EU enlargement in the Western Balkans is strategically important. However, anyone who wants to accelerate the accession process must not treat democracy and the rule of law as secondary issues.
EU enlargement in the Western Balkans is strategically important. However, anyone who wants to accelerate the accession process must not treat democracy and the rule of law as secondary issues.
Chaque mardi, Pascal Boniface reçoit un membre de l’équipe de recherche de l’IRIS pour décrypter un fait d’actualité internationale. Aujourd’hui, échange avec Romuald Sciora, chercheur associé à l’IRIS et directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis, autour de la montée en puissance de Zohran Mamdani alors que trois candidats de son mouvement se sont imposés lors des primaires démocrates en vue des élections de mi-mandat.
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Die Reise des Bundespräsidenten, die ihn Mitte Juni 2026 unter anderem nach Indonesien und auf die Philippinen führte, hat einmal mehr das wachsende Bewusstsein der deutschen Außenpolitik für die Bedeutung Südostasiens signalisiert. Geht es um Deutschlands Verhältnis zum Indo-Pazifik, erfahren bislang aber Nordostasien und Indien größere Aufmerksamkeit. Die Beziehungen zu Südostasien bleiben vergleichsweise schwach ausgeprägt und von ökonomischen Interessen geleitet. Vorrangiges Ziel ist dabei, Abhängigkeiten von China zu korrigieren. Über ihr Wirtschaftspotential hinaus hat die Region aber eigenständiges strategisches Gewicht: als Schauplatz der Großmächte-Rivalität, Knotenpunkt globaler Lieferketten und lauter werdende Stimme in multilateralen Foren. Um seine Interessen an Stabilität und einer regelbasierten internationalen Ordnung im Indo-Pazifik langfristig zu stärken, muss Deutschland seine Kooperation mit Südostasien vertiefen – zumal viele Akteure um Einfluss dort konkurrieren.
La France traverse depuis le 17 juin une vague de chaleur exceptionnelle, avec des températures atteignant jusqu’à 44,3 °C dans les Landes. Cette canicule touche l’ensemble du continent européen, où de nombreux records de chaleur ont été battus, parfois à des niveaux jamais observés. Dans un contexte où l’Europe est particulièrement touchée par les changements climatiques, les économies européennes sont particulièrement exposées aux conséquences de ces épisodes de fortes chaleurs. Cet épisode témoigne l’ampleur du défi climatique et interroge la capacité des États à s’adapter à des évènements extrêmes qui sont appelés à se multiplier. Quels effets ces épisodes de canicule ont-ils sur l’activité économique européenne et quels secteurs sont les plus vulnérables ? Les politiques mises en œuvre par les États européens sont-elles réellement efficaces pour limiter leurs conséquences ? Enfin, comment l’Union européenne peut-elle faire évoluer ses politiques afin de mieux protéger son économie face à des canicules de plus en plus fréquentes ? Le point avec Dominique Plihon, professeur émérite d’économie à l’université de Sorbonne Paris Nord, membre des économistes atterrés.
Dans quelle mesure les changements climatiques, et notamment les épisodes de canicule, affectent-ils les économies européennes ? Quelles sont les économies et les secteurs les plus impactés ?
En juillet 2025, l’Europe a connu une vague de chaleur de grande amplitude, du même type que la canicule de 2026. Des économistes de la Banque centrale européenne (BCE) ont publié une étude pour analyser les effets sur l’économie européenne, et concluait à des conséquences durables sur la vie économique des régions touchées.
D’après cette étude, les vagues de chaleur estivales font baisser l’activité économique d’environ 1 % la première année, et de 1,5 % deux ans après. De même, l’activité économique est inférieure de 3 % après une sécheresse et 2,8 % après une inondation, quatre ans après. Ce qui contredit l’idée selon laquelle l’économie se remet rapidement des évènements climatiques extrêmes.
L’agriculture est la première victime des fortes chaleurs : lors des canicules, les récoltes se portent mal. Le secteur « tertiaire », c’est-à-dire les services hors agriculture et industrie, est également fortement touché. L’étude montre que lors de ces périodes de canicule les investissements dans ces secteurs augmentent, mais pas la productivité. Pourquoi ? Ces dépenses servent à s’équiper pour mieux résister aux températures élevées (via la climatisation, par exemple), et non à investir dans des technologies améliorant leur productivité sur le long terme.
