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Updated: 1 week 4 days ago

Décès de Ben Idriss ZOUNGRANA dit BIG-Z : Remerciements et faire-part du doua

Wed, 25/03/2026 - 18:00

Les grandes familles ZOUNGRANA, GORGHO, ILBOUDO à Zorgho et à Ouagadougou ;

Les grandes familles DÉMÉ, REMEN, OUÉDRAOGO à Salogo, Ouagadougou, Bilbalogho, Canada, Belgique et aux États-Unis ;

Les familles TRAORÉ, TOURÉ, YAMEOGO à Ouagadougou, Ouahigouya, Koupéla Abidjan et Paris ;

Les familles alliées OUÉDRAOGO et DJIGMA à Ouagadougou ;

Les enfants, petits-enfants et l'ensemble des proches parents,

Profondément touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité et de soutien multiforme qui leur ont été témoignés lors du décès de leur fils, frère, cousin, époux, père et grand-père,
Monsieur Ben Idriss ZOUNGRANA dit BIG-Z,

Précédemment photographe journaliste et reporter sportif,
Décédé le vendredi 13 mars 2026 à Ouagadougou,

Expriment leurs sincères remerciements à tous les parents, amis, collègues, voisins et connaissances, ainsi qu'à tous ceux qui, de près ou de loin, les ont soutenus en cette douloureuse circonstance.

Par ailleurs, ils vous informent que la cérémonie de DOUA pour le repos de son âme aura lieu le :
Dimanche 29 mars 2026 à 08 heures Au domicile familial.

Ils vous invitent à vous joindre à eux pour cette prière.

Que Dieu rende à chacun au centuple ses bienfaits.

Paix à son âme.

Eau et agriculture : Le défi vital pour nourrir 10 milliards d'humains et générer plus de 200 millions d'emplois

Wed, 25/03/2026 - 16:58

Un nouveau rapport de la Banque mondiale alerte sur l'urgence de repenser la gestion de l'eau dans l'agriculture mondiale. L'ambition est d'aboutir notamment à une sécurité alimentaire consolidée, une préservation accrue des ressources naturelles, et la création potentielle de près de 245 millions d'emplois durables, en Afrique subsaharienne en particulier.

Dans un monde qui comptera près de 10 milliards d'habitants à l'horizon 2050, la question de l'eau devient centrale. Publié le 19 mars 2026 à Washington, le rapport intitulé “Nourish and Flourish : Water Solutions to Feed 10 Billion People on a Livable Planet'' met en lumière un paradoxe préoccupant. Alors que certaines régions surexploitent leurs ressources hydriques, d'autres, pourtant bien dotées, n'en tirent pas pleinement profit.

Selon les conclusions du rapport, les pratiques actuelles ne permettent de soutenir durablement la production alimentaire que pour moins de la moitié de la population mondiale actuelle. Une situation qui appelle à un changement profond des modèles agricoles et de gestion de l'eau.

Rééquilibrer l'usage de l'eau pour produire mieux et durablement

Le document propose un cadre innovant reposant sur une approche différenciée selon les réalités des pays. En croisant le niveau de stress hydrique et le positionnement commercial (importateur ou exportateur de denrées alimentaires), ce modèle identifie plusieurs leviers d'action. Il préconise notamment de développer l'agriculture pluviale dans les zones riches en eau, de renforcer les investissements dans l'irrigation là où elle peut stimuler la production et l'emploi, de réduire la surconsommation dans les régions en stress hydrique. Il recommande aussi de miser sur le commerce international lorsque produire localement n'est pas viable.

Selon le directeur général et directeur de la gestion des connaissances du groupe de la Banque mondiale, Paschal Donohoe, « la manière dont nous gérons l'eau influencera profondément l'emploi, les moyens de subsistance et la croissance économique ». Une meilleure allocation de cette ressource pourrait ainsi renforcer la résilience des systèmes alimentaires tout en préservant les écosystèmes.

Un potentiel économique considérable pour l'Afrique

Au-delà des enjeux environnementaux, la réforme de la gestion de l'eau représente une formidable opportunité économique. Le rapport estime à 245 millions le nombre d'emplois de long terme pouvant être générés, dont une part importante en Afrique subsaharienne.

Cette dynamique repose en grande partie sur le développement de l'irrigation et la modernisation des systèmes agricoles. Mais ces transformations nécessitent des investissements massifs, évalués entre 24 et 70 milliards de dollars supplémentaires par an d'ici 2050.

Face à ces besoins, les financements publics, bien que conséquents (près de 490 milliards de dollars par an), ne suffisent plus. Le rapport insiste sur la nécessité de mobiliser davantage le secteur privé, en créant un environnement favorable à l'investissement : cadres réglementaires adaptés, institutions solides, accès au financement et aux technologies.
Les agriculteurs eux-mêmes apparaissent comme des acteurs centraux de cette transition. Déjà prêts à co-investir, ils ont toutefois besoin de meilleures conditions d'accès aux marchés, aux équipements et aux outils numériques pour réduire les risques.

Pour le vice-président Planète du groupe de la Banque mondiale, Guangzhe Chen, « la combinaison d'investissements, de politiques favorables et de capitaux privés permet de démultiplier l'impact ». Une approche intégrée qui pourrait transformer en profondeur les systèmes alimentaires mondiaux.

Un financement de 9 milliards de dollars par an d'ici 2030

Consciente de l'urgence, la Banque mondiale a annoncé un renforcement de ses engagements financiers. L'institution prévoit de doubler ses financements dans l'agroalimentaire pour atteindre 9 milliards de dollars par an d'ici 2030, soit environ 5 100 milliards de francs CFA, tout en mobilisant 5 milliards de dollars supplémentaires chaque année.

Ces efforts s'inscrivent dans le cadre de l'initiative AgriConnect, destinée à accompagner les petits exploitants dans leur transition vers une agriculture commerciale, plus productive et durable. À l'intersection des enjeux climatiques, économiques et sociaux, la gestion de l'eau en agriculture apparaît désormais comme un levier stratégique majeur. Nourrir l'humanité tout en préservant les ressources naturelles n'est plus une option, mais une nécessité.

Le message du rapport insiste sur une réalité, sans une transformation profonde et coordonnée des pratiques actuelles, l'équilibre entre production alimentaire et durabilité restera hors de portée. Mais avec des choix éclairés et des investissements ciblés, un avenir où l'on « nourrit et prospère » reste possible.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Recherche/Soutenance de thèse : Zakari Liré décroche un doctorat en communication publique

Wed, 25/03/2026 - 16:49

Zakari Liré a soutenu publiquement sa thèse de doctorat en communication publique le lundi 23 mars 2026 à l'université Laval au Canada. Son travail de recherche a porté sur le thème « La médiation des savoirs locaux dans les institutions d'enseignement supérieur et de recherche en Afrique francophone subsaharienne : le cas de l'université Joseph Ki-Zerbo au Burkina Faso ». À l'issue de sa présentation, le jury a jugé son travail de qualité et conforme aux normes d'un doctorat en communication publique.

Le travail de recherche mené par Zakari Liré a été co-dirigé par les professeurs Henri Assogba et Isabelle Clerc du département d'information et de communication de l'université Laval au Canada. L'impétrant est parti du constat de la faible reconnaissance institutionnelle des savoirs locaux en Afrique et de leurs détenteurs, à laquelle s'ajoutent la non-valorisation des domaines d'intérêt qu'ils mobilisent malgré leur forte pertinence sociale ainsi que l'emprise persistante du modèle universitaire occidental qui constitue un frein à leur intégration dans les dispositifs d'enseignement et de recherche. Il a donc identifié l'université comme une institution privilégiée de médiation du savoir et un potentiel outil de justice cognitive.

La thèse de Zakari Liré avait pour objectif principal de cerner les facteurs qui influencent le processus de médiation des savoirs locaux en recherche universitaire. De façon spécifique, il s'est agit de comprendre l'écosystème de la recherche à l'université Joseph Ki-Zerbo, la démarche d'appropriation des savoirs locaux par les acteurs universitaires ainsi que les représentations des enseignants-chercheurs en tant que facteurs d'influence de leurs attitudes face aux savoirs locaux ou paysans.

La médiation est perçue par le candidat comme un processus dynamique de mise en relation entre différentes entités qui interagissent entre elles dans un espace social donné autour d'un phénomène ou un fait social. Cet espace peut être l'université ou encore un centre de recherche. La mise en relation peut conduire à la transformation de ces entités, donc à leur intégration, à leur appropriation, ou peut conduire à des innovations dans certains cas. La médiation des savoirs, donc, constitue l'ensemble d'un processus médiatique et interactionnel qui concourt à la construction, au partage, à la diffusion, voire à la confrontation des savoirs et des connaissances socialement institutionnalisées.

Zakari Liré a mené sa recherche sur la médiation des savoirs locaux dans les institutions d'enseignement supérieur et de recherche

Le cadre théorique de la thèse mobilise la sociologie de l'acteur-réseau, la sociologie de l'appropriation et les épistémologies du Sud, permettant de concevoir la médiation comme un processus « itératif et intercatégoriel », influencé à la fois par l'écosystème sociotechnique universitaire et par les représentations sociales des acteurs, notamment les enseignants-chercheurs.

Zakari Liré a dans la conduite de sa recherche, adopté une approche méthodologique mixte qui combine des données qualitatives issues d'entrevues menées auprès de 16 enseignants-chercheurs de l'unité de formation et de recherche en sciences de la vie et de la terre (UFR/SVT) ainsi qu'une analyse quantitative de contenu portant sur 1 017 articles scientifiques produits par la quasi-totalité des enseignants-chercheurs de cette UFR.
L'analyse des résultats obtenus permet de mettre en évidence les tensions épistémologiques qui traversent la médiation des savoirs locaux, notamment en raison des rapports entre chercheurs et communautés locales. Elle révèle en particulier un phénomène de « double invisibilisation » des savoirs locaux, qui résulte à la fois des normes d'appropriation scientifique et des contraintes de diffusion académique. Ce processus permet de mieux comprendre les mécanismes conduisant aux pertes irréversibles de savoirs jugés non valides dans le cadre scientifique.

