Les candidats à l’examen du Brevet de Technicien Supérieur (BTS), session 2026, seront fixés sur leur sort ce jeudi 23 juillet 2026. Le ministère délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé que les résultats seront disponibles à partir de 9h00 GMT.
Afin de faciliter l’accès aux résultats, les autorités ont mis en place un dispositif de consultation en ligne. Les candidats pourront consulter leur admissibilité sur le portail officiel resultats.service-public.gouv.tg, dès la mise en ligne des résultats.
Le ministère invite les candidats à privilégier cette plateforme officielle pour accéder rapidement à leurs résultats, sans avoir à effectuer de déplacement.
La publication des résultats du BTS 2026 marque une étape décisive pour les candidats. Pour les admis, elle ouvre la voie à une insertion professionnelle ou à la poursuite des études dans les filières supérieures, selon les projets de chacun.
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Les autorités togolaises ont ouvert une enquête judiciaire à la suite du décès d’Abdoul Assad, un jeune bachelier, survenu à Agoè-Nyivé 1 dans des circonstances encore non élucidées.
Selon les informations communiquées par la Police nationale, la victime était soupçonnée du vol d’une poule et aurait été prise à partie par plusieurs individus avant de perdre la vie. Les circonstances exactes du drame restent toutefois à déterminer.
Le commissaire divisionnaire Afodore Ablavi Koudadjé a indiqué que les investigations sont en cours afin d’établir les causes précises du décès et d’identifier les éventuels responsables. Dans ce cadre, un suspect, cité par plusieurs témoins, est activement recherché.
Les premiers constats effectués sur le corps n’ont révélé aucune trace apparente de violences, précise la Police. En revanche, la présence d’un liquide verdâtre au niveau de la bouche de la victime a conduit les enquêteurs à ordonner des analyses médico-légales complémentaires, dont les résultats devraient permettre d’éclairer les circonstances de la mort.
Face aux nombreuses réactions suscitées par cette affaire, la Police nationale invite la population à faire preuve de retenue et à éviter toute spéculation susceptible de perturber le déroulement de l’enquête.
Elle rappelle également que toute personne soupçonnée d’avoir commis une infraction doit être remise aux autorités compétentes et non faire l’objet d’actes de justice populaire, une pratique contraire à la loi et pouvant entraîner de lourdes conséquences.
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Dans un communiqué publié le 21 juillet 2026, les professeurs Aimé Gogue et Komi Wolou réagissent à un message audio attribué à Ali Camus, qu’ils jugent « inopportun et contreproductif ». Tout en confirmant l’existence de discussions en cours entre plusieurs leaders de l’opposition, dont Kafui Adjamagbo et Jean-Pierre Fabre, ils invitent les acteurs politiques à éviter toute déclaration susceptible de compromettre les initiatives de rapprochement et appellent à privilégier l’unité d’action de l’opposition.
Communiqué des Professeurs Aimé GOGUE et Komi WOLOU
C’est avec stupéfaction et indignation que nous avons écouté l’audio de M. ALI Camus relatif aux démarches que nous entreprenons en vue de la résolution du différend entre Madame Kafui ADJAMAGBO et M. Jean Pierre FABRE.
S’il est constant que des initiatives ont été effectivement prises dans ce sens, nous estimons que le contenu du message non seulement ne reflète pas l’état d’avancement des discussions mais s’avère aussi inutilement injurieux. Nous estimons que les propos de M. ALI Camus sont de nature à compromettre les efforts en cours. Considérant qu’il importe de donner une chance aux discussions en cours, nous estimons que cet audio est actuellement inopportun et contreproductif.
Nous avons déjà eu effectivement des séances de discussions avec des leaders de l’opposition dont Mme ADJAMAGBO et M. FABRE. Nous pouvons affirmer que leurs propos conclusifs, ont consisté à affirmer leur disponibilité en vue de contribuer à la résolution du problème et à dire que d’autres initiatives sont aussi en cours. Des rencontres doivent d’ailleurs intervenir dans la présente semaine à ce sujet.
Pour autant que nous soyons soucieux de la résolution des problèmes du pays, nous invitons chacun à s’abstenir, dans le contexte actuel, de tout ce qui serait de nature à entretenir les différends entre les acteurs politiques et à apporter sa contribution, si modeste soit-elle, à l’unité d’action de l’opposition.
Fait à Lomé, le 21 juillet 2026
Président de l’ADDI
Professeur Tchabouré GOGUE
Secrétaire National du PSR
Professeur Komi WOLOU
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L’Union Togolaise de Banque (UTB) a définitivement perdu le long bras de fer judiciaire qui l’opposait à la société Télé Mobil International (TMI). Selon des informations publiées par Africa Intelligence et relayées par Icilomé, la dernière tentative de la banque pour remettre en cause la décision de justice a été rejetée le 25 juin 2026, mettant un terme à près de huit années de procédure.
Le différend remonte à 2018. TMI, une société togolaise d’import-export dirigée par Sam Aguem Mazna, accuse l’UTB d’avoir détourné 537 millions de francs CFA déposés dans ses comptes. Après l’échec d’un règlement à l’amiable, l’entreprise saisit les juridictions compétentes.
En mars 2021, le Tribunal de commerce de Lomé condamne l’UTB et assortit sa décision d’astreintes journalières d’environ deux millions de francs CFA. La banque obtient toutefois gain de cause en appel en octobre 2023. Mais ce répit sera de courte durée. En mai 2025, la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’OHADA casse l’arrêt de la cour d’appel, confirme la responsabilité de l’UTB et la condamne à verser deux milliards de francs CFA de dommages et intérêts à TMI.
Après avoir obtenu une suspension provisoire de l’exécution de cette décision en septembre 2025, l’UTB a finalement vu sa dernière requête rejetée le 25 juin 2026, ce qui rend la condamnation définitive.
Durant cette longue procédure, TMI était représentée par l’avocat franco-béninois Jimmy Kodo. De son côté, l’UTB s’est entourée de la SCPA Aquereburu & Partners, du cabinet américain Hughes Hubbard & Reed et de l’avocat Sena Agbayissah.
Selon Africa Intelligence, TMI a proposé à l’UTB un règlement amiable le 9 juillet 2026. En l’absence d’une réponse favorable, l’entreprise envisage désormais de saisir la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) afin d’obtenir l’exécution de la décision de justice.
Fondée en juin 1964 sous forme de société d’économie mixte, l’Union Togolaise de Banque est aujourd’hui détenue à 100 % par l’État togolais, après le retrait de ses actionnaires étrangers en 1994. Fragilisée par des difficultés financières ces dernières années, la banque avait bénéficié d’un important renflouement de l’État en 2024. Cette condamnation constitue un nouveau défi pour l’établissement bancaire public.
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Par Rodrigue Ahégo,
La Voix des Sans Voix
La fiction a ceci de troublant qu’elle finit souvent par offrir un miroir saisissant à notre réalité politique. Dans la saison 8 de la série culte 24 Heures Chrono, le personnage de Charles Logan, interprété avec un cynisme magistral par le regretté Gregory Itzin, demeure l’archétype absolu du « conseiller de l’ombre » toxique.
Logan, rappelons-le, est celui qui, par le murmure et la manipulation, pousse la présidente Allison Taylor à trahir ses idéaux les plus profonds. Pour « préserver la paix » avec la République Islamique du Kamistan, il la convainc d’étouffer une bavure russe et de sacrifier sa probité. Sous couvert de stratégie, il précipite sa chute, l’isolant de ses alliés pour mieux servir ses ambitions de maréchal-ferrant de l’histoire.
En observant les soubresauts de l’actualité sénégalaise, une question s’impose avec une urgence inquiétante : y a-t-il un Charles Logan à la présidence du Sénégal ?
Le piège de l’isolement
Le contexte actuel de la République de la Teranga prête à confusion. La trajectoire récente du Président Bassirou Diomaye Faye, marquée par une désolidarisation progressive de sa famille politique initiale, celle-là même qui l’a porté au perchoir, ressemble étrangement à une partition écrite dans les coulisses du pouvoir. Le retour en force d’éléments issus de l’ancien régime, autrefois honnis, au sein de l’appareil d’État, ne peut être le fruit du hasard.
Ce glissement tactique, cette apparente rupture avec Ousmane Sonko, son mentor et allié historique, porte la marque de fabrique de ces conseillers véreux dont l’objectif unique est de couper le dirigeant de sa base pour mieux le faire sien. En poussant le chef de l’État à renier ses amitiés et à fragiliser son socle, ces « Logan sénégalais » ne construisent pas une présidence forte ; ils érigent une forteresse de solitude.
