La Présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, Professeure Dandi Gnamou, a présenté devant la Commission budgétaire le projet de budget de son institution pour l'année 2026.
Le projet de budget de la Haute Cour de Justice est de 951 492 422 FCFA. Ce budget traduit l'engagement de la Haute Cour de Justice à consolider son rôle institutionnel et à moderniser son fonctionnement. Les ressources permettront de poursuivre la tenue des audiences juridictionnelles, la modernisation administrative et numérique de l'Institution et le renforcement de la pédagogie institutionnelle. « Il faut juger, et j'ai espoir que la représentation nationale va nous y aider », a déclaré la Présidente Dandi Gnamou.
A.A.A
Le directeur de Cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, Hermann Orou Takou a procédé, ce jeudi 27 novembre 2025, au lancement officiel de la 6e édition des Journées scientifiques de l'Économie béninoise (JSEB). L'évènement réunit au Sofitel Cotonou Marina, des chercheurs, professeurs, étudiants et acteurs du secteur de l'économie.
Placée sous le thème « Institutions et Prospérité des Nations », l'édition 2025 des Journées scientifiques de l'Economie Béninoise (JSEB) accueille du 27 au 28 novembre, des chercheurs venus de 15 pays d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Australie, d'Afrique Francophone et Anglophone. Selon Aristide Médénou, directeur Général de l'Economie (DGE), les JSEB ambitionnent de « renforcer le pont entre la recherche scientifique et la prise de décision publique afin de créer une synergie d'actions au service du progrès de nos sociétés et du bien-être de nos populations ». « L'objectif est également de susciter, d'encourager et de débattre de travaux de recherche porteurs de recommandations capables d'avoir un impact concret sur notre économie et sur l'Afrique », a affirmé Aristide Medenou.
Dans son discours, le représentant résident du PNUD au Bénin, Titus Oladayo Osundina, a salué « le leadership visionnaire » du ministre d'État Romuald Wadagni, qui a su faire des JSEB un rendez-vous majeur. Pour lui, le thème de l'édition 2025 revêt une importante particulière pour l'avènement de sociétés bien gouvernées, pacifiques et justes. « Le forum de réflexion et d'échanges comme celui des JSEB mérite l'accompagnement du PNUD du fait des retombées positives sur la recherche et le développement », a-t-il affirmé.
Vue partielle des participantsReprésentant le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Josué Azandégbé a insisté sur la pertinence du thème pour un Bénin engagé, depuis 2016, dans d'importantes réformes institutionnelles et économiques. Il estime que l'administration béninoise est devenue plus cohérente et plus efficace sous les deux mandats du président Patrice Talon. À l'en croire, « la transformation du Bénin montre que le Bénin a fait le choix de la voie institutionnelle, celle que la théorie économique contemporaine identifie comme le fondement de toute prospérité ». Il souhaite que les travaux de ces journées permettent l'élaboration de politiques publiques plus efficaces.
Procédant au lancement officiel des JSEB, le directeur de Cabinet du ministre de l'Économie et des Finances, Hermann Orou Takou a mis en avant les réformes engagées pour moderniser la gouvernance économique, renforcer l'État de droit, digitaliser les services publics et restaurer la confiance des citoyens. « La transformation de notre système de gestion des finances publiques, la digitalisation progressive des services de l'État, l'autonomisation des organes de contrôle, la réforme de la justice économique, la mise en place d'agences spécialisées performantes traduisent cette volonté de faire des institutions, un vrai levier de développement », a-t-il déclaré.
Hermann Orou Takou reconnaît tout de même que certains défis doivent être relevés. « Je reste convaincu que ces journées permettront d'éclairer et d'orienter convenablement des actions et politiques publiques de développement d'une part et d'autre part de formuler des recommandations qui contribueront à faire des institutions de notre pays, un moteur incontournable de développement durable et de prospérité partagée », a-t-il conclu.
Invité spécial de cette édition, le professeur James Robinson, prix Nobel d'Économie 2024, a assuré la conférence inaugurale intitulée « Africa in World History ». Sa présence marque l'ambition internationale des JSEB et renforce la crédibilité scientifique du rendez-vous. Cette 6e édition permettra de réfléchir sur les défis institutionnels du Bénin et d'échanger sur les questions fondamentales liées à la gouvernance et aux institutions.
