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Dans le cadre d'une recherche doctorale nous souhaitons avoir votre opinion sur l'apport réel des Réseaux Sociaux Numériques (RSN) à la gouvernance publique au Burkina Faso. Merci par avance pour votre précieux temps et votre contribution qui est indispensable à la réussite de ce travail. Les données collectées seront exclusivement utilisées aux fins de la recherche et une confidentialité absolue prévaudra dans leur exploitation. Ce questionnaire est entièrement anonyme. Merci pour votre précieuse contribution !
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Le colonel Évariste Stéphane Somé, directeur central de la culture et des arts des armées a accordé une interview à Lefaso.net. Dans un contexte marqué par la lutte pour la reconquête du territoire national, il insiste sur le fait que la culture et l'art participent au renforcement du moral des troupes et à la fin de la guerre.
Lefaso.net : Vous êtes le directeur central de la culture et des arts des armées depuis 2024. Pouvez-vous nous expliquer quelles sont les missions de cette structure au sein des forces armées burkinabè ?
Colonel Évariste Stéphane Somé : Au regard de l'Arrêté n°2003-1974/DEF-SGI du 2 juin 2003 portant organisation de la Direction centrale de la culture et des arts des armées, le Centre culturel des armées a pour mission la valorisation et la conservation du patrimoine des Forces armées nationales. Il est chargé de l'organisation de toute activité susceptible de promouvoir l'image de la culture du Burkina Faso, à travers la diffusion d'informations et la mise en valeur du patrimoine culturel des armées. Il est structuré autour d'une direction centrale, sous laquelle sont placés le Musée des armées, la bibliothèque des Forces armées ainsi que le Centre de loisirs des armées.
Dans le contexte actuel de lutte pour la reconquête du territoire au Burkina Faso, quelle place la culture et les arts occupent-ils au sein de l'institution militaire ?
La culture et les arts occupent une place déterminante dans la stratégie de lutte pour la reconquête du territoire. Pour preuve, le regain de dynamisme impulsé par la hiérarchie ces dernières années, plaçant le Centre culturel des armées au cœur des actions de promotion du lien armée-nation. Ce lien, essentiel, constitue un levier indispensable pour l'atteinte des objectifs de reconquête du territoire national et pour l'obtention de la victoire sur le terrorisme.
La culture et les arts sont très souvent relégués au second plan, surtout en situation de guerre. Selon vous, ce domaine peut-il constituer un levier stratégique dans ce contexte ?
La culture et les arts constituent un levier stratégique, en particulier dans un contexte de guerre asymétrique. Nous ne gagnerons pas cette guerre uniquement par les armes. La véritable bataille que nous menons est celle de la conquête des cœurs et des esprits. Une guerre peut être perdue lorsque l'adversaire mobilise également des codes culturels pour renforcer ses rangs et accroître sa détermination à combattre. Notre culture, véritable ciment de notre nation en construction, doit ainsi jouer le rôle d'une puissante arme de conviction, capable de rassembler l'ensemble des Burkinabè autour des valeurs cardinales qui nous définissent.
Comment la culture et les arts peuvent-ils contribuer à galvaniser et à renforcer le moral des forces combattantes engagées sur le front ?
La culture et les arts galvanisent les troupes, car ils constituent le socle sur lequel elles sont bâties. Les arts, à travers les chants, les récits, les contes, l'humour ou encore le cinéma, renforcent la cohésion des unités et contribuent efficacement à la gestion du stress en situation de combat. Toute guerre repose, en effet, sur des fondements culturels. Les forces armées nationales, tout comme l'ensemble des forces combattantes, sont l'émanation de l'identité nationale. Lorsqu'un combattant est profondément imprégné de sa culture, il dispose d'outils supplémentaires pour mener le combat avec efficacité, ainsi que d'un atout supplémentaire pour vaincre.