L’art de la destruction masquée
Ces manipulateurs n’agissent jamais à visage découvert. Ils opèrent dans le confort feutré des bureaux, brandissant le spectre de la « realpolitik » pour justifier des reniements qui, in fine, effritent la crédibilité du Président. Ils lui soufflent que l’amitié est une faiblesse et que la loyauté est un obstacle à la grandeur.
Pourtant, l’histoire politique est formelle : lorsqu’un Président commence à sacrifier ses alliés de la première heure pour satisfaire des technocrates de circonstance, il ne fait que creuser son propre tombeau politique. Le piège est bien connu : en se coupant de ceux qui l’ont aimé pour ses convictions, le dirigeant devient l’otage de ceux qui ne l’aiment que pour ses prérogatives.
Une mise en garde nécessaire
Monsieur le Président, la ressemblance avec la fiction de Logan est une alerte, pas une fatalité. Les promesses faites au peuple, les principes de rupture et la parole donnée ne sont pas des boulets que l’on traîne ; ce sont les fondations sur lesquelles repose votre légitimité.
Il est encore temps de regarder autour de vous. Identifiez ces voix qui vous murmurent de trahir vos amitiés au nom d’un pragmatisme qui n’est, en réalité, que le chemin vers votre propre effacement. Neutralisez ces influences qui cherchent, par votre propre destruction, à satisfaire des ambitions inavouées.
Sauver votre présidence ne signifie pas s’entourer de ceux qui vous disent ce que vous voulez entendre pour mieux vous isoler. Cela signifie retrouver le chemin de la loyauté, renouer avec vos racines politiques et comprendre que la force d’un homme d’État réside dans la fidélité à ses serments. Avant que le scénario ne soit définitivement écrit et que le « Charles Logan » de votre administration ne vous laisse, comme son alter ego fictionnel, seul face aux décombres de votre propre crédibilité.
Bassirou Diomaye Faye est aujourd’hui à la croisée des chemins : celui de la fidélité à son électorat ou celui de la soumission aux murmures des conseillers de l’ombre. À votre avis, quelle part de cette rupture avec sa famille politique initiale est le fruit d’un calcul stratégique assumé et quelle part est le résultat d’une influence extérieure insidieuse ?
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Plus d’une année après sa désignation comme médiateur de l’union africaine, Faure Gnassingbé poursuit toujours ses consultations. Il vient encore de s’entretenir avec le ministre congolais de l’Intégration, à Kara. Sa médiation, à l’instar des autres qu’il a initiées, peine à connaître une issue favorable, les combats étant toujours en cours dans l’Est de la RDC.
Faure Gnassingbé peut-il solutionner la crise armée dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) ? C’est l’éternelle question qui se pose. Et pour cause, l’homme désigné médiateur dans cette crise qui oppose la RDC au M23 soutenu par le Rwanda, peine à trouver les voies et moyens pour mettre un terme au conflit armé.
Malgré son incapacité à clore le dossier de la guerre dans l’Est de la RDC, Faure Gnassingbé continue de s’afficher en médiateur. La dernière illustration a été faite dans la ville de Kara. Présent dans sa localité d’origine pour la fête traditionnelle des Evala, le président de la République devenu président du Conseil a reçu en audience le ministre congolais de l’intégration régionale, Floribert Anzuluni.
La délégation congolaise a échangé avec le Président du Conseil sur les « perspectives de consolidation de la coopération entre Kinshasa et Lomé », les « défis sécuritaires auxquels est confronté l’Est de la RDC », ainsi que les « efforts de médiation en cours en faveur de la consolidation de la paix et du rétablissement de la sécurité » dans l’Est de la RDC, apprend-on de la Présidence du Conseil.
Une énième rencontre qui ne fait que rallonger la liste des nombreuses réunions déjà intervenues dans le cadre de ce dossier. En effet, pour se mettre dans la peau du médiateur, Faure Gnassingbé et son ministre des affaires étrangères ont voyagé à plusieurs reprises et reçu en audience de nombreuses personnalités. Malgré le tintamarre autour de ce titre de médiateur et les multiples rencontres diplomatiques, les armes peinent à se taire dans ce pays ultrariche en minerais.
En dépit de l’épidémie d’Ebola qui se propage dans la région des Grands Lacs, les combats se poursuivent dans l’Est de la RDC, et avec l’usage d’armes lourdes et explosives. Une situation que déplore le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk.
Dans un message, le diplomate dénonce une escalade des combats « malgré les accords conclus dans le cadre des processus de paix en cours ». Soulignant par la même occasion que les affrontements occasionnent des morts, des blessés, le déplacement des civils et la destruction de leurs moyens de subsistance.
Cette crise dépasse largement les prétendues capacités diplomatiques du fils du Général, à qui l’on prête une certaine proximité avec le président rwandais Paul Kagamé, soutien du M23, et de bonnes relations avec son homologue congolais Félix Tshisekedi. Mais le Rwanda qui joue dans la cour des puissances ne peut pas fléchir devant un dirigeant togolais contesté en interne et dans la diaspora, et qui plus est, ne pèse pas lourd sur le plan diplomatique.
Bref, un chef d’État qui n’a pas réussi à réconcilier les pays de l’actuelle AES (Alliance des Etats du Sahel) et la CEDEAO ne doit pas se prévaloir de résoudre la crise dans une zone aussi convoitée que les Grands Lacs. Si les Etats-Unis ne parviennent pas à imposer la paix aux belligérants, il est fort à parier que le président du Conseil va se casser les dents dans cette mission.
L’évidence, c’est qu’en « quémandant » cette mission de médiation, Faure Gnassingbé cherchait à se donner une crédibilité qu’il n’a pas dans son propre pays. Lui qui ne jouit plus de mandat électif émanant du peuple. Le voilà coincé dans son manteau de médiateur de l’UA.
Jean-Baptiste Edina
Source : Lechiquier
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Les autorités ghanéennes ont interpellé deux ressortissants nigérians soupçonnés d’avoir assassiné l’un de leurs compatriotes avant de tenter de prendre la fuite vers le Togo.
Selon un communiqué de la police régionale du Nord, relayé par le site d’information Koaci, Daniel Victor Eze et David Oko Ewa ont été arrêtés le samedi 11 juillet sur la route de Tatalé, alors qu’ils tentaient de rejoindre le Togo voisin.
La victime, identifiée comme Nkemujika Uzorchuku Eze, 36 ans, a été retrouvée sans vie dans sa chambre à Sanzirigu, dans la périphérie de Tamalé. Son corps a ensuite été transporté à la morgue du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tamalé, où une autopsie doit être pratiquée.
Les premières constatations des enquêteurs font état d’une profonde entaille au front de la victime ainsi que d’une serviette introduite dans sa bouche. La chambre présentait également des signes évidents de saccage.
Les investigations ont révélé que la victime vivait dans un appartement de trois pièces avec son épouse, Peace Uzorchuku, les deux suspects et un autre ressortissant nigérian, Godwin Nwafor. Au cours de la perquisition, les policiers ont saisi un pilon en bois, considéré comme une possible arme du crime, ainsi que plusieurs autres éléments qui feront l’objet d’analyses médico-légales.
D’après la police, les deux suspects ont reconnu, lors de leur interrogatoire, avoir planifié le meurtre. Ils auraient expliqué avoir agi parce qu’ils accusaient la victime de s’être approprié une somme d’argent obtenue, selon eux, à travers une fraude sur internet.
Les deux hommes ont été placés à la disposition du Département des enquêtes criminelles de Tamalé et doivent être présentés devant la justice. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations, notamment à travers l’exploitation des preuves scientifiques et la collecte des images de vidéosurveillance disponibles dans le secteur.
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« C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. » Montesquieu écrivait cela en 1748, dans De l’esprit des lois, sans savoir qu’il décrivait par anticipation un problème de plomberie institutionnelle togolaise : que faire lorsque les limites, précisément, approchent ? La réponse est venue de Lomé, le 25 mars 2024, et elle est d’une élégance que le baron de La Brède n’avait pas prévue : on déplace les limites. Ou mieux : on déménage avant qu’elles n’arrivent.
Il fallait oser. Prendre un Parlement dont le mandat avait expiré le 31 décembre 2023 — un Parlement périmé, donc, comme un yaourt oublié au fond du frigo institutionnel — et lui faire voter rien de moins qu’une nouvelle Constitution. La Cinquième République togolaise est née ainsi : d’une assemblée hors délai, sans référendum, sans consultation nationale, à quelques semaines d’élections législatives. Un exploit de gestion des stocks : on écoule la marchandise avant l’inventaire. Les commerçants du Grand Marché de Lomé, qui savent qu’« on ne vend pas le poisson d’hier au prix de celui du matin », apprécieront la leçon inverse : au sommet de l’État, le poisson d’avant-hier a rédigé le menu des vingt prochaines années.