Akpédjé Ayosso
Le comité scientifique a reçu environ une certaine d'articles et 42 articles ont été retenus à l'issue d'un processus rigoureux de sélection. Ils feront l'objet de présentation au cours des deux jours. Le meilleur article présenté aux JSEB recevra une double distinction : un trophée et une attestation, tous deux portant la mention « Lauréat du meilleur article présenté aux JSEB 2025 ». Les articles qui se démarqueront par leur qualité feront l'objet d'une publication dans une revue scientifique internationale.
L'Institut de Mathématiques et de Sciences Physiques (IMSP) de Dangbo a enregistré, ce mercredi 26 novembre 2025, des dégâts suite à un incendie.
Incendie à l'Institut de Mathématiques et de Sciences Physiques (IMSP) de Dangbo. Les flammes ont consumé l'auditorium de l'Institut de plus de 200 places. Le constat des dégâts a été fait au petit matin du mercredi. L'origine du sinistre reste pour le moment inconnue. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de l'incendie.
A.A.A
Le manager Hervé Nzeuya Tchuingoua bien connu dans le showbiz béninois n'est plus. Son décès a été annoncé ce jeudi 27 novembre 2025.
Décès de Hervé Nzeuya Tchuingoua surnommé Hervé Tobacco ou encore le roi de la nuit. Originaire du Cameroun, il s'est installé depuis des années à Cotonou (Bénin). Il a dirigé une discothèque très fréquentée à Cotonou avant de mettre en place sa boîte ‘'Herve Tobacco Night-Club''. Il est connu des promoteurs d'événements, artistes et acteurs du showbiz béninois.
A.A.A
L'Ambassade de France au Bénin a lancé le Prix Goncourt Choix du Bénin. C'est lors d'une conférence organisée samedi 22 novembre 2025 à l'occasion du Salon National du Livre 2025 en présence de Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du Prix Goncourt 2021.
10 écoles dont l'EFE Montaigne et Pierre Manoël Talon, et une centaine d'élèves se lancent dans l'aventure ‘' Prix Goncourt Choix du Bénin''. S'inscrivant dans la catégorie choix internationaux de l'Académie Goncourt, ce prix marque une étape symbolique pour la promotion de la lecture, de l'écriture et de la critique littéraire auprès de la jeunesse béninoise.
Cette première édition est organisée sous le parrainage de Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du Prix Goncourt en 2021. Sa présence symbolique accompagne les jeunes lecteurs et souligne l'importance de l'engagement culturel au sein de la francophonie. Le vote final aura lieu le 16 mai 2025 en présence de tous les participants.
Le Prix Goncourt Choix du Bénin est porté conjointement par l'Ambassade de France au Bénin et l'Institut Français du Bénin, avec le soutien du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, de l'Association des Professeurs de Français du Bénin, de l'Établissement Français d'Enseignement Montaigne, ainsi que de la librairie Savoir d'Afrique.
Le Président de la Cour constitutionnelle du Bénin, le Professeur Cossi Dorothé Sossa a présenté ce mercredi 26 novembre 2025 devant la commission budgétaire de l'Assemblée nationale, le projet de budget 2026 de son institution.
2.768.309.948 FCFA, c'est le projet de budget pour le fonctionnement de la Cour constitutionnelle en 2026. Ce budget est stable par rapport à celui de 2025. Les dépenses de personnel sont chiffrées à 1.961.474.948 FCFA. Les ressources permettront entre autres l'acquisition de biens et services (crédits destinés au fonctionnement administratif).
En 2025, souligne le président de la Cour constitutionnelle, le taux de consommation des crédits s'est établi à 63,65 % à fin septembre. Le Professeur Cossi Dorothé Sossa a déploré la non-intégration de la demande d'augmentation des crédits aux propositions du Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) 2025-2027.
Pour les prochaines échéances électorales, les ressources sont déjà mobilisées. 1,7 milliard de FCFA pour les législatives et 1,9 milliard de FCFA pour la présidentielle. La Haute Juridiction entend poursuivre sa mission ; celle de veiller au respect des normes, protéger les droits fondamentaux des citoyens, réguler le fonctionnement des institutions et de garantir la transparence des processus électoraux
Une opération de la Police Républicaine a permis de mener un contrôle intensif sur le territoire béninois.
