Face à l'essor des images générées par l'intelligence artificielle dans la publicité, le monde du mannequinat est confronté à de profondes mutations. Dans cet entretien, Francis G. Campbell, consultant en communication d'entreprise, expert en gestion d'image et directeur de la première agence burkinabè spécialisée dans la gestion de carrière artistique ainsi que dans l'accompagnement des Très petites, petites et moyennes entreprises (TPE/PME), analyse les impacts de cette révolution technologique sur les mannequins, les agences et l'industrie publicitaire au Burkina Faso. Il revient également sur les défis éthiques soulevés par l'IA, les stratégies d'adaptation du secteur et les perspectives d'avenir pour les professionnels du mannequinat.
Lefaso.net : Depuis quelques années, de plus en plus d'entreprises utilisent des images générées par l'intelligence artificielle pour leurs campagnes publicitaires. Comment percevez-vous cette évolution ?
Francis G. Campbell : Depuis l'avènement des nouvelles technologies, nous assistons à une évolution constante du numérique. Les outils qui sont proposés par les téléphones ont considérablement évolué. Il y a quelques années, nous utilisions des appareils comme Nokia ou Alcatel, qui étaient en noir et blanc et dépourvus de nombreuses fonctionnalités actuelles.
Cette évolution nous a progressivement conduits à l'intelligence artificielle. C'est donc une suite logique. On parle souvent de son utilisation en entreprise, mais il faut savoir que toute personne informée peut également en faire usage. À mon avis, c'est une bonne chose, même si tout excès est nuisible. Je pense que l'intelligence artificielle, lorsqu'elle est bien exploitée, contribuera à la croissance des entreprises et au développement des entrepreneurs qui choisiront de l'utiliser.
Pensez-vous que l'IA représente aujourd'hui une menace réelle pour les mannequins photo ? Si oui, Pourquoi ?
Aujourd'hui, l'IA représente une réelle menace, notamment pour les mannequins commerciaux, c'est-à-dire ceux qui réalisent des photos pour des marques ou apparaissent dans des catalogues. En effet, l'intelligence artificielle permet désormais de générer des images de mannequins africains presque parfaits. Même si l'on peut parfois percevoir qu'elles ont été retouchées, elles paraissent très réalistes. Cette ressemblance de plus en plus frappante avec l'être humain fait que cette catégorie de mannequins professionnels se retrouve aujourd'hui menacée, dans la mesure où elle peut être remplacée par des créations générées par l'intelligence artificielle.
Quelles sont, selon vous, les principales raisons qui poussent les entreprises à privilégier des visuels créés par IA ?
Il y a d'abord la réduction des coûts. Avec l'IA, il n'y a pas de frais d'agence, de cachet, de maquillage, de coiffure ou encore de location de studio. Les entreprises sont aujourd'hui dans une logique d'optimisation et de réduction des coûts de production, et cela leur facilite la tâche. Ensuite, il y a la rapidité d'exécution. Lorsque vous travaillez avec l'intelligence artificielle, le résultat est obtenu presque instantanément. Vous n'avez pas à attendre qu'un infographe réponde à vos appels ou vous informe que l'image ou l'affiche sera livrée le lendemain ou quelques jours plus tard.
Il y a également un contrôle quasi total sur le rendu. Avec l'IA, il est possible de modifier le vêtement, l'âge du mannequin ou encore le décor en quelques clics. Là encore, cela permet de réduire les coûts. Il n'est plus nécessaire de louer un studio, un hôtel ou un restaurant pour réaliser une séance photo.
L'intelligence artificielle permet ainsi de virtualiser des éléments du monde réel en un temps record et à un coût nettement inférieur à celui des méthodes traditionnelles.
Avez-vous déjà constaté une baisse des contrats ou des opportunités pour les mannequins à cause de cette tendance ?
Oui, on constate un ralentissement dans les contrats de mannequins commerciaux, notamment pour les campagnes institutionnelles des banques, des entreprises, des opérateurs de télécommunications ou encore des compagnies d'assurances. Aujourd'hui, l'intelligence artificielle leur facilite considérablement la création de visuels. De plus en plus d'organisations ont recours à des images générées par l'IA. On a notamment pu l'observer à l'occasion de récentes célébrations, comme la fête des Mères, la Tabaski ou le Ramadan. Les visuels créés à l'aide de l'intelligence artificielle sont souvent facilement identifiables.
Ils présentent généralement des caractéristiques similaires, notamment dans le traitement des couleurs et le respect de certains standards visuels. Oui, la baisse de la demande est perceptible, et c'était une évolution à laquelle on pouvait s'attendre.
Certains annonceurs estiment que l'IA permet de réduire les coûts et de gagner du temps. Les mannequins peuvent-ils encore rivaliser face à cet avantage économique ?
Alors, oui et non. Tout dépend du continent et du secteur d'activité.
Il faut d'abord reconnaître qu'aujourd'hui, un mannequin ne peut pas rivaliser directement avec l'intelligence artificielle. Toutefois, il existe un paradoxe : ce que recherchent les entreprises et, plus largement, le public, c'est une identité et un sentiment d'appartenance à une communauté.
Les mannequins doivent donc évoluer vers davantage d'authenticité en développant une image de créateur de contenu ou d'influenceur. Ils doivent construire un univers propre et apporter une véritable valeur ajoutée. L'objectif est que les marques aient une raison de les choisir plutôt qu'une simple image générée par l'IA.
Une image créée par l'intelligence artificielle peut servir à illustrer un produit. En revanche, lorsqu'une personnalité reconnue et suivie par une communauté porte ce produit, elle peut avoir un impact beaucoup plus important sur les ventes. C'est là que réside toute la différence.
Le mannequin, à lui seul, ne peut plus rivaliser avec les avantages économiques qu'offre l'intelligence artificielle. Il doit se réinventer, évoluer vers un rôle de créateur de contenu, d'influenceur ou de personnalité publique. En développant une communauté engagée et fidèle, il pourra conserver une valeur que l'IA ne peut pas reproduire entièrement.
Peut-on remplacer totalement l'émotion, l'authenticité et l'expression humaine par des images artificielles ?
Je ne le pense pas. Lorsqu'on observe les publications sur TikTok, Facebook ou Instagram, on constate que de nombreuses personnes commencent également à se lasser de l'usage excessif de l'intelligence artificielle.
Par exemple, il arrive de voir une vidéo montrant une très belle femme marchant dans la rue, mais l'on comprend rapidement qu'il s'agit d'une création générée par l'IA. L'image paraît trop lisse, trop parfaite, parfois même irréelle.
Pour ce qui est de l'Afrique, je pense que les émotions occupent une place particulière dans nos sociétés en raison de notre culture. Les relations familiales et communautaires y sont très fortes. Nous vivons davantage dans la proximité, le partage et les interactions humaines.
Cette réalité fait que nous accordons beaucoup d'importance à l'authenticité. Nous sommes sensibles aux émotions réelles, aux expériences vécues et à la présence humaine. Dans ce contexte, il m'est difficile de croire que l'intelligence artificielle puisse surpasser l'être humain sur le terrain de l'émotion.
Cela dit, il faut reconnaître que les progrès de l'IA sont considérables. Où en sera-t-elle demain ? Je n'en ai aucune idée. Mais, à l'heure actuelle, la différence reste perceptible.
Les émotions véhiculées par l'intelligence artificielle ne s'accordent pas encore avec celles qu'un mannequin authentique, à travers son vécu, sa personnalité et son expression, est capable de transmettre.
Comment les agences de mannequins s'adaptent-elles à cette transformation du secteur publicitaire ?
Il faut savoir que notre agence, YYY Company, est sans doute moins affectée que beaucoup d'autres structures du secteur.
La raison est simple : nous ne sommes pas uniquement une agence de mannequins. Lorsque nous avons lancé l'agence en 2018, nous avions déjà compris que le mannequinat relevait davantage d'une activité passionnelle que d'un véritable métier offrant des revenus réguliers. Or, notre objectif était de construire un modèle économique viable.
C'est dans cette logique que nous avons accompagné l'émergence de la première génération d'influenceurs, alors même que les réseaux sociaux prenaient de plus en plus d'importance. Plusieurs personnalités aujourd'hui bien connues, comme Hugo Boss, Djamila Diallo, Rose Bonbon et bien d'autres, sont passées par notre agence avant de poursuivre leur parcours de manière indépendante. À leurs débuts, Djamila Diallo et Rose Bonbon étaient avant tout des mannequins commerciaux.
Lorsqu'on a une vision et que l'on parvient à la transmettre à ses talents, les résultats peuvent être remarquables. La visibilité dont bénéficient aujourd'hui Rose Bonbon et Djamila Diallo en est une illustration. Sans cette capacité d'adaptation, il aurait été difficile de faire face aux évolutions du secteur.
Aujourd'hui, nous ne sommes donc pas particulièrement touchés par ce phénomène. En revanche, certaines agences qui ont misé exclusivement sur le mannequinat ressentent davantage les effets de cette transformation.
Nous avions, en quelque sorte, une longueur d'avance. Je ne dirais pas que nous avions anticipé l'arrivée de l'intelligence artificielle, mais nous avions compris qu'il fallait construire une notoriété et fédérer une communauté pour générer de la valeur. À l'époque, le terme « influenceur » n'était même pas encore répandu, mais nous savions déjà qu'il fallait développer une présence populaire et visible. L'essor de TikTok n'a fait que renforcer cette conviction.
Aujourd'hui, près de 80 % du chiffre d'affaires de notre entreprise provient des influenceurs. Le mannequinat reste avant tout une passion. À mes yeux, ce n'est pas encore un véritable métier, dans la mesure où les revenus ne sont ni réguliers ni garantis.
Les défilés de mode sont relativement rares au Burkina Faso. Quant aux contrats publicitaires pour les marques, ils existent, mais les entreprises privilégient généralement une seule égérie pour représenter leur image. Une marque qui réalise plusieurs campagnes de communication choisira souvent la même personne pour l'ensemble de ses actions.