Et voilà que la Cour de justice de la CEDEAO, dans un arrêt du 29 janvier 2026 discrètement rendu public fin juin — la discrétion, cette politesse des institutions —, vient gâcher la fête. Les juges communautaires, ces rabat-joie diplômés, ont osé qualifier l’opération de « changement inconstitutionnel de gouvernement » au sens de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Ils sont allés jusqu’à écrire que le moment choisi, le contenu et l’effet escompté de la réforme trahissaient son objectif premier : contourner les limites de mandat présidentiel prévues par l’ancienne Constitution.
Contourner ? Quel vilain mot. Nous, à Lomé, on préfère dire « innover ». Le caméléon, dit le proverbe, change de couleur, jamais de peau. Nos juristes de cour ont fait mieux : ils ont changé la peau de la République pour que le caméléon n’ait même plus à se donner la peine de changer de couleur.
Reconnaissons l’ingénierie, le génie de la manœuvre, et rendons à César ce qui appartient à César — d’autant que César, ici, a rédigé lui-même l’acte de donation. Le problème était simple : la limitation des mandats présidentiels. Deux solutions s’offraient au juriste ordinaire : quitter le pouvoir (grotesque, ne perdons pas de temps là-dessus), ou violer frontalement la Constitution (vulgaire, et surtout démodé depuis que les coups d’État se font en toge plutôt qu’en treillis). Le Togo a choisi la troisième voie, la plus raffinée : garder le pouvoir mais changer l’étiquette sur la porte du bureau.
Machiavel conseillait au Prince de paraître avoir toutes les qualités sans s’embarrasser de les posséder. Nos modernes ont perfectionné le précepte : il suffit désormais de paraître avoir changé de régime sans s’embarrasser de changer de dirigeant. Exit le président élu au suffrage universel — ce rituel encombrant, coûteux, où le peuple s’imagine avoir son mot à dire, cette superstition du XXᵉ siècle. Place au « Président du Conseil des ministres », chef du parti majoritaire, concentrant l’essentiel du pouvoir exécutif, sans limite sérieuse à l’horizon, et — pure coïncidence cosmique, alignement des planètes que les astronomes étudieront longtemps — taillé aux mesures exactes de l’homme qui dirige le pays depuis 2005, lui-même héritier d’un père installé aux affaires depuis 1967.
Faisons le compte, puisque l’arithmétique est la seule science que le pouvoir ne parvient jamais tout à fait à réformer : bientôt soixante ans de continuité familiale. Dans n’importe quelle autre organisation humaine, on appellerait cela une PME dynastique, avec transmission du fonds de commerce et clientèle captive. Au Togo, on appelle cela une République. La cinquième, pour être précis — ce qui laisse penser qu’on garde les quatre premières en pièces détachées, au cas où celle-ci tomberait en panne avant l’échéance. Héraclite enseignait qu’on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ; le constituant togolais a démontré qu’on peut se baigner cinq fois dans la même eau, pourvu qu’on repeigne la baignoire entre chaque bain.
La Boétie, dans son Discours de la servitude volontaire, s’étonnait que des millions d’hommes servent « un seul tyranneau » qui n’a « que deux yeux, que deux mains, qu’un corps ». Il n’avait pas envisagé le cas où le tyranneau dispose, en sus, d’un bureau d’études constitutionnelles. Le génie moderne n’est plus de faire obéir le peuple : c’est de réécrire le contrat pendant que le peuple dort, et de lui présenter au réveil la nouvelle édition, reliée cuir, comme un cadeau.
Le plus beau, dans cette affaire, tient pourtant en un détail de procédure que les manuels de droit devraient enseigner au chapitre de la rhétorique. Devant la Cour, saisie par la Ligue togolaise des droits de l’homme et douze autres requérants, l’État togolais n’a tout simplement pas présenté de défense. Aucune conclusion, aucun acte de procédure, malgré les notifications régulières. Jugement par défaut. On imagine la réunion stratégique au sommet : « Si nous ne répondons pas, peut-être que la CEDEAO croira que nous avons déménagé. » Après tout, la méthode avait fonctionné avec la Constitution.
Pascal l’avait pressenti : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. » L’État togolais, lui, sait demeurer en repos. Il a fait du silence un système de gouvernement et de l’absence une plaidoirie. Il faut dire que répondre aurait exigé d’expliquer, arguments à l’appui, pourquoi un Parlement en fin de vie était habilité à réécrire le contrat social de tout un peuple — exercice périlleux, car Rousseau veille au grain depuis 1762 : une loi que le peuple en personne n’a point ratifiée est nulle ; ce n’est point une loi. Plutôt que d’affronter le Genevois, on a préféré la politique de la chaise vide. Qui ne dit mot consent, prétend l’adage ; le régime en a inventé la variante souveraine : qui ne dit mot espère que le dossier se perdra.
Le silence était, au fond, la plaidoirie la plus honnête jamais produite par ce pouvoir. Car que dire ? Que le calendrier était fortuit ? Que la suppression de l’élection présidentielle au suffrage direct, votée à quelques encablures d’une échéance électorale, relevait du pur amour de la doctrine parlementaire, d’une passion soudaine pour Westminster contractée un soir de lecture ? Il y a des mensonges que même un mémoire en défense ne sait pas porter. La parole est d’argent, le silence est d’or : à Lomé, on connaît le cours des métaux.
Rassurons maintenant les inquiets du Palais : l’arrêt n’a aucune force coercitive. La Cour n’a ni annulé la Constitution de 2024, ni prononcé de sanctions. Elle a simplement invité les autorités à veiller, à l’avenir, à conformer leurs réformes à leurs engagements internationaux — formule exquise, qui revient à demander au renard, après l’inventaire du poulailler, de bien vouloir tenir compte du règlement intérieur lors de ses prochaines visites. C’est une victoire « morale » pour l’opposition, c’est-à-dire, en langage réaliste, une victoire qu’on peut encadrer et accrocher au mur pendant que rien ne change. Le mur, lui au moins, est décoré.
Mais méfiance. Les victoires morales ont une fâcheuse habitude : elles s’accumulent, comme l’eau derrière un barrage dont on ne surveille plus les fissures parce qu’on a réformé le service de surveillance. Un jour, c’est un arrêt de cour régionale ; le lendemain, une déclaration d’opposition parlant de « coup d’État constitutionnel » et de « sévère désaveu » ; bientôt, tout un continent qui prend des notes. Car si le tour de passe-passe togolais devient jurisprudence de l’impunité, chaque président en fin de mandat sait désormais que la sortie de secours ne passe plus par l’aéroport, mais par une réécriture express de la loi fondamentale. Il suffit d’un Parlement docile, d’une imprimerie nationale et d’un chiffre romain disponible. Camus l’écrivait sans rire, lui : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité. » Ici, on a inventé la démocratie inverse : la protection d’une minorité d’un seul, par la loi d’une majorité expirée.
La CEDEAO, elle, aura au moins mis les mots sur la chose, et nommer, disaient les Anciens, c’est déjà juger. Il ne s’agissait pas d’une réforme. Il s’agissait d’un déménagement : le pouvoir a changé d’adresse constitutionnelle en gardant le même occupant, les mêmes meubles et le même portrait au mur. Et comme tout déménagement effectué à la sauvette, il s’est fait de nuit institutionnelle, sans prévenir les voisins — pardon, les citoyens, ces colocataires qu’on avait oubliés d’inscrire sur le bail.
Le proverbe éwé enseigne que « le mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour ». L’arrêt du 29 janvier 2026 aura mis vingt-deux mois : la vérité, elle aussi, subit les lenteurs de greffe. Mais elle est arrivée, et elle est écrite, et les écrits restent — verba volant, scripta manent — quand les mandats, eux, étaient censés passer.
On attend maintenant, avec la gourmandise du chroniqueur, la Sixième République. Les paris sont ouverts sur l’intitulé du prochain poste : « Gardien perpétuel de la stabilité » a une certaine allure ; « Curateur à vie de l’héritage » ne manque pas de panache. Montesquieu, décidément prophète, avait prévenu que « pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». À Lomé, on a préféré une disposition plus simple : que le pouvoir hérite du pouvoir. C’est plus court, et cela tient sur une plaque de bureau.