Le jury présidé par Pr Guylaine Martel et composé de Virginie Hébert, Abdou Bontianti, Philippe Mongeon ainsi que des deux co-directeurs de thèse, a félicité Zakari Liré pour la grande qualité de sa thèse, l'originalité de son objet d'étude, la qualité rédactionnelle ainsi que la structure claire du document qui facilite sa lecture. Le directeur de thèse, Pr Henri Assogba, a indiqué que la thèse présentée par Zakari Liré répond parfaitement aux exigences et aux objectifs attendus d'une thèse de doctorat en communication publique. "Je tiens particulièrement à le féliciter pour son sérieux, sa rigueur et son dynamisme malgré les défis et embûches d'un parcours qui est loin d'être linéaire", a-t-il ajouté.

Au regard de la pertinence du travail présenté, c'est donc à l'unanimité que les cinq membres du jury ont estimé que la thèse répond pleinement aux exigences d'un doctorat en communication publique.

Armelle Ouédraogo
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Ouagadougou : Des adolescents interpellés à Tampouy pour des pratiques illégales dans une résidence

Wed, 25/03/2026 - 16:04

Suite à une dénonciation, la police municipale de Ouagadougou a interpellé une vingtaine d'adolescents dans une résidence du quartier Tampouy, utilisée pour la consommation de chicha et des nuisances sonores. Les mineurs ont été conduits au poste, leurs parents convoqués, et plusieurs engins saisis.

Le dimanche 22 mars 2026, une équipe de la Direction de la sécurité publique (DSP) de la direction générale de la police municipale de Ouagadougou a interpellé un groupe d'adolescents dans le quartier Tampouy dans l'arrondissement n°3. À la suite d'une dénonciation, ils ont découvert qu'une résidence locative était utilisée par une vingtaine de jeunes, âgés d'environ 14 à 18 ans, pour se livrer à des pratiques illégales, notamment la consommation de chicha et aussi des tapages.

Grâce à la promptitude des agents, les mis en cause ont été rapidement appréhendés et conduits au poste de police. Ils exécuteront des travaux d'intérêt général. Plusieurs engins (vélomoteurs et cyclomoteurs) ont également été saisis. Les parents des mineurs ont été convoqués pour être informés des faits reprochés à leurs enfants et pour la suite de la procédure.
Le propriétaire de la résidence a été également interpellé.

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Categories: Afrique

La Fondation Tony Elumelu annonce la cohorte 2026 de 3 200 entrepreneurs africains

Wed, 25/03/2026 - 15:45

• Plus de 27 000 Africains autonomisés par le Programme d'Entrepreneuriat TEF

• 51 % de femmes dans la cohorte 2026, signalant la montée des entreprises dirigées par des femmes

• 16 millions de dollars à déployer via les Programmes d'Entrepreneuriat TEF en 2026 pour financer les entrepreneurs africains

Abuja, Nigeria – 22 mars 2026 – La Tony Elumelu Foundation (TEF), la principale organisation philanthropique d'Afrique qui autonomise les entrepreneurs, a annoncé la sélection de 3200 jeunes entrepreneurs africains dans les 54 pays africains pour le cycle 2026 des Programmes d'Entrepreneuriat TEF ; favorisant la réduction de la pauvreté, catalysant la création d'emplois et assurant un renforcement économique inclusif.

Avec cette dernière annonce, TEF a désormais financé, formé et encadré plus de 27 000 entrepreneurs africains, renforçant ainsi sa position en tant que principal moteur entrepreneurial du secteur privé en Afrique. Cela soutient la position de TEF sur l'Africapitalisme ; la croyance économique de Tony Elumelu selon laquelle les entrepreneurs africains sont les principaux acteurs de la transformation socio-économique du continent.

La cohorte de 2026 reflète la diversité, l'ambition et la résilience de l'écosystème entrepreneurial africain, avec 51 % de femmes, 75 % âgés de 18 à 35 ans, renforçant la transformation économique menée par les jeunes, 30 % issus de communautés rurales, élargissant l'accès au-delà des centres urbains, et 13 entrepreneurs sélectionnés signalés comme vivant avec des handicaps. Les entreprises des entrepreneurs Tony Elumelu de 2026 couvrent des secteurs tels que l'agriculture, l'IA, l'économie verte, la santé et la fintech. Il est crucial de noter que 91 % des entrepreneurs sélectionnés sont au stade de l'idée ou du début, ce qui souligne le rôle de TEF en tant que véritable facilitateur d'opportunités de dernière étape.

g-d : Somachi Chris-Asoluka, PDG, Fondation Tony Elumelu ; Tony O. Elumelu, CFR, Fondateur, Fondation Tony Elumelu, Dr Awele V. Elumelu, OFR, Co-Fondateur, Fondation Tony Elumelu

En 2026, la Fondation Tony Elumelu va autonomiser :
• 1 751 entrepreneurs via les entreprises du groupe Heirs Holdings – Heirs Energies, Transcorp Power, Transcorp Hotels et United Capital
• 1 049 entrepreneurs en partenariat avec la Commission européenne, l'OACPS, le BMZ et la GIZ
• 100 entrepreneurs en partenariat avec l'Agence de développement de Sèmè City
• 100 entrepreneurs en partenariat avec la DEG, l'Agence allemande de développement
• 100 entrepreneurs en partenariat avec la Fondation IKEA, Generation Unlimited de l'UNICEF et le gouvernement néerlandais

• 100 entrepreneurs en partenariat avec le PNUD et le Ministère rwandais de la Jeunesse et des Arts
L'annonce, tenue au Transcorp Hilton d'Abuja et diffusée dans le monde entier, marque le cycle 2026 du Programme d'Entrepreneuriat TEF, avec des entrepreneurs sélectionnés parmi plus de 265 000 candidatures, l'une des sélections entrepreneuriales les plus importantes du continent.

Les candidatures de 2026, soumises avec succès sur TEFConnect, la plateforme numérique propriétaire de TEF, ont été soumises au processus de sélection rigoureux et très compétitif de TEF, où les candidats ont été évalués sur leur compréhension financière démontrée et leur esprit entrepreneurial, ainsi que sur la faisabilité, la demande et l'évolutivité de leurs idées d'affaires. La cohorte de cette année reflète la profondeur du talent entrepreneurial à travers le continent, avec une forte représentation dans des secteurs clés tels que l'agriculture, l'intelligence artificielle, la santé et l'économie verte.

Le processus de sélection a été mené par Ernst & Young, afin de garantir une évaluation indépendante. Chaque entrepreneur sélectionné par Tony Elumelu recevra un capital initial non remboursable de 5 000 $, une formation commerciale de classe mondiale sur TEFConnect, un mentorat individuel et un accès à des réseaux mondiaux et à des opportunités d'investissement.

de g. à d. : Oge Elumelu, fille du fondateur et co-fondateur, Tony Elumelu Foundation ; Tony O. Elumelu, CFR, fondateur, Tony Elumelu Foundation, Dr Awele V. Elumelu, OFR, co-fondateur, Tony Elumelu Foundation

S'exprimant lors de l'annonce, Tony O. Elumelu, C.F.R., fondateur de la TEF et président du groupe Heirs Holdings, a déclaré : « Ce que nous faisons concerne la démocratisation de la chance et la diffusion de la prospérité, car tout le monde mérite l'opportunité de réussir. Je crois que personne d'autre que nous ne développera l'Afrique. Je crois aussi que l'avenir de notre continent est entre les mains de notre jeunesse. Ce que nous faisons à la Fondation Tony Elumelu n'est pas parce que nous avons beaucoup à partager, mais parce que nous le voyons comme un intérêt éclairé pour s'assurer que chacun ait la possibilité de réussir. Parce que la pauvreté, partout, constitue une menace pour nous tous, partout. Ainsi, plus nous répandons et partageons la prospérité, plus les jeunes Africains se mobiliseront, réalisant qu'une seule personne ne peut pas changer l'Afrique.

À nos bénéficiaires de la Tony Elumelu Foundation 2026, je dis félicitations. Votre succès fera la différence.

Le Dr Awele Elumelu, OFR, co-fondatrice de TEF, a souligné l'ampleur de la demande non satisfaite : « Je veux encore une fois continuer à encourager ceux qui n'ont pas été sélectionnés cette année. N'abandonnez pas. Il y a encore de l'espoir. Nous avons reçu plus de 265 000 candidatures, mais seulement 3 200 ont pu être sélectionnées. C'est pourquoi nous continuons à appeler les partenaires à nous rejoindre. L'avenir de l'Afrique est en effet entre les mains de ces jeunes entrepreneurs. »

de gauche à droite : Somachi Chris-Asoluka, PDG, Fondation Tony Elumelu ; Oge Elumelu, fille du fondateur et co-fondateur, Fondation Tony Elumelu ; Tony O. Elumelu, CFR, fondateur, Fondation Tony Elumelu ; Dr Awele V. Elumelu, OFR, co-fondateur, Fondation Tony Elumelu

Somachi Chris-Asolula, PDG de TEF, a ajouté : « Nous avons reçu plus de 265 000 candidatures provenant de l'ensemble du continent. 265 000 individus qui ont choisi de ne pas attendre, mais qui ont choisi de créer. Aujourd'hui, nous célébrons tous les entrepreneurs africains. Nous célébrons l'esprit entrepreneurial africain, un esprit de résilience, de travail acharné, de capacités et d'un immense talent. Sous le leadership visionnaire et la direction stratégique de M. Elumelu, nous sommes habilités et engagés à faire des sacrifices pour garantir que nos jeunes entrepreneurs africains nous aident à éradiquer la pauvreté, à assurer un pouvoir économique inclusif et à créer les millions d'emplois que notre continent mérite tellement.

Pour plus d'informations sur l'impact de la Fondation Tony Elumelu, veuillez consulter notre Page Impact , Page success stories africaines, and the Rapport annuel TEF 2025.