Les vagues de chaleur font aussi grimper les prix de la nourriture. En 2022, une vague extrême a augmenté de 0,7 point de pourcentage le prix de la nourriture en Europe. Selon l’étude de la BCE, une vague de chaleur équivalente pourrait provoquer d’ici 2060 une hausse de 1,8 points.
Or ces effets risquent de s’amplifier. Les régions déjà chaudes sont les plus touchées par ces effets économiques parce que la chaleur y est plus rapidement insupportable. Avec le réchauffement climatique, de plus en plus de régions européennes vont se retrouver dans ce cas. Si la température mondiale augmente de 3 degrés en moyenne, les journées d’été pourraient être jusqu’à 6 degrés plus chaudes en Europe d’ici la fin du siècle.
Quelles sont les mesures mises en place par les pays européens pour contrer les effets du dérèglement climatique ? Certains pays sont-ils mieux préparés pour s’adapter à ces effets ?
Il est difficile de savoir quels pays sont les mieux préparés à faire face à la crise climatique, car les politiques nationales sont assez différentes : ainsi l’Allemagne a décidé d’abandonner l’énergie nucléaire en 2023 au profit des énergies renouvelables, tandis que la France en fait une source d’énergie prioritaire dont le caractère écologique est contestable à long terme…
En 2019, l’Union européenne (UE) avait adopté le Pacte vert européen (European Green Deal), un plan ambitieux qui cherchait à mettre l’UE à l’avant-garde de la lutte contre le dérèglement climatique, avec l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Le Pacte vert devait donner lieu à un paquet de directives Fit for 55 qui couvrent des domaines très divers (transports, logement, commerce international…). Parmi les principales mesures prévues figurent l’interdiction des moteurs thermiques (essence, diesel) en 2035, la réforme du marché du carbone (suppression des quotas gratuits) et l’instauration progressive d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières à partir de 2025.
Un plan de financement de 1.000 milliards d’euros était prévu par la Commission pour la période 2021-2030 pour les investissements verts, notamment pour développer les énergies propres et soutenir la recherche et l’innovation dans les technologies à faible intensité carbone.
Les politiques européennes actuelles sont-elles suffisantes pour protéger l’économie face à des évènements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents ? Quelles adaptations l’Union européenne doit-elle mettre en place pour envisager une économie plus durable qui prendrait davantage en compte la variable climatique ?
Il n’est pas sûr que les politiques européennes actuelles soient suffisantes pour protéger l’UE contre les effets du dérèglement climatique. Au contraire ! En effet, à la suite des élections européennes de 2024, on assiste à un changement de cap radical dans le sens d’une régression de la politique climatique impulsée par la Commission européenne. Les élections ont modifié la composition de l’Assemblée européenne dans laquelle les écologistes et la gauche ont perdu la majorité. L’Assemblée est désormais dominée par la droite et l’extrême droite, très critiques à l’égard des politiques climatiques, jugées trop « punitives ».
Sous la pression de la nouvelle majorité du Parlement européen et des puissants lobbies industriels et agricoles opposés aux nouvelles règles prévues par le Pacte vert, on a assisté à une véritable remise en cause de celui-ci. Le paquet de directives Fit for 55 au cœur du Pacte vert est « détricoté », ainsi que l’illustre la multiplication récente des directives dites « omnibus » dont l’objectif est de déréglementer l’UE, pour « libérer » ses acteurs économiques supposés être handicapés par les règles bureaucratiques européennes jugées contreproductives, peu transparentes et nuisibles pour la compétitivité des entreprises européennes.
Construire une économie plus durable dans l’UE impliquerait d’abandonner les politiques actuelles qui conduisent à l’abandon du Pacte vert alors que la crise écologique s’accélère, comme le montre la multiplication des évènements climatiques extrêmes ces dernières années.
La restauration du Pacte vert apparait d’autant plus nécessaire que, d’après le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’Europe sera la région du monde la plus touchée par ces épisodes de réchauffement climatique…
Article
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Au lendemain des attentats du 7 octobre 2023, l’attention médiatique s’est concentrée sur l’horreur subie par les victimes israéliennes. Mais à mesure que la situation se dégradait pour les Palestiniens et que la riposte devenait disproportionnée, le sujet de Gaza a paradoxalement disparu des plateaux, tout en restant très présente sur les réseaux sociaux.