Cette réalité limite les opportunités offertes à de nombreux mannequins. Le marché demeure relativement restreint et les possibilités de collaboration restent concentrées autour d'un nombre limité de profils.
Les mannequins eux-mêmes ressentent-ils de l'inquiétude face à l'essor de l'IA dans la création visuelle ?
L'inquiétude est bien présente et elle est palpable au sein du secteur. Les demandes de mannequins se font de plus en plus rares. Aujourd'hui, certaines entreprises réalisent elles-mêmes leurs visuels, tandis que d'autres font appel à des infographes.
Or, ces professionnels utilisent eux aussi de plus en plus l'intelligence artificielle dans leur travail. Dans ce contexte, les mannequins sont pleinement conscients que le risque existe et que leur activité est confrontée à de nouveaux défis liés à l'essor de ces technologies.
Voyez-vous des risques éthiques liés à l'utilisation d'images générées par intelligence artificielle dans la publicité ?
Oui, les dérives éthiques sont nombreuses dans ce contexte. L'une des principales préoccupations concerne l'appropriation de l'identité culturelle et l'utilisation d'images inspirées de personnes qui n'ont pas nécessairement donné leur consentement. Une grande partie des visuels générés par l'intelligence artificielle repose sur l'analyse d'images existantes, ce qui soulève des interrogations importantes sur l'origine des données utilisées.
À ce jour, les cadres juridiques demeurent encore insuffisamment définis dans de nombreux pays pour encadrer pleinement ces pratiques. À mon avis, les principaux défis à venir concerneront les droits à l'image et les droits d'auteur.
En effet, les images générées par l'IA s'inspirent souvent de visages ou de caractéristiques humaines réelles. Même lorsqu'un visage n'est pas une reproduction exacte d'une personne, il peut parfois lui ressembler suffisamment pour susciter des interrogations. Dans certains cas, la ressemblance est frappante ; dans d'autres, elle est plus subtile, mais elle peut tout de même créer une confusion.
Cette situation soulève des questions juridiques complexes. Lorsqu'il n'est pas possible de démontrer clairement qu'une image représente une personne précise, il devient difficile d'établir une éventuelle violation des droits à l'image. C'est là que se situe, selon moi, l'un des principaux enjeux éthiques liés à l'utilisation de l'intelligence artificielle dans la création visuelle.
Au fond, dès lors que l'on parle d'images, on parle également de droits. Et lorsqu'il devient difficile d'identifier l'origine d'une image ou de déterminer si les droits ont été respectés, une question éthique se pose inévitablement.
Pratique journalistique et Intelligence artificielle (IA) : « Un couteau à double tranchant »
Dans quels secteurs publicitaires les mannequins humains resteront-ils indispensables face à la montée des modèles générés par l'IA ?
Je pense que tout ce qui relève de la haute couture, de la mode locale, de la publicité vidéo, des contenus destinés à TikTok, du marketing d'influence et de l'événementiel continuera de nécessiter une présence humaine.
Sauf évolution majeure de la technologie, l'intelligence artificielle ne peut pas, à elle seule, remplacer des hôtesses d'accueil, des animateurs de terrain ou des agents chargés d'orienter le public lors d'un concert, d'un festival ou d'un autre événement. Ces missions exigent une présence physique, des interactions humaines et une capacité d'adaptation que l'IA ne possède pas encore.
Il en est de même pour certains secteurs de la mode. Lorsqu'il s'agit de mettre en valeur des tenues traditionnelles africaines, comme le Faso Dan Fani ou le Koko Dunda, le rendu généré par l'intelligence artificielle présente encore certaines limites. Les mouvements, les postures et l'expression corporelle demeurent souvent moins naturels que ceux d'un mannequin réel.
Pour cette raison, l'être humain reste, à ce jour, le meilleur vecteur pour promouvoir la haute couture africaine et mettre en valeur la richesse de ces créations.
Toutefois, il faut reconnaître une tendance qui semble contredire cette analyse. Les visuels de mode générés par l'IA gagnent de plus en plus de terrain. De nombreux créateurs utilisent désormais des mannequins virtuels pour présenter leurs collections. Même lorsque le caractère artificiel de ces images est perceptible, elles sont de plus en plus acceptées et utilisées.
Si les créateurs de mode eux-mêmes commencent à privilégier cette solution au détriment des agences de mannequins, cela nous ramène à la question centrale : la réduction des coûts de production. Pour une entreprise, la possibilité de produire rapidement des visuels à moindre coût constitue un avantage considérable.
Or, les créateurs de mode figurent parmi les partenaires historiques du mannequinat. S'ils adoptent massivement les outils d'intelligence artificielle, il est peu probable que les autres entreprises se privent à leur tour de cette opportunité. C'est précisément ce qui alimente les inquiétudes du secteur aujourd'hui.
L'IA peut-elle devenir un outil complémentaire pour les mannequins et les agences plutôt qu'un concurrent ?
Comme je l'ai dit au départ, l'IA est arrivée progressivement avec l'essor du numérique. Il faut donc s'adapter. Et pour s'adapter, il faut s'instruire.
Aujourd'hui, un mannequin peut utiliser l'intelligence artificielle pour créer des concepts de books futuristes. Il peut tester différents styles capillaires, réaliser des prévisualisations avant un shooting et avoir un aperçu du rendu final des images qu'il souhaite produire. L'IA permet de réaliser des choses incroyables.
Pour les agences, elle peut également être un outil précieux. Elle aide à scénariser des concepts, préparer des campagnes publicitaires et proposer aux clients des pistes créatives avant même le lancement des productions. Elle permet aussi de concevoir des storyboards, c'est-à-dire des représentations visuelles du résultat attendu pour un projet.
Ainsi, une agence peut utiliser l'IA pour préparer et renforcer son travail avant de faire intervenir les mannequins. De leur côté, les mannequins peuvent également s'appuyer sur cet outil pour améliorer la qualité de leurs prestations.
Maintenant, c'est au client de ne pas considérer l'IA comme un substitut au mannequin. Elle devrait plutôt lui permettre d'avoir un aperçu du résultat final avant la réalisation effective du projet avec un mannequin. Mais cela reste un avis personnel.
Nous sommes dans une situation en constante évolution et personne ne sait jusqu'où l'intelligence artificielle ira. Si demain elle parvient à remplacer totalement le mannequin dans les productions vidéo, il faudra aussi savoir s'adapter à cette nouvelle réalité.
Existe-t-il aujourd'hui des discussions ou des réglementations pour protéger les professionnels du mannequinat face à cette évolution technologique au Burkina Faso ?
Au Burkina Faso, comme dans une grande partie de l'Afrique de l'Ouest, je pense que nous accusons un certain retard sur cette question.
Au Burkina, nous disposons du BBDA (Bureau burkinabè du droit d'auteur) et je sais qu'il existe des textes qui protègent l'image de manière générale. Toutefois, à ma connaissance même si je peux me tromper, il n'existe pas encore de cadre juridique spécifique pour ce que l'on appelle le deepfake commercial. Le deepfake commercial, c'est précisément l'usage abusif de l'image d'une personne à son insu. Il s'agit de situations où l'image, la voix ou l'identité visuelle d'un individu est réutilisée sans son consentement, ce qui peut lui porter préjudice ou générer des profits dont il ne bénéficie pas.
Aujourd'hui, on voit par exemple certaines intelligences artificielles, notamment aux États-Unis, recréer l'image ou la voix de personnalités décédées, comme Michael Jackson. Je ne connais pas précisément les mécanismes juridiques qui encadrent ces pratiques, mais il me semble logique que les ayants droit ou les familles concernées puissent engager des poursuites lorsque l'image d'un défunt est utilisée sans autorisation.
De la même manière, lorsqu'une telle exploitation génère d'importants revenus, le droit devrait prévoir des mécanismes permettant de récupérer une partie des gains réalisés par l'auteur de l'usurpation afin de les reverser aux ayants droit ou au propriétaire légitime de l'image lorsqu'il est vivant.
Quoi qu'il en soit, je constate que les textes restent encore relativement faibles en Afrique sur ces questions. Or, il devient urgent d'y remédier, car les technologies évoluent rapidement et les défis qu'elles posent seront de plus en plus importants dans les années à venir.
Quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent se lancer dans le mannequinat dans ce nouveau contexte dominé par le numérique et l'IA ?
Je vais donner trois conseils à la nouvelle génération.
Le premier conseil, c'est qu'il ne faut plus être simplement une image ; il faut devenir une marque. Être une marque, c'est développer sa personnalité, sa prise de parole et sa présence sur scène. Un mannequin doit aussi être capable de jouer un rôle d'acteur. Dans certaines campagnes publicitaires, notamment pour des produits de beauté, on vous demande de prononcer des textes ou de transmettre des émotions. Il faut donc savoir s'exprimer.
Avec l'arrivée de l'intelligence artificielle, il devient indispensable d'être compétitif. Les clients doivent sentir que votre prestation apporte une valeur ajoutée qu'aucun personnage virtuel ne peut reproduire. Il faut qu'il soit plus intéressant de travailler avec vous que de créer un mannequin artificiel.
Le deuxième conseil est de miser sur la vidéo et sur la dynamique qu'elle offre. Aujourd'hui, les vidéos circulent plus rapidement et génèrent davantage d'engagement que les photos. Mais encore faut-il savoir quel contenu produire. Un mannequin qui se contente de publier des vidéos de défilés du lundi au dimanche finira par lasser son audience.
Le mannequin d'aujourd'hui doit donc développer d'autres facettes de sa personnalité. Quelles sont ses autres qualités ? Aime-t-il danser, chanter, jouer la comédie ou partager des connaissances ? Il faut également observer ce que font les influenceurs. Je le répète : le mannequin de demain qui parviendra à faire face à l'essor de l'IA sera aussi un influenceur.
