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Officiers de sécurité, véhicules… Sébastien Lecornu met fin aux avantages des anciens Premiers ministres

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Sébastien Lecornu s’est toujours montré sensible au poids des symboles politiques. Ceux-là qui créent la colère et la défiance chez les Français. Dès son arrivée à Matignon, en septembre, le Premier ministre avait voulu s’attaquer à l’un des plus emblématiques : les avantages de ses prédécesseurs. « On ne peut pas demander aux Français des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas », théorisait-il, à l’occasion d’une interview à la presse quotidienne régionale.

Trois mois plus tard, Sébastien Lecornu passe de la théorie à la pratique. Comme révélé par BFMTV, tous les anciens chefs de gouvernement et ex-ministres de l’Intérieur ne disposeront désormais plus d’une voiture avec chauffeur ni d’un secrétariat, et la très grande majorité ne sera plus protégée par un officier de sécurité, et ce dès ce début d’année. Dans les détails, 24 policiers ne travailleront plus pour la protection de ces personnalités et, selon Matignon, « les effectifs libérés seront notamment redéployés pour la lutte contre le narcotrafic. »

En début de semaine, le Premier ministre a prévenu les 17 ex-hôtes de Matignon, tout comme Laurent Nuñez a écrit à ses 17 prédécesseurs de la place Beauvau (Paris VIIe). Ainsi, Jean-Marc Ayrault, Brice Hortefeux, Jean-Pierre Chevènement ou encore Bruno Le Roux devront reprendre une vie plus normale.

Valls, Cazeneuve, Castaner épargnés

Après une « analyse de sécurité », une « petite minorité », dixit l’entourage de Sébastien Lecornu, restera toutefois protégée. À commencer par ceux qui reçoivent, encore aujourd’hui, des menaces. Comme Manuel Valls et Bernard Cazeneuve qui ont géré la période des attentats sur le sol français, ou encore Christophe Castaner, à la tête du ministère de l’Intérieur durant le mouvement des Gilets jaunes. Également épargnés par la réforme : ceux qui ont quitté leurs fonctions il y a moins de deux ans (comme Bruno Retailleau) ou encore les anciens locataires de Matignon ou de Beauvau, aujourd’hui candidats à la présidentielle (tel qu’Édouard Philippe).

« La protection doit reposer au cas par cas sur une évaluation rigoureuse et périodique de la menace. Elle peut tout à fait être justifiée pendant longtemps », soutient Matthias Fekl, éphémère premier flic de France à la fin du quinquennat de François Hollande. Lui ne bénéficie plus d’avantages, et ce à sa demande. L’ex-Premier ministre d’Emmanuel Macron, Jean Castex, avait, lui aussi, renoncé à toute protection et aime circuler en métro dans la capitale.

De petites économies

Au-delà du message d’exemplarité, la fin de ces privilèges répond également à un besoin d’économies. À l’heure où Sébastien Lecornu tente de réduire le déficit public à moins de 5 % du PIB, tout petit rabot est bon à prendre.

En 2024, les avantages liés au véhicule, au chauffeur ainsi qu’au secrétariat ont coûté plus d’1,5 million d’euros à l’État. Auquel il faut additionner les près de 3 millions d’euros annuels de protection policière, à en croire les calculs d’un rapport parlementaire daté de 2019. Au total donc : près de 5 millions d’euros par an. Une somme loin d’être négligeable mais une goutte d’eau dans l’océan de la dette française.

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Alexis Corbière demande plus de portraits de femmes et d’élus noirs à l’Assemblée nationale

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Elles ornent les couloirs et les jardins du Palais-Bourbon, sont admirées par 200 000 visiteurs chaque année, mais traduisent une vision historique « amputée » aux yeux d’Alexis Corbière. Dans une lettre adressée à la présidente des lieux Yaël Braun-Pivet, le député écologiste (ex-LFI) appelle à un renouvellement des œuvres exposées à l’Assemblée nationale. Lesquelles, détaille-t-il, traduisent une vision encore très « masculiniste » et peu représentative de l’histoire politique de France.

Alors que Yaël Braun-Pivet a l’ambition de doubler le nombre de visiteurs qui fréquentent le bâtiment, abritant les députés depuis 1789, Alexis Corbière déplore le manque d’exposition des femmes et des personnes noires sur les tableaux, statues, copies et autres œuvres représentées. « Comment expliquer que les femmes, qui sont dans la vie politique depuis plus de soixante-dix ans, soient si peu représentées ? » regrette le cofondateur de L’Après.

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Symboles nazis, inscription « démission » : le domicile d’un maire du Loiret à nouveau visé par un acte de vandalisme

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

En moins d’un an, le domicile du maire de cette petite commune a été pris pour cible à deux reprises. À Beaulieu-sur-Loire, dans le Loiret, des individus auraient pénétré entre le 26 et le 27 décembre dans la propriété de l’édile afin d’inscrire les façades de sa maison de croix gammées, du mot « démission » ainsi que du chiffre 33, référence à l’année du début du nazisme, rapportent plusieurs médias locaux.

Le maire de cette ville de près de 2000 habitants, Jacky Hecquet, qui a été alerté par un riverain, raconte auprès de la République du centre que les caméras installées à son domicile ont filmé « au moins deux individus ».

« Les gendarmes sont immédiatement venus, notamment la brigade de recherches », rapporte l’édile auprès du média local, précisant qu’il a porté plainte.

