La Loi Bodjona désigne une réforme du code pénal adoptée sous l’impulsion du ministre Pascal Bodjona, autour de 2015. Il s’agit de dispositions introduites dans le code pénal togolais visant à règlementer les manifestations publiques.
Beaucoup estiment que cette loi donne aux autorités un pouvoir trop important pour réprimer les citoyens et peut être utilisée pour poursuivre les militants politiques, même si officiellement elle est présentée comme un moyen de maintenir l’ordre.
En gros, la Loi Bodjona dit que toute manifestation doit être déclarée à l’avance aux autorités (préfet et ministre). Une manifestation peut être interdite si elle est jugée dangereuse pour l’ordre public. Participer à une manifestation interdite peut entraîner des amendes et des peines de prison. Si les forces de l’ordre ordonnent la dispersion et que les participants refusent, cela devient une infraction pénale. Les organisateurs sont plus sévèrement punis que les simples participants. Ils peuvent être tenus pour responsables des violences et des dégâts matériels.
Pour les troubles à l’ordre public, le code pénal punit les appels à la révolte, les blocages de routes et certaines formes de grèves ou de sit-in.
La loi Bodjona a été évoquée lors des manifestations politiques de 2017–2018 pour arrêter ou poursuivre
des militants de l’opposition. Le gouvernement a argumenté qu’il fallait éviter le chaos. Les critiques parlent d’une loi trop large et floue qui permet des arrestations arbitraires et atteinte à la liberté d’expression et de manifestation.
Regardons ce que dit la Constitution togolaise. Elle garantit clairement la liberté de réunion et de manifestation. Les citoyens ont le droit de se réunir pacifiquement. En théorie, manifester est un droit fondamental. Comme dans beaucoup de pays, la Constitution prévoit que ces libertés peuvent être encadrées par la loi pour des raisons comme la sécurité, l’ordre public, la protection des biens et des personnes.
Le problème concernant les manifestations n’est pas une contradiction entre la constitution et la Loi Bodjona, mais une tension entre deux logiques. La logique constitutionnelle dit que la liberté est la règle et les restrictions doivent être exceptionnelles. La logique de la Loi Bodjona veut que l’autorisation devienne centrale.
Cela veut dire que, même si la Constitution autorise les manifestations, dans la pratique, elles peuvent être facilement interdites. Exemple concret: une organisation veut manifester, elle informe l’autorité. L’autorité interdit pour “risque de trouble”. Si les gens manifestent quand même, ils peuvent être arrêtés ou poursuivis pour attroupement illégal.
C’est là que les critiques parlent de restriction malsaine d’un droit constitutionnel. Beaucoup de juristes estiment que l’encadrement est trop large et la notion de “trouble à l’ordre public” est floue.
Donc le vrai débat n’est pas de savoir si les interdictions de manifester sont légales mais plutôt si elles sont proportionnées. Pour mieux comprendre ce qui est “normal” ou non dans l’encadrement des manifestations, comparons la France et l’Allemagne avec le Togo.
En France, la liberté de manifester est protégée par la Déclaration des droits de l’homme (1789) et la Constitution. Comme au Togo, c’est un droit fondamental. Une manifestation doit être déclarée à l’avance (pas autorisée, mais déclarée). L’autorité (préfet) peut l’interdire uniquement s’il existe un risque sérieux de trouble à l’ordre public. Les interdictions existent, mais elles doivent être justifiées, proportionnées. Elles peuvent être contestées rapidement devant un juge qui peut même l’annuler en urgence.
En Allemagne, la liberté de réunion est garantie par la Constitution (Grundgesetz). C’est un droit très protégé. Une déclaration préalable est obligatoire. L’interdiction est possible seulement en cas de danger concret et grave. L’État doit faciliter les manifestations. La police est là pour encadrer et
protéger. En théorie, les règles se ressemblent beaucoup, que ce soit en France, en Allemagne ou au Togo, mais la différence est dans la pratique.
En France et en Allemagne, la liberté est la règle, l’interdiction est l’exception. Au Togo, l’interdiction est devenue la règle et est presque systématique. La Loi Bodjona n’est pas exceptionnelle dans son principe (tous les pays encadrent les manifestations) mais le problème, c’est comment elle est appliquée et le degré de liberté réel laissé aux citoyens. En France, il y a eu interdictions de manifestations pendant l’état d’urgence de 2015–2016, après des attentats. Plusieurs manifestations ont été interdites.
Des organisations ont saisi le juge administratif, notamment le Conseil d’État, qui a rappelé qu’une interdiction doit être strictement nécessaire et l’État doit prouver un risque réel. C’est ainsi que certaines interdictions ont été validées et d’autres ont été annulées ou assouplies.
Autre exemple : les mouvements des “gilets jaunes” (2018–2019). Plusieurs préfets ont interdit des manifestations. Le juge a été saisi en urgence et des interdictions jugées trop générales ont été annulées, parce que l’État n’a pas pu prouver les risques.
Le juge protège donc concrètement les citoyens contre des décisions abusives.
En Allemagne, même des groupes néonazis très controversés ont le droit de manifester. La Cour constitutionnelle fédérale allemande a décidé qu’on ne peut interdire une manifestation juste à cause des opinions, car il faut un danger concret et immédiat.
C’est ainsi que des manifestations ont été autorisées, malgré leur caractère choquant.
Manifestations anti-Covid (2020–2021). Certaines villes ont tenté d’interdire des rassemblements. Les tribunaux sont intervenus rapidement et ont annulées les interdictions quand les mesures étaient excessives et que des alternatives, comme la distanciation et les masques, étaient possibles.
Dans les pays respectueux des droits humains, le juge est un contre-pouvoir. L’État doit toujours chercher des solutions moins restrictives. L’administration doit prouver le danger et justifier ses décisions. Les citoyens peuvent contester et obtenir une décision en quelques heures.
D’avec le Togo, la différence majeure est que le juge peut bloquer l’État. Un juge qui bloque une décision de l’Etat togolais concernant une manifestation, cela est pratiquement impossible.
Comprenons donc que la vraie protection de la liberté de manifester ne dépend pas seulement de la loi, mais dépend surtout de l’indépendance de la justice et de la possibilité réelle de contester les décisions.
En France, pour saisir un juge en urgence et contester une interdiction de manifester, on peut passer par le référé-liberté, une procédure très rapide au tribunal administratif.
On peut aussi saisir en dernier recours le Conseil d’État. Le juge doit statuer en 48 heures maximum, parfois même en 24 heures. Il suffit de prouver une urgence (par exemple que la manifestation est imminente) ou qu’une atteinte grave à la liberté de manifester est en cours. Le juge analyse la décision du préfet. Il vérifie si l’interdiction est nécessaire et proportionnée. S’il l’annule, la manifestation peut avoir lieu, s’il la confirme, la manifestation reste interdite. C’est un outil très puissant et très rapide.
En Allemagne également, il y a la procédure d’urgence administrative devant le juge du tribunal administratif (Verwaltungsgericht), puis éventuellement la Cour administrative supérieure,
Cour constitutionnelle fédérale allemande. Le délai de décision va de quelques heures à quelques jours. Il suffit de montrer que l’interdiction viole la liberté de réunion et contester l’existence d’un danger concret. Le juge compare la liberté de manifester et les risques pour l’ordre public. Le principe reste toujours de choisir la solution la moins restrictive. Le juge va procéder à l’annulation de l’interdiction ou à l’autorisation avec conditions (parcours, encadrement…).
Au Togo aussi, en théorie, on peut saisir la justice administrative. La Cour constitutionnelle peut être compétente sur les libertés. Mais dans la pratique, les procédures et les recours d’urgence sont lents ou ralentis, apparemment expressément. L’effet immédiat n’est pas évident.
