Après plusieurs mois de relative mise en retrait du dossier ukrainien par Washington, les rencontres de Jared Kushner et Steve Witkoff avec Vladimir Poutine puis Volodymyr Zelensky les 5 et 6 septembre marquent une reprise des efforts diplomatiques américains. Mais alors que les divergences territoriales restent profondes et que les deux camps semblent toujours déterminés à poursuivre leurs objectifs de guerre, la perspective d’un règlement demeure lointaine. Que peut-on attendre de cette nouvelle séquence de négociations ? Quel bilan diplomatique, économique et militaire tirer du conflit ? Et dans quelle mesure les difficultés intérieures rencontrées par la Russie et l’Ukraine peuvent-elles influer sur sa poursuite ? Le point avec Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’IRIS, ancien ambassadeur de France en Russie.
Les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff ont successivement rencontré Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky les 5 et 6 septembre derniers. Alors que Washington avait annoncé un plan visant à « mettre fin à la guerre », que peut-on retenir de ces échanges ? Les États-Unis apparaissent-ils toujours comme un médiateur crédible aux yeux des deux parties ?
On se souvient que Donald Trump avait dit qu’il reprendrait la négociation en Ukraine après la guerre dans le golfe qu’il avait déclenchée et qu’il pensait terminer très vite. Bien que rien ne soit réglé avec l’Iran, on assiste à une relance de la négociation avec : la venue du chef de la CIA, John Ratcliffe, fin août ; les contacts entre les ministres des finances en marge du G20 à Asheville (États-Unis) le 2 septembre, et la visite des envoyés spéciaux Steve Witkoff et Jared Kouchner reçus par Vladimir Poutine le 5 septembre, avant de partir pour la première fois pour Kiev où ils ont été reçus le lendemain par le président Zelensky. Les deux belligérants se sont dits satisfaits des entretiens, qualifiés aussi de « francs » du côté russe. Les envoyés de Donald Trump étaient supposés apporter des idées nouvelles mais rien n’a filtré. Le cœur du problème reste le sort des quatre provinces annexées par les Russes, mais occupées en partie seulement, et auxquelles Poutine ne veut, ni sans doute politiquement ne peut renoncer. Le président russe a annoncé que les verrous de Kramatorsk et de Sloviansk dans le Donetsk seraient pris avant la fin de l’année, ce qui laisse supposer qu’il ne mise pas sur un accord rapide. La Russie, les États-Unis et l’Ukraine ont dit qu’il ne fallait pas s’attendre à une paix avant l’hiver. Mais Washington reste actuellement le seul médiateur capable de parler et de faire des propositions aux deux parties. Les Européens, qui ont été associés aux travaux du 6 septembre à Kiev par Volodymyr Zelensky, se sont positionnés comme les soutiens inconditionnels des Ukrainiens. Sauf proposition nouvelle et acceptable par les deux parties, ce qui est peu probable actuellement, c’est donc le sort des armes (résistance victorieuse des Ukrainiens ou chute de l’ensemble du Donbass, voire des oblasts de Zaporijjia et de Kherson actuellement à la suite de la négociation). Mais le dialogue a repris avec la perspective d’une prochaine réunion à trois (Ukraine, Russie, États-Unis) ou même entre Ukrainiens, Américains et Européens.
Quel bilan peut-on dresser de la guerre en Ukraine, sur les plans diplomatique, économique et militaire ?