Dénommée « L'opération Screen » 2025, elle s'est déroulée au niveau des points d'entrée stratégiques du Bénin. Selon BIP Radio, les éléments de la Police Républicaine se sont rendus aux postes frontaliers terrestres de Hillacondji et Hounsahoué, au passage de Sèmè-Kraké, au port maritime, à l'aéroport international de Cotonou, et sur la lagune de Porto-Novo.
Le bilan de la période du 7 au 20 septembre 2025 fait état de saisie d'un faux passeport américain, d'un pistolet automatique, de 19 voitures à 4 roues volées au Canada, ainsi que 3 motocyclettes.
Le Commissariat de Sèmè-Podji a saisi plus d'une demi-tonne de cannabis. Des vérifications systématiques ont été effectuées sur environ 18 000 personnes et 4 500 véhicules. Une dizaine de navires ont été aussi inspectés.
Le Président de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication du Bénin (HAAC), Édouard Loko a défendu ce mercredi 26 novembre 2025 devant la Commission des finances de l'Assemblée Nationale du Bénin, un budget de 3,46 milliards FCFA.
Conformément au Cadre de Dépenses à Moyen Terme, l'enveloppe proposée s'élève à 2,85 milliards FCFA, soit une réduction de 8,12 % par rapport à 2025. Devant la Commission, le. Président de la HAAC a souligné que les ressources nécessaires pour les actions de l'institution en 2026 sont chiffrées à 3,46 milliards FCFA, soit un déficit de 606,6 millions FCFA.
Actions menées en 2025
Au 30 septembre de l'année en cours, 57,6 % des crédits ont été engagés et 81,4 % ordonnancés. Les ressources ont permis la tenue des sessions statutaires, le renouvellement des conventions avec les médias, les contrôles techniques, l'entretien des infrastructures, les activités scientifiques ainsi que la participation aux rencontres internationales.
Edouard Loko a noté des difficultés. Elles concernent les lenteurs des procédures de commande publique et l'insuffisance de moyens pour les équipements de monitoring. La HAAC a soimis des besoins additionnels évalués à 625 millions FCFA. Le président a sollicité un appui pour une dotation complémentaire de 606,6 millions FCFA afin que la HAAC puisse mener convenablement ses actions en 2026.
La Personne Responsable des Marchés Publics (PRMP) de la commune de Dangbo, Monsieur Dansou Sèmassa Marc, a été exclue pour cinq ans de la commande publique au Bénin. La décision a été prise par l'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) le 30 octobre 2025.
Selon la Décision n°2025-142/ARMP/PR-CR/CD/CRD/SP/DRA/SA, Monsieur Dansou Sèmassa Marc est « exclu de la commande publique en République du Bénin pour une durée de cinq (05) ans, à compter du 06 novembre 2025 au 05 novembre 2030 ». La PRMP de Dangbo a été reconnue coupable de « manquements et défaut de professionnalisme » dans la conduite de plusieurs procédures de passation des Demandes de Renseignements et de Prix (DRP). Ces procédures concernaient notamment : la reprise de la clôture des bureaux d'arrondissement et l'aménagement du marché de Dangbo ; la construction de cuisines et magasins pour sept écoles à cantine ; la réalisation de deux forages avec système de pompage électrique et solaire pour les bureaux d'arrondissement de Hozin et Zoungue.
L'ARMP s'est auto-saisie suite à des alertes du Directeur des Services Techniques (DST) de la commune. Celui-ci avait signalé « des irrégularités sur les procédures » et le non-respect des délais légaux de publication des avis. Lors de l'audition, il a confirmé que « aucun soumissionnaire n'a pu prendre part à la séance d'ouverture des plis sur les trois procédures mises en cause ».
L'instruction a confirmé les manquements. L'ARMP note que ces irrégularités ont compromis « l'intégrité, la célérité et la performance du système de passation des marchés publics ». Aucune preuve contraire n'a été apportée par le concerné lors de l'audition contradictoire.
Par conséquent, l'ARMP a prononcé la sanction d'exclusion temporaire de la commande publique en République du Bénin conformément au code des marchés publics.