Ces menaces « ne le décourageront pas »

Le parquet de Montargis nous confirme qu’une enquête est en cours pour « dégradation d’un bien par inscription par personne par personne dissimulant volontairement son visage afin de ne pas être identifié violation de domicile » ainsi que pour « provocation publique à la haine ou la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, apologie publique de crime ou délit ».

Le maire avait fait installer ces dispositifs de sécurité après un premier incident survenu en début d’année 2025, lorsqu’il avait découvert des symboles nazis sur sa maison, selon ses déclarations.

Auprès d’ICI Orléans, Jacky Hecquet précise que ces menaces ne le « décourageront pas » de se présenter à sa réélection aux municipales 2026 en mars prochain.

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« Le racisme comme méthode » : la ministre de l’Outre-mer dévoile les insultes reçues après « avoir dénoncé les dérives de LFI »

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

« Arabe de service », « la bounty », « la bledarde » : ce mardi, sur le réseau social X, Naïma Moutchou a partagé quelques messages d’insultes qu’elle a reçus « après avoir dénoncé les dérives de LFI ».

« Le racisme comme méthode. Les menaces et les insultes comme arguments. Chacun jugera », écrit la ministre de l’Outre-mer.

La ministre de l’Outre-mer Naïma Moutchou avait été révoltée par les propos de Sébastien Delogu en soutien à Bally Bagayoko, candidat insoumis à la mairie de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).

« Une logique de tri destructrice »

« Vous avez une opportunité en or, qu’enfin un racisé dirige ces deux villes et fasse en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici », avait-il déclaré. Cette déclaration a été largement relayée et a fait réagir jusqu’au sein du gouvernement.

« On en arrive à expliquer qu’il faudrait voter en fonction de la couleur de peau », déclarait Naïma Moutchou, dans un long message posté sur X. Pour la ministre, « les idées et les projets disparaissent » au profit de l’origine des candidats « érigée en argument politique », et un « champ de bataille communautaire » et « une logique de tri destructrice » sont installés.

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Municipales 2026 à Paris : David Belliard dénonce la « trumpisation » de la droite menée par Rachida Dati

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

La campagne municipale dans la capitale est bien lancée et les piques entre candidats sont de sorties. Invité de Sud Radio ce mercredi matin, David Belliard, le chef de file des écologistes aux municipales, a dénoncé la « trumpisation » de la droite parisienne, menée par Rachida Dati, également candidate à la mairie de Paris.

En quoi aujourd’hui Rachida Dati est trumpisée, lui demande alors le journaliste. « Vous voyez bien ses vidéos, c’est beaucoup d’idéologies, d’instrumentalisation notamment de la pauvreté », répond l’élu écologiste, dénonçant « des fake news » de la part de la ministre de la Culture qu’il qualifie « d’adversaire » et même « d’ennemie » politique.

La droite parisienne menée par Rachida Dati « est une droite régressive, qui lutte contre le logement social, qui lutte contre l’encadrement des loyers, qui souhaite faire revenir des voitures », confie-t-il.

Une candidature commune à gauche ?

Avec la campagne des municipales lancée, le maire adjoint à la mairie de Paris estime désormais, que « ce sera projet contre projet ». « La gauche n’a rien à voir avec cette droite régressive, anti-écolo et anti-social », poursuit-il.

Mi-décembre, les militants écologistes et communistes ont validé le projet d’union qui prévoit que leurs chefs de file respectifs se rangent derrière le socialiste Emmanuel Grégoire pour le scrutin de mars prochain.

Interrogé également sur la possibilité d’une candidature commune pour la gauche plus large, incluant la députée Sophia Chikirou, candidate LFI, l’élu conclut : « Je suis favorable à ce qu’à la fin il n’y ait qu’une candidature de gauche mais pour l’heure, commençons la campagne ».

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Maire de Formiguères parti à Tahiti : son remplaçant espère un retour au calme d’ici les municipales

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Serge Vaills, ancien premier adjoint de Formiguères (Pyrénées-Orientales), en est devenu maire le jeudi 17 décembre dernier. Dans quelques mois, il briguera un mandat complet pour remettre en ordre et en route cette petite commune de 500 habitants, abandonnée par le précédent élu en titre depuis juillet dernier. Mais rien n’est vraiment simple dans ce petit village du Capcir. La petite commune de 500 habitants perchée à 1 500 m d’altitude pourrait même faire figure de favorite pour remporter la Coupe d’Europe de la zizanie au titre de l’année 2025.

On se souvient que le maire en titre, Philippe Petitqueux, a largement participé à cette ambiance générale fracturée en devenant l’élu ayant exécuté l’un des plus longs mandats en distanciel de l’histoire contemporaine de la République française, du 3 juillet dernier au 3 décembre, date de sa lettre de démission.

Le maire a aussi établi au passage le record de l’élu habitant le plus loin de son hôtel de ville, puisqu’il s’était alors installé à Tahiti. Le jour de sa démission, il dénonçait le climat « intenable » à la mairie comme cause de son départ, et se disait fatigué par « cette agressivité permanente » faite « de rumeurs, d’attaques personnelles et de propos infondés » amplifiés sur les réseaux sociaux.

Pour autant, le retour à une situation normale que pourrait laisser espérer l’élection du nouveau maire n’a pas été une formalité. « Il m’a fallu trois tours de scrutin pour obtenir la majorité et dans un score étriqué : cinq voix pour et quatre contre », raconte Serge Vaills. « L’ancien maire démissionnaire, redevenu simple conseiller, avait même donné une procuration. Et, à l’heure où je vous parle, on entend le bruissement de la constitution de plusieurs listes pour mars prochain, à condition de trouver suffisamment de colistiers ! »

Dossiers abandonnés et démissions

L’actuel maire s’échine à remettre de l’ordre dans des dossiers de gestion qui n’ont, pour certains, pas été réglés depuis 2022. Pendant cette mandature lunaire, quatre conseillers ont démissionné, remplacés par de nouveaux élus… dont deux ont démissionné à leur tour.

