Profondément touchés par les marques de sympathie et de soutiens multiformes qui leur ont été témoignées lors du décès et des obsèques les 24 et 25 décembre 2025 de leur épouse, fille et cousine Mme Traoré/Zango P. Djamila Arlette,
– les grandes familles Traoré et Coulibaly à Orodara,
– Bougma à Zorgho,
– Zongo à Laye et Ouagadougou._son époux Traoré Amadou à TSR. Le commissaire de police à la retraite, Zango Roger, adressent leurs sincères remerciements à M. le Directeur général de la police nationale et son personnel aux anciens Directeurs Généraux de la Police nationale, à M. le Président et aux membres de l'association des commissaires de police à la retraite
– aux responsables de l'ENSP de Tenkodogo, et aux promotionnaires de classe de la défunte.
– aux responsables de la mosquée et aux voisins de Rimkietta,
– aux voisins de Tampouy, aux ressortissants de Laye à Ouaga et à ceux venus du village. _aux collègues de service de Traoré Amadou
– aux nombreux amis et connaissances
– à tous ceux qui de près ou de loin les ont soutenu dans cette dure épreuve.
Puisse l'âme de la regrettée reposer éternellement en paix. Union de prière
La grande famille KOALA, à Thyou/Bangré (Boulkiemdé) à Koudougou, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Canada, Etats Unis, Honduras,
Les familles alliées KABORE, SIMPORE, OUEDRAOGO, ALENGELENGE, MAKANGA, BADJOKO ;
Sa Majesté Naaba TIGRE de Thyou ;
Profondément touchées par vos prières, vos marques de sympathie et vos soutiens financiers, matériels et moraux, lors du rappel à Dieu dans sa 74ème année, suivi des obsèques et du doa du 7ème jour de leur très cher, fils, frère, oncle, époux, père, beau-père, beau-frère, grand-père,
KOALA ADAMA, Inspecteur des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) à la retraite,
Remercient la communauté musulmane de la Mosquée Boubacar Sidiki de la Trame d'accueil de Ouaga 2000, celle de la Mosquée et de toute la population de Thyou, de la Mosquée Daroul Taqwa de la Patte d'Oie ;
La Communauté catholique de la CCB Saint Raphaël de Ouaga 2000 et sa présidente Madame Béatrice DAMIBA ;
L'Association des Femmes Catholiques de la CCB Saint Raphaël et sa présidente Madame Odile ZONGO ;
Particulièrement la Grande famille (SVT) du Burkina Faso ;
Les Encadreurs pédagogiques de l'enseignement secondaire à la retraite ;
Ses anciens élèves de la promotion de 78-79 du Lycée Philippe Zinda KABORE et 86-87 de la Terminale C du lycée Bogodogo.
Elles remercient leurs Excellences les anciens Premiers Ministres Messieurs Beyon Luc Adolphe Tiao et Albert OUEDRAOGO ;
Madame Alimata SALEMBERE, ancienne Directrice Générale de l'ACCT et ancienne Ministre de la Culture ;
Monsieur Simon COMPORE, ancien Ministre d'Etat et sa délégation ;
Monsieur Célestin TENDREBEOGO, ancien Ministre, ancien Directeur Général de la SOFITEX et son épouse,
Les anciens Ministres Seydou BOUDA et épouse, Elyse THIOMBIANO, Ousmane NACRO, Mouhissine NACRO et famille ;
Tous les anciens et anciennes Ministres du Faso venu(es) nombreux et dont les noms ne peuvent tous être cités de peur d'en oublier ;
Monsieur Souleymane ZERBO de SATA AFRIQUE ;
Le Lions Club International Ouagadougou Doyen ;
Les voisines de la zone 5 du quartier Kossyam Ouaga 2000 ;
L'Amicale de la RTB ;
Les voisins et voisines du 1200 Logements ;
Les Professeurs Germain SAWADOGO et épouse, YE Diarra, Pierre GUISSOU et épouse,
Le Colonel SAWADOGO Mamadou ancien Ministre et son épouse Fatimata ancienne Représentante du Bureau de l'UEMOA à Dakar ;
Dr Yssouf OUEDRAOGO et épouse ;
Dr Jean-Baptiste YAMEOGO de la Pharmacie du Carrefour ;
Madame Alimata SAWADOGO TANLY, Chargée de Missions du Ministre de la Culture des arts du Tourisme et de la Communication ;
Les collègues et amis de Harmony ALENGELENGE de l'Ambassade du Canada à Ouagadougou ;
Les amis, collègues et promotionnaires des enfants : Nafissatou, Madina Shaida, Ramiza et Hakim
aux Etats unis, au Canada et à Ouagadougou.
Notre reconnaissance à Dr Cyriaque PARE, patron de Lefaso.net pour son soutien.
Elles s'excusent sincèrement auprès de tous ceux et celles venu (es) très nombreux soutenir les familles en ces moments douloureux et dont les noms n'ont pu être cités.
Elles les assurent de toute leur reconnaissance et prient ALLAH le Tout puissant de rende à chacun en multiples Grâces ses bienfaits.
« ALLAH a donné, ALLAH a repris. Que son Saint Nom soit glorifié ».
Dans ce monde où nous sommes sollicités par tous et chacun pour les suivre sur les réseaux sociaux : personne n'a besoin de notre esprit critique ; ils aimeraient qu'il soit le plus faible, car tous veulent faire de nous des êtres non de raison, mais de sentiments, d'émotions qui ne savent qu'aimer ou détester. Profitons de ce moment dédié à l'introspection pour nous demander quel est notre apport à la paix dans nos familles, notre pays et le monde ? Faisons-le parce que chaque trajectoire humaine est instructive et mérite respect.