Si cette réalité n'est pas comprise, beaucoup de mannequins risquent de se décourager, d'abandonner la profession et de se tourner vers d'autres activités. C'est pourquoi il faut miser sur la vidéo, sur la scénarisation et sur la création de contenus variés. Au-delà du mannequinat, qui suis-je ? Qu'ai-je à montrer au public ?
Prenons l'exemple du Sénégalais Khaby Lame. Il est devenu l'un des influenceurs les plus connus au monde en réalisant des vidéos simples, sans même prononcer un mot. Aujourd'hui, il est multimillionnaire. Cela montre que le succès sur TikTok ou sur les plateformes du groupe Meta reste difficile à prévoir. Personne ne sait quel talent ou quelle idée originale peut demain conquérir le public.
L'essentiel est donc de rester authentique, de proposer des contenus dynamiques et de privilégier les formats vidéo.
Enfin, le troisième conseil est de se former au numérique. Il n'y a pas de débat possible sur cette question. Si vous ne comprenez pas comment fonctionne l'intelligence artificielle, vous risquez d'être rapidement dépassé.
Aujourd'hui, un auteur peut utiliser l'IA pour améliorer son processus d'écriture. Un entrepreneur agricole peut rechercher des outils spécialisés pour son secteur. Il en va de même pour les professionnels de la finance, du commerce ou de nombreux autres domaines.
Beaucoup de personnes se limitent à ChatGPT en pensant que cela suffit pour transformer leur activité parce qu'elles obtiennent des réponses à leurs questions. En réalité, le sujet est bien plus vaste. Il faut se former, explorer les outils adaptés à son domaine et faire de l'intelligence artificielle un véritable levier de travail et d'efficacité au quotidien.
À long terme, comment imaginez-vous l'avenir du mannequinat et de la photographie publicitaire ?
Il y a de quoi être inquiet, parce que l'être humain a naturellement tendance à rechercher ce qui coûte le moins cher, tout en espérant obtenir de la qualité. Et même lorsqu'il se plaint qu'une solution moins chère ne lui a pas donné satisfaction, il reste souvent dans cette logique et cherche une autre option à bas prix, mais de meilleure qualité.
Je crois donc que l'avenir du secteur, à long terme, pourrait être préoccupant. Cela dit, un marché pourrait aussi s'ouvrir aux mannequins. Je ne saurais pas encore le définir avec précision aujourd'hui ; il faudra voir comment la technologie évolue.
Peut-être qu'une autre manière de faire du mannequinat émergera et offrira de nouvelles opportunités de revenus. Prenons l'exemple d'OnlyFans, une plateforme américaine qui génère aujourd'hui d'importants revenus pour certains créateurs de contenu.
On y trouve des femmes qui gagnent des sommes considérables chaque année, simplement en animant des discussions ou en échangeant avec leur communauté. C'est ce qui se passe actuellement aux États-Unis. Elles sont présentes quotidiennement sur la plateforme et interagissent avec leur public, à l'image de Mabioo, Coach Hamond Chic ou encore Lolo Beauté.
Elles sont assises devant leur caméra et discutent avec leur communauté. Les revenus générés n'ont parfois rien à voir avec ceux obtenus sur TikTok. Si une mannequin décide d'intégrer une telle plateforme pour montrer à sa communauté comment elle défile, comment elle essaie de la lingerie ou des vêtements, et que le public adhère à son contenu, elle pourrait devenir une véritable millionnaire du numérique, visible sur ordinateur, à la télévision ou sur téléphone.
C'est pourquoi je pense qu'il faut encore attendre avant de prétendre maîtriser l'avenir du secteur de la mode et du mannequinat. La situation est très évolutive et il faut observer attentivement la manière dont les choses vont se transformer.
Il faut espérer que ces changements ne viendront pas, de manière radicale, effacer toutes les opportunités offertes par le mannequinat physique. Les créateurs, les sponsors et les promoteurs devront prendre leurs responsabilités afin que les conditions d'existence des mannequins ne disparaissent pas.
Souhaitez-vous ajouter un message ou un appel à l'endroit des marques et des agences publicitaires ?
Je vais leur adresser un message dont je sais très bien qu'il ne fera peut-être pas l'unanimité, parce qu'aujourd'hui, l'économie est souvent priorisée de manière absolue.
Tout ce que je peux dire aux entreprises, aux agences et aux annonceurs, c'est qu'investir dans les mannequins, les photographes et les maquilleuses, c'est aussi investir dans la culture.
Si vous cessez de faire appel aux photographes, aux maquilleuses ou aux mannequins, vous créez progressivement un déficit économique local. À terme, cela peut avoir des répercussions sur l'emploi, l'insertion professionnelle et, plus largement, sur l'équilibre social. Je pense donc qu'il est important de réfléchir à ces enjeux.
Parce que permettre à certains métiers d'exister et de se développer est aussi une manière de faire grandir son pays.
L'intelligence artificielle est là pour optimiser le travail et renforcer les capacités de chacun. Mais elle ne doit pas exclure la recherche, la créativité personnelle ou encore la sensibilité humaine. Elle ne doit pas faire disparaître cette émotion authentique qu'un mannequin est capable de transmettre.
Je sais que cette position ne fera pas l'unanimité. Mais face aux bouleversements que connaît le secteur, il me semble essentiel de rappeler que l'innovation ne doit pas se faire au détriment de l'humain.
Samirah Bationo
Lawako Oumou Dalilha Ky (stagiaire)
Lefaso.net
La Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB) a procédé à la remise d'un important don de vivres destiné aux veuves et orphelins des membres des Forces de défense et de sécurité (FDS) tombés sur le champ d'honneur. La cérémonie de don s'est tenue ce lundi 8 juin 2026 au camp Sangoulé Lamizana, en présence du président du conseil d'administration de la Faîtière des caisses populaires du Burkina, Adama Kaboré. Ce don, d'une valeur de 5 millions de francs CFA, est fait dans le cadre de la semaine des Caisses populaires célébrée chaque année. Pour cette année, cette semaine s'est déroulée du 25 au 31 mai.
Le don est composé de 235 sacs de riz de 25 kg, de 200 bidons d'huile de 5l, de 105 cartons de savon. Selon le coordinateur des structures rattachées de la direction centrale de l'action sociale et des services psychologiques des armées, le lieutenant Hubert Nana, ce don facilitera la prise en charge psychosociale des familles des membres des FDS tombées au front.
Le président du Conseil d'administration de la Faîtière des caisses populaires, Adama Kabore et son équipe remettant le don au lieutenant Hubert Nana« L'impact de ce don est à deux niveaux. Il va renforcer nos capacités dans le cadre de la prise en charge psychosociale des familles des membres des FDS tombés. Cela permet à ces familles de savoir qu'elles ne sont pas seules dans cette souffrance et qu'il y a des gens qui sont mobilisés pour les soutenir. Aussi, ce geste galvanise les FDS qui se battent au front. Elles sauront que les populations sont mobilisées autour de leur combat », a indiqué le lieutenant Nana.
Le lieutenant, Hubert NanaSelon le président du conseil d'administration de la Faîtière des caisses populaires, Adama Kaboré, ce geste de solidarité répond à l'appel lancé par les autorités. Pour lui, vu le sacrifice suprême des membres des FDS tombés au front, les populations doivent se mobiliser pour soutenir leurs familles afin que celles-ci ne se sentent pas abandonnées. « Chaque année, nous célébrons notre semaine des caisses. Cette année elle s'est tenue du 25 au 31 mai. C'est en marge de cette semaine que nous avons voulu joindre l'acte à la parole en faisant ce don. Il est destiné aux veuves et orphelins des membres des FDS tombés sur le champ de bataille pour la défense de la patrie. Ce sont des gens qui se sont battus jusqu'au sacrifice suprême de leur vie pour que nous puissions continuer ce que nous faisons. Nous devons soutenir leurs familles. Nous devons leur montrer que nous sommes avec elles afin qu'elles ne se sentent pas abandonnées. Aussi, à travers cet acte de solidarité, nous répondons à l'appel lancé par les premières autorités du pays », a souligné le président du conseil d'administration de la Faîtière des caisses populaires.
Le président du Conseil d'administration de la Faîtière des caisses populaires, Adama KaboreChaque année, la Faîtière des caisses populaires fait des dons dans les écoles et centres de santé. Elle construit également des infrastructures telles que des forages, des salles de classes pour soutenir les populations en difficulté.
Photo de familleRama Diallo
Dalila Ky, stagiaire
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Des mouvements d'éléphants sont observés ces derniers temps dans plusieurs localités du pays, notamment à Boromo et Hèrèdougou sur la route nationale N°1, RN1 (route Ouagadougou -Bobo) ainsi qu'aux environs du pont Nazinon sur la RN5 (route Ouagadougou-Pô), informe le ministre de la sécurité.
Les populations des zones concernées et les usagers desdites routes sont donc invitées à faire preuve de prudence et à observer strictement les mesures de sécurité. Il s'agit d'éviter tout contact avec les éléphants et maintenir une distance de sécurité ; respecter les limitations de vitesse sur les routes traversant les aires protégées et les corridors à éléphants ; éviter de fréquenter les zones abritant les éléphants pendant la nuit.
Aussi, les populations sont appelées à protéger les exploitations agro-sylvo-pastorales par des mesures appropriées de refoulement des éléphants ; s'interdire formellement de blesser ou d'abattre les éléphants, espèces intégralement protégées et à informer sans attendre les services forestiers de toute présence d'éléphants dans les zones d'habitations ou sur les routes à travers le numéro vert 1010.
En outre, le ministre de la sécurité encourage, par cette note signée du 8 juin 2016, l'ensemble des populations à faire preuve de vigilance et de civisme, et à renforcer la collaboration avec les services forestiers pour une gestion efficace de ce phénomène écologique.