En France et en Allemagne, le juge est une “arme rapide” du citoyen contre l’État. Au Togo, le juge est une arme rapide de l’Etat contre le citoyen. Le droit existe, mais son efficacité est pervertie par la pratique. Le juge est une bombe à retardement qui n’éclate qu’au moment où c’est le citoyen qui la tient.
Par N’djo
Source : sikaajournal
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« L’assainissement de la capitale Lomé demeure un gros chantier abandonné. Les soucis majeurs sont liés au manque d’infrastructures, à l’insuffisance des systèmes de drainage et de gestion des déchets solides avec pour corollaire des risques sanitaires et des inondations fréquentes. Le réseau d’égouts est obsolète et le système de drainage pluvial est insuffisant pour gérer les fortes pluies, provoquant des inondations récurrentes. Aujourd’hui les chantiers abandonnés à Bè, Akodessewa, Ahligo, Wetekome, Ablogame sont l’illustration de cette réalité décapante…» Le Correcteur N°1238 du 10 novembre 2025
Il est désormais au Togo un secret de Polichinelle ou une sale habitude que les dirigeants de fait de notre pays aient opté pour la fuite en avant ou la politique de l´autruche, quant à la problématique liée aux nombreux drames socio-politiques qui constituent le lot des souffrances des citoyens. Des déclarations de sa part, ici et là, aux antipodes des dures réalités qui sont le quotidien des Togolais, donnent l´impression que Faure Gnassingbé serait en total déphasage avec les besoins ou aspirations de son peuple. Pour illustration, parlant des problèmes d´inondations à Lomé, à la COP21 à Paris en 2015, il n´avait pas dérogé à la tradition qui consiste pour lui à affirmer le contraire de ce qui se passe vraiment sur le terrain. «…En 2007, 2008, pendant trois ans de suite, je crois que, pour ceux qui connaissent Lomé, chaque année, à chaque saison des pluies, il y avait des sinitrés, il y avait des inondations, il y avait des victimes. Et…grâce à un programme de la banque mondiale, qui est un programme d´urgence d´assainissement… aujourd´hui nous n´avons plus ce genre d´inondations à Lomé. Mais nous en souffrons dans d´autres villes de l´intérieur…»
Il y a de cela 11 (onze) ans que ce discours, dont nous reproduisons ici un extrait, a été prononcé par Faure Gnassingbé. Tout observateur étranger à la situation politique togolaise, qui entendrait de tels propos, surtout avec la relative aisance par laquelle ils ont été exposés, concluerait que le Togo a un bon dirigeant et que les Togolais seraient l´un des rares peuples les plus heureux au monde. Faure Gnassingbé a utilisé l´imparfait de l´indicatif pour parler des inondations dans la capitale, qui n´appartiendraient plus, selon lui, qu´au passé. Mais un peu plus d´une décennie après la COP 21 de Paris, il s´avère que le drame des inondations à Lomé, surtout, se conjugue encore malheureusement au présent. Dans beaucoup de quartiers de la capitale et dans certaines villes de l´intérieur, comme il l´avait reconnu lui-même, la peur s´empare des popuplations dès que le ciel s´assombrit et qu´une pluie s´annonce. Et après la pluie ou plutôt les pluies qui sont assez régulières ces derniers temps c´est la grande désolation et le sauve-qui-peut pour de nombreux habitants des différents quartiers de Lomé. Plusieurs maisons et leurs devantures se transforment en de petits lacs pleins d´immondices de toutes sortes, très nocives à la santé des populations.
Du côté de la circulation sur les voies publiques, les images qui nous arrivent de Lomé ne sont pas non plus des plus rassurantes quant à une quelconque sécurité pour les usagers. Les routes principales et des voies secondaires, déjà mal en point en temps normal, sont envahies par l´eau de telle sorte qu´on se croirait à première vue, si la situation n´était pas assez dramatque, à la pratique d´un nouveau sport nautique inventé pour la première fois au Togo. L´eau faisant la loi un peu partout et le tracé des voies n´étant plus visible, les usagers, au volant de leurs voitures ou sur leurs engins à deux roues, et les piétons se débattent comme de beaux diables pour ne pas être emportés par des inondations devenues incontrôlables. Au vu de tout ce drame récurrent dans la capitale togolaise, surtout, et dans quelques localités de l´intérieur du pays, une question se pose: puisque ces inondations ne datent pas d´aujourd´hui et que les mêmes causes suscitent les mêmes dégâts et la même désolation au sein des populations pendant la saison des pluies depuis plusieurs décennies, pourquoi le sommet de l´état au Togo n´arrive-t-il pas à prendre le problème à bras le corps et essayer de le résoudre une fois pour toutes? Et ce serait trop facile pour ce régime qui semble avoir démissionnné sur tous les plans, de laisser aux seules communes la responsabilité de faire le boulot qui nécessiterait de gros moyens de l´état pour venir définitivement à bout de ces inondations, comme cela se passe dans d´autres pays. Surtout si l´on sait que ce drame lié aux inondations a commencé bien avant la décentralisation, à la «belle époque» des délégations spéciales.
Et justement pour devancer les évènements, prévenir et mettre le premier responsable du pays, Faure Gnassingbé, devant ses responsabilités, le maire Jean-Pierre Fabre de la commune du Golfe 4 à Lomé avait, en septembre 2023, écrit une lettre à celui qui se fait aujourd´hui appeler PC (Président du Conseil) pour attirer son attention sur les conséquences dramatiques qu´endurent les populations et appeler à des actions urgentes et structurées pour prévenir cette catastrophe. Mais malgré cette alerte, malgré l´abondant travail fait par la presse à travers des reportages comme c´est le cas, entre autres, du bi-hebdomadaire « Le Correcteur » dont nous avons cité un extrait au début de l´article, malgré l´existence de nombreux conseillers et techniciens dans les environs du sommet de l´état, la haute improvisation ou plutôt l´inaction constituent aujourd´hui les signes du comportement de ceux qui prétendent diriger aux destinées du Togo. En dehors d´une démission totale par manque de volonté politique, rien ne peut expliquer un tel manque de vision de la part, surtout, d´un Faure Gnassingbé qui, justement ne jure que par le pouvoir pour le pouvoir. Si on ne veut pas quitter le pouvoir, on peut au moins se créer des circonstances atténuantes en s´attelant au développement du pays. Mais les Togolais, en dehors de la répression aveugle dont ils sont l´objet de la part d´un régime autiste dont Faure Gnassingbé est le centre de gravité, ne connaissent aucun début de développement et n´ont que la misère comme compagne depuis plusieurs générations, et ce, de père en fils. Malgré cette situation catastrophique, malgré le refus de Faure Gnassingbé de penser au bien-être de son peuple, les Togolais, combattifs, ne croient nullement à une malédiction et sont confiants et optimistes qu´ils auront bientôt l´occasion de respirer eux aussi l´air de la liberté, de la démocratie et de la prospérité, comme cela se passe ailleurs pas très loin du Togo.
Samari Tchadjobo
Allemagne
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La mobilisation des organisations professionnelles de la presse togolaise se poursuit autour du dossier de l’agression de journalistes survenue le 29 septembre 2024. Dans une déclaration conjointe rendue publique le 7 avril 2026, plusieurs faîtières du secteur dénoncent la lenteur des investigations judiciaires et réclament des avancées concrètes.
Le Patronat de la Presse Togolaise (PPT), l’Union de la Presse Francophone section Togo (UPF-Togo), le Togo Reporters Press (TRP) et le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) expriment leur préoccupation face à ce qu’ils qualifient de manque de visibilité dans la conduite de l’enquête. « Un an et six mois après les faits, nous avons très peu de lisibilité autour de l’évolution de l’enquête officielle ouverte par les autorités togolaises », déplorent les signataires.
