Près d’un millier de jeunes ont pris part à la deuxième édition du Festival Tuungane, organisée dimanche 25 octobre à Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). À travers la musique, la culture et la sensibilisation communautaire, cette initiative vise à promouvoir la paix, le vivre-ensemble et la cohésion sociale dans une région marquée par les conflits et l’insécurité.
En juin 2025, lors du salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, la Direction générale de l’armement [DGA] attribua des subventions à cinq industriels français pour développer un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] de théâtre [ou de «bas du spectre»]. «La signature de ces conventions auprès de cinq acteurs, émergents et confirmés, marque...
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Le 12 septembre 2026, Dario Amodei, cofondateur et directeur général d’Anthropic, a appelé à ralentir le développement des modèles les plus avancés, après des incidents au cours desquels des essaims d’agents autonomes ont mené des cyberattaques contre des cibles étrangères à leur tâche. Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk (xAI) ont aussitôt soutenu la démarche, OpenAI s’engageant à son tour à accueillir des évaluateurs indépendants. Réseaux sociaux et médias ont alors diffusé des scénarios dystopiques d’une IA échappant au contrôle humain et prenant, à brève échéance, le contrôle de la planète. Les incidents rapportés relèvent plus prosaïquement de la difficulté à évaluer et à superviser des agents capables d’agir de manière autonome dans des environnements numériques.
Reste à savoir de quoi cet appel est le nom. S’agit-il d’une mesure de précaution face aux risques des agents autonomes, d’un instrument de régulation pour reprendre la main sur une course devenue difficile à gouverner, ou d’une stratégie concurrentielle dans la conquête des marchés, des talents et des capacités de calcul ?
La controverse révèle un problème plus général de coordination dans le temps. Les partisans d’un ralentissement estiment que le développement technologique et l’investissement industriel vont désormais plus vite que les mécanismes d’évaluation, de contrôle et de régulation. Leurs opposants jugent qu’un ralentissement aurait un coût stratégique et compromettrait l’avance des États-Unis. Le débat porte donc autant sur le niveau de risque acceptable que sur le rythme auquel une société peut absorber une innovation dont les investissements, les usages, les effets économiques et l’encadrement réglementaire ne progressent pas au même pas. Dans quelle mesure la controverse sur le moratoire révèle-t-elle les fragilités du pari économique américain sur l’IA, et quels effets de concentration ce décalage, ou sa régulation, peut-il produire ?
Dans quelle mesure la controverse sur le moratoire révèle-t-elle les fragilités du pari économique américain sur l’IA, et quels effets de concentration ce décalage, ou sa régulation, peut-il produire ?
Cette note défend trois hypothèses :
L’objet n’est pas de trancher l’existence d’une bulle technologique. Quels que soient l’issue des controverses réglementaires et le rythme de diffusion de l’IA, les mécanismes à l’œuvre favorisent les acteurs les mieux dotés en ressources financières, énergétiques, réglementaires et infrastructurelles. La dynamique observée est, en ce sens, structurellement concentratrice, quel que soit le scénario retenu.
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La Première ministre Judith Suminwa est arrivée ce lundi 26 octobre à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, pour une visite de travail placée sous le signe du développement et de la cohésion nationale. Accueillie avec ferveur par la population, elle a présenté les priorités du gouvernement pour cette province de l'est de la République démocratique du Congo.
Les forêts du bassin du Congo font face à diverses pressions extérieures qui fragilisent leur écosystème. L'expansion non contrôlée des activités agricoles, l'exploitation abusive du bois et l'intensification des activités minières font peser de lourdes menaces sur les forêts communautaires.
Cotonou, la capitale économique du Bénin accueille du 16 au 17 novembre 2026, au Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa, la 6e édition du Cyber Africa Forum (CAF). Placée sous le thème « Construire la confiance numérique de demain », cette édition va réunir plus de 1 500 décideurs publics et privés autour de cinq grandes problématiques majeures.
Kaydan Groupe avec le soutien des ministères béninois en charge de la Transformation digitale et de l'Innovation, et de l'Économie et des Finances, organise la 6e édition du Cyber Africa Forum. L'annonce a été faite à travers un communiqué de presse en date du 19 octobre 2026. La thématique retenue pour cette édition selon les organisateurs, s'explique par la montée des cybermenaces. Ce qui justifie le choix porté sur les thématiques telles l'intelligence artificielle et souveraineté, confiance numérique et cyberdiplomatie, investissement et économie numérique, identité numérique, talents et industries créatives.
Cinq grandes thématiques au cœur des transformations numériques africaines
● Intelligence artificielle : qui fixe les règles ? Plusieurs États africains, dont le Bénin, se sont dotés d'une stratégie nationale d'intelligence artificielle, mais les cadres de gouvernance restent à construire. Le panel d'ouverture portera sur le cadre à adopter pour un usage responsable et souverain de l'IA. Un second panel posera la question : « IA, cinq ans plus tard : l'innovation est-elle au rendez-vous ? »
● Crises de confiance et cyberdiplomatie. Fuites de données, attaques contre des administrations, campagnes de désinformation : comment une crise de confiance numérique se déclenche-t-elle, et comment l'endiguer ? Un panel examinera ce que les règles internationales encadrent réellement dans le cyberespace, et ce qui leur échappe.