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L'Afrique du Sud connaît, voilà plusieurs années maintenant, des vagues de violences xénophobes contre des migrants. Des mouvements nationalistes, relayés par les réseaux sociaux, pointent les étrangers comme responsables de la criminalité et de la dégradation des services publics, dans un contexte de pauvreté, de chômage, etc. Depuis fin mars 2026, le pays est retombé dans ce cycle infernal avec des violences exercées sur des personnes, des commerces et bien saccagés et brûlés… Face à la situation, des Etats africains organisent le rapatriement de leurs compatriotes, tandis que les dirigeants politiques sud-africains cherchent la parade à cette spirale de violences, au moment où plusieurs groupes hostiles à l'immigration ont fixé au 30 juin 2026, un ultimatum aux étrangers en situation irrégulière pour quitter le pays.
L'hospitalité de la nation arc-en-ciel est loin d'être au mieux de sa forme. Les vagues de violences xénophobes de 2008 (62 étrangers tués et des milliers déplacés du fait des attaques à travers le pays, selon C News), de 2015, de 2021 et de 2026 en cours, contrastent avec l'idéal qui veut que tout Africain soit chez lui, partout en Afrique.
Depuis fin mars, l'actualité dans ce seul pays africain à avoir, jusque-là, abrité une édition de Coupe du monde (en 2010), est encore plombée par la vague de violences xénophobes. De nombreux dégâts humains et matériels enregistrés, obligeant des pays africains à organiser des rapatriements de leurs compatriotes pendant que de nombreux autres Africains pleurent le sort de leurs proches dans cette nation arc-en-ciel.
En effet, les migrants en situation irrégulière sont, selon africanews, accusés de contribuer à l'aggravation du chômage déjà parmi les plus élevés au monde (le pays afficherait un taux de chômage supérieur à 32 %), et d'exercer une pression supplémentaire sur les services publics de santé et d'éducation. « Bien qu'il n'existe pas de statistiques officielles sur le nombre de migrants en situation irrégulière, les estimations varient entre 2 et 5 millions de personnes pour une population totale d'environ 62 millions d'habitants. Première puissance économique d'Afrique australe, l'Afrique du Sud demeure une destination privilégiée pour les migrants originaires de pays voisins comme le Zimbabwe, le Mozambique et le Lesotho, mais également du Nigeria, du Ghana, du Malawi et de l'Éthiopie.
Plusieurs gouvernements africains, dont ceux du Ghana, du Nigeria, du Kenya et du Mozambique, ont récemment affirmé que leurs ressortissants avaient été victimes de menaces ou d'agressions en raison de leur statut d'étrangers. Le Ghana a ainsi rapatrié près de 300 de ses citoyens le mois dernier, tandis que le Mozambique a rapporté la mort de cinq de ses ressortissants lors d'attaques présumées à caractère xénophobe dans la ville côtière de Mossel Bay », présente africanews, ajoutant que depuis sa formation en 2024, le gouvernement de coalition sud-africaine a placé la question migratoire parmi ses priorités, avec à l'actif, l'expulsion de plus de 100 000 personnes en situation irrégulière au cours des deux dernières années.
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Plusieurs groupes hostiles à l'immigration ont donc fixé au 30 juin 2026, un ultimatum aux étrangers en situation irrégulière pour quitter le pays et réclament l'ouverture de discussions avec le gouvernement.
Dans une allocution prononcée le dimanche 7 juin 2026, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a promis de prendre des mesures pour répondre aux préoccupations croissantes liées à l'immigration clandestine. Il estime que de nombreux Sud-Africains soulèvent des questions certes difficiles, mais légitimes et réelles qui, de ce fait, méritent d'être entendues et prises en compte.
Le président a cependant mis en garde contre toute tentative de certains groupes de se substituer aux forces de l'ordre, en avertissant que les autorités ne toléreraient aucune initiative de justice populaire.
Cette sortie du président de la République trouvera-t-elle écho favorable auprès de ces groupes de violences ? En tous les cas, tout doit être mis en œuvre pour éviter ces fureurs qui s'exercent sur les personnes et leurs biens.
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O.L.
Lefaso.net
Wendyam Nafissatou Ouédraogo a ouvert, ce lundi 8 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, le bal des soutenances des élèves stagiaires du cycle B de la promotion 2024-2026 de l'Institut régional d'administration (IRA) du Guiriko. Première candidate à se présenter devant le jury, elle a brillamment défendu son rapport de stage consacré au développement des compétences en coopération culturelle à la Semaine nationale de la culture (SNC). Une prestation saluée par les membres du jury et récompensée par la note de 18,50/20, avec la mention « Excellent ». Une première qui marque également un tournant historique dans la formation des cadres moyens de l'administration publique burkinabè.
L'Institut régional d'administration (IRA) du Guiriko a officiellement lancé, ce lundi 8 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, la première vague des soutenances de rapports de stage des élèves stagiaires du cycle B de la promotion 2024-2026. Durant trois jours, du 8 au 10 juin, 117 apprenants issus de 18 filières défendront leurs travaux de fin de formation devant des jurys composés de praticiens et de cadres de l'administration publique.
Pour inaugurer cette session, c'est l'élève assistante des affaires culturelles Wendyam Nafissatou Ouédraogo qui a été appelée à ouvrir les soutenances. Un exercice qu'elle a réussi avec brio en obtenant la note de 18,50/20 devant un jury présidé par le conseiller technique du gouverneur de la région du Guiriko chargé des affaires culturelles, Siaka Coulibaly.
Un travail axé sur la coopération culturelle à la SNC
Dans son rapport intitulé : « Développement des compétences en coopération culturelle à la Semaine nationale de la culture », l'impétrante s'est intéressée aux mécanismes de coopération mis en œuvre au sein de la direction générale de la SNC. À travers son immersion professionnelle, elle a analysé les dispositifs existants et mis en lumière plusieurs difficultés, notamment les insuffisances observées dans l'efficacité du système de coopération culturelle.
« Durant notre immersion, nous avons constaté une insuffisance dans l'efficacité du dispositif de coopération culturelle. Cela nous a conduits à formuler des recommandations portant notamment sur l'amélioration des conditions de travail et le renforcement des capacités des agents », a-t-elle expliqué à l'issue de sa soutenance. La jeune stagiaire n'a pas caché les difficultés rencontrées lors de la rédaction de son document, notamment en raison des contraintes liées à l'événementiel culturel.
Les participants à la cérémonie inaugurale des soutenances à l'IRA Guiriko« Au début, ce n'était pas simple. Avec les activités de la SNC, je me demandais parfois si j'allais réussir à terminer mon document à temps. Heureusement, grâce à l'accompagnement de mes collaborateurs et de mes encadreurs, j'ai pu relever ce défi », a-t-elle confié avec satisfaction. Encadrée par Ousmane Bangré et Sitélé Romaric Sanou, tous deux conseillers des affaires culturelles, Wendyam Nafissatou Ouédraogo devient ainsi la première élève du cycle B à soutenir son rapport à l'IRA du Guiriko.
Wendyam Nafissatou Ouédraogo n'a pas manqué d'exprimer sa joie et sa satisfaction à l'issue de la soutenanceUne réforme historique dans la formation des cadres moyens
Au-delà de la performance individuelle de la candidate, cette session revêt une dimension particulière pour l'École nationale d'administration et de magistrature (ENAM). Selon les responsables de l'institution, il s'agit en effet de la première fois dans l'histoire de l'établissement que les élèves du cycle B sont soumis à l'exercice de soutenance de leur rapport de stage. Pour l'administration de l'école, cette innovation pédagogique traduit une volonté de renforcer les exigences de qualité dans la formation des cadres moyens de l'administration publique. À en croire les premiers responsables, cette réforme consacre ainsi une rupture qualitative majeure et marque l'avènement d'une nouvelle ère dans la formation des cadres moyens de l'administration.
Pour le directeur de l'IRA du Guiriko, Yéréli A. L. Lamien, cette première soutenance est un signal encourageant pour l'ensemble des apprenants. « Nous avons lancé officiellement les soutenances à travers cette cérémonie inaugurale. La candidate vient d'obtenir une mention excellente sur un sujet particulièrement pertinent portant sur la coopération au sein de la SNC », a-t-il indiqué. Selon lui, le travail présenté témoigne d'une bonne maîtrise théorique et pratique de la thématique abordée.
Pour le directeur de l'IRA du Guiriko, Yéréli A. L. Lamien, cette première soutenance est un signal encourageant pour l'ensemble des apprenants« Elle a analysé les différents types de coopération, les difficultés rencontrées par les acteurs et proposé des pistes d'amélioration. Son travail montre qu'elle a été suffisamment outillée durant sa formation et son stage », a-t-il apprécié. Le directeur de l'institut s'est également montré confiant quant à l'avenir professionnel de l'impétrante. « Avec les compétences acquises, elle est prête à intégrer efficacement l'administration publique. Nous lui souhaitons un excellent parcours professionnel et pourquoi pas un retour dans trois ans pour le cycle A », a-t-il laissé entendre.
Un document salué pour sa pertinence
Président du jury, Siaka Coulibaly n'a pas caché sa satisfaction à l'issue de l'évaluation. Selon lui, le rapport de Wendyam Nafissatou Ouédraogo se distingue par sa qualité méthodologique et la pertinence de ses propositions. « Nous avons été très séduits par ce travail. C'est un document assez clinique qui identifie clairement les problèmes, les analyse et propose des solutions adaptées. Il est bien structuré, facile à lire et très accessible », a-t-il souligné.
Le conseiller technique du gouverneur estime que les recommandations formulées pourraient constituer une réelle valeur ajoutée pour la Semaine nationale de la culture (SNC). « Les pistes proposées peuvent être utiles à la SNC, notamment dans la recherche de partenariats et de sponsors. Il est important que des étudiants s'intéressent à cette institution culturelle majeure de notre pays », a-t-il ajouté.