Par : Ben Djagba, L’Encre Saignante de Kpédomé, Notsé
13 juillet 2026
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Les candidats à l’examen du Baccalauréat deuxième partie (BAC II), session de juin 2026, connaissent désormais la date de proclamation de leurs résultats. Dans un communiqué rendu public ce 7 juillet 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a annoncé que les résultats seront proclamés le jeudi 9 juillet 2026 à 7h30 dans les différents centres d’écrit.
Selon le communiqué, les épreuves orales débuteront le même jour à partir de 15 heures dans chacun des centres d’écrit.
En attendant la proclamation officielle, les candidats auront la possibilité de consulter leurs résultats par voie électronique. La consultation sera disponible dès le mercredi 8 juillet 2026 à partir de 10 heures sur les plateformes officedubactogo.net et resultats.service-public.gouv.tg.
Le ministère met également à disposition un service WhatsApp. Les candidats pourront obtenir leurs résultats en envoyant le mot « bonjour » au numéro +228 92 14 38 38, à compter du mercredi 8 juillet à 10 heures.
Cette mesure vise à faciliter l’accès aux résultats et à réduire l’affluence dans les centres d’examen avant la proclamation officielle prévue le lendemain matin.
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Après près de cinq années d’exploitation, le Port Sec de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) affiche une montée en puissance avec 89 340 EVP traités en 2025, soit une progression de près de 70 % par rapport à 2024, et plus de 500 emplois directs et indirects créés. Dans cet entretien, Dominique Nyazozo revient sur les performances de cette infrastructure, son rôle dans le renforcement du positionnement du Togo comme hub logistique régional, les défis à relever et les ambitions de porter l’activité du Port Sec à 144 000 EVP par an dans les prochaines années.
1. Comment est-ce que le Port Sec de la PIA s’insère dans l’écosystème logistique au Togo ?
Le Port Sec de la PIA est une infrastructure logistique stratégique intégrée à la Plateforme Industrielle d’Adétikopé. Il a été conçu pour accompagner la transformation logistique et industrielle du Togo, en offrant aux opérateurs économiques une solution moderne de réception, de stockage, de traitement, de dédouanement et de distribution des marchandises.
Notre rôle s’inscrit en parfaite complémentarité avec celui du Port Autonome de Lomé. Le Port Sec constitue une extension terrestre de la chaîne portuaire, permettant de décongestionner certains flux, de rapprocher les services logistiques des industriels et de faciliter l’acheminement des marchandises vers les unités de production, les marchés nationaux et les corridors de l’hinterland.
La réussite de ce dispositif repose également sur un cadre institutionnel et opérationnel favorable, porté notamment par l’Autorité de Coordination de la PIA, qui joue un rôle essentiel dans la coordination, la facilitation et l’accompagnement des acteurs intervenant au sein de la plateforme.
Au-delà du Port Sec lui-même, la PIA dispose d’infrastructures complémentaires qui renforcent sa valeur ajoutée logistique, notamment un parking à camions, des espaces d’entreposage importants, ainsi qu’un écosystème industriel intégré. Ces infrastructures permettent d’offrir aux opérateurs une solution plus complète, mieux organisée et adaptée aux exigences du commerce moderne.
À travers cette position, nous contribuons à fluidifier les échanges commerciaux, à réduire les délais et les coûts logistiques, tout en renforçant la compétitivité des entreprises installées au Togo. Le Port Sec de la PIA participe ainsi à l’ambition nationale de faire du Togo un hub logistique, industriel et commercial de référence en Afrique de l’Ouest.
2. En démarrant ses activités en janvier 2022, quels étaient les objectifs majeurs du Port Sec de la PIA ?
Dès son lancement, le Port Sec poursuivait plusieurs objectifs stratégiques majeurs.
Le premier était de contribuer à la décongestion du Port Autonome de Lomé, tout en offrant une plateforme complémentaire destinée à améliorer le traitement des flux de marchandises et la desserte des clients des pays voisins, en particulier ceux de l’hinterland. L’ambition était de renforcer la fluidité des opérations, de sécuriser les flux et de proposer aux opérateurs économiques une solution logistique plus organisée, plus proche de leurs besoins et mieux connectée aux corridors régionaux.
Le deuxième objectif était de rapprocher les services douaniers, logistiques et opérationnels des industriels installés au sein de la PIA. L’idée était de leur permettre de disposer, à proximité immédiate de leurs unités de production, d’un dispositif facilitant les opérations d’importation, d’exportation, de stockage, de dédouanement et de distribution.
Le troisième objectif consistait à mettre en place une infrastructure logistique moderne, conforme aux standards internationaux, capable d’accompagner la transformation locale des matières premières et de soutenir le développement industriel du pays.
Enfin, le Port Sec s’inscrivait dans une ambition plus large : renforcer le positionnement du Togo comme hub logistique et industriel régional, au service du commerce sous-régional, des corridors de l’hinterland et des opportunités offertes par la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine.
3. Quel bilan après presque cinq années d’activités : emplois et performance ?
Après presque cinq années d’activités, le bilan du Port Sec de la PIA est très encourageant, aussi bien sur le plan opérationnel que sur le plan économique et social.
Sur le plan opérationnel, nous avons enregistré une progression significative des volumes traités. À titre d’exemple, le Port Sec a traité 89 340 EVP en 2025, contre 52 703 EVP en 2024, soit une croissance de près de 70 %. Cette évolution traduit l’augmentation des flux conteneurisés, le renforcement des opérations de dédouanement, ainsi que la montée en puissance des activités logistiques destinées aux industries de la plateforme et aux opérateurs économiques.
Sur le plan économique et social, le Port Sec a également contribué à la création de plus de 500 emplois directs et indirects dans plusieurs domaines, notamment la logistique, le transport, la manutention, la sécurité, les opérations douanières et les services associés.
Nous sommes particulièrement fiers d’avoir participé à la construction progressive d’un écosystème industriel et logistique intégré, qui génère des opportunités pour les opérateurs économiques togolais, tout en renforçant la compétitivité du pays.
Au-delà des chiffres, notre plus grande satisfaction est d’avoir instauré une relation de confiance avec les clients, les industriels, les administrations et les partenaires de la chaîne logistique. Cette confiance repose sur la qualité de nos services, notre capacité d’adaptation et notre engagement constant en faveur de la fluidité, de l’efficacité et de la performance opérationnelle.
4. Quels sont les délais administratifs pour les utilisateurs du Port Sec ? Y a-t-il des défis en ce sens ?
L’un des principaux atouts du Port Sec de la PIA réside dans la proximité des services administratifs et techniques impliqués dans le traitement des marchandises. La présence sur site ou la mobilisation coordonnée des services concernés, notamment la Douane, les services phytosanitaires et les autres administrations compétentes, permet d’accélérer les formalités et d’offrir aux usagers un cadre opérationnel plus fluide.
Lorsque les documents sont complets et conformes, les formalités administratives peuvent généralement être réalisées dans un délai de 1 à 3 jours, selon la nature des marchandises, le régime douanier applicable, le mode d’enlèvement et les contrôles requis.
Bien entendu, certains défis subsistent. Ils concernent principalement les délais de transfert entre le port maritime et le port sec, la coordination entre les différents acteurs de la chaîne logistique, ainsi que la digitalisation complète de certains processus administratifs et opérationnels.
Cependant, en étroite collaboration avec les autorités publiques, les administrations concernées et nos partenaires privés, nous poursuivons nos efforts pour améliorer continuellement l’expérience des usagers, renforcer la prévisibilité des opérations et réduire davantage les délais de passage des marchandises.
5. Quelles sont vos perspectives de croissance pour les prochaines années ?
Nos perspectives de croissance sont ambitieuses et s’inscrivent dans la dynamique de montée en puissance de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé et du positionnement logistique du Togo.
Notre premier objectif est d’accroître progressivement les volumes traités, aussi bien à l’import qu’à l’export, avec une ambition de porter l’activité du Port Sec à environ 144 000 EVP par an. Dans cette perspective, nous souhaitons notamment structurer et développer davantage les opérations export via le Port Sec de la PIA, avec une cible d’environ 2 000 EVP par mois, soit près de 24 000 EVP par an.
Cette croissance devra également accompagner le développement des activités industrielles de la PIA, en apportant aux unités de production des solutions logistiques fiables, rapides et adaptées à leurs besoins d’importation de matières premières, d’exportation de produits finis et de distribution vers les marchés cibles.
Nous travaillons par ailleurs à l’intégration de nouvelles solutions numériques, afin d’améliorer le suivi en temps réel des opérations, la traçabilité des flux, la transparence vis-à-vis des clients et la prévisibilité des délais.