Les employés municipaux eux-mêmes sont concernés par le tourbillon : plus de moitié d’entre eux au service technique, les fantassins du quotidien, ont préféré partir, poussés dehors, dit-on dans le village. Et le service administratif lui-même est dans le même état de renouvellement.

« Il nous faut travailler sur les réseaux d’eau. Eau potable et eaux usées. Lancer des travaux dans les locaux de la gendarmerie dont nous sommes les propriétaires. Récupérer les loyers et construire de nouveaux logements pour les saisonniers », énumère Serge Vaills, qui se projette dans le concret des nombreux chantiers à venir. L’espoir est aussi d’éviter le retour des dangereuses divisions lors des municipales de mars prochain, qui devraient coïncider avec la fonte des neiges. Une promesse de renouveau dans les paysages comme dans les conseils.

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Municipales à Paris : réquisition, locaux de la Ville... que proposent les candidats en cas de grand froid ?

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Des températures négatives persistantes, plus de 3 500 personnes contraintes de dormir dehors chaque nuit, une saturation des dispositifs d’hébergement d’urgence et même un sans-abri mort vraisemblablement de froid dimanche soir. Voilà la situation à Paris en ces derniers jours de l’année 2025, où l’activation - dimanche soir - du plan grand froid par la préfecture de région n’a pas manqué de faire réagir.

Dès la fin de semaine, et alors que le mercure chutait à Noël, nombreux élus parisiens demandaient à l’État d’agir pour éviter un drame. Sauf que sans réponse positive de la préfecture de région, la Ville de Paris avait dû elle-même multiplier les initiatives. Six gymnases réquisitionnés pour accueillir 800 personnes, huit bâtiments municipaux transformés en abris pour en héberger 600 autres… « On pousse les murs », résumait vendredi Léa Filoche, adjointe d’Anne Hidalgo en charge des solidarités.

Une situation anormale pour nombre de candidats aux élections municipales de mars prochain. À gauche, on a demandé d’activer plus rapidement ce dispositif, qui permet l’ouverture de places supplémentaires mais aussi le renforcement des maraudes. « Chaque nuit sans décision met des vies en danger », tonnait le candidat socialiste Emmanuel Grégoire vendredi soir, demandant à ce que l’État « (mette) à disposition ses bâtiments vacants et (réquisitionne) les logements vides depuis trop longtemps ».

Ouvrir et réquisitionner plus

L’opportunité pour lui d’affirmer qu’en cas de victoire en mars prochain, il ouvrirait « plusieurs centres supplémentaires dans l’ensemble de la capitale, supposant de rééquilibrer les efforts d’ouest à l’est ». Dans ce sens, « les maires d’arrondissement qui n’assureront pas le partage de l’effort devront être sanctionnés ».

Son allié dans l’union de gauche, le communiste Ian Brossat, a proposé (une nouvelle fois) la réquisition de l’ancien hôpital du Val-de-Grâce (Ve arrondissement), fermé depuis bientôt dix ans. « Chaque lit, chaque salle chauffée, chaque bâtiment disponible doit être immédiatement mobilisé », écrit-il.

Ce à quoi le conseiller de Paris Centre Aurélien Véron, soutien de Rachida Dati (LR) dans la course à l’Hôtel de Ville, a listé l’Académie du Climat (IVe), les anciennes mairies du Ier et du IIe arrondissement comme espaces disponibles. « Moins de discours, des actes. La solidarité, ce n’est pas une tribune ! », a-t-il écrit.

Dans le même temps, la candidate LFI, Sophia Chikirou, appelle aussi les élus de gauche en place à agir. « J’en appelle à la majorité sortante, à Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire, Ian Brossat et David Belliard : il faut mettre en place une grande opération de mise à l’abri avec ouverture de jour et de nuit de lieux chauffés et distribution de repas chauds. Réquisitionnez les logements vides ! Agissez au nom des Parisiens et Parisiennes. N’attendez pas de compter les morts ! », exigeait elle sur les réseaux sociaux.

Pour que la Ville n’attende pas l’État

La députée de la France insoumise qui redit « que les pouvoirs de police du maire permettent de réquisitionner des bâtiments vides lorsque l’absence de logement créé une situation d’urgence humanitaire, d’atteinte à la dignité humaine ou à l’ordre public. C’est le cas aujourd’hui à Paris mais la maire actuelle de Paris n’utilise pas ses pouvoirs ».

Sur le sujet, le candidat Horizons (et soutenu par Renaissance), Pierre-Yves Bournazel, regrette que « la mairie et l’État se renvoient la balle », « une hostilité et querelle politicienne qui n’a pas lieu d’être ». L’élu du XVIIIe ajoutant que pour cet épisode de froid, qui doit se poursuivre encore plusieurs jours, le nombre de places d’hébergement d’urgence ouvertes par la préfecture (plus de 600), est loin d’être suffisant.

On estime à 3 500 le nombre de personnes qui dorment à la rue dans la capitale selon un décompte lors de la nuit de la solidarité. Un nombre « largement sous-estimé » selon l’association Utopia 56.

