La deuxième édition de « Bayiri teeb rēem-wakaté » s'est tenue dans la soirée du dimanche 1er mars 2026 à Bobo-Dioulasso. Placée sous le thème « Notre culture, c'est notre identité », cette rencontre culturelle et d'adoration a mis un point d'honneur à saluer l'engagement des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), engagés pour la reconquête du territoire national.
Après une première édition réussie en 2025, les promoteurs ont renouvelé l'initiative avec la même ferveur. Pensée comme un cadre de valorisation des instruments traditionnels dans les lieux de culte, cette soirée a été ainsi marquée par des prestations de troupes venues de divers horizons, des temps de prière pour la paix ainsi que des dons au profit des veuves et orphelins des FDS. Plusieurs pasteurs ont élevé la voix pour implorer la protection divine sur le Burkina Faso. Selon Théophile Tinto, représentant du comité d'organisation, l'objectif est de réhabiliter les instruments ancestraux souvent délaissés au profit d'équipements modernes.
Selon Théophile Tinto, représentant du comité d'organisation, l'objectif est de réhabiliter les instruments ancestraux souvent délaissés au profit d'équipements modernes« Nous avons constaté que dans nos églises, nous utilisons beaucoup d'instruments modernes. En poussant la réflexion, nous avons compris que ces instruments, bien qu'appréciés, nous éloignent progressivement de nos propres sonorités », a-t-il expliqué. Selon lui, l'idée est née d'une volonté partagée de valoriser l'héritage culturel légué par les ancêtres. « Nous voulons retrouver les instruments que jouaient nos parents, nos ancêtres. C'est en cela que nous allons nous retrouver en tant que peuple », a-t-il insisté.
Le public fortement mobilisé pour la deuxième édition de « Bayiri teeb rēem-wakaté »Pour les organisateurs, la culture constitue un socle d'unité nationale, au-delà des différences linguistiques et ethniques. Sur la scène, le balafon, le djembé, le lunga, les calebasses, la flûte traditionnelle, le gumbé et le warba ont rythmé les louanges, illustrant la richesse culturelle du pays et la diversité des ethnies représentées. Ainsi, chaque instrument a résonné comme un appel à la mémoire collective et à la cohésion sociale. A en croire le porte-parole du comité d'organisation, Théophile Tinto, la diversité des troupes invitées, venues de plusieurs localités, a donné un cachet particulier à la soirée.
La prestation d'une troupe de la communauté bwabaLes organisateurs ont également tenu à faire place aux « troupes en herbe » et aux minorités culturelles, dans un souci d'inclusion et d'équité. Théophile Tinto a indiqué que cette édition se distingue par quelques innovations notamment une meilleure structuration des prestations. Il a aussi souligné un travail collégial marqué par des débats contradictoires, mais orienté vers un objectif commun : faire de « Bayiri teeb rēem-wakaté » un cadre de communion nationale.
« Au regard de l'engouement constaté, l'idée de transformer l'événement en véritable festival fait son chemin. Actuellement limitée à deux ou trois heures d'activités, la soirée laisse souvent le public sur sa faim. Nous envisageons ainsi d'élargir le format et, à terme, de décentraliser l'initiative vers d'autres régions du pays », a-t-il laissé entendre.
La séance de prière pour la paix et la sécurité au Burkina par les pasteursMagnifier la culture tout en renforçant la solidarité
L'événement a connu aussi la participation du lieutenant-colonel Lassané Porgo, commandant la deuxième région militaire de Bobo-Dioulasso. Dans son intervention, il a salué une initiative qui allie adoration, culture et patriotisme. « C'est une nuit d'hommage au Tout-Puissant, mais aussi une nuit d'hommage aux FDS et aux VDP. Au-delà de cela, c'est notre culture qui est magnifiée », a-t-il déclaré.