Pour toute demande média : moyo.awotile@tonyelumelufoundation.org

Oge Elumelu, fille du fondateur et co-fondateur de TEF, a réfléchi au parcours de la Fondation Tony Elumelu : « Pouvoir assister au déroulement du processus de sélection de cette année est vraiment excitant. Et avoir été présente depuis le premier Forum TEF, qui avait lieu en 2015, jusqu'à voir où nous en sommes aujourd'hui est vraiment incroyable. Je suis donc vraiment honorée d'être ici. Et bravo et félicitations à la cohorte 2026. »

Depuis sa création, la Fondation Tony Elumelu a :
• Distribué plus de 100 millions de dollars en capital d'amorçage
• Autonomisé plus de 27 000 entrepreneurs
• Généré 4,2 milliards de dollars de revenus
• Créé 1,5 million d'emplois
• Sorti 2,1 millions d'Africains de la pauvreté

Pour plus de détails sur l'impact de la Fondation Tony Elumelu, visitez notre page d'Impact, la page des réussites africaines et le rapport annuel TEF 2025.
Pour plus d'informations médias : contactez moyo.awotile@tonyelumelufoundation.org

Partenaire, témoignages d'anciens boursiers et de mentors de TEF lors de la cérémonie

« Notre partenariat avec la Fondation Tony Elumelu en dit long. Ensemble, nous autonomisons intentionnellement les jeunes entrepreneurs, en particulier les femmes, et les soutenons pour développer des entreprises durables qui transforment des vies. Il n'y a rien de plus transformateur que de permettre aux jeunes entrepreneurs africains de devenir des moteurs économiques dans leurs communautés. Ce que TEF construit est fondamental pour l'avenir de l'Afrique. »
— Massimo De Luca, Chef de la coopération, Délégation de l'UE au Nigeria

« 265 000 jeunes Africains ont postulé cette année - cela montre à lui seul la force, l'ambition et le potentiel de ce continent. Ce que la Fondation Tony Elumelu a créé n'est pas seulement un héritage, c'est un fil vivant qui continuera à alimenter l'avenir de l'Afrique à travers l'entrepreneuriat et la création d'emplois. »
— Nadi Albino, Deputy Director UNICEF Gen-U

« Nous sommes fiers de nous associer à la Fondation Tony Elumelu pour créer de l'espoir à grande échelle. C'est ainsi que nous relevons les plus grands défis de l'Afrique, en permettant aux gens de construire et de prospérer. Notre engagement croît parce que nous avons constaté l'impact. Lorsque vous donnez du pouvoir aux entrepreneurs, vous ouvrez des opportunités, de la stabilité et de la prospérité dans des régions entières. »
— Dr Owen Omogiafo OON, President/GCEO Transcorp Group

Notre partenariat avec la Fondation Tony Elumelu nous permet de donner du pouvoir aux jeunes à grande échelle, en étendant les opportunités et la prospérité bien au-delà de nos activités principales. Grâce à ce partenariat, nous continuons à transformer des vies à travers l'Afrique, et nous sommes fiers de renforcer notre engagement à soutenir les entrepreneurs et les communautés.
— Osa Igiehon, CEO, Heirs Energies

« Nous sommes fiers d'être associés à la Tony Elumelu Foundation. L'impact généré crée un puissant effet multiplicateur à travers l'Afrique. Notre partenariat est fondé sur le but de promouvoir la prospérité, de soutenir les entrepreneurs et de garantir que leurs histoires de réussite continuent de se développer à travers le continent. »
— Peter Ashade, Group CEO, United Capital Group

« Le monde ne récompense pas les idées. Il récompense l'exécution et, en fin de compte, les résultats. Voir des milliers d'entrepreneurs soutenus par la Tony Elumelu Foundation est un témoignage puissant de l'élan de l'entreprise africaine. Je suis fier de faire partie d'une mission qui investit dans les personnes, car la croissance de l'Afrique en dépend. »
— Najim Abdulrazaq, TEF Mentor

« La Fondation Tony Elumelu s'aligne sur ma conviction profonde, que le progrès de l'Afrique sera porté par des entrepreneurs résolvant de vrais problèmes. J'ai vu de première main comment la Fondation Tony Elumelu fournit aux entrepreneurs les compétences, la confiance et le capital pour construire des entreprises durables. »
— Adaeze Charlyn Udom, TEF Mentor

Grâce au financement de la Fondation Tony Elumelu, nous avons généré un chiffre d'affaires de 154 000 $, créé 13 emplois et formé 280 jeunes entrepreneurs.
Haruna Diop, Malian 2021 Tony Elumelu Foundation Alumni

« Grâce au soutien de la Tony Elumelu Foundation, j'ai pu gérer mon projet et diffuser un impact environnemental positif. Nous avons également créé des opportunités d'emploi et aidé plus de 30 personnes. »
Sabrina Berrehal, Algerian 2024 Tony Elumelu Foundation Alumni

« Nous avons généré un chiffre d'affaires de plus de 500 000 $ et créé des emplois dans l'agriculture pour 12 000 agents agricoles et collecteurs. Nos agriculteurs, qui gagnaient auparavant 2 $ par jour, gagnent maintenant 4,50 $ par jour. »
Aisha Langat, Kenyan 2024 Tony Elumelu Foundation Alumni

Grâce au financement de la Tony Elumelu Foundation, nous avons pu accroître notre impact en soutenant plus de 15 PME, dont 5 dans le secteur de l'énergie propre et 5 dans la bioénergie. Notre entreprise a généré 160 000 $ de revenus et créé plus de 13 emplois. Nous soutenons la cuisson propre dans notre communauté, aidons à réduire les émissions de CO₂, combattons la déforestation et promouvons le développement durable.
Prince Hangi, Congolese 2023 Tony Elumelu Foundation Alumni

« Avec l'investissement de 5 000 $US de la Tony Elumelu Foundation, nous avons pu impacter plus de 20 000 personnes, y compris des foyers et des institutions telles que vos écoles, cliniques, etc. Nous avons également pu lever 30 000 $US supplémentaires en financement en Afrique du Sud. Nous sommes vraiment reconnaissants envers la Tony Elumelu Foundation pour cette opportunité. Merci d'avoir créé un environnement propice à la croissance économique. »
Kemiso Motholo, South African 2024 Tony Elumelu Foundation Alumni

Categories: Afrique

Université du Québec à Chicoutimi : La Burkinabè Salmata Ouédraogo nommée doyenne par intérim du Décanat du développement académique et départemental

Wed, 25/03/2026 - 13:39

L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) annonce la nomination de Salmata Ouédraogo au poste de doyenne par intérim du Décanat du développement académique et départemental. L'information a été rendue publique par le vice-recteur aux études, à la formation et à la réussite, Étienne Hébert.

Membre du corps professoral depuis 2008 au Département des sciences économiques et administratives, Salmata Ouédraogo s'est progressivement imposée comme une figure engagée et influente au sein de l'institution. Son parcours est marqué par une contribution constante à la formation des étudiants, à la vie universitaire et au rayonnement de l'UQAC.

Au fil des années, elle a occupé plusieurs fonctions stratégiques, notamment comme directrice des programmes de maîtrise en Gestion des organisations et en Gestion de projet. Elle a également joué un rôle clé dans le développement international de l'université en tant que responsable académique des programmes délocalisés au Sénégal et au Maroc, avant de diriger le recrutement et la mobilité internationale au Bureau de l'international.

Son engagement et son leadership lui ont valu des distinctions importantes, dont son entrée au Cercle d'excellence de l'Université du Québec en 2022, ainsi que sa décoration en tant que Chevalier de l'ordre de l'Étalon du Burkina Faso en 2019.

Titulaire d'un doctorat en économie appliquée, Salmata Ouédraogo est reconnue pour son approche inclusive et collaborative, fondée sur des valeurs de partage, d'équité et de diversité. Dans ses nouvelles fonctions, elle aura pour mission de soutenir les départements et le corps professoral, tout en contribuant au développement et à la consolidation du Décanat dans sa nouvelle dynamique.

Sa prise de fonction est effective depuis le 2 mars 2026. La communauté universitaire est invitée à lui apporter son soutien dans l'accomplissement de ce mandat.

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Categories: Afrique

Décès de Léontine KONSEIBO : Remerciements et faire-part

Wed, 25/03/2026 - 13:00

COMMUNIQUÉ DE REMERCIEMENTS ET D'ACTIONS DE GRÂCE

Suite au rappel à Dieu de Madame Léontine KONSEIBO le samedi 14 mars 2026 dernier au cours de la messe de 18h de Dassasgho et à l'issue des obsèques chrétiennes qui se sont déroulées dans la foi, le recueillement et l'espérance en la Résurrection les 22 et 23 mars 2026 à Ouagadougou,

Sa Majesté Naaba Saaga, Chef de Zitenga,
Le Naaba Tègré, Chef du Canton de Komnogo,

Les grandes familles KONSEIBO, CONSEIBO, KONSEYBO, CONSIMBO, KONSIMBO, KONSEIMBO, OUEDRAOGO à Ouagadougou, Zitenga, Ziniaré, Dédougou, Bobo-Dioulasso, Côte d'Ivoire, Mali, Niger, États-Unis, France et Belgique,

Les familles alliées TAPSOBA à
Kamboinsin, BASSAVÉ, KABORÉ,
COMPAORÉ, YAMÉOGO, KABRÉ,

Le Frère Nongbzanga Sylvain CONSIMBO, religieux des Frères des Écoles Chrétiennes en poste à Niamey (Niger), ainsi que ses frères et sœurs Nopoko Eugénie, Kibsa Honorine, Noufissi André (agent de la SGBF à la retraite), Marie, Rakisswiligda Émile (agent du CNTS à la retraite à Dédougou), Paul, Sidsè Madeleine, Poko Prosper (Directeur de Prospérité Auto-École),

Bassavé Sylvie et Isaac Kaboré, et leurs enfants
Mounira Sophie, Samira, Farida, Grâce Évariste Jeannine Wendy_Lassida, Daren Barké, Léone Paulina

Très sensibles aux innombrables marques de compassion, de solidarité fraternelle, de soutien spirituel, moral, matériel et financier qui leur ont été témoignées durant cette douloureuse épreuve, expriment leur profonde, sincère et respectueuse gratitude à toutes celles et à tous ceux qui, de près ou de loin, les ont accompagnés par leur présence, leurs prières, leurs messages et leurs gestes de réconfort. Que le Dieu de toute consolation, riche en miséricorde, vous le rende au centuple et vous comble de Ses bénédictions.