● Financer le numérique africain. Un premier panel posera la question suivante : Où vont les capitaux, à quelles conditions et avec quels risques ? Une session sera consacrée à la sécurité des paiements digitaux, dont dépend l'adoption du mobile money et des paiements en ligne.
● Identité numérique. Cartes biométriques, état civil numérisé, identifiants uniques : les États accélèrent, mais la centralisation des données crée de nouvelles vulnérabilités, un panel examinera les risques et les garanties nécessaires.
● Talents, femmes et industries créatives. Session Cyber Africa Women, Open Conversation “She Leads”, session Recherche et Développement et session Tech 4 Creative Industries, consacrée à l'usage de l'IA dans la mode, la musique, le sport et les arts, en présence des ministres de la Culture du Bénin et du Rwanda.
Ces verticales selon le communiqué de presse, se déclinent sur trois scènes. Il s'agit de Digital Africa Stage pour les plénières et tables rondes, Innovation Talk pour les prises de parole inspirantes, et Agora de la Tech pour les solutions et l'entrepreneuriat numérique africain. Elles sont complétées par des keynotes officielles et partenaires, des sessions Net Discover, le CAF CIO/CISO Club réservé aux DSI et RSSI, et des rendez-vous d'affaires BtoB et BtoG programmés via l'application du Forum.
En parallèle, du 15 au 17 novembre, les 80 finalistes du HackerLab 2026, organisé par l'ASIN en partenariat avec le Cyber Africa Forum, s'affronteront pendant 48 heures au Golden Tulip. Au-delà des conférences et tables rondes, le CAF 2026 mettra en lumière plusieurs initiatives destinées à stimuler l'innovation et les collaborations. Le HackerLab, organisé en partenariat avec l'ASIN, réunira 80 finalistes autour d'une compétition de cybersécurité. Le programme Tech 4 Creative Industries explorera les applications de l'intelligence artificielle dans les industries créatives, tandis que le Collège d'experts contribuera aux réflexions sur les grands défis numériques du continent.
Cette édition du Cyber Africa Forum, selon Ange KOUA, Responsable éditoriale du Cyber Africa Forum, est conçue pour que chaque participant, qu'il soit décideur public, expert en cybersécurité, investisseur, entrepreneur ou étudiant, reparte de Cotonou avec des perspectives concrètes et de nouvelles opportunités de collaboration. « Notre ambition est de faire du Cyber Africa Forum un espace où les échanges débouchent sur des recommandations, des partenariats et des initiatives capables d'accompagner durablement la transformation numérique du continent », a-t-il indiqué.
À propos du Cyber Africa Forum
Fondé en 2020 par Franck Kié, Président de Ciberobs - Make Africa Safe - et Managing Partner Bénin de Ciberobs Consulting, le Cyber Africa Forum (CAF) est un forum annuel consacré aux enjeux du numérique, de la cybersécurité et de l'IA en Afrique. Il réunit des responsables publics, des dirigeants d'entreprise, des investisseurs, des entrepreneurs, des chercheurs et des experts internationaux afin de renforcer les partenariats public-privé, favoriser l'innovation et stimuler des opportunités d'affaires. En cinq éditions, le CAF a rassemblé plus de 6 000 participants, plus de 100 partenaires et sponsors, ainsi que des représentants de plus de 50 pays d'Afrique, d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie. Plus de 500 rendez-vous d'affaires y ont également été organisés.
F. A. A.
Depuis son deuxième mandat, Donald Trump rêve de faire du Canada le 51e État des États-Unis. En qualifiant le Premier ministre canadien, Mark Carney, de simple « gouverneur », il fragilise profondément les relations Canado-États-Unien. Pour obtenir gain de cause, Trump a lancé une guerre commerciale agressive contre Ottawa. Cette offensive économique s’est particulièrement intensifiée depuis septembre, forçant les Canadiens à se chercher de nouveaux alliés et partenaires auprès de l’Union européenne. Cette nouvelle dynamique entre les États-Unis et le Canada, jusque-là alliés historiques de longue date, soulève de nouvelles interrogations.
Les États-Unis sont-ils devenus une « super puissance prédatrice » ? Quelles sont les réelles motivations de Donald Trump derrière cette guerre économique ? Quelles sont les marges de manœuvre de Mark Carney ? L’Union européenne est-elle une alternative viable ?
Le point avec Frédérick Gagnon, directeur de la Chaire Raoul-Dandurand à l’Université du Québec à Montréal.
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A young protester holds a sign that reads ‘Listen to us’ in Paris, France, on 22 October 2026. Credit: Eric Broncard/Hans Lucas via AFP
By Andrew Firmin
LONDON, Oct 26 2026 (IPS)
Classrooms with mouldy walls, riddled with cockroaches and rats, stifling in summer and freezing in winter: this is how French high school students describe the places where they’re meant to learn. These impossible-to-ignore symbols of underfunding and neglect sparked a protest movement that has shaken the country.
