Le gouvernement togolais renforce son soutien aux populations touchées par les violentes pluies des 28 et 29 juin 2026. Réuni en Conseil des ministres le mardi 4 août à Lomé, l’exécutif a fait le point sur les mesures de prise en charge des sinistrés, annonçant une enveloppe de 1,142 milliard de FCFA destinée à l’assistance humanitaire.
Selon la communication présentée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, les intempéries ont causé d’importants dégâts dans le Grand Lomé ainsi que dans plusieurs autres localités du pays. Le bilan officiel fait état de cinq décès et de 26 603 personnes affectées, sans compter les nombreuses habitations, routes et ouvrages d’assainissement endommagés.
Face à cette situation, le gouvernement indique avoir activé, dès les premières heures de la catastrophe, le dispositif national de réponse aux catastrophes. Sous la coordination du ministère de la Sécurité, l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) a mobilisé les différents acteurs de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes afin de mener les opérations de secours et d’assistance.
Au-delà de la phase d’urgence, l’État prévoit un accompagnement humanitaire évalué à 1 142 375 583 FCFA. Cette enveloppe permettra de fournir des vivres aux ménages sinistrés, des kits d’hygiène et d’assainissement pour prévenir les risques sanitaires, ainsi que des kits médicaux destinés aux personnes affectées.
À l’issue des échanges, le président du Conseil a salué l’engagement de tous les acteurs mobilisés dans la gestion de cette catastrophe. Il a également présenté ses condoléances aux familles des victimes et exprimé sa solidarité envers les populations touchées, tout en appelant les citoyens à observer les consignes de sécurité et à faire preuve de vigilance face à la persistance des fortes pluies.
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Par Armando
Le monde accélère. L’Afrique, malgré ses immenses ressources et son potentiel humain, peine encore à suivre le rythme. Mais au sein même de ce continent en quête de rattrapage, certains pays tentent de bouger les lignes. Et le Togo?
La grande mutation du monde ne cesse de s’accélérer. Innovation, industrialisation, intelligence artificielle, recherche scientifique, transition énergétique, transformation numérique…tous les continents sont engagés dans une course dont personne ne connaît encore véritablement la ligne d’arrivée. Une chose est certaine, ceux qui avancent lentement risquent de dépendre longtemps de ceux qui courent plus vite.
Dans cette compétition mondiale, l’Afrique reste en retard. Le constat n’est pas nouveau, mais il devient de plus en plus difficile à accepter, car le continent est loin d’être pauvre en potentiels. Son sous-sol alimente une partie des industries mondiales, sa population est l’une des plus jeunes de la planète, sa main-d’œuvre est considérable et ses talents s’illustrent dans les universités, les entreprises et les centres de recherche à travers le monde. Le continent possède une partie de ce dont le monde a besoin, mais dépend encore largement du monde pour transformer ce qu’il possède.
L’Afrique exporte ses matières premières et importe souvent les produits finis. Elle forme des talents qu’elle peine à retenir. Elle possède des terres, des minerais, une jeunesse nombreuse et des marchés en expansion, mais reste encore trop peu présente dans les secteurs où se construit la puissance de demain.
Le retard africain n’est donc plus seulement économique. Il est industriel, technologique, scientifique, éducatif, mais surtout politique et stratégique. Aucune économie ne se transforme durablement sans vision. Derrière les grandes puissances industrielles d’aujourd’hui, il y a eu des choix, des investissements, des sacrifices et surtout une capacité à penser au-delà du prochain mandat présidentiel ou de la prochaine crise.
Dans plusieurs pays d’Afrique, l’économie reste trop souvent prisonnière de la politique. Les ressources publiques servent davantage à entretenir des systèmes de pouvoir qu’à préparer l’avenir. La question n’est donc pas seulement de savoir combien un pays possède, mais ce qu’il fait de ce qu’il possède.
Routes, écoles, hôpitaux et infrastructures sont nécessaires. Mais le développement ne peut plus se limiter à construire. Il faut aussi produire, inventer, transformer, rechercher, former et créer de la valeur.
Certains pays africains tentent, chacun avec son modèle, ses réussites, ses contradictions et ses limites, de s’en sortir. Le Rwanda s’est imposé dans les débats sur la gouvernance et la transformation numérique. Le Bénin cherche à renforcer son attractivité et à moderniser certains secteurs. Le Burkina Faso, dans un contexte politique et sécuritaire très particulier, affiche une volonté de souveraineté et de transformation locale.
Ces expériences ne sont pas des modèles parfaits. Elles peuvent être discutées et critiquées, mais elles ont au moins le mérite de poser la question de la direction que doit prendre un pays.
Le Togo est-il dans cette course ? Des infrastructures ont été réalisées comme bon semble, des services se sont numérisés, des ambitions économiques sont affichées et Lomé conserve des atouts importants, notamment par sa position géographique et son ouverture sur la mer. Mais dans une course, avancer ne suffit pas toujours. Il faut aussi regarder à quelle vitesse avancent les autres.