Ils vous prient de bien vouloir vous unir à eux dans la prière à l'occasion de la première messe de fin de funérailles, qui sera célébrée le jeudi 26 mars 2026 à 05h45 à l'Église Notre-Dame de Fatima de Dassasgho, suivie de la prière de bénédiction des effets à domicile à 06h30.

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. » (Matthieu 5, 8)

Union de prière

Categories: Afrique

Guerres dans le monde : Le Pape Léon XIV appelle à privilégier le dialogue pour mettre fin aux conflits

Wed, 25/03/2026 - 12:39

Le Pape Léon XIV a une nouvelle fois lancé un appel pressant en faveur de la paix, exhortant la communauté internationale à privilégier le dialogue plutôt que le recours aux armes.

Ce mardi 24 mars 2026, en marge de son séjour à Castel Gandolfo, le Souverain pontife s'est brièvement adressé à des journalistes à la sortie de la Villa Barberini. Dans une déclaration empreinte de gravité, il a invité les nations à « œuvrer pour la paix » et à rechercher des solutions durables à travers des échanges sincères et inclusifs.

Face à la dégradation du climat mondial, le chef de l'Église catholique a dénoncé une montée inquiétante de la violence et de la haine, soulignant les conséquences humaines dramatiques des conflits en cours. Il a notamment évoqué l'isolement de populations entières et les nombreuses pertes en vies humaines, appelant à une prise de conscience collective.

Déjà, lors de la prière de l'Angélus dimanche dernier, depuis le Palais apostolique, le Pape avait exprimé sa profonde inquiétude quant aux crises qui secouent plusieurs régions du monde, notamment au Moyen-Orient. Il avait alors rappelé que la souffrance des victimes de guerre concerne l'ensemble de l'humanité, qualifiant ces tragédies de « scandale » et de « cri devant Dieu ».

Dans la continuité de ses précédentes interventions, Léon XIV a insisté sur la nécessité pour les dirigeants de s'engager résolument dans la voie du dialogue, seule alternative viable pour parvenir à une paix durable. Il a également invité les fidèles et toutes les personnes de bonne volonté à intensifier les prières pour la fin des hostilités et l'avènement d'un monde plus juste et pacifié.

Cet appel s'inscrit dans une série de prises de position du Pape en faveur de la résolution pacifique des conflits, dans un contexte international marqué par des tensions persistantes et des crises humanitaires préoccupantes.

Rama Diallo

Lefaso.net

Source : Vatican New

Categories: Afrique

Coopération intercommunale : Pyongyang consolide ses liens avec Moscou

Wed, 25/03/2026 - 12:20

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a de nouveau affiché la solidité des relations entre son pays et la Russie, assurant que Pyongyang restera « toujours aux côtés » de Moscou. Une déclaration qui intervient dans un contexte de rapprochement renforcé entre les deux États.

Dans un message adressé au président russe Vladimir Poutine, en réponse à ses félicitations pour sa reconduction à la tête de la Commission des affaires de l'État, Kim Jong Un a salué une relation bilatérale fondée sur « un soutien mutuel solide ». Il a insisté sur le caractère durable de cette alliance, la qualifiant de choix stratégique assumé et irréversible.

De son côté, Vladimir Poutine a réitéré sa volonté de consolider davantage la coopération entre les deux pays, mettant en avant la nécessité de développer le partenariat stratégique global établi entre Moscou et Pyongyang.

La réélection de Kim Jong Un est intervenue lors de la première session de la 15ᵉ Assemblée populaire suprême, tenue récemment dans la capitale nord-coréenne, confirmant son contrôle sur la plus haute instance dirigeante du pays.

Ce rapprochement s'inscrit dans la continuité de l'accord de partenariat stratégique global signé en 2024, qui prévoit notamment un appui militaire mutuel en cas d'agression extérieure. Depuis, la coopération entre les deux pays s'est traduite par des actions concrètes sur le terrain.

En août 2025, la Corée du Nord a déployé environ 1 000 ingénieurs militaires dans la région russe de Koursk pour participer à des opérations de déminage, en soutien aux forces russes engagées dans le conflit avec l'Ukraine. Cette mission faisait suite à l'envoi antérieur de milliers de soldats nord-coréens, selon des sources de renseignement sud-coréennes, illustrant le niveau d'implication croissant de Pyongyang aux côtés de Moscou.

A travers ces déclarations et engagements, Kim Jong Un confirme la volonté de son pays de maintenir un alignement étroit avec la Russie, dans un contexte géopolitique marqué par des tensions persistantes sur la scène internationale.

Lefaso.net

Source : Anadolu

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Entreprendre au Faso : À la découverte de Communix Vision

Wed, 25/03/2026 - 10:58

Dans ce numéro de Entreprendre au Faso, nous recevons Jonathan Baguemzanré, entrepreneur, community manager et infographiste, à la tête de Communix Vision, une agence de communication et marketing qui totalise aujourd'hui 8 années d'existence.
Il revient sur son parcours, ses débuts dans l'entrepreneuriat, les défis rencontrés et les ambitions qu'il nourrit pour son entreprise dans un secteur en pleine évolution.

Categories: Afrique

Décès de CABORET Née NACRO Koutié Blandine : Remerciements

Wed, 25/03/2026 - 10:29

Le Naaba ZIIRI de SOURGKIENGO,
Les Grandes Familles :
CABORET à SOURGKIENGO, KOUDOUGOU dans la région de
NANDO, et OUAGADOUGOU,
OUEDRAOGO à OUAGADOUGOU, WASHINGTON

OUEDRAOGO à Bilbalgo,
KIEMTORE à OUAGADOUGOU ex quartier (Peuleghin)
THIOMBIANO à Fada et à OUAGADOUGOU
NACRO à BIEHA, LEO
ZAMPALIGRE à OUAGADOUGOU,

DOUMBIA, ZOUNGRANA, ZIDA, AOUBA, GUIRE, ZIZIEN à
OUAGADOUGOU, ET BOBO DIOULASSO
Les enfants : Feue Généviève, Bernadette, Noélie, Feue Theresia,
Hortense,Feue Emilie, Feue Céline, Feu Gaspard , Célestine, Eric, Aristide,

Les Petits-enfants,
Les Arrière-Petits-enfants,
Les Arrière-Arrière-Petits-enfants
Les Familles Alliées : OUEDRAOGO à Washington (USA), SAMANDOULGOU, BAMBA, , BONKOUNGOU,
YAGO, BAKAYOKO, KOUDOUGOU, SANKARA, SIMPORE, KINDA, SANFO, NIKIEMA, WEDRAOGO, KONE.

Voudraient vous exprimer leurs sincères gratitudes pour votre soutien matériel, moral et financier lors du rappel
à Dieu le Mardi 10 Février 2026 à la Clinique Sandof à Ouagadougou et l'enterrement le Mardi 17 Février 2026,
de leur épouse, fille, grande sœur, tante, belle-mère, mère, grand- mère, arrière grande-mère,
arrière arrière grande-mère Madame

CABORET Née NACRO Koutié Blandine, à l'âge de 100 ans

Les sincères remerciements vont particulièrement :

Son Excellence Rock Marc Christian Kaboré( Ancien Chef de l'Etat) et son Epouse,
Le Ministre des Serviteurs du Peuple Monsieur Mathias TRAORE

Le Général de brigade Moussa DIALLO chef d'Etat Major général des Armées,
L'Ancien Ministre des Infrastructures Monsieur Eric BOUGOUMA,
L'Ancien Ministre des Mines et Carrières Monsieur Oumarou IDANI,

L'Ancien Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat Monsieur Maurice Dieudonné BONANET
Monseigneur Eric Soviguidi , Nonce Apostolique Burkina/Niger
Son Excellence Mr Erwin de Wandel Ambassadeur de Belgique et son Epouse,

Son Excellence Mme Giglio le consul d'Italie,
Le PDS de la ville de Ouagadougou Mr Konaté Maurice,
l'Ancien Maire de Ouagadougou Monsieur Armand Roland Pierre Béouindé,
Le Président de la Chambre de Commerce M. Roland Achille SOW et Amis,

Monseigneur Boya Johny aumônier du Pape Léon XIV
l'Abbé Richard, l'Abbé Ernest, l'Abbé Innocent Kobendé curée de la paroisse St Guillaume de Tanghin,

Abbé Martin Sawadogo, CCB St Antoine de Padou,
Les membres de l'Association Professionnelle des Secretaires du Burkina (APSB),
La Direction de la clinique SANDOF et l'ensemble de son personnel,
Famille Amani à Abidjan,
Les Voisins, les Amis, les Collègues, la Jeunesse de koulouba,

À toutes les personnes qui de près ou de loin, les ont soutenus et accompagnés durant cette douloureuse épreuve.
Des messes seront dites à son intention les jours suivants : Dimanche 22 Mars, Dimache 29 Mars 2026 à la Cathédrale

Union de Prières !

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Journées nationales d'engagement patriotique 2026 : La consommation locale érigée en fierté nationale

Wed, 25/03/2026 - 00:33

Du 26 mars au 9 avril 2026, a lieu la première phase de la troisième édition des Journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Placée sous le thème « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ! », cette édition veut inscrire la consommation locale au cœur de la dynamique patriotique nationale. L'annonce a été faite ce 24 mars 2026 à Ouagadougou par Harouna Kadio, secrétaire général du ministère de la Justice, représentant le ministre de la justice.