Les faits remontent à une « rencontre citoyenne » organisée au siège de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) à Lomé. Lors de cette réunion, plusieurs journalistes ainsi que des acteurs politiques avaient été pris à partie par des individus décrits comme ayant agi à visage découvert.
Selon les organisations, ces actes ont donné lieu à des violences physiques et morales, restées à ce jour impunies. Elles dénoncent une situation qui, selon elles, fragilise davantage l’exercice du métier de journaliste au Togo.
Face à ce qu’elles considèrent comme une inertie des autorités, les organisations de presse formulent plusieurs revendications. Elles exigent notamment des avancées significatives dans la procédure judiciaire ; et la restitution du matériel de travail saisi lors de l’incident.
Les signataires rappellent également les engagements pris par les autorités togolaises au lendemain des faits et affirment les « prendre au mot », appelant à des actions concrètes pour faire toute la lumière sur cette affaire.
Au-delà du cas spécifique, les organisations replacent cette situation dans un cadre plus large, celui du respect de la liberté de la presse et du droit à l’information. Elles estiment que ces principes doivent demeurer au cœur du processus démocratique.
Elles appellent ainsi à un renforcement des mécanismes de protection des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions, dans un contexte où les professionnels des médias continuent de faire face à des risques sécuritaires.
Togoactualité
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Une affaire de fraude d’une rare ampleur secoue le secteur de la santé au Togo. Un individu se faisant passer pour médecin a été interpellé puis placé en détention à la prison civile de Lomé, après avoir tenté de s’inscrire au tableau de l’Ordre National des Médecins du Togo (ONMT) à l’aide de diplômes falsifiés.
Selon les informations fournies par l’ONMT, le suspect aurait élaboré un parcours académique entièrement fictif, allant du certificat d’études primaires jusqu’à un prétendu doctorat en médecine. Il affirmait notamment avoir poursuivi ses études dans une université d’Europe du Nord, où aucune trace de son inscription n’a pu être retrouvée.
Les premières anomalies relevées dans son dossier ont conduit à l’ouverture d’investigations approfondies. Après près de deux ans d’enquête, les incohérences accumulées ont permis de confirmer la supercherie et d’identifier formellement le mis en cause.
Le président de l’Ordre, Anthony Beketi Katanga, a confirmé que le suspect est actuellement détenu depuis environ un mois. Il est poursuivi pour usage de faux et tentative d’exercice illégal de la médecine, en attendant les suites judiciaires de l’affaire.
Cette interpellation met en lumière les mécanismes de contrôle mis en place par l’Ordre pour vérifier l’authenticité des diplômes et garantir la crédibilité du corps médical.
Dans une réaction officielle, l’ONMT a réaffirmé sa politique de tolérance zéro face aux pratiques frauduleuses. L’institution insiste sur la nécessité de renforcer les dispositifs de vérification afin de protéger les patients et préserver la qualité des soins.
Cette affaire relance par ailleurs le débat sur la prolifération des faux professionnels dans le système sanitaire togolais, un phénomène qui constitue une menace directe pour la santé publique.
Au-delà du cas individuel, cet incident souligne l’importance cruciale de la régulation dans le secteur médical. L’inscription au tableau de l’Ordre demeure une étape obligatoire pour tout praticien souhaitant exercer légalement au Togo.
Les autorités sanitaires sont désormais appelées à intensifier les contrôles et à renforcer la coopération avec les institutions académiques, afin de prévenir de nouvelles tentatives d’usurpation.
Togoactualité
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Sur les réseaux togolais, une parole vive scrute tout, parfois jusqu’à éclipser ceux qui agissent. Et si cette lucidité, au lieu de diviser, éclairait le chemin commun ? Une invitation à dépasser les ombres pour viser plus loin ensemble.
Les réseaux sociaux togolais vibrent d’une parole alerte, souvent brillante. Chroniqueurs de passage ou observateurs chevronnés, tous passent la scène politique au crible, sans répit. Partis, ONG, coalitions… personne n’échappe au faisceau.
On sourit parfois : à force de tout disséquer finement, ne finit-on par ne plus rien construire ? La perfection étant rare, cette quête absolue laisse un léger goût d’inachevé.
Le pouvoir, lui, regarde passer
Pendant qu’on débat des failles de l’opposition ou des limites des organisations, le système suit son cours. Justice sous contrôle, médias sous influence, réformes bien ajustées… Rien ne bouge, imperturbable.
Curieusement, les autorités ne s’indignent pas de ces critiques en ligne. Elles savent que les mots isolés pèsent peu face à une mécanique huilée. Ce qu’elles redoutent vraiment, ce sont les convergences qui durent, les actions qui s’organisent.
Une lucidité qui mérite plus de nuance
Il y a du panache à observer de loin, à tout juger avec finesse. Mais ne sommes-nous pas tous imparfaits dans nos combats ? Pointer les défauts sans bâtir, c’est un peu comme critiquer l’architecte avant que la maison ne tienne debout.
L’élégance serait peut-être ailleurs : saluer les efforts, relever les failles, tendre des ponts. Car le Togo ne se fera pas sur le seul constat du chaos, mais sur notre capacité à le traverser ensemble.
Des acteurs qui portent plus qu’on ne dit
Souvent dans l’ombre, il y a du mouvement. Des collectifs documentent les abus, des journaux tiennent sous pression, des citoyens s’organisent loin des projecteurs.
Humains dans leurs contradictions, ces efforts forment un socle fragile mais réel. Les balayer d’une ironie rapide, c’est oublier ce qui palpite encore. Et si l’on valorisait plutôt ceux qui posent les premières pierres ?
Une critique qui rassemble davantage
Et si critiquer éclairait des chemins plutôt que de creuser des fossés ? Aider les ONG à gagner en transparence, pousser les partis vers plus de clarté, encourager les convergences… voilà qui aurait du sens.
Car au fond, critiquer c’est aimer son pays assez fort pour le voir grandir. Pas en niant ses failles, mais en en faisant des leviers d’espoir partagé.
Le vrai défi togolais
La question n’est pas de trouver l’acteur parfait — il n’existe pas. Elle est de choisir où poser le regard : sur un pouvoir qui s’adapte tranquillement, ou sur ceux qui tentent l’impossible malgré tout ?
Dans cette lutte inégale, chaque voix compte. Plutôt que de semer le doute, elle pourrait tisser des liens, ouvrir des possibles. Le régime mise sur nos divisions. Et si on lui réservait la surprise d’une unité lucide ?
Pour une parole qui fait lien
La force d’une nation se lit dans la qualité de sa parole. Au Togo, ce temps est venu : critiquer sans paralyser, analyser sans aigreur, proposer sans amertume.
À chacun de choisir : fossoyeur discret ou passeur de lumière. Car si la peur divise, l’intelligence
collective unit. C’est par là que tout commence.
Karl Adadé GABA
letogolais.com
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Par Rodrigue Ahégo,
La Voix des Sans Voix
Le Togo traverse une nuit politique qui semble s’éterniser, une agonie sociétale où la dignité humaine s’efface devant l’autel d’un système vieux de soixante ans. Ce que certains qualifient de « malédiction » n’est en réalité que le produit d’une mécanique de précision orchestrée par le régime RPT-UNIR : l’impuissance apprise.
A force de violences, de tortures et d’un accaparement systématique des richesses par une minorité, le système a réussi à transformer le citoyen en sujet, et le droit en faveur.
