Depuis le début de la guerre à Gaza, la couverture médiatique des événements et les prises de position autour du conflit israélo-palestinien soulèvent de nombreuses interrogations sur la liberté d’expression et l’orientation des médias traditionnels français. Des polémiques et des tensions émergent régulièrement lorsque certaines personnalités prennent position en faveur de la cause palestinienne ou critiquent le gouvernement israélien. Dans le même temps, les réseaux sociaux apparaissent de plus en plus comme une alternative aux médias traditionnels. Ils permettent à de nouvelles voix de se faire entendre et de proposer une autre manière de traiter l’actualité internationale, notamment sur un ton humoristique à l’instar de la chronique « La Riposte ».
Pour autant tous les sujets se prêtent-ils à l’humour ? Assiste-t-on à une recomposition du paysage médiatique, où les médias traditionnels sont concurrencés par la place grandissante des réseaux sociaux dans la diffusion de l’information ? La liberté d’expression est-elle encore présente dans les médias ou se retrouve-t-elle de plus en plus confrontée à des formes de censure ? Pourquoi la question israélo-palestinienne demeure-t-elle un sujet particulièrement clivant dans les médias et dans l’humour français ?
Autant d’enjeux abordés avec Akim Omiri, humoriste et animateur de l’émission « La Riposte » sur Radio Nova, qui revient sur les polémiques médiatiques dont il fait l’objet et sur le traitement de la question palestinienne dans les médias français.
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Cette note a été publiée en anglais le 2 mai 2026 sur le site du think tank indien, la National Maritime Foundation, basé à New Delhi sous le titre « Chabahar Port « the limits of Maximum pressure » ». Sa traduction en français et sa reproduction interviennent dans le cadre d’une collaboration entre la National Maritime Foundation et l’Observatoire Géopolitique de l’IndoPacifique de l’IRIS sur le thème d’une série de notes spécialisées consacrées à la géopolitique des ports de l’Indo-Pacifique.
Le développement conjoint par l’Inde et l’Iran (auquel se sont ajoutés par la suite des engagements de l’Afghanistan et un intérêt soutenu de l’Ouzbékistan) du port iranien de Chabahar a longtemps été soumis à des incertitudes opérationnelles. Malgré l’imposition par les États-Unis d’un blocus sur tous les ports iraniens, cet article soutient que Chabahar n’est pas une anomalie qu’il faut gérer, mais plutôt un instrument à exploiter. Cependant, les conditions de cette exploitation ont fondamentalement changé. Ce qui était autrefois une question d’exemption de sanctions est désormais devenu une question de viabilité opérationnelle dans un contexte de coercition maritime active. Dans ce contexte modifié, le maintien — et, à terme, l’institutionnalisation — de la dérogation s’aligne sur les intérêts fondamentaux des États-Unis en permettant à ceux-ci d’exercer leur influence en Afghanistan tout en renforçant le rôle de l’Inde en tant que fournisseur de connectivité régionale.
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L’approche russe de l’information est ancrée dans l’héritage de la Russie soviétique, qui considère cet objet non comme un simple vecteur de communication, mais comme un véritable outil stratégique. Bien que la Russie ne soit pas le seul acteur de la guerre informationnelle, son approche se distingue notamment par l’importance des moyens financiers mobilisés ainsi que par certaines de ses méthodes : des « fermes à trolls » dans lesquelles des individus créent et relaient du contenu pour manipuler l’opinion ; des bots permettant également de diffuser massivement de faux contenus de manière automatisée.
La désinformation climatique russe en Europe désigne l’ensemble des contenus faux ou trompeurs relatifs aux changements climatiques, diffusés intentionnellement par la Russie et visant les États ou les institutions européennes à des fins stratégiques. Bien que l’attribution de son origine demeure complexe à établir, la désinformation climatique d’origine russe semble être diffusée par plusieurs canaux. Ainsi, cette désinformation est majoritairement dissimulée, véhiculée par des canaux contrôlés par l’État (46 %) ou des canaux liés à l’État (12 %). Cependant une part de la désinformation climatique russe est également assumée, diffusée notamment par des canaux officiels de l’État (2 %) ou des canaux alignés sur l’État (40 %).
Par ailleurs, la désinformation climatique russe cible principalement les politiques énergétiques et climatiques européennes (89 %), d’après les 120 cas de désinformation climatique russe recensés entre janvier 2021 et mars 2026.
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Au-delà des aspects militaires, le plus important après cette attaque de drones est d’interpréter les messages qui sont envoyés par l’Ukraine à la Russie.
En premier lieu, il faut bien voir que l’effet militaire est limité. L’attaque a été réalisée grâce à des drones légers de taille moyenne avec des charges militaires peu importantes. L’objectif n’était pas d’affaiblir militairement la Russie, mais d’envoyer un certain nombre de messages aux Russes et à Vladimir Poutine.
Le premier message est de nature politique. Durant toute la campagne d’hiver, la Russie a frappé toutes les installations énergétiques ukrainiennes pour affaiblir la capacité de résistance des Ukrainiens. L’objectif était d’atteindre leur moral. Le message de cette frappe est de montrer qu’au sortir de l’hiver, l’Ukraine est toujours debout, que le moral des Ukrainiens n’a pas été atteint par la campagne militaire hivernale de la Russie, qu’ils ne se contentent pas de se défendre : ils peuvent aussi attaquer.
Le deuxième message qui est envoyé est que la base industrielle et technologique de défense (BITD) ukrainienne est intacte malgré toutes les frappes de la Russie et qu’ils sont capables de produire en grande quantité des drones, certes rustiques, mais peu chers, et capables de frapper le territoire russe. La défense des Ukrainiens ne repose donc pas uniquement sur les armements livrés par les Européens ou que les Européens auront achetés aux Américains pour les fournir aux Ukrainiens. C’est une frappe « made in Kiev » et non « made in OTAN » et cela a donc aussi pour but d’affecter le moral des Russes : l’Ukraine est capable de leur résister y compris sans les armements livrés par les Européens.
Le troisième message est que Kiev peut désormais frapper Moscou. Celui-ci se divise en deux plans.
En premier lieu la guerre se déroule depuis le début sur le territoire ukrainien et les Occidentaux ont pris bien soin de demander aux Ukrainiens de ne pas frapper le territoire russe dans sa profondeur avec les armements qu’ils leur ont livrés. Or, ici on a bien une escalade dans le conflit, non pas tant par l’intensité des frappes, mais du fait de l’extension de son champ géographique au territoire russe, et ce jusqu’à Moscou. Mais les Ukrainiens ont toutefois pris bien soin d’utiliser leurs armements et non des armements occidentaux pour ne pas mettre dans l’embarras les Européens, voire entraîner une réaction négative de Donald Trump.
En second lieu, l’Ukraine a montré qu’elle était capable de lancer une frappe massive tout en moins en nombre, et ce, allant jusqu’à viser Moscou. Ces drones ont franchi plus de 500 km, ils n’ont pas été arrêtés par la défense aérienne russe et il est frappant de constater que les vidéos qui ont circulé ont été réalisés par des habitants de Moscou et de sa banlieue. L’impact psychologique est énorme et c’est bien l’effet recherché : montrer aux citoyens russes que « l’opération spéciale » de la Russie en Ukraine est un échec et que plus de quatre ans après le début de cette guerre la peur peut changer de camp.
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