Quelle industrie togolaise porte aujourd’hui une ambition continentale? Quelle grande innovation technologique née au Togo s’impose dans la sous-région? Quelle place le pays occupe-t-il dans la recherche scientifique africaine? Quels moyens sont réellement accordés aux chercheurs, aux inventeurs, aux jeunes entrepreneurs et aux créateurs? Quelle vision industrielle prépare le pays à l’économie des vingt prochaines années? Ces questions ne signifient pas qu’il n’existe rien. Elles interrogent l’ampleur, la visibilité et l’impact de ce qui se fait.
Il est vrai que le pays ne manque pas d’intelligence. Il ne manque pas de jeunes capables de créer, d’innover ou d’entreprendre. Mais combien de ces talents disposent réellement de l’environnement nécessaire pour passer d’une bonne idée à une entreprise solide, d’une invention à une industrie, d’une recherche universitaire à une solution concrète?
Un pays ne devient pas innovant simplement parce qu’il possède des jeunes talentueux. Il le devient lorsqu’il construit autour d’eux un système capable de les former, de les financer, de les protéger et de leur ouvrir des marchés.
Sans cet écosystème, les meilleurs partent, abandonnent ou restent invisibles.
Et lorsque les talents quittent le pays pour réussir ailleurs, la nation peut célébrer leur réussite individuelle, mais elle doit aussi avoir le courage de se demander pourquoi leur potentiel a besoin d’un autre territoire pour pleinement s’exprimer.
Le Togo reste encore largement consommateur de solutions conçues ailleurs. Téléphones, logiciels, machines, équipements industriels et technologies. Une grande partie de ce qui structure la vie moderne vient de l’extérieur. La véritable question du développement reste simple : qu’est-ce que le Togo veut produire pour lui-même et pour le monde? Le moment, rien, à part une nouvelle carte du monde, la médiation dans les conflits, l’accueil de conférences internationales…
Le pays ne peut évidemment pas tout fabriquer. Aucun pays ne le peut. Mais il doit choisir ses batailles. Identifier les secteurs dans lesquels il possède un avantage, investir durablement et construire une expertise capable de dépasser ses frontières. Sans cela, le développement risque de demeurer une succession de projets, comme on en vus ces dernières années dans l’agriculture par exemple.
Source : Sikaajournal
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Les registres d'inscription à l'examen du Certificat de Qualification aux Métiers (CQM), session d'octobre 2026, sont ouverts sur toute l'étendue du territoire national du lundi 3 août au vendredi 21 août. L'examen se déroulera du lundi 26 octobre au dimanche 1er novembre 2026 selon un communiqué de la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, en charge de la Formation Professionnelle.
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Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi 4 août à Rwankole, près de Bunia (Ituri), afin de renforcer la prise en charge des malades et les capacités de riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo.
L'Université d'Abomey-Calavi (UAC) franchit une nouvelle étape dans la dématérialisation de ses services administratifs. La plateforme ACTIA, dédiée à la gestion des actes académiques, est désormais officiellement mise en service. L'annonce a été faite par le recteur de l'UAC dans une correspondance en date du 31 juillet 2026, adressée aux responsables des différentes entités de l'université.
La plateforme ACTIA vise à moderniser la gestion des actes académiques en dématérialisant le dépôt, l'instruction et la délivrance de plusieurs documents, notamment les attestations de réussite, les relevés de notes, les certificats de scolarité, les duplicatas de diplômes, entre autres.
Avant son lancement, les directeurs adjoints, vice-doyens ainsi que les chefs des services de scolarité et des examens ont bénéficié d'un atelier de renforcement des capacités sur l'utilisation de l'outil. Cette session a également permis d'amender le manuel de procédures relatif au processus de délivrance des actes académiques.
Dans sa correspondance, le recteur a salué la forte mobilisation des responsables et de leurs collaborateurs, tout en les remerciant pour leur implication dans la réussite de cette réforme.
Depuis le 31 juillet 2026, toutes les nouvelles demandes d'actes académiques introduites par les étudiants doivent obligatoirement être effectuées via la plateforme ACTIA pour être recevables et traitées par l'administration universitaire. La plateforme est accessible à l'adresse https://actia.sigan-uac.bj/.
Le recteur a invité les responsables des différentes entités à sensibiliser les étudiants afin qu'ils s'approprient ce nouvel outil, désormais accessible en ligne, dans le cadre de la modernisation des services de l'Université d'Abomey-Calavi.
Les sénateurs se retrouvent ce jeudi 6 août 2026 pour une nouvelle session, au cours de laquelle la mise en place du bureau de l'institution sera à l'ordre du jour. C'est après la validation de son règlement intérieur par la Cour constitutionnelle ce lundi 3 août.