Cette déshumanisation alarmante atteint son paroxysme lorsque les populations en viennent à croire que l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé, à l’emploi ou à une éducation décente dépend de la clémence ou du « pardon » de Faure Gnassingbé. Ce silence sépulcral, ce sommeil comateux, n’est pas une fatalité biologique, mais le résultat d’un traumatisme collectif où la survie immédiate a pris le pas sur l’aspiration à la liberté. Ainsi, au lieu de s’attaquer au prédateur, des victimes s’attaquent à d’autres victimes qui prennent la mesure de la situation et qui se battent inlassablement pour y mettre fin.
Pour briser ce cycle de résignation et opérer l’exorcisme politique nécessaire, le peuple togolais doit actionner trois leviers fondamentaux de transformation. Tout d’abord, il est impératif d’opérer une prise de conscience radicale. Le peuple togolais doit comprendre que les services publics ne sont pas des aumônes royales, mais des obligations régaliennes dues à chaque citoyen. Ensuite, ce réveil passe par la reconstruction d’une solidarité organique, capable de briser l’isolement individuel pour muer la peur solitaire en une force collective inébranlable. Enfin, l’émergence d’une alternative crédible est indispensable ; elle doit porter un projet de société solide qui rassure les plus hésitants et prouve que le changement n’est pas synonyme de chaos, mais de renaissance. Cette alternative crédible peut se cacher dans le lot de tous ceux qui, de façon rigoureuse, vigoureuse, digne et disciplinée, mouillent véritablement les maillots pour que cette situation déshumanisante change au Togo. La recherche de l’alternative crédible ne saurait se faire sous le bruit assourdissant et désolant des attaques, des injures, de la calomnie, de la médisance, du dénigrement, du mensonge… La recherche de l’alternative crédible ne se fera pas quand des porteurs d’ambitions démesurées seraient tapis dans l’ombre pour troubler l’eau, semer la zizanie et la pagaille. Elle ne se fera pas quand les nouvelles énergies qui émergent sont détournées de l’essentiel utile pour en faire une arme de destruction contre un partenaire de lutte. Elle ne se fera pas dans le brouhaha qui a cours sur les réseaux sociaux, avec la complicité de pseudos influenceurs qui se révèlent malheureusement comme des amplificateurs de la haine viscérale que leurs manipulateurs nourrissent contre d’autres acteurs de terrains qui subissent depuis des décennies, les affres du régime des Gnassingbé.
Se complaire dans l’abrutissement et la déshumanisation, c’est accepter de mourir à petit feu. L’heure n’est plus aux lamentations, mais à la prise de responsabilité. Le peuple togolais doit se lever, non pas pour mendier sa survie, mais pour exiger sa dignité et reprendre les clés de son destin. Sauver le Togo commence par le refus de l’invisible chaîne qui lie encore le cœur des hommes à leurs oppresseurs.
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Le gouvernement togolais a dévoilé, mardi 31 mars 2026, le logo officiel du 66e anniversaire de l’indépendance, célébré le 27 avril prochain.
Cette nouvelle identité visuelle met en avant les valeurs fondamentales de la République, notamment la paix, l’unité et le progrès. Elle intègre les couleurs nationales, symbole de l’attachement du peuple togolais à son histoire et à sa souveraineté.
Pensé pour s’adapter aux exigences de la communication moderne, le logo se décline en cinq variantes de couleurs, permettant son utilisation sur divers supports, aussi bien physiques que numériques.
Ce visuel servira de repère central pour l’ensemble des activités prévues dans le cadre des célébrations, qui devraient, comme chaque année, rassembler les populations autour de cérémonies officielles et de manifestations culturelles.
Togoactualité
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Le nom de Macky Sall refait surface là où on ne l’attendait plus. Alors qu’on le croyait relégué au second plan, voilà qu’il revient au cœur des débats internationaux, annoncé comme potentiel candidat africain au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.
Au départ, l’idée prête à sourire. Mais très vite, elle prend une tournure plus sérieuse. Le Burundi se fait le porte-voix de cette candidature, la présentant comme une initiative portée par l’Afrique. Une posture qui, en réalité, masque des fractures profondes.
Car le principal obstacle n’est pas extérieur, il est interne. Entre Macky Sall et les nouvelles autorités sénégalaises, les relations sont loin d’être apaisées. Et pour cause : Ousmane Sonko, figure centrale du pouvoir actuel, garde en mémoire les épisodes politiques qui ont entravé son ascension.
Dans ce contexte, difficile d’imaginer un soutien franc de Sénégal à une telle candidature. Dès lors, certains tentent de contourner l’obstacle par des manœuvres diplomatiques, en avançant le nom de Sall dans les coulisses des sommets africains, notamment au sein de l’Union africaine.
Mais la stratégie peine à convaincre. Lors des discussions officielles, le silence domine. Aucune position commune ne se dégage. Et en marge des travaux, malgré le lobbying actif de certains pays, la réalité finit par s’imposer : une vingtaine d’États africains, dont le Sénégal lui-même, refusent de s’aligner derrière cette candidature.
Un revers cinglant pour l’ancien président sénégalais, qui pensait pouvoir revenir sur la scène internationale par la grande porte. Cette séquence rappelle une leçon politique universelle : en stratégie comme en diplomatie, il y a toujours plus malin que soi.
Innocent Pato
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Par Rodrigue Ahégo,
La Voix des Sans Voix
C’est un véritable séisme qui secoue le football africain. En transformant une victoire acquise à la sueur du front sur le terrain en une défaite administrative sur tapis vert, la Commission d’Appel de la CAF vient de commettre un attentat contre l’éthique sportive.
Le football africain vit l’une de ses heures les plus sombres. Alors que le Sénégal n’a pas fini de célébrer son titre de champion d’Afrique acquis de haute lutte contre une forêt d’obstacles et d’irrégularités, la Commission d’Appel de la CAF décide, d’un trait de plume méprisant, d’inverser le cours de l’histoire en offrant le trophée au Maroc sur tapis vert. Inique. Arbitraire. Scandaleux.
Il s’agit tout simplement de l’assassinat de la souveraineté de l’arbitre.
Depuis quand une commission, calfeutrée dans des bureaux au Caire, peut-elle se substituer à l’homme en noir sur la pelouse ? La Loi 5 de l’IFAB est pourtant claire : «l’arbitre est le seul maître du terrain». S’il a décidé d’une suspension temporaire et non d’un arrêt définitif, si le match a repris, si le penalty a été tiré et si le coup de sifflet final a retenti, le résultat est sacré. En invoquant un « abandon » là où il n’y a eu qu’une interruption de jeu, la CAF piétine la fameuse Field of Play Doctrine chère au Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
Il s’agit tout simplement du viol de la sécurité juridique.
Comment peut-on homologuer un résultat, remettre un trophée devant les caméras du monde entier, puis décider, 48 heures plus tard, que tout cela n’était qu’une illusion ? L’usage abusif de l’article 84 du règlement de la CAF est une insulte à l’intelligence des sportifs. Un « abandon » implique une rupture définitive. Or, les Lions sont revenus, ils ont joué, ils ont gagné. Requalifier cet incident a posteriori n’est pas de la justice, c’est de la falsification de palmarès.
Il s’agit tout simplement d’une sanction disproportionnée et délirante.
Retirer un titre continental pour 15 minutes d’arrêt de jeu, alors que l’équité a été préservée par la reprise du match, est une décision ultra-vires. C’est utiliser un marteau-piqueur pour écraser une mouche. C’est surtout créer un précédent dangereux. Désormais, les matchs ne se gagneront plus dans les stades, mais dans les couloirs obscurs des commissions de recours.
« On ne gagne pas une Coupe d’Afrique avec des formulaires administratifs, on la gagne avec ses tripes sur le rectangle vert ».