En dehors des pertes humaines colossales des deux côtés, la tentative d’invasion de l’Ukraine par la Russie a été une catastrophe : pour l’Ukraine dévastée ; pour la Russie accablée de sanctions et dont l’économie civile patine depuis plus d’un an ; et pour l’Europe qui paye son énergie plus chère que ses principaux concurrents, perd des parts de marché dans le monde, se voit évincée durablement sur le marché russe et souffre de taux de croissance anémiques. Après la paix, il faudra des années pour reconstruire l’Ukraine, pour reconvertir l’économie de guerre russe et pour relancer l’économie européenne face au raz de marée chinois et aux diktats américains. L’Union européenne ne s’est pas donné les moyens de jouer un autre rôle diplomatique que le soutien à l’Ukraine comme en témoigne son incapacité à nommer un négociateur. Elle est marginalisée dans le processus de règlement même si le prochain tour, c’est-à-dire la définition d’une architecture de paix en Europe, verra nécessairement son rôle revenir au centre. Mais on en est loin. Actuellement seuls les États-Unis parlent à tout le monde et peuvent négocier la paix. Il faut noter la multiplicité des plans de paix proposés ces dernières années par la Chine, le Brésil, l’Afrique, le Vatican qui se penchent tous avec sollicitude sur la crise d’un continent malade. Ce conflit enfin a modifié la façon de faire la guerre en introduisant l’utilisation à vaste échelle des drones et des missiles non nucléaires permettant de neutraliser de vastes étendues terrestres (zones grises) ou maritimes (mer Noire), interdisant les concentrations de forces offensives et mettant le plus faible en mesure de frapper en profondeur les infrastructures de l’adversaire. La guerre a suscité aussi un vaste mouvement de réarmement des pays européens, dernier soutien de la croissance, mais qui a joué aussi et surtout en faveur des exportations d’armes américaines.
À quelques jours des élections parlementaires russes, et alors que l’armée russe peine à enregistrer des avancées significatives sur le front, quelle place la guerre en Ukraine occupe-t-elle dans les débats de politique intérieure ?
La guerre occupe une place minime dans la campagne des législatives russes, ne serait-ce que parce que le seul parti opposé à la guerre, Iabloko n’a pas été autorisé à présenter des candidats. De plus, l’intensification des bombardements ukrainiens en Russie, les destructions des raffineries et des infrastructures de distribution et les queues devant les stations d’essence, ont suscité comme il est habituel (exemples de Londres en 1940 ou de l’Iran en 2026), un resserrement de la solidarité autour du pouvoir. Selon Centre Levada :
Mais la population est lasse de la guerre, les entreprises sont exténuées, l’économie patine et les économistes s’inquiètent : les mises en garde de l’économiste en chef de la deuxième banque russe (VEB) Klepach ont suscité son renvoi et l’ancien représentant des PME et des ETI , Boris Titov, a dit que l’économie russe risquait de « devenir folle ». À terme ce mouvement et les difficultés de l’industrie hors la défense, pourraient être une incitation à négocier vraiment voire à compromettre…. Du côté ukrainien, le cercle des scandales de corruption mis au jour par le Bureau anticorruption NABU ( « Midas » pour l’énergie, « Forrest Gump » pour les énormes cautions versées par la présidence afin de libérer les inculpés pour corruption, « Carthage » pour le blanchiment d’argent via de pseudo-centres d’appels) se resserre autour du président Zelensky qui a dû se séparer de la cheffe adjointe de l’administration présidentielle, alors même que le renvoi de son ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, populaire et dynamique, a suscité un cycle durable de manifestations. Un nouvel opposant politique (après l’ancien chef d’état-major Valeri Zaloujny) qui demande des élections et va demander un adoubement à Washington. Le Fonds monétaire international (FMI) a retardé le versement de sa prochaine tranche de plus de 5 milliards de dollars faute de mise en œuvre de 44 conditions en matière d’assainissement de la gestion des finances, bloquant du même coup une partie de l’aide européenne, alors même que le financement du budget 2027 n’est pas financé pour plus de la moitié. Mais malgré toutes ces difficultés, des deux côtés la volonté de se battre pour les buts de guerre initiaux (notamment le retour de tous les territoires occupés pour Kiev, et la reconnaissance de l’annexion des 5 oblasts pour Poutine) reste intacte et n’est pas ouvertement contestée par l’opinion.
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Les envoyés spéciaux du président des États-Unis Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff ont annoncé que des progrès significatifs avaient été réalisés au cours de leur déplacement en Europe, qui les a d’abord menés à Moscou, puis à Kiev. S’ils sont déjà venus plus de huit fois dans la capitale russe, c’était la première fois qu’ils se rendaient en Ukraine.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a profité de leur visite pour leur montrer les dégâts des frappes russes sur son pays et plaider pour recevoir de nouveaux missiles de défense Patriot, afin de limiter les morts civils et les pertes sur les infrastructures.