Devant les journalistes réunis pour le lancement officiel de cette première phase, le secretaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio a insisté sur la portée symbolique et stratégique de cette initiative, désormais institutionnalisée dans le calendrier national. À ses côtés, Luc Damiba, conseiller spécial du Premier ministre, et Souleymane Diallo, directeur de communication du Service d'information du gouvernement (SIG), ont également pris part à cette conférence de presse. « Notre pays traverse une étape décisive de son histoire », a déclaré Harouna Kadio, rappelant que le Burkina Faso est engagé dans une période exigeante où la reconquête de la souveraineté nationale se conjugue avec la nécessité de raffermir les bases morales et civiques de la société. Selon lui, les JEPPC se veulent « un appel à l'éveil des consciences, une invitation à l'action, à un sursaut collectif ».

Pour cette troisième édition, le gouvernement a choisi d'orienter le message vers la souveraineté économique et alimentaire à travers un thème directement lié aux habitudes de consommation : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ! » Une orientation qui, selon les organisateurs, répond à plusieurs impératifs stratégiques.

D'abord, il s'agit de réduire la dépendance vis-à-vis des importations en soutenant davantage les producteurs nationaux. Ensuite, le gouvernement entend stimuler l'économie intérieure en renforçant les circuits locaux de transformation et de distribution. Cette démarche valorise également le monde rural, considéré comme l'un des socles essentiels de l'économie nationale. Pour Harouna Kadio, ce thème constitue aussi un levier de création d'emplois et de revenus, notamment pour les jeunes et les femmes, fortement impliqués dans les activités agricoles, commerciales et de transformation agroalimentaire. Au-delà de l'économie, il s'agit aussi d'un enjeu culturel : promouvoir les mets locaux revient à affirmer une identité nationale et à préserver des savoir-faire endogènes. « Consommer burkinabè ne relève plus d'un simple choix ; c'est un acte de patriotisme, un acte de responsabilité, un acte de souveraineté », a insisté le secrétaire général du ministère de la Justice.

“Que chaque Burkinabè pendant ces deux semaines, ne fasse pas un jour sans manger du Benga, du Tô, du Gonré ou du Babenda”, Harouna Kadio, secrétaire général du ministère de la Justice à la conférence de presse

Le programme annoncé pour cette première phase se veut dense. Environ 16 activités principales et plus de cent trente activités connexes seront organisées à travers le territoire national. L'objectif est d'ancrer concrètement les valeurs citoyennes dans les pratiques quotidiennes.

Parmi les activités phares figure la montée des couleurs nationales, accompagnée de l'exécution du Ditanyè en langues nationales et de la lecture du message présidentiel. Cette dimension symbolique vise à rappeler l'attachement à l'État et aux institutions. La valorisation culturelle occupera également une place importante avec l'encouragement au port des tenues traditionnelles telles que le Faso Dan Fani et le Koko Donda. Ce choix s'inscrit dans une logique plus large de promotion des productions nationales, non seulement alimentaires mais aussi textiles.

L'engagement citoyen prendra aussi une forme concrète comme pour les éditions précédentes à travers des journées de salubrité dans les administrations publiques, les universités, les collectivités territoriales ainsi que dans les quartiers et domiciles. Ces actions visent à renforcer le sens du civisme à travers l'entretien des espaces de vie collective. À cela s'ajoutent des conférences et activités de sensibilisation en milieu scolaire pour renforcer l'éducation civique auprès des jeunes générations.

Concernant la promotion du consommer local, plusieurs foires, expositions et dégustations de produits locaux sont prévues. Les autorités souhaitent également encourager l'intégration des mets locaux dans les habitudes alimentaires collectives, aussi bien dans les administrations que dans les espaces publics. Harouna Kadio a salué, au cours de cette conférence de presse, l'implication des organisations de la société civile, qu'il considère comme des partenaires essentiels dans la réussite de ces journées. Plusieurs initiatives citoyennes viendront compléter le programme officiel, notamment à travers des débats publics, des campagnes de sensibilisation et des actions communautaires.

Selon Luc Damiba il y a des résultats concrets des JEPPC passées et le comité d'organisation travaille sur le changement de comportement et le changement de mentalité

Le ministère de la Justice insiste toutefois sur le fait que la réussite des JEPPC ne dépend pas uniquement des institutions publiques. Elle repose avant tout sur l'adhésion réelle des citoyens. Pour les autorités, chaque Burkinabè détient une part de responsabilité dans cette dynamique nationale. Soutenir les producteurs locaux, privilégier les produits du terroir, valoriser les savoir-faire nationaux et transmettre aux plus jeunes la fierté d'appartenir à la nation sont autant de gestes simples qui peuvent, selon le gouvernement, produire un impact durable.

Enfin, la conférence a été une occasion pour lancer un appel particulier aux médias. Le gouvernement attend des journalistes qu'ils jouent pleinement leur rôle de relais de sensibilisation et de mobilisation sociale. Harouna Kadio a rappelé que la diffusion des idéaux portés par les JEPPC reste un facteur déterminant pour toucher les populations dans toutes les localités du pays.

Instituées par le décret n°2024-0354 du 3 avril 2024, les JEPPC se tiennent chaque année en deux phases distinctes : une première du 26 mars au 9 avril, et une seconde du 2 au 16 octobre. Pour le gouvernement, il ne s'agit pas simplement d'organiser une succession d'activités ponctuelles, mais de créer un véritable mouvement d'adhésion citoyenne autour des valeurs de patriotisme, d'intégrité, de discipline, de solidarité, de sens du devoir et d'engagement pour le bien commun.

Farida Thiombiano
Crédit photo : Bonaventure Paré
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Burkina/Aménagement urbain : La SONATUR remet des titres fonciers aux acquéreurs de parcelles de son site de Ziniaré

Wed, 25/03/2026 - 00:30

La Société nationale d'aménagement des terrains urbains (SONATUR) a, conformément à son engagement de bâtir dans un cadre sécurisé, offert des titres fonciers aux acquéreurs de parcelles de son site de Ziniaré. La cérémonie, intervenue dans la matinée de ce mardi 24 mars 2026 sur ledit site situé à l'entrée ouest de la ville de Ziniaré, a été également marquée par une remise de matériel à la direction générale des impôts, partenaire-clé dans le processus foncier.

Cet acte consacre donc la remise symbolique de 500 titres fonciers, dont 200 pour le site de Ziniaré (où on enregistre au total 614 parcelles) et 300 pour le site de Silmiougou (Ouagadougou). Le site se caractérise par ses commodités, dont l'existence de caniveaux, de voirie, l'électrification, des travaux d'adduction en eau potable, note-t-on. D'où la satisfaction des bénéficiaires du jour, recevant symboliquement leur titre foncier en cette cérémonie dédiée.

« Nous produisons les titres au fur et à mesure ; quand quelqu'un solde sa parcelle, nous lui donnons son titre. Actuellement, toutes les parcelles ne sont pas soldées, même s'il faut signaler également qu'il y a des gens qui ont soldé, mais dont les titres sont toujours en cours de finalisation ; c'est ce qui est prêt que nous avons remis. Nous sommes actuellement à 500 titres, on a une partie à Ziniaré ici et l'autre partie à Silmiougou, à Ouagadougou », expliquent les responsables de la SONATUR, précisant que pour la vente, la « souscription se fait généralement en ligne (sur le site de l'institution) ».

Le directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara.

Cette remise revêt une importance capitale et une avancée significative dans le processus de sécurisation foncière engagé par la SONATUR, note son directeur général, Boureima Ouattara, pour qui, en remettant ces titres fonciers à leurs légitimes propriétaires, l'institution offre, bien plus qu'un document administratif ; elle garantit aux bénéficiaires, une sécurité juridique, un droit reconnu et une sérénité durable dans la jouissance de leurs biens.

C'est pourquoi, le directeur général, Boureima Ouattara, a félicité les bénéficiaires pour l'acquisition de de ces parcelles viabilisées qui donnent droit, à travers la présente cérémonie, à l'obtention des titres fonciers.

La cérémonie de remise officielle a été également constituée d'une visite du site.

Ces titres ont été établis grâce à la collaboration étroite et à l'implication remarquable de la Direction générale des Impôts (DGI), explique le directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara. Selon ce dernier, la DGI joue un rôle déterminant dans la sécurisation des biens des populations et dans l'amélioration de la gouvernance foncière, notamment par l'établissement des titres fonciers. Ce qui est un apport essentiel à la mission de la SONATUR, qui est d'aménager et de mettre à la disposition des populations, des parcelles viabilisées, sécurisées et conformes aux normes.

En signe de reconnaissance pour l'accompagnement dont elle bénéficie, la SONATUR a apporté un appui matériel à la direction générale des Impôts, afin de soutenir le travail quotidien de ses services. Il s'agit de 45 armoires de rangement, 10 imprimantes noir et blanc, 120 cartons de rame de papier, 120 cartouches d'encre, 260 cartons de chemises à sangle et de 70 boîtes de stylos à billes. La valeur totale du matériel est de 40 millions de FCFA, selon M. Ouattara.

Le ministre de la Construction de la patrie, Mikaïlou Sidibé (à droite) et le ministre délégué chargé du budget, Fatoumata Bako, suivant le déroulement de la cérémonie.

De l'avis de la directrice générale des impôts, Eliane Djiguemdé, la sécurisation foncière s'impose aujourd'hui comme une exigence de gouvernance, un levier de développement et un facteur primordial de confiance économique et sociale. « La dynamique qui nous réunit aujourd'hui repose, avant tout, sur la complémentarité naturelle des missions de deux institutions. En effet, la SONATUR, en tant qu'acteur majeur de la politique nationale de l'habitat et de l'aménagement urbain, assure la production des parcelles viabilisées dans le respect des exigences de légalité et de transparence. La DGI, pour sa part, intervient à une étape déterminante du processus foncier ; celle de la sécurisation juridique des droits à travers l'immatriculation, la délivrance des titres fonciers et l'enregistrement des mutations. L'activité de délivrance des titres ne constitue pas seulement une formalité administrative, elle est au cœur de notre mission et participe pleinement à la consolidation de la sécurité juridique et économique. Mieux encore, chaque titre délivré contribue à alimenter le système d'informations foncières, en cours de constitution dans notre pays, véritable socle pour une gestion moderne, fiable, transparente du patrimoine foncier national », a-t-elle soutenu.