Si à l'orée de chaque nouvelle année la paix nous préoccupe, c'est qu'au-delà du brouhaha des fêtes, de ces moments où nous désirons tous obtenir « l'ivresse », nous nous accordons un moment de silence, un moment de réflexion, un coup d'œil dans le rétroviseur pour voir l'année écoulée, en faire un bilan et avoir des espoirs pour la nouvelle année. Et depuis la nuit des temps, les hommes ne désespèrent pas de demander à Dieu la paix. Qu'importe les conflits et les guerres, ils réitèrent tous les ans ce désir, cette soif de la paix, en ne faisant pas cas de ce qu'ils ont fait pour perdre ce bien si précieux et inestimable.
Et le fait qu'ils n'y renoncent jamais, malgré leurs inconstances et faiblesses, est réconfortant. C'est la preuve que Dieu est toujours présent en chacun de nous. Et c'est cela qui fait notre dignité. Si l'on faisait le vœu de l'avoir à l'esprit pour cette nouvelle année, chaque instant de notre vie pour ne pas être source de misères et de souffrances pour nos frères.
Parler de paix et être artisan de paix ne coïncident pas souvent. C'est le hiatus entre les mots et les actes, entre la parole et l'action, qui a existé de tout temps et s'observe chez la plupart des humains. Pourtant ce qui fait l'homme, le vrai, l'homme sage, c'est lorsqu'il essaie de faire tout ce qui est en son pouvoir pour que sa parole ne soit pas creuse, qu'elle ne soit pas vide, mais pleine de sens parce qu'ancrée dans le réel, et en concordance avec ses actes.
Avec nos vies multiples, notamment sur les réseaux sociaux où certains ont tendance à se dédoubler et acquièrent de supers pouvoirs, est-ce que nous pouvons faire le vœu de vivre avec un respect total pour la vérité, ce qui suppose de ne pas mentir, de ne pas se tromper et d'induire en erreur les autres, les plus faibles que nous ? Et comme on veut la paix en cette nouvelle année, décidons de traiter tous les autres avec générosité, bienveillance, amabilité et respect parce qu'ils sont tous nos frères en humanité. Cet aspect de la paix dans nos cœurs participe à la paix générale, nous l'oublions souvent. Nous nous autorisons à être désagréables dans le metaverse, en famille, dans la rue avec les inconnus et au boulot en pensant que cela n'est pas dommageable à la paix.
Parce que les problèmes du pays seraient uniquement dus aux conflits géopolitiques… et que nous n'y avons aucune responsabilité. Si on prêtait plus d'attention, si on était conscient de nos rapports avec les autres et des souffrances des autres, cela serait-il totalement insignifiant, inutile à notre vivre ensemble et à notre désir de paix ? Pourquoi cet amour immodéré pour notre passé ? Ce mantra que nous avons de crier la gloire passée de notre continent ? Qu'est-ce que cela dit de nous ? Que nos ancêtres aient fondé des empires, distribué à pleines poignées l'or sur les routes de la Mecque, construit des pyramides ne cachent pas nos difficultés actuelles. Que faisons-nous pour les résoudre ? Il s'agit de savoir comment nous résolvons les problèmes d'ici et maintenant et non de retourner au passé. Arrêtons « de crier notre tigritude et bondissons sur les proies », a déjà dit Wole Soyinka.
Regardons le monde dans lequel nous vivons avec un regard neuf. Si nous avons de la beauté en nous, projetons-la sur le monde et nous découvrirons la beauté des autres.
Si les hommes se font des vœux de paix, c'est parce qu'ils pensent qu'ils sont utiles. Arrêter de le faire, c'est stopper les vibrations positives pour qu'elle advienne, c'est arrêter d'y penser et de se comporter en artisan de paix. Faisons de notre monde un monde de paix, un monde en paix, et essayons de le rendre beau en faisant du mieux que nous pouvons.
Sana Guy
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En réaction à une décision des autorités américaines annonçant le durcissement des restrictions d'entrée sur leur territoire, le gouvernement burkinabè a décidé d'appliquer le principe de réciprocité. Une mesure qui s'inscrit, selon les autorités, dans le respect de la souveraineté et de l'égalité entre États.
Le gouvernement du Burkina Faso a officiellement réagi à la décision prise par les autorités des États-Unis d'Amérique le 16 décembre 2025, relative au renforcement des restrictions d'entrée sur leur territoire. Cette mesure américaine inclut désormais le Burkina Faso parmi les pays soumis à des restrictions totales de visas.
Dans un communiqué rendu public, les autorités burkinabè ont indiqué avoir pris acte de cette décision qu'elles jugent souveraine, tout en affirmant leur attachement au principe de réciprocité dans les relations internationales. En conséquence, le gouvernement du Burkina Faso annonce l'application de mesures équivalentes en matière de visas à l'encontre des ressortissants des États-Unis d'Amérique.
Selon le communiqué signé par le ministre en charge des affaires étrangères, Jean Marie Karamoko Traoré, cette décision vise à préserver l'égalité souveraine entre les États et à réaffirmer le respect mutuel comme fondement des relations diplomatiques. Le gouvernement burkinabè souligne, par ailleurs, que cette mesure n'entame en rien sa volonté de maintenir une coopération constructive avec l'ensemble de ses partenaires internationaux.
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Réunis en séance plénière à Ouagadougou, le 30 décembre 2025, les députés de l'Assemblée législative de transition (ALT) ont adopté à l'unanimité le projet de loi portant Code général des collectivités territoriales. Un texte majeur porté par le gouvernement pour refonder la gouvernance locale au Burkina Faso. Et ce, à travers une série d'innovations institutionnelles, administratives et financières destinées à corriger les insuffisances du cadre juridique en vigueur depuis deux décennies.