Ainsi, Pierre-Yves Bournazel, cartographie à l’appui, avec « 25 sites à la main de la mairie de Paris (…) qui peuvent être mobilisés dès maintenant pour accueillir les personnes sans abri ». Dans le détail, 21 gymnases inutilisés, mais aussi l’ancienne mairie du IIe ou encore l’Académie du climat. Le candidat estime que 3 000 personnes pourraient être accueillies dans ces sites « jusqu’à la fin de la période de grand froid annoncée au 11 janvier ». Le mercure devrait repasser sous la barre des 0°C pour cette nuit de la Saint-Sylvestre.

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Le gouvernement veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée 2026

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Début décembre, Emmanuel Macron annonçait qu’un projet de loi devrait être débattu « dès janvier » pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le gouvernement souhaite interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée prochaine, selon un projet de loi consulté par l’AFP et qui doit être discuté au Parlement début 2026. « On veut aller vite », nous avait révélé, le 19 décembre, la ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique, Anne Le Hénanff.

Ce projet de loi, composé de deux articles, compte ainsi interdire « la fourniture, par une plateforme en ligne, d’un service de réseau social en ligne à un mineur de moins de quinze ans » dès le 1er septembre 2026.

« De nombreuses études et rapports attestent désormais des différents risques induits par un usage excessif des écrans numériques par les adolescents », justifie le gouvernement dans le document, listant notamment « l’exposition à des contenus inappropriés », « le cyberharcèlement » et « les altérations du sommeil » parmi ces risques.

L’interdiction élargie au lycée

Ce premier article s’inscrit dans le cadre de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) et confie à l’Arcom, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, le soin de faire respecter cette interdiction.

Dans un second article, le projet de loi du gouvernement entend élargir au lycée l’interdiction de l’usage du téléphone portable. Une mesure déjà mise en place de la maternelle au collège par une loi de 2018, bien que celle-ci peine parfois à être respectée.

Le 19 décembre, la ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique, Anne Le Hénanff, avait défendu dans les colonnes du Parisien un texte de loi « court et compatible avec le droit européen, principalement le DSA (règlement européen sur les services numériques) ». Une loi instaurant une majorité numérique à 15 ans et promulguée en juillet 2023 n’avait pu être mise en œuvre en raison d’un blocage européen.

Ce projet de loi gouvernemental s’inscrit dans le sillage de plusieurs initiatives législatives allant dans le sens de l’instauration d’un âge minimum pour utiliser les réseaux sociaux. L’Assemblée nationale doit ainsi examiner en janvier une proposition de loi similaire portée par le groupe de Gabriel Attal, patron de Renaissance.

Le 18 décembre, le Sénat a lui adopté un texte de lutte contre l’exposition des enfants aux écrans et aux réseaux sociaux prévoyant que les mineurs de 13 à 16 ans recueillent l’autorisation parentale pour s’inscrire sur ces sites.

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« Deux poids, deux mesures » : une ministre déléguée déplore la naturalisation française de George Clooney

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

« J’aimerais connaître l’entièreté de la procédure. » Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, a réagi ce mercredi à la naturalisation George Clooney. Le comédien américain de 64 ans, sa femme Amal, d’origine libano-britannique, et leurs jumeaux Ella et Alexander ont obtenu la nationalité française, le 26 décembre dernier.

« À titre personnel, je peux comprendre l’appréciation de certains Français sur ce sujet du deux poids, deux mesures », déclare la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur sur Franceinfo qui « ne mesure pas » si l’acteur a bénéficié d’un passe-droit.

« Je ne m’engage qu’à titre personnel, j’aimerais connaître et (je) vais voir l’entièreté de la procédure, parce que je pense que ce n’est pas le bon message qui est envoyé », estime-t-elle.

« Faire attention au message qu’on peut envoyer »

Marie-Pierre Vedrenne reconnaît qu’elle peut être « très fière » que George Clooney « demande la nationalité française ». « C’est très bien, il vit en France ». Elle insiste : « Mais je crois qu’il faut faire attention au message qu’on peut envoyer. Il y a un sujet d’équité qui est absolument essentiel, mais je le redis, c’est un positionnement personnel ».

La naturalisation de l’acteur et de sa famille a été confirmée par le décret du 26 décembre 2025, dont la publication au Journal officiel est intervenue le 27 décembre.

Auprès de Politico, ce jeudi midi, le ministère des Affaires étrangères a indiqué avoir lui-même fait la demande en vertu de la procédure dite de « l’étranger émérite ». Dans un courrier adressé au ministère de l’Intérieur, mi-octobre, le Quai d’Orsay justifie que la famille participe « de manière éminente au rayonnement culturel, intellectuel et humanitaire de la France ».

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Municipales 2026 à Saint-Malo : le candidat du RN, épinglé pour un selfie avec Dieudonné, se retire

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Il dit vouloir se rendre disponible pour ses « salariés », « clients » et « actionnaires ». Deux mois et demi plus tôt, pourtant, Romain Le Goaster lançait un « On y va pour gagner » alors qu’il venait d’être investi par le Rassemblement national pour les élections municipales de mars prochain à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).

Parce que Romain Le Goaster doit « une disponible accrue » à sa petite entreprise dans le Morbihan voisin, il a donc décidé d’abandonner la course à la mairie de la cité corsaire, a-t-il déclaré ce mardi dans un communiqué relayé par les médias Ouest-France et Actu.

Son argumentaire serait-il trompeur ? Contacté par téléphone, il n’a pas répondu à ce stade. Mais l’ex candidat a en tout cas été questionné, par Mediapart, juste avant son abandon pour des faits loin de la dédiabolisation vantée par le Rassemblement national.