Le problème est que les États-Unis ont utilisé une grande partie de leurs propres réserves de munitions dans le cadre de la guerre contre l’Iran. Ils ont certes promis d’octroyer à l’Ukraine une licence qui permettrait au pays de construire lui-même les missiles intercepteurs, mais cela ne pourra pas produire d’effets concrets avant plusieurs années.
L’Ukraine se retrouve donc dans une position de grande fragilité face à la multiplication des attaques russes qui endommage fortement son potentiel industriel et son système énergétique. Cette situation laisse les Ukrainiens démunis face au froid de l’hiver qui rend le quotidien presque invivable.
La situation est également grave sur le plan démographique : il n’y a déjà plus que 23 millions de personnes qui résident en Ukraine aujourd’hui contre 50 millions lors de l’indépendance du pays en 1991.
De son côté, le président russe Vladimir Poutine, malgré sa courtoisie envers les États-Unis, n’a absolument rien cédé. Il estime que le rapport de force est tel que s’il n’obtient pas ce qu’il souhaite par la négociation, il fera usage de la force militaire, quel qu’en soit le prix.
Il maintient ainsi ses exigences, en particulier que l’armée ukrainienne se retire de la partie du Donbass où elle est encore présente (soit un quart de ce territoire). Cela est jugé tout à fait inadmissible par l’Ukraine, tant au regard du droit international, que des lourds sacrifices consentis. Vladimir Poutine, continue d’insister sur sa volonté de s’attaquer aux « causes profondes du conflit » c’est-à-dire aux demandes qu’il avait formulées dès le début. Cela concerne notamment la non-accession de l’Ukraine à l’OTAN. En réalité, les membres de l’OTAN eux-mêmes refusent l’adhésion de l’Ukraine, mais Volodymyr Zelensky continue de formuler de façon très maladroite cette demande.
Vladimir Poutine demande également une relative démilitarisation de l’Ukraine afin qu’elle ne soit plus en mesure de frapper la Russie en profondeur, ce qu’elle a fait récemment en réponse aux frappes russes.
Ainsi, le président russe maintient ces exigences malgré un coût humain et financier important : 1 million de morts et de blessés et une économie largement tournée vers la guerre au détriment des autres secteurs.
Cet entêtement tient tout d’abord au fait parce qu’il prend le pari que l’Ukraine va céder, et que les Européens qui sont encore les seuls à financer son effort de guerre en seront bientôt fatigués. La victoire inédite du parti d’extrême droite AfD dans le Land allemand de Saxe-Anhalt est une bonne nouvelle pour lui puisque ce parti réclame la fin de l’aide à l’Ukraine. Il compte certainement sur la victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2027 pour tirer les mêmes bénéfices à l’échelle nationale en France.
Au fond, son entêtement est dû à son échec. Il avait promis une victoire facile dans une « opération militaire spéciale » qui s’est transformée en guerre de longue durée au coût humain 40 fois supérieur à celui de la guerre en Afghanistan. La population russe est lassée de la guerre, mais propagande et répression empêchent un mouvement réel de contestation.
Pour le président des États-Unis Donald Trump, le fait que la guerre ne prenne toujours pas fin, alors même qu’il s’était engagé durant la campagne présidentielle de 2024 à y mettre un terme « en 24h », est un échec. Cela est cependant largement compensé à ses yeux par le fait de voir la Russie engluée et affaiblie en Ukraine, tandis que l’Europe accepte de prendre une part plus importante dans le soutien à Kiev sur le plan militaire, stratégique et énergétique.
Vladimir Poutine pourrait finir par obtenir satisfaction et contrôler l’ensemble du Donbass. Quand bien même il ne peut conquérir l’Ukraine, il se contentera de la détruire. Quoi qu’il en soit, il ne s’agirait que d’une victoire à la Pyrrhus, car poursuivre la guerre affaiblirait encore davantage la Russie, qui est devenue dépendante de la Chine et qui a perdu des positions tant au Proche-Orient qu’en Afrique.