Un autre axe majeur consiste à renforcer notre rôle de plateforme logistique régionale, en attirant davantage de flux commerciaux en provenance ou à destination des pays de l’hinterland, notamment le Burkina Faso, le Niger et le Mali.
À moyen terme, notre ambition est de faire du Port Sec de la PIA une référence en Afrique de l’Ouest en matière de logistique intégrée, de performance opérationnelle, de digitalisation et de facilitation du commerce régional.
6. Un mot à l’endroit des autorités togolaises pour conclure ?
Nous voudrions adresser nos sincères remerciements aux plus hautes autorités togolaises pour leur vision stratégique et leur engagement constant en faveur de la transformation économique, logistique et industrielle du pays.
Les investissements réalisés ces dernières années dans les infrastructures portuaires, logistiques, industrielles et de connectivité contribuent à créer un environnement plus attractif pour les investisseurs, plus favorable au développement des entreprises et plus porteur en matière de création d’emplois.
À travers le Port Sec de la PIA, nous réaffirmons notre engagement à accompagner cette dynamique nationale, en offrant des services logistiques performants, fiables et adaptés aux besoins des opérateurs économiques.
Notre ambition est de continuer à contribuer, aux côtés des autorités, des administrations, des partenaires privés et de l’ensemble de l’écosystème logistique, à faire du Togo un hub logistique, industriel et commercial de référence en Afrique de l’Ouest et sur le continent.
Nous souhaitons également saluer le rôle de l’Autorité de Coordination de la PIA, dont l’accompagnement institutionnel et la capacité de coordination constituent des atouts importants pour la réussite du Port Sec et, plus largement, pour le développement de l’écosystème industriel et logistique de la plateforme.
Ensemble, nous devons poursuivre les efforts pour bâtir une économie plus compétitive, plus résiliente et davantage orientée vers la transformation locale, la création de valeur et l’intégration régionale.
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Les fortes pluies du lundi 29 juin 2026 au Togo ont occasionné d’importants dégâts à Lomé et dans la Région Maritime avec des pertes en vies humaines. Au rang des dégâts matériels figurent les ponts de Boko dans la Préfecture de Vo et d’Anfoin dans la Préfecture de Lacs au point où l’interdiction de circulation aux véhicules légers, aux poids lourds et aux transports communs a été préconisée.
Ceci fait suite à la mission d’évaluation technique des services des Travaux publics de la Région Maritime. A l’issue de leur mission, les techniciens ont jugé fragiles les ouvrages nécessitant la mise en œuvre de mesures préventives destinées à garantir la sécurité des usagers.
« En conséquence, jusqu’à nouvel ordre, seuls les piétons et les engins à deux roues sont autorisés à emprunter ces deux ouvrages. L’accès est interdit à tous les autres usagers de la route, notamment aux véhicules légers, aux poids lourds et aux transports en commun », a conclu cette mission technique. Pour assurer la continuité de la circulation, un itinéraire de déviation a été aménagé.
Les automobilistes et autres conducteurs concernés sont invités à emprunter l’axe : Vogan – Agnron Copé – Glidji.
Les services compétents appellent les usagers à faire preuve de prudence et à suivre la signalisation mise en place sur le terrain.
Les aléas de la forte pluviométrie sont imprévisibles. Mais le cas des ponts de Boko et d’Anfoin est prévisible.
En effet, la réfection de cette route longue de 61 km a été l’un des plus gros scandales économiques du pouvoir togolais.
Doit-on le rappeler, la réfection de cette route, la Nationale N°34 devait coûter 37 milliards mais à l’arrivée, c’est bien le fiasco. D’abord, l’entreprise CECO avait pris 26 milliards FCFA sans pouvoir réaliser les travaux et China Road and Bridge Corporation (CRBC) a bénéficié de 31 milliards FCFA pour l’achever à sa manière. Un scandale de grande ampleur qui n’a jamais été élucidé à ce jour.
Lancés jeudi 30 janvier 2014 pour dix-huit mois, les travaux n’ont été achevés qu’en juillet 2021.Ils ont été longtemps abandonnés par la société CECO Group après le déblocage de 26 milliards FCFA pour être repris plus tard par les Chinois de China Road and Bridge Corporation (CRBC). A leur arrivée, les Chinois ont modifié la dimension initiale tracée par CECO Group. À plusieurs endroits, la route a été considérablement réduite à telle enseigne que les Chinois n’ont aménagé que la vieille route avant même les travaux de CECO. Au-delà de son caractère zigzag, il n’y a pratiquement plus de rigole. En somme, des travaux de piètre qualité.
Pour des travaux initialement prévus pour dix-huit mois, il a fallu attendre plus de sept ans avec toutes les conséquences dramatiques pour les usagers. Depuis lors, l’ouvrage n’a pas officiellement réceptionné jusqu’à ce jour alors que des travaux de replâtrage de la nouvelle route de moins de cinq ans ont été déjà réalisés .Même les ponts finalement emportés à Boko et Anfoin ont été refaits plus d’une fois.
Une preuve palpable des travaux bâclés.
Finalement ce sont les pauvres usagers qui sont victimes. Regardez un peu cette déviation dingue qui a été instaurée qui oblige à passer par Anyronkopé-Glidji avant de revenir à Anfoin.
Le Togo demeure un grand bazar pour sa population avec des dirigeants bien inconséquents.
Kokou AGBEMEBIO
LeCorrecteur
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Les candidats ayant pris part au concours national de recrutement de fonctionnaires enseignants du préscolaire, du primaire ainsi que des enseignements secondaire général et technique, organisé le 18 avril 2026, connaissent désormais leur sort. Le ministère de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social a publié, ce mardi, les résultats provisoires du concours.
Dans un communiqué, la ministre Sandra Johnson a annoncé que « la liste des candidats déclarés provisoirement admis par ordre de mérite au concours national de recrutement de fonctionnaires enseignants du préscolaire, du primaire et du secondaire général et technique, session du 18 avril 2026, peut être consultée sur le site officiel du ministère ».
Les candidats peuvent consulter les résultats sur le portail du ministère de la Fonction publique. À Lomé, les listes sont également affichées au siège du ministère. Dans les autres régions du pays, elles sont disponibles dans les directions régionales du Travail et des Lois sociales de Tsévié, Atakpamé, Kpalimé, Sokodé, Kara et Dapaong.
Les candidats déclarés provisoirement admis ne sont toutefois pas encore définitivement recrutés. Ils devront suivre une formation de renforcement de leurs compétences professionnelles et pédagogiques. Ce n’est qu’à l’issue de cette étape que la liste définitive des candidats admis sera rendue publique.
Ce concours vise à renforcer les effectifs enseignants dans les établissements publics du préscolaire, du primaire et du secondaire, afin d’améliorer la qualité de l’enseignement à travers le pays.
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Les candidats au Certificat d’études du premier degré (CEPD) session 2026 seront situés sur leur sort ce jeudi 2 juillet. Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé la mise en place d’un dispositif permettant de consulter les résultats dès le début de la matinée.
Selon les informations officielles, les résultats seront accessibles à partir de 8 heures via l’application WhatsApp. Les candidats pourront les obtenir en scannant le code QR diffusé sur l’affiche officielle ou en envoyant un message au +228 92 14 38 38.
La proclamation officielle des résultats est, quant à elle, prévue à partir de 12 heures dans les différents centres d’écrit à travers le pays. Les listes des candidats admis y seront affichées, permettant aux élèves et à leurs parents de vérifier les résultats directement sur place.
Cette organisation vise à offrir un accès rapide aux résultats grâce au numérique, tout en maintenant la proclamation traditionnelle dans les centres d’examen. Elle devrait permettre aux milliers de candidats ayant composé cette année de connaître leur verdict dans les meilleures conditions.
Le CEPD constitue la première certification du parcours scolaire et ouvre la voie à l’entrée au collège pour les élèves déclarés admis.
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Le gouvernement togolais durcit le ton face à la fraude dans l’administration publique. Par un arrêté n°1010/PC/MFPTDS/SG signé le 21 avril 2026, la ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Ablamba Ahoéfavi Johnson, a prononcé le licenciement de 45 fonctionnaires reconnus coupables de fraude, de complicité de fraude, ainsi que de détention et d’usage de faux diplômes.
Cette décision fait suite à un processus de vérification de l’authenticité des diplômes produits par les agents concernés. Les investigations menées par les services compétents ont permis de mettre au jour des irrégularités ayant conduit à leur radiation de la fonction publique.
