"En matière de noms de domaines, la règle est simple : premier arrivé, premier servi", c'est sur cette réalité, souvent méconnue, que Izaï Toé, directeur exécutif de l'Alliance burkinabè des domaines d'Internet (ABDI), a conclu sa communication lors de la première session de travail du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA). Pour lui, réserver un nom de domaine en .bf n'est plus une simple formalité technique, mais un enjeu de souveraineté numérique, de visibilité et d'anticipation.
Placée sous le thème « Gouvernance de l'Internet, souveraineté numérique et coopération régionale des CCTLD dans l'espace UEMOA », cette première session permet aux participants de mieux comprendre les mécanismes qui régissent Internet ainsi que les défis auxquels les États de l'Union sont confrontés.
Pour poser les bases de son intervention, Izaï Toé est revenu sur l'histoire d'Internet. Il rappelle que le réseau mondial est né en 1969 d'une collaboration entre des chercheurs universitaires et des militaires américains souhaitant disposer d'un système de communication plus fiable. Au fil des décennies, les innovations technologiques ont transformé ce projet expérimental en une infrastructure mondiale reliant aujourd'hui près de cinq milliards d'utilisateurs.
Mais si Internet est désormais omniprésent dans la vie quotidienne, son fonctionnement reste largement méconnu du grand public. C'est précisément ce qui justifie, selon le directeur exécutif de l'ABDI, la nécessité de vulgariser la notion de gouvernance de l'Internet.
"Contrairement à une idée répandue, Internet n'appartient ni à un État ni à une entreprise. Sa gouvernance repose sur un modèle multipartite dans lequel interviennent les gouvernements, les entreprises privées, les organisations techniques, les universités, les chercheurs, les organisations de la société civile ainsi que les citoyens", précise Izaï Toé durant la session.
Cette approche, selon lui est essentielle pour garantir un développement équilibré du numérique. Les règles qui encadrent Internet doivent être élaborées collectivement afin de répondre aux attentes de tous les utilisateurs. Cette gouvernance collaborative constitue également un levier pour préserver un Internet ouvert, stable et accessible à tous, dans un contexte où les usages numériques ne cessent de se développer.
La cybersécurité, un défi devenu incontournable
L'intervenant a également insisté sur l'un des grands défis de la cybersécurité. Aujourd'hui, Internet irrigue pratiquement tous les secteurs de la société. Les administrations, les banques, les entreprises, les écoles, les hôpitaux et les particuliers dépendent quotidiennement des services numériques. Cette dépendance accrue expose cependant les utilisateurs à de nombreuses menaces : cyberattaques, vols de données, usurpations d'identités ou encore escroqueries en ligne. Selon lui, protéger les infrastructures numériques et sécuriser les utilisateurs est devenu une priorité pour les États. Cette protection passe aussi bien par des investissements techniques que par la sensibilisation des populations aux bonnes pratiques numériques.
Le .bf, une identité numérique encore sous-exploitée
L'un des points centraux de la communication concernait les Country Code Top Level Domain (ccTLD), c'est-à-dire les extensions nationales des noms de domaines. Chaque pays dispose de son propre espace numérique, à l'image de son territoire physique. Au Burkina Faso, cette identité est matérialisée par l'extension .bf. Le Sénégal dispose du .sn, la Côte d'Ivoire du .ci, le Niger du .ne, le Bénin du .bj ou encore le Togo du .tg. Pourtant, Izaï Toé constate que de nombreuses entreprises, institutions et organisations burkinabè continuent d'utiliser des extensions génériques telles que .com ou .org, au détriment du .bf.
Selon lui, promouvoir cette extension nationale contribue pourtant à renforcer la visibilité du Burkina Faso sur Internet, à affirmer son identité numérique et à mieux valoriser ses ressources digitales.
"Toutes les ressources numériques utilisées au Burkina devraient idéalement être hébergées dans notre espace numérique ", a-t-il expliqué, invitant les organisations publiques comme privées à privilégier le .bf.
Au-delà de l'aspect technique, cette démarche participe à la souveraineté numérique des États. Dans un monde où les échanges économiques, administratifs et sociaux passent de plus en plus par Internet, disposer d'une identité numérique forte devient un enjeu stratégique.
Pour le directeur exécutif de l'ABDI, les noms de domaines nationaux constituent un patrimoine numérique qu'il convient de protéger au même titre que les autres ressources stratégiques d'un pays.
Il rappelle d'ailleurs que l'enregistrement d'un nom de domaine obéit à une règle universelle : premier arrivé, premier servi. Ainsi, si une institution tarde à réserver son nom en .bf, une autre personne pourrait légalement l'obtenir avant elle, ouvrant ensuite la voie à des procédures longues et parfois coûteuses pour récupérer cette identité numérique. Il prend l'exemple de l'UEMOA qui, selon lui, gagnerait à réserver ses différentes déclinaisons nationales, comme uemoa.bf ou uemoa.sn, afin d'éviter d'éventuels litiges.
Une coopération régionale pour peser davantage
"Face aux grands enjeux mondiaux de l'Internet, les États de l'UEMOA ne peuvent agir isolément", estime Izaï Toé.
Il plaide pour un renforcement de la coopération régionale entre les gestionnaires des domaines nationaux afin de défendre des positions communes dans les instances internationales chargées de la gouvernance de l'Internet. Une telle coordination permettrait également aux pays de mutualiser leurs expériences, d'améliorer la protection de leurs espaces numériques et de promouvoir ensemble leurs extensions nationales. Cette solidarité régionale apparaît d'autant plus nécessaire que les décisions prises au niveau international influencent directement le développement du numérique dans les pays africains.
Pour clore sa session, Izaï Toé a utilisé une image parlante pour illustrer l'importance des noms de domaine. "Les gens courent pour acquérir des parcelles physiques, mais ils oublient souvent leur parcelle sur Internet ", a-t-il fait remarquer. Selon lui, si l'espace numérique est invisible, il n'en demeure pas moins stratégique. Réserver dès aujourd'hui son nom de domaine, c'est protéger son identité, préparer son activité future et offrir aux générations suivantes une place dans l'économie numérique. Son plaidoyer s'adresse aussi bien aux administrations qu'aux entreprises, aux associations, aux médias et aux particuliers. Tous sont invités à considérer le .bf comme un outil de souveraineté, de crédibilité et de développement. Au-delà d'une simple extension web, le .bf symbolise désormais la présence du Burkina Faso dans le cyberespace.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Souvent confondue avec un simple passage à vide, la dépression est pourtant une maladie qui peut avoir de lourdes conséquences lorsqu'elle n'est pas prise en charge. Dans cet entretien, le Dr Daniel Sorgho, médecin psychiatre au CHU Yalgado Ouédraogo, revient sur les causes, les signes d'alerte, les traitements disponibles et l'importance de briser les préjugés afin d'encourager les personnes concernées à demander de l'aide.
Lefaso.net : Qu'est-ce que la dépression et en quoi se distingue-t-elle d'une simple période de tristesse ou de découragement ?
Dr Sorgho : Pour bien comprendre la dépression, il faut d'abord mieux comprendre certaines notions, notamment la notion d'humeur et d'humeur normale. L'humeur, c'est cette disposition qu'on a à ressentir du plaisir ou à ressentir du déplaisir. Et l'humeur normale, généralement, c'est une humeur qui oscille entre les deux pôles, le plaisir et le déplaisir.
Le plaisir, quand on est dans une situation de développement heureux, l'humeur, naturellement, va être dans le pôle plaisir. Et le déplaisir, quand on est dans une situation stressante, l'humeur va osciller vers l'autre pôle, qui est donc le déplaisir. La dépression, quant à elle, est un trouble de l'humeur qui va être caractérisé par une tristesse pathologique, c'est-à-dire que l'humeur se fixe de façon durable dans le pôle du déplaisir.
Et cela se distingue de l'humeur ordinaire, du simple sentiment de découragement, parce qu'au-delà de cette tristesse pathologique qui dure depuis au moins 2 semaines, on va avoir d'autres signes qui vont être associés. Et le principal signe qui va être associé, c'est essentiellement cette perte durable de la capacité à éprouver du plaisir. C'est-à-dire que le sujet, à un moment donné, ne ressent plus de plaisir dans ses loisirs habituels. Et au-delà de cela, s'associent d'autres signes comme l'anxiété : la personne va se montrer un peu ralentie, elle va faire des choses de façon plus lente que d'habitude, ou au contraire, la personne va être beaucoup plus agitée. La personne peut se culpabiliser, peut avoir un sentiment de regret, de désespoir, l'avenir est beaucoup plus sombre.
Et à côté de cela, il y a d'autres symptômes qui sont généralement les signes par lesquels les gens se présentent à l'hôpital dans notre contexte. Ce sont des signes physiques, par exemple le fait de ne pas dormir, la personne aura la sensation d'être fatiguée en permanence, des maux de tête, un manque d'appétit, etc. Sur le plan de la sexualité, la personne peut présenter une baisse de libido, c'est-à-dire que la personne ne s'intéresse plus, n'a plus envie d'une relation sexuelle. La personne peut présenter aussi des idées suicidaires, avoir envie de mourir et, malheureusement, certains passent à l'acte. Le risque suicidaire constitue une complication majeure de la dépression.
Quels sont les principaux facteurs qui peuvent conduire un jeune à développer une dépression ?
La dépression est multifactorielle. Il n'y a pas qu'un seul facteur qui conduit à être dépressif. Généralement, on les regroupe en trois grands groupes que sont : les facteurs biologiques, les facteurs psychologiques et les facteurs sociaux. Parlant des facteurs biologiques, c'est essentiellement l'aspect génétique. Un jeune qui a des antécédents familiaux de troubles mentaux en général et de troubles de l'humeur en particulier va être plus susceptible de développer lui-même la dépression qu'un autre jeune qui n'a pas ces mêmes antécédents. En plus de cela, il y a des facteurs psychologiques. Un jeune qui a une faible estime de sa personne, qui a tendance à se dévaloriser, à avoir une mauvaise image de sa personne, est vulnérable par rapport à la dépression.