Le colonel Évariste Stéphane Somé est également un artiste-musicien. Son nom de scène est EmosQuelles activités culturelles et artistiques la Direction centrale de la culture et des arts des armées a-t-elle mises en place pour accompagner les forces combattantes ?
Nous menons de nombreuses activités visant non seulement à soutenir le moral des troupes, mais aussi à rapprocher les populations de leur outil de défense qu'est l'armée nationale. La hiérarchie autorise régulièrement l'organisation d'activités socioculturelles dans les casernes, telles que des représentations théâtrales, des concerts, des expositions d'arts plastiques ou encore des soirées récréatives. Ces activités sont animées aussi bien par des militaires que par des artistes civils, dans le but de maintenir le moral des troupes.
La musique, le théâtre, la poésie ou d'autres performances artistiques sont-ils utilisés pour soutenir psychologiquement les forces combattantes affectées par la crise sécuritaire ?
Oui, nous organisons régulièrement des activités culturelles et artistiques, notamment des concerts en partenariat avec les directions des services de santé des armées, ainsi que les services chargés de l'action sociale et du soutien psychologique, au profit de nos héros. Par ce terme, nous désignons les blessés en opération, qu'il s'agisse des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ou des Forces de défense et de sécurité (FDS). Des projections cinématographiques et des concerts ont déjà été organisés au Centre de récupération et de convalescence, situé sur le site de l'hôpital militaire capitaine Halassane Coulibaly. L'une de nos activités phares en 2025 a été l'organisation d'un atelier d'initiation au dessin et à la peinture au profit des blessés en opération.
Nous avons organisé cette activité en collaboration avec l'Association Africculture. Cet atelier a largement dépassé nos attentes. Il a permis non seulement d'apporter un soutien thérapeutique supplémentaire dans le processus de convalescence, mais aussi de créer un moment fort d'humanité et de solidarité. En effet, plus de 200 tableaux réalisés par les blessés ont été acquis par les populations, à l'issue de leur convalescence et après 45 jours de formation aux techniques des arts plastiques. Cet exemple illustre parfaitement la manière dont l'art et la culture peuvent être mis à contribution pour soulager, ne serait-ce qu'en partie, les souffrances, tout en redonnant l'estime de soi et le moral à nos combattants affectés par les combats sur le terrain.
Quel impact concret avez-vous observé sur le moral des troupes lorsque des activités culturelles et artistiques sont organisées à leur intention ?
D'abord, dans les garnisons, au plus près des hommes au front, l'impact est puissant, réel et immédiat. Les troupes accueillent toujours les activités culturelles avec beaucoup d'enthousiasme. Celles-ci leur permettent de décompresser, ne serait-ce qu'un instant, du stress des opérations, de se reconnecter à leurs racines et à leurs origines, de se détendre, mais aussi de décupler leur volonté de combattre et de raffermir le sens de leur engagement. Ensuite, pour les blessés en opération et les convalescents, les périodes de traitement plongent souvent les hommes dans une certaine solitude. L'art leur permet de se reconnecter à leur environnement, à leur communauté et à leur culture.
Pour un combattant ayant perdu certaines capacités au combat, il contribue à restaurer l'estime de soi et à retrouver une dignité parfois ébranlée. Cet impact est déterminant dans le processus de rétablissement. Enfin, pour les troupes à l'arrière, en préparation au combat, notamment dans les écoles et centres de formation, l'art et la culture sont utilisés comme de véritables outils pédagogiques. Des visites régulières de musées sont organisées au profit des militaires afin de renforcer leur identité nationale et leur patriotisme. L'appropriation de l'histoire militaire, et plus largement de l'histoire nationale, s'inscrit ainsi dans la préparation morale et psychologique du combattant, qui comprend désormais pleinement le sens de son engagement et les raisons pour lesquelles il se bat.
Dans cette lutte contre le terrorisme, la bataille est aussi psychologique. Comment la culture et les arts peuvent-ils aider à combattre la peur et à maintenir l'espoir chez les combattants et les populations ?