La remise d'une enveloppe financière de 150 000 FCFA à la cellule sociale des FDS de la deuxième région militairePour l'officier supérieur, la crise sécuritaire que traverse le pays interpelle chaque citoyen sur la nécessité de se réapproprier son identité culturelle. « Si nous connaissons notre culture, il y a des choses que nous n'allons pas faire. Peut-être que la crise que nous vivons est aussi liée à une perte d'une partie de notre identité », a-t-il estimé. Il a rappelé que Dieu comprend toutes les langues et toutes les formes d'expression. « Dans n'importe quel instrument ou langue que nous utilisons, Dieu comprend. Nous sommes ici pour communier et prier pour la protection du pays et de tous ceux qui œuvrent pour la paix », a-t-il ajouté.
Le lieutenant-colonel Lassané Porgo, commandant la deuxième région militaire de Bobo-Dioulasso, a salué une initiative qui allie adoration, culture et patriotismeAu cours de la soirée, la remise d'une enveloppe financière de 150 000 FCFA à la cellule sociale des FDS de la deuxième région militaire a été saluée par l'assistance. Cette cellule prend en charge les veuves et orphelins des soldats tombés au front. Ce geste est la contribution du comité d'organisation et l'ensemble des parrains de l'évènement. Par ailleurs, une séance de levée de fonds a été initiée pour soutenir les FDS. Pour le lieutenant-colonel Lassané Porgo, au-delà du montant, c'est l'acte de solidarité qui compte. Rappelant que « dans notre culture, la solidarité fait partie de notre identité ».
À travers « Bayiri teeb rēem-wakaté », les initiateurs entendent démontrer que culture, foi et engagement patriotique peuvent converger vers un même idéal : la paix et la cohésion sociale. Une ambition qui, au regard de l'enthousiasme suscité, semble déjà trouver un écho favorable auprès des populations burkinabè. La participation des civils et la forte mobilisation des FDS ont également marqué les esprits. Chants, danses et prières ont illustré une image d'unité et de collaboration entre les forces de sécurité et la population.
Romuald Dofini
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Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réaffirmé le soutien de la France aux pays du Golfe et à la Jordanie dans un contexte de fortes tensions régionales. Il a exprimé la « pleine solidarité » de la France envers les États qu'il qualifie de « pays amis », à savoir l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Irak, le Bahreïn, le Koweït, le Oman et la Jordanie, affirmant qu'ils ont été délibérément ciblés par des missiles et des drones attribués aux gardiens de la Révolution.
Selon lui, la France se tient prête, conformément aux accords conclus avec ses partenaires et aux principes de légitime défense collective prévus par le droit international, à participer à leur défense. Concernant le Liban, le ministre a estimé que le Hezbollah avait commis « une lourde faute », en rejoignant un conflit que, selon lui, les autorités et le peuple libanais ne souhaitent pas. Il a souligné que la population libanaise en aurait déjà payé le prix, évoquant des dizaines de morts et de nombreux déplacés.
Jean-Noël Barrot a insisté sur la nécessité de préserver le Liban d'un embrasement régional et a affirmé que la France resterait engagée pour la souveraineté et la stabilité du pays. Il a également annoncé l'organisation prochaine d'une conférence internationale de soutien aux forces armées libanaises.
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Source : TF1 INFO
La Chine accuse les États-Unis d'être la principale source d'incertitude pour l'ordre nucléaire international et la stabilité stratégique mondiale. C'est ce qu'a affirmé le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Zhang Xiaogang, le samedi 28 février 2026, en réaction à des déclarations américaines indiquant ne plus se considérer liées par la norme de « rendement zéro ». L'information est rapportée par le média CGTN Français. Pour le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Washington justifie cette position par ce qu'il qualifie d'essai d'explosion nucléaire chinois survenu en juin 2020.
Selon monsieur Zhang, ces accusations sont « sans fondement ». Il a réaffirmé que la Chine respecte strictement le moratoire international sur les essais nucléaires et maintient une politique nucléaire défensive, soulignant que Pékin s'engage en faveur de la stabilité stratégique mondiale.