Le Sénégal a raison de porter l’affaire devant le TAS. Il ne s’agit plus seulement de défendre un trophée, mais de sauver ce qui reste de crédibilité au football africain. Si cette décision n’est pas annulée, c’est l’idée même de « victoire sportive » qui sera enterrée.
Lions de la Teranga, gardez la tête haute. Le monde a vu qui était le champion sur le terrain. La CAF, elle, a choisi son camp et c’est malheureusement celui du chaos.
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À Lomé, l’Union Musulmane du Togo (UMT) a fixé la date officielle de l’Aïd el-Fitr, fête marquant la fin du Ramadan. Selon un communiqué publié le 17 mars 2026, la célébration aura lieu le vendredi 20 mars 2026 sur l’ensemble du territoire togolais.
Le président de l’UMT, El Hadj Inoussa Bouraïma, précise que les prières de l’Aïd se dérouleront dans les lieux de culte habituels à partir de 08h00.
À travers ce communiqué, le Bureau exécutif de l’Union Musulmane souhaite à l’ensemble de la population togolaise une bonne fête de fin de Ramadan, dans un esprit de paix et de partage.
L’Aïd el-Fitr est un moment de grande ferveur religieuse et de rassemblement pour les fidèles musulmans, marqué par la prière collective, les visites familiales et les actes de solidarité envers les plus démunis.
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La crise autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026 prend une tournure judiciaire. Dans un communiqué officiel, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a exprimé son rejet total de la décision de la Commission d’Appel de la Confédération Africaine de Football, qui a prononcé le forfait du Sénégal au profit du Maroc.
Dès l’entame de son message, l’instance sénégalaise dénonce une décision « infondée en droit, arbitraire et manifestement disproportionnée ». Pour la FSF, ce verdict constitue une remise en cause inacceptable du résultat acquis sur le terrain, après la reprise du match et son terme effectif.
Au cœur de son argumentaire, la fédération met en avant la souveraineté de l’arbitre, consacrée par les règles de l’International Football Association Board. Elle rappelle que l’officiel de la rencontre avait opté pour une suspension temporaire du jeu, et non pour un arrêt définitif. Le match ayant repris normalement, avec un penalty exécuté puis une issue déterminée après prolongations, la FSF estime qu’il est juridiquement infondé de parler d’« abandon ».
Dans cette logique, elle accuse la CAF d’avoir requalifié a posteriori un simple incident de jeu, en contradiction avec la jurisprudence du Tribunal Arbitral du Sport, notamment le principe de la « Field of Play Doctrine », qui protège les décisions arbitrales prises sur le terrain.
La FSF va plus loin en dénonçant une erreur manifeste dans l’application de l’article 84 du règlement de la CAF. Selon elle, la notion d’abandon implique une interruption définitive de la rencontre, ce qui n’a pas été le cas. Elle insiste également sur le fait que le match a été mené à son terme, validé, et que le trophée a été officiellement remis, ce qui rend ce revirement particulièrement problématique sur le plan de la sécurité juridique.
Autre point de crispation : la sévérité de la sanction. La fédération juge disproportionné le retrait d’un titre continental pour un arrêt de jeu d’une quinzaine de minutes, estimant que l’équité sportive a été respectée.
Face à cette situation, la FSF hausse le ton. Elle met en demeure la CAF de suspendre l’exécution de la décision et de geler toute procédure visant à attribuer le trophée au Maroc. Dans le même temps, elle annonce son intention de saisir le Tribunal Arbitral du Sport dans un délai de 48 heures afin d’obtenir l’annulation pure et simple de la décision.
Elle exige par ailleurs la transmission immédiate du rapport de l’arbitre et des officiels de match, des éléments jugés essentiels pour assurer sa défense.
En cas de silence ou de refus de la part de la CAF dans les prochaines 24 heures, la Fédération Sénégalaise de Football prévient qu’elle engagera une procédure d’urgence devant le TAS, avec demande de mesures conservatoires.
Ce bras de fer ouvre désormais la voie à une bataille juridique majeure, dont l’issue pourrait avoir des répercussions importantes sur la crédibilité des compétitions africaines.
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La Confédération Africaine de Football a tranché. Dans une décision rendue publique mardi 17 mars 2026, le Jury d’Appel de l’instance continentale a déclaré l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Conséquence directe : la victoire est attribuée au Maroc sur le score de 3-0.
Saisie par la Fédération Royale Marocaine de Football, la juridiction d’appel a jugé la requête recevable et fondée. Elle a ainsi annulé la décision initiale du Jury disciplinaire, estimant que le comportement de la sélection sénégalaise relevait des dispositions des articles 82 et 84 du règlement de la compétition.
Dans son analyse, la CAF considère que la Fédération Sénégalaise de Football, à travers son équipe, a enfreint les règles en vigueur, justifiant l’application du forfait. Le match est donc homologué en faveur du Maroc, qui hérite du titre dans des circonstances exceptionnelles.
Parallèlement, le Jury d’Appel s’est penché sur le cas du joueur marocain Ismaël Saibari. Reconnu coupable de comportement fautif, il voit toutefois sa sanction allégée. Il écope désormais d’une suspension de deux matchs, dont un avec sursis, tandis que l’amende de 100 000 dollars prononcée en première instance est annulée.
Plusieurs incidents survenus lors de la rencontre ont également été passés en revue. La responsabilité de la partie marocaine est notamment confirmée concernant le comportement des ramasseurs de balles, avec une amende revue à la baisse, fixée à 50 000 dollars.
En revanche, l’appel relatif aux interférences autour de la zone VAR est rejeté, maintenant une sanction de 100 000 dollars. L’incident impliquant l’usage de laser a, lui, conduit à une réduction de l’amende, désormais établie à 10 000 dollars.
Cette décision du Jury d’Appel de la CAF rebat totalement les cartes de cette finale de la CAN 2025. Au-delà de l’attribution du trophée, elle met en lumière la fermeté de l’instance face aux manquements disciplinaires.
Reste désormais à savoir si la Fédération Sénégalaise de Football décidera de porter l’affaire devant d’autres instances, notamment le Tribunal Arbitral du Sport, ou si elle se pliera à ce verdict qui consacre officiellement le Maroc.
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Dans une déclaration rendue publique, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), le LDP et le front « Touche Pas à Ma Constitution » accusent le pouvoir de préparer un stratagème politique inspiré de la crise de 2005 pour redonner une légitimité à Faure Gnassingbé. Les signataires appellent les Togolais à une mobilisation générale pour exiger la libération des détenus politiques, le retour des exilés et l’ouverture d’une transition politique.
2005 NE SE REPRODUIRA PLUS JAMAIS – LE PEUPLE TOGOLAIS NE SE LAISSERA PAS FAIRE
Le Contexte
Faure Gnassingbé est sous pression depuis que les Togolais se dressent vigoureusement contre le remplacement de la Constitution et contre la Vème République. Il avait fait adopter la nouvelle Constitution en avril 2024 par des députés maintenus en place, alors que leur mandat était échu. Une adoption faite sans consultation populaire. L’objectif de ce nouveau coup d’Etat était clair : supprimer l’élection présidentielle au suffrage universel direct, après avoir fait 4 mandats. Eviter ainsi le principe d’un 5e mandat, tout en restant au pouvoir à vie, sans se soumettre à une élection. Ce qui est à l’origine d’une crise institutionnelle et une forte pression politique.
Nous observons qu’à cette forte pression intérieure s’ajoute également une pression externe. Elle s’accompagne d’une certaine réticence des chefs d’Etat de la sous-région et de la communauté internationale à maintenir à Faure Gnassingbé la considération et le rang protocolaire dont il jouissait lorsqu’il était le président de la République et le chef de l’Etat « élu ».