En septembre 2024, Romain Le Goaster s’est en effet pris en selfie avec l’humoriste multicondamné pour injures raciales et incitations à la haine Dieudonné. Le polémiste est pourtant persona non grata et se produit désormais surtout dans un bus itinérant.

L’entreprise, « l’unique raison »

« Je ne le connais pas », a avancé le désormais ex-candidat aux élections municipales questionné par le média d’investigation, alors qu’il s’était déjà indigné publiquement et avant ce selfie de l’interdiction des spectacles de Dieudonné.

« La situation de son entreprise en est l’unique raison » du retrait de Romain Le Goaster, maintient malgré tout le directeur de la campagne municipale à Saint-Malo Olivier Cazal auprès de Ouest-France.

Le parti avance que le retrait de Romain Le Goaster de la campagne a été décidé le 10 décembre, soit moins de deux mois après son investiture par le parti d’extrême droite.

Au-delà de cette date du 10 décembre, pourtant, sur les réseaux sociaux de la liste « Malouin Je Suis », un communiqué signé par Romain Le Goaster et des photos de lui en train de tracter sur le marché ont été publiés. Sa successeure, Thidalack Abhay, a en tout cas déjà annoncé ce mardi soir sur X être officiellement candidate.

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Prisons : Gérald Darmanin veut des fouilles « plus systématiques » des cellules

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Il s’était vanté de lancer des « fouilles XXL ». Le garde des Sceaux Gérald Darmanin entend désormais que ces opérations dans les prisons deviennent « plus systématiques » et a annoncé ce mardi qu’il prendrait en janvier « une instruction » en ce sens.

Menée « dans l’ensemble des maisons d’arrêt de France », la campagne de fouilles lancée fin novembre a permis « la saisie de 1 789 téléphones portables, 2 558 objets dangereux et 13 kilogrammes de drogues », a détaillé le ministre de la Justice sur X.

Cette opération avait été lancée dans l’objectif affiché de notamment lutter contre le narcotrafic, certains continuant leur activité en milieu carcéral grâce aux téléphones introduits clandestinement et massivement en détention.

« La perméabilité des établissements pénitentiaires, y compris dans les quartiers sécurisés tels que les quartiers d’isolement, a facilité la poursuite de leurs activités par les délinquants et criminels, malgré leur incarcération », avait écrit le ministre dans une circulaire à l’Administration pénitentiaire.

« C’est un enjeu national qu’il n’y ait pas de téléphones portables dans les prisons », avait encore déclaré Gérald Darmanin.

« Besoin » de recruter

Une enveloppe de 29 millions d’euros a aussi été consacrée au plan « zéro portable », visant à rendre six établissements pénitentiaires « complètement étanches » aux mobiles, avait précisé le directeur de l’administration pénitentiaire, Sébastien Cauwel.

Les six prisons choisies ont été les maisons d’arrêt de la Santé, Arras, Dijon, Toulouse, Toulon et Rennes. Dans certaines d’entre elles, l’envoi de téléphones ou de drogue est « un sport quotidien », avait déclaré Gérald Darmanin, qui a souligné que « 80 000 » téléphones portables avaient été saisis dans les établissements pénitentiaires en 2024.

« Tant mieux pour ces établissements et oui, le renforcement des dispositifs sécuritaires est indispensable. Mais pour les 180 autres, on fait quoi ? (…) Un plan de sécurisation global, avec une harmonisation sur l’ensemble du territoire hexagonal et d’Outre-mer aurait été une réponse claire et sans ambiguïté », avait réagi dans un communiqué le syndicat pénitentiaire Ufap-Unsa Justice.

« Au-delà du matériel indispensable, nous avons besoin de renforcer l’arsenal législatif et surtout d’un apport massif d’agents pour combattre efficacement ce fléau », avait poursuivi le syndicat.

Sur ce point, le ministre Darmanin a également annoncé le recrutement de 1 000 agents pénitentiaires supplémentaires l’année prochaine, précisant que c’était « le plus fort recrutement de toutes les administrations ».

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Un candidat aux municipales dans l’Orne, visé par des insultes et menaces homophobes, saisit la justice

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Il a tenu à publier sur Facebook le message anonyme et insultant glissé dans sa boîte aux lettres. Marc Lorand Brionne, élu dans l’Orne et candidat aux municipales de Valframbert, a voulu montrer qu’il restait « déterminé (…) à mener à bien (son) projet pour la commune » malgré les « propos haineux et homophobes » reçus.

« Tu essaies de monter une liste pour te présenter aux élections municipales » mais « on veut pas un maire pd (sic) », peut-on y lire, d’après la photo publiée par Marc Lorand Brionne, qualifié aussi de « tarlouz (sic) ». Un autre message insultant lui étant destiné faisait aussi référence à son orientation sexuelle.

Marc Lorand Brionne a alors décidé de saisir la procureure de la République d’Alençon, d’après les informations de France 3 publiées ce lundi, comme le candidat l’avait affirmé dans un communiqué publié en décembre sur son compte Facebook.

« Intimidation »

La raison ? « Depuis plusieurs mois, ma candidature et les membres de ma liste sont la cible d’attaques répétées (…) à travers des propos injurieux, des rumeurs à caractère discriminatoire, ainsi que des courriers anonymes homophobes », se justifiait-il.

Il évoquait aussi « une cartouche de chasse vide » qui « a été retrouvée dans (sa) boîte aux lettres, ce qui constitue un nouveau seuil d’intimidation » selon le candidat, qui avait choisi de ne pas déposer plainte jusque-là pour « ne pas envenimer la situation ».