Par décision DCC 26-006 du 03 août 2026, la Cour constitutionnelle valide le règlement intérieur du Sénat adopté par la nouvelle institution le 30 juillet 2026. À l'issue de l'examen, la haute juridiction elle a estimé que l'ensemble des dispositions du texte respecte les exigences constitutionnelles.
Le Sénat est composé de 25 membres de droit, notamment d'anciens hauts responsables de l'État, ainsi que de personnalités désignées par les présidents de la République et de l'Assemblée nationale.
Cette institution a pour mission de contribuer à la régulation de la vie politique, au renforcement de l'unité nationale et d'examiner certaines lois adoptées par le parlement en demandant, le cas échéant, une seconde lecture, à l'exception des lois de finances.
Le ministère des Finances a apporté un démenti catégorique concernant les rumeurs circulant sur une éventuelle révision ou annulation des nouvelles mesures relatives à l’allocation […]
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C’est la fin d’une cavale de plusieurs années pour l’une des figures clés du grand banditisme marseillais. Mehdi Laribi, cofondateur présumé du gang de la […]
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Le terrain Energie de Gbégamey à Cotonou accueillera, du 7 au 9 août 2026, la 10e édition du Street Game 229. Initié par l'ancien international béninois Arafat Tabé, installé en France, le tournoi réunira des équipes de quartier et de jeunes talents autour d'une compétition internationale dotée d'un prize money de 500.000 FCFA.
Pour célébrer ses dix ans, le Street Game 229 est organisé cette année en partenariat avec Quartier Ouest, un tournoi international de basketball basé en France. Cette collaboration donne une dimension internationale à l'événement et témoigne de l'intérêt suscité par cette initiative née au Bénin.
Les rencontres se dérouleront du vendredi 7 au dimanche 9 août sur le terrain Energie, à Gbégamey, avec des compétitions en seniors hommes et dames ainsi qu'en catégories U15 filles et garçons.
L'entrée sera gratuite pour le public.
Une vitrine pour les talents
Le Street Game 229 entend « créer un véritable écosystème autour du basketball et de donner de la visibilité aux basketteurs béninois », selon l'ex international béninois Arafat Tabé et promoteur du tournoi.
Contrairement aux compétitions de clubs, le tournoi met aux prises des équipes de quartier, offrant ainsi à de nombreux jeunes l'occasion de démontrer leur potentiel.
Une quinzaine d'équipes sont attendues pour cette 10e édition.
Le tournoi offre plusieurs avantages aux participants. « Les meilleurs joueurs seront repérés. C'est une vraie vitrine pour eux », affirme le promoteur, invitant les passionnés de basketball, les familles et le grand public à venir nombreux assister à cette 10e édition du Street Game 229.
Des animations sont également annoncées tout au long des trois jours de compétition.
M. M.
Les automobilistes et les professionnels du transport en Algérie connaissent bien la tension constante autour de la disponibilité des pièces de rechange, en particulier pour […]
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En visite officielle au Bénin, le général Christopher Gwabin Musa, ministre de la Défense de la République fédérale du Nigéria, a visité, mardi 4 août 2026, la caserne militaire de Togbin et tenu une séance de travail avec les autorités béninoises. Il a été accueilli par Gildas Agonkan, ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale.
Le Bénin et le Nigéria renforcent leur coopération dans le domaine de la sécurité. En visite de travail à Cotonou, le général Christopher Gwabin Musa et sa délégation, se sont rendus à la caserne militaire de Togbin. Il a échangé avec les soldats nigérians déployés à Cotonou dans le cadre de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l'accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale.
Une séance de travail au cabinet du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale a permis d'aborder plusieurs questions liées à la lutte contre les menaces sécuritaires et au renforcement de la collaboration entre les forces des deux pays.
Selon le ministre Gildas Agonkan, la mutualisation des efforts, des talents et des capacités du Bénin et du Nigéria est nécessaire pour mieux faire face à la menace terroriste.« Nos stratégies doivent être mutualisées pour qu'ensemble, avec les autres pays de la sous-région, nous puissions venir à bout de ce fléau qui freine le développement de nos nations », a-t-il affirmé.
Pour le général Christopher Gwabin Musa, l'objectif de cette visite de travail est d'identifier les mécanismes les plus appropriés à mettre en œuvre afin de renforcer la lutte contre le terrorisme. Il a félicité le Bénin pour la célébration de sa fête nationale et réaffirmé l'engagement de son pays à œuvrer aux côtés de Cotonou pour venir à bout de la menace.
Le ministre de la Défense de la République fédérale du Nigéria a également invité les populations des deux pays à collaborer avec les forces de défense et de sécurité en signalant tout comportement suspect.
L’insécurité persistante dans plusieurs carrés miniers du territoire de Mambasa, en Ituri, entraîne le départ progressif de nombreux orpailleurs artisanaux et de leurs familles. Craignant pour leur sécurité, des habitants abandonnent les sites d’exploitation ainsi que leurs champs, une situation qui commence à avoir des répercussions sur l’économie locale, selon plusieurs témoignages concordants.