L'adoption du projet de loi portant Code général des collectivités territoriales au Burkina Faso marque une étape importante dans le processus de réforme de la décentralisation. Voté par les 69 députés présents, le nouveau code ambitionne de corriger les insuffisances du cadre juridique en vigueur depuis 2004, lequel avait conduit à la communalisation intégrale du territoire national en 2006 et à la mise en place des organes d'administration et de gestion des collectivités territoriales.
Un code rénové pour plus de redevabilité et d'efficacité
Selon l'exécutif, le texte adopté introduit plus de 40 innovations majeures destinées à améliorer le fonctionnement des collectivités territoriales et à renforcer la gouvernance locale. Parmi les avancées notables, figure l'obligation pour les collectivités territoriales d'organiser des journées de redevabilité au moins deux fois par an, un exercice désormais contraignant et non plus facultatif, afin de rapprocher les élus et les populations.
Le nouveau code prévoit également la révision des critères d'érection des communes, l'instauration d'un contrat d'objectifs entre l'État et le président du conseil de collectivité territoriale, ainsi que l'octroi d'une autonomie relative aux arrondissements, longtemps limités dans leurs moyens d'action.
Une gouvernance locale repensée
Le texte consacre par ailleurs la nomination du président de la délégation spéciale, tout en élargissant la composition des conseils des collectivités territoriales à des acteurs autres que les partis politiques. Cette ouverture vise à corriger l'exclusivité politique qui prévalait jusque-là et à favoriser une représentation plus inclusive des populations.
S'y ajoutent l'engagement des collectivités dans la mobilisation communautaire pour la réalisation des projets de développement local, ainsi que l'institution du statut de conseiller de collectivité territoriale, dans une logique de professionnalisation et de clarification des rôles. Les collectivités territoriales vont pouvoir ainsi, passer des contrats ou des conventions avec l'État ou avec d'autres personnes morales pour la réalisation d'objectifs de développement économique, social, culturel, sanitaire, scientifique et environnemental.
Corriger les dérives du Code de 2004
Pour le gouvernement, cette réforme était devenue indispensable. Le Code de 2004 a montré ses limites, notamment à travers l'insuffisance de compétences réelles des arrondissements, l'affaiblissement de l'autorité de l'État, les recrutements de complaisance, la pléthore de conseillers dans certaines collectivités. Il est aussi noté la faible représentation des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec un handicap.
À cela s'ajoutent la faible implication des populations dans les projets de développement, la faible création de richesses au niveau local et des dysfonctionnements persistants dans la mobilisation et la gestion des ressources financières.
« Il faut se départir des anciennes pratiques »
Répondant aux préoccupations des députés, le ministre d'État, ministre de l'administration territoriale et de la mobilité, Émile Zerbo, a insisté sur la conformité du texte avec la constitution.
« En ce qui concerne le contenu du texte, il n'y a aucun article qui soit en porte-à-faux avec la constitution », Émile Zerbo, ministre d'État, ministre de l'administration territoriale et de la mobilitéSur la question du contrat d'objectifs, le ministre a été sans détour. « Il faut se départir des anciennes pratiques. Les élus locaux ne représentent pas un pouvoir. Ils doivent être contrôlés », a-t-il déclaré, estimant que cette nouvelle approche permettra de renforcer la performance et la responsabilité des exécutifs locaux.
Émile Zerbo a également justifié la volonté de rééquilibrer les rapports entre les collectivités territoriales et les circonscriptions administratives, soulignant que par le passé, le fait politique avait parfois conduit à une marginalisation de l'autorité administrative de l'État.
Mobilisation des ressources et développement local
Le nouveau code met aussi l'accent sur la mobilisation des ressources propres des collectivités, dans un souci d'autonomisation progressive et de justice fiscale. Le gouvernement entend ainsi mettre fin à certaines pratiques discriminatoires et renforcer les capacités locales de création de richesses.
Concernant la catégorisation des communes, le choix a été fait de privilégier les capacités financières et budgétaires, afin de stimuler l'émulation entre collectivités et d'encourager les efforts de développement local, sans pour autant supprimer les communes existantes.
Selon l'exécutif, l'adoption de ce nouveau code va permettre de corriger durablement les insuffisances constatées, de renforcer l'autorité de l'État, d'améliorer la gouvernance locale et de favoriser une meilleure implication des populations, conformément aux objectifs du Plan d'action pour la stabilisation et le développement.
Pour rappel, le conseil des ministres du 30 octobre 2025 avait adopté l'avant-projet de loi portant relecture de la loi n°055 relative au Code général des collectivités territoriales, ouvrant ainsi la voie à cette réforme majeure, désormais entérinée par la représentation nationale.
Adopté dans un contexte de quête de refondation de l'action publique, ce nouveau Code général des collectivités territoriales ouvre ainsi une nouvelle page de la décentralisation au Burkina Faso. Reste désormais l'épreuve décisive de sa mise en œuvre, où l'efficacité des réformes, la responsabilité des acteurs locaux et l'implication des populations seront les véritables indicateurs du succès de cette ambitieuse architecture institutionnelle.
Serge Ika Ki
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Crédit photos : Herman Frédéric Bassolé
Dans le cadre de l'offensive piscicole engagée par le Burkina Faso, les femmes occupent une place stratégique, faisant de leur implication un enjeu central. Dans cette interview accordée à Lefaso.net, le directeur général des ressources halieutiques, Moustapha Alassane Tassembedo, revient sur les actions entreprises pour renforcer leur participation, les défis persistants et les perspectives d'une plus grande équité dans le secteur.