L'INTEGRALITE DE LA DECISION DE L'ARMP
Le décret n°2025-672 du 29 octobre 2025 « définit les modalités de mise en œuvre de l'assurance maladie obligatoire » en République du Bénin. Le texte impose la souscription d'une couverture minimale pour chaque salarié et fixe des sanctions pouvant atteindre 200.000 F CFA par employé non affilié.
L'assurance maladie obligatoire devient une exigence, que ce soit pour l'Etat, les collectivités territoriales et les employeurs béninois en général. L'assurance peut être souscrite auprès de l'Agence nationale de protection sociale, d'un organisme public successeur ou d'un assureur agréé, selon le décret n°2025-672 du 29 octobre 2025.
Sont « dispensés, les membres des missions diplomatiques », stipule l'article 3.
Les employeurs du secteur privé et les organismes publics commerciaux doivent « souscrire obligatoirement une police d'assurance maladie couvrant au minimum le panier de soins de base pour leurs salariés, ainsi que pour les conjoints et les enfants à charge », selon l'article 5.
« Les retraités du secteur privé souscrivent une police d'assurance maladie pour eux-mêmes, leurs conjoints et leurs enfants à charge. Il leur est offert la possibilité de se faire prélever la prime d'assurance sur leur pension à la Caisse nationale de Sécurité Sociale ».
« Les membres des professions libérales et autres personnes exerçant pour leurs propres comptes souscrivent à une police d'assurance maladie pour eux-mêmes, pour leurs conjoints et pour leurs enfants à charge ».
Les entreprises ont jusqu'au 29 octobre 2026, pour transmettre leurs polices d'assurance et engager le paiement des primes. « Dans un délai de douze (12) mois à compter de la date de publication au Journal officiel (…), tout employeur excepté l'État doit fournir à la Caisse nationale de Sécurité Sociale les polices d'assurance et engager le paiement des primes », précise l'article 23.
Une contribution minimale
Selon l'article 10, « les souscripteurs publics ou privés assurent le paiement de la prime d'assurance pour le panier de soins de base à hauteur de quatre-vingt pour cent (80%) au moins. Le solde à la charge des salariés fait l'objet de retenue à la source par le souscripteur qui assure le paiement global de la prime ».
Le nombre d'enfants pris en charge est limité à quatre, âgés de moins de 21 ans et sans emploi. Une exception est prévue pour les enfants porteurs d'infirmités ou de maladies incurables, pris en charge « sans limitation d'âge ».
Les primes de l'État seront versées par le Trésor public à l'Agence nationale de protection sociale (article 19), tandis que les autres souscripteurs passeront par la Caisse nationale de Sécurité Sociale (article 20).
Un large éventail de prestations
Le panier de soins couvre des pathologies variées, notamment les « traumatismes des membres thoraciques », les « infections respiratoires aiguës chez les enfants », le paludisme ou encore les « fistules obstétricales simples et complexes ». S'y ajoutent les consultations médicales, les césariennes, la chirurgie traumatologique, les soins d'urgence, et même le « transport médicalisé dans le cadre d'une référence » pour les affections couvertes.
Un ticket modérateur de 20 % est maintenu, sauf pour les « pauvres extrêmes », intégralement pris en charge par l'État (art. 11 et 15).
Sanctions financières lourdes
Quiconque tente d'obtenir frauduleusement une prestation encourt « une amende de 200 000 francs CFA » et le remboursement des sommes indûment perçues.
L'article 25 prévoit qu'un employeur, hors État, qui ne procède pas à l'affiliation d'un salarié ou au paiement de la part obligatoire de la prime est passible d' « une amende de deux cent mille (200 000) francs CFA, par employé ». Le salarié concerné conserve le droit de saisir la justice pour obtenir des dommages et intérêts pour les prestations non reçues.
Le décret instaure également un Conseil consultatif chargé de suivre la mise en œuvre du système et de régler les différends liés à la prise en charge.
M. M.
LIRE LE DECRET
Le Système d'Approvisionnement en Eau Potable multi-villages (SAEPmV) d'Alafiarou, dans la commune de Tchaourou, a été provisoirement réceptionné les 13 et 14 novembre. L'opération est menée par l'Agence nationale d'approvisionnement en eau potable en milieu rural (ANAEPMR) dans le cadre du projet PASAEP-24.
