Faure Gnassingbé est réapparu ce 27 avril 2026 sur les écrans des Togolais dont certains ont eu la chance d’avoir de l’électricité dans leurs quartiers ou villes et ce, dans un discours totalement déconnecté de la réalité du pays. Dans sa trousse à blagues, il a sorti une série de cinq convictions, sautant du coq à l’âne. La dernière est que l’avenir du Togo se construira avec tous les Togolais. Et pourtant, Mme Marguerite GNAKADE, Jean Paul Omolou et plusieurs centaines de Togolais sont privés de liberté parce qu’ils ont osé critiquer le régime dont il est le chef de file.
Au début de cette année 2026, Faure Gnassingbé s’est présenté aux Togolais avec un triptyque qui est devenu le refrain de ses amis de la minorité RPT/UNIR : rassembler, protéger et transformer (RPT). Quatre mois après, le désormais « président du conseil des ministres » est de retour avec 5 convictions qu’il a annoncé aux Togolais.
Dans un enchevêtrement de mots comme souveraineté, résilience, solidité et d’expressions comme « l’indépendance n’est pas un acquis », « feuille de route », « le monde est dangereux » etc…, Faure Gnassingbé finit par conclure que « l’avenir du Togo se construira avec tous les Togolais… ».
Incroyable non ? On dirait quelqu’un que la situation du Togo et des Togolais préoccupe vraiment.
Même si en plus de 20 ans de pouvoir, l’héritier de feu Gal Gnassingbé Eyadéma a démontré aux Togolais que ses discours sont toujours aux antipodes de ses actions, cette sortie frôle le seuil du cynisme politique quand on observe le traitement que son régime inflige aux Togolaises et Togolais qui proposent une alternative à la mauvaise gouvernance qu’il incarne.
Avant d’en arriver à la répression violente et systématique de ces dernières années sur les opposants politiques, les membres de la société civile et autres simples citoyens qui expriment leur désaccord du système de gouvernance installé depuis 60 ans, il convient de s’interroger sur le sens que Faure Gnassingbé donne à l’expression « tous les Togolais ».
Car il est important de relever que ce ne sont pas les Togolais qui ont « supprimé l’élection du président de la République » au suffrage universel direct. Mais il s’agit plutôt d’une petite minorité qui a rédigé un texte et imposé sa volonté à tout un peuple qui, d’ailleurs, a exprimé sa désapprobation dans les rues. Plusieurs morts et des blessés à vie a été la réponse de Faure Gnassingbé et son régime.
Doit-on croire que pour des sujets fondamentaux de la République comme la Constitution, l’avis de « tous les Togolais » n’est pas nécessaire ? Ou encore que la 5ème République n’est pas celle de tous les Togolais ?
Par sa 5ème République, Faure Gnassingbé a démontré qu’il ne veut pas bâtir un Togo appartenant aux togolais.
Le règne sempiternel que Faure Gnassingbé instauré au Togo exclut avec certitude de nombreux Togolais. Lorsque l’ancienne ministre des Armées, Marguerite Gnakade a osé dénoncer les pratiques malsaines du régime Rpt/Unir, elle est jetée en prison. Et pourtant elle est une Togolaise !
Jean Paul Omolou et d’autres centaines de jeunes sont en train de mourir dans les prisons et lieux secrets de détention parce qu’ils ont voulu apporter leur pierre à la construction du pays. Et pourtant ce sont des Togolais !
Aziz Goma arrêté, torturés et emprisonné ou encore Grâce Koumayi et d’autres concitoyens ayant subi le même sort pour avoir exprimé publiquement leur opinion. Pourtant ce sont des Togolais ! Les milliers de Togolais poussés à l’exil par le régime de Faure Gnassingbé sont également des Togolais.
En déclarant que « l’avenir du Togo se construira avec tous les Togolais », mais en assassinant, jetant en prison ou envoyant en exil une majeure partie des Togolais dans le même temps, il est clair que Faure Gnassingbé est conscient qu’il sabote l’avenir du pays.
Ainsi entre sa soif du pouvoir et le véritable avenir du Togo, celui qui se fait appeler président du conseil a visiblement fait son choix. Le bilan catastrophique de ses 20 ans de règne en est la preuve irréfutable.
The post Togo- Avec Faure Gnassingbé, « l’avenir du Togo se construira avec tous les Togolais » jetés en prison, assassinés, envoyés en exil… appeared first on Togo Actualite - Premier site d'information du Togo.
Un drame s’est produit dans la soirée du lundi 27 avril 2026 à Kévé, dans le quartier Aŋɔ̃ve, semant la consternation au sein de la population.
D’après les informations publiées par Togoscoop, un homme identifié comme AHAWO Attitso, âgé de 45 ans et originaire de Dzolo Vodome, est soupçonné d’avoir poignardé à mort son ex-compagne ainsi que le frère de cette dernière.
Selon les premiers éléments rapportés, le suspect nourrissait des soupçons de tromperie à l’encontre de son ancienne compagne, ADEKPE Yvonne, couturière et mère de quatre enfants. La femme ne vivait plus avec lui et s’était installée au domicile familial.