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Source : CGTN Français
La ville de Koudougou a accueilli, le mardi 24 février 2026, un atelier régional de validation du Plan de renforcement des capacités (PRC) des collectivités territoriales de la région du Nando. Cette rencontre stratégique s'inscrit dans la mise en œuvre des programmes d'appui dans le triangle Ouagadougou–Koudougou–Dédougou–Bobo-Dioulasso (OKDB), financé par l'Union européenne.
La cérémonie d'ouverture a été présidée par le gouverneur de la région du Nando, Adama Jean Yves Béré, en présence du chef de coopération de l'Union européenne au Burkina Faso, Marc Duponcel, ainsi que de plus de 80 participants issus des administrations déconcentrées, des délégations spéciales, des forces de défense et de sécurité, des opérateurs de mise en œuvre des programmes et de l'assistance technique.
En rappel, les programmes OKDB s'inscrivent dans le cadre financier pluriannuel 2021-2027 adopté par l'Union européenne pour le Burkina Faso. Ils visent à contribuer à la stabilisation du pays en améliorant la gouvernance locale et en renforçant la résilience des populations touchées dans les régions du Nando, du Bankui, du Sourou et du Guiriko, a expliqué le gouverneur.
Jean Yves Béré, gouverneur de la région du NandoLe présent atelier vise, à accompagner les communes bénéficiaires à disposer d'un plan régional de renforcement des capacités intégrant les besoins des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du développement local.
En clair, il s'est agi, entre autres, de valider le rapport provisoire du plan, qui servira de guide pour l'organisation des plaidoyers en faveur des actions de renforcement au profit des Présidents de délégations spéciales (PDS), mais aussi de boussole pour les partenaires techniques et financiers dans l'exécution de leurs interventions sur le terrain. Il a, à cet effet, exhorté les participants à des échanges francs et constructifs afin d'améliorer la qualité du document.
Vue partielle de l'assistancePrenant la parole à son tour, le chef de coopération de l'UE au Burkina Faso a rappelé que ce plan constitue un outil essentiel pour la mise en œuvre des politiques et stratégies régionales, notamment dans le cadre des Programmes d'appui au développement et aux services sociaux de base (PASS) et du Programme de résilience et du système agroalimentaire (PRESA).
Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et humanitaires, il a souligné que l'approche territoriale intégrée développée par l'Union européenne vise à soutenir durablement la stabilisation et la relance du pays.
Au terme des travaux, les participants ont formulé des observations et contributions destinées à améliorer le document final. Les possibilités, voire d'éventuelles contributions des opérateurs de mise en œuvre des programmes OKDB à la mise en œuvre du plan a également été réalisée.
Le Plan régional de renforcement des capacités a été validé sous réserve de la prise en compte des observations et contributions des participants à l'atelier. Le PRC servira de boussole aux collectivités territoriales, aux opérateurs de mise en œuvre des programmes et aux partenaires techniques et financiers. Il permettra d'améliorer la cohérence des interventions, la qualité de la gouvernance locale et l'impact des actions au profit des populations.
Cet atelier constitue une avancée significative dans l'opérationnalisation des programmes OKDB dans la région du Nando et confirme l'engagement conjoint du gouvernement burkinabè et de l'Union européenne en faveur d'un développement territorial inclusif, résilient et durable.
Les acteurs des régions de Bankui et du Sourou se sont réunis, le jeudi 26 février 2026 à Dédougou, pour un atelier consacré à la validation du plan régional de renforcement des capacités des délégations spéciales des deux régions, entrant dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d'appui au développement humain et aux services sociaux de base (PASS) et du Programme de résilience économique et système agro-alimentaire (PRESA) dans le « triangle » Ouagadougou–Koudougou–Dédougou–Bobo-Dioulasso (OKDB).
Présidée par le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, la rencontre a eu pour objectif de doter les collectivités locales d'un cadre stratégique permettant un meilleur pilotage des interventions et un suivi plus efficace des activités dans les 47 communes concernées.