Le Système d'Approvisionnement en Eau Potable multi-villages (SAEPmV) d'Alafiarou, comprend deux châteaux d'eau de 100 m³ élevés à 15 mètres, construits en béton armé pour garantir une pression stable. Quatre stations de pompage ont été installées, chacune équipée d'un forage de 30 m³/h, d'un magasin de stockage, d'une salle de chloration, d'un local technique, d'une alimentation électrique permanente et d'un groupe électrogène de secours.
Le réseau de distribution s'étend sur 68 km de canalisations en PVC. Il compte 67 bornes fontaines déjà opérationnelles dans les villages concernés. L'ensemble a été réalisé selon les normes du PASAEP-24.
L'ouvrage, dernier du lot 3 du programme, vise à améliorer durablement l'accès à l'eau potable dans quatre localités : Alafiarou, Koda, Agbassa et Koko.
La mise en eau a suscité une forte émotion. Les habitants se sont rassemblés autour des bornes pour voir jaillir une eau claire et abondante. « C'est un tournant majeur pour nos populations », a déclaré le deuxième adjoint au maire, saluant « un investissement structurant qui change réellement la vie des citoyens ».
Très ému, le chef du village d'Agbassa a rappelé les difficultés passées : « Nous avons longtemps souffert pour aller chercher de l'eau loin de chez nous. Aujourd'hui, c'est un soulagement immense. Nous prenons l'engagement de prendre soin des ouvrages ».
La réception intervient après plusieurs mois de travaux, de réparations liées à des casses sur le réseau et de contrôles techniques approfondis. Le système est désormais prêt pour l'exploitation.
Plus de 20.000 habitants bénéficieront d'une eau potable disponible et plus sûre. Une femme d'Alafiarou résume le changement : « C'est la première fois que nous voyons de l'eau sortir avec autant de force. Nos enfants n'auront plus à parcourir des kilomètres ».
M. M.
L'arrondissement de Zaffé, dans la commune de Glazoué, a accueilli les 17 et 18 novembre la réception provisoire de son Système d'Approvisionnement en Eau Potable multi-villages (SAEPmV). La mission était conduite par l'Agence nationale d'approvisionnement en eau potable en milieu rural (ANAEPMR), dans le cadre du projet PASAEP-24.
Infrastructure attendue depuis plusieurs années, un Système d'Approvisionnement en Eau Potable multi-villages (SAEPmV) a été réceptionné à Zaffé, dans la commune de Glazoué. « Depuis 2018, nous attendions ce moment. C'est un soulagement immense », a déclaré Christian Odoubourou, responsable Eau et Assainissement de Glazoué. Il a salué un système qui « va desservir près de 20.000 personnes » et remercié le gouvernement et l'ANAEPMR.
Pour les habitants, l'impact est immédiat. « Avant, nous faisions des kilomètres pour trouver de l'eau, et ce n'était pas toujours propre », raconte Yabo Solange, résidente de Kpakpazoumé. « Aujourd'hui, l'eau est juste à côté et elle est potable. C'est comme une nouvelle vie qui commence ».
Le système a été réalisé par le groupement EWA/OBB/ETF, titulaire du marché du lot 2. Il comprend un château d'eau de 100 m³, une station de pompage de 20 m³/h, plusieurs locaux techniques et administratifs, un groupe électrogène et un réseau de distribution en PVC. Quatorze bornes fontaines sont déjà opérationnelles.
La délégation qui a procédé à la réception réunissait l'ANAEPMR, les bureaux de contrôle, des représentants des finances publiques, la direction départementale de l'eau et les autorités communales. Elle a inspecté les installations et confirmé leur conformité aux prescriptions techniques.
M. M.
Le Système d'Approvisionnement en Eau Potable multi-villages (SAEPmV) de Damé, dans la commune de Toffo, a été provisoirement réceptionné les 19 et 20 novembre par l'Agence nationale d'approvisionnement en eau potable en milieu rural (ANAEPMR).
Le système de Damé impressionne par sa capacité. Il comprend un château d'eau de 100 m³ à 18 m de hauteur, une bâche de 400 m³ et une station de pompage de 45 m³/h. Une seconde pompe peut fournir 30 m³/h. Huit kilomètres de lignes électriques ont été posés, deux transformateurs installés et un groupe électrogène de 20 kVA mis en place. Le réseau de distribution s'étend sur 45 km et dessert 40 bornes fontaines dans quatre villages.