La directrice générale des Impôts, Éliane Djiguemdé.

La collaboration opérationnelle et naturelle entre la DGI et la SONATUR a, poursuit-elle, permis d'enregistrer des résultats significatifs au cours des trois dernières années : 530 titres fonciers délivrés en 2023, 347 titres fonciers délivrés en 2024 et 500 titres fonciers délivrés en 2025. « Ces chiffres traduisent, à la fois, le dynamisme des opérations d'aménagements fonciers et la forte mobilisation des équipes techniques de nos deux institutions. Ils témoignent surtout de la pertinence de notre coopération et de sa capacité à produire des résultats concrets. Toutefois, ces résultats ont également mis en évidence, la nécessité d'aller plus loin. Il est alors apparu indispensable de doter cette collaboration d'un cadre formel, afin d'en améliorer la planification, la coordination et l'efficacité. C'est dans cette perspective, qu'est intervenue en septembre 2025, la signature d'un protocole de collaboration entre la DGI et la SONATUR. Ce protocole ne crée pas la collaboration, il la formalise, la structure et lui donne une portée stratégique, en permettant à chaque institution de l'intégrer pleinement dans ses outils de planification et d'organisation », présente la directrice générale des impôts.

Les bénéficiaires, posant avec les deux membres du gouvernement, après réception de leurs titres fonciers.

A l'en croire, cet appui en matériel vient renforcer les capacités opérationnelles des services de la DGI et traduit de manière concrète, la qualité de partenariat entre les deux institutions et témoigne de la volonté commune de celles-ci, de renforcer la sécurisation foncière, d'améliorer la qualité des services rendus aux citoyens et de moderniser les outils de travail.

Pour sa part, le président de la délégation spéciale de Ziniaré, Florent Daboné, a exprimé un sentiment de fierté et de reconnaissances pour l'effectivité du processus qui aboutit ainsi à la remise de titres fonciers aux acquéreurs. Cela marque, estime-t-il, une avancée significative dans la structuration de l'espace urbain et consacre la reconnaissance légale des droits de propriété, tout en contribuant à l'organisation harmonieuse de l'occupation du sol, à la prévention des litiges fonciers et à la valorisation du patrimoine immobilier local. « Par cet acte, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire de Ziniaré, une commune moderne, attractive et sécurisée, où chaque citoyen peut investir en toute confiance », a déclaré M. Daboné, louant également l'initiative de remise de matériel à la DGI qui, dit-il, vient ainsi renforcer les capacités des services fiscaux et domaniaux, en vue d'un traitement plus diligent et efficace des dossiers des acquéreurs de parcelles aménagées par la SONATUR.

La cérémonie de remise officielle, présidée par le ministre de la construction de la patrie, Mikaïlou Sidibé, a enregistré la présence effective de plusieurs personnalités, dont le ministre délégué chargé du budget, Fatoumata Bako ; la directrice générale des Impôts, Eliane Djiguemdé ; le gouverneur de la région de Oubri (dont Ziniaré est le chef-lieu), Sy Assétou Barry et le président de la délégation spéciale de Ziniaré, Florent Daboné.

O.L
Lefaso.net

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Burkina : Edmond Tapsoba et l'Allemagne renforcent leur engagement au service des plus vulnérables

Wed, 25/03/2026 - 00:25

Reçu le lundi 23 mars 2026 par l'ambassadeur d'Allemagne au Burkina, Dietrich Becker, à sa résidence, Edmond Tapsoba a présenté les ambitions de sa fondation. Entre solidarité, formation et coopération internationale, cette rencontre pose les bases d'actions durables en faveur des populations vulnérables du Burkina Faso. Une démarche saluée à sa juste valeur par le diplomate allemand qui, au-delà des performances footballistiques de l'Étalon, salue son engagement pour un Burkina meilleur.

Dans une atmosphère conviviale et empreinte de reconnaissance, l'ambassadeur d'Allemagne, Dietrich Becker, a accueilli à sa résidence Edmond Tapsoba, accompagné de membres de sa fondation et de représentants de son club. Cette rencontre, tenue ce lundi 23 mars 2026, s'inscrit dans une dynamique de renforcement des liens entre le Burkina Faso et l'Allemagne, autour d'initiatives sociales et solidaires portées par le défenseur burkinabè, sociétaire du Bayern Leverkusen.

En image, Edmond Tapsoba remettant un maillot à un pensionnaire de AMPO

Prenant la parole dans un premier temps, Edmond Tapsoba a rappelé le sens de son engagement. "Nous voulons renforcer, une fraternité, une amitié et un partenariat entre deux pays. Ces relations ont commencé il y a bien longtemps. On est venu juste les renforcer" a-t-il déclaré. À travers sa fondation, le joueur ambitionne, selon ses dires, "de donner la joie, le sourire aux enfants, aux populations vulnérables". Pour réussir ce pari, la mobilisation des partenaires aussi bien au Burkina Faso qu'en Allemagne est importante.

La soirée a été riche en émotions, avec des Burkinabè fiers de voir leur star

Pour rappel, sa fondation intervient dans des domaines variés, qui répondent aux besoins essentiels des populations. "Nous sommes dans le sport, la santé, l'éducation, l'assistance alimentaire, l'assistance sanitaire et aussi la formation", a égrené Edmond Tapsoba. Convaincu que la lutte contre la pauvreté passe par l'autonomisation, celui qu'on appelle affectueusement Le Zaksoba pense, outre la création d'un centre de football, créer un centre de formation où l'on apprend des métiers.

Boureima Maiga était de la partie

"C'est bien de donner à manger, mais c'est encore mieux d'apprendre à pêcher" a-t-il lâché à ce propos. Dans un pays où l'agriculture occupe une place centrale, Edmond Tapsoba envisage également de créer un centre agricole, pour permettre aux jeunes d'acquérir des compétences pratiques et de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, mais aussi à ceux de leurs familles. "Tout ce qu'on veut, c'est accompagner les populations les plus vulnérables de notre pays" a-t-il ajouté.

Edmond Tapsoba espère que l'Allemagne portera ses frères burkinabè à l'international comme elle l'a fait avec lui

De son côté, l'ambassadeur Dietrich Becker a salué cette initiative qu'il juge exemplaire. "Je trouve que c'est très bien qu'Edmond Tapsoba ait créé une fondation pour aider la population burkinabè", a-t-il affirmé. Il a par ailleurs exprimé sa fierté de voir un joueur burkinabè réussir en Allemagne et revenir investir dans son pays d'origine, tout en insistant sur la nécessité de créer des projets durables. "C'est un exemple de réussite pour la jeunesse", s'est-il réjoui.

"Nous voulons le mettre en contact avec les ONG allemandes déjà présentes ici au Burkina", Dietrich Becker

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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Quand la fiscalité devient un test de credibilité budgétaire

Wed, 25/03/2026 - 00:16

Joëlle TRAORÉ est docteure en droit fiscal de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est spécialisée en fiscalité internationale et africaine, avec une expertise sur les flux financiers illicites, les réformes fiscales mondiales et la mobilisation des ressources nationales. Elle a collaboré avec des institutions africaines et internationales sur les questions de gouvernance fiscale en Afrique.

Lorsqu'on évoque la crédibilité budgétaire d'un État, le débat se concentre encore souvent sur le niveau de la dette ou sur le respect des équilibres macroéconomiques. Sur le terrain, pourtant, ce ne sont plus ces indicateurs qui retiennent en priorité l'attention des partenaires financiers internationaux.

Ce qui est désormais scruté de près, c'est la capacité réelle d'un État à mobiliser durablement ses propres ressources. Autrement dit, sa fiscalité.

Un basculement discret dans la lecture des trajectoires africaines

Ce changement d'approche apparaît clairement à travers plusieurs trajectoires africaines récentes.

En mai 2023, le Ghana obtient l'approbation d'un programme du Fonds monétaire international (FMI) d'un montant de trois milliards de dollars, dans un contexte de crise aiguë de la dette et de restructuration financière. Quelques jours plus tard, la Côte d'Ivoire bénéficie elle aussi d'un programme du FMI, d'environ trois milliards et demi de dollars, mais dans une situation macroéconomique très différente, sans crise de dette ni rupture de trajectoire budgétaire. Le Kenya, pour sa part, a engagé dès 2021 un programme avec le FMI, prolongé et réévalué à plusieurs reprises jusqu'en 2024.

Trois pays, trois situations budgétaires distinctes. Pourtant, un point commun se dégage nettement : dans les échanges avec les bailleurs, la fiscalité est devenue un signal central de crédibilité.

Au-delà des chiffres : ce que les bailleurs cherchent à évaluer

Les partenaires financiers ne s'arrêtent plus au niveau des recettes fiscales observé à un instant donné. Leur attention se porte d'abord sur la capacité d'un pays à traduire des engagements fiscaux en résultats concrets et durables.

Au Ghana, le programme de 2023 s'inscrit dans une logique de reconstruction. Après une perte de crédibilité sévère sur les marchés, les autorités s'engagent à élargir l'assiette fiscale, à réduire certaines exonérations et à renforcer l'administration fiscale. Pour le FMI, l'enjeu dépasse largement la liste des mesures annoncées : il s'agit d'apprécier la capacité du pays à rétablir une trajectoire crédible de mobilisation des recettes après plusieurs années de fragilisation budgétaire.

Fiscalité et soutenabilité à moyen terme : le cas ivoirien

En Côte d'Ivoire, la lecture est sensiblement différente. Le pays ne négocie pas sous la contrainte d'une restructuration de dette, mais dans une logique de consolidation et de transformation économique.
Le programme met l'accent sur la mobilisation des recettes domestiques non comme une réponse à l'urgence, mais comme un pilier du financement du développement. La fiscalité y est interprétée comme un indicateur de soutenabilité à moyen terme et de capacité de l'État à accompagner sa croissance sans dépendre excessivement de l'endettement.