Cette espèce de mise au ban par ses pairs est la conséquence directe de sa manipulation de la Constitution. Non seulement il n’est plus chef d’Etat, mais il n’a surtout plus aucune légitimité populaire aux yeux du monde, ce qui lui fait perdre à l’extérieur les considérations et les prestiges qui viennent avec ce statut.
Cet embarras à l’international est aussi le résultat du froid qui s’installe entre Faure Gnassingbé et ses pairs, particulièrement ceux de la sous-région. D’une manière générale, les chefs d’Etat n’ont pas apprécié au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) la livraison aux autorités burkinabè de l’ancien chef d’Etat du Burkina Faso, Paul Henri Dambia, dans des conditions très contestables. Le Togo avait pourtant délibérément accepté de l’accueillir dans sa fuite. Cet embarras est aussi la conséquence du positionnement ambigu du Togo entre, d’un côté, la CEDEAO, et de l’autre, l’Alliance des Etats du Sal (AES).
Faure Gnassingbé cherche donc une solution pour redorer son blason à l’international, afin de retrouver la bienveillance dont il bénéficiait. Pour sortir du désordre institutionnel dans lequel il patauge, Faure Gnassingbé envisage alors de répéter le vieux scénario de 2005.
De quoi s’agit-il ?
Après le décès de son père, Gnassingbé Eyadéma, lorsque Faure Gnassingbé a pris la succession par un coup d’Etat militaire, il a été confronté à une levée de bouclier des Togolais et à la pression de l’international. Il a alors mis en place un stratagème pour sortir de cette situation.
Faure Gnassingbé a commencé par quitter le pouvoir en mettant un homme de paille comme président intérimaire, en violation de la Constitution en vigueur. Ensuite, il a organisé une élection calamiteuse et s’est octroyé la victoire, afin de se donner une légitimité frauduleuse. Ce scénario a provoqué plus d’un
millier de morts dans la crise post-électorale. La CEDEAO et la communauté ont fermé les yeux sur cette entourloupe politique et ce massacre.
Aujourd’hui Faure Gnassingbé est aux abois et il pense que ce qui a fonctionné pour lui il y a plus de 20 ans, peut le sauver encore. Mais il se trompe lourdement.
Les informations qui nous parviennent avec insistance sont inquiétantes. Elles indiquent que le régime planifie de s’engager dans le stratagème suivant :
· lancer un dialogue avec des acteurs choisis dans l’opposition, afin d’entériner les décisions déjà prises dans le stratagème conçu par le pouvoir, au sein du Cadre Permanent de Concertation (CPC) ou dans un autre cadre ;
· annoncer que le dialogue a décidé d’une révision de la Constitution qui exigera que le président du conseil soit un député, une manière de faire croire que le pouvoir est à l’écoute de son opposition et a assoupli sa position ;
· faire adopter cette révision constitutionnelle par les députés ;
· dissoudre l’Assemblée nationale et organiser des élections législatives frauduleuses ;
· faire de Faure Gnassingbé un député, puis président du conseil des ministres ;
· il pourra alors se prévaloir à l’international d’une légitimité populaire frauduleuse ;
· le chef de l’Exécutif prendra le titre de président du conseil de la République.
Pour préparer la mise en œuvre de ce scénario machiavélique, une campagne est lancée. La diplomatie est déjà en œuvre et les universitaires sont en mission pour présenter la Constitution de leur Vème République comme une innovation renforçant la démocratie avec des « richesses insoupçonnées. »
Parallèlement, les discussions d’intérêts partisans sont en cours au CPC. Un organe mis en place en 2022, après la spoliation de la victoire d’Agbéyomé Kodjo à l’élection présidentielle de 2020, pour traiter les questions électorales. Les disputes portent essentiellement sur la répartition des places au sein de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). La belle affaire pour certains. Pourquoi mettre en place présentement une nouvelle CENI, alors qu’il n’y a pas d’élection avant 4 ans, en principe.
Aux partis présents au CPC, le pouvoir envisage d’ajouter d’autres acteurs de l’opposition et de la société civile pour renforcer l’assiette de ce dialogue de dupes, avec une illusion de large consensus.
Mais le régime oublie que les Togolais ont changé en deux décennies. La jeunesse actuelle n’est pas celle de 2005, et elle n’est pas prête à accepter que son avenir soit hypothéqué sous une dictature. Elle ne se laissera pas faire.
Appel patriotique
Nous lançons un appel patriotique à toutes les Togolaises et à tous les Togolais pour une mobilisation générale, afin d’exiger :
1. la libération de tous les détenus politiques. Les jeunes libérés récemment sont malades, traumatisés, sans emploi, chassés de leur domicile par les propriétaires. C’est inacceptable. Tous les détenus politiques ont droit à une réparation des préjudices subis ;
2. le retour de tous les exilés ;
1. la fin de la dictature ;
2. d’aboutir à une transition politique pour refonder la Nation ;
3. d’avoir une transition qui relance la dynamique de la cohésion nationale et du vivre-ensemble harmonieux ;
4. d’avoir une transition qui remette le Togo sur les rails des libertés et de la démocratie ;
5. d’avoir un Togo qui respecte et protège tous ses citoyens ;
6. d’avoir un Togo qui offre les mêmes opportunités à toutes ses filles et tous ses fils, sans exclusion ;
7. d’avoir un Togo bien intégré dans l’organisation communautaire pour défendre la CEDEAO des peuples ;
8. d’avoir un Togo qui respecte ses engagements internationaux.
Pour y arriver, il faut un sursaut citoyen
Nous devons organiser un mouvement d’ensemble pour terminer la lutte réactivée le 19 août 2017 par le PNP, portée par la C14 avec les grandes manifestations, après les mobilisations du CST en 2012.
En relançant ensemble la dynamique amorcée le 6 juin 2025 par le M66.
En faisant travailler ensemble, toutes les forces politiques et de la société civile sur le terrain et celles dans la diaspora.
C’est pourquoi nous, signataires de cette déclaration adressons cet appel solennel à toutes les Togolaises et à tous les Togolais de rester vigilants, et surtout de rester à l’écoute des mots d’ordre qui seront lancés dans très peu de temps pour des actions conjointes à nos organisations, et à toutes les forces restées loyales à la lutte, tant sur le terrain que dans la diaspora.
« Un peuple qui reste silencieux devant l’injustice est complice de sa propre servitude. Aujourd’hui, refusons d’être complices. »
Pour la DMK – ORIGINALE Dynamique Monseigneur Kpodzro
Thomas Kokou NSOUKPOE
Superviseur Général
Pour la DMP, Dynamique pour la Majorité du Peuple
Sambiri TARGONE
Coordonnateur
Pour le LDP, Lumière pour le Développement dans la Paix
Tchagnaou OURO-AKPO
Président
Pour le front « Touche Pas A Ma Constitution »
Nathaniel OLYMPIO
Premier Porte-Parole
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L’Assemblée nationale togolaise a adopté, mardi 10 mars 2026, une nouvelle loi destinée à encadrer et moderniser le secteur de la microfinance au Togo. Le texte, composé de 174 articles, vise à améliorer la gouvernance des institutions de microfinance, renforcer la protection des déposants et favoriser une meilleure inclusion financière.
Cette réforme intervient dans un contexte où les institutions de microfinance jouent un rôle croissant dans l’accès aux services financiers pour les populations, notamment les petits commerçants, artisans et acteurs du secteur informel.
La nouvelle loi introduit plusieurs dispositions visant à renforcer la crédibilité et la transparence du secteur. Elle impose notamment des exigences plus strictes en matière de gouvernance, de gestion et de supervision des institutions de microfinance.
Les structures opérant dans ce domaine devront désormais mettre en place des mécanismes de contrôle interne plus rigoureux, afin de garantir une gestion saine et de prévenir les dérives observées ces dernières années dans certaines institutions.