À cela s'ajoutent les traits de personnalité. Lorsqu'une personne a tendance à être pessimiste, qui a une hypersensibilité au stress ou qui a des difficultés à gérer ses émotions, est beaucoup plus vulnérable. La présence d'une maladie physique chronique ou d'une addiction avec substances (alcool, tabac, cannabis, etc.) ou sans substances, notamment la dépendance aux écrans, aux jeux de hasard en ligne (paris sportifs par exemple), etc., aggrave la vulnérabilité psychologique du jeune et peut favoriser la survenue d'une dépression.
Le troisième grand groupe, c'est essentiellement les facteurs sociaux. Et sur ce plan, il y a d'abord l'environnement familial, surtout si le climat familial est conflictuel, si le sujet a été victime de négligence ou vit dans un milieu marqué par des difficultés socioéconomiques. Ce sont des faits qui peuvent favoriser l'apparition de troubles dépressifs.
À cela s'ajoutent les questions de traumatismes (abus physiques, psychologiques ou sexuels), les échecs scolaires, le harcèlement à l'école ou le cyberharcèlement. Il y a aussi les évènements de vie négatifs comme le deuil, les ruptures amoureuses, l'isolement social, la stigmatisation qui accroissent le mal-être du jeune et le rendent vulnérable à la dépression. Un autre aspect non des moindres qui concerne les jeunes, c'est leur rapport aux réseaux sociaux. En effet, bien qu'ils puissent offrir du soutien, ils exposent également à une comparaison sociale constante. Le jeune peut alors avoir l'impression que sa vie est un échec tandis que celles des autres sont meilleures.
Quels sont les signes qui doivent alerter les parents et proches ?
L'un des premiers signes qui alertent, ce sont les plaintes d'insomnie. Lorsque la personne dit ne pas pouvoir dormir pendant des jours, c'est un signe à ne pas négliger. Aussi, lorsqu'un proche devient facilement irritable, a des crises de larmes à la moindre contrariété, il faut s'en inquiéter. Chez les jeunes en activité, la baisse du rendement scolaire ou académique, le désinvestissement professionnel ou lorsqu'il commence à s'isoler (se renferme à la maison, coupe les contacts), à ne plus prendre goût à ses loisirs habituels, cela doit interpeller. Il y a aussi la présentation physique. Lorsque la personne commence à ne plus prendre soin d'elle-même, se présente de façon négligée, le visage triste, cela doit questionner.
Quels comportements ou changements d'attitude peuvent indiquer qu'un jeune envisage de mettre fin à ses jours ?
Avant l'acte suicidaire généralement, il y a quand même des symptômes. Premièrement, ce sont les idées suicidaires. La personne va être de plus en plus obsédée par ces idées. Elle va à la limite même fantasmer le suicide, trouver que c'est la meilleure solution à son problème. Et la personne peut à ce stade déjà parler de ses intentions. Devant une personne qui présente une souffrance, il faut toujours l'écouter et parfois même aller chercher les informations notamment. Est-ce que la personne a des idées suicidaires ? Et ne pas banaliser ce que la personne dit. Si la personne verbalise des idées suicidaires, parle de son envie de mort, il ne faut pas négliger car ce sont des symptômes pré-suicidaires et il faut en prendre en compte.
Comment réagir lorsqu'un jeune confie qu'il se sent mal, désespéré ou qu'il pense au suicide ?
Il faut écouter la personne avec bienveillance, c'est-à-dire avec attention et sans jugement. Il faut l'encourager à verbaliser ses émotions dans un endroit calme qui garantit la confidentialité. Il ne faut surtout pas banaliser sa souffrance de l'autre et prendre au sérieux ses intentions suicidaires si elles sont communiquées. Les souffrances ne se comparent pas. Les gens ont tendance à dire : « Pour toi est mieux. Moi j'ai vécu pire que ça ».
Chacun de nous a ses forces et ses limites. Une autre chose à faire, c'est de se montrer disponible pour assister la personne. Surtout éviter de le laisser seul, surtout s'il pense au suicide. Veillez à mettre à distance les objets létaux, surtout si le sujet indique le moyen avec lequel il pense mettre fin à ses jours (arme à feu, arme blanche, corde, produits toxiques, médicaments…). Enfin, il faut surtout conduire la personne vers tout professionnel de santé en général et en particulier vers les professionnels de la santé mentale (psychiatre et psychologue) pour une prise en charge adéquate.
Est-ce qu'il y a un lien entre la dépression et les idées suicidaires ?
Oui ! Il y a un lien entre la dépression et les idées suicidaires. D'abord les différentes études montrent l'existence de ce lien. Il faut savoir que la dépression est la principale cause de suicide et de tentatives de suicide. On estime que 40 à 80 % des suicides et des tentatives de suicides sont directement liés à la dépression. Jusqu'à 60 % des personnes qui se suicident souffraient d'un trouble de l'humeur tel que la dépression, et la présence d'un trouble dépressif multiplie jusqu'à 30 fois le risque de suicide par rapport à la population générale.
Il faut noter que l'un des symptômes centraux de la dépression est le sentiment profond de désespoir et la conviction que la souffrance est insurmontable ou permanente. En plus de cela, la dépression s'accompagne d'une altération cognitive qui réduit la capacité de la personne à trouver des solutions alternatives à ses problèmes. L'un dans l'autre, le sujet aura tendance à voir la mort comme unique solution pour mettre fin à sa souffrance.
La dépression se soigne-t-elle ? Si oui, quelles sont les principales options de prise en charge disponibles ?
Oui ! la dépression se soigne. La prise en charge peut se faire en hospitalisation ou en ambulatoire selon la sévérité des symptômes. Deux options existent. Quand la dépression est de forme légère à modérée, la psychothérapie seule peut suffire à traiter le patient. Mais si elle est sévère, on associera un traitement médicamenteux à la psychothérapie. Il faut dire que les médicaments utilisés pour le traitement de la dépression dont nous disposons dans notre pays sont généralement bien tolérés. Et les résultats pour ceux qui observent bien le traitement sont satisfaisants.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souffrent en silence ainsi qu'à leurs proches pour prévenir les drames liés à la dépression ?
Pour les jeunes qui souffrent, l'un des meilleurs conseils, c'est de ne pas négliger une souffrance psychologique. Il faut la reconnaître et savoir demander de l'aide. Nul n'est à l'abri de la dépression. Demander de l'aide n'est pas une faiblesse, mais au contraire, c'est faire preuve d'une meilleure connaissance de sa personne, de ses limites. C'est une maladie qui peut toucher tout le monde. Certes nous n'avons pas les mêmes fragilités, mais il ne faut pas s'enfermer dans des clichés du genre « c'est une maladie des Blancs, c'est une maladie des personnes faibles ». Chacun est spécifique. Il faut se faire aider car la dépression a des répercussions énormes sur l'individu, son entourage, son travail, ses études.
Pour l'entourage, soyez à l'écoute de vos jeunes pour identifier ceux qui souffrent en silence. Il faut les conduire le plus rapidement possible, en consultation. Plus la consultation se fait tôt mieux on prévient l'apparition des complications dont le suicide. N'attendez pas de venir voir les professionnels que nous sommes, à un stade avancé de la maladie.
Entretien réalisé par Dominique Muriel Ouédraogo
Lefaso.net
Le salaire est devenu l'un des visiteurs les plus étranges de notre quotidien. Il arrive avec beaucoup de bruit, reçoit un accueil chaleureux et disparaît avant même que son propriétaire n'ait eu le temps de lui offrir un verre d'eau. Il passe juste dire bonjour.
Le premier jour du mois, le salarié consulte son compte bancaire avec la fierté d'un Songhaï recevant des ambassadeurs. Pendant quelques heures, il se sent riche. Il salue le vigile avec un sourire inhabituel, promet un petit geste au chauffeur et ose même regarder le menu d'un restaurant sans commencer par la colonne des prix.
Il imagine quelques projets comme acheter de nouvelles chaussures, remplacer le ventilateur qui tousse depuis plusieurs mois ou, dans un moment d'optimisme, commencer enfin à épargner.
Mais le salaire a d'autres plans. À peine arrivé, il est accueilli par une longue file d'attente. Le loyer prend sa part. La facture d'électricité réclame la sienne. L'eau refuse d'être oubliée. Le carburant, le crédit téléphonique et le commerçant du quartier se présentent à leur tour.
Au Burkina Faso, le salarié prévoit même souvent les imprévus des autres. Dès que le virement tombe, un mystérieux signal semble être envoyé à toute la famille. Une tante du village a soudainement besoin d'argent pour ses ordonnances. Un cousin entrepreneur a trouvé une opportunité exceptionnelle qui nécessite une petite avance. Quant au grand frère, il ne demande rien, mais son silence vaut parfois une facture.
Refuser d'aider peut être risqué. On s'expose à des reproches ou à une réunion familiale destinée à discuter de son supposé manque de solidarité. Pendant ce temps, le salaire fond à vue d'œil. En moins de quarante-huit heures, il ressemble au crâne dégarni d'un vieux édenté de Garango. Le salarié tente alors une opération de sauvetage. Il ouvre un cahier et se transforme en Abdon Atangana, avec ses gros calculs.
Malheureusement, les dépenses imprévues arrivent toujours plus vite que prévu. Une panne de moto, une cérémonie familiale ou un ami en difficulté. À partir du 10 du mois, le salaire est officiellement porté disparu.
Commence alors la période de résistance. Les invitations aux mariages et aux baptêmes prennent soudain une autre dimension. Recevoir un faire-part le 15 du mois ressemble parfois à une mauvaise nouvelle. Entre le tissu uniforme et l'enveloppe de contribution, la note devient vite salée.