Le philosophe Friedrich Nietzsche affirmait que celui qui a un pourquoi peut supporter presque n'importe quel comment. Autrement dit, lorsqu'on sait pourquoi on se bat, la peur du comment s'efface. C'est là toute la puissance de l'art et de la culture au profit des soldats. Mieux ils sont outillés sur leur histoire, celle du Burkina Faso, de leurs devanciers, de la période précoloniale à la période coloniale, plus ils prennent conscience que la nation est une construction permanente.
L'art et la culture en constituent le ciment, le socle sur lequel ils s'appuient. Que ce soit au front, à l'arrière, dans les bases ou en convalescence, des formes d'expression comme le cinéma, l'humour ou la musique occupent une place essentielle. La musique, notamment, fait partie intégrante de la vie du militaire. Ces moments artistiques contribuent à galvaniser les troupes, à renforcer leur moral et à donner un sens profond à leur engagement.
En dehors de la musique, quels sont les autres arts qui peuvent contribuer à galvaniser les troupes
J'ai évoqué précédemment l'importance des arts plastiques, largement utilisés au sein des forces armées. La littérature constitue également un excellent exutoire pour les militaires, leur permettant à la fois de décompresser et de se remobiliser moralement. Par ailleurs, l'humour, le cinéma et le théâtre sont autant de leviers qui renforcent la cohésion et le sentiment d'appartenance à une même communauté, à la nation. Ils contribuent à reconnecter le militaire à son pays et à son identité.
C'est dans cette dynamique que nous faisons appel à de nombreux artistes non militaires, notamment des artistes civils, afin de revitaliser et de soutenir le moral des troupes. Le secteur culturel est aujourd'hui très engagé dans cet élan de solidarité. Nous exprimons, à cet égard, notre profonde gratitude à l'ensemble de la communauté artistique et culturelle du Burkina Faso pour son soutien constant. Un appui essentiel pour la poursuite des opérations et, à terme, pour la victoire finale.
Le directeur central de la culture et des arts des armées est le seul chanteur burkinabè ayant le grade de colonelComment les artistes peuvent-ils contribuer davantage à l'effort de reconquête du territoire national au Burkina Faso ?
Il s'agit de rappeler notre identité collective et notre volonté de vivre ensemble dans un Burkina Faso de paix, à travers la diffusion de messages de patriotisme, d'appels à la cohésion sociale et de contenus mobilisateurs propres à notre histoire. Ces messages ont une portée significative et déterminante dans le combat que nous menons. En effet, comme évoqué précédemment, l'adversaire utilise également des codes culturels pour influencer certaines franges de la population.
Cela repositionne l'enjeu du conflit sur un terrain essentiel : la conquête des cœurs et des esprits. Dans ce contexte, la culture et la musique apparaissent comme de puissants vecteurs de rapprochement, de sensibilisation et de mobilisation. C'est pourquoi nous appelons les artistes à redoubler d'efforts dans cet engagement, dont la contribution demeure essentielle à l'atteinte de la victoire.
Quel message souhaitez-vous adresser aux artistes issus des rangs de l'armée, aux artistes civils et aux acteurs culturels du Burkina Faso afin qu'ils participent pleinement à la mobilisation nationale pour la reconquête du territoire et le renforcement de la cohésion nationale ?
Le message que je souhaite adresser est avant tout un message de cohésion et de solidarité envers nos frères d'armes engagés au front, ainsi qu'un message de mobilisation et de soutien aux troupes. Il s'agit également d'un appel fort à la cohésion sociale, véritable socle de notre vivre-ensemble. Cette cohésion et cette solidarité doivent d'abord s'exprimer au sein des forces de défense et de sécurité. Elles sont indispensables à la réussite de toute opération militaire. Elles doivent également s'étendre à l'ensemble de la population, à travers un élan de solidarité envers les personnes affectées par les combats et la crise humanitaire que traverse le pays. C'est enfin une solidarité globale qu'il convient de promouvoir, entre les forces de défense et de sécurité et les populations, afin de faire bloc face aux défis et renforcer la résilience collective.