Le drame est survenu aux environs de 19 heures. La victime se reposait sur une terrasse en compagnie de son frère, venu d’Agbelouvé. Le suspect aurait alors surgi avant de s’en prendre aux deux personnes à l’arme blanche. Le frère de la victime aurait été pris à tort pour un amant.
Grièvement blessées, les deux victimes ont été transportées d’urgence dans un centre de santé, mais elles n’ont pas survécu à leurs blessures.
Alertées, les forces de gendarmerie se sont rendues sur les lieux pour les premiers constats. Une opération de recherche a été engagée afin de retrouver le présumé auteur des faits, qui reste introuvable pour le moment.
Ce double homicide provoque une vive émotion à Kévé, où de nombreux habitants réclament que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
The post Togo/Drame à Kévé : un homme tue son ex-compagne et le frère de celle-ci appeared first on Togo Actualite - Premier site d'information du Togo.
À l’heure où le Togo célèbre ses 66 ans d’indépendance dans un climat politique toujours marqué par les tensions, les appels à une refondation du contrat social se multiplient. Parmi les propositions qui suscitent actuellement le débat figure celle d’une loi d’amnistie générale couvrant aussi bien les anciens régimes que les autorités actuelles et les opposants politiques, y compris les exilés.
Cette idée a été remise sur la table le 25 avril dernier lors d’un échange sur AfrowebTV par Dr Albert Kate, présenté comme leader d’opinion. Pour lui, une telle démarche pourrait constituer un levier essentiel afin de débloquer durablement la situation politique togolaise et ouvrir la voie à une véritable réconciliation nationale.
Selon Dr Kate, les blocages politiques qui traversent le pays depuis plusieurs décennies sont alimentés par une profonde méfiance entre les différents acteurs de la vie publique. Cette méfiance, estime-t-il, trouve ses racines aussi bien dans l’histoire politique du pays que dans les fractures identitaires et régionales héritées de la période coloniale.
Le long règne du général Gnassingbé Eyadéma, suivi de celui de Faure Gnassingbé, a cristallisé une opposition politique persistante. Dans ce contexte, toute perspective d’alternance ou de transition suscite régulièrement des inquiétudes, notamment chez les détenteurs du pouvoir qui redoutent d’éventuelles représailles politiques ou judiciaires.
Pour Dr Kate, une loi d’amnistie générale permettrait justement de créer un climat de confiance susceptible de rassurer toutes les parties prenantes.
« L’objectif n’est pas d’effacer le passé, mais de créer les conditions d’un avenir partagé », a-t-il expliqué au cours de l’émission.
L’idée serait donc de mettre en place un cadre politique dans lequel les anciens dignitaires, les responsables actuels du pouvoir, les opposants ainsi que les exilés politiques pourraient participer à un dialogue national sans crainte de poursuites ou de règlements de comptes.
Pour défendre sa proposition, Dr Albert Kate s’appuie sur plusieurs précédents africains, notamment le cas du Bénin. Le voisin de l’ouest est souvent présenté comme un exemple de transition politique négociée en Afrique francophone.
Sous la présidence de Mathieu Kérékou, la Conférence nationale des années 1990 avait permis une ouverture démocratique relativement pacifique et inclusive. Cette transition avait notamment favorisé l’intégration des différentes sensibilités politiques dans la gestion du pays.
Selon Dr Kate, le Togo pourrait s’inspirer de cette approche fondée sur le compromis politique et la cohabitation des forces antagonistes.
Il évoque également d’autres références historiques comme les accords d’Arusha pour le Rwanda ou encore les négociations qui avaient permis la fin de l’apartheid en Afrique du Sud.
Au-delà de l’amnistie, Dr Kate plaide pour une forme de cogestion politique temporaire entre les différentes forces du pays. Il estime qu’un accord politique historique nécessiterait des garanties mutuelles négociées en amont afin d’éviter l’échec de nouvelles discussions nationales.
« Les acteurs politiques togolais devraient dépasser leurs intérêts immédiats pour s’engager dans une cogestion du pouvoir », soutient-il.
Une telle proposition intervient dans un contexte où les critiques contre le système politique togolais restent nombreuses, aussi bien au sein de l’opposition que dans une partie de la société civile. Beaucoup dénoncent la persistance des crises électorales, la faiblesse du dialogue politique et les difficultés économiques et sociales qui frappent les populations.
Si certains observateurs voient dans cette idée une piste pragmatique pour sortir du cycle de tensions politiques, d’autres estiment qu’une amnistie générale pourrait être perçue comme une forme d’impunité.
La question de la justice pour les victimes des violences politiques et des violations des droits humains reste en effet un sujet sensible au Togo. Plusieurs organisations de défense des droits humains réclament depuis des années vérité, justice et réparations.
Dans ce contexte, toute initiative d’amnistie devrait probablement être accompagnée de mécanismes solides de réconciliation, de garanties démocratiques et d’engagements clairs sur les réformes institutionnelles.
Une chose demeure toutefois certaine : le débat sur l’avenir politique du Togo reste plus que jamais ouvert. Entre nécessité de stabilité, aspirations démocratiques et quête de réconciliation nationale, le pays semble confronté à l’un des tournants les plus importants de son histoire récente.
The post Togo : l’idée d’une amnistie générale relance le débat sur une sortie durable de crise appeared first on Togo Actualite - Premier site d'information du Togo.