Au cours des travaux, les participants issus des administrations déconcentrées, des délégations spéciales, des forces de défense et de sécurité, des opérateurs du programme et de l'assistance technique ont examiné le rapport provisoire du plan de renforcement des capacités. Ils ont, par la suite, formulé des amendements et des observations avant de procéder à la validation du document.
Le gouverneur Babo Pierre Bassinga a salué la disponibilité de l'UE à accompagner le gouvernement burkinabè dans la mise en œuvre de ses programmes de développement.Financés par l'Union européenne, le Programme d'appui au développement humain et aux services sociaux de base (PASS) et le Programme de résilience économique et système agro-alimentaire (PRESA) visent à renforcer la gouvernance locale, stabiliser le pays et soutenir les communautés affectées par la crise sécuritaire et humanitaire.
L'atelier, organisé à Dédougou, a réuni des acteurs de diverses couches socioprofessionnelles dont les collectivités locales des régions de Bankui et du Sourou.Pour le chef de coopération de l'Union européenne (UE) au Burkina Faso, Marc Duponcel, « cet atelier constitue un cadre essentiel de dialogue. Il offre aux autorités locales les moyens d'exercer pleinement leur mandat, de superviser les activités et d'identifier les priorités socioéconomiques de leurs communes. »
Le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a salué le partenariat entre l'État burkinabè et l'UE, soulignant l'importance d'un outil stratégique capable d'orienter efficacement les partenaires techniques et financiers.
Dans les zones d'intervention, les actions ciblent prioritairement les femmes, les jeunes, les personnes déplacées internes retournées et les populations hôtes. Les secteurs clés incluent l'agriculture et les chaînes de valeur agricoles, l'éducation, la santé, l'eau potable, l'assainissement et la gouvernance locale.
Avec la validation de ce plan, les deux régions disposent désormais d'un cadre structurant pour renforcer durablement les capacités de leurs collectivités locales et consolider l'impact des programmes OKDB sur le terrain.
Alphonse Dakuyo
Lefaso.net
Les campus de Ouagadougou et de Kamboinsin de l'Institut international d'ingénierie de l'eau et de l'environnement (2iE) ont vécu une effervescence peu ordinaire. Près de 900 élèves et encadreurs, venus de neuf établissements secondaires de la capitale et de ses environs, ont investi les lieux pour une immersion grandeur nature dans l'univers de l'ingénierie. Cette visite se tient dans le cadre de la journée portes ouvertes initiée par l'institut 2iE, le samedi 28 février 2026.
Dès les premières heures, les groupes d'élèves avec beaucoup de curiosité se sont succédé dans les amphithéâtres, les laboratoires et les plateformes techniques. Ils sont allés à la découverte des infrastructures pédagogiques, des démonstrations scientifiques et des échanges directs avec enseignants-chercheurs et étudiants.
Dans les laboratoires, les visiteurs ont prêté une oreille attentive aux explications des enseignants sur les analyses liées à la gestion de l'eau, aux matériaux de construction durables ou encore aux énergies renouvelables. En plus du Centre de langues, les plateformes techniques parcourues sont, entre autres, le Laboratoire de fabrication (FABLAB), le mini-réseau électrique, le laboratoire électrotechnique, la plateforme PADIEA. À cela s'ajoutent le Laboratoire eco-matériaux et habitats durables (LEMHaD), le Laboratoire agro pédologie, le Laboratoire microbiologie et le Laboratoire physico-chimie. Pour beaucoup, ces découvertes ont donné un visage concret à des notions jusque-là abstraites. L'ingénierie n'était plus un concept lointain, mais une réalité tangible, manipulable, accessible.
« Tout ce qui est analyse physicochimique de l'eau est réalisé ici. C'est l'occasion de montrer aux élèves les capacités pédagogiques que nous offrons pour leur formation », Yacouba Konaté, enseignant-chercheur à l'Institut 2iE, responsable du labo LEHSAÉchanges directs avec les acteurs de l'excellence
La journée portes ouvertes ne s'est pas limitée à une simple visite guidée. La direction générale, le personnel administratif et le corps professoral se sont mobilisés pour répondre aux interrogations des élèves. Les conditions d'admission, filières disponibles, débouchés professionnels, possibilités de mobilité internationale ont été au menu des échanges.