L’on peut observer plusieurs mécanismes récurrents. Le porte-parole de l’armée israélienne et l’ambassadeur d’Israël sont reçus avec déférence, rarement contredits, là où les responsables politiques critiques envers Israël étaient soumis à un feu roulant de questions. Les journalistes qui osent remettre en cause le discours officiel sont exposés à de fortes attaques, parfois jusqu’à risquer leur poste. Un stagiaire a même été renvoyé pour avoir évoqué côte à côte les otages israéliens et les prisonniers palestiniens.
Dans le même temps, les spécialistes reconnus du Proche-Orient ont été progressivement marginalisés, mis sur le même plan que des militants. On a minimisé le blocus, la famine, l’interdiction faite aux journalistes d’entrer dans Gaza, dans une forme de négation du droit international humanitaire.
Comment expliquer ce conformisme ? Il y une part de communautarisme, une part d’occidentalisme nourrie par l’idée qu’Israël serait la pointe avancée du combat contre l’islamisme, et une part de prudence professionnelle, chacun craignant d’être écarté de l’antenne. De CNews à France Culture, en passant par France Télévisions, le récit israélien s’est imposé presque naturellement.
Mon analyse dans cette vidéo.
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« La présence américaine dans la région Caraïbe suit dans une certaine mesure, les objectifs contenus dans la National Security Strategy publiée en janvier 2026 et son « corollaire Trump » à la doctrine Monroe pour l’Hémisphère occidental. Il s’agit de restaurer la prééminence américaine et de refuser aux compétiteurs extérieurs (la Chine en l’espèce) la possibilité de déployer des forces, de posséder ou de contrôler des actifs stratégiquement vitaux. Selon ce document, les États-Unis entendent mobiliser leurs partenaires pour contrôler les flux migratoires, stopper les trafics de drogue et renforcer la stabilité et la sécurité terrestres et maritimes…
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This article investigates the evolving role of rural women in Moroccan oases, focusing on how environmental change, particularly water scarcity, impacts their position within the social contract. Employing a conceptual framework that combines social contract theory with environmental justice perspectives, the study examines women’s access to protection, provision, participation, and recognition. Field research in the Drâa-Tafilalt region reveals that while women face structural marginalization and vulnerability, they are also active agents of change. The rise of women’s cooperatives, often centred around agricultural products but expanding to empowering developmental activities, demonstrates their capacity for innovation and adaptation. However, water scarcity threatens present achievements. The study highlights the interconnectedness of environmental degradation, gender relations, and state-society dynamics, emphasizing the need for policies that recognize gender-specific needs and contributions in the context of climate change.
This article investigates the evolving role of rural women in Moroccan oases, focusing on how environmental change, particularly water scarcity, impacts their position within the social contract. Employing a conceptual framework that combines social contract theory with environmental justice perspectives, the study examines women’s access to protection, provision, participation, and recognition. Field research in the Drâa-Tafilalt region reveals that while women face structural marginalization and vulnerability, they are also active agents of change. The rise of women’s cooperatives, often centred around agricultural products but expanding to empowering developmental activities, demonstrates their capacity for innovation and adaptation. However, water scarcity threatens present achievements. The study highlights the interconnectedness of environmental degradation, gender relations, and state-society dynamics, emphasizing the need for policies that recognize gender-specific needs and contributions in the context of climate change.
This article investigates the evolving role of rural women in Moroccan oases, focusing on how environmental change, particularly water scarcity, impacts their position within the social contract. Employing a conceptual framework that combines social contract theory with environmental justice perspectives, the study examines women’s access to protection, provision, participation, and recognition. Field research in the Drâa-Tafilalt region reveals that while women face structural marginalization and vulnerability, they are also active agents of change. The rise of women’s cooperatives, often centred around agricultural products but expanding to empowering developmental activities, demonstrates their capacity for innovation and adaptation. However, water scarcity threatens present achievements. The study highlights the interconnectedness of environmental degradation, gender relations, and state-society dynamics, emphasizing the need for policies that recognize gender-specific needs and contributions in the context of climate change.
