions de personnes pourraient être contraintes de migrer.

La rareté de l'eau et les pénuries alimentaires entretiennent des conflits violents au Sahel, dans la Corne de l'Afrique et dans d'autres parties du monde. Sur les 20 pays les plus vulnérables au changement climatique, 12 sont touchés par des conflits. Les pays autoritaires profitent des turbulences et tentent d'exercer une influence sur des gouvernements fragiles et de s'assurer un accès aux matières premières. Si nos efforts d'atténuation et d'adaptation ne sont pas à la hauteur de la crise climatique, ces tendances s'accéléreront et se propageront, avec des résultats réellement catastrophiques.

L'Union européenne participe à l'effort destiné à éviter un tel résultat. Avec le pacte vert pour l'Europe, nous entendons, d'ici à 2030, réduire nos émissions de gaz à effet de serre d'au moins 55 %, faire en sorte que plus de 42,5 % de notre énergie provienne de sources renouvelables et accroître l'efficacité énergétique d'au moins 11,7 %. Nous nous efforçons de parvenir à la neutralité climatique d'ici à 2050.

La fixation d'un prix pour les émissions de dioxyde de carbone est au cœur de la stratégie que nous appliquons pour atteindre ces objectifs. Mais imposer un prix du carbone uniquement à la production européenne risque de simplement pousser les activités à forte intensité de carbone au-delà de nos frontières. Une telle « fuite de carbone » signifierait une perte d'emplois dans l'Union européenne sans aucune réduction des émissions mondiales.

C'est pourquoi nous avons mis en œuvre le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF), qui garantit que les importations à plus forte intensité de carbone sont soumises à un prix conforme à celui appliqué aux marchandises européennes. Ce n'est pas du protectionnisme. Il s'agit plutôt d'une étape nécessaire pour faire en sorte que nos mesures ambitieuses de décarbonation soient utiles au climat mondial.

Nous tenons également à assumer la responsabilité des émissions de gaz à effet de serre provoquées en dehors de l'Union européenne par notre consommation de biens importés, raison pour laquelle nous « verdissons » notre politique commerciale. Plus particulièrement, nous voulons faire en sorte que les produits que nous importons ne contribuent plus à la déforestation – l'une des plus grandes menaces pour le climat et la biodiversité. Nous savons que les exigences découlant de cette législation de l'Union sont à l'origine de tensions avec certains de nos partenaires. Nous sommes prêts à les soutenir dans la mise en œuvre de ces mesures et à relever ensemble le défi de la déforestation.

La transition écologique bouleversera l'équilibre des pouvoirs au niveau mondial. Pour l'Union européenne, ce processus comporte à la fois des avantages et des risques. D'une part, il permettra de réduire notre dépendance à l'égard des combustibles fossiles – une dépendance qui, comme l'a démontré la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine, entraîne des coûts politiques et économiques élevés. D'autre part, il pourrait créer de nouvelles dépendances, par exemple à l'égard des producteurs de matières premières critiques. Pour éviter cette issue – et contribuer à notre sécurité –, il faudra que nous garantissions la diversité de l'approvisionnement. À cette fin, nous devons renforcer nos liens avec l'Afrique, l'Amérique latine et l'Asie du Sud, en mettant en place des partenariats sur mesure qui permettent la création de valeur ajoutée et d'emplois dans nos pays partenaires.

S'il est vrai que l'Europe doit assumer une responsabilité historique importante en matière de changement climatique, nous ne sommes responsables que de 7,5 % des émissions mondiales à l'heure actuelle, ce qui signifie que les mesures que nous prenons sur notre territoire ne peuvent avoir qu'une incidence limitée sur le climat mondial. La seule solution au changement climatique est une solution mondiale. Alors que le multilatéralisme est soumis à une pression croissante, un accord sur la manière d'atteindre les objectifs fixés lors de la COP21 à Paris permettrait non seulement de garantir un avenir sûr à nos enfants, mais aussi de montrer que les institutions multilatérales peuvent encore produire des résultats.

La COP28 doit amener le monde à passer à la vitesse supérieure. L'Union européenne est déterminée à plaider pour l'élimination progressive des combustibles fossiles sans dispositif d'atténuation et de toutes les subventions en faveur des combustibles fossiles, pour le doublement des mesures d'efficacité énergétique et pour le triplement des capacités en matière d'énergies renouvelables dans le monde entier. Pour y parvenir, nous avons cependant besoin de l'adhésion des autres économies industrialisées, ainsi que de la Chine, qui, malgré ses progrès considérables en matière d'énergies renouvelables, brûle encore plus de charbon que tous les autres pays du monde réunis.

La transition écologique ne sera un succès que si elle est juste et profite à tous. Les pays les plus vulnérables au changement climatique ont peu contribué à ce phénomène, mais ils risquent d'en être les principales victimes. S'ils doivent effectivement participer à la course mondiale à la neutralité carbone, ils ont besoin d'un soutien accru, et le méritent, en ce qui concerne l'adaptation au changement climatique et la transition vers une énergie verte. L'Union européenne est prête à apporter ce soutien – et à aider nos partenaires à éviter de répéter nos erreurs du passé.

L'Union, ses États membres et les institutions financières européennes sont déjà les principaux bailleurs de fonds publics consacrés à l'action climatique en faveur des économies en développement, ayant fourni 28,5 milliards d'euros (30 milliards de dollars) en 2022. En outre, les économies développées sont enfin sur la bonne voie pour atteindre l'objectif consistant à mobiliser 100 milliards de dollars par an en faveur de l'adaptation au changement climatique et de l'atténuation de ses effets dans les pays en développement. Mais nous devons aller au-delà de cet engagement, qui prend fin en 2025.