Marc Lorand Brionne terminait son communiqué en faisant une promesse : « Je ne céderai ni à l’intimidation, ni aux pressions, ni aux tentatives de déstabilisation ».

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Municipales à Saint-Denis : polémique après les propos de Sébastien Delogu sur les « candidats racisés »

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

« Vous avez une opportunité en or, qu’enfin un racisé dirige ces deux villes et fasse en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici. » Ces propos de Sébastien Delogu en soutien à Bally Bagayoko, candidat insoumis à la mairie de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), ont été largement relayés et ont fait réagir jusqu’au sein du gouvernement.

Fin décembre, le député LFI, lui-même candidat aux municipales à Marseille s’est déplacé à Saint-Denis pour encourager Bally Bagayoko, tête de liste pour La France insoumise, le Parti communiste et le mouvement citoyen Seine-Saint-Denis au Cœur (SSDAC). « Saint-Denis et Pierrefitte ont été des terres où beaucoup d’immigrés et de racisés sont passés », a affirmé Sébastien Delogu pour qui la candidature de Bally Bagayoko est une « opportunité » pour « qu’enfin un racisé dirige ces deux villes ».

Un extrait de son discours partagé par Bally Bagayoko sur X et qui n’ont pas tardé à être repris notamment à droite et à l’extrême droite. « Ce député LFI appelle donc à élire des élus en fonction de leur couleur de peau », a ainsi écrit l’eurodéputé RN Matthieu Valet.

Ces propos ont également révolté la ministre de l’Outre-mer Naïma Moutchou. « On en arrive à expliquer qu’il faudrait voter en fonction de la couleur de peau » a-t-elle réagi dans un long message posté sur X. Pour la ministre, « les idées et les projets disparaissent » au profit de l’origine des candidats « érigée en argument politique », et un « champ de bataille communautaire » et « une logique de tri destructrice » sont installés.

Des propos « sortis de leur contexte »

Pour le candidat à la mairie de Saint-Denis, qui regroupe désormais l’ancienne commune de Pierrefitte-sur-Seine, les propos ont été « sortis de leur contexte » et la polémique cherche à discréditer le parti mélenchoniste. « Il faut trouver la petite phrase qui va donner le sentiment de choquer l’opinion publique », explique Bally Bagayoko au Parisien pour qui « son ami » Sébastien Delogu lui apporte son soutien car il sait « que j’ai 20 ans d’expérience politique locale ». « En aucun cas il ne dit « Venez voter pour Bally parce que c’est un black » », ajoute celui qui a été maire adjoint de Saint-Denis.

Le coordinateur de la France insoumis Manuel Bompard a interpellé Naïma Moutchou sur X, qualifiant son message « relayant une polémique de l’extrême droite » d’« inquiétant » et « malvenu ». « Qu’y a-t-il de problématique à dire qu’il est essentiel pour la démocratie que les élu.e.s soient davantage représentatifs de la population ? » a-t-il interrogé.

La France insoumise fait de la « représentativité » de ses candidats une question centrale de sa stratégie politique. « Ce qu’a dit Sébastien est cohérent par rapport à ce que porte LFI depuis le départ et que beaucoup de formations politiques y compris de gauche ne portent pas », explique Bally Bagayoko au Parisien. « La question est d’avoir une offre politique qui soit une image de l’ensemble de la France ». Pour Manuel Bompard, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon « a permis d’améliorer (légèrement) la représentativité de l’Assemblée nationale », a-t-il indiqué lors de son échange de tweets avec Naïma Moutchou. En 2017, déjà Éric Coquerel, lui-même député de Seine-Saint-Denis estimait dans Marianne qu’il fallait que « les candidats du 93 aient la couleur de peau des gens qui vivent dans le 93. »

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Hommage national à Brigitte Bardot : Éric Ciotti brandit sa pétition maison

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Faut-il rendre un hommage national à « BB » ? C’est ce qu’appelle de ses vœux Éric Ciotti, dans une pétition lancée sur le site de l’UDR (Union des droits pour la République), son parti. Objectif, détaille l’ancien patron de LR, réclamer au président Emmanuel Macron « un geste » de la nation, à la suite de « l’émotion immense qui traverse notre pays » depuis la mort de Brigitte Bardot.

Pour les quelque 25 000 personnes qui ont signé la pétition depuis sa mise en ligne, lundi matin, le message est clair : « Le président de la République doit avoir le courage d’organiser un hommage national pour notre BB ! » Le tout dans « une démarche transpartisane », précise la vice-présidente du parti Claire Géronimi, à l’image de l’hommage dont avait bénéficié Johnny Hallyday en 2017 (bien que celui-ci ait seulement bénéficié d’un « hommage populaire » en réalité).

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« Pas des vœux de rétrospective » : Macron veut faire de 2026 une « année utile »

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Combien de fois doit-il le répéter pour que les Français y croient enfin ? Le 31 décembre 2023, à 20 heures, Emmanuel Macron garantissait une « année 2024 de régénération et d’espérance ». La dissolution de l’Assemblée et la crise politique qui s’en est suivie ne lui ont pas permis de tenir sa promesse. Un an plus tard, même lieu, même jour, même heure, il énumérait les réussites des douze mois passés et reprenait le credo de Napoléon : « Impossible n’est pas français ». Encore raté.