Globale Umweltveränderungen sind Sicherheitsrisiken, sie müssen daher in Sicherheitsstrategien integriert werden. Es gilt, neue fossile Pfadabhängigkeiten zu vermeiden und den Umstieg auf erneuerbare Energien als Sicherheitsgewinn zu nutzen. Die Rolle der natürlichen Infrastruktur für den Bevölkerungsschutz sollte gesetzlich priorisiert werden. Kooperation bei Ökosystemschutz und nachhaltigem Management natürlicher Ressourcen ist eine Investition in Stabilität und Sicherheit.
Leitautor:innen: Jörg E. Drewes, Anna-Katharina Hornidge, Aletta Bonn, Kai Maaz, Karen Pittel,Hans-Otto Pörtner, Sabine Schlacke, Claudia Traidl-Hoffmann, Joscha Wullweber
Mitautor:innen: Julia Behrens, Mareike Blum, Kerstin Burghaus, Catharina Caspari, Astrid Dähn, Verena Engelhardt, Tallulah Gundelach, Paula Haufe, Magdalena Knabl, Katharina Michael, Alexander Mitranescu, Katharina Molitor, Jürgen Orasche, Marion Schulte zu Berge, Astrid Schulz, Jan Siegmeier, Nikola Tietze
Globale Umweltveränderungen sind Sicherheitsrisiken, sie müssen daher in Sicherheitsstrategien integriert werden. Es gilt, neue fossile Pfadabhängigkeiten zu vermeiden und den Umstieg auf erneuerbare Energien als Sicherheitsgewinn zu nutzen. Die Rolle der natürlichen Infrastruktur für den Bevölkerungsschutz sollte gesetzlich priorisiert werden. Kooperation bei Ökosystemschutz und nachhaltigem Management natürlicher Ressourcen ist eine Investition in Stabilität und Sicherheit.
Leitautor:innen: Jörg E. Drewes, Anna-Katharina Hornidge, Aletta Bonn, Kai Maaz, Karen Pittel,Hans-Otto Pörtner, Sabine Schlacke, Claudia Traidl-Hoffmann, Joscha Wullweber
Mitautor:innen: Julia Behrens, Mareike Blum, Kerstin Burghaus, Catharina Caspari, Astrid Dähn, Verena Engelhardt, Tallulah Gundelach, Paula Haufe, Magdalena Knabl, Katharina Michael, Alexander Mitranescu, Katharina Molitor, Jürgen Orasche, Marion Schulte zu Berge, Astrid Schulz, Jan Siegmeier, Nikola Tietze
Globale Umweltveränderungen sind Sicherheitsrisiken, sie müssen daher in Sicherheitsstrategien integriert werden. Es gilt, neue fossile Pfadabhängigkeiten zu vermeiden und den Umstieg auf erneuerbare Energien als Sicherheitsgewinn zu nutzen. Die Rolle der natürlichen Infrastruktur für den Bevölkerungsschutz sollte gesetzlich priorisiert werden. Kooperation bei Ökosystemschutz und nachhaltigem Management natürlicher Ressourcen ist eine Investition in Stabilität und Sicherheit.
Leitautor:innen: Jörg E. Drewes, Anna-Katharina Hornidge, Aletta Bonn, Kai Maaz, Karen Pittel,Hans-Otto Pörtner, Sabine Schlacke, Claudia Traidl-Hoffmann, Joscha Wullweber
Mitautor:innen: Julia Behrens, Mareike Blum, Kerstin Burghaus, Catharina Caspari, Astrid Dähn, Verena Engelhardt, Tallulah Gundelach, Paula Haufe, Magdalena Knabl, Katharina Michael, Alexander Mitranescu, Katharina Molitor, Jürgen Orasche, Marion Schulte zu Berge, Astrid Schulz, Jan Siegmeier, Nikola Tietze
Die EU-Erweiterung auf dem Westbalkan ist strategisch wichtig. Doch wer den Beitrittsprozess beschleunigen will, darf Demokratie und Rechtsstaatlichkeit nicht zur Nebensache machen.