L’arrêté établit la liste nominative des 45 agents sanctionnés, en précisant leurs numéros de matricule, leurs dates et lieux de naissance. Les personnes concernées exerçaient dans différents services de l’administration publique. Elles appartiennent à plusieurs générations, les plus âgées étant nées en 1964 et les plus jeunes en 2000.
Si la mesure met fin à leur carrière dans la fonction publique, elle ne remet toutefois pas en cause leurs éventuels droits à pension. En revanche, les intéressés sont désormais exclus de tout futur recrutement dans l’administration togolaise.
Le texte précise également que cette sanction administrative est prise sans préjudice d’éventuelles poursuites judiciaires, conformément aux lois et règlements en vigueur en République togolaise. Les anciens agents pourraient ainsi répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes.
Pour justifier cette décision, le ministère s’est appuyé sur les dispositions de la loi n°2013-002 du 21 janvier 2013 portant statut général de la fonction publique ainsi que sur le décret n°2015-120/PR du 14 décembre 2015 fixant les modalités de son application.
L’arrêté sera publié au Journal officiel de la République togolaise et notifié aux différentes administrations concernées, notamment les ministères et services chargés de la gestion des agents de l’État.
À travers cette décision, les autorités togolaises réaffirment leur volonté de poursuivre l’assainissement de la fonction publique en sanctionnant les fraudes liées aux titres académiques et en renforçant les exigences de transparence et de mérite dans le recrutement et la gestion des agents publics.
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Face aux inondations récurrentes qui endeuillent chaque année plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) lance un appel pressant aux autorités de la sous-région pour qu’elles passent d’une gestion réactive des catastrophes à une véritable politique de prévention.
Dans un communiqué publié le 30 juin 2026, le président du MMLK, le pasteur Edoh Komi, déplore que les mêmes scènes de désolation se reproduisent à chaque saison des pluies.
«« Chaque saison des pluies, c’est le même scénario qui se répète. L’eau monte, les maisons tombent, les rues deviennent des fleuves, et le peuple pleure. Il est temps d’aimer nos populations vivantes, pas seulement de compter les morts après », a-t-il déclaré.»
Le MMLK estime que les inondations ne sont plus uniquement des catastrophes naturelles, mais également la conséquence de dysfonctionnements dans la gestion urbaine. L’organisation pointe notamment les constructions dans les zones inondables et les lits des cours d’eau, l’obstruction des caniveaux par les déchets, l’absence de réseaux de drainage adaptés dans de nombreux lotissements ainsi que l’inefficacité des dispositifs d’alerte.
Pour inverser cette tendance, le mouvement formule plusieurs recommandations. Il préconise d’abord un important travail de prévention, avec le curage systématique des caniveaux avant le début des pluies, l’interdiction des constructions anarchiques dans les zones à risque et le renforcement de la sensibilisation des populations.
Le MMLK appelle également à une meilleure planification urbaine, intégrant le respect des écoulements naturels des eaux, la création de bassins de rétention et l’aménagement de zones vertes capables de limiter les effets des fortes précipitations.
En cas de catastrophe, l’organisation recommande une réponse rapide, coordonnée et dépolitisée, reposant sur des plans d’évacuation opérationnels et des stocks de secours prépositionnés afin de venir efficacement en aide aux populations sinistrées.
S’adressant aux élus locaux, le pasteur Edoh Komi les invite à agir en amont plutôt que d’intervenir une fois les dégâts déjà constatés.
«« Soyez sur le terrain avant la pluie, pas seulement avec les bottes devant les caméras après », a-t-il lancé.»
Le mouvement réclame en outre la réalisation d’audits publics après chaque saison des pluies afin d’évaluer les actions menées et de garantir une gestion transparente des ressources consacrées aux infrastructures de drainage.
« Une autorité qui laisse son peuple se noyer chaque année est une autorité qui a échoué. La vraie force d’un État se mesure à sa capacité à protéger le plus faible quand l’eau monte », conclut le président du MMLK.
De Lomé à Dakar, en passant par Abidjan, Cotonou, Ouagadougou et Bamako, les inondations saisonnières provoquent chaque année des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations ainsi que d’importants dégâts matériels, rappelant l’urgence de renforcer les politiques de prévention et d’adaptation face aux aléas climatiques.
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Dans une déclaration publiée à la suite de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO sur la réforme constitutionnelle de 2024, l’UDS-TOGO estime que cette décision constitue un désaveu politique du pouvoir togolais. Le parti appelle à l’organisation d’une grande concertation nationale inclusive afin de parvenir à un nouveau consensus constitutionnel et de restaurer la légitimité des institutions.
L’UDS-TOGO salue l’arrêt historique de la Cour de Justice de la CEDEAO et réitère son appel à l’organisation d’une Grande Concertation Nationale Inclusive pour la refondation de la République
La vérité a ses propres chemins et, quels que soient les détours qu’elle emprunte, elle finit toujours par s’imposer.
Le 29 janvier 2026, la Cour de Justice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a rendu un arrêt historique dans l’affaire opposant la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) et douze autres requérants à la République togolaise. Par cet arrêt historique, la juridiction régionale a déclaré que la modification constitutionnelle du 25 mars 2024, qui a instauré la Ve République en substituant un régime parlementaire au régime semi-présidentiel et en supprimant l’élection du Président de la République au suffrage universel direct, constitue un « changement inconstitutionnel de gouvernement » au sens de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG).
L’Union des Démocrates Socialistes du Togo (UDS-TOGO) prend acte de cet arrêt avec une profonde satisfaction. Elle tient à rappeler que, dans sa Déclaration politique du 23 septembre 2025, elle avait elle-même qualifié sans ambages ce changement de Constitution de Diktat imposé de force aux citoyens togolais. La Cour de Justice de la CEDEAO vient ainsi de donner raison, sur le plan du droit communautaire africain, à ceux qui n’ont jamais cessé de dénoncer ce coup de force constitutionnel. Organisationsmultilatérales
L’UDS-TOGO est conscient que cet arrêt, aussi fondamental soit-il sur le plan de la légitimité politique et morale, ne possède pas de caractère exécutoire automatique à l’intérieur des frontières togolaises. En outre, la Cour n’a ni annulé la Constitution du 6 mai 2024 ni infligé de sanction à l’État togolais. Ceux qui, au sein du pouvoir, seront tentés de s’abriter derrière cette limite juridique formelle pour continuer à faire comme si de rien n’était, commettront une grave erreur d’appréciation politique. Car si le verdict de la CEDEAO ne fera pas tomber la 5ème République par décret, il en fracture définitivement la légitimité aux yeux du peuple togolais et de la communauté internationale.
En effet, cette décision a une valeur qui transcende la seule sphère juridique :
-Sur le plan politique, elle constitue un désaveu sévère et solennel infligé par une juridiction supranationale africaine au régime togolais, et vient conforter la position de tous ceux qui, depuis mars 2024, dénoncent une ingénierie constitutionnelle mise au service du maintien au pouvoir d’un seul homme et d’un seul clan.
-Sur le plan moral, elle offre au peuple togolais et aux forces démocratiques, une caution juridique internationale qui légitime davantage leur combat pour la restauration de l’ordre constitutionnel et de la souveraineté populaire.
L’UDS-TOGO réaffirme donc avec force que, comme il l’avait soutenu dans sa déclaration de septembre 2025, la 5ème République restera un coup de force jusqu’à ce qu’un consensus national librement consenti lui confère le statut de véritable Contrat social entre les Togolais.
Voilà pourquoi, fort de cette nouvelle donne, l’UDS-TOGO réitère son appel solennel à l’organisation d’une grande Concertation Nationale pour la Refondation de la République, impliquant l’ensemble des Forces vives de la nation. Cette Concertation, qui devra être facilitée par des médiateurs neutres issus de pays africains frères, aura pour objectif premier de bâtir un consensus sur un nouvel ordre constitutionnel qui emporte l’adhésion populaire et referme définitivement la plaie ouverte par le coup de force du 25 mars 2024.
Dans cette perspective, l’UDS-TOGO appelle encore une fois, l’ensemble des acteurs politiques togolais, aussi bien dans les rangs de l’opposition que du côté du pouvoir, à placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de toutes ambitions personnelles et de tout calcul partisan.
L’UDS-TOGO tient à saluer le courage des 13 requérants ; partis politiques et organisations de la société civile, au premier rang desquels la LTDH, qui ont eu l’audace de porter ce combat devant la juridiction communautaire et de le mener à son terme avec rigueur et persévérance, ainsi que les avocats qui ont défendu bénévolement ce dossier d’intérêt national.