Interview réalisée par Samirah Elvire Bationo
Lefaso.net
Un nouveau jalon a été franchi mercredi dans le cadre de l’amélioration de la mobilité urbaine à Alger. Le premier tronçon de l’axe reliant le […]
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Les grandes familles ZOUNGRANA, GORGHO, ILBOUDO à Zorgho et à Ouagadougou ;
Les grandes familles DÉMÉ, REMEN, OUÉDRAOGO à Salogo, Ouagadougou, Bilbalogho, Canada, Belgique et aux États-Unis ;
Les familles TRAORÉ, TOURÉ, YAMEOGO à Ouagadougou, Ouahigouya, Koupéla Abidjan et Paris ;
Les familles alliées OUÉDRAOGO et DJIGMA à Ouagadougou ;
Les enfants, petits-enfants et l'ensemble des proches parents,
Profondément touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité et de soutien multiforme qui leur ont été témoignés lors du décès de leur fils, frère, cousin, époux, père et grand-père,
Monsieur Ben Idriss ZOUNGRANA dit BIG-Z,
Précédemment photographe journaliste et reporter sportif,
Décédé le vendredi 13 mars 2026 à Ouagadougou,
Expriment leurs sincères remerciements à tous les parents, amis, collègues, voisins et connaissances, ainsi qu'à tous ceux qui, de près ou de loin, les ont soutenus en cette douloureuse circonstance.
Par ailleurs, ils vous informent que la cérémonie de DOUA pour le repos de son âme aura lieu le :
Dimanche 29 mars 2026 à 08 heures Au domicile familial.
Ils vous invitent à vous joindre à eux pour cette prière.
Que Dieu rende à chacun au centuple ses bienfaits.
Paix à son âme.
Dans une démarche visant à consolider le dialogue avec ses partenaires professionnels, la compagnie nationale Naftal a tenu, ce mercredi, une réunion de concertation avec […]
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Un nouveau rapport de la Banque mondiale alerte sur l'urgence de repenser la gestion de l'eau dans l'agriculture mondiale. L'ambition est d'aboutir notamment à une sécurité alimentaire consolidée, une préservation accrue des ressources naturelles, et la création potentielle de près de 245 millions d'emplois durables, en Afrique subsaharienne en particulier.
Dans un monde qui comptera près de 10 milliards d'habitants à l'horizon 2050, la question de l'eau devient centrale. Publié le 19 mars 2026 à Washington, le rapport intitulé “Nourish and Flourish : Water Solutions to Feed 10 Billion People on a Livable Planet'' met en lumière un paradoxe préoccupant. Alors que certaines régions surexploitent leurs ressources hydriques, d'autres, pourtant bien dotées, n'en tirent pas pleinement profit.
Selon les conclusions du rapport, les pratiques actuelles ne permettent de soutenir durablement la production alimentaire que pour moins de la moitié de la population mondiale actuelle. Une situation qui appelle à un changement profond des modèles agricoles et de gestion de l'eau.
Rééquilibrer l'usage de l'eau pour produire mieux et durablement
Le document propose un cadre innovant reposant sur une approche différenciée selon les réalités des pays. En croisant le niveau de stress hydrique et le positionnement commercial (importateur ou exportateur de denrées alimentaires), ce modèle identifie plusieurs leviers d'action. Il préconise notamment de développer l'agriculture pluviale dans les zones riches en eau, de renforcer les investissements dans l'irrigation là où elle peut stimuler la production et l'emploi, de réduire la surconsommation dans les régions en stress hydrique. Il recommande aussi de miser sur le commerce international lorsque produire localement n'est pas viable.