La vraie question n'est peut être pas de savoir où part l'argent. Elle est plutôt de comprendre pourquoi on continue, chaque mois, à être surpris par une histoire qui se répète toujours de la même façon. Les livres de développement personnel affirment que la richesse est avant tout un état d'esprit. C'est vrai pour leurs auteurs, qui s'enrichissent en vendant ce conseil.
Les jeunes influenceurs spécialistes de la liberté financière ont fait fortune en expliquant aux autres comment faire fortune, sans jamais l'avoir faite autrement.
Une pensée particulière pour tous ces jeunes salariés burkinabè qui continuent de travailler dans des entreprises accusant parfois plus de trois mois d'arriérés de salaire. Malgré les difficultés, ils avancent en silence. Avec dignité.
Fredo Bassolé
Lefaso.net
Après la première édition (juillet-août 2025) tenue sous l'égide de l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso aux USA, général Kassoum Coulibaly, place à l'acte 2 de « Wendok Soccer Tournament » (du 5 juillet au 2 août 2026) ; une compétition sportive entre les communautés africaines résidant au Nebraska, État du centre des USA. L'initiative est du jeune Burkinabè Julien Koala, assistant en chirurgie et promoteur de marque de sport.
Cette année, ce sont huit équipes, représentant huit communautés, qui rivalisent pour le trophée, confie le promoteur, Julien Koala. Il s'agit, cite-t-il, de l'ABN FC du Burkina, Team USA, Bana Mboka du Congo, Omaha Elites, Nebgam de la Gambie, 9JA FC du Nigeria, le Soudan et le Sud-Soudan. « Nous avons deux groupes de quatre équipes, et chaque équipe va disputer trois matchs et les deux meilleures de chaque groupe iront directement en demi-finales. On aura ensuite un match pour la 3ᵉ place et la finale qui va départager les deux finalistes, le 2 août prochain », déroule le promoteur, Julien Koala, avant de rappeler que cette initiative entre communautés africaines vise à, de façon générale, promouvoir l'esprit et des valeurs panafricains.
De façon spécifique, poursuit M. Koala, il s'agit de promouvoir l'image du Burkina Faso à l'international, par le leadership de réunir des équipes de plusieurs nationalités et en mettant en valeur la culture, les couleurs et les talents burkinabè auprès d'un public international. « Les autorités burkinabè considèrent de plus en plus le sport comme un levier de croissance économique, notamment grâce aux compétitions, aux partenariats et aux infrastructures. Le tournoi peut devenir une plateforme d'échanges culturels, éducatifs, économiques et sportifs. Aussi, il peut renforcer les liens de la diaspora burkinabè aux États-Unis, car le sport favorise son unité et facilite son engagement dans des projets de développement pour son pays d'origine. Cette logique est d'ailleurs encouragée par les initiatives officielles de mobilisation de la diaspora burkinabè. C'est dire donc que nous voulons créer des opportunités pour les jeunes sportifs, et ce tournoi peut servir de plateforme de détection de talents et ouvrir des passerelles entre des joueurs burkinabè et des clubs ou universités américains », motive Julien Koala, pour qui, en réunissant entrepreneurs, sponsors et leaders communautaires, le tournoi favorise un réseautage susceptible de déboucher sur des investissements dans le sport, l'éducation ou dans bien d'autres domaines d'entrepreneuriat au Burkina Faso.
Michael Bayala, parrain de la 2è édition de Wendok Soccer TournamentC'est pourquoi M. Koala et ses collaborateurs disent avoir suscité, à côté du volet sport, des idées de fora d'affaires, d'expositions, de rencontres B2B, afin d'encourager les investissements au Burkina Faso et, partant, d'encourager l'entreprenariat.
Julien Koala et son staff rêvent donc grand, notamment en devenant le plus grand tournoi de la diaspora burkinabè en Amérique du Nord. « Cela pourrait attirer, chaque année, davantage d'équipes des États-Unis, du Canada et d'autres pays, faisant du Nebraska un rendez-vous incontournable pour la communauté burkinabè. Ça va donc servir de plateforme de diplomatie sportive, en réunissant des joueurs, des chefs d'entreprise, des représentants diplomatiques et des responsables communautaires. C'est très important, car le sport est reconnu comme un outil efficace de coopération internationale et de rapprochement entre les peuples », projettent-ils.
Le promoteur Julien Koala (à droite), remettant un maillot au secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Yirigouin Hermann Toé.La présente édition est placée sous le patronage du suppléant du délégué du Haut conseil des Burkinabè de l'extérieur HCBE-Zone E, Moussa Guira, et le parrainage de Michaël Bayala, homme d'affaires résidant au Nebraska. Tous ont salué cette initiative portée par des jeunes de la diaspora burkinabè et souhaité qu'elle se consolide pour le rayonnement et l'image du Burkina Faso à l'international.
Moussa Guira, suppléant du Délégué du Haut Conseil des Burkinabè de l'Extérieur Zone E des Etats-Unis, Patron de la 2è édition.Le lancement de cette deuxième édition de « Wendok Soccer Tournament » a été une occasion pour les organisateurs d'exprimer, une fois de plus, leur solidarité à la mère-patrie dans la lutte qu'elle mène depuis une décennie maintenant et de prier pour un retour rapide à la sécurité.
O.L.
Lefaso.net
La cérémonie de présentation au drapeau du contingent 2025 des forces armées nationales a eu lieu ce lundi 13 juillet 2026 au camp Ouézzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso. Ce contingent mixte est composé de Militaires du rang (MDR) techniciens et de titulaires du BEPC. Présidée par le chef d'état-major de l'armée de terre, le colonel Hamed Hermann Rouamba, cette cérémonie marque l'entrée officielle de 1 520 nouvelles recrues dans les rangs de l'armée burkinabè.
La cérémonie de présentation au drapeau a été rythmée par plusieurs temps forts, notamment le cérémonial de la présentation au drapeau, la remise des épaulettes aux stagiaires, des démonstrations tactiques ainsi qu'une parade militaire qui a suscité l'admiration d'un public venu nombreux. Le commandant du Groupement d'instruction des forces armées (GIFA), le chef de bataillon Honoré Palm, a rappelé que cette cérémonie consacre l'aboutissement de cinq mois de formation militaire initiale au profit de jeunes engagés recrutés dans le cadre du statut de militaires du rang.
Une vue des officiels présents à cette cérémonie de présentation au drapeauLe contingent est composé de 1 520 recrues, dont 766 militaires du rang techniciens, formés au GIFA de Bobo-Dioulasso, et 754 militaires du rang titulaires du BEPC, formés au 22e Régiment d'infanterie commando de Gaoua avant de rejoindre le GIFA pour deux semaines de cohésion et de consolidation des acquis. Selon le commandant Palm, les soldats techniciens sont majoritairement issus de filières professionnelles telles que la mécanique automobile et moto, l'électricité, la maçonnerie, l'électrotechnique, la comptabilité ou encore la conduite d'engins. Ils comprennent 585 hommes et 181 femmes. Quant aux recrues titulaires du BEPC, elles sont composées de 734 hommes et 20 femmes.
Les forces armées nationales accueillent un nouveau contingent de spécialistesRépondre aux défis sécuritaires du Burkina Faso
Le chef du GIFA a expliqué que ce recrutement répond à un besoin stratégique des forces armées nationales d'accroître leurs capacités opérationnelles dans le contexte de la lutte contre le terrorisme. Au-delà des missions de combat, ces militaires renforceront les capacités de l'armée dans des domaines essentiels tels que la maintenance des équipements, la logistique, le génie militaire, le renseignement et l'appui au commandement.
Durant leur formation, les recrues ont été soumises à un programme intensif comprenant l'entraînement physique militaire et sportif, le combat classique et motorisé, le tir de combat, le maniement des armes individuelles et collectives, les techniques d'intervention opérationnelle rapprochée, les actions immédiates, les opérations particulières ainsi que la sensibilisation aux engins explosifs improvisés. « Ces jeunes recrues ont été façonnées par la discipline, la rigueur et la rusticité. Elles ont démontré leur résilience et leur vocation pour le métier des armes », a laissé entendre le commandant du GIFA.
Le commandant du Groupement d'instruction des forces armées, le chef de bataillon Honoré PalmS'adressant aux futurs soldats, le chef de bataillon Honoré Palm les a exhortés à demeurer fidèles aux valeurs fondamentales de l'institution militaire. Il les a invités à faire de l'obéissance, du courage, de l'honneur, de la discipline et du sens du devoir les piliers de leur carrière. Rappelant la devise de l'armée de terre, « Le sacrifice pour la patrie », il les a encouragés à mettre leurs compétences techniques au service de la reconquête du territoire national.
La grande parade militaire qui a suscité l'admiration d'un public venu nombreuxLe chef d'état-major place de grands espoirs en cette promotion
Présidant la cérémonie, le chef d'état-major de l'armée de terre, le colonel Hamed Hermann Rouamba, a d'abord rendu un hommage aux soldats tombés sur le champ d'honneur ainsi qu'aux blessés des opérations militaires. Il a salué l'arrivée de ces 1 520 nouveaux soldats, estimant qu'ils viennent renforcer de manière significative les capacités des forces armées nationales. « Nos attentes vis-à-vis de ces soldats sont nombreuses : l'obéissance, la loyauté et la gloire. Nous avons besoin de cette gloire pour reconquérir notre territoire national », a-t-il indiqué.
Le cérémonial de la présentation au drapeau du contingent 2025Selon lui, les profils spécialisés de cette promotion permettront d'apporter un appui indispensable aux unités engagées sur le terrain. Chacun, a-t-il indiqué, contribuera à sa manière au bon déroulement des opérations militaires. Le chef d'état-major a également rappelé que cette sortie s'inscrit dans la dynamique des recrutements massifs engagés ces dernières années afin de renforcer les effectifs des forces armées nationales face aux défis sécuritaires.
La remise officielle des épaulettes aux stagiairesAu regard de la qualité des démonstrations observées lors de la cérémonie et du niveau de formation dispensé, il s'est dit confiant quant aux performances futures de ces soldats sur le théâtre des opérations.