Students’ complaints centre on underfunding, teacher shortages, crumbling infrastructure, crowded classrooms and an opaque university admissions system. These matter in their own right and raise broader questions about whose interests economies and governments serve, and what futures people can look forward to.
When high school students blockaded their schools, it struck a chord. University students quickly joined in. Within weeks, at least 250,000 people were on the streets, with teachers, trade union members and supporters of the left-wing France Unbowed (LFI) party among those joining in. The government opened a consultation platform for students, announced the release of fuel reserves and promised school improvement policies, but these limited concessions didn’t stop the protests. Meanwhile the message spread across Europe.
A continental wave
Students organised school blockades in several cities in Belgium, while in Italy, thousands took to the streets to demand increased education spending, better school buildings and action on the cost of living.
In Spain, the crisis of unaffordable housing has brought nationwide protests, with many young people to the fore. The trigger was the eviction of 87-year-old María del Carmen Abascal, known as Maricarmen, from the Madrid apartment that was her home for over seven decades, after the investment firm that bought her building pushed the rent up by over 230 per cent. Weeks of protests followed across Spain and Madrid’s Puerta del Sol filled with over 1,200 protesters’ tents. When right-wing parties blocked emergency housing legislation, Prime Minister Pedro Sánchez called a snap election.
In Portugal, thousands camped in public squares to protest at unaffordable housing, calling on the government to withdraw a draft law that will make it easier for landlords to evict tenants and end rent caps on new leases. In Greece, students protested against high student rents.
Protests have resurged in Albania. They were initially triggered by a luxury tourism development linked to the Trump family, which unleashed discontent over unaccountable politicians, oligarchical power and corruption. France’s protests gave the movement fresh impetus, with students mobilising against high education costs, poor university conditions and limited job prospects.
The triggers and demands of protest movements vary, but movements speak to a shared understanding among many young people that they aren’t being heard and growing economic difficulties aren’t being addressed.
Roots of a generational revolt
What has happened in France and other European countries is part of a broader global pattern. Young people expect few opportunities in economies that fail almost everyone but the super wealthy. They see bad public services get worse, including their schools and universities, while the cost of essentials soars, driven by the climate crisis and needless conflicts.
When young people leave education they enter impossible job markets and face handing over most of what they earn in rent. A housing crisis that has been bubbling up for years has become a mainstream issue. Private sector interests have turned a necessity into an object of financial speculation. Corporate landlords seek to extract as much rent as the market can bear and use their lobbying power to water down policies to control rents.
Many people view governments as not having the answers. In France, as elsewhere, the current plan is more economic austerity. Established centre-right and centre-left parties are widely seen as differing little.
At the same time, young people have seen the power of self-organising. Gen Z-led protest movements have arisen in many countries, motivated by anger at economic failures, corruption and unaccountable political power. In 2024, young people rose up in Kenya against a planned tax on essentials. In Bangladesh, young people protested against a quota that restricted entry to public sector jobs, toppling an authoritarian government.
In 2025, a ban on 26 social media platforms showed Nepal’s young people how out of touch their government was. Their protests ousted the prime minister, leading to an election that brought democratic change. This year, India’s Gen Z-led cockroach movement secured the resignation of the education minister over exam leaks and is now protesting against unfair changes to the electoral roll.
In 2025, Gen-Z led movements arose in countries as diverse as Madagascar, Morocco, Peru, Philippines, Serbia and Togo, among many others. Movements share remarkably similar characteristics, practising internal democracy and sharing inspiration, tactics and symbols across borders. When movements broaden their support beyond their origins, connecting with established groups and organisations, Gen Z remains at their heart, driving them forward.
Repression and political opportunism
Because they question the distribution of economic and political power, Gen Z-led protests have invariably been met with state violence. In France, Amnesty International has tracked the use of batons, teargas and mass arrests, including against children. On 7 October, amid public outrage, the government was forced to suspend the police’s use of stun grenades after a 15-year-old boy lost a hand. Police have detained thousands of under-18s.
Protesters have mobilised overwhelmingly peacefully, apart from isolated acts of vandalism. But cost-of-living protests joined by hundreds of thousands over the weekend of 17 and 18 October ended in much more significant violence, with rioting and looting in several cities.
With a presidential election due in April, politicians have been quick to capitalise on the violence. Government spokespeople sought to blame LFI, while far-right leader Marine Le Pen, who currently tops the polls, has blamed the violence on what she calls ‘anarchic immigration’. Donald Trump and the Russian government have done the same, while far-right politicians across Europe have followed her lead.
Protesters don’t want a far-right victory, and if France or other countries shift further rightwards, the blame won’t lie with them. Public anger that demands disruption and seeks to punish elites can be channelled towards far-right populist and nationalist ends when no better alternatives are on offer. Economic and political failures, in countries with large Gen Z populations, all but guarantee further protests. The political establishment must start listening and offer a more positive response.
Andrew Firmin is CIVICUS Editor-in-Chief, co-director and writer for CIVICUS Lens and co-author of the State of Civil Society Report.
For interviews or more information, please contact research@civicus.org