Lefaso.net : Pouvez-vous présenter brièvement la mission de la Direction générale des ressources halieutiques (DGRH) dans la promotion de la pisciculture au Burkina ?
Moustapha Alassane Tassembedo : Alors, il faut dire que la Direction générale des ressources halieutiques a pour mission principale de promouvoir la pêche et la pisciculture sous toutes ses formes, mais aussi les politiques qui l'accompagnent. À ce titre, nous avons trois directions techniques, notamment la Direction de la pêche (DP), la Direction de l'aquaculture et de la recherche-développement (DARD), et celle de la valorisation des produits halieutiques (DVPH).
Peut-on dire aujourd'hui que les objectifs des 100 000 tonnes par an visés par l'offensive piscicole sont atteints ?
Effectivement, il faut dire que, dans le cadre de la mise en œuvre de l'offensive piscicole, on avait pour mission de produire 100 000 tonnes effectivement à l'horizon 2025. Aujourd'hui, nous pouvons dire quand même que c'est fait, parce qu'il fallait déjà prouver aux gens qu'on peut produire du poisson de façon intensive au Burkina. Parce que ce n'était pas aussi évident que ça. Et aujourd'hui quand on regarde, nous sommes autour de 17 000 tonnes en termes de production, dont 10 % assurés par les femmes. Avec ce chiffre, nous avons fait des bonds spectaculaires du fait que nous étions autour de 1000 tonnes enregistrées en matière de production piscicole locale.
On sait que dans le cadre de cette offensive piscicole, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre pour accompagner les acteurs, notamment les femmes. Pourquoi ?
Oui, le genre a été bien représenté dans notre offensive. Premièrement, parce qu'on sait que déjà pour ce qui concerne les femmes, elles sont méticuleuses et lorsqu'elles abordent effectivement un projet, elles le font avec sérieux et vigueur. Ce qui nous permet dans l'ensemble d'atteindre les objectifs assignés. C'est-à-dire de pouvoir atteindre cette souveraineté alimentaire en termes de poissons.
Mais comment évaluez-vous aujourd'hui leur participation dans la filière ?
On peut dire que les femmes sont effectivement engagées dans le volet piscicole et nous leur tirons le chapeau parce qu'au début, ce n'était pas évident. On se disait : « Est-ce qu'elles pourront s'adapter ? Mais on s'est très vite rendu compte que non. C'est elles-mêmes qui font le choix et sont plus assidues dans le travail. Donc, nous ne pouvons que les féliciter vu leur engagement à nos côtés à pouvoir développer le secteur de la pisciculture. C'est une plus-value en termes de capacité de production et on est passé de quelques femmes à plus de 150 sur les 1 000 pisciculteurs qu'enregistre la filière sur le plan national.
On vous a tantôt entendu parler d'accompagnements spécifiques mis en œuvre au profit des femmes. Pouvez-vous nous en parler davantage ?
Il faut dire notamment que dans la mise en œuvre des cages flottantes, nous avons été accompagnés par le fonds Dumu Ka Fa (DKF) qui a mobilisé plus de 2 milliards pour soutenir, effectivement, la production de cages flottantes. Et quand on entre à l'intérieur et qu'on regarde les montants alloués aux acteurs, on voit que ce sont les femmes qui ont eu les plus forts montants, allant jusqu'à 250 millions pour pouvoir, en tout cas, exercer leurs activités en cages flottantes. Et le remboursement aussi se fait de sorte à leur faciliter la tâche.
Sans doute à cause de ces différents accompagnements, on sent de plus en plus un effet boule de neige de la gent féminine dans la pisciculture. Quelles sont alors vos attentes vis-à-vis d'elles ?
Notre objectif, c'est qu'on puisse quand même faire sortir les 40 000, voire 50 000, c'est-à-dire que la moitié soit exclusivement produite par la gent féminine. C'est ce que nous visons et c'est d'ailleurs pour cela que nous sommes en train de les « capaciter » et de les appuyer en facilitant leur accès aux différents financements et accompagnements. À ce niveau, il faut dire qu'à titre d'exemple, notamment en ce qui concerne les fonds mis en œuvre pour la production en cages flottantes, quand on rentre à l'intérieur dans les fonds alloués aux acteurs, ce sont les femmes qui ont eu les plus gros montants, allant jusqu'à 250 millions pour qu'elles puissent exercer leurs activités en cages flottantes. Et au niveau du remboursement, elles ont des facilités aussi. Et nous pouvons être contents en voyant les résultats et, en la matière, c'est d'ailleurs une femme qui est leader.
Votre mot de fin ?
Je vous remercie pour cette tribune que vous nous offrez et profiter pour lancer un appel comme toujours à tous les acteurs, hommes comme femmes. Alors, les cages flottantes sont une solution pour réduire notre dépendance vis-à-vis de l'extérieur en ce qui concerne les importations de poissons. Donc, nous invitons les acteurs comme promoteurs à se mobiliser pour investir massivement dans le domaine pour nous permettre d'atteindre notre objectif, qui est de ne plus importer du poisson d'eau douce via les autres pays. Et c'est un challenge dans lequel tout le monde doit pouvoir mettre la main à la pâte afin que nous puissions relever ce défi.
Entretien réalisé par Yvette Zongo
Lefaso.net
À l'orée de la nouvelle année, le président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Kontogom, a adressé ses vœux de nouvel an 2026 aux populations bobolaises et, au-delà, à l'ensemble des Burkinabè. Laurent Kontogom a annoncé que l'année 2026 sera marquée par le centenaire de la commune de Bobo-Dioulasso. C'était dans l'après-midi du lundi 29 décembre 2025, à l'occasion de son message marquant l'entrée dans la nouvelle année 2026.