Selon le directeur général et directeur de la gestion des connaissances du groupe de la Banque mondiale, Paschal Donohoe, « la manière dont nous gérons l'eau influencera profondément l'emploi, les moyens de subsistance et la croissance économique ». Une meilleure allocation de cette ressource pourrait ainsi renforcer la résilience des systèmes alimentaires tout en préservant les écosystèmes.
Un potentiel économique considérable pour l'Afrique
Au-delà des enjeux environnementaux, la réforme de la gestion de l'eau représente une formidable opportunité économique. Le rapport estime à 245 millions le nombre d'emplois de long terme pouvant être générés, dont une part importante en Afrique subsaharienne.
Cette dynamique repose en grande partie sur le développement de l'irrigation et la modernisation des systèmes agricoles. Mais ces transformations nécessitent des investissements massifs, évalués entre 24 et 70 milliards de dollars supplémentaires par an d'ici 2050.
Face à ces besoins, les financements publics, bien que conséquents (près de 490 milliards de dollars par an), ne suffisent plus. Le rapport insiste sur la nécessité de mobiliser davantage le secteur privé, en créant un environnement favorable à l'investissement : cadres réglementaires adaptés, institutions solides, accès au financement et aux technologies.
Les agriculteurs eux-mêmes apparaissent comme des acteurs centraux de cette transition. Déjà prêts à co-investir, ils ont toutefois besoin de meilleures conditions d'accès aux marchés, aux équipements et aux outils numériques pour réduire les risques.
Pour le vice-président Planète du groupe de la Banque mondiale, Guangzhe Chen, « la combinaison d'investissements, de politiques favorables et de capitaux privés permet de démultiplier l'impact ». Une approche intégrée qui pourrait transformer en profondeur les systèmes alimentaires mondiaux.
Un financement de 9 milliards de dollars par an d'ici 2030
Consciente de l'urgence, la Banque mondiale a annoncé un renforcement de ses engagements financiers. L'institution prévoit de doubler ses financements dans l'agroalimentaire pour atteindre 9 milliards de dollars par an d'ici 2030, soit environ 5 100 milliards de francs CFA, tout en mobilisant 5 milliards de dollars supplémentaires chaque année.
Ces efforts s'inscrivent dans le cadre de l'initiative AgriConnect, destinée à accompagner les petits exploitants dans leur transition vers une agriculture commerciale, plus productive et durable. À l'intersection des enjeux climatiques, économiques et sociaux, la gestion de l'eau en agriculture apparaît désormais comme un levier stratégique majeur. Nourrir l'humanité tout en préservant les ressources naturelles n'est plus une option, mais une nécessité.
Le message du rapport insiste sur une réalité, sans une transformation profonde et coordonnée des pratiques actuelles, l'équilibre entre production alimentaire et durabilité restera hors de portée. Mais avec des choix éclairés et des investissements ciblés, un avenir où l'on « nourrit et prospère » reste possible.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu ce mercredi à Alger la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, dans le cadre […]
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Zakari Liré a soutenu publiquement sa thèse de doctorat en communication publique le lundi 23 mars 2026 à l'université Laval au Canada. Son travail de recherche a porté sur le thème « La médiation des savoirs locaux dans les institutions d'enseignement supérieur et de recherche en Afrique francophone subsaharienne : le cas de l'université Joseph Ki-Zerbo au Burkina Faso ». À l'issue de sa présentation, le jury a jugé son travail de qualité et conforme aux normes d'un doctorat en communication publique.
Le travail de recherche mené par Zakari Liré a été co-dirigé par les professeurs Henri Assogba et Isabelle Clerc du département d'information et de communication de l'université Laval au Canada. L'impétrant est parti du constat de la faible reconnaissance institutionnelle des savoirs locaux en Afrique et de leurs détenteurs, à laquelle s'ajoutent la non-valorisation des domaines d'intérêt qu'ils mobilisent malgré leur forte pertinence sociale ainsi que l'emprise persistante du modèle universitaire occidental qui constitue un frein à leur intégration dans les dispositifs d'enseignement et de recherche. Il a donc identifié l'université comme une institution privilégiée de médiation du savoir et un potentiel outil de justice cognitive.