Die jüngsten Vorstöße von Friedrich Merz und Emmanuel Macron für eine rasche EU-Erweiterung auf dem Westbalkan setzen ein wichtiges Signal. Angesichts geopolitischer Spannungen und des russischen Einflusses in Südosteuropa braucht die Europäische Union eine glaubwürdige Erweiterungsperspektive. Doch gerade, weil viel auf dem Spiel steht, wäre eine primär geopolitisch motivierte Beschleunigung des Beitrittsprozesses ein Fehler. Wer heute aus geopolitischen Überlegungen die Beitrittskriterien lockert, riskiert morgen den nächsten Orbán in der Europäischen Union.
Die EU darf ihre Maßstäbe nicht senkenDie EU-Erweiterung ist eine Erfolgsgeschichte. Sie hat Wohlstand gefördert, Demokratie geschaffen und Konflikte entschärft. Die Europäische Union sollte die Tür für die Staaten des Westbalkans offenhalten und auf einen zeitnahen Beitritt hinarbeiten. Sie darf dafür aber nicht ihre eigenen Kriterien aufweichen. Demokratie, Rechtsstaatlichkeit und die Bekämpfung von Korruption sind das Fundament der europäischen Integration. Es sind keine bürokratischen Hürden.
Werden diese Anforderungen vor einem Beitritt aufgeweicht, kann dies gravierende negative Folgen haben. Mitgliedstaaten erhalten Mitspracherechte bei zentralen europäischen Entscheidungen, inklusive Vetorecht in vielen außenpolitischen Fragen wie zum Beispiel bei Sanktionen. Gleichzeitig sind die Möglichkeiten Brüssels, die Einhaltung demokratischer Standards einzufordern und mit Maßnahmen darauf hinzuwirken, deutlich geringer, sobald ein Land der EU beigetreten ist. Die Erfahrungen mit Ungarn zeigen, wie schwierig es ist, auf demokratische Rückschritte in Mitgliedsstaaten wirksam zu reagieren. Der größte Anreiz für Reformen – der Beitritt selber – entfällt, während Druckmittel schwieriger umzusetzen sind.
Autokratisierung wird oft ausgeblendetBesonders problematisch ist, dass mehrere Staaten des Westbalkans in den vergangenen Jahren anstelle von demokratischen Fortschritten, Rückschritte vorweisen. Trotzdem konzentriert sich die Beitrittsdebatte vor allem auf geopolitische Fragen. Im Fall Serbiens dominieren die Anerkennung Kosovos, die Beziehungen zu Russland sowie regionale Stabilität – oder auch wirtschaftliche Interessen. Der Zustand der Demokratie gerät dabei in den Hintergrund. Das ist fatal, da derartige Pfadabhängigkeiten schwer umzukehren sind.
Denn Serbien hat in der vergangenen Dekade tiefgreifende demokratische Rückschritte erlebt. Internationale Demokratieindizes und Beobachterdokumentieren seit Jahren den Abbau rechtsstaatlicher und demokratischer Standards. Unter Präsident Aleksandar Vučić wurde politische Macht zunehmend in den Händen der Exekutive konzentriert. Die Unabhängigkeit der Justiz wurde geschwächt, die Medien unter Kontrolle gebracht, staatliche Institutionen politisiert und Kontrollmechanismen ausgehöhlt. Dennoch ist die Regierungspartei SNS weiterhin assoziiertes Mitglied des Zusammenschlusses der konservativen europäischen Parteien (EVP) im Europäischen Parlament.
Auch die Integrität von Wahlen steht zunehmend in der Kritik. Beobachter berichten regelmäßig von unausgewogener Medienberichterstattung, Druck auf Staatsangestellte und Begünstigung der Regierungspartei im Wahlkampf. Regierungsnahe Medien dominieren weite Teile der öffentlichen Debatte, während kritische Journalistinnen und Journalisten unter Druck geraten.
Die Folgen sind deutlich sichtbar. Im letzten Jahr kam es zu anhaltenden Massenprotesten gegen die Regierung, auf die teils mit Gewalt reagiert wurde. Viele Demonstrierende verstehen sich ausdrücklich als pro-europäisch. Sie fordern mehr Demokratie, unabhängige Institutionen und Neuwahlen.
Glaubwürdigkeit steht auf dem SpielGerade deshalb sollte die EU vorsichtig sein. Eine Annäherung ohne substanzielle demokratische Reformen würde das falsche Signal senden. Sie würde autoritären Regierungen vermitteln, dass geopolitische Erwägungen wichtiger sind als demokratische Standards.