Président du jury, Siaka Coulibaly n'a pas caché sa satisfaction à l'issue de l'évaluationSiaka Coulibaly a rappelé le rôle stratégique de l'IRA dans la formation des agents de l'État au niveau régional. « L'IRA est l'un des incubateurs les plus stratégiques de l'État au cœur de nos régions. Ces soutenances réaffirment la continuité et la vitalité de notre système de formation administrative », a-t-il indiqué. S'adressant ainsi aux candidats, il les a invités à faire preuve de professionnalisme, d'intégrité et de patriotisme dans l'exercice de leurs futures responsabilités.
Romuald Dofini
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Le footballeur international Ben Aziz Zagré est décédé de suite d'un cancer du genou. Le joueur burkinabè de 27 ans avait été contraint de mettre un terme à sa carrière il y a près d'une année.
Fin avril 2026, il avait subi une opération de la jambe en Europe dans l'espoir de poursuivre sa lutte, d'après des informations de Shinnik, son dernier club en Russie.
Durant sa carrière, Ben Aziz Zagré a connu deux sélections avec les Étalons A. Il est également passé par des clubs comme l'AJEB et a connu les championnats Danois et Portugais.
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Source : Moussavou Billa
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Source : Moussavou Billa
Le ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'information (MITI) a lancé jeudi un programme pilote de coop é ration entre le minist è re et les provinces pour l'innovation et le d éveloppement de la 6G. Ce projet vise à apporter un soutien solide au futur déploiement commercial de la 6G.
Parmi les priorités figurent le développement des technologies de pointe 6G, l'approfondissement de l'intégration des communications avec l'intelligence artificielle, l'Internet par satellite et la détection sans fil, ainsi que l'intensification de la recherche et du développement en matière de stations de base 6G, d'équipements de réseau clés, de terminaux, de puces et de systèmes d'exploitation.
Les régions pilotes exploreront des scénarios d'application de la 6G adaptés aux conditions locales, en ciblant des secteurs tels que les communications immersives, la fabrication industrielle, l' économie des vols à basse altitude, l'intelligence incarnée et les opérations maritimes intelligentes.
Le MITI a indiqué qu'il suivrait de près les développements de la 6G et adapterait les plans pilotes en conséquence. Le ministère organisera également des essais technologiques par l'intermédiaire du Groupe de promotion IMT-2030 (6G) et privilégiera les régions pilotes pour accueillir les grandes conférences du secteur de la 6G.
Cette initiative intervient alors que la Chine cherche à consolider ses avantages dans le domaine des communications de nouvelle génération. Le pays est actuellement en tête du classement mondial en matière de développement de la 5G, disposant de la plus grande infrastructure de réseau 5G au monde, avec des millions de stations de base déployées à l'échelle nationale et une part prépondérante des connexions 5G mondiales.
Par rapport à la 5G, la 6G peut offrir des performances 10 à 100 fois supérieures en termes de vitesse de transmission, de latence et de fiabilité. Sa couverture devrait s'étendre directement aux domaines a é rien, spatial, terrestre et maritime, formant ainsi un réseau mondial véritablement omniprésent. A ce titre, la 6G servira de centre névralgique pilotant la transformation numérique des sociétés et des industries intelligentes de demain.
La Chine a approuvé l'attribution d'un spectre d'essai dans la bande 6 GHz pour le développement de la technologie 6G, a déclaré le ministère début mai.
Cette autorisation, accordée au Groupe de promotion IMT-2030 (6G), permet de mener des essais de la technologie 6G dans certaines régions. L'initiative vise à faire progresser la recherche technique, les tests et la validation sur la base des scénarios clés et des indicateurs de performance définis par l'Union internationale des télécommunications pour la 6G.
Le groupe de promotion, mis en place en juin 2019 par le MITI, est la principale plateforme visant à rassembler les efforts de l'industrie, des universités et de la recherche chinoises, à promouvoir la recherche sur la technologie de communication mobile 6G en Chine et à favoriser la coopération et les échanges internationaux.
Ambassade de la République populaire de Chine au Burkina Faso
Les professionnels des secteurs de la communication et de la publicité ont désormais un cadre officiel de promotion de l'excellence, dénommé « Zama d'Or ». Le dépôt des dossiers de candidatures pour la première édition est ouvert du 9 au 23 juin 2026, annonce le ministère de la Communication, de la culture, des Arts et du Tourisme, dans une note signée ce lundi 8 juin 2026.
Ce concours vise à promouvoir des créations de qualité, à favoriser une saine émulation entre les professionnels, à valoriser des productions publicitaires mettant en exergue les valeurs endogènes, à renforcer le professionnalisme, la créativité et le respect des normes d'éthique en matière de communication au Burkina Faso.
Peuvent prendre part au concours, les communicateurs et les publicitaires travaillant dans un service ou dans une agence de communication et utilisant la langue française ou les langues nationales (mooré, Jula, Fulfuldé, Gulmancema).
Les œuvres recevables sont celles qui ont été publiées ou diffusées du 1er janvier au 31 décembre 2025, dans un organe de presse de droit burkinabè, sur une plateforme d'une institution, d'un ministère ou de toute autre structure légalement reconnue au Burkina Faso.
Les dossiers de candidatures sont reçus du 9 au 23 juin 2026, de 8h à 15h30, à la Direction générale de la Communication et des Médias, sise 5ème étage du bâtiment R+11, dans la zone ZACA.
Pour la presse en ligne et les médias sociaux, les liens des œuvres sont à envoyer à l'adresse : dgcm@communication-culture.gov.bf.
Le règlement intérieur du concours (ci-dessous joint) peut-être également consulté sur le site web du ministère de la Communication, de la culture, des Arts et du Tourisme : www.communication.gov.bf
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À l'occasion du rappel à Dieu de notre très cher fils, frère, époux, père et grand père, VALIA Patrice, décédé le 15 Mai et inhumé le 18 Mai à Yako, la grande famille VALIA et alliés tient à exprimer sa profonde gratitude à toutes les personnes qui lui ont témoigné leur soutien, leur compassion et leur solidarité tout au long de cette douloureuse épreuve.
Nous adressons nos sincères remerciements aux parents, amis, voisins, collègues, connaissances, autorités administratives et religieuses, ainsi qu'à toutes les personnes qui, de près ou de loin, nous ont accompagnés par leurs prières, leurs visites, leurs messages de réconfort, leurs contributions multiformes et leur présence réconfortante lors des obsèques.
Vos nombreuses marques d'affection, de générosité et de sympathie nous ont profondément touchés et ont constitué un précieux soutien dans ces moments de peine. Votre proximité nous a aidé à traverser cette épreuve avec courage et espérance.
Que Dieu, dans son infinie bonté et sa miséricorde, vous bénisse abondamment, protège vos familles et vous rende au centuple tout le bien que vous avez manifesté à notre égard.
La grande famille VALIA et alliés.
« Le souvenir de ceux que nous aimons demeure à jamais gravé dans nos cœurs »
Son Excellence le Naaba YEMDE KOURIT YIR SOABA de Koupéla,
Le Chef coutumier de Lilgomdin,
Les grandes familles POUYA, KABORÉ, ZOUNGRANA et ZOUGMORE,
À Ouagadougou, Noessin, Koupéla, au Niger, au Canada, au Luxembourg et à Paris,
Son frère André, sa sœur Florence,
Ses enfants :
• Jeanne Hélène Aimée,
• Hélène Marie Solange,
• Denise Béatrice,
Les gendres et belles-filles,
Les petits-enfants et arrière-petits-enfants,
Les cousins, cousines, neveux et nièces,
Les familles alliées : ZOMBRE, KABORÉ, DRAMÉ, OUÉDRAOGO, KOANDA, SEBGO, KIBA, KOUTIEBOU, TARI, DAMIBA, SANDWIDI, KYÉLEM, NANA, BANDÉ, NARÉ, EWENCZYK, OUÉDRAOGO, SAWADOGO, TAPSOBA, PATER, GADO et KABRÉ,
Très touchés par les innombrables marques de compassion, de solidarité, d'amitié, de fraternité et de soutien multiforme qui leur ont été témoignées à l'occasion du rappel à Dieu de leur épouse, sœur, mère, tante, grand-mère et arrière-grand-mère,
Madame Veuve POUYA née ZOUNGRANA Odile Fatoumata,
rappelée à Dieu à Ouagadougou le samedi 23 mai 2026 et inhumée le vendredi 29 mai 2026,
adressent leurs sincères remerciements et leur profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui, de près ou de loin, les ont accompagnés et soutenus par leurs prières, leur présence, leurs visites, leurs messages de réconfort ainsi que par leur soutien moral, spirituel, matériel et financier tout au long de cette douloureuse épreuve.
Ils remercient tout particulièrement les nombreuses personnes qui se sont déplacées pour rendre un dernier hommage à la défunte et entourer sa famille de leur affection et de leur sollicitude.
Leurs remerciements vont également aux autorités administratives, religieuses et coutumières, au corps médical de la Clinique Sandof, ainsi qu'à l'ensemble des parents, amis, voisins, collègues, connaissances et communautés de Ouagadougou, Noessin, et Koupéla pour leur présence réconfortante et leurs nombreux témoignages de sympathie.
Ne pouvant citer tous les noms, de crainte d'en omettre, qu'ils trouvent ici l'expression de leur reconnaissance profonde et sincère.
Ils prient le Seigneur Tout-Puissant, dans Son infinie miséricorde, de combler chacun de Ses grâces, de lui rendre au centuple ses bienfaits et de raffermir davantage les liens de fraternité, d'amitié et de solidarité qui nous unissent.
« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l'Esprit, qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. » Apocalypse 14, 13
En ce douloureux et triste anniversaire,
Les grandes famille KABORE, WANGRAWA , NANA, COMPAORE, TAPSOBA et TIENDREBEOGO à kokologho, Ouagadougou, Donsin, Bobo Dioulasso, Cote d'Ivoire, France, USA, Canada et ailleurs ;
Les familles alliées et amies ILBOUDO, GNEME, BARAS, KING, ZOUNDI, OUEDRAOGO, YANOGO, NANA, CLARK, CIANELIE, GYENGANI, GNANKAMBARY, KABRE,TRAORE, TIEMTORE et TOE ;
Les enfants et petits-enfants Marie Abib, Luc Hyacinthe, Gladine Olivia, Romaric Joseph Wilson, Abigaêl et Amine Bernard vous renouvellent leur profonde gratitude pour les nombreuses marques de compassion, de solidarité et de soutien multiforme que vous leur avez apporté lors de cette épreuve et vous invitent à la messe de Requiem de :
Mme KABORE/WANGRAWA Thérèse
Au programme :
– Vendredi 12 juin 2026 à 19h 30mn
Veillée de prière à domicile sis à Lafiabougou (2eme stop) après la pharmacie Harmonie, route d'Orodara
– Samedi 13 juin 2026 à 9h
Messe de requiem à la paroisse Saint Jean Paul II de Lafiabougou au secteur N°20 de Bobo Dioulasso
Ton Amour est une lumière qui ne s'éteigne jamais !
Ton souvenir est un trésor précieux que nous gardons dans nos cœurs !
Dans le silence, la discrétion, ton sourire éclaire nos jours !
O Maman Chérie, cueille pour nous une rose des jardins célestes et envoie-la-nous comme un message d'amour !
Le KASSIRI NAABA Tègré,
Le GRAND IMAM de Kaya,
El HADJ OUEDRAOGO Mahamoudou Rêba,
El HADJ OUEDRAOGO Mahamadou Nombwaodo,
EL HADJ Abdoulaye Zoula.
La grande famille OUEDRAOGO à Kaya, Ouagadougou, Côte d'Ivoire, Canada, Suisse et États-Unis
Les frères et sœurs,
Les enfants :
OUEDRAOGO Abdel Kader Abraham Nagounkondo Blondin,
OUEDRAOGO Nafy Diane Pogpaola,
OUEDRAOGO Kadidiatou
OUEDRAOGO Winnie Faridah
Les cousins, cousines, neveux et nièces,
Les petits enfants,
Les familles alliées et amies : DEMI, LALSAGA, OUEDRAOGO, DERMÉ, BARGO, KOGUIYAGDA, HIEN,
vous remercient du fond du cœur, pour les différentes marques de sympathie que vous avez témoignées à leur égard, lors du décès le mercredi 27 mai 2026, suivi de l'inhumation le vendredi 29 mai 2026 de leur frère, époux, père, beau-père, grand père et arrière-grand-père,
El Hadj Colonel OUEDRAOGO Harouna.
Ils se gardent de citer des noms de peur d'en oublier.
Qu'Allah rende à chacun au centuple, ses bienfaits.
Ils profitent aussi de l'occasion pour vous informer que le doua pour le repos de son âme aura lieu ce dimanche 07 juin à 08h30 à son domicile à Ouagadougou.
TERMES DE RÉFÉRENCE (TdR)
En appui au Technicien de maintenance informatique
SOMMAIRE
1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION 3
2. OBJECTIFS DU RECRUTEMENT 3
2.1. Objectif général 3
2.2. Objectifs spécifiques 3
3. POSITIONNEMENT ET RATTACHEMENT HIÉRARCHIQUE 3
4. ATTRIBUTIONS ET TÂCHES 4
4.1. Administration de l'infrastructure et des systèmes 4
4.2. Gestion du réseau et des télécommunications 4
4.3. Sécurité du système d'information 4
4.4. Applications et logiciels métiers 4
4.5. Maintenance et appui au Technicien de maintenance 4
4.6. Appui aux utilisateurs et organisation 5
5. RÉSULTATS ATTENDUS ET LIVRABLES 5
6. PROFIL ET QUALIFICATIONS REQUIS 5
6.1. Formation 5
6.2. Expérience professionnelle 5
6.3. Compétences techniques 5
6.4. Aptitudes personnelles 6
7. CONDITIONS D'EMPLOI 6
8. COMPOSITION DU DOSSIER DE CANDIDATURE 6
9. PROCÉDURE ET CRITÈRES DE SÉLECTION 6
10. MODALITÉS ET DÉLAI DE DÉPÔT DES CANDIDATURES 7
1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Une Société de référence dans les domaines de l'architecture, de l'ingénierie civile, de l'urbanisme et de l'aménagement. La conduite de ses activités repose de manière croissante sur un environnement numérique : conception assistée par ordinateur (CAO/DAO), modélisation des données du bâtiment (BIM), logiciels de calcul et de simulation, systèmes d'information géographique, gestion électronique des documents, messagerie professionnelle et site web institutionnel.
La disponibilité, la performance et la sécurité du parc informatique, des serveurs, du réseau et des applications métiers constituent désormais des facteurs déterminants de la productivité des équipes et de la qualité des livrables remis aux clients. Le cabinet dispose actuellement d'un Technicien de maintenance informatique qui assure les interventions courantes sur les équipements et les postes de travail.
Toutefois, l'accroissement du parc, la diversification des outils métiers, les exigences renforcées en matière de sécurité des données et la nécessité de structurer durablement le système d'information appellent un renforcement des capacités techniques. C'est dans ce cadre que la Société souhaite recruter un (01) Ingénieur des Travaux Informatiques, qui viendra en appui au Technicien de maintenance déjà en poste, afin d'assurer un encadrement technique de niveau supérieur et une meilleure maîtrise de l'infrastructure et des applications.
Les présents Termes de Référence (TdR) définissent le contexte, les objectifs, les attributions, le profil recherché, les résultats attendus ainsi que les modalités de candidature et de sélection relatives à ce recrutement.
2. OBJECTIFS DU RECRUTEMENT
2.1. Objectif général
Doter la Société d'une compétence d'ingénierie informatique capable de garantir la fiabilité, la sécurité et la continuité de fonctionnement de son système d'information, en appui au Technicien de maintenance.
2.2. Objectifs spécifiques
• assurer l'administration et la supervision du parc informatique, des serveurs et du réseau de l'entreprise ;
• renforcer la sécurité du système d'information et la protection des données (sauvegardes, contrôle des accès, antivirus, pare-feu) ;
• garantir le bon fonctionnement et l'évolution des logiciels métiers (CAO/DAO, BIM, calcul de structures, SIG) ;
• organiser et planifier la maintenance préventive et curative en coordination avec le Technicien de maintenance ;
• apporter un appui technique et fonctionnel aux utilisateurs (assistance, formation, accompagnement) ;
• contribuer à la structuration, à la documentation et à l'évolution du système d'information du cabinet.
3. POSITIONNEMENT ET RATTACHEMENT HIÉRARCHIQUE
L'Ingénieur des Travaux Informatiques est placé sous l'autorité de la Direction Générale. Il travaille en collaboration étroite et fonctionnelle avec le Technicien de maintenance informatique, qu'il encadre techniquement sur le plan opérationnel, ainsi qu'avec l'ensemble des services utilisateurs (architecture, ingénierie, urbanisme, administration et finances).
4. ATTRIBUTIONS ET TÂCHES
Sans que cette liste soit limitative, l'Ingénieur des Travaux Informatiques aura notamment pour tâches :
4.1. Administration de l'infrastructure et des systèmes
• administrer les serveurs (physiques et/ou virtualisés), les services associés et les espaces de stockage ;
• gérer le parc informatique : postes de travail, imprimantes, traceurs, scanners et autres périphériques ;
• installer, configurer et mettre à jour les systèmes d'exploitation et les outils de base ;
• superviser les performances de l'infrastructure et anticiper les besoins d'évolution (capacité, renouvellement).
4.2. Gestion du réseau et des télécommunications
• administrer le réseau local (LAN/Wi-Fi) : commutation, adressage, connectivité et qualité de service ;
• gérer la connexion Internet et la relation avec le fournisseur d'accès ;
• configurer et maintenir les équipements actifs (routeurs, commutateurs, points d'accès, pare-feu) ;
• assurer le bon fonctionnement de la téléphonie et des outils de visioconférence.
4.3. Sécurité du système d'information
• définir et mettre en œuvre les politiques de sauvegarde et de restauration des données ;
• gérer les comptes utilisateurs, les droits d'accès et l'authentification ;
• déployer et maintenir les dispositifs de protection (antivirus, pare-feu, mises à jour de sécurité) ;
• sensibiliser les utilisateurs aux bonnes pratiques de sécurité et de protection des données.
4.4. Applications et logiciels métiers
• installer, paramétrer et maintenir les logiciels métiers (CAO/DAO, BIM, calcul de structures, SIG) ;
• gérer les licences logicielles, leur conformité et leur renouvellement ;
• administrer la messagerie professionnelle (webmail) et les comptes associés ;
• assurer le suivi technique et la mise à jour du site web institutionnel et de son hébergement.
4.5. Maintenance et appui au Technicien de maintenance
• planifier et organiser la maintenance préventive et curative du parc ;
• traiter les incidents de niveau supérieur et appuyer le Technicien sur les interventions complexes ;
• encadrer techniquement le Technicien et contribuer à la montée en compétences de l'équipe ;
• tenir à jour l'inventaire du matériel, des logiciels et le registre des interventions.
4.6. Appui aux utilisateurs et organisation
• apporter une assistance technique et fonctionnelle aux utilisateurs (support, dépannage) ;
• élaborer et tenir à jour la documentation technique et les procédures d'exploitation ;
• participer à l'élaboration et au suivi du budget informatique ainsi qu'aux achats d'équipements ;
• assurer une veille technologique et formuler des propositions d'amélioration du système d'information.
5. RÉSULTATS ATTENDUS ET LIVRABLES
À l'issue de la période d'essai puis de manière continue, les principaux résultats et livrables attendus sont :
6. PROFIL ET QUALIFICATIONS REQUIS
6.1. Formation
• Diplôme : être titulaire d'un diplôme d'Ingénieur des Travaux en informatique (diplôme de niveau Bac + 3 / Licence professionnelle) ;
• Spécialité : dans l'une des spécialités suivantes : informatique, génie informatique, réseaux et télécommunications, systèmes et réseaux, ou systèmes d'information.