Le texte prévoit également un renforcement des mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, une exigence devenue centrale dans la régulation des systèmes financiers à l’échelle internationale.
Parmi les innovations majeures de cette réforme figure l’introduction de dispositions permettant la pratique de la finance islamique dans le secteur de la microfinance. Cette option vise à diversifier les produits financiers disponibles et à élargir l’accès au financement pour certaines catégories d’acteurs économiques.
La loi adoptée par les députés togolais s’inscrit également dans une dynamique d’harmonisation régionale. Elle s’aligne sur la loi uniforme adoptée en 2023 par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui vise à moderniser le cadre juridique de la microfinance dans les pays membres.
Cette harmonisation a pour objectif de corriger les insuffisances constatées dans la gestion et le contrôle des institutions de microfinance, tout en renforçant la stabilité du secteur à l’échelle régionale.
Avec cette réforme, les autorités togolaises entendent ainsi assainir et professionnaliser davantage le secteur, afin de renforcer la confiance des usagers et de consolider le rôle de la microfinance dans le financement de l’économie locale.
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Les autorités sanitaires togolaises lancent une campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite à la suite de la détection d’un cas confirmé le 20 février dernier à Djarkpanga, dans le district de Mô.
L’opération se déroulera en deux phases : du 12 au 14 mars 2026 pour le premier tour et du 16 au 18 avril 2026 pour le second, sur toute l’étendue du territoire national. Elle cible les enfants âgés de 0 à 59 mois qui ne sont pas vaccinés ou dont le schéma vaccinal est incomplet.
L’annonce a été faite le 9 mars à Tsévié, lors d’un briefing organisé à l’Hôtel Saint-Georges à l’intention des médias et des acteurs du système sanitaire. Des responsables de la santé du Grand-Lomé et de la région Maritime, ainsi que des inspecteurs de l’éducation, ont pris part à la rencontre afin de relayer l’information auprès des populations.
Selon les organisateurs, la campagne reposera sur une stratégie de proximité. Des équipes de vaccination effectueront des visites porte-à-porte dans les ménages, mais interviendront également dans les écoles, les marchés et d’autres lieux de rassemblement afin d’atteindre le maximum d’enfants.
Les autorités sanitaires ambitionnent de vacciner au moins 95 % des enfants ciblés. Parallèlement, les équipes mèneront une recherche active de cas de paralysie flasque aiguë (PFA) dans les communautés.
Les responsables de la santé rappellent que la poliomyélite est une maladie virale très contagieuse qui peut provoquer une paralysie irréversible, notamment chez les enfants de moins de cinq ans. En l’absence de traitement curatif, la vaccination reste le moyen le plus efficace de prévention. Ils appellent donc les parents à faire vacciner leurs enfants et à respecter les mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains.
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Le Togo est en deuil. Le Dr Pascal Edoh Agbové, figure engagée dans les domaines de la décentralisation, de l’entrepreneuriat et du développement local, est décédé ce mardi 10 mars 2026 à la suite d’un malaise. Il s’est éteint au CHU Sylvanus Olympio.
La triste nouvelle a été rendue publique sur la plateforme WhatsApp « L’Éclaireur », un espace d’échanges qu’il avait lui-même créé et administré. Dans un message publié par les membres de la plateforme, la communauté a exprimé sa profonde douleur face à cette disparition.
« C’est avec une grande tristesse que nous annonçons le décès du Docteur Pascal Edoh Agbové, Président de la FONGTO, Directeur exécutif de l’ONG IJD, Directeur du cabinet SIM-Afrique, expert en entrepreneuriat, en décentralisation et en développement local. Il nous a quittés ce 10 mars 2026 au CHU Sylvanus Olympio », indique le message.
Avec sa disparition, le pays perd une personnalité fortement engagée dans la promotion du développement à la base et de la gouvernance locale. Tout au long de son parcours, Pascal Edoh Agbové s’est distingué par son sens du devoir, son dévouement et sa volonté de contribuer activement à l’essor socio-économique du Togo.
Entrepreneur et expert reconnu, il occupait plusieurs responsabilités importantes. Il était notamment directeur exécutif de l’ONG IJD, directeur général de l’Institut de formation et d’appui aux initiatives des jeunes (IFAID), directeur général du cabinet SIM-Afrique et directeur pays du Global Entrepreneurship Network au Togo.
Très impliqué dans la promotion de la décentralisation et du développement économique local, il était également à l’origine d’initiatives majeures telles que la Nuit de la décentralisation et le Festival international du développement économique local (FIDEL).
Par son engagement constant et ses nombreuses initiatives, Pascal Edoh Agbové laisse l’image d’un homme profondément attaché au progrès et à la transformation de sa communauté. Sa disparition constitue une perte importante pour les acteurs du développement et pour le Togo tout entier.
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Fixer et respecter une heure de rendez-vous de travail, de réunion, de fête, d’obsèques ou autres, relève de la gageure dans nos sociétés modernes africaines. Je me suis souvent posé la question: pourquoi le retard systématique est-il devenu une norme ? Sommes-nous tarés ? Évidemment non.
Lorsqu’il est question d’intérêts personnels, les gens ne sont jamais en retard. Aux examens d’État, les candidats sont ponctuels sous peine d’interdiction de pénétrer dans la salle d’examens. Aux rendez-vous pour se faire offrir de l’argent, pas une seule minute de retard. C’est souvent une heure après l’heure fixée que se pointent la moitié des personnes concernées par un rendez-vous, une réunion. Certains je-m’en-foutistes n’arrivent que 15 minutes avant la fin de la réunion. C’est aussi le cas de certains journalistes qui ne débarquent qu’à la fin des conférences de presse des partis politiques et des ONG pour se gaver d’amuse-gueule et de boissons, et mendier 5 mille francs de transport.
Mon propos ne s’adresse pas au monde paysan auquel échappe encore la notion d’heure en tant que coupure artificielle d’une journée. Ne sont pris en compte que les grands moments de la journée: la matinée, le zénith, l’après-midi et la soirée. Je m’adresse aux citadins instruits à l’école occidentale.
De prime abord, en dehors de toutes autres considérations, il s’agit d’un manque total de respect vis-à-vis des autres protagonistes ou de la personne invitante. Apparemment, se montrer mal élevé et indiscipliné ne semble plus faire honte à personne.
Chez les universitaires, le refus de la ponctualité est une catastrophe. Il y a une dizaine d’années, lorsque l’Université de Kara envoyait des cars à Lomé, au Lycée de Tokoin, afin de transporter des enseignants de l’Université de Lomé pour des missions d’enseignement à Kara, face au désordre, l’heure du départ fixée à 7 heures, fut reportée à 7 heures 30. Peu après le départ, le chauffeur était assailli d’appels d’enseignants qui exigeaient de les attendre. Les moins indisciplinés arrêtaient le car au niveau de la Colombe de la Paix. Les autres dans la banlieue nord de la capitale où on devait les attendre. Ils prétendaient qu’ils rattraperaient le véhicule dans deux ou trois minutes. Au bout de cinq minutes, ils n’étaient pas là. J’exigeai alors le départ immédiat du car sinon je descendai et renonçai à ma mission en rendant le chauffeur responsable. Comme, souvent, les chauffeurs avaient peur du rapport que ces enseignants indisciplinés feraient contre eux à la hiérarchie, je leur enjoignai de dire que j’étais le responsable du refus de les attendre, au cas où ils auraient des plaintes à formuler. Une fois même, ce fut à Tsévié, à 30 km de Lomé qu’un appel d’un retardataire parvint au chauffeur ! Quand de tels cas d’indiscipline notoire survenaient, à mon grand étonnement, des enseignants présents se félicitaient de ma présence dans le car, parce qu’ils n’auraient pas osé, eux, protester. Hélas !