Au total, environ 43.000 habitants accèdent désormais à une eau traitée et distribuée sous pression constante. Un pas supplémentaire vers l'objectif national d'accès universel à l'eau potable avant 2030.
Très ému, le chef de l'arrondissement, Lohou Assogba Antoine, a salué un « travail remarquable ». « Je félicite le gouvernement du président Patrice Talon pour cette vision courageuse », a-t-il déclaré. Il a appelé à étendre les efforts aux autres localités encore dépourvues d'un accès durable.
La mission marque la dernière étape après les constats techniques menés avec l'entreprise et le maître d'œuvre.
Une commission élargie a inspecté l'ensemble du chantier. Elle réunissait des responsables de l'ANAEPMR, des bureaux de contrôle, des représentants des finances publiques, des autorités locales et de l'opérateur fermier. Après une visite détaillée, la commission a validé la conformité de l'ouvrage. Elle a salué un travail « rigoureux » et un respect « scrupuleux » du cahier des charges.
Avec cette réception provisoire, Damé entre dans une nouvelle phase où l'eau potable cesse d'être un défi quotidien.
M. M.
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Gouvernement, organisations d'employeurs et de travailleurs ont, aux côtés de l'OIT, validé les conclusions de la revue nationale des cadres juridiques du travail et de la protection sociale liés au travail domestique. Cette validation constitue une avancée majeure dans les efforts conjoints visant à renforcer la reconnaissance, la protection et la dignité des travailleuses et travailleurs domestiques au Bénin .
Un secteur clé, mais encore informel
Le travail domestique représente une source essentielle d'emploi, notamment pour les femmes et les jeunes, mais il demeure informel au Bénin. Les personnes exerçant dans ce secteur font souvent face à une absence de couverture sociale, à des conditions précaires et à un risque élevé d'abus, du fait d'une reconnaissance juridique limitée.
Dans le cadre du projet « Travail domestique décent au Bénin » (TRADOM) », mis en œuvre par l'OIT avec l'appui de ses partenaires nationaux, une revue approfondie du cadre législatif et réglementaire a été conduite. Cette étude met en lumière les avancées déjà présentes dans le droit béninois, mais aussi les insuffisances normatives et institutionnelles à combler pour garantir un travail réellement décent dans ce secteur.
Des convergences notables avec les normes internationales
Adoptée en 2011, la Convention (n°189) de l'OIT sur les travailleuses et travailleurs domestiques constitue la référence mondiale pour la reconnaissance du travail domestique comme une profession à part entière.
L'analyse du droit béninois révèle plusieurs points de convergence avec cette convention.
L'article 8 de l'arrêté n°026/MFPTRA/DC/SGM/DT/SRT du 14 avril 1998 fixant les conditions générales d'emploi des employés de maison en République du Bénin, garantit par exemple un repos hebdomadaire de 48 heures, dont 24 heures consécutives le dimanche — soit une protection supérieure aux 24 heures minimales prévues par la Convention n°189.
De même, le décret n°2011-029 du 31 janvier 2011 fixant la liste des travaux dangereux pour les enfants en République du Bénin, fixe à 18 ans l'âge minimum pour exercer des travaux domestiques dangereux, conformément aux standards internationaux de protection de l'enfance et en convergence avec l'article 4 de la Convention N°189.
Ces convergences démontrent que, même sans ratification formelle, le Bénin dispose déjà d'un socle juridique aligné sur plusieurs principes de la Convention n°189. Toutefois, des lacunes importantes subsistent en matière de sécurité sociale, de prévention des abus et d'égalité de traitement avec les autres salariés.
Un cadre juridique à moderniser
Au Bénin, l'arrêté n°26/MFPTRAIDC/SGM/SRT du 14 avril 1998 qui encadre les conditions générales d'emploi des employés de maison, constitue, à ce jour, la principale référence juridique nationale en matière de travail domestique.
Malheureusement ce texte fonctionne en marge du droit du travail général, ce qui crée une forme de dualité juridique. Les employés de maison apparaissent ainsi comme des travailleurs à statut réduit, bénéficiant de droits moins robustes que ceux reconnus aux autres salariés.