6.2. Expérience professionnelle
• justifier d'une expérience professionnelle d'au moins deux (02) ans à un poste similaire (administration systèmes et réseaux, support informatique) ;
• une expérience acquise dans un cabinet d'architecture, d'ingénierie ou de BTP, ou dans un environnement utilisant des logiciels de CAO/DAO, constitue un atout.
6.3. Compétences techniques
• administration des systèmes d'exploitation Windows et Linux, ainsi que des serveurs ;
• maîtrise des réseaux informatiques : protocoles TCP/IP, adressage, commutation, Wi-Fi et sécurité réseau ;
• connaissance des dispositifs de sauvegarde, de virtualisation et de sécurité (pare-feu, antivirus, gestion des accès) ;
• aptitude à installer et maintenir les logiciels métiers (suite Autodesk, AutoCAD, Revit, ArchiCAD, logiciels de calcul, SIG / QGIS) ;
• notions d'administration d'un site web et de sa plateforme d'hébergement, ainsi que de la messagerie professionnelle ;
• capacité à élaborer une documentation technique et à contribuer à la structuration du système d'information.
6.4. Aptitudes personnelles
• rigueur, sens de l'organisation et de la planification ;
• autonomie, sens des responsabilités et capacité d'initiative ;
• esprit d'équipe et aptitude à encadrer et à transmettre ;
• bon relationnel, sens du service et de la pédagogie envers les utilisateurs ;
• discrétion, confidentialité et intégrité dans le traitement des données ;
• capacité à travailler sous pression et à gérer les priorités.
7. CONDITIONS D'EMPLOI
8. COMPOSITION DU DOSSIER DE CANDIDATURE
Le dossier de candidature devra comporter les pièces suivantes :
1. une lettre de motivation ;
2. un curriculum vitae détaillé, daté et signé, faisant ressortir les expériences pertinentes ;
3. les copies des diplômes et attestations de formation ;
4. les attestations ou certificats de travail justifiant l'expérience ;
5. une copie d'une pièce d'identité en cours de validité ;
6. les références professionnelles (noms et contacts de deux personnes de référence).
Tout dossier incomplet ou parvenu hors délai pourra être écarté.
9. PROCÉDURE ET CRITÈRES DE SÉLECTION
La sélection se déroulera en deux (02) phases :
• Phase 1 – Présélection sur dossier : analyse des dossiers reçus au regard des critères d'éligibilité (formation, expérience, compétences).
• Phase 2 – Entretien : entretien technique et professionnel, éventuellement complété d'un test pratique, pour les candidats présélectionnés.
Les candidatures seront appréciées selon la grille indicative suivante :
Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.
10. MODALITÉS ET DÉLAI DE DÉPÔT DES CANDIDATURES
Les dossiers de candidature doivent être transmis sous pli fermé ou par voie électronique, avec la mention « Recrutement d'un Ingénieur des Travaux Informatiques », selon les coordonnées ci-dessous :
La grande famille OUEDRAOGO, à Sabce, Koungoussi, Ouagadougou, Côte d'Ivoire ;
La grande famille Sana, à Boulenga, Ouagadougou ;
Les frères et sœurs : Salam Niini, Salif Niinguibé, Harouna Tigmi, Albert Zougraoua, Boureima Waadé, Salif Pousbila, Boureima Rayoudou , Pogyoudou, Poko, Laambila ;
Les enfants : Mahamadi, Ousseni, Abdoul Karim, Asseta ,Zalissa, Zoenabo, Harouna, Neimata, Mohazou, Inoussa, Boureima, Balhaïssa, Souleymane , Daouda ;
Les petits-enfants, neveux, nièces ;
Les veuves Awa, Binta ;
Profondément touchés par les nombreuses marques de sympathie, de solidarité et de soutien, souhaitent exprimer leur reconnaissance et leurs remerciements à toutes les personnes qui leur ont apporté leurs soutiens multiformes, lors du rappel à Allah de leur frère, époux, père, oncle, grand-père OUEDRAOGO Yembila Lassané , le 15 mars 2026 à Ouagadougou en sa 80e année, de l'inhumation le lendemain à Ouagadougou et du doua du 29 mars 2026 à Sabce.
Qu'Allah, dans son infinie miséricorde, l'accueille dans son paradis et récompense chacun pour ses prières.
Le Yiir Soaba d'Issouka (Koudougou)
Sa Majesté Naaba Saaga 1er d'Issouka
La grande famille YAMEGO à Issouka, Zapdin, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou et à l'étranger,
La grande famille OUEDRAOGO à Bourkina, Imasgo, Ouagadougou et à l'étranger,
Les enfants : Edgard, Wilfried, Arnaud
Les familles alliées :
YAMEOGO, OUEDRAOGO, NANA, ZOUNGRANA
Ont la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu de leur, bien aimée mère, sœur, cousine, nièce, tante, belle-mère, grand-mère :
Madame YAMEOGO née OUEDRAOGO Ziripiguêda Delphine
décès survenu le samedi 06 Juin 2026 au CHU de YALGADO.
PROGRAMME DES OBSEQUES
Lundi 08 Juin 2026
14H : Levée de corps au CHU YALGADO OUEDRAOGO
20H : Veillée de prière au domicile sis à Rimkièta
Mardi 09 Juin 2026
06h30 : Transfert du corps à Koudougou
11h : Absoute à la paroisse Saint Joseph Mukassa de Koudougou suivi de l'inhumation au cimetière familial à Issouka.
UNION DE PRIERE
Discrète dans ses apparitions médiatiques, la chanteuse Nabalüm a créé l'événement en animant une conférence de presse le vendredi 29 mai 2026 à Ouagadougou. Face aux professionnels des médias, l'artiste, qui accorde rarement des entretiens, a annoncé sa volonté de renforcer ses relations avec la presse. Une occasion que Lefaso.net n'a pas manqué de saisir pour recueillir ses confidences sur ses dix années de carrière, les défis qu'elle a relevés, ses projets, …
Lefaso.net : Qu'est-ce qui vous a amené à choisir la musique comme carrière il y a dix ans ?
Nabalüm : Au départ, tout s'est fait avec patience. Je pense que le chant est ce que je fais le mieux. Je ne peux pas passer une journée sans chanter. La musique fait partie de moi ; c'est une passion avec laquelle je suis née. Pouvoir l'exercer de manière professionnelle était un rêve que je nourrissais depuis 2016. Dix ans plus tard, je suis toujours présente sur la scène musicale burkinabè. Au fil de mon parcours, j'ai compris que ce métier n'était pas aussi facile que je l'imaginais à mes débuts. Aujourd'hui, grâce à Dieu, je poursuis mon chemin avec détermination. Je crois avoir acquis une place dans le paysage musical burkinabè, une place qui mérite d'être davantage reconnue et valorisée.
Lorsque vous faites le bilan de ces dix années de carrière, quels moments de bonheur retenez-vous particulièrement et quels épisodes plus douloureux ont marqué votre parcours ?
Parmi mes plus beaux souvenirs de ces dix années de carrière, il y a d'abord ma première grande scène à Paris. Ensuite, lorsque je suis arrivée au Burkina Faso en juin 2016, deux mois après la sortie de la chanson “M'yamê”, j'ai découvert avec émotion à quel point le public l'avait adoptée. Le titre était diffusé partout : à la radio, à la télévision et dans les différents espaces publics. Cet engouement m'a profondément touchée.
Je garde également de merveilleux souvenirs des nombreuses scènes que j'ai eu l'occasion de partager, au Burkina Faso comme à l'étranger. Celle qui m'a le plus marquée reste sans doute mon concert au Soudan. Plus d'un millier de personnes étaient présentes et un écran avait même été installé à l'extérieur afin que ceux qui ne pouvaient pas accéder à la salle puissent suivre le spectacle. C'était un moment exceptionnel, d'autant plus qu'il s'agit d'un pays où les populations ont rarement l'occasion d'assister à des spectacles en raison de la crise sécuritaire et humanitaire.
Ce qui m'a particulièrement marquée ce jour-là, c'est la connexion qui s'est créée entre le public et moi. Pourtant, je chantais majoritairement en mooré et la plupart des spectateurs ne comprenaient pas la langue. Malgré cela, ils étaient pleinement réceptifs à la musique et à l'émotion que je transmettais. Ce sont des instants comme celui-là qui marquent un artiste à vie.
J'ai eu la chance de vivre des expériences similaires au Burkina Faso, à Abidjan, notamment lors du Marché des arts du spectacle africain (MASA), à Djibouti et dans plusieurs autres pays. Ce sont ces moments de partage avec le public qui nous donnent la force de continuer malgré les difficultés.
Concernant les souvenirs plus difficiles, je dirais qu'ils sont liés à la perte de certaines illusions. Au début, on imagine souvent que tout sera simple et harmonieux. Avec le temps, on découvre que le milieu artistique n'est pas toujours un long fleuve tranquille. Comme dans beaucoup d'autres domaines, il est marqué par des coups bas et parfois par la méchanceté.
Toutefois, je préfère ne pas concentrer mon énergie sur ces aspects. Je choisis plutôt de me focaliser sur ce qui me permet d'avancer, de résister et de poursuivre mon chemin. La plus grande épreuve a sans doute été cette désillusion : le moment où l'on doit abandonner une part de sa naïveté, ouvrir les yeux sur les réalités du métier et trouver en soi le courage nécessaire pour continuer à progresser.
L'artiste a débuté sa carrière en 2016Après avoir collaboré avec deux maisons de production, La Cour du Naaba et Destiny Prod, vous avez choisi, en 2026, de créer votre propre structure, Karism Prod. Quelles sont les raisons qui ont motivé cette décision ?