Quand l'exécution devient déterminante : l'expérience kényane

Le cas du Kenya permet d'aller encore plus loin dans l'analyse. Les revues successives du programme engagé en 2021 montrent que la crédibilité ne se joue plus sur l'annonce des réformes fiscales, mais sur leur mise en œuvre effective, leur calendrier et leur acceptabilité politique.

Les reports répétés ou les difficultés d'exécution pèsent désormais autant que la qualité technique des mesures elles-mêmes.

La fiscalité comme révélateur des capacités de l'État

Dans ce contexte, la fiscalité est devenue un véritable test de capacité.

Il s'agit d'abord d'une capacité administrative : qualité des systèmes d'information, fiabilité des données, aptitude à contrôler, à recouvrer et à rembourser, notamment en matière de TVA.

Il s'agit ensuite d'une capacité politique. Une réforme fiscalement ambitieuse mais politiquement inapplicable envoie un signal négatif, même si elle est techniquement bien conçue sur le papier.

Un contexte global de marges budgétaires réduites

Ce recentrage sur la fiscalité s'explique aussi par l'évolution du contexte global. Entre 2010 et 2022, le ratio médian de dette publique rapportée au PIB en Afrique subsaharienne est passé d'environ 32 % à près de 57 %. Les marges budgétaires se sont réduites, les conditions financières se sont durcies, et l'aide publique au développement est devenue plus contrainte.

Dans ce nouvel environnement, les bailleurs privilégient les États capables de sécuriser leurs ressources internes.

Une nouvelle grille de lecture budgétaire

La fiscalité n'est donc plus perçue comme un simple outil technique. Elle est devenue un révélateur de la solidité de l'État, de la cohérence de ses choix budgétaires et de sa capacité à tenir ses engagements.
Les trajectoires du Ghana, de la Côte d'Ivoire et du Kenya ne montrent pas qu'il existe un modèle fiscal unique à suivre. Elles montrent que la crédibilité budgétaire se construit désormais dans l'écart entre ce qui est promis et ce qui est effectivement mis en œuvre.

La question centrale n'est plus seulement de savoir si une réforme est adoptée, mais si elle est appliquée, suivie et intégrée dans une trajectoire budgétaire lisible.

Categories: Afrique

Nappe de poussière à Ouagadougou : La météo informe que la majeure partie du pays pourrait être affectée

Wed, 25/03/2026 - 00:00

Les habitants de la ville de Ouagadougou se sont réveillés ce 24 mars 2026 sous une nappe de poussière. Selon les services météorologiques, cette couche de poussière serait en provenance du Nord du pays et affectera progressivement la majeure partie du territoire aujourd'hui et demain.

Cela entraînera une forte réduction des visibilités, une dégradation notable de la qualité de l'air ainsi qu'une atmosphère poussiéreuse sur plusieurs régions. Les populations sont donc invitées à adopter des bons réflexes comme le port de masque ou de foulard. La prudence en circulation devra aussi être de mise et les déplacements inutiles sont à éviter. Il est aussi recommandé de protéger les enfants, les personnes âgées et fragiles.

www.lefaso.net
Source : Page Facebook météo

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Burkina Faso : 34 nouveaux administrateurs certifiés font leur sortie

Tue, 24/03/2026 - 23:01

La Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF), à travers l'Académie internationale pour la gouvernance et le leadership économique (AIGLE), a organisé ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou la cérémonie officielle de sortie des 5e, 6e et 7e promotions du programme de Certificat d'administrateur des sociétés et des entreprises (CAS-AIGLE).

Sur les 42 auditeurs inscrits au départ, 34 ont reçu leur certificat, après avoir satisfait à l'ensemble des exigences académiques et d'assiduité.

Au cours de leur parcours, les participants ont bénéficié d'un programme de formation d'environ 100 heures. Celui-ci a été dispensé sous forme de sessions intermittentes sur une période de six mois, ainsi qu'en formule intensive sur deux semaines. La formation comprenait également deux jours de simulation de sessions de conseil d'administration, permettant aux auditeurs de se confronter à des situations concrètes de prise de décision.

Le programme était structuré autour de plusieurs modules notamment la gouvernance d'entreprise, les rôles et responsabilités des administrateurs, la stratégie et la gestion des risques, la responsabilité sociétale et environnementale, ainsi que la lecture et l'analyse des états financiers. Les auditeurs ont également été formés au leadership, à l'éthique et à la déontologie liés à la fonction d'administrateur.

Au nom des promotions sortantes, Kossimo Josiane Kadidiatou Dignon aréaffirmé l'engagement des nouveaux certifiés à promouvoir une gouvernance responsable et adaptée aux réalités africaines

Selon le directeur de l'AIGLE, Dr Rodrigue BALIMA, l'académie a organisé, au titre de l'année 2025, douze sessions de formation consacrées au programme de certification. Les sessions se sont tenues à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso pour les promotions 5 et 6, tandis que la 7e promotion a suivi une formation intensive à Accra, avant de compléter son parcours à Ouagadougou.

Il a également indiqué que les auditeurs ont exprimé un niveau élevé de satisfaction à l'issue de la formation, avec un score global de 83,60 %, dont 86,78 % pour le contenu des formations et 83,93 % pour l'appréciation des formateurs.

Présidant la cérémonie, le secrétaire général du ministère en charge de l'industrie, Alassane Ouédraogo, a salué l'initiative de la Chambre de commerce et de l'AIGLE, qui contribue au renforcement des capacités des dirigeants et administrateurs d'entreprises. Il a également souligné que la réussite des ambitions économiques du Burkina Faso passe nécessairement par une gouvernance responsable, éthique et performante.

Sur les 42 auditeurs inscrits au départ, 34 ont reçu leur certificat

« La réalisation de l'ambition portée par la révolution progressiste populaire requiert des ressources humaines de qualité. Je voudrais saluer l'engagement de la Chambre de commerce et de l'industrie qui, à travers ses programmes de formation, apporte sa part contributive au renforcement des capacités des administrateurs de sociétés et de dirigeants d'entreprises. Chers impétrants, vous qui avez pris part à ce programme de certification, soyez fiers des compétences acquises qui donneront un nouveau départ à vos carrières respectives. Au regard de notre ambition de voir émerger des champions nationaux dans tous les secteurs d'activité économique, j'invite les chefs d'entreprises à s'intéresser à ce programme de formation », a déclaré le représentant du patron de la cérémonie.

Il a saisie l'occasion pour féliciter le comité de gestion de l'AIGLE et encouragé le monde des affaires à consommer sans modération les produits issus du programme de certification des administrateurs pour le bien de leur business et la prospérité du Burkina Faso.

Le président du comité de gestion de l'AIGLE, Tertius Zongo, a pour sa part félicité les nouveaux certifiés et les a invités à faire preuve de responsabilité dans l'exercice de leurs fonctions. Selon lui, la formation d'administrateurs compétents constitue une réponse aux défis liés notamment à la transmission des entreprises et à la pérennité du tissu économique national.

Une signature de convention a également eu lieu au cours de la cérémonie

« Assurer la continuité d'une entreprise suppose prévoyance et méthode. Ce n'est pas un évènement, c'est un processus qui se prépare. Elle suppose surtout une gouvernance vertueuse et cette gouvernance est ce qui transporte une initiative individuelle à une institution. Elle est ce qui permet à l'entreprise de résister aux épreuves. Elle est ce qui garantit que l'entreprise ne repose pas sur un homme, mais sur des principes. Et c'est tout le sens de l'action entreprise par l'AIGLE. En formant des administrateurs compétents, responsables, conscients de leurs missions, l'AIGLE contribue à l'émergence d'une génération de dirigeants qui sont mieux préparés à comprendre que créer une entreprise est un acte entrepreneurial. Mais la transmettre avec succès, c'est un acte de leadership. Et nous avons besoin de leaders dans ce pays », a-t-il déclaré.

Au nom des promotions sortantes par ailleurs directrice générale de BSIC Burkina, Kossimo Josiane Kadidiatou Dignon a salué la qualité de la formation reçue et réaffirmé l'engagement des nouveaux certifiés à promouvoir une gouvernance responsable et adaptée aux réalités africaines.

« Aujourd'hui, nous ne recevons pas simplement un certificat, nous recevons un mandat, celui d'améliorer la gouvernance dans nos entreprises et dans notre pays. Être administrateur, ce n'est pas occuper un siège. C'est porter une vision et défendre l'intérêt de l'institution au-delà des intérêts individuel », a-t-elle affirmé.

Les nouveaux certifiés sont issus de diverses structures publiques et privées. On y dénombre notamment 20 administrateurs et dirigeants d'entreprises et 14 directeurs de service, provenant d'une vingtaine d'entreprises et d'institutions.

Plusieurs autorités ont pris part à cette rencontre

La cérémonie de remise des attestations a également été marquée par plusieurs panels, ainsi qu'une communication sur le thème : « Transmission d'entreprise : défis et clés de succès », animée par Dr Issaka Kargougou, expert en gouvernance des entreprises familiales.

Le communicateur principal a formulé cinq recommandations majeures pour améliorer la transmission des entreprises. Il a notamment appelé à renforcer les actions de sensibilisation afin de briser les tabous autour de la succession, à mieux intégrer la transmission des entreprises familiales dans les politiques publiques, à structurer un marché d'experts pour accompagner ces processus, à revoir la fiscalité liée à la transmission et à renforcer l'accompagnement ainsi que la protection des entreprises privées stratégiques par l'État.

Les panélistes ont réagi en mettant l'accent sur les conditions nécessaires à une transmission réussie. Le président de l'Ordre national des experts-comptables, Yacouba Traoré, a insisté sur l'importance de la qualité de l'information financière, tandis que le président de l'Ordre des notaires du Burkina Faso, Yacouba Dembélé, a souligné la nécessité de mécanismes juridiques solides, notamment la rédaction de pactes d'actionnaires.