Par ailleurs, les dispositions de l'arrêté, bien qu'innovantes à leur époque, ne répondent plus aux exigences actuelles en matière de travail décent. Elles ne prennent pas en compte l'essentiel des standards internationaux, notamment ceux de la Convention n°189 de l'OIT, que le Bénin n'a pas encore ratifiée. L'absence de référence à la sécurité sociale, à la protection contre les abus particulièrement pour les travailleuses domestiques ou à des mécanismes de contrôle efficaces limite fortement la portée du texte.
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Des recommandations pour l'avenir
Les participants à la validation ont souligné plusieurs axes prioritaires de réforme :
1. Actualiser et harmoniser l'arrêté n°026 avec les standards internationaux, pour y intégrer des dispositions sur la sécurité sociale, la prévention des abus, la protection de la maternité et la lutte contre les violences basées sur le genre.
2. Ratifier la Convention n°189 de l'OIT, afin de doter le Bénin d'un socle légal plus fort, en cohérence avec l'article 147 de la Constitution qui confère aux traités ratifiés une autorité supérieure à celle des lois.
3. Renforcer les capacités de l'inspection du travail et développer des mécanismes de contrôle adaptés aux particularités du travail effectué au domicile privé.
4. Favoriser l'inclusion des travailleurs domestiques dans les régimes de protection sociale (CNSS, ARCH) à travers des mesures incitatives telles que des réductions fiscales, des subventions partielles de cotisation ou la simplification des procédures d'affiliation.
La revue du cadre juridique menée dans le cadre du projet TRADOM offre aujourd'hui une feuille de route claire pour avancer vers un travail domestique formalisé. Son adoption et sa mise en œuvre effective pourraient constituer une étape déterminante pour la justice sociale, la dignité au travail et l'inclusion économique des travailleuses et travailleurs domestiques au Bénin.
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La compagnie Royal Air Maroc (RAM) a annoncé, mardi 25 novembre, une grille de tarifs destinée aux supporteurs africains souhaitant vivre la Coupe d'Afrique des nations du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc.
Les prix des billets chez Royal Air Maroc sont revus à la baisse. C'est à l'occasion de la Coupe d'Afrique des nations prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc. Pour absorber la forte demande qui s'annonce, la RAM déploiera plus de 660 vols additionnels vers les villes hôtes (Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech, Agadir et Fès. L'objectif est de garantir la mobilité des supporters, des équipes, des officiels et des médias durant tout le tournoi.
La compagnie a également dévoilé un nouvel appareil aux couleurs des Lions de l'Atlas, décoré avec les portraits de Hakimi, Bounou, Brahim Díaz, El Khannouss et En-Nesyri. Début novembre, un premier avion aux couleurs de la CAN avait déjà été présenté.
En avril dernier, la Confédération Africaine de Football (« CAF ») et Royal Air Maroc ont signé un partenariat stratégique. La compagnie aérienne nationale a reçu le statut de Partenaire Global Officiel pour les grandes compétitions africaines.
A l'EPP de Somé, une localité de l'arrondissement de Kpakpamè, dans la commune de Za-Kpota, un enseignant est décédé des suites d'un malaise, ce mercredi 26 novembre 2025, alors qu'il était en pleine séance d'explication avec ses apprenants.
Mercredi noir à l'EPP de Somé, commune de Za-Kpota, dans le département du Zou. L'Aspirant au métier d'enseignant (AME), de la classe de CM1/A, est mort ce mercredi 26 novembre 2025, des suites d'une crise. L'enseignant selon des sources concordantes, était en pleine séance d'explication avec ses apprenants lorsqu'il a fait un malaise. Conduit d'urgence à l'hôpital de Kpakpamè, il n'a pas survécu.
L'AME défunt apprend-on, est connu pour son professionnalisme et son dévouement au travail. Aux côtés de son directeur, il aurait toujours œuvré à l'amélioration des résultats à l'examen du CEP chaque année. Paix à son âme.
La Présidence de la République prévoit une enveloppe de plus de 6 milliards FCFA pour des actions à fort impact en 2026.
Le gouvernement poursuivra en 2026 la mise en œuvre des projets visant l'amélioration des conditions de vue des populations. Pour renforcer l'accès des citoyens aux pièces d'identité, améliorer la qualité du système éducatif, lutter contre la malnutrition infantile et soutenir la cohésion sociale, la Présidence de la République prévoit une dotation de 6 032 868 000 FCFA.