Présidant la cérémonie, le chef d'état-major de l'armée de terre, le colonel Hamed Hermann Rouamba, a salué l'arrivée de ces 1 520 nouveaux soldats« Nous sommes prêts à défendre la patrie »
Au nom des recrues, le soldat de deuxième classe Simon Sawadogo a fait savoir que cette formation restera marquée par des moments exigeants, notamment les réveils matinaux, les manœuvres nocturnes ainsi que les exercices d'endurance en terrain difficile. Pour lui, la présentation au drapeau constitue bien plus qu'une cérémonie protocolaire : elle représente l'engagement solennel des nouvelles recrues envers la nation. « Nous nous engageons à défendre la nation et à participer à la reconquête de notre territoire », a-t-il affirmé avec détermination.
Pour le soldat de deuxième classe Simon Sawadogo, la présentation au drapeau constitue bien plus qu'une cérémonie protocolairePar cette cérémonie, les forces armées nationales enregistrent ainsi l'arrivée de 1 520 nouveaux soldats spécialisés, appelés à mettre leurs compétences techniques et militaires au service de la défense de l'intégrité territoriale et de la restauration de la paix au Burkina Faso.
Romuald Dofini
Lefaso.net
En prélude à la rencontre Gouvernement-Secteur privé, les concertations sectorielles public-privé ont été officiellement lancées ce lundi 13 juillet 2026. Prévues jusqu'au 15 juillet, elles réunissent les représentants de l'administration publique, du secteur privé, de la société civile et des services techniques autour de six groupes thématiques qui vont examiner les préoccupations du monde des affaires en vue de proposer des solutions durables.
Les présentes concertations sectorielles font suite aux concertations régionales organisées du 11 au 25 mai 2026 dans les différentes régions du Burkina Faso. Venu représenter le ministre en charge du commerce et de l'industrie, le ministre de l'énergie, des mines et des carrières, Yacouba Zabré Gouba, a indiqué que ces assises ont pour objectif principal d'examiner les préoccupations qui n'ont pas reçu de réponses satisfaisantes lors des rencontres régionales. Elles doivent également permettre d'analyser les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques dans leurs secteurs respectifs et de dégager des recommandations susceptibles d'améliorer durablement le climat des affaires.
Vue des participants« Les préoccupations et recommandations recueillies lors des concertations régionales serviront de base de réflexion pour la poursuite des réformes en faveur de l'amélioration du climat des affaires », a-t-il souligné.
Durant trois jours, les participants se pencheront sur douze thématiques regroupées en six groupes de concertation. Le premier groupe à entamer les concentrations est intitulé Innovation et industrialisation, artisanat, lutte contre la fraude et la contrefaçon et autres pratiques illégales, promotion de la qualité.
Parmi les principales préoccupations évoquées par les acteurs du secteur privé figurent l'industrialisation, la transformation locale des matières premières, la disponibilité d'espaces pour l'implantation des unités de production ainsi que diverses problématiques propres aux différents secteurs d'activité.
Les concertations se tiennent sur le thème « Civisme économique et engagement patriotique : rôle du secteur privé dans le processus de refondation de l'État ». Un thème qui, selon le ministre Yacouba Zabré Gouba, revêt une importance particulière dans le contexte de la Révolution progressiste et populaire. « Nous voulons un secteur privé nouveau, un secteur privé qui participe aux côtés de l'État au processus d'industrialisation du pays, à la lutte contre la fraude, à la promotion de la traçabilité et au civisme fiscal », a-t-il affirmé.
Le thème central est décliné en deux sous-thèmes. Le premier porte sur le civisme, l'engagement patriotique et leurs implications dans la conduite des affaires, notamment en matière d'éthique fiscale, de lutte contre la fraude, de promotion de la traçabilité et de participation citoyenne. Le second s'intéresse aux leviers, dispositifs réglementaires et mécanismes institutionnels permettant de renforcer la culture du civisme économique dans le cadre de la Révolution progressiste et populaire.
Zanga Seydou Sessouma, le deuxième vice-président de la délégation spéciale de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso,Présent à la cérémonie d'ouverture, le deuxième vice-président de la délégation spéciale de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso, Zanga Seydou Sessouma, a salué la tenue régulière des concertations entre le gouvernement et le secteur privé. De son avis, les concertations sectorielles offrent l'opportunité de poursuivre l'examen des préoccupations qui n'ont pas trouvé de solutions au niveau régional avant leur transmission à la rencontre nationale. Il a également insisté sur la responsabilité du secteur privé dans l'accompagnement des réformes engagées par les autorités. « Nous devons être aux côtés de l'État pour l'accompagner dans ses différentes réformes afin d'atteindre la souveraineté économique », a-t-il déclaré.
Armelle Ouédraogo/Wassila Rouamba (stagiaire)
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L'Eglise-Famille, après cent ans d'existence, se doit d'œuvrer davantage à son auto-prise en charge. Dans cette optique, l'appel des Evêques du Burkina Faso du 28 février 1998 a été sans équivoque : « …il est certainement temps que nous donnions davantage des signes de maturité et d'auto-prise en charge. L'évangélisation et le développement ne peuvent plus continuer chez nous, en comptant d'abord sur les moyens d'autrui…C'est ensemble dans la solidarité et au nom de notre dignité que nous pouvons et devons relever le défi ».
C'est donc dans cette perspective que l'Eglise Famille de Ouagadougou a initié la mise en place d'une institution de microfinance au profit de la communauté du ressort territorial de l'Archidiocèse de Ouagadougou dénommée la Coopérative Diocésaine d'Epargne et de Crédit de Ouagadougou (CODEC-Ouaga), institution mutualiste créée en 2007.
A ce jour, sept (07) diocèses sur les treize (13) en disposent. Ainsi, chaque CODEC est indépendante et jouit donc d'une autonomie de gestion et de fonctionnement.
La mission institutionnelle de la CODEC-Ouaga vise à promouvoir le développement économique et l'auto-prise en charge de la communauté catholique et de tous ses membres selon l'esprit de l'Evangile.
La CODEC-Ouaga totalise neuf (10) agences (SIEGE, GOUNGHIN, CISSIN, GUILOUNGOU (ZINIARE), WAYALGHIN, TAMPOUY, PATTE D'OIE, SAABA, TENGANDOGO ET KOUBRI). La dixième agence a été ouverte le 04 mai 2026.
La CODEC-Ouaga est classée parmi les institutions de microfinance de grande taille régie par l'article 44 de la loi n°023/2009 du 14 Mai 2009 portant réglementation des Systèmes Financiers Décentralisés au Burkina Faso (actuel article 70 de la loi 001/2025 du 13 Février 2025 portant réglementation de la microfinance au Burkina Faso). En sus, elle est affiliée à l'Association Professionnelle des Institutions de Microfinances du Burkina Faso (APIM-BF).
Selon le rapport 2024 d'analyses des performances financières et sociales des membres de l'APIM-BF, publié le 21 décembre 2024, sur 120 institutions de microfinances, la CODEC-Ouaga occupe la troisième (3ème) place en termes d'encours d'épargne avec 26,285 milliards de FCFA et la cinquième (5ème) place en termes d'encours de crédit de 23,580 milliards de FCFA.
Le nombre de membres est passé de 31 933 en 2024 à 36 141 au 31 décembre 2025, soit un taux de variation de 13,18%.
Cette croissance est le reflet à la fois de l'adaptabilité de nos produits et services et de la confiance que nous témoignent nos membres consolidant ainsi les acquis en matière d'inclusion sociale et financière.
L'encours d'épargne a augmenté de plus de 31,83%, passant de 26,285 milliards FCFA en 2024 à 34,651 milliards FCFA en 2025.
L'encours de crédit a évolué de 23,580 milliards FCFA en 2024 à 32,947 milliards FCFA en 2025, soit un accroissement de plus de 39,72%.
Nonobstant ces résultats engrangés, la CODEC-Ouaga, à l'instar des autres institutions financières, fait face à des crédits impayés. Des efforts se poursuivent et se conjuguent au quotidien afin de renforcer le dispositif de gestion des risques et d'accentuer le processus de recouvrement en vue de réduire considérablement les impayés et d'améliorer les ratios.
Le total bilan au 31/12/2025 est de 44,55 milliards contre 32,77 milliards au 31/12/2024,
confirmant la rentabilité économique continue de la CODEC-Ouaga.
Les fonds propres et Assimilés s'élèvent à 7,391 milliards au 31 décembre 2025 et représentent 16,59% du total bilan ; ce qui renforce la capacité financière de l'institution à accompagner davantage ses membres.
Au 31/12/2025 la coopérative présente un résultat excédentaire de 1,740 milliards de FCFA, contre 914 ,100 millions de FCFA à la même période de l'année 2024.
Il faut noter que le Commissariat Aux Comptes (CAC) a certifié sans réserve les comptes de la CODEC-Ouaga exercice 2025. Cette certification des comptes sans réserve date depuis 2019.
Ce résultat est le fruit des efforts conjugués de tous les acteurs (membres, personnels, dirigeants, Etat, partenaires technique et financiers).
CODEC-OUAGA :« Lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes »
La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Léo a vidé, ce mercredi 8 juillet 2026, le dossier mettant en cause quatre personnes, parmi lesquelles trois Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), poursuivies pour des faits de meurtre, de complicité de meurtre et de recel de cadavres. Au terme des débats, le principal mis en cause, identifié par les initiales S.I., a été condamné à une peine de 11 ans d'emprisonnement ferme.
Les faits trouvent leur origine en juin 2024 dans une forêt située à proximité de la commune de Silly. Deux jeunes hommes, K.A. et K.G., partis à la recherche de leurs bœufs disparus, avaient cessé de donner de leurs nouvelles. Après trois jours de recherches infructueuses, leurs proches avaient fini par découvrir qu'ils avaient été exécutés avant d'être enterrés.