La thèse de Zakari Liré avait pour objectif principal de cerner les facteurs qui influencent le processus de médiation des savoirs locaux en recherche universitaire. De façon spécifique, il s'est agit de comprendre l'écosystème de la recherche à l'université Joseph Ki-Zerbo, la démarche d'appropriation des savoirs locaux par les acteurs universitaires ainsi que les représentations des enseignants-chercheurs en tant que facteurs d'influence de leurs attitudes face aux savoirs locaux ou paysans.
La médiation est perçue par le candidat comme un processus dynamique de mise en relation entre différentes entités qui interagissent entre elles dans un espace social donné autour d'un phénomène ou un fait social. Cet espace peut être l'université ou encore un centre de recherche. La mise en relation peut conduire à la transformation de ces entités, donc à leur intégration, à leur appropriation, ou peut conduire à des innovations dans certains cas. La médiation des savoirs, donc, constitue l'ensemble d'un processus médiatique et interactionnel qui concourt à la construction, au partage, à la diffusion, voire à la confrontation des savoirs et des connaissances socialement institutionnalisées.
Zakari Liré a mené sa recherche sur la médiation des savoirs locaux dans les institutions d'enseignement supérieur et de rechercheLe cadre théorique de la thèse mobilise la sociologie de l'acteur-réseau, la sociologie de l'appropriation et les épistémologies du Sud, permettant de concevoir la médiation comme un processus « itératif et intercatégoriel », influencé à la fois par l'écosystème sociotechnique universitaire et par les représentations sociales des acteurs, notamment les enseignants-chercheurs.
Zakari Liré a dans la conduite de sa recherche, adopté une approche méthodologique mixte qui combine des données qualitatives issues d'entrevues menées auprès de 16 enseignants-chercheurs de l'unité de formation et de recherche en sciences de la vie et de la terre (UFR/SVT) ainsi qu'une analyse quantitative de contenu portant sur 1 017 articles scientifiques produits par la quasi-totalité des enseignants-chercheurs de cette UFR.
L'analyse des résultats obtenus permet de mettre en évidence les tensions épistémologiques qui traversent la médiation des savoirs locaux, notamment en raison des rapports entre chercheurs et communautés locales. Elle révèle en particulier un phénomène de « double invisibilisation » des savoirs locaux, qui résulte à la fois des normes d'appropriation scientifique et des contraintes de diffusion académique. Ce processus permet de mieux comprendre les mécanismes conduisant aux pertes irréversibles de savoirs jugés non valides dans le cadre scientifique.
Le jury présidé par Pr Guylaine Martel et composé de Virginie Hébert, Abdou Bontianti, Philippe Mongeon ainsi que des deux co-directeurs de thèse, a félicité Zakari Liré pour la grande qualité de sa thèse, l'originalité de son objet d'étude, la qualité rédactionnelle ainsi que la structure claire du document qui facilite sa lecture. Le directeur de thèse, Pr Henri Assogba, a indiqué que la thèse présentée par Zakari Liré répond parfaitement aux exigences et aux objectifs attendus d'une thèse de doctorat en communication publique. "Je tiens particulièrement à le féliciter pour son sérieux, sa rigueur et son dynamisme malgré les défis et embûches d'un parcours qui est loin d'être linéaire", a-t-il ajouté.
Au regard de la pertinence du travail présenté, c'est donc à l'unanimité que les cinq membres du jury ont estimé que la thèse répond pleinement aux exigences d'un doctorat en communication publique.
Armelle Ouédraogo
Lefaso.net
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