Selon les études d’opinion, jamais ce pays n’a été aussi sombre, la France prenant ainsi la tête du classement mondial des nations les plus pessimistes, à égalité avec… la Corée du Sud. 85 % des habitants jugent ainsi 2025 comme une mauvaise année (sondage IPSOS). Et n’imaginent pas d’éclaircie pour celle à venir.

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Michel Rubé, maire depuis 1965 dans l’Oise, l’un des plus anciens élus de France, est mort à 89 ans

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Il avait brigué son premier mandat en 1965. Michel Rubé, le plus ancien maire de l’Oise, est décédé ce lundi 29 décembre à l’âge de 89 ans. Édile du village de Catenoy (Oise) élu pour la première fois sous la présidence du général de Gaulle, cet agriculteur de profession faisait partie du cercle très fermé des maires à la plus grande longévité de France.

De la préfecture, qui loue « un engagement exceptionnel », à Nadège Lefèvre, présidente du conseil départemental, « un homme de caractère, droit dans ses bottes et fidèle à ses convictions », ainsi que de nombre d’élus, les hommages se succèdent depuis l’annonce sa mort.

En France, un seul maire peut se targuer d’avoir été élu avant Michel Rubé. En l’espèce, il s’agit d’Yves Bahu, maire de Priez (Aisne), est élu depuis 1959 dans ce village d’une cinquantaine d’habitants. Viennent ensuite ceux de Saint-Germain-sous-Cailly (Seine-Maritime), 305 habitants, et de Molring (Moselle), 12 habitants, également aux commandes de leur commune depuis 1965. Michel Rubé était le seul à diriger une commune de plus de 1 000 habitants.

Élu adjoint puis maire quelques mois après

En 2022, alors qu’il venait de recevoir la Légion d’honneur, Michel Rubé se confiait auprès du Parisien sur les secrets de son extraordinaire longévité politique. « Peut-être parce que je n’en ai jamais fait (de la politique, NDLR), je n’ai jamais appartenu à un parti, dans un village ça ne sert à rien, affirmait-il. Que ce soit la droite ou la gauche à la tête de l’Oise, je m’acclimatais. »

À l’époque, il était d’ailleurs peu emballé à l’idée de prendre la tête de la commune. « J’avais repris la ferme familiale après le décès de mon père, il y avait les vaches à traire, 30 ha de terres à gérer, je n’avais pas le temps. » C’est l’édile de l’époque qui le convint d’entrer au conseil municipal en tant qu’adjoint en mars 1965 et c’est à son décès, en juillet de la même année, qu’il devient finalement maire de la commune de 1 100 habitants. Lui qui n’était « pas très chaud » a finalement rempilé à chaque fois.

Au fil de ses dix mandats successifs, Michel Rubé a vu défiler pas moins de huit présidents de la République, sans compter les innombrables premiers ministres. Il a aussi assisté aux premières loges au grand mal qui frappe invariablement les communes rurales : la déperdition de l’activité commerçante, autrefois si foisonnante.

« J’ai connu un Catenoy avec une quinzaine de cafés. Aujourd’hui, nous n’avons plus qu’un restaurant, qui fonctionne malgré tout très bien, racontait l’élu de terrain en 2022. C’est sûr que les choses évoluent, une génération est en train de disparaître. Les nouveaux habitants, qui n’ont pas grandi ici, n’ont pas le même rapport à la commune. C’est aussi à nous de nous adapter, il faut vivre avec son temps. »

Ultime récompense couronnant sa longévité et son parcours extraordinaire : la Légion d’honneur, qu’il avait à l’âge de 86 ans. Pas de quoi lui faire enfler les chevilles. Avec le franc-parler et gouaille qu’on lui connaissait, il ironisait : « Je ne vais pas vous dire que je n’en suis pas content mais tout le monde me dit que c’est mérité alors que, franchement, ceux qui ne sont pas de cet avis ne se prononcent pas. »

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Loiret : une législative partielle sous la menace de l’abstention pour remplacer la ministre de la Santé, Stéphanie Rist

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Les changements de gouvernements n’ont pas que des effets au niveau national. La nomination de Stéphanie Rist au ministère de la Santé, le 12 octobre dernier, alors qu’elle était députée du Loiret, aurait dû être suivie par l’arrivée à l’Assemblée nationale de son suppléant, Stéphane Chouin. Cependant, ce dernier a choisi rester maire de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin (Loiret). Dans une lettre adressée aux habitants de sa commune, il a défendu sa décision en soulignant qu’il avait « indiqué à Madame Rist (…) et aux membres du conseil municipal, (qu’il) ne souhaitait pas siéger à l’Assemblée nationale si cette situation se présentait », préférant conserver son mandat local.

C’est cette situation qui a donc précipité la tenue, les 18 et 25 janvier prochains, d’une élection législative partielle dans la première circonscription du Loiret.

Élue pour la première fois députée en 2017, Stéphanie Rist, figure locale du macronisme, sera bien candidate à sa réélection. En cas de victoire, la ministre de la Santé laissera sa place à sa nouvelle suppléante, Marie-Philippe Lubet (Horizons), la maire de Saint-Denis-en-Val (Loiret).

Ordre dispersé à gauche comme à l’extrême droite

Face à elle, les candidats ne seront pas tout à fait les mêmes que lors des élections de juin et juillet dernier, qui avaient suivi la dissolution de l’Assemblée. Du fait de l’éclatement du Nouveau Front populaire, LFI et le PS partiront ainsi en ordre dispersé, derrière Houari Belgherbi et Ghislaine Kounowski respectivement. En juin 2024, lors du premier tour, la socialiste représentant le NFP était arrivée en deuxième position avec 31,47 % des voix (derrière Stéphanie Rist : 31,60 %). Elle s’était alors désistée au second tour pour faire barrage à la candidate du Rassemblement national, Tiffanie Rabault.