Au cours des audiences, les déclarations des différents prévenus ont permis de retracer les circonstances du drame. Il est ressorti des témoignages que les deux victimes avaient été interceptées dans la forêt de Névry par un groupe de VDP de cette localité, qui les soupçonnaient d'appartenir à un groupe terroriste à la suite d'informations faisant état d'une attaque imminente dans la zone.
Les deux jeunes avaient pourtant expliqué aux VDP qu'ils étaient originaires d'un village voisin et qu'ils étaient simplement à la recherche de leurs animaux égarés.
Estimant ces explications insuffisantes, les VDP avaient décidé de les conduire au commissariat de police de Silly afin de poursuivre les vérifications. En chemin, ils avaient croisé S.I. et S.L., deux VDP de Silly qui se rendaient dans leurs champs avec leurs armes de dotation.
Selon les débats, S.I. aurait alors affirmé que les deux hommes étaient « très dangereux » et persuadé les autres VDP de renoncer à les remettre aux forces de police, soutenant que les personnes interpellées étaient souvent relâchées.
À la barre, S.I. a reconnu que pendant les échanges portant sur l'opportunité de conduire les deux suspects au commissariat de Silly, son collègue S.L. s'était éloigné du groupe. Il a également admis qu'après une décision prise collectivement d'exécuter les deux jeunes, il avait été le seul à faire usage de son arme contre eux.
Le condamné a indiqué avoir éprouvé des regrets après les faits. De son côté, N.K., présenté comme chef de mission, a reconnu avoir participé à l'interpellation ainsi qu'au premier interrogatoire des victimes, tout en affirmant avoir été surpris lorsque S.I. a ouvert le feu.
Pour sa part, N.B., chef de son village, a déclaré avoir procédé à l'inhumation des deux corps trois jours après les faits, à la demande de N.K., sans en informer les autorités compétentes.
Également poursuivi dans cette affaire, S.L. a rejeté toute implication. Il a soutenu s'être tenu à l'écart au moment des faits et a affirmé avoir été profondément choqué en apprenant que son binôme S.I. avait exécuté les deux jeunes hommes.
Dans son réquisitoire, le Procureur du Faso a d'abord rendu hommage au rôle des VDP dans la lutte pour le rétablissement de la sécurité au Burkina Faso, en particulier dans la province de la Sissili. Il a cependant regretté que certains comportements isolés viennent porter atteinte à l'image des forces engagées sur le terrain.
Considérant que la responsabilité de S.I., N.K. et N.B. était établie, le ministère public avait requis une peine de 20 ans de prison ferme contre S.I., 15 ans de prison ferme contre N.K. ainsi qu'une peine de 18 mois de prison avec sursis assortie d'une amende de 300 000 FCFA contre N.B. Il avait en revanche demandé la relaxe de S.L. au bénéfice du doute.
La défense, qui a reconnu la culpabilité de S.I., a néanmoins sollicité la clémence du Tribunal en invoquant plusieurs circonstances atténuantes. L'avocat a notamment insisté sur le contexte sécuritaire particulièrement tendu, dans lequel toute personne peut être considérée comme suspecte, le manque de formation des VDP, l'absence d'un cadre juridique suffisamment précis concernant la prise en charge des personnes soupçonnées de complicité avec des groupes terroristes, ainsi que les remords exprimés par son client.
Estimant qu'une sanction trop lourde pourrait affecter le moral des VDP et des Forces de défense et de sécurité (FDS), la défense a demandé que la peine soit ramenée entre cinq et dix ans d'emprisonnement, en s'appuyant sur les dispositions de l'article 217-4 du Code pénal.
Constituée par les frères des deux victimes, la partie civile a réclamé un milliard de francs CFA en guise de réparation pour le préjudice subi.
Après en avoir délibéré publiquement et contradictoirement en matière criminelle, la Chambre criminelle a déclaré S.I. coupable de meurtre et l'a condamné à 11 ans de prison ferme.
Concernant N.K., les juges ont requalifié les faits de complicité de meurtre en non-assistance à personne en danger avant de le reconnaître coupable de cette infraction.
Il a ainsi été condamné à 18 mois d'emprisonnement avec sursis ainsi qu'à une amende de 250 000 FCFA, également assortie du sursis. En revanche, S.L. et N.B. ont été relaxés, le tribunal estimant que les infractions qui leur étaient reprochées n'étaient pas constituées.
Cette dernière affaire inscrite au rôle des assises criminelles a également été l'occasion pour le président du Tribunal, François Kaboré, de féliciter l'ensemble de ses collaborateurs pour leur engagement depuis janvier 2026. Il a salué les efforts consentis, qui ont permis, selon lui, d'obtenir des résultats satisfaisants.
Le président du Tribunal a enfin remercié le public pour l'intérêt manifesté à l'égard de ces audiences, qu'il a qualifiées de pédagogiques.
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Source : AIB
À la veille de l'ouverture du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA), les organisateurs ont remis, ce lundi 13 juillet 2026, un important lot de matériel informatique à l'agence Faso Mêbo. Ce geste, qualifié d'acte patriotique, vise à renforcer les capacités opérationnelles de la structure tout en illustrant l'engagement des acteurs du numérique en faveur du développement du Burkina Faso.
Les organisateurs de la quatrième édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA) ont procédé à la remise d'un lot de matériel informatique à l'Agence Faso Mêbo. Ce don intervient à la veille de l'ouverture officielle du salon, prévue les 14 et 15 juillet à l'hôtel Silmandé autour du thème : « Refonder l'économie numérique au sein de l'UEMOA : intelligence artificielle, fintech et finance inclusive. »
Le président du comité d'organisation du SIPEN-UEMOA 2026, Évariste Tassembédo, remettant symboliquement le don de matériel informatique à l'agence Faso Mêbo.Selon le président de la Fédération des acteurs du numérique du Burkina Faso (FED Numérique) et président du comité d'organisation du SIPEN-UEMOA 2026, Évariste Tassembédo, cette initiative traduit l'engagement des acteurs du numérique des huit pays de l'UEMOA à accompagner les efforts de développement du Burkina Faso.
« Ce don s'inscrit dans un acte patriotique. Avec l'ensemble des délégations présentes au Burkina Faso, notamment celles des sept autres pays de l'UEMOA, nous avons décidé d'offrir ce matériel informatique afin de témoigner notre soutien aux initiatives de développement engagées par les autorités », a-t-il déclaré.
Le président du comité d'organisation du SIPEN-UEMOA 2026 a réaffirmé l'engagement des professionnels du numérique à accompagner les initiatives nationales de développement.Le matériel remis est composé d'imprimantes multifonctions, d'onduleurs, d'un système de gestion du temps de présence, d'un dispositif de visioconférence ainsi que de kits de communication (oreillettes et dispositifs mains libres). Ces équipements permettront d'améliorer les conditions de travail des équipes de l'Agence Faso Mêbo, de renforcer le suivi des activités, la gestion des ressources humaines, la communication interne ainsi que la production de statistiques fiables.
Le matériel remis comprend notamment des imprimantes multifonctions, des onduleurs, un système de visioconférence, un dispositif de gestion du temps et des kits de communication.Pour Évariste Tassembedo, le choix d'offrir du matériel informatique répond à la volonté d'accompagner l'agence dans la modernisation de ses méthodes de travail, en complément des appuis déjà apportés à travers d'autres initiatives nationales.
Le SIPEN-UEMOA est le Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA. Organisée cette année à Ouagadougou, cette quatrième édition est coorganisée par le ROP-TIC et la FED Numérique, avec l'appui du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques, de la Commission de l'UEMOA, du BOAD, du COGEF et de l'ARCEP.
Les responsables du SIPEN-UEMOA ont travaillé aux côtés des équipes de Faso MêboLe salon réunira des décideurs publics, des experts, des entreprises et des partenaires techniques autour des enjeux du numérique. Plus de quarante exposants présenteront leurs innovations, tandis que plusieurs panels porteront notamment sur l'intelligence artificielle, la finance inclusive, la gouvernance numérique et les politiques publiques en matière de transformation digitale.
À travers ce geste, les acteurs du numérique de l'UEMOA réaffirment leur engagement en faveur du développement et de la modernisation des services publics au Burkina Faso.À travers ce don à l'agence Faso Mêbo, les organisateurs entendent démontrer que le numérique constitue un levier concret au service de la modernisation de l'administration et du développement socio-économique.
Anita Mireille Zongo
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Dans le communiqué ci-après, la cellule d'orientation et de suivi du comité de coordination de la mise en oeuvre de l'immersion patriotique obligatoire, informe les bacheliers 2026 qu'ils sont tenus de se présenter sur leur site d'affectation le lundi 27 juillet 2026, à 8h. Le communiqué précise par ailleurs, les conditions à remplir pour les bacheliers 2025 n'ayant pas accompli l'immersion, ceux de nationalité étrangère entre autres.
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Le ministère de l'Enseignement de base, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales a adopté un arrêté portant réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d'éducation préscolaire et d'enseignement primaire. Ce texte, pris en application du décret du 3 juillet 2026 sur les frais de scolarité dans l'enseignement privé, définit les composantes des frais exigibles ainsi que les critères qui encadreront leur fixation.
Selon l'arrêté, les frais de scolarité comprennent les frais d'inscription, la carte scolaire, l'inscription à la bibliothèque et la contribution en rame de papier.
Leur montant sera déterminé en fonction de trois principaux critères que sont la zone d'implantation de l'établissement, le niveau d'investissement réalisé en infrastructures et équipements, ainsi que la qualité de l'offre éducative.
Les autorités prennent notamment en compte les conditions d'accueil, les équipements disponibles, la qualification des enseignants, les résultats scolaires, les effectifs par classe et l'enseignement de disciplines telles que les TIC, l'anglais ou les langues nationales.
Cette réglementation vise à harmoniser les pratiques tarifaires des établissements privés tout en encourageant l'amélioration de la qualité de l'enseignement.
Plus de détails dans l'arrêté ci-dessous.