J'ai créé ma propre structure de production parce que j'avais envie de m'exprimer pleinement et de porter ma vision artistique en toute liberté. Mes expériences au sein des deux maisons de production par lesquelles je suis passée m'ont énormément appris.
Je tiens d'ailleurs à leur exprimer ma reconnaissance, car certaines choses ne s'achètent pas avec de l'argent. Elles ont investi de l'énergie, du temps et des moyens pour accompagner nos projets, et cela mérite d'être salué.
Aujourd'hui, j'ai voulu créer Karism Prod afin de pouvoir être entièrement moi-même dans ma démarche artistique. Lorsqu'on évolue sous une maison de production, il peut naturellement exister des visions ou des orientations qui ne s'alignent pas toujours, puisque chaque personne a sa manière de voir les choses, son calendrier et ses priorités.
Avec Karism Prod, c'est véritablement l'univers de Nabalüm qui pourra s'exprimer de la manière la plus authentique possible. J'espère naturellement que cette vision trouvera un écho favorable auprès du public.
Nous continuerons également à apprendre de nos erreurs et des expériences qui fonctionneront moins bien, car l'apprentissage est permanent. Dans ce milieu, personne ne détient à lui seul le secret de la réussite. Chacun avance étape par étape, avec le désir de progresser et l'espoir que les choses évoluent positivement.
En choisissant l'auto-production, vous assumez désormais seule les risques et les coûts liés à votre carrière artistique. Cette nouvelle responsabilité ne vous inquiète-t-elle pas ?
Au départ, il y a naturellement une part d'appréhension. Mais avec le temps, on finit par se convaincre que lorsqu'on a choisi de se lancer, il faut aller jusqu'au bout. Comme on le dit souvent, lorsqu'on saute à l'eau, il faut apprendre à nager. Aujourd'hui, je poursuis ce chemin avec détermination, en gardant à l'esprit l'objectif d'atteindre l'autre rive.
Votre univers musical est parfois perçu comme élitiste et davantage destiné à un public plus âgé. Comment accueillez-vous ces critiques et quel regard portez-vous sur cette perception ?
Je pense que cette perception est aussi liée à ma personnalité. Je suis quelqu'un de posé et de réfléchi. Avant d'entreprendre quelque chose, je m'assure d'être capable de l'assumer pleinement.
Lorsque j'ai choisi de faire de la musique, je me suis fixé une ligne de conduite. J'aimerais qu'un jour mes enfants puissent faire écouter mes chansons à d'autres personnes avec fierté. C'est pourquoi j'évite la vulgarité et les messages susceptibles d'égarer, par conviction et par principe.
Je suis consciente que tout le monde ne se reconnaît pas forcément dans mon univers artistique. Certains apprécient ce que je fais, d'autres moins. Mais jusqu'à présent, j'ai réussi à toucher et à satisfaire une grande partie de mon public, et cela me convient.
J'espère qu'avec le temps, d'autres personnes rejoindront cette grande famille. Quant à ceux qui qualifient ma musique d'élitiste, je dirais que mes choix artistiques sont assumés. Un jour, nous vieillirons tous, et j'aimerais pouvoir regarder mes clips et réécouter mes chansons sans aucun malaise, avec la même fierté qu'aujourd'hui.
Les journalistes présents à la conférence de presse de NabalümDe nombreux acteurs du show-business estiment qu'au regard de votre talent, de la qualité de vos prestations scéniques et de votre maîtrise du live, la reconnaissance dont vous bénéficiez aujourd'hui n'est pas encore à la hauteur de votre mérite. Que vous inspirent ces appréciations qui reviennent régulièrement ?
C'est une remarque qui me revient effectivement très souvent. Mais comme le dit l'adage : « Nul n'est prophète en son pays ». Malheureusement, c'est un constat que l'on peut faire dans notre pays : de nombreux artistes talentueux, qui ont beaucoup à apporter, ne bénéficient pas toujours de la reconnaissance qu'ils méritent. Cette situation ne date pas d'aujourd'hui et ne me concerne pas uniquement. Avant moi, plusieurs artistes de grande valeur ont connu la même réalité. Je pense notamment à Bil Aka Kora et à bien d'autres qui ont énormément contribué au développement de la musique burkinabè et qui ont encore beaucoup à offrir. Je suis convaincue que les véritables talents ne sont pas suffisamment valorisés au Burkina Faso. J'espère que les choses évolueront avec le temps. En attendant, nous continuons notre parcours avec détermination, en donnant le meilleur de nous-mêmes et en partageant ce que nous avons à offrir. Par ailleurs, nous constatons souvent que notre travail est davantage reconnu à l'extérieur du pays que chez nous. C'est une réalité avec laquelle nous composons, tout en gardant l'espoir qu'un changement de regard et de mentalité s'opérera progressivement.
Dans un milieu où la visibilité et l'exposition médiatique occupent une place importante, votre tempérament plutôt introverti représente-t-il un défi pour votre carrière ?
En vérité, la plupart des artistes que vous voyez sont introvertis. Un artiste est quelqu'un qui joue un rôle lorsqu'il est sur scène, mais sa personnalité est souvent tout autre dans la vie de tous les jours.
J'ai rencontré des artistes qui paraissaient très extravertis, voire un peu excentriques sur scène, mais qui, dans la réalité, étaient extrêmement timides. Certains ont même du mal à regarder leurs interlocuteurs dans les yeux. Je ne pense donc pas que l'introversion soit un frein à une carrière artistique.
Cela dit, il est vrai que notre métier exige une certaine interaction avec le public et les médias, puisque nous sommes des personnalités publiques. J'ai beaucoup travaillé sur cet aspect au fil des années. Si aujourd'hui je peux décider d'organiser une conférence de presse et de rencontrer des journalistes, c'est parce que j'ai fourni de gros efforts pour sortir de ma zone de confort.
À terme, Nabalüm ambitionne de produire et d'accompagner de jeunes talentsMalgré tout, je fonctionne beaucoup au ressenti. Je ne me sens obligée de rien. Je fais les choses lorsque je me sens prête, afin de pouvoir les assumer pleinement par la suite.
Au-delà de votre musique, de nombreux hommes disent être séduits par votre personnalité et votre physique. Comment vivez-vous cette attention particulière ? Avez-vous parfois été confrontée à des comportements envahissants ou déplacés ?
Tant que cela se fait dans le respect, je ne vois aucun problème. On ne peut pas empêcher les gens de nous admirer. Au contraire, j'en suis reconnaissante. Je sais que je ne suis pas la plus belle femme du Burkina Faso, donc le fait que certaines personnes apprécient ma personnalité, mon image ou ce que je dégage ne me semble pas négatif en soi.
Lorsqu'une personne me dit avec respect qu'elle m'apprécie, qu'elle me trouve belle ou qu'elle aime mon travail, cela me fait sourire. Je me dis que si je peux susciter un sentiment positif chez quelqu'un, c'est plutôt une bonne chose. En revanche, lorsque cette admiration prend une tournure déplacée ou perverse, cela devient dérangeant. J'essaie pourtant, à travers mon image et mon comportement, de ne laisser croire à personne qu'il existe des possibilités au-delà de ce que je suis prête à offrir. Mais chacun est libre de ses pensées et de ses interprétations.
Il arrive effectivement que certaines situations soient désagréables. On croise parfois des personnes très directes, voire vulgaires dans leur manière de s'exprimer. Heureusement, elles restent minoritaires. Je remercie tous ceux qui me témoignent leur affection, que ce soit à travers des messages privés, des courriels ou des commentaires. Que Dieu les bénisse et j'espère que leurs compagnes seront heureuses à leurs côtés. Mais je ne peux pas être la femme de tout le monde (rires).
Dix ans de carrière, quel programme avez-vous concocté pour cet anniversaire ?
Au programme de cette célébration, il y a d'abord un nouvel album sur lequel nous travaillons actuellement et que nous espérons sortir cette année. Nous prévoyons également un grand concert afin de communier avec toutes les personnes qui accompagnent Nabalüm depuis 2016 jusqu'à aujourd'hui.
Des prestations sont aussi prévues à l'extérieur du pays. Pour le reste, les détails seront dévoilés au moment opportun. Nous réservons encore quelques surprises au public.
Nabalüm exprime sa gratitude à ses fans pour leur soutien constantQuels conseils donneriez-vous à une jeune fille ou à une femme qui aspire à faire carrière dans la musique ?
Je leur conseille de garder la tête sur les épaules, peu importe le succès qui viendra. Quand on est une femme, on est un trésor, une fleur. Il ne faut donc pas être prête à tout pour réussir.
Il y aura certainement beaucoup de propositions qui promettront une réussite rapide, mais il est important de connaître ses valeurs et de les préserver. Il faut se fixer des limites et faire du travail sa principale arme.
Je suis convaincue que celui qui travaille n'échoue jamais. Peu importe le temps que cela prend pour accomplir de grandes choses, chaque effort finit toujours par être récompensé. Il faut donc bien réfléchir avant de se lancer.
Il ne faut pas arriver dans ce milieu avec naïveté en pensant que tout est rose. Il y a beaucoup de difficultés, mais rien n'est impossible. Si les hommes peuvent le faire, nous aussi, nous pouvons y arriver.
Quel est votre mot de la fin ?
Notre dernier mot est un souhait de paix pour notre pays, le Burkina Faso, que nous aimons profondément. À travers nos chansons et les actions que nous menons, nous essayons, à notre manière, de contribuer à cet idéal.
Nous prions pour notre pays et espérons qu'un jour, les artistes pourront à nouveau parcourir toutes les régions du Burkina Faso, y donner des concerts et aller à la rencontre de leurs fans.
Mon plus grand souhait est également de voir la musique burkinabè s'exporter davantage et rayonner à l'international, à l'image de ce que réussissent aujourd'hui de nombreux autres pays.
Interview réalisée par Samirah Bationo
Lefaso.net