Deux anecdotes.
Premier anecdote. Invité par un ami mahométan à déjeuner à midi pour fêter la tabaski, un gourmand ne voulut rien manger par précaution avant de se rendre à 13 heures à l’invitation dans l’espoir de bien se remplir l’estomac. Il retourna à son domicile à 14 heures pour manger. Explication: c’est seulement à 14 heures que le mouton fut traîné sur pattes pour être abattu et dépecé ! Les invités, au mieux, ne mangeraient pas avant 16 heures !
Deuxième anecdote. Un jeune homme invita sa copine à un bar pour y prendre un pot. Une heure après l’heure du rancart, celle-ci se pointa et croyant que son amant était en retard, commanda plein de choses à boire et à manger. Après une heure de bombance, elle s’étonna du retard du mec et l’appela pour s’entendre dire qu’elle avait été attendue en vain et qu’il était rentré à la maison après une heure d’attente. Face au refus du mec de retourner au bar, elle exigea qu’il vînt pour payer l’addition et son transport de retour, car elle n’avait pas un sou en poche. Avait-elle fini son après-midi au commissariat de police ? Le mec n’en sut rien, car il avait rompu leur amourette sur-le-champ.
Au niveau des spectacles, c’est encore pire. Une représentation théâtrale programmée pour 19 heures peut facilement débuter à 20 heures 30. C’est à 19 heures que se fait la mise en place du décor et la dernière répétition ! Quant aux shows musicaux, il faut prendre son mal en patience. À l’heure dite, les appareils ne sont même pas encore branchés. Ensuite, la balance sonore et autres essais s’effectuent devant le public. C’est au minimum deux heures plus tard que les zozos daignent se présenter devant le public. Pauvre public ! La petite vedette, quand il y en a une, c’est avec quatre heures de retard qu’elle se présente, avec toute sa mauvaise éducation, devant le public !
Faut-il parler de certains ministres ? Souvent sollicités pour “ouvrir” ou “clôturer” des séminaires en tous genres, leurs retards bloquent le programme des activités et des journalistes qui doivent rendre compte de l’évènement. Quand ils sont polis, c’est une heure de retard. Ne savent-ils pas que la ponctualité est la politesse des grands, comme le dit l’adage ? Et les chefs de service de l’administration d’État qui ne respectent jamais les heures d’ouverture de leur administration ? Ils vont au boulot quand ils veulent et tant pis pour ceux qui ont besoin d’une signature ou d’un document urgent.
Que faut-il en conclure ?
Il appert que la notion de ponctualité qui ne fait pas l’objet d’une sanction, doit être intégrée dans l’éducation, car c’est un facteur important du vivre-ensemble. Quand aucune réunion ne peut débuter à l’heure, aucun rendez-vous respecter, il y a là un grave problème d’impolitesse, d’irrespect dont les fautifs ne sont même pas concients. La culture du retard est une calamité sociale comme on peut le constater auprès de nombre d’Africains de la diaspora. En effet, de retour au pays, le problème du retard semble s’être aggravé avec eux malgré leur long séjour en Occident où règne une culture plus respectueuse de la ponctualité et de la discipline. Toute une vie passée en Occident ne leur a rien appris sur la discipline et la ponctualité. Grave ! La situation est si inquiétante que la ponctualité tend même à devenir une tare dans nos pays. Une société qui aspire au développement doit comprendre que le développement est aussi une forme d’organisation et de discipline. Quand ses élites sont si indisciplinées, la fin du sous-développement n’est pas pour demain.
Ayayi Togoata APÉDO-AMA
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Honoré ADONTUI
Le Correcteur
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Ce mardi 3 mars 2026, la sénatrice de la préfecture d’Agoè-Nyivé, Vincenzia Meyer, a une fois de plus démontré son attachement profond aux populations qui lui ont accordé leur confiance. Dans un geste salué par l’ensemble des acteurs sanitaires présents, elle a procédé à la remise de kits médicaux complets à neuf Centres Médicaux et Sociaux (CMS) de sa circonscription. La cérémonie officielle s’est tenue au CMS de Cacavéli, en présence de responsables sanitaires et administratifs de la préfecture.
Femme de terrain reconnue pour son sens aigu des réalités du quotidien, Vincenzia Meyer a su, une fois encore, transformer l’engagement politique en actes concrets. Les lots distribués comprennent des médicaments essentiels — antibiotiques (amoxicilline, ceftriaxone, métronidazole), antalgiques (paracétamol), antiparasitaires (albendazole), anti-inflammatoires (diclofénac) et solutés de perfusion (sérum glucosé 5%, chlorure de sodium 0,9%) — ainsi que des consommables médicaux courants : gants d’examen, seringues, perfuseurs, microperfuseurs, fils de suture et sparadraps. La provenance de ces intrants est dûment attestée par un devis de la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels et Génériques du Togo (CAMEG), gage de sérieux et de transparence.
Le Dr Reine Adzodo, responsable du CMS d’Adétikopé et représentante de la Directrice préfectorale de la santé, n’a pas tari d’éloges à l’égard de la sénatrice. Elle a rappelé que les CMS de la préfecture peinent souvent à couvrir l’ensemble des besoins, en particulier pour les patients démunis, et a qualifié ce don de geste « hautement social », exprimant la gratitude sincère de tout le personnel soignant envers celle qui, encore une fois, a répondu présente.
Présidente nationale du Parti BATIR et promotrice du marché moderne de Cacavéli, Vincenzia Meyer s’impose de plus en plus comme une figure incontournable du développement local au Togo. Par des actions qui touchent directement à la vie des gens, elle incarne une vision de la politique au service du peuple — une politique du concret, de la solidarité et de la dignité humaine
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En marge de la 61ᵉ session du Conseil dedroits de l’homme à Genève, une délégation togolaise composée de l’activiste Fleur Lynn, du journaliste d’investigation en exil Ferdinand Ayité et d’Abdoul Aziz Goma a mené une série de rencontres avec des représentants d’instances internationales.
Selon les initiateurs, plusieurs dossiers portant sur la situation des droits humains au Togo ont été remis « de main à main » à des responsables et membres d’organisations internationales. La démarche est présentée comme structurée et inscrite dans une dynamique de plaidoyer international.
Lors de cette séquence onusienne, Abdoul Aziz Goma, récemment libéré après plusieurs années de détention, a livré un témoignage devant des interlocuteurs internationaux, notamment Mary Lawlor, Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme.
À l’issue des échanges, Fleur Lynn a salué publiquement le courage de son compatriote, estimant que son intervention a permis de porter « la voix de tout un peuple » devant les mécanismes internationaux. Elle a insisté sur le caractère non symbolique du déplacement, évoquant une stratégie visant à internationaliser les préoccupations liées aux libertés et aux droits fondamentaux au Togo.
La délégation a également souligné la dimension collective de l’initiative. Outre les trois figures mises en avant, d’autres acteurs engagés dans le plaidoyer auraient contribué à la préparation des dossiers et à l’organisation des rencontres.
Les participants affirment avoir multiplié les échanges, parfois au-delà des rendez-vous initialement programmés, qualifiant la journée de « dense, productive et stratégique ». L’objectif affiché : transformer l’indignation en actions structurées auprès des mécanismes internationaux compétents.
Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par des débats persistants autour de la situation des défenseurs des droits humains au Togo. En portant leurs préoccupations à Genève, les membres de la délégation entendent inscrire leur action dans une perspective de mémoire, de vérité et de justice, tout en sollicitant une attention accrue des instances internationales sur la situation nationale.
Aucune réaction officielle des autorités togolaises n’avait encore été enregistrée au moment de la publication.
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