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Source : Ministère en charge de l'Enseignement de base
La Police municipale de Ouagadougou est intervenue le 12 juillet 2026 dans une villa située au quartier Kouritenga, dans l'arrondissement n° 6, à la suite du signalement d'un citoyen. Selon les informations reçues, les lieux étaient utilisés par des jeunes pour des activités jugées contraires aux bonnes mœurs.
Les vérifications menées par les agents sur place ont permis de confirmer les faits rapportés. L'opération s'est soldée par l'interpellation de douze jeunes, âgés de 13 à 19 ans, dont huit garçons et quatre filles. Ils ont ensuite été conduits pour effectuer des travaux d'intérêt général.
Les parents des adolescents concernés ont été invités à se présenter auprès des services de la Police municipale. Au cours de cette rencontre, ils ont été informés des circonstances de l'interpellation et sensibilisés sur l'importance de leur rôle dans l'éducation, l'encadrement et le suivi de leurs enfants.
La Police municipale a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance envers les citoyens dont la vigilance et l'esprit de collaboration contribuent au maintien de l'ordre public, de la sécurité et à la préservation des bonnes mœurs. Elle exhorte enfin la population à continuer de signaler toute situation ou tout comportement susceptible de compromettre la tranquillité publique.
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Source : Page Facebook de la police municipale
Le football sud-africain est sous le choc après le décès de l'international Jayden Adams, survenu à l'âge de 25 ans. Alors que la police a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de sa mort, plusieurs médias dont RMC Sport, avancent l'hypothèse d'un suicide. Une information qui n'a toutefois pas été confirmée par les autorités.
Selon le média sus-cité, Jayden Adams traversait une période particulièrement difficile depuis le décès de sa grand-mère, survenu deux semaines plus tôt. Cette disparition l'avait profondément affecté. Au cours de la Coupe du monde 2026, le joueur avait lui-même confié combien cette perte avait été éprouvante, expliquant avoir disputé une rencontre internationale alors que son « cœur était au ciel » auprès de sa grand-mère.
Si plusieurs publications évoquent la possibilité qu'il ait mis fin à ses jours, cette hypothèse est du domaine des spéculations. Les autorités sud-africaines n'ont confirmé ni les circonstances ni la cause du décès, tandis que le ministre des Sports, Gayton McKenzie, a appelé le public et les médias à éviter toute spéculation et à respecter la douleur de la famille.
Natif du Cap, Jayden Adams était considéré comme l'un des plus grands espoirs du football sud-africain. Révélé à Stellenbosch FC, il avait rejoint Mamelodi Sundowns, avec lequel il avait remporté le championnat et la Ligue des champions de la CAF. International sud-africain, il venait de participer à la Coupe du monde 2026, où il avait pris part aux trois matches de la phase de groupes des Bafana Bafana.
Depuis l'annonce de sa disparition, les hommages affluent de toute l'Afrique du Sud. Clubs, dirigeants, anciens coéquipiers et supporters saluent la mémoire d'un joueur talentueux dont la disparition brutale laisse le football africain dans une profonde consternation. Les conclusions de l'enquête devraient permettre d'établir les circonstances exactes de ce drame.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
À l'approche de la dernière semaine de la Coupe du monde de la FIFA 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, la lutte pour le Soulier d'or demeure plus ouverte que jamais. Lionel Messi et Kylian Mbappé dominent actuellement le classement des buteurs avec huit réalisations chacun, tandis que les Anglais Harry Kane et Jude Bellingham restent en embuscade. À quelques rencontres de la finale, le suspense est total.
La Coupe du monde de la FIFA, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, aborde sa dernière semaine de compétition. Il ne reste plus que les demi-finales, prévues les 14 et 15 juillet, le match pour la troisième place, ainsi que la grande finale, programmée le 19 juillet prochain.
Si l'ambition des quatre sélections encore en lice – l'Argentine, tenante du titre, la France, vice-championne du monde, l'Espagne et l'Angleterre – est de soulever le prestigieux trophée, d'autres distinctions individuelles restent également très convoitées, notamment celle du meilleur buteur, récompensée par le Soulier d'or.
À ce stade de la compétition, cette distinction pourrait revenir à l'Argentin Lionel Messi, auteur de huit buts, ou au Français Kylian Mbappé, également crédité de huit réalisations. Mais les Anglais Harry Kane et Jude Bellingham, avec six buts chacun, restent en embuscade. Quant au Norvégien Erling Haaland, auteur de sept buts, il n'est plus en compétition. Une question demeure : qui sera le goléador de ce Mondial ?
Jude BellinghamLa course au Soulier d'or de cette Coupe du monde des Amériques 2026 s'annonce particulièrement disputée. Après quatre semaines de compétition, aucun joueur n'a réussi à creuser l'écart. Lionel Messi et Kylian Mbappé se livrent un véritable duel, avec huit réalisations chacun. Derrière eux, Harry Kane et Jude Bellingham entretiennent l'espoir grâce à leurs six buts.
Il ne reste désormais, au maximum, que deux rencontres à disputer pour chacun des prétendants : une demi-finale, puis soit la finale, soit le match de classement. Dans ces conditions, chaque but pourrait s'avérer décisif.
Décrocher le titre de meilleur buteur d'une Coupe du monde est loin d'être une tâche aisée. Les statistiques des dix dernières éditions en témoignent. Entre 1978 et 1998, soit durant six éditions consécutives, le meilleur réalisateur avait systématiquement terminé avec six buts. Il a fallu attendre 2002 pour voir le Brésilien Ronaldo porter ce total à huit réalisations.
Lors des éditions 2006 et 2010, le meilleur buteur s'est contenté de cinq buts. En 2014, le Colombien James Rodríguez a ramené le total à six réalisations. Ce chiffre a été de nouveau atteint lors du Mondial Russie 2018 grâce à Harry Kane. Enfin, à la Coupe du monde Qatar 2022, Kylian Mbappé a fait remonter la barre à huit buts.
Les lignes vont-elles encore bouger lors de cette Coupe du monde ? Parmi les quatre prétendants au Soulier d'or, qui aura le dernier mot ?
En attendant la grande finale, Lionel Messi disputera sa demi-finale face à l'Angleterre de Harry Kane et Jude Bellingham, deux de ses concurrents directs pour le Soulier d'or. De son côté, Kylian Mbappé sera opposé à l'Espagne. Les quatre attaquants poursuivront donc leur duel à distance, dans une lutte qui promet de tenir toutes ses promesses.
Le suspense reste entier pour l'attribution du Soulier d'or.
Barthélemy Kaboré (collaborateur)
Lefaso.net
Photos
Le monastère Saint-Benoît de Koubri, situé à la périphérie sud de Ouagadougou, a célébré, le samedi 11 juillet 2026, deux grands événements de la vie monastique : la profession solennelle du Frère Dasambwendé Samuel Kima et le jubilé d'argent du Frère Edmond Amos Zongo, marquant ses 25 années de profession monastique. Présidée par le nonce apostolique au Burkina Faso et au Niger, Mgr Éric Soviguidi, la célébration a été marquée par le recueillement, la joie et l'action de grâce.
À l'intérieur comme à l'extérieur de la chapelle du monastère Saint-Benoît de Koubri, fidèles, parents et proches sont venus nombreux accompagner la communauté monastique à l'occasion de la profession solennelle du Frère Dasambwendé Samuel Kima et du jubilé d'argent du Frère Edmond Amos Zongo, qui célébrait ses 25 années de profession monastique.
Assis entre ses parents, vêtu de sa tunique monastique et la tête rasée, le Frère Dasambwendé Samuel Kima a prononcé le « oui » de son engagement définitif dans la vie monastique. Sa réponse, « Me voici, Seigneur, puisque tu m'as appelé », a retenti dans la chapelle sous les acclamations de l'assemblée. Par ces mots, il a répondu officiellement à l'appel de Dieu en s'engageant pour la vie selon la règle de saint Benoît.
Le Frère Dasambwendé Samuel Kima a exprimé sa reconnaissance à la communauté monastique.Après avoir proclamé solennellement son engagement, il s'est tourné vers ses parents, qui l'avaient accompagné jusqu'à l'autel. En langue mooré, ceux-ci lui ont adressé leurs bénédictions avant que le président de la célébration eucharistique, Mgr Éric Soviguidi, nonce apostolique au Burkina Faso et au Niger, ne lui remette les insignes de sa profession.
Mgr Éric Soviguidi, nonce apostolique au Burkina Faso et au Niger.Le Frère Edmond Amos Zongo, pour sa part, a renouvelé ses engagements à l'occasion de ses 25 ans de profession monastique. Devant le représentant du Saint-Père, il a rendu grâce à Dieu pour ce quart de siècle de vie religieuse et a réaffirmé sa volonté de poursuivre fidèlement son cheminement spirituel. À l'instar du Frère Dasambwendé Samuel Kima, il a reçu les bénédictions de l'Église à travers son représentant.
Dans son homélie, Mgr Éric Soviguidi a exhorté les deux religieux à demeurer fidèles à leur vocation. « Demeurez fermes dans votre vocation, en cultivant la sagesse, la fidélité et les valeurs propres à la vie monastique », leur a-t-il lancé, rappelant que cette célébration était placée sous la protection de saint Benoît.
Le fondateur de l'ISCOM, Dr Cyriaque Paré, a invité les fidèles à rendre grâce à saint Benoît, saint patron de son établissement.Il les a invités à incarner pleinement l'esprit du fondateur de l'ordre bénédictin. « Vivez dans la Parole de Dieu, par la Parole, pour la Parole et selon la Parole », a-t-il déclaré, avant de souligner que, selon saint Benoît, l'écoute « n'est pas seulement une information, mais une disposition intérieure qui ouvre à une véritable relation ». « Servez Dieu de toute votre âme et servez votre prochain comme vous-mêmes », a conclu le nonce apostolique.