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Alors que la guerre en Ukraine a favorisé une large restructuration des flux énergétiques, notamment au profit des États-Unis, l’année 2026 apparaît comme une rupture majeure dans l’histoire énergétique mondiale avec le déclenchement de la guerre en Iran par les États-Unis et Israël.
Aussi, l’incertitude actuelle rappelle le rôle majeur de l’énergie dans l’économie mondiale et la nécessité de conceptualiser des politiques de sécurité énergétique résilientes dans un environnement géopolitique marqué par la polycrise. C’est dans ce contexte que l’IRIS publie dans le cadre de l’Observatoire de la sécurité des flux et des matières énergétiques son nouveau rapport ayant pour titre « Comprendre la sécurité énergétique : concepts, réalités physiques, transition énergétique et polycrise » : celui-ci propose une analyse des évolutions du concept de sécurité énergétique et étudie les réalités infrastructurelles et superstructurelles qui sous-tendent la sécurité énergétique dans un contexte de transition bas-carbone et d’instabilité croissante dans un monde en polycrise. Ses auteurs, Noor Bitat, Sami Ramdani et Alexandre Roussel, nous en présentent les grandes lignes.
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Protests during the World Conference against Racism, Racial Discrimination, Xenophobia and Related Intolerance, held in Durban, South Africa, from 31 August to 7 September 2001. Credit: NCDHR
By Paul Divakar Namala
LONDON, Sep 8 2026 (IPS)
My name is Paul Divakar Namala. I am the Executive Director of The Inclusivity Project and Convenor of the Global Forum of Communities Discriminated on Work and Descent. My work focuses on communities whose social status, occupations and exclusion are inherited across generations through caste, analogous hierarchies and systems rooted in traditional slavery.
Durban also taught us that affected communities must speak for themselves. They must not be treated merely as victims or sources of testimony, but as human rights defenders and leaders who define the problem and shape the solution
I am a Dalit. Dalits were historically treated as “untouchable” and placed at the bottom of, or outside, the caste hierarchy. This can shape every part of life: access to a common water source, where a child sits at school, where a family may live, what work a person is expected to perform and whether others will eat with or even be seen with them.
Poverty is widespread in South Asia, but its burden falls disproportionately on Dalits because caste restricts access to land, education, dignified employment, public services and political power.
Inherited hierarchies remain deeply entrenchedAcross South Asia, constitutional guarantees and democratic institutions coexist with caste discrimination and practices of untouchability.
These persist in villages and cities, and in public institutions, private workplaces and corporations. Dalits may face threats or violence for asserting land rights, entering places of worship, marrying across caste, accessing common resources, seeking education or standing for elected office.
Dalits in South Asia are not alone. Roma communities in Europe and beyond, Burakumin in Japan, Haratine and other communities affected by traditional slavery in the Sahel, Osu communities in Nigeria, Quilombola communities in Brazil and other communities in Latin America experience distinct histories and realities.
They should not be collapsed into a single category. Yet many face structurally connected patterns: inherited stigma and social status, endogamy, segregation in housing and education, exclusion from land and decent work, confinement to dangerous or degrading occupations, trafficking and forced labour, and backlash violence when they resist. We describe these peoples, in all their diversity, as Communities Discriminated on Work and Descent, or CDWD.
Reconnecting with my identityWhere I grew up in India, my family faced repeated attacks as we asserted our rights, including rights over public land. When I was 21, a petrol-bomb attack took the life of my mother.
Only as I grew older did I understand how much of what happened to my family was connected to caste. My father taught me that our purpose should not be limited to seeking justice for ourselves; we had to dismantle the structures that allow such abuses to continue. That teaching guided me away from vengeance and towards challenging the social norms and caste structures that treat some human beings as inferior, exploit their vulnerability and assign them a life of servitude.
Together with my spouse, who came from a different caste, I helped build a community of human rights defenders. For too long, Dalits were portrayed only as victims or survivors. We are also organisers, advocates and defenders of human rights. This work began more than four decades ago, when I was in my twenties.
In 1998, together with leaders from across India, we formed the National Campaign on Dalit Human Rights. We wanted caste-based discrimination and violence to be documented and discussed nationally and internationally. Looking back, I realise how groundbreaking that effort was, especially with so few resources.