Dans un message, le premier responsable communal a formulé des vœux de paix, de sécurité et de cohésion sociale, tout en invitant les populations à renforcer la fraternité et le vivre-ensemble pour un Burkina Faso apaisé. « Voilà que par la volonté de Dieu le Tout-Puissant, nous sommes aux premières heures de l'année 2026 », a déclaré le PDS en ouverture de son message. Fidèle à la tradition, Laurent Kontogom a tenu à adresser ses vœux à l'ensemble des Burkinabè, avec une attention particulière pour ses concitoyens de Bobo-Dioulasso.
Il a ainsi formulé des vœux de santé, de cohésion sociale, de bonheur familial et de prospérité individuelle, tout en souhaitant la réussite dans les projets socio-professionnels et individuels de chacun. Pour le PDS, l'année 2026 doit être placée sous le signe de l'unité et de l'effort collectif. Au-delà des vœux individuels, Laurent Kontogom a également exprimé des vœux collectifs pour la Nation. Il a prié pour que l'année 2026 voie s'établir définitivement la paix et la sécurité sur toute l'étendue du territoire national.
Le président de la délégation spéciale de Bobo-Dioulasso n'a pas manqué de réitérer ses vœux de bonne et heureuse année 2026 à l'ensemble des populationsDans ce contexte sécuritaire toujours préoccupant, le PDS a élevé des prières à l'endroit des Forces de défense et de sécurité (FDS), des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ainsi que des Dozos, afin que leurs efforts sur les différents théâtres d'opérations soient couronnés de succès. « Que partout sur les champs de bataille, nous puissions engranger des victoires afin de libérer définitivement notre pays du joug de nos ennemis de l'heure », a-t-il souhaité.
Des prières pour les autorités et le corps social
Le président de la délégation spéciale n'a pas manqué d'adresser des prières à l'endroit des plus hautes autorités du pays. Il a invoqué l'assistance divine pour le président du Faso, le Premier ministre, l'ensemble des membres du gouvernement ainsi que pour tout le corps social national. Selon lui, c'est dans un esprit de travail, d'ordre et de discipline que les Burkinabè pourront cheminer ensemble vers l'horizon du bonheur et du développement auquel ils aspirent.
Laurent Kontogom a annoncé que l'année 2026 sera marquée par le centenaire de la commune de Bobo-DioulassoMoment fort de son message, Laurent Kontogom a annoncé que l'année 2026 sera marquée par le centenaire de la commune de Bobo-Dioulasso. Créée en 1926, la ville célébrera ainsi ses 100 ans d'existence. Pour le PDS, cet anniversaire constitue une occasion majeure de rétrospective, afin de revisiter l'histoire de la commune, mais surtout une opportunité de projection vers l'avenir. « C'est une vision prospective pour nous projeter vers l'avenir avec plus de résolution, plus de détermination, et des actions concrètes à déployer au quotidien pour le bonheur des populations que nous avons l'honneur de servir », a-t-il souligné.
Le président de la délégation spéciale de Bobo-Dioulasso n'a pas manqué de réitérer ses vœux de bonne et heureuse année 2026 à l'ensemble des populations, tout en les invitant à demeurer unies et engagées pour la paix, la stabilité et le développement de la commune et du Burkina Faso.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso, Roland Sow, accompagné d'une forte délégation, a rendu une visite de courtoisie au président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté. La rencontre s'est tenue ce mardi 30 décembre 2025, à la mairie centrale de Ouagadougou. Elle s'inscrit dans une dynamique de renforcement de la collaboration institutionnelle entre la Chambre de commerce et la municipalité, autour de questions stratégiques liées à la sécurité urbaine, à l'organisation des activités commerciales et au développement économique local.
Cette visite avait pour premier objectif de présenter officiellement au président de la délégation spéciale le nouveau bureau consulaire, installé le 19 juin 2025. À travers cette démarche, la Chambre consulaire entend poser les bases d'une coopération plus étroite avec la mairie, notamment en perspective de l'année 2026. Roland Sow a souligné que cette rencontre était également une occasion de présenter les civilités de la Chambre à l'autorité municipale et à son équipe, à l'approche de la fin de l'année.
Au-delà de son caractère protocolaire, la visite a permis d'aborder plusieurs préoccupations majeures touchant au quotidien les commerçants et les populations de Ouagadougou. Parmi celles-ci, la question de la sécurité routière a occupé une place centrale dans les échanges. La délégation consulaire a plaidé pour un renforcement des actions de prévention et de contrôle de la police municipale, afin de réduire le nombre d'accidents de la circulation et de préserver des vies.
Le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso, Roland SowLes deux parties ont également discuté de la problématique des installations anarchiques et de leurs conséquences, notamment les incendies récurrents dans les marchés et yaars de la capitale. Pour la Chambre consulaire, ces sinistres sont souvent liés au désordre et au non-respect des règles d'occupation de l'espace marchand. « Chaque incendie constitue une perte considérable, tant pour les commerçants que pour la municipalité, dont les investissements partent en fumée », a souligné le président de la Chambre de commerce et d'industrie. D'où la nécessité, selon Roland Sow, de mener des actions concertées de sensibilisation, d'organisation et de sécurisation des espaces commerciaux.
La question des chargements hors gare a également été évoquée, dans un souci d'amélioration de la mobilité urbaine et de fluidité du trafic. Pour les responsables consulaires, une meilleure régulation de ces pratiques contribuera à réduire les embouteillages et les risques d'accidents, tout en améliorant l'image de la ville.