Le Frère Edmond Amos Zongo a célébré ses 25 ans de profession monastique.Les deux frères, ainsi que plusieurs autorités présentes, ont exprimé leur reconnaissance au nonce apostolique pour sa disponibilité et sa présence à cette célébration. « Je suis très heureux. Vingt-cinq ans, c'est un temps d'action de grâce, un temps d'abandon entre les mains de Dieu », a confié le Frère Edmond Amos Zongo.
Pour rappel, le 11 juillet correspond à la fête de saint Benoît, père du monachisme occidental.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
À la suite du rappel à Dieu de leur très chère
survenu le 30 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, ainsi que des obsèques tenues le 4 juillet 2026, la grande famille TRAORÉ et les familles alliées renouvellent leurs sincères remerciements à toutes les personnes qui, de près ou de loin, leur ont témoigné leur compassion, leur affection et leur solidarité en cette douloureuse circonstance.
Elles expriment leur profonde reconnaissance, tout particulièrement :
* au Révérend Père Curé de la Cathédrale de Bobo-Dioulasso, ainsi qu'à l'ensemble des prêtres du diocèse, pour leur accompagnement spirituel, leurs prières et leur disponibilité ;
* à la Chorale de la Chapelle Sainte Jeanne d'Arc de Colsama (Secteur 21), pour la qualité de l'animation liturgique et son précieux soutien ;
* au catéchiste de l'Église Notre-Dame de la Salette de Bobo-Dioulasso ;
* aux voisins, aux jeunes du Secteur 21, ainsi qu'à toutes les personnes qui se sont généreusement mobilisées pour l'organisation et le bon déroulement des obsèques.
Les familles adressent également leur gratitude à tous les parents, amis, collègues, connaissances, communautés religieuses, associations et à toutes les personnes qui, par leurs visites, leur présence, leurs messages de compassion, leurs prières, leurs encouragements, ainsi que leurs soutiens moral, matériel et financier, leur ont apporté réconfort et réconfort dans cette épreuve.
Qu'elles trouvent ici l'expression de la profonde reconnaissance des familles endeuillées.
Elles prient le Dieu Tout-Puissant, dans son infinie miséricorde, de combler chacun de Ses grâces, de bénir abondamment tous leurs bienfaiteurs et d'accorder à leur regrettée Madame Claire Hélène TRAORÉ le repos éternel dans la lumière de Son Royaume.
« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur… Oui, dit l'Esprit, qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. »
Apocalypse 14, 13.
Que son âme repose en paix.
Amen. ✝️
Les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 se sont achevés le dimanche 12 juillet. La France, l'Espagne, l'Angleterre et l'Argentine sont désormais les quatre nations encore en lice pour le sacre mondial. Tour d'horizon des demi-finales.
Les quatre nations les mieux classées au classement FIFA se retrouvent dans le dernier carré de la Coupe du monde 2026. La France, l'Espagne, l'Angleterre et l'Argentine nourrissent toutes l'ambition d'inscrire leur nom au palmarès de cette édition du Mondial.
Première équipe qualifiée pour les demi-finales, la France disputera une troisième demi-finale consécutive en Coupe du monde.
En quarts de finale, les Bleus ont éliminé le Maroc sur le score de 2 buts à 0. Ce succès a permis à Kylian Mbappé et à ses coéquipiers de rejoindre le dernier carré de la compétition. En six matches disputés dans ce Mondial, la France a signé six victoires et n'a encaissé que deux buts.
Championne du monde en 2018 et finaliste en 2022, l'équipe de France confirme son statut de prétendante au titre au regard des performances affichées depuis le début du tournoi. En cas de qualification face à l'Espagne, elle dispute une troisième finale consécutive de Coupe du monde.
Deuxième demi-finaliste, l'Espagne a validé son billet pour le dernier carré en éliminant la Belgique en quarts de finale.
Actuellement meilleure défense du tournoi avec seulement un seul but encaissé depuis le début de la compétition, la Roja figurait déjà parmi les favoris du mondial. Vainqueur de l'Euro 2024, l'Espagne confirme ses ambitions de soulever le trophée lors de la finale du mondial. Après la Coupe du monde 2010 remportée en Afrique du Sud, la Roja a désormais une chance de décrocher une deuxième étoile.
Lors de la demi-finale de l'Euro 2024, l'Espagne avait éliminé la France avant de remporter le trophée lors de la finale. Les deux équipes se retrouvent en demi-finale de coupe du monde ce mardi 14 juillet 2026 à 19h GMT dans un match qui s'annonce déjà très disputé au regard des enjeux.
Le troisième demi-finaliste est l'Angleterre. Victorieux de la Norvège après les prolongations en quarts de finale, les Three Lions retrouvent le dernier carré de la compétition, après leur demi-finale disputée lors du Mondial 2018. Face à l'Argentine, Jude Bellingham et ses coéquipiers tenteront de décrocher leur qualification pour la finale.
Finaliste malheureuse de l'Euro 2024 face à l'Espagne, l'Angleterre confirme sa montée en puissance sur la scène internationale. Après avoir terminé en tête de son groupe, elle a su écarter tous ses adversaires depuis les huitièmes de finale pour s'offrir une place parmi les quatre meilleures équipes du tournoi.
La quatrième équipe qualifiée pour les demi-finales est l'Argentine. Championne du monde en titre, l'Albiceleste ambitionne de conserver sa couronne. Qualifiée pour une troisième demi-finale lors des quatre dernières éditions de la Coupe du monde, la sélection argentine, emmenée par Lionel Messi, tentera de décrocher une deuxième finale consécutive.
Après avoir remporté deux Copa America d'affilée, Lionel Scaloni et ses joueurs espèrent poursuivre leur dynamique jusqu'au sacre mondial. Le match entre l'Angleterre et l'Argentine est prévu le mercredi 15 juillet 2026 à 19h GMT.
Les affiches des demi-finales promettent des confrontations de très haut niveau entre des sélections regorgeant de talents capables de faire basculer une rencontre à tout moment. Avec des effectifs riches et des collectifs bien rodés, les quatre demi-finalistes devraient offrir un spectacle à la hauteur des attentes.
La finale de la Coupe du monde 2026 se disputera le dimanche 19 juillet au MetLife Stadium, aux États-Unis, à 19 h GMT.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net
Le Président du Faso, président de la Confédération des États du Sahel (AES), le capitaine Ibrahim Traoré a reçu en audience, le vendredi 10 juillet 2026, les ministres chargés de la Défense des pays membres de l'AES.
Présents à Ouagadougou dans le cadre de la consolidation des capacités opérationnelles de la Force unifiée de l'AES, le général d'armée Salifou Mody, ministre d'État, ministre de la Défense nationale du Niger, le général de division Oumar Diarra, ministre délégué chargé de la Défense du Mali, accompagnés du général de division Célestin Simporé, ministre d'État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique du Burkina Faso, sont venus recueillir les orientations du président de la Confédération AES, le capitaine Ibrahim Traoré.
Selon le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique du Burkina Faso, cette rencontre de Ouagadougou permettra d'examiner les documents principaux pour le bon fonctionnement de la Force unifiée déjà fonctionnelle et de lui conférer un cadre juridique conformément à sa mission.
WYN-003-2026
WHAT YOU NEED SA, à travers son département GRH et développement des performances, recrute pour le compte d'une importante société de la place cinq (05) cadres (H/F) répartis comme suit :
Un spécialiste en finance, ou en économie, pour le poste de Directeur Général (1 poste) ;
Un ingénieur de conception en informatique pour le poste de Directeur Informatique (1 poste) ;
Un spécialiste en banque, ou en finance ; ou en comptabilité pour le poste de Directeur des Opérations (1 poste) ;
Un spécialiste en finance comptabilité pour le poste de Directeur Financier et Comptable (1 poste) ;
Un juriste pour le poste de Directeur Administratif et Juridique (1 poste) ;
Attention : Veuillez lire l'intégralité du communiqué avant de postuler !
A. DESCRIPTION DES POSTES A POURVOIR
1. SPECIALISTE EN FINANCE OU EN ECONOMIE POUR LE POSTE DE DIRECTEUR GENERAL
• Nombre de poste : 01
• Niveau d'études : être titulaire d'un diplôme de niveau BAC+5 en gestion, ou en finance, ou en économie, ou en organisation des entreprises ou tout autre diplôme jugé équivalent
• Expérience professionnelle :
– Justifier d'une expérience professionnelle d'au moins 05 années dans le domaine ;
– Avoir déjà participé à la gouvernance dans un poste similaire d'une Structure ou un projet les cinq (05) dernières années serait un atout ;
– Avoir deux (02) ans d'expérience à un poste de direction serait un atout ;
– Avoir une bonne maitrise en management des systèmes d'information des microfinances ou d'un centre de traitement des données serait un atout ;
– Avoir une expérience dans la promotion de solutions informatiques serait un atout ;
• Activités du poste :
– Assurer la direction générale et la représentation légale de l'organe de gestion de l'institution.
– Garantir la gestion technique, administrative, financière et budgétaire de l'institution, en qualité d'ordonnateur principal du budget.
– Préparer et exécuter les décisions du Conseil d'Administration, ainsi que signer les actes engageant l'institution.
– Définir les conditions de commercialisation des biens et services dans le respect des orientations fixées.
– Assurer la gestion des ressources humaines, notamment le recrutement, la nomination, l'évaluation et la révocation du personnel conformément à la réglementation.
– Prendre les mesures conservatoires nécessaires en cas d'urgence et en rendre compte au Conseil d'Administration.
– Définir et mettre en œuvre les politiques de gestion, notamment en matière de finances, de ressources humaines, d'organisation, d'investissements et de systèmes d'information.
– Assurer le suivi des projets, des partenariats et des accords de coopération avec les IMF, les partenaires nationaux, régionaux et internationaux.
• Lieu d'exercice : Ouagadougou
2. INGENIEUR DE CONCEPTION EN INFORMATIQUE POUR LE POSTE DE DIRECTEUR INFORMATIQUE
• Nombre de poste : 01
• Niveau d'études : être titulaire d'un diplôme de niveau BAC+5 en informatique option Génie logiciel ou tout autre diplôme jugé équivalent.