Bringing caste to DurbanWhen we learned that the United Nations was organising a World Conference Against Racism, our immediate response was: “We have to be there.” We were new to these international processes. We contacted people working on caste discrimination and were invited to a preparatory meeting in Bellagio that helped shape the agenda for Durban.
At Bellagio, many participants supported putting caste on the agenda, including Pierre Sané, then Secretary General of Amnesty International. Civil society succeeded in making caste a major issue in the Durban process, but several Asian governments resisted its explicit inclusion in the final Durban Declaration and Programme of Action, arguing that it would target their countries or interfere in internal matters.
Although the final Declaration did not contain the explicit recognition we sought, what the movement achieved was extraordinary. Durban gave unprecedented international visibility to caste discrimination and helped move Dalit rights from the margins towards the centre of international human rights debate.
Dalit activists were present in large numbers, carrying documentation, testimonies, drums and protest across the conference grounds. People approached us and said, sometimes awkwardly but with genuine solidarity, “You are untouchable? Let me hug you.” Those encounters showed both how unfamiliar the issue was internationally and how quickly human connection could challenge the stigma imposed upon us.
Activists protest caste and descent-based discrimination during the World Conference against Racism in Durban, South Africa, held from 31 August to 7 September 2001. Placards call attention to caste, racism and the struggle for Dalit rights. Credit: NCDHR
Solidarity, resistance and the unfinished agendaOver the years, we have connected with communities and advocates in Somalia, Ethiopia, Kenya, Niger, Mauritania and Nigeria, with Roma movements across Europe and beyond, and with Quilombola and other communities in Latin America.
Their histories are different, but their struggles reveal how inherited status, stigmatised work and exclusion can reinforce one another across generations. Working together makes these structures visible and prevents governments and institutions from excusing them in the name of culture or tradition.
Durban also taught us that affected communities must speak for themselves. They must not be treated merely as victims or sources of testimony, but as human rights defenders and leaders who define the problem and shape the solution. Solidarity does not require us to claim that every oppression is identical. It requires us to respect distinct histories while recognising common structures of dehumanisation and standing together against them.
The fight is far from over. We are working for stronger international recognition, including comprehensive CERD guidance and, ultimately, a Declaration on the Rights of Communities Discriminated on Work and Descent.
Yet the real test is always on the ground. International declarations have meaning only when they change the life of a woman confronting untouchability, a sanitation worker demanding safe and dignified work, a Roma child resisting school segregation, or a Haratine family seeking freedom, land and equality.
Learn more about racial justice with Amnesty International’s online course.
Excerpt:
The third UN Conference Against Racism, Racial Discrimination, Xenophobia and Related Intolerance in 2001 was a watershed moment for millions across the world. Seven thousand people representing governments and civil society from 170 countries gathered in Durban, South Africa. Led by countries in the Global South, the Durban Conference challenged the idea that human rights is a Western concept, recognized the historical roots of contemporary forms of racism and called on States to repair the lasting consequences of colonialism and slavery. While the US and Israel withdrew from the Conference, the Durban Declaration and Programme of Action were adopted, both of which became foundational documents for the global fight against racism. But with racism still very much alive, we spoke with activists about their struggles and hopes.– La famille de feu Diallo Jean-André au Canada et au Burkina Faso (Ouagadougou)
– La famille Ariste au Burkina Faso, France, Canada et Angleterre
– La famille Curnier en France
– Les enfants : Alain Yves ; Guy Roger et Nicole Louise
– Les petits enfants : Binta ; Jean Simon ; Julien Claude ; Johanne Andrée Dona et Jean Isaac Roger
– Les arrière-petits-enfants : Adé, Ina, Luce et Julia
Les familles alliées et amies
Ont le profond regret de vous annoncer le décès de leur mère, sœur, tante, belle-sœur, belle-mère, grand-mère et arrière-grand-mère :
Mme Diallo /Tall Jeanne
Enseignante, Conseillère pédagogique à la retraite
Décès survenu à Ouagadougou le 05/09/2026 dans sa 94ème année.
Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.
Union de prières