Il est temps d'aligner les flux financiers tant publics que privés sur les objectifs fixés dans l'accord de Paris sur le climat, et de faire passer le chiffre du financement de l'action climatique des milliards aux milliers de milliards. Dans le même temps, les institutions financières internationales et les banques multilatérales de développement doivent être réformées afin qu'elles puissent en faire davantage pour soutenir la fourniture de biens publics mondiaux. Quant au nouveau fonds pour les pertes et dommages, il a besoin d'une force de frappe financière appropriée. Les premières annonces de contributions importantes sont encourageantes. Ici aussi, la Chine sera un partenaire indispensable.

Dans un monde de plus en plus multipolaire, façonné par le retour de la politique des grandes puissances, l'idée d'une coopération internationale concertée pourrait sembler saugrenue. Mais face à un tel défi existentiel mondial, nous devons réussir.

Josep Borrell est haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne pour une Europe plus forte sur la scène internationale.

Wopke Hoekstra est commissaire européen chargé de l'action pour le climat.

Droits d'auteur : Project Syndicate, 2023.
www.project-syndicate.org

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Avis de manifestation d'intérêt pour la mise à jour de la base de donnes fournisseurs agrées de biens et services

Tue, 12/12/2023 - 09:30

La Fondation Terre des Hommes Italie (TDHI) est une organisation non gouvernementale (ONG) Italienne, membre de la Fédération Internationale Terres des Hommes, dont le siège est à Milan. Née en 1989 et devenue Fondation en 1994. Terres des Hommes Italie est présente dans 20 pays et est en activité au BURKINA FASO depuis 2003.

Le mandat de TDHI s'inscrit dans la promotion des droits de l'Enfant et la protection de l'enfance. TDHI a développé et diversifié ses activités : la protection et la défense des droits de l'enfant, la prévention de toute forme d'abus et de violence, le soutien psychosocial aux enfants en situation d'urgence, la réinsertion sociale d'enfants en conflit avec la loi, la promotion de la santé de base et maternelle, l'éducation primaire et professionnelle, l'appui à la gouvernance, l'inclusion et le dialogue social.

Dans le cadre de la mise à jour de sa base de données de fournisseurs agrées de biens et services au titre de l'année 2024, LA FONDATION TERRE DES HOMMES Italie invite les entreprises désireuses de collaborer avec elle à bien vouloir introduire un dossier de manifestation d'intérêt sous pli fermé avec la mention « offre de service REF :002/TDHI » suivi du domaine d'intervention.

Le dossier constitué doit être composé des éléments suivants :

Une lettre de manifestation d'intérêt indiquant le domaine d'intervention. La lettre précisera de manière exhaustive les activités du fournisseur ;

Une présentation de l'entreprise indiquant notamment les compétences dans le domaine d'intervention. Les justificatifs des références (attestation de bonne exécution ; contrat, bon de commande, etc.) seraient un atout ;

La documentation administrative de l'entreprise (IFU, RCCM, ASF, agrément etc.)

DOMAINES DE COMPETENCE (NON EXHAUSTIF)

1

Fourniture et matériel de bureau

Cahier, stylo, sac, papier, kit scolaire …

2

Matériel et consommable informatique

Ordinateur, imprimante, encre, modem…

3

Imprimerie, visibilité

Affiche, banderole, flyers, calendrier, t-shirt, gilet...

4

Matériel électrique / électricien

Cable, réglette, ampoule, disjoncteur…

5

Mobilier de bureau

Table, chaise…

6

Plomberie et matériel sanitaire

Evier, lavabo…

7

Menuiserie

Menuiserie métallique, bois, alu…

8

Equipement et consommable sécurité

Quincaillerie, équipement de protection individuel

9

Restauration

Pause-café, déjeuné, service traiteur…

10

Hôtellerie

Hébergement

11

Location de salle de conférence

12

Gardiennage

13

Kit d'hygiène

Serviette hygiénique, seau, pagne, pâte dentifrice …

14

Télécommunication

Fournisseur internet, recharge crédit de communication et internet

15

Kit alimentaire

Céréale, huile…

16

Location véhicule, achat véhicule

Berline, SUV, tout terrain, bus…

17

Transit douane

Dédouanement, renouvellement carte jaune, immatriculation

18

Garage

Maintenance, entretien, réparation, conseil véhicule et moto

19

Groupe électrogène

Maintenance, entretien, réparation, vente …

20

Agence de voyage

Réservation de billet d'avion

21

Cabinet d'expertise

22

BTP

Construction de latrine, EAE, ESFF, forage…

N B :

Une seule offre ne peut concerner plusieurs domaines à la fois ;

LA FONDATION TDHI, rappelle aux fournisseurs qui travaillent déjà avec elle qu'ils ne sont pas dispensés de cette formalité et qu'ils doivent produire les mêmes dossiers.

Date de réception de dossiers : du 05/12/2023 au 29/12/2023 à 15 heure 00, dans les locaux de TDHI :

Ouagadougou, quartier Wayalgin, Secteur 21 non loin de l'ENAREF,
Tel :25 35 62 25 ;

Ouahigouya, Cité des forces vives, Secteur 02 porte AE 27,

Tel : 24 55 04 85 ;

Dori, quartier Zamanlafia, Secteur 05, non loin de OXFAM,
Tel :66 01 84 90 ;

Courriel : e.sorgho@tdhitaly.org
delegation.burkina@tdhitaly.org

Categories: Afrique

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