Ebenso gravierend wäre die Wirkung auf die Bevölkerung. Viele demokratisch gesinnte Bürgerinnen und Bürger in Serbien und anderen Staaten der Region beobachten die EU zunehmend mit Enttäuschung. Zu oft haben europäische Regierungen autoritäre Tendenzen übersehen oder relativiert, solange die jeweilige Regierung als stabiler Partner galt. Doch Stabilität ohne Demokratie bleibt fragil.
Erweiterung braucht demokratische PrinzipienDie EU sollte die Erweiterung vorantreiben, Beitrittskandidaten stärker unterstützen und glaubwürdige Beitrittsperspektiven bieten. Gleichzeitig muss sie darauf bestehen, dass die Kopenhagener Kriterien vollständig erfüllt werden. Die Kriterien erfordern unter anderem, dass Beitrittskandidaten stabile, demokratische Institutionen vorweisen, inklusive freien und fairen Wahlen, politischem Wettbewerb, Gewaltenteilung sowie Rechtsstaatlichkeit und eine unabhängige Justiz. Daher ist die vollständige Erfüllung der Kopenhagener Kriterien nicht nur eine formale Voraussetzung, sondern die zentrale Garantie dafür, dass neue Mitgliedstaaten die demokratischen Werte und Regeln der EU mittragen.
Eine erfolgreiche Erweiterungspolitik misst sich nicht daran, wie schnell neue Mitglieder aufgenommen werden. Sie misst sich daran, ob die EU ihre Werte hochhält und demokratisch und handlungsfähig bleibt. Nur dann kann eine Erweiterung die EU stärken. Wer den Westbalkan dauerhaft an Europa binden will, sollte deshalb nicht das Tempo in den Mittelpunkt stellen, sondern auch die demokratischen Voraussetzungen für eine gemeinsame Zukunft.
Die EU-Erweiterung auf dem Westbalkan ist strategisch wichtig. Doch wer den Beitrittsprozess beschleunigen will, darf Demokratie und Rechtsstaatlichkeit nicht zur Nebensache machen.
Die jüngsten Vorstöße von Friedrich Merz und Emmanuel Macron für eine rasche EU-Erweiterung auf dem Westbalkan setzen ein wichtiges Signal. Angesichts geopolitischer Spannungen und des russischen Einflusses in Südosteuropa braucht die Europäische Union eine glaubwürdige Erweiterungsperspektive. Doch gerade, weil viel auf dem Spiel steht, wäre eine primär geopolitisch motivierte Beschleunigung des Beitrittsprozesses ein Fehler. Wer heute aus geopolitischen Überlegungen die Beitrittskriterien lockert, riskiert morgen den nächsten Orbán in der Europäischen Union.
Die EU darf ihre Maßstäbe nicht senkenDie EU-Erweiterung ist eine Erfolgsgeschichte. Sie hat Wohlstand gefördert, Demokratie geschaffen und Konflikte entschärft. Die Europäische Union sollte die Tür für die Staaten des Westbalkans offenhalten und auf einen zeitnahen Beitritt hinarbeiten. Sie darf dafür aber nicht ihre eigenen Kriterien aufweichen. Demokratie, Rechtsstaatlichkeit und die Bekämpfung von Korruption sind das Fundament der europäischen Integration. Es sind keine bürokratischen Hürden.
Werden diese Anforderungen vor einem Beitritt aufgeweicht, kann dies gravierende negative Folgen haben. Mitgliedstaaten erhalten Mitspracherechte bei zentralen europäischen Entscheidungen, inklusive Vetorecht in vielen außenpolitischen Fragen wie zum Beispiel bei Sanktionen. Gleichzeitig sind die Möglichkeiten Brüssels, die Einhaltung demokratischer Standards einzufordern und mit Maßnahmen darauf hinzuwirken, deutlich geringer, sobald ein Land der EU beigetreten ist. Die Erfahrungen mit Ungarn zeigen, wie schwierig es ist, auf demokratische Rückschritte in Mitgliedsstaaten wirksam zu reagieren. Der größte Anreiz für Reformen – der Beitritt selber – entfällt, während Druckmittel schwieriger umzusetzen sind.