Dix-huit mois plus tard, cette dernière est reconduite par son parti, alors qu’elle est par ailleurs candidate déclarée à la mairie d’Orléans. Elle devra en tout cas batailler pour le siège de député avec Nicole Maurice, qui portera les couleurs de Reconquête, tandis que LR s’est abstenu de placer l’un de ses membres.

L’approche de ce scrutin « écœure » Philippe, 57 ans. Lui, qui n’avait jusqu’ici jamais manqué une élection, n’ira pas voter. « Les députés n’arrivent même pas à s’accorder sur le budget. La menace de dissolution n’a pas disparu, il y a bientôt les municipales et les présidentielles ne sont plus si loin. J’en ai marre », grommelle ce cadre de l’agroalimentaire, habitant à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.

En particulier, sa colère se porte notamment sur le « choix inconséquent » de Stéphane Chouin : « Je suis d’accord pour dire que voter est un devoir mais, de l’autre côté, quand on se présente, siéger est un devoir. Je ne comprends pas et je ne suis pas le seul. À ce train-là, cette circonscription plutôt centriste va passer RN. J’accepte de prendre ce risque. Ras-le-bol. »

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Municipales 2026 à Strasbourg : SOS Racisme apporte son soutien à trois candidats victimes de propos racistes

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

L’antenne alsacienne de SOS Racisme a apporté à plusieurs reprises ces dernières semaines son soutien à trois candidats aux élections municipales de Strasbourg, victimes de commentaires haineux et racistes sur les réseaux sociaux.

Le 11 novembre dernier, SOS Racisme Alsace avait déjà exprimé sa « profonde indignation » et sa « solidarité » envers Cem Yoldas (extrême gauche), victime d’insultes racistes en ligne, des « attaques ignobles et intolérables ». Le 14 décembre, l’association a de nouveau dénoncé avec « la plus grande fermeté ces actes inadmissibles » envers le candidat Mohamed Sylla (Utiles), « victime de propos racistes à la suite de l’annonce de sa candidature. »

Rebelote une semaine plus tard où elle a condamné « fermement » des « commentaires racistes sur les réseaux sociaux » envers Fahad Raja Muhammadet (Mouvement populaire indépendant) rappelant que « le racisme n’a pas sa place dans le débat public ».

« Nous nous réservons le droit de saisir la justice »

« Dans cette période électorale, nous renforcerons notre vigilance et nous nous réservons le droit de saisir la justice si nécessaire », prévient l’association dans l’une de ces publications sur Facebook. La secrétaire générale de l’association, Caroline Soubiès, explique que ces « propos haineux et racistes prennent une ampleur particulière parce qu’ils visent des candidats à des élections » municipales.

« C’est une véritable atteinte à la démocratie, car ces attaques à répétition peuvent avoir un impact psychologique très violent sur les personnes et dissuader de futurs candidats. C’est une pression morale supplémentaire », explique-t-elle aux Dernières nouvelles d’Alsace.

« Si demain, les personnes issues de la diversité ne se présentent plus, nous aurons un vrai problème de représentation. Et si nous ne réagissons pas systématiquement, il y a un risque de banalisation », estime-t-elle auprès de nos confrères, rappelant que les propos racistes peuvent être condamnés. « Son auteur encourt alors jusqu’à 1 an de prison et 45 000 euros d’amende (articles 29 alinéa 2 et 33 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881). La victime peut directement porter plainte ou saisir le procureur de la République. »

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« Une certaine défiance demeure » : le patronat, dernier plafond de verre du RN avant la présidentielle ?

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

« On m’a fait savoir que je devais rassurer les milieux économiques dans le cadre de cette campagne européenne. Mais deux minutes, ça paraît un peu court. » La petite phrase de Jordan Bardella n’avait pas manqué de faire sourire les patrons présents à l’audition des principales têtes de liste, organisée par le Medef en avril 2024 en amont du scrutin. Face à eux, le président du Rassemblement national savait que la partie était loin d’être gagnée.

Vingt mois plus tard, si du chemin a été parcouru, il reste encore beaucoup à faire. La volonté, jusqu’à la défaite de Marine Le Pen à la présidentielle de 2017, de faire sortir la France de l’Union européenne et de la zone Euro (le Frexit), ou celle plus récemment de revenir à la retraite à 60 ans, a laissé des traces.

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Présidentielle 2027 : « Le RN a su se mettre à l’écoute des patrons », affirme un industriel

LeParisien / Politique - jeu, 01/01/2026 - 09:29

Il ne dira pas pour qui il vote. Mais Joseph Tayefeh, secrétaire général du syndicat patronal Plastalliance, se montre ouvertement enthousiaste vis-à-vis du Rassemblement national. Il est persuadé qu’une part grandissante des 3 000 dirigeants que son organisation représente, soit 120 000 emplois directs dans la production et la distribution de matières plastiques, porte une oreille attentive au discours et à la politique économique du parti d’extrême droite.

« L’industrie doit être le centre de l’attention de tous les politiques, quels qu’ils soient, défend-il. Pour cela, je discute avec tous ceux qui la défendent, de Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français, à Jordan Bardella au RN. Et j’ai noté qu’entre ces deux pôles, les meilleurs défenseurs ne sont pas forcément du côté des formations les plus traditionnelles. »

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