Les échanges ont également porté sur l'employabilité et les perspectives de carrière. Les élèves ont découvert que la formation à 2iE repose sur une approche par compétences, en lien étroit avec les entreprises. Des dispositifs comme le « Cercle des DRH » ou les « Entretiens RH 2iE » permettent aux étudiants de se confronter aux réalités du marché du travail à travers des simulations d'entretiens basées sur des offres réelles.
« Je voudrais bien savoir quelles sont les possibilités de développement des énergies renouvelables pour mon pays », Jimna Nzaou, élève en terminale DParmi les visages illuminés par la découverte, celui de Jimna Nzaou, élève en terminale D, traduisait une fascination sincère. Au fil de la visite des laboratoires et des plateformes techniques, la jeune lycéenne s'est dite impressionnée par les démonstrations autour des énergies renouvelables et des systèmes électriques intelligents. Devant les installations du Laboratoire énergies renouvelables et efficacité énergétique (LaBEREE), elle a confié avoir trouvé sa voie.
« J'ai beaucoup aimé les laboratoires. Ils sont spacieux et bien équipés », a-t-elle confié avec enthousiasme. Désormais déterminée, Jimna ambitionne, après l'obtention de son baccalauréat, d'intégrer la filière Génie électrique et énergétique à l'institut international 2iE, convaincue que cette spécialité lui permettra de contribuer, à son échelle, au développement énergétique durable de son pays.
« Avec tous les équipements et les compétences dont dispose l'Institut 2iE, j'estime avec conviction que les élèves n'ont nullement besoin d'aller poursuivre les études universitaires à l'étranger », Mamadou Ouédraogo, encadreur dans une école de la placeUne offre académique tournée vers les défis africains
Après cette immersion pratique, les visiteurs ont pu mieux saisir l'ampleur de l'offre de formation de 2iE. Structurée selon le système Licence-Master-Doctorat avec deux rentrées académiques par an (septembre et février), elle couvre des domaines stratégiques. Ces domaines sont notamment le Génie de l'eau, assainissement et aménagements hydro-agricoles, le Génie civil, bâtiments et travaux publics, le Génie électrique et énergétique, l'informatique, intelligence artificielle et applications.
L'institut délivre des diplômes d'ingénieur (Bac+5), des bachelors en ingénierie (Bac+3), propose des classes préparatoires aux grandes écoles et une formation doctorale internationale. Il développe également le Centrale-2iE African Bachelor of Engineering en partenariat avec Centrale Casablanca.
« La reconnaissance de sa formation liée aux accréditations internationales en Afrique et dans l'espace européen, son corps enseignant de classe mondiale, sont des avantages offerts par 2iE », Pr Mahamadou Koïta, directeur des études et des affaires académiquesPour le Pr Mahamadou Koïta, directeur des études et des affaires académiques, la richesse de 2iE réside aussi dans son environnement multiculturel et son ouverture internationale. Selon lui, l'étudiant qui intègre l'Institut international 2iE a la possibilité de débuter son cursus au Burkina Faso, puis d'effectuer des mobilités académiques dans des établissements partenaires à l'étranger.
Une opportunité stratégique qui lui permet d'acquérir non seulement la rigueur et l'expertise propres à l'ingénieur formé à 2iE, mais aussi d'enrichir son profil par d'autres approches pédagogiques, d'autres cultures scientifiques et d'autres méthodes de travail. « Cette double opportunité renforce la capacité d'adaptation et l'employabilité de nos diplômés », a-t-il souligné, mettant en avant une formation pensée pour produire des ingénieurs compétents, ouverts sur le monde et aptes à évoluer dans des environnements professionnels diversifiés.
La visite de quelques laboratoires de 2iEUne reconnaissance internationale gage de crédibilité
Les diplômes d'ingénieurs de 2iE sont accrédités en Afrique par le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) et en Europe par la Commission des titres d'ingénieur (CTI), offrant aux diplômés des perspectives professionnelles en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord.