De son côté, le président de la délégation spéciale de Ouagadougou, Maurice Konaté, a félicité cette démarche de la Chambre consulaire. Il a salué la qualité des échanges et réaffirmé la disponibilité de la mairie à travailler en étroite collaboration avec la Chambre de commerce. Les discussions ont également porté sur des enjeux plus larges, notamment l'employabilité des jeunes. « Dans une ville où près de 70 % de la population est jeune, la transformation locale des produits apparaît comme une opportunité majeure de création d'emplois et de valeur ajoutée », a indiqué Maurice Konaté.
En renforçant leur partenariat, la Chambre de commerce et la délégation spéciale de la commu de Ouagadougou affichent leur volonté commune de bâtir une ville plus organisée, plus sûre et plus dynamique sur le plan économique. Cette visite de courtoisie marque ainsi une étape importante vers la mise en œuvre d'actions collectives au bénéfice des commerçants, de la jeunesse et de l'ensemble des populations de la capitale.
Rama Diallo
Lefaso.net
Figure du slam burkinabè, Dabré Harouna, alias Dabross est un artiste atypique. Il a sorti récemment « Gʋlbo », un album–recueil entièrement en langue mooré. À la croisée de l'art, de la culture et de l'engagement citoyen, cette œuvre pionnière du genre donne un nouveau visage au slam du Burkina.
Dabré Harouna a fait du verbe un outil de conscientisation et de cohésion sociale. Son parcours, construit avec constance et fidélité à ses convictions, trouve une résonance particulière avec la sortie de Gʋlbo, son nouvel album et recueil de textes de slam intégralement rédigés en mooré, une langue qu'il élève au rang de médium artistique majeur.
Aujourd'hui considéré comme la référence du slam humoristique en langue mooré, Dabross est le seul à explorer cette voie avec profondeur et cohérence. Sa parole s'abreuve de proverbes, de récits ancestraux et de situations du quotidien, tout en interrogeant les réalités sociales, politiques et morales du Burkina Faso contemporain. « Je suis un artiste au service de la communauté, une voix pour les sans-voix et je suis attentif aux préoccupations sociales et aux injustices ordinaires », fait-t-il savoir.
Dabross s'est imposé peu à peu comme un artiste influent grâce à un style reconnaissable entre tous. Un slam teinté d'humour, profondément ancré dans la culture populaire et traversé par un engagement social. Sa notoriété s'est affirmée en 2017 à travers son engagement en faveur des populations vivant dans les zones non loties. De cette immersion est né le concept « Noloti Zenné », qui donnera lieu à un album éponyme en 2019. En 2020, l'album Tēnga Yinga a poursuivi cette dynamique en abordant les thèmes de l'unité nationale, de la paix et du vivre-ensemble. En 2021, il a été sacré Meilleur slameur à la première édition des Trophées du Rap (TDR). En décembre 2024, son impact artistique et citoyen a été salué par sa décoration en tant que chevalier de l'ordre du Mérite burkinabè.
Le recueil "Gʋlbo" est disponible au prix de 3 000 FCFAArtiste de scène aguerri, Dabross a pris part à la plupart des grands rendez-vous culturels du pays, des Nuits atypiques de Koudougou au Festival international du rire et de l'humour de Ouagadougou, en passant par le SIAO et le FESPACO. Sa présence sur scène confirme sa capacité à faire dialoguer l'humour, la poésie et la critique sociale dans une langue qui parle directement aux populations.
« Mon objectif est de laisser un héritage aux jeunes qui nous approchent avec l'envie d'apprendre. Il est également essentiel de créer du contenu littéraire dans nos langues locales », indique l'artiste. Avec Gʋlbo, qui signifie « écrire » en mooré, Dabross veut marquer. Le recueil, composé de 18 textes répartis sur 76 pages, est le premier ouvrage de slam en langue mooré publié au Burkina Faso. L'œuvre opère un passage maîtrisé de l'oralité vivante à l'écrit, sans perdre la musicalité ni la force évocatrice de la parole slamée. Elle se présente comme un voyage initiatique entre tradition et modernité, village et ville, mémoire collective et défis contemporains. En choisissant très tôt de s'exprimer en mooré, il a pris le contre-pied des normes dominantes du slam urbain, souvent porté par le français. Ce choix esthétique et politique lui a permis de toucher un public large, bien au-delà des cercles artistiques traditionnels.
Ses textes abordent des thématiques majeures telles que l'identité culturelle, la gouvernance, l'éducation, la citoyenneté et l'engagement patriotique. L'humour, omniprésent, permet de traiter des sujets sensibles avec finesse et accessibilité. Kabsgo exalte la sagesse ancestrale, Burkimba développe une vision inclusive de l'identité nationale, Naag Taaba questionne la responsabilité collective face aux dérives de la gouvernance, tandis que Ya Bãmba appelle à un patriotisme sincère et responsable. Le texte Gʋlbo, interroge le sens de la création artistique et affirme le rôle social de l'artiste.
Héritier des traditions orales africaines et des codes contemporains du slam urbain, l'artiste Dabross démontre que les langues nationales peuvent être des vecteurs puissants de création littéraire, de pensée critique et de transformation sociale. Par ailleurs, il fait un plaidoyer pour la valorisation des langues nationales dans les différents domaines de la création artistique.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Au Burkina Faso, les fêtes riment souvent avec plats très gras, beaucoup de viande rouge, boissons sucrées, alcool et bière, grignotage. Ces habitudes donnent du plaisir sur le moment, mais elles augmentent les risques de prise de poids rapide, d'hypertension, de diabète, de problèmes de foie, de cholestérol élevé, de maladies cardiovasculaires. Découvre dans cet article des conseils diététiques simples et adaptés, faciles à appliquer.