L’UDS-TOGO invite solennellement les autorités togolaises à prendre la mesure historique de cet arrêt, à en tirer les conséquences politiques qui s’imposent et à s’abstenir de tout acte d’intimidation, de répression ou de manipulation visant à étouffer la dynamique démocratique que cette décision est susceptible de générer.
Le Togo, notre cher pays, appartient à tous les Togolais. Aucun clan, aussi puissant soit-il, ne peut durablement confisquer la souveraineté d’un peuple. L’histoire, une fois de plus, le démontre.
Togolaises, Togolais, l’heure du sursaut patriotique a sonné.
Fait à Lomé, le 26 juin 2026.
Pour le Comité Directeur,
Le Délégué Général,
Antoine FOLLY
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Selon les informations communiquées par les services de sécurité ghanéens, l’opération a ciblé plusieurs localités de la région d’Ashanti identifiées comme des foyers d’activités criminelles transfrontalières. Les interventions ont permis l’arrestation de nombreux suspects présumés liés à une organisation opérant dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Les autorités ghanéennes ont annoncé l’arrestation de 186 personnes au cours d’une importante opération de sécurité menée du 8 au 17 juin 2026 dans la région d’Ashanti. Parmi les personnes interpellées figurent quatre ressortissants togolais, aux côtés de 96 Nigérians et 86 Ghanéens, dans le cadre d’une action visant à démanteler des réseaux criminels impliqués dans la traite des êtres humains, l’exploitation sexuelle et le trafic de stupéfiants.
Selon les informations communiquées par les services de sécurité ghanéens, l’opération a ciblé plusieurs localités de la région d’Ashanti identifiées comme des foyers d’activités criminelles transfrontalières. Les interventions ont permis l’arrestation de nombreux suspects présumés liés à une organisation opérant dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Un tournant majeur de cette opération est intervenu le 9 juin à Kenyase Aframa avec l’interpellation de Gladys Ibrahim, surnommée « Mama Gee », présentée par les enquêteurs comme l’une des principales figures du réseau. Les autorités estiment que cette arrestation pourrait permettre de remonter davantage la chaîne de commandement de l’organisation et de mettre au jour l’étendue de ses ramifications dans la sous-région.
À ce stade des investigations, les autorités ghanéennes n’ont pas précisé le rôle exact joué par les quatre ressortissants togolais arrêtés. Leur implication présumée dans les différentes activités criminelles fait toutefois l’objet d’enquêtes approfondies menées par les services compétents.
L’opération ne s’est pas limitée aux arrestations. Les forces de sécurité ont également procédé au sauvetage de plusieurs victimes d’exploitation, dont des mineurs. Ces personnes ont été placées sous protection et bénéficient d’une prise en charge adaptée dans le cadre des procédures de protection des victimes de traite humaine.
Les autorités ghanéennes ont indiqué que les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’appréhender d’autres membres du réseau qui seraient encore en fuite. Elles ont également réaffirmé leur engagement à intensifier la lutte contre le crime organisé et les trafics transfrontaliers qui menacent la sécurité des populations dans la sous-région.
Cette opération met une nouvelle fois en lumière l’ampleur des défis liés à la traite des êtres humains, à l’exploitation sexuelle et au trafic de drogues en Afrique de l’Ouest. Les responsables sécuritaires ghanéens insistent sur la nécessité d’un renforcement de la coopération entre les États de la région afin de mieux combattre les réseaux criminels qui profitent de la porosité des frontières pour étendre leurs activités.
Pour les pays concernés, dont le Togo, cette affaire rappelle l’importance du partage de renseignements, de la coordination des actions judiciaires et du renforcement des mécanismes régionaux de lutte contre la criminalité organisée.
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Bonne nouvelle pour les amateurs de justice africaine : la Cour de la CEDEAO a tranché. Mauvaise nouvelle pour ceux qui croyaient encore que « trancher » voulait dire « couper quelque chose ».
Dans son arrêt du 29 janvier, le tribunal communautaire a solennellement déclaré que la réforme constitutionnelle togolaise de mars 2024 (celle qui a permis au régime en place de se réinstaller confortablement sous une étiquette toute neuve) violait l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie. Magnifique. Le mot « violation » est même écrit en toutes lettres dans l’arrêt. On y est presque. Sauf que non. Parce qu’avoir raison et avoir un effet, ce sont deux choses différentes, et la CEDEAO maîtrise très bien la première sans jamais s’encombrer de la seconde.
L’affaire remonte à mars 2024, lorsque l’Assemblée nationale togolaise, dont le mandat avait pourtant expiré depuis le 31 décembre 2023, a adopté une réforme transformant la Quatrième République en Cinquième République. Le texte, voté à 89 voix pour, une contre et une abstention, a fait basculer le pays d’un régime semi-présidentiel vers un système parlementaire, abolissant l’élection directe du président de la République au suffrage universel.
Les requérants, parmi lesquels figurent plusieurs partis d’opposition (ANC, CDPA, FDR, PSR) ainsi que des organisations de défense des droits humains (LTDH, ASVITTO…), ont saisi la Cour pour dénoncer des “violations graves des principes démocratiques”. Ils estimaient que la manœuvre visait avant tout à permettre au président sortant de conserver le pouvoir sous une nouvelle casquette, celle de président du Conseil.
La Cour a tranché sans détour sur ce point précis. Examinant le calendrier et le contenu de la réforme, les juges ont estimé que son objectif premier était de contourner les limites imposées au mandat présidentiel, permettant ainsi au président sortant de conserver le pouvoir sous une nouvelle forme institutionnelle. Selon l’arrêt, cette manœuvre constitue un abus de la réforme constitutionnelle visant à consolider le contrôle politique, contraire aux principes démocratiques consacrés par la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG). La Cour a donc formellement constaté une violation de l’article 23 de cette Charte, qui interdit tout amendement portant atteinte aux principes de l’alternance démocratique.
Mais ce constat de violation reste largement symbolique. Sur le volet le plus concret de la requête, celui du droit des citoyens à participer aux affaires publiques, la Cour s’est montrée bien plus prudente. Elle a relevé que des élections législatives s’étaient tenues le 29 avril 2025, réunissant plus de deux millions d’électeurs inscrits, et qu’aucune preuve concrète n’établissait que les requérants ou d’autres citoyens auraient été empêchés de voter ou de se présenter. La Cour a ainsi jugé que la simple adoption d’un amendement constitutionnel, même politiquement controversé, ne constitue pas en soi une violation du droit de participer aux affaires publiques.
Autre limite procédurale notable : deux requérants, l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO) et l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), ont vu leur recours déclaré irrecevable pour défaut de capacité juridique, n’ayant pas produit de certificat d’enregistrement attestant leur existence légale.
En guise de réparation, la Cour s’est contentée d’ordonner à la République togolaise de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que toute future réforme constitutionnelle soit conforme à ses obligations internationales, sans annulation du texte ni sanction tangible. Chaque partie devra par ailleurs supporter ses propres dépens.
Un arrêt qui, en creux, illustre les limites du droit communautaire ouest-africain face aux recompositions institutionnelles engagées par les pouvoirs en place.
En intégralité, la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO
LIGUE-TOGOLAISE-DES-DROITS-DE-L-HOMME-VS.-TOGOLESE-REPUBLIC-FRNTéléchargerThe post Togo- Coupable, mais pas puni… comme d’habitude appeared first on Togo Actualite - Premier site d'information du Togo.
Des déclarations émanant des corps habillés à la retraite suscitent une vive controverse au Togo. Prononcés autour de l’anniversaire de Faure Gnassingbé, célébré le 6 juin, ces propos, ont fait réagir l’opposition. Ces militaires à la retraite ont choisi de s’afficher publiquement en uniforme, arborant fièrement leurs insignes et leurs grades pour porter un message dans l’arène publique.
Pour de nombreux acteurs politiques, cette mise en scène franchit une ligne rouge républicaine. Face à la montée de la colère et des inquiétudes en ligne, la députée Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, figure de proue de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), a décidé de porter le fer sur le terrain institutionnel. Elle a adressé, le 16 juin 2026, une question orale au gouvernement par l’intermédiaire du président de l’Assemblée nationale.
Facebook et dans les boucles de messagerie WhatsApp, les réactions de citoyens et de figures de la société civile oscillent entre stupéfaction et colère. Les critiques se cristallisent sur l’usage des attributs de l’armée à des fins de communication politique par des civils. En effet, le statut de retraité conférant constitutionnellement le retour à la vie civile.
Dans un communiqué officiel publié à Lomé jeudi 18 juin 2026, Brigitte Adjamagbo-Johnson recadre le débat autour des principes fondamentaux de l’État de droit. Sa démarche parlementaire, rappelle-t-elle, s’inscrit strictement dans la mission de contrôle de l’action gouvernementale dévolue aux élus du peuple.