De son côté, le secrétaire général de la Chambre de commerce du Niger,Abdourhamane Seyni, a partagé l'expérience de son pays en insistant sur l'importance d'une vision claire et d'une bonne gouvernance pour assurer la pérennité des entreprises. Enfin, des responsables de l'Institut marocain des administrateurs ont présenté leur expérience en matière de formation et de renforcement des compétences des administrateurs de sociétés.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina/Réformes des avis environnementaux : L'État engage le dialogue avec le secteur minier

Tue, 24/03/2026 - 22:47

Le ministère de l'Agriculture, des ressources animales et halieutiques, à travers l'Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE), a organisé une journée d'échanges avec les acteurs du secteur minier et les sociétés de carrières autour des nouvelles orientations relatives aux délais de délivrance des avis environnementaux. La rencontre s'est tenue ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou.

Au Burkina Faso, la délivrance des avis environnementaux est une procédure par laquelle l'État autorise ou non la réalisation d'un projet susceptible d'avoir un impact sur l'environnement. Encadrée par le Code de l'environnement, elle repose sur l'analyse d'une étude d'impact environnemental et social. Cet avis peut être favorable, assorti de conditions ou défavorable. Il vise à garantir la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux avant la mise en œuvre de tout projet, notamment dans les secteurs minier, agricole ou industriel.

Conformément aux orientations du ministre d'État, ministre de l'agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques, Ismaël Sombié, cette rencontre a été organisée avec les acteurs miniers et les sociétés de carrières afin de les informer des nouvelles procédures de délivrance des avis environnementaux. Auparavant, l'obtention de ces avis pouvait prendre entre trois et quatre mois. Désormais, ce délai est réduit à un maximum de 26 jours. Il était donc important de porter cette information à la connaissance des différents acteurs concernés.

Les différentes parties prenantes présentes à l'échange

Trois communications ont été prévues à cette occasion. La première a porté sur les nouvelles procédures, avec une réduction des délais de délivrance des arrêtés environnementaux à 26 jours maximum, contre plus de trois à quatre mois auparavant. La deuxième communication a concerné les plans de réhabilitation et de fermeture. Tout projet minier doit impérativement disposer d'un tel plan afin d'assurer la remise en état des sites après exploitation. La troisième communication a porté sur le suivi des plans de gestion environnementale et sociale. Ces plans regroupent l'ensemble des prescriptions contenues dans les arrêtés environnementaux. Il s'agit de s'assurer que les acteurs mettent effectivement en œuvre les mesures prévues.

Les acteurs ont salué l'organisation de cette rencontre, qu'ils ont qualifiée d'instructive.

« Le secteur minier et celui des carrières occupent une place stratégique dans le développement économique de notre pays. C'est dans cette perspective que le ministère de l'Agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques a engagé des réformes visant à améliorer l'efficacité, la transparence et la célérité des procédures administratives, notamment en ce qui concerne la délivrance des avis environnementaux. Les nouvelles orientations que nous examinons aujourd'hui traduisent notre volonté d'apporter des réponses concrètes aux préoccupations récurrentes liées aux délais, tout en maintenant un niveau d'exigence élevé en matière de protection de l'environnement. Il ne s'agit pas seulement de réduire les délais, mais aussi de mieux structurer les processus, de renforcer la coordination entre les différents acteurs et de garantir la prévisibilité des décisions administratives. Notre ambition est claire : concilier attractivité du secteur extractif et exigence environnementale. Cette rencontre constitue donc un cadre privilégié pour un dialogue franc et constructif. Vos expériences, vos préoccupations et vos propositions seront essentielles pour enrichir la mise en œuvre de ces nouvelles orientations et assurer leur appropriation par tous », a déclaré le directeur de cabinet du ministère de l'Agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques, Alassane Guiré.

Le Ministère a exhorté les acteurs à plus de rigueur

L'ANEVE joue un rôle central dans le processus de délivrance des avis environnementaux. Elle est chargée d'examiner et d'évaluer les études d'impact environnemental et social soumises par les promoteurs de projets. Concrètement, elle analyse la qualité des études, vérifie la prise en compte des impacts environnementaux et sociaux et formule des recommandations techniques à l'attention du ministère en charge de l'environnement, qui délivre ensuite l'avis final. L'ANEVE assure également le suivi de la mise en œuvre des plans de gestion environnementale et sociale afin de s'assurer du respect des engagements pris par les promoteurs.

À gauche, Alassane Guiré a rappelé l'importance de respecter les règles et directives fixées par l'État

Le directeur général de l'ANEVE, Ousseini Ouédraogo, a souligné : Cette rencontre marque le début d'une série d'échanges qui seront organisés avec l'ensemble des parties prenantes. Dans un premier temps, les acteurs du secteur minier sont concernés. Par la suite, des rencontres seront tenues avec les acteurs du secteur privé à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, ainsi qu'avec les consultants en cours d'agrément. Lors de cette rencontre, un accent particulier a été mis sur les plans de réhabilitation et de fermeture, compte tenu de l'impact environnemental significatif des activités minières. Toutes les exploitations doivent ainsi prévoir et appliquer des mesures de réhabilitation une fois leurs activités terminées. À ce jour, la majorité des mines industrielles disposent de plans de réhabilitation, même si certains nécessitent une actualisation. En revanche, aucune mine semi-mécanisée n'a encore élaboré de plan de réhabilitation et de fermeture. C'est la raison pour laquelle ces acteurs avaient été conviés à cette rencontre. Leur absence est regrettable. Toutefois, d'autres sessions seront organisées afin de les sensibiliser à l'importance de ces dispositifs. À l'heure actuelle, aucune mine semi-mécanisée n'a soumis de plan de réhabilitation et de fermeture aux services compétents », a-t-il indiqué.

« Le ministère s'inscrit dans une dynamique de réforme et d'amélioration continue de ses services », a souligné Ousseini Ouédraogo

Cette rencontre d'actualisation a été appréciée positivement par les acteurs. Mamoudou Ouédraogo, représentant d'une société minière, salue le raccourcissement des délais de délivrance des avis environnementaux, qu'il considère comme une avancée importante pour le secteur. Selon lui, cette mesure facilite la mise en œuvre rapide des projets miniers, en permettant aux opérateurs d'obtenir plus rapidement les différents permis nécessaires, un processus jusque-là long et contraignant. Il encourage donc l'État à poursuivre dans cette dynamique.

Mamoudou Ouédraogo a félicité l'État pour cette actualisation des procédures

Samirah Bationo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Actionnariat populaire : L'APEC à la conquête des travailleurs de la Loterie nationale burkinabè

Tue, 24/03/2026 - 22:30

Dans le cadre de sa campagne nationale de sensibilisation à l'entrepreneuriat communautaire, l'Agence de promotion de l'entrepreneuriat communautaire (APEC) a tenu, ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou, une rencontre avec le personnel de la Loterie nationale burkinabè (LONAB). Objectif : mobiliser les travailleurs autour de l'actionnariat populaire, pilier de la stratégie de financement endogène du développement prônée par les autorités burkinabè.

« Au lieu de compter en permanence sur les ressources extérieures, nous avons une force interne que nous n'avons pas encore éprouvée », a souligné le directeur général de l'Agence de promotion de l'entrepreneuriat communautaire (APEC). Pour lui, l'actionnariat populaire constitue un levier stratégique pour mobiliser l'épargne nationale et financer des projets structurants, créateurs d'emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

C'est pourquoi l'APEC a fait le choix de mener une communication de proximité en sensibilisant les populations et les travailleurs de différentes institutions, afin qu'ils comprennent le bien-fondé de cette décision des autorités de promouvoir l'actionnariat populaire.

Une stratégie de maillage territoriale « ambitieuse »

S'inscrivant dans cette logique, l'Agence dit avoir déployé une stratégie « ambitieuse » visant à couvrir l'ensemble du territoire national. « Nous avons recruté une centaine d'agents pour couvrir déjà 30 points focaux provinciaux », a indiqué Karim Traoré, précisant que les 17 autres points focaux seront bientôt opérationnels. Une démarche qui traduit, selon lui, la volonté de toucher directement les populations à la base, tout en renforçant la communication institutionnelle auprès des structures étatiques et des grandes entreprises.

Karim Traoré, directeur général de l'APEC (au milieu)

Parmi les réalisations concrètes déjà engagées, l'APEC met en avant la production du concentré de tomates naturel « Adia ». Le directeur général a également indiqué qu'une deuxième usine est également en construction à Tenkodogo ; et qu'une mine semi-mécanisée en phase terminale à Gaoua devrait bientôt produire son premier lingot d'or, illustrant la diversification des investissements portés par l'APEC.

Freiner l'exode des bras valides

« Il s'agit d'une initiative majeure que nous saluons et que nous sommes prêts à accompagner », a déclaré le directeur général de la LONAB, Ibrahim Ben Harouna Zarani, insistant sur la nécessité pour le Burkina Faso de s'appuyer sur ses propres capacités pour impulser une transformation sociale durable.

Selon lui, l'initiative d'actionnariat populaire pourrait contribuer à freiner l'exode de la main-d'œuvre, notamment dans certaines régions comme le Nakambé, où de nombreux jeunes quittent le pays pour des activités agricoles à l'étranger, notamment la culture de la tomate.

Harouna Zarani, directeur général de la Loterie nationale burkinabè

« Au-delà de son aspect financier, l'actionnariat populaire est présenté comme un véritable projet de société. Il vise à faire de chaque Burkinabè un acteur du développement économique, en lui offrant l'opportunité de participer activement à la construction du tissu entrepreneurial national. Ce n'est pas seulement un mécanisme financier, c'est un appel à la participation, un levier d'inclusion économique », a insisté M. Zarani.

Il a invité l'ensemble du personnel de la LONAB à s'approprier ce mécanisme et à y adhérer massivement.
Le directeur général de l'APEC a également salué l'accueil de la LONAB et appelé à la mise en place de points focaux au sein de l'institution afin de faciliter la diffusion de l'information auprès du personnel.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

Photos : SIDWAYA

Categories: Afrique

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