LES ERREURS QUI FATIGUENT LE CORPS
1- Trop d'huile et de fritures
Riz gras lourd et fritures répétées surchargent le foie et augmentent le gras abdominal + le risque d'hypertension.
2- Trop de sucre dans les boissons industrielles et naturelles élève le sucre dans le sang et est un danger pour les diabétiques et augmente la prise de poids.
3- Mélanger plusieurs féculents, céréales et tubercules
Riz + pâtes alimentaires + pain + pommes sautées créent un excès d'amidon et de stockage rapide des graisses.
4- Trop de sel
Bouillons, grillades salées, sauces concentrées augmentent la tension artérielle.
5- L'alcool et la bière : les oublier serait une erreur.
Au Burkina, pendant les fêtes, la bière coule beaucoup. Mais elle apporte beaucoup de calories cachées, favorise la prise de ventre et fatigue le foie. Le foie doit déjà gérer les repas gras. Ajouter alcool + bière = surcharge et risque de foie gras.
Les boissons alcoolisées sucrées, les cocktails, le vin sucré font monter la glycémie et fatiguent le pancréas. L'alcool ouvre l'appétit, tu manges davantage et tu stockes plus.
Conseil simple :
Si tu bois, prends toujours 1 verre d'eau entre chaque verre et jamais d'alcool sur un estomac vide.
6- La forte consommation de viande rouge : un problème burkinabè
Le Burkinabè adore la viande rouge :
Mouton, bœuf, foie, brochettes, tête de mouton, viande grillée…
Mais en excès, elle entraîne :
Ø Plus de cholestérol
La viande rouge contient plus de graisses saturées et augmente le risque d'hypertension et de maladies cardiaques.
Ø Digestion lente et lourde
Cela fatigue le système digestif et augmente les ballonnements.
Ø Risque d'inflammation chronique
Une consommation trop fréquente favorise l'inflammation interne → fatigue, douleurs, maladies métaboliques.
Ø Plus de calories.
Viande rouge + huile + sel, prise de poids rapide et dangereuse.
Pourquoi privilégier le poisson et la volaille ?
1. Moins de graisses saturées
Le poisson et le poulet contiennent beaucoup moins de mauvaises graisses que la viande rouge.
Le poisson, le meilleur pour le cœur, les artères et la tension.
2. Mieux digérés
Le poisson et la volaille sont plus légers pour l'estomac, moins de ballonnements, moins de somnolence après repas.
3. Riches en bonnes protéines
Le poisson apporte des oméga 3 qui :
Protègent le cœur,
Réduisent l'inflammation,
Améliorent la circulation sanguine.
4. Aident à contrôler le poids
Ils sont moins caloriques ; moins de risque de prise de graisses abdominales.
Astuce simple : consommer du poisson 3 à 4 fois par semaine est meilleur pour le cœur et le cholestérol.
LES BONNES HABITUDES SIMPLES À GARDER
Composer toujours une assiette équilibrée.
½ assiette légumes
Pour réduire graisse, sucre et cholestérol.
¼ protéine
Poisson ou poulet de préférence.
Viande rouge maximum 1 à 2 fois/semaine.
¼ féculents
Beaucoup d'eau
Réduire la consommation des boissons sucrées et alterner avec de l'eau.
Moins d'huile, moins de sel. Ton cœur te dira merci.
Limiter alcool et bière. Pour protéger ton foie, ton poids et ta tension.
Après les fêtes : comment éviter la prise de poids ?
✔️ 7 jours sans boissons sucrées
✔️ Beaucoup d'eau
✔️ Fruits et légumes chaque jour
✔️ Poisson ou volaille
✔️ 30 minutes de marche
✔️ Très peu d'huile pendant une semaine.
Ton corps récupère vite si tu l'aides.
Conclusion
Les fêtes sont un moment de joie, pas un moment pour abîmer la santé.
Avec de petits gestes simples, tu peux :
Éviter la prise de poids,
Protéger ton cœur,
Réduire le risque de diabète,
Préserver ton foie,
Mieux digérer.
Mange avec plaisir, mais aussi avec intelligence. La santé n'a pas de prix.
Yasmine Ouédraogo/Zerbo, diététicienne
La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), en collaboration avec les forces de défense et de sécurité, conduit depuis le lundi 29 décembre 2025 une opération nationale de contrôle de la carte d'affiliation des transporteurs routiers. L'opération, qui s'est poursuivie ce 30 décembre, vise à faire respecter la réglementation, à améliorer le recouvrement des cotisations sociales et à garantir la protection des travailleurs du secteur.
L'opération, dénommée "Opération nationale de contrôle de la carte d'affiliation des transporteurs routiers (OCA)", mobilise la Police nationale, la Gendarmerie nationale et les équipes de la CNSS. Elle se déroule de jour comme de nuit sur plusieurs axes routiers du pays. Selon le secrétaire général de la CNSS, Dieudonné Kaboré, l'objectif est à la fois de sensibiliser, d'encourager les transporteurs en règle et d'amener les récalcitrants à se conformer à la loi.
« Le message fort que je voulais donner aux transporteurs, c'est de rappeler que la carte d'affiliation est un document, comme tout autre document prévu par la loi. C'est comme le document d'assurance et le document de visite technique. La carte permet aux chauffeurs routiers de conduire le véhicule et c'est la garantie même qui permet à la Caisse nationale de prendre le chauffeur routier en charge en cas de difficultés. Vous savez que lorsqu'on conduit un véhicule, il y a des risques professionnels. Donc, je voulais appeler l'ensemble des transporteurs à poursuivre l'effort des déclarations, du paiement des cotisations, ce qui permet effectivement de protéger leurs travailleurs », a souligné le secrétaire général de la CNSS, Dieudonné Kaboré.