Autokratisierung wird oft ausgeblendetBesonders problematisch ist, dass mehrere Staaten des Westbalkans in den vergangenen Jahren anstelle von demokratischen Fortschritten, Rückschritte vorweisen. Trotzdem konzentriert sich die Beitrittsdebatte vor allem auf geopolitische Fragen. Im Fall Serbiens dominieren die Anerkennung Kosovos, die Beziehungen zu Russland sowie regionale Stabilität – oder auch wirtschaftliche Interessen. Der Zustand der Demokratie gerät dabei in den Hintergrund. Das ist fatal, da derartige Pfadabhängigkeiten schwer umzukehren sind.
Denn Serbien hat in der vergangenen Dekade tiefgreifende demokratische Rückschritte erlebt. Internationale Demokratieindizes und Beobachterdokumentieren seit Jahren den Abbau rechtsstaatlicher und demokratischer Standards. Unter Präsident Aleksandar Vučić wurde politische Macht zunehmend in den Händen der Exekutive konzentriert. Die Unabhängigkeit der Justiz wurde geschwächt, die Medien unter Kontrolle gebracht, staatliche Institutionen politisiert und Kontrollmechanismen ausgehöhlt. Dennoch ist die Regierungspartei SNS weiterhin assoziiertes Mitglied des Zusammenschlusses der konservativen europäischen Parteien (EVP) im Europäischen Parlament.
Auch die Integrität von Wahlen steht zunehmend in der Kritik. Beobachter berichten regelmäßig von unausgewogener Medienberichterstattung, Druck auf Staatsangestellte und Begünstigung der Regierungspartei im Wahlkampf. Regierungsnahe Medien dominieren weite Teile der öffentlichen Debatte, während kritische Journalistinnen und Journalisten unter Druck geraten.
Die Folgen sind deutlich sichtbar. Im letzten Jahr kam es zu anhaltenden Massenprotesten gegen die Regierung, auf die teils mit Gewalt reagiert wurde. Viele Demonstrierende verstehen sich ausdrücklich als pro-europäisch. Sie fordern mehr Demokratie, unabhängige Institutionen und Neuwahlen.
Glaubwürdigkeit steht auf dem SpielGerade deshalb sollte die EU vorsichtig sein. Eine Annäherung ohne substanzielle demokratische Reformen würde das falsche Signal senden. Sie würde autoritären Regierungen vermitteln, dass geopolitische Erwägungen wichtiger sind als demokratische Standards.
Ebenso gravierend wäre die Wirkung auf die Bevölkerung. Viele demokratisch gesinnte Bürgerinnen und Bürger in Serbien und anderen Staaten der Region beobachten die EU zunehmend mit Enttäuschung. Zu oft haben europäische Regierungen autoritäre Tendenzen übersehen oder relativiert, solange die jeweilige Regierung als stabiler Partner galt. Doch Stabilität ohne Demokratie bleibt fragil.
Erweiterung braucht demokratische PrinzipienDie EU sollte die Erweiterung vorantreiben, Beitrittskandidaten stärker unterstützen und glaubwürdige Beitrittsperspektiven bieten. Gleichzeitig muss sie darauf bestehen, dass die Kopenhagener Kriterien vollständig erfüllt werden. Die Kriterien erfordern unter anderem, dass Beitrittskandidaten stabile, demokratische Institutionen vorweisen, inklusive freien und fairen Wahlen, politischem Wettbewerb, Gewaltenteilung sowie Rechtsstaatlichkeit und eine unabhängige Justiz. Daher ist die vollständige Erfüllung der Kopenhagener Kriterien nicht nur eine formale Voraussetzung, sondern die zentrale Garantie dafür, dass neue Mitgliedstaaten die demokratischen Werte und Regeln der EU mittragen.
Eine erfolgreiche Erweiterungspolitik misst sich nicht daran, wie schnell neue Mitglieder aufgenommen werden. Sie misst sich daran, ob die EU ihre Werte hochhält und demokratisch und handlungsfähig bleibt. Nur dann kann eine Erweiterung die EU stärken. Wer den Westbalkan dauerhaft an Europa binden will, sollte deshalb nicht das Tempo in den Mittelpunkt stellen, sondern auch die demokratischen Voraussetzungen für eine gemeinsame Zukunft.