L’élue de l’opposition ne cache pas ses préoccupations face à des propos qui, selon elle, menacent l’équilibre républicain. ‘’Cette démarche vise à obtenir des clarifications sur plusieurs interrogations soulevées par le fait que d’anciens agents des forces de défense et de sécurité […] aient tenu publiquement sur des réseaux sociaux, des propos qui suscitent des inquiétudes quant au respect du principe de neutralité républicaine qui s’impose à eux dans ce cas d’espèce.’’
Pour la parlementaire, le statut de retraité n’affranchit pas ces anciens serviteurs de l’État de l’obligation morale et juridique de neutralité. Elle exige désormais que l’exécutif se prononce clairement sur la légalité et l’opportunité d’une telle sortie publique.
Dans son communiqué, la députée de la DMP tape du poing sur la table et dénonce un déni de démocratie parlementaire.
‘’Il est souhaitable que les mécanismes de contrôle parlementaire puissent pleinement jouer leur rôle, dans le respect mutuel des institutions de la République’’, martèle Kafui Adjamagbo-Johnson.
Avant Brigitte Adjamagbo-Johnson, Nathaniel Olympio demandait le 15 juin dernier si la jeunesse togolaise était devenue l’ennemi à abattre. Le responsable du front ‘Touche Pas à Ma Constitution’ a dénoncé les menaces proférées par des militaires à la retraite qui évoquait l’idée de combattre les ennemis de Faure Gnassingbé ‘’jusqu’au dernier souffle’’.
‘’Des paroles d’une gravité extrême. Qui les autorise à tenir un tel discours ? Le chef d’état-major ? Le ministre des Armées ? Les Togolais méritent qu’on leur réponde’’, avait posté l’opposant sur X.
En rappelant l’exécutif à ses « exigences de transparence et de redevabilité », l’opposition togolaise cherche à savoir si le gouvernement osera, cette fois-ci, rompre le silence sur un sujet qui touche au cœur même de la sécurité et de la neutralité de l’État. L’affaire est désormais à suivre de près dans les couloirs du Parlement à Lomé.
Une affaire révélatrice des tensions actuelles
Selon une vidéo largement relayée, des retraités des forces de défense et de sécurité dans une déclaration publique de soutien au président du conseil des ministres togolais, ont utilisé des formules particulièrement engagées, telles que ‘’vos ennemis sont nos ennemis’’, ‘’notre champion’’, ou encore l’idée de ‘’combattre jusqu’à la dernière goutte’’. Ces expressions, dans un pays où l’armée occupe historiquement une place centrale dans la vie politique, ont été perçues par plusieurs observateurs comme un glissement préoccupant entre hommage personnel, engagement partisan et intimidation symbolique.
La polémique intervient dans un contexte politique sensible. Depuis la réforme constitutionnelle de 2024, le Togo a basculé dans une Ve République qui a profondément modifié l’architecture du pouvoir. Faure Gnassingbé n’est plus président de la République depuis mai 2025, mais président du Conseil des ministres, une fonction désormais placée au cœur du pouvoir exécutif. La présidence de la République, occupée par Jean-Lucien Savi de Tové, est devenue essentiellement honorifique.
Dans ce nouvel ordre institutionnel, toute prise de parole publique en faveur de Faure Gnassingbé, surtout lorsqu’elle émane de personnalités issues de l’univers militaire ou sécuritaire, prend une portée politique particulière. Les critiques estiment que le vocabulaire employé renvoie moins à une loyauté envers les institutions qu’à une fidélité personnelle envers l’homme qui concentre l’essentiel du pouvoir exécutif.
Le choix du moment a également renforcé la sensibilité du dossier. Le 6 juin correspond à l’anniversaire de Faure Gnassingbé, mais cette date est aussi associée à une séquence de contestation récente. En juin 2025, des manifestations avaient éclaté dans un climat de tension autour de la réforme constitutionnelle, de la vie chère et des restrictions de l’espace civique. Le Mouvement du 6 juin, ou M66, s’est ensuite inscrit dans cette dynamique protestataire.
Un an plus tard, l’apparition de déclarations de soutien au chef du pouvoir exécutif, avec des références aux « ennemis » et au « combat », a ravivé les inquiétudes d’une partie de l’opinion. Pour les détracteurs de cette prise de parole, le problème ne réside pas seulement dans le soutien exprimé à Faure Gnassingbé, mais dans la manière dont le désaccord politique semble être présenté comme une forme d’hostilité à combattre.
À ce stade, aucune réaction officielle précise et directement liée à cette controverse n’a été faite. Les autorités togolaises n’ont pas publiquement clarifié si ces propos relevaient d’une initiative privée, d’un collectif structuré ou d’une prise de position organisée. Cette absence de clarification nourrit, elle aussi, les interrogations.
Source: afriquinfos
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Le Togo risque un décrochage progressif si les réformes tardent et que les mêmes pratiques persistent. Le renouvellement des élites, l’amélioration de la gouvernance et une gestion publique efficace sont nécessaires pour l’avenir.
Par N’djo
Les nations ne tombent pas toujours de manière spectaculaire dans le déclin. Souvent, elles s’enfoncent progressivement dans des pratiques qui finissent par étouffer leurs potentiels, leurs capacités. Et c’est là que vient le déclin, brusquement.
C’est pourquoi les comparaisons avec les pays voisins doivent être observées avec attention, non pas dans un esprit de rivalité, mais comme un exercice de lucidité.
Au cours des dernières années, plusieurs pays de la sous-région ont entrepris des réformes visant à améliorer la gestion des finances publiques et à renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale. Le débat sur la qualité de la gouvernance, la maîtrise des dépenses publiques et la responsabilité des dirigeants y occupe une place de plus en plus importante.
Mais au Togo, la question demeure : avons-nous réellement engagé les transformations nécessaires pour préparer l’avenir ? Le constat est préoccupant. Depuis des décennies, les mêmes personnes occupent les postes stratégiques de l’État. Les responsables passent d’un ministère à un autre, d’une présidence d’institution à une préfecture, d’une société publique à une ambassade, puis reviennent à d’autres fonctions de premier plan. Cette circulation permanente des mêmes acteurs crée un système fermé sur lui-même.
Le problème n’est pas seulement une question de personnes, il s’agit avant tout d’un problème de gouvernance. Lorsqu’un nombre limité d’individus conserve durablement le contrôle des principaux leviers administratifs, les mécanismes de contrôle, d’évaluation et de remise en question s’affaiblissent forcément. L’innovation recule, les nouvelles compétences sont étouffées, la culture de la responsabilité et de l’excellence finit par cesser d’exister.
Certains me diront que le Togo continue de fonctionner et que les écarts avec les voisins ne sont pas alarmants. C’est vrai. Mais l’histoire montre que c’est SOUDAINEMENT que les retards accumulés pendant de longues années deviennent visibles et hautement préjudiciables. Les mauvaises gouvernances produisent rarement leurs effets du jour au lendemain ; elles agissent lentement avant de se traduire par des écarts importants en matière de prospérité et de niveau de vie.
Le véritable risque pour le Togo n’est donc pas seulement la stagnation, c’est la chute, le décrochage. Un décrochage qui pourrait survenir brusquement si d’autres pays de la sous-région poursuivent leurs réformes tandis que nous restons prisonniers des mêmes méthodes et des mêmes réflexes primitifs. Dans un tel scénario, le coût serait supporté non par les dirigeants, mais par les citoyens. Il va y avoir davantage de pauvreté, moins d’opportunités pour les jeunes et une dépendance accrue vis-à-vis des étrangers.
Aimer son pays, ce n’est pas applaudir systématiquement tout ce qui est fait en son nom. Aimer son pays, c’est aussi avoir le courage d’identifier les erreurs, de dénoncer les blocages et d’exiger des changements lorsque l’intérêt général l’impose. La loyauté envers une nation ne consiste pas à défendre le statu quo, mais à préparer un avenir meilleur.
C’est pourquoi la perspective d’une chute du Togo devrait nous préoccuper collectivement. Elle devrait nous pousser à réfléchir à la qualité de nos institutions, à la gestion de nos ressources publiques et à la nécessité d’un renouvellement des élites administratives et politiques. Les pays qui progressent sont ceux qui savent se remettre en question avant que les difficultés ne deviennent insurmontables.
Il est encore temps de corriger la trajectoire. Mais le temps est une ressource qu’aucune nation ne peut se permettre de gaspiller.
Source : Sikaajournal
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