Depuis 2024, l'institution bénéficie également d'une accréditation institutionnelle du Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES), confirmant la qualité de sa gouvernance et de ses activités de formation et de recherche. Centre d'excellence reconnu par la Banque mondiale, l'UEMOA, la CEDEAO et le NEPAD, 2iE s'appuie sur un réseau de plus de 100 partenariats académiques et industriels à l'international.
Bourses et inclusion, l'excellence accessible
Au-delà de la qualité académique, 2iE met un point d'honneur à favoriser l'inclusion. L'institut subventionne 20 % des frais de scolarité des dix premières filles inscrites au premier semestre et 40 % des frais des cinq premiers inscrits ayant obtenu une mention Bien ou plus au baccalauréat.
Le Centre de langues et le Centre d'incubation et d'entrepreneuriat visitésEn collaboration avec la Fondation Mastercard, le programme « FILE IN AFRICA à 2iE » accorde 165 bourses complètes à des jeunes issus de milieux défavorisés d'Afrique subsaharienne, notamment des jeunes filles, des personnes vivant avec un handicap, des réfugiés et des déplacés internes. Des organisations internationales telles que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), ainsi que l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), soutiennent également des bourses d'excellence pour des études à 2iE.
Une vocation révélée
Pour les élèves du lycée scientifique, du Prytanée militaire du Kadiogo, du lycée Saint-Joseph de Saaba, du lycée Gabriel Taborin, du groupe scolaire Saint-Viateur, du complexe scolaire Sainte-Famille, du lycée de l'Alliance chrétienne, du juvenat garçon Saint-Camille et de l'École internationale de l'Amitié, cette journée restera sans doute un moment décisif.
En franchissant les portes de l'Institut 2iE, ces élèves n'ont pas seulement visité une grande école ; ils ont découvert un champ des possibles. Entre laboratoires, échanges avec les enseignants et témoignages d'étudiants, ils ont perçu concrètement comment la science, l'innovation et l'engagement peuvent devenir des leviers puissants pour répondre aux défis énergétiques, environnementaux et infrastructurels de l'Afrique. En ouvrant ses campus, 2iE a ainsi réaffirmé une conviction essentielle : celle que l'ingénierie africaine ne relève pas du rêve abstrait, elle se façonne par la formation, la recherche et l'audace.
Hamed Nanéma
Crédit photos : Bonaventure Paré
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Le Commissariat central de police de Ouagadougou a démantelé deux réseaux de délinquants spécialisés dans les vols à main armée, le faux et usage de faux en écriture publique, la contrefaçon de sceaux de l'État et le blanchiment de capitaux dans la capitale burkinabè. L'annonce a été faite ce lundi 2 mars 2026, par la Police nationale depuis sa page Facebook. Cette opération de démantèlement s'inscrit dans le cadre de la lutte contre la criminalité urbaine sous toutes ses formes, menée par la Police nationale du Burkina Faso.
Le premier groupe, composé majoritairement d'individus de nationalité étrangère, opérait selon un mode structuré. Deux guetteurs s'introduisaient dans des institutions financières afin d'identifier les clients effectuant des retraits ou versements de fortes sommes. Les informations étaient transmises à des binômes motorisés positionnés à proximité. Armés de pistolets automatiques et de fusils d'épaule, ces derniers suivaient les victimes jusqu'à un lieu propice, ouvraient le feu pour les neutraliser ou les intimider, puis les dépouillaient de leurs numéraires. Le butin était ensuite partagé entre les membres, qui planifiaient leurs opérations sous l'appellation « Money-Day ». Ce gang est impliqué dans plusieurs décès et un préjudice financier estimé à près de 216 562 500 francs CFA.