Cette dotation est inscrite dans la ligne « 010-Dotations – Présidence de la République » et affectée au Projet de cohésion sociale des Régions Nord du Golfe de Guinée (COSO), l'un des principaux dispositifs d'intervention sociale. Le programme global s'élève à 57,57 milliards FCFA. La part réservée aux actions à sensibilité sociale représente 10,48 %. En engageant plus de 6 milliards FCFA sur des secteurs sensibles, la Présidence consolide son ancrage social.
À partir du 20 décembre 2025, la Guest House ‘'L'Air de Rien'', située à Ouïdah, ouvre ses portes à sa troisième grande exposition consacrée à l'univers fascinant du Gèlédè.
Du 20 décembre au 11 janvier, Régine Lappo, gérante de la Guest House ‘'L'Air de Rien'' à Ouidah, organise l'exposition ‘'Les Yeux qui ont vu le Gèlédè ont vu le spectacle ultime''. L'événement a pour but de faire découvrir au public la richesse culturelle du Gèlédè.
Le jardin de la Guest House sera transformé pour l'occasion en un parcours immersif. Des artistes y présenteront leurs œuvres offrant ainsi aux visiteurs une immersion rare dans l'esthétique et les symboliques du Gèlédè. Ils échangeront avec le public pour expliquer leurs créations et techniques. La soirée sera animée par des ballets Gèlédè avec des danseurs portant les masques traditionnels et exécutant les rythmes spécifiques à cette culture ancestrale.
Cette exposition coïncide avec les Vodun Days (8 au 10 janvier), une célébration qui attire chaque année à Ouïdah un grand nombre de visiteurs, curieux de découvrir les traditions et les pratiques culturelles du pays. Une opportunité supplémentaire pour les festivaliers de plonger au cœur de Gèlédè.
Par décision en date du 26 novembre 2025, le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) a dévoilé la liste des partis politiques ayant satisfait aux exigences de la complétude de leurs dossiers de candidature pour l'élection des membres de l'Assemblée nationale du 11 janvier 2026. Il s'agit des partis FCBE, l'UP-R, BR, Moele Bénin et Les Démocrates. La liste de candidatures du parti GSR est déclarée irrecevable.
Le ministre du numérique et de la digitalisation, Aurélie Zoumarou a défendu devant les députés membres de la commission budgétaire de l'Assemblée nationale ce mardi 25 novembre 2025, le budget de son département ministériel. Les crédits alloués au secteur du numérique et de la digitalisation pour l'année 2026, s'élèvent à 27.238.035.553 de francs CFA, et connaissent une diminution de 6,18% par rapport à l'exercice en cours.
27.238.035.553 de francs CFA, c'est ce qu'il faudra pour poursuivre les différentes réformes dans le secteur du numérique et de la digitalisation en 2026. Le ministre du numérique et de la digitalisation a défendu le projet de budget devant les députés de la commission budgétaire de l'Assemblée nationale mardi 25 novembre 2025. Les dépenses de fonctionnement selon le document de budget, sont estimées à 9.774.411.267 de francs CFA, tandis que les dépenses en capital sont évaluées à 17.463.624.286 de francs CFA.
Il a été élaboré conformément aux directives contenues dans la lettre de cadrage élaborée par le ministère de l'économie et des finances et les défis et priorités du secteur du numérique et de la digitalisation, du secteur des médias en cohérence avec les politiques et stratégies sectorielles. Sa diminution se justifie par la baisse (12,22%) du financement extérieur en 2026.
Quelques priorités pour 2026
Les priorités pour le ministère du numérique en 2026 sont relatives entre autres à :
– la réduction de la facteur numérique par la généralisation de l'accès au haut débit sur le territoire,
– le développement et l'opérationnalisation de cas d'usage d'intelligence artificielle dans les secteurs prioritaires,
– le développement de l'école des métiers du numérique,
– l'appui et accompagnement à la maturité des entreprises de services numériques privées pour la fourniture de solutions de dématérialisation aux entreprises et à l'administration,
– la diversification des chaînes thématiques publiques,
– l'enrichissement de l'offre des services de la Télévision numérique terrestre ( Tnt), et -la poursuite de la mise en œuvre de réforme du secteur des médias.