• Expérience professionnelle :
– Justifier d'une expérience professionnelle d'au moins 05 années d'expériences professionnelles dans le domaine ;
– Avoir déjà dirigé un service informatique ou un projet informatique ces cinq (05) dernières années ;
– Disposer de connaissances dans la conception des bases de données des applications ;
– Avoir une bonne maitrise en management du Système d'Information (SI) serait un atout ;
• Activités du poste :
– Définir et mettre en œuvre la stratégie informatique en cohérence avec les orientations de la Direction Générale.
– Assurer la disponibilité, la performance, la sécurité et l'évolution des systèmes d'information, des infrastructures et de la plateforme SIG Mutualisé.
– Piloter les projets informatiques, de la conception à la mise en production, en assurant le suivi des délais, des coûts et de la qualité.
– Analyser les besoins des IMF et des clients, concevoir des solutions adaptées et contribuer au développement de nouvelles offres de services.
– Superviser les équipes techniques, évaluer leurs performances, développer leurs compétences et mobiliser les consultants selon les besoins.
– Gérer les ressources techniques et financières de la direction, notamment l'élaboration et le suivi du budget.
– Garantir la sécurité des données, la continuité des services, la gestion des incidents et la mise en place de procédures de secours.
– Assurer la veille technologique et réglementaire afin de promouvoir l'innovation et le développement de nouveaux produits et services.
– Développer et entretenir les relations avec les partenaires technologiques et participer aux activités de développement commercial de l'institution.
– Élaborer et mettre à jour les procédures, normes et documentations techniques, tout en assurant le reporting et toute mission confiée par la Direction Générale.
• Lieu d'exercice : Ouagadougou
3. SPECIALISTE EN BANQUE OU EN FINANCE OU EN COMPTABILITE POUR LE POSTE DE DIRECTEUR DES OPERATIONS
• Nombre de poste : 01
• Niveau d'études : être titulaire d'un diplôme de niveau Bac +5 en banque, finance, comptabilité, Microfinance ou tout autre diplôme jugé équivalent
• Expérience professionnelle :
– Justifier d'une expérience professionnelle d'au moins 05 années d'expériences professionnelles dans le domaine ;
– Avoir déjà dirigé un service des opérations d'une institution de microfinance/banque ou un poste similaire ces cinq (05) dernières années ;
– Avoir une bonne maitrise du fonctionnement des institutions de microfinances serait un atout
• Activités du poste :
– Assurer la gestion opérationnelle de la structure en veillant à l'utilisation optimale des ressources et des budgets ;
– Développer et entretenir les relations avec les clients, les fournisseurs et les partenaires ;
– Mettre en œuvre les politiques, procédures et protocoles de sécurité, tout en garantissant leur application ;
– Veiller à la conformité des activités avec les exigences légales, réglementaires et les normes en vigueur ;
– Piloter la mise en œuvre des plans de croissance et de développement de la structure ;
– Superviser et évaluer les performances des équipes afin d'assurer l'atteinte des objectifs.
– Garantir la qualité des services et l'amélioration continue des opérations ;
– Assurer la maîtrise des risques, le contrôle des coûts et le bon fonctionnement global de l'institution ;
• Lieu d'exercice : Ouagadougou
4. SPECIALISTE EN FINANCE POUR LE POSTE DE DIRECTEUR FINANCIER ET COMPTABLE
• Nombre de poste : 01
• Niveau d'études : être titulaire d'un diplôme de niveau : Bac +5 en finance, comptabilité ou tout autre diplôme jugé équivalent
• Expérience professionnelle :
– Justifier d'une expérience professionnelle d'au moins cinq (05) d'expériences professionnelles dans le domaine
– Avoir occupé un poste similaire ces cinq (05) dernières années ;
– Avoir au moins cinq (05) années d'expérience dans l'élaboration des procédures et politiques de gestion financière et comptable ;
– Avoir au moins cinq (05) années d'expérience dans le management de l'administration et des finances d'une structure en lien avec les IMF ;
– Une bonne connaissance des systèmes financiers décentralisés dans l'espace UEMOA sera un atout ;
– Expérience indispensable dans la connaissance de logiciels comptables
• Activités du poste :
– Concevoir et mettre en œuvre la politique de gestion financière, budgétaire et patrimoniale de l'institution.
– Coordonner l'élaboration, l'exécution, le suivi et les révisions des budgets, ainsi que la programmation des investissements et des dépenses à moyen terme.
– Assurer la gestion de la trésorerie, des comptes bancaires, des déblocages de fonds, des engagements et des liquidations des dépenses.
– Veiller à la tenue de la comptabilité, à la conservation des pièces justificatives, à la gestion des biens et à la production des rapports financiers et statistiques.
– Superviser la planification, la passation, l'exécution et le suivi des marchés publics, y compris l'élaboration des dossiers, des contrats et des procès-verbaux.
– Garantir la conformité des opérations financières et des marchés publics avec la réglementation en vigueur.
– Produire les analyses financières nécessaires à la prise de décision et contribuer à l'amélioration de la gestion des ressources financières de l'institution.
• Lieu d'exercice : Ouagadougou
5. JURISTE POUR LE POSTE DE DIRECTEUR ADMINISTRATIF ET JURIDIQUE
• Nombre de poste : 01
• Niveau d'études : être titulaire d'un diplôme de niveau Bac +5 en droit, en gestion des ressources humaines ou tout autre diplôme jugé équivalent
• Expérience professionnelle :
– Justifier d'une expérience professionnelle moins cinq (05) années en qualité de juriste conseil, de RH ;
– Avoir occupé un poste similaire ces cinq (05) dernières années ;
– Avoir au moins cinq (05) années d'expérience dans l'élaboration des procédures et politiques de gestion des ressources humaines et de traitement des conventions avec les partenaires ;
– Avoir au moins cinq (05) années d'expérience dans le management du domaine juridique ;
– Maitriser la règlementation et la législation en matière de travail
– Une bonne connaissance des systèmes financiers décentralisés dans l'espace UEMOA sera un atout ;
• Activités du poste :
– Piloter les activités de gestion des ressources humaines, notamment le recrutement, l'intégration, la gestion des carrières, l'évaluation et l'administration du personnel.
– Assurer la gestion administrative du personnel, incluant les contrats de travail, les actes de carrière, les dossiers du personnel, la paie et les déclarations sociales.
– Élaborer et mettre en œuvre la politique de développement des compétences, le plan de formation et les dispositifs de motivation du personnel.
– Prévenir et gérer les relations sociales, les conflits de travail ainsi que les activités sociales du personnel.
– Élaborer les outils de gestion des ressources humaines, le bilan social et le budget des dépenses de personnel.
– Mettre en œuvre la politique d'hygiène, de santé et de sécurité au travail et organiser le suivi médical du personnel.
– Assurer la veille juridique, garantir la conformité aux dispositions légales et réglementaires et fournir un appui-conseil juridique à l'institution.
– Élaborer et suivre les conventions, protocoles et autres actes juridiques conclus avec les partenaires.
• Lieu d'exercice : Ouagadougou
B. CONDITIONS GENERALES
Les candidats aux différents postes doivent satisfaire aux conditions générales suivantes :
• Être de nationalité burkinabè, jouir de ses droits civiques et être physiquement apte pour les activités de terrain
• Être âgé de 18 ans au moins au 31 décembre 2026
• Avoir une bonne maîtrise de l'outil informatique
• Nature du contrat : Les candidats admis seront engagés en qualité de contractuel sous le régime d'un contrat à durée déterminée d'un an renouvelable.
C. COMPOSITION DU DOSSIER
• Une demande de candidature datée et signée adressée à Monsieur l'Administrateur Général de WHAT YOU NEED et précisant le poste à pourvoir
• Une lettre de motivation datée et signée adressée à Monsieur l'Administrateur Général de WHAT YOU NEED
• Un curriculum vitae détaillé, sincère, daté et signé assorti d'au moins un (01) nom de personnes de référence
• Une copie légalisée du ou des diplômes exigés
• Une copie légalisée de la Carte Nationale d'Identité Burkinabè ou du Passeport
• Une copie simple des documents justifiant l'expérience professionnelle
NB : Tout dossier incomplet sera rejeté
En cas d'admission les candidats devront fournir des pièces complémentaires suivantes :
• Le dossier physique de candidature
• Un certificat de nationalité burkinabè ;
• Un casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois.
D. DATE ET LIEU DE DEPOT DES DOSSIERS DE CANDIDATURE
• Période : Les dossiers de candidature sont reçus en un fichier PDF exclusivement en ligne à l'adresse : wynrecrutement9@gmail.com du lundi 13 juillet au dimanche 19 juillet 2026 à 23H59 en précisant en objet le titre du poste à pourvoir.
E. PROCEDURE DE RECRUTEMENT
• Présélection sur dossier
• Entretiens oraux et évaluation des habilités professionnelles
• Seuls les candidats présélectionnés à une précédente étape seront admis à subir l'étape suivante
• Toutefois, l'admission n'est définitive qu'après un contrôle approfondi.
F. INFORMATIONS IMPORTANTES
• Seul l'avis de recrutement publié par le cabinet fait foi
• Seuls les dossiers déposés au cours de la période et par le canal sus-indiqué seront reçus
• Les dossiers non conformes, les attestations d'admissibilité et les attestations de niveau ne seront pas pris en compte
• Les diplômes présentés feront l'objet de vérification de leur authenticité
• Les expériences ou formations non attestées ne seront pas prises en compte
• Le lieu et la date de déroulement des différentes épreuves seront communiqués à l'issue de chaque étape par les canaux de communication appropriés.
• Les candidats déclarés admis seront soumis à une période d'essai. Ils ne seront définitivement engagés que si la période d'essai est concluante.
G. RENSEIGNEMENTS
Pour toute information complémentaire, veuillez appeler le 25452460 du lundi au vendredi de 08h00 à 16h30
Aboubakari OUEDRAOGO
Administrateur Général