Le second réseau, constitué en majorité d'acteurs du domaine du transit, proposait à des clients l'obtention rapide d'autorisations spéciales d'exportation de produits de rente dans le cadre des activités du Comptoir burkinabè des filières. Moyennant des sommes comprises entre 250 000 et 350 000 francs CFA. Les membres produisaient de faux documents scannés, revêtus d'une fausse signature et de cachets contrefaits, notamment ceux du directeur du Guichet unique du commerce, ainsi que de faux cachets des Directions générales des impôts et des Douanes. Le préjudice causé par ces fausses autorisations est estimé à plusieurs millions de francs CFA.
Grâce à la collaboration des populations et des responsables de sécurité des institutions financières, les enquêteurs ont saisi, lors du démantèlement, deux véhicules, des motocyclettes, divers appareils et du numéraire. La Police nationale a salué cette franche collaboration et a invité les citoyens à maintenir la vigilance et à dénoncer tout cas suspect aux numéros verts 17, 16 et 1010, réaffirmant son engagement en tant que force publique au service des citoyens.
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Source : Police nationale
L'ambassadeur du Burkina Faso à Addis-Abeba, représentant permanent auprès de l'Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), Elysé Ouédraogo, a présenté ses lettres d'accréditation au secrétaire exécutif de la CEA, Claver Gatete. C'était le mercredi 25 février 2026, à Addis-Abeba. Cette cérémonie officielle, au-delà des formalités protocolaires, a servi de cadre pour passer en revue l'état de la coopération entre le Burkina Faso et la Commission économique pour l'Afrique.
Le secrétaire exécutif a rappelé que l'accompagnement de la CEA au Burkina Faso s'opère à travers son Bureau régional basé à Niamey. Cet accompagnement porte notamment sur l'appui à la formulation des politiques publiques fondées sur des données statistiques fiables, la diversification de l'économie, la formation et l'employabilité des jeunes, la promotion du secteur privé ainsi que l'industrialisation. Il a également indiqué que l'institution onusienne prend en compte les projets du nouveau cadre confédéral d'intégration économique de l'AES.
Pour sa part, l'ambassadeur Ouédraogo a transmis au secrétaire exécutif les salutations du président du Faso, ainsi que celles du peuple burkinabè. Il a salué le rôle stratégique de la CEA dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations économiques sur l'Afrique, tout en exprimant son engagement à renforcer davantage les relations de coopération existantes. Il a souligné que, malgré la crise sécuritaire, le Burkina Faso poursuit une dynamique de réformes et de restructuration économique, visant à accélérer le développement, redonner espoir aux populations et assécher les bases de recrutement des groupes terroristes.
Au terme des échanges, le secrétaire exécutif de la CEA a salué la vision des autorités burkinabè, notamment l'accent mis sur la formation des jeunes pour lutter contre le chômage, et a relevé les avancées notables enregistrées dans le secteur économique du pays.
Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères
Am 15. Januar 2026 hat die tschechische Abgeordnetenkammer der von Andrej Babiš geführten Koalitionsregierung das Vertrauen ausgesprochen. Damit wurde der Prozess des Machtwechsels abgeschlossen, der durch die Parlamentswahlen von Anfang Oktober 2025 eingeleitet worden war. Das Regierungsbündnis aus der Partei ANO des Ministerpräsidenten, der ultranationalistischen SPD und der rechtsnationalen Autofahrerpartei (»Motoristen«) hat sich in der Außen- und Europapolitik einen Kurswechsel auf die Fahnen geschrieben. Es will von der proeuropäischen und Ukraine-freundlichen Politik der Mitte-Rechts-Regierung des Premierministers Fiala abrücken. Ungeachtet einer markigen Rhetorik und der radikalen Parolen der schwer kontrollierbaren kleineren Koalitionsparteien, wird es aber in der politischen Praxis nicht zu einer Kehrtwende, sondern eher zu einer graduellen Neuausrichtung kommen. Ministerpräsident Babiš sieht sich trotz der Kritik an der Vorgängerregierung auch als Garant von Kontinuität und vor allem als Pragmatiker. Deutschland sollte daher weiter einen Ansatz des Engagements und der Kooperation mit Tschechien verfolgen.