Il n'a pas manqué d'encourager les agents de la CNSS ainsi que leurs collaborateurs que sont les forces de sécurité qui les accompagnent jour et nuit dans cette opération.
Instituée par le décret nᵒ 2023-131 et renforcée par l'arrêté conjoint du 19 novembre 2024, la carte d'affiliation est désormais obligatoire au même titre que l'assurance ou la visite technique. Elle permet de prouver l'immatriculation du chauffeur et la régularité des cotisations sociales de l'employeur, gages d'un accès aux prestations sociales (retraite, prestations familiales, prise en charge en cas d'accident de travail).
Les premiers constats révèlent un nombre important de véhicules en règle, mais également certains cas d'irrégularité. Sur l'axe Ouaga-Pô, 423 véhicules ont été contrôlés en une journée, révélant 225 employeurs à jour et 21 en situation irrégulière. Des fiches d'identification sont établies et des mises en demeure seront adressées aux contrevenants afin de régulariser les cotisations.
« Depuis le lancement de l'opération, nous n'avons connu aucun incident. L'opération se passe sans souci. Le constat que nous faisons est qu'il y a beaucoup d'agents qui ne sont pas immatriculés pour le moment. Donc, après la sensibilisation, eux-mêmes, ils se rendent compte qu'ils étaient dans l'erreur. Ils partent rapidement se mettre à jour et reviennent chercher les documents. Car si nous constatons que l'agent est en infraction, on maintient les documents, on fait la fiche d'identification. Ce dernier va à la direction générale, fait l'immatriculation, il paie les cotisations et il revient prendre ses documents. Nous appelons toujours les différents partenaires à se mettre au sérieux pour au moins affilier les agents et éventuellement payer les cotisations sociales car cela y va de leur avenir », a expliqué Caroline Fané, contrôleur de recouvrement.
Les organisations de chauffeurs et plusieurs conducteurs rencontrés saluent une opération bénéfique pour leur avenir professionnel et social. Ils encouragent les employeurs à collaborer pour garantir les droits des travailleurs.
À entendre le représentant de l'Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), Moussa Traoré, les opérations de recouvrement sont une bonne initiative qui aide les chauffeurs non seulement quand ils sont toujours en fonction, mais également à la retraite.
« L'affiliation a beaucoup d'avantages dans la mesure où, en cas de disparition, même tes enfants pourraient en profiter. Grâce à l'affiliation aussi, les patrons ne peuvent plus renvoyer les chauffeurs comme ils veulent. Il y a des chauffeurs qui n'ont toujours pas d'affiliation parce que souvent, quand tu rentres de voyage, le patron récupère le véhicule et te laisse bredouille. Souvent aussi il y a des patrons qui appellent leurs chauffeurs pour leur dire de ne pas rentrer pour le moment juste pour éviter les contrôles. Nous demandons donc aux patrons de coopérer pour le bonheur de tous. Nous demandons également au gouvernement de redoubler d'efforts afin qu'aucun véhicule ne puisse échapper aux différents contrôles », a-t-il indiqué.
« Les opérations de recouvrement aident les chauffeurs non seulement quand ils sont toujours en fonction mais également à la retraite », a déclaré le représentant de l'Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), Moussa Traoré« Je trouve que ce contrôle est une très bonne initiative parce que c'est pour notre bien. Les cartes d'affiliation nous aident. Par exemple en cas d'accident et aussi, lorsque nous irons à la retraite, nous savons au moins que nous pouvons compter sur quelque chose », a également confié Hamado Sawadogo, chauffeur.
La CNSS annonce que l'opération se poursuivra et pourrait connaître une phase de répression pour contraindre les transporteurs non conformes à se mettre en règle.
Hanifa Koussoubé
Anita Zongo
Crédit photo : Bonaventure Paré
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Le grand imam El hadj Aboubacar Kassim Sana est décédé le mardi 30 décembre 2025 à Ouagadougou, à l'âge de 75 ans, des suites de maladie. L'annonce a été faite par la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), qui a présenté ses condoléances à la famille du défunt, ancien grand imam de la ville de Ouagadougou, à la oummah islamique et à la nation entière. Les détails des obsèques seront communiqués ultérieurement. Rappelons que mercredi 12 août 2020, le ministre d'Etat Siméon Sawadogo lui rendait visite après son retour de France, où il s'était rendu pour des soins, et avait prié pour qu'il puisse recouvrer la santé.
Lire le communiqué ci-après
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Les frappes américaines menées au Nigeria le jour de Noël 2025 relancent le débat sur la lutte antiterroriste en Afrique et, plus largement, sur le jeu des grandes puissances dans le système international. À travers une analyse inspirée du réalisme offensif, le politologue Jean-Baptiste Guiatin, à la lumière de l'analyse de John J. Mearsheimer, estime que cette intervention constitue une erreur stratégique majeure pour Washington. À travers le décryptage qu'il fait ci-dessous, le politiste invite les décideurs du continent, notamment sahéliens, à repenser souveraineté, agentivité et survie dans un monde qu'il qualifie d'impitoyable.
Les frappes américaines au Nigeria : les leçons du Professeur John J. Mearsheimer
Le 25 décembre 2025, jour de la célébration de Noël, sur ordre de son président Donald J. Trump l'armée américaine a tiré une douzaine de missiles TOMAHAWK sur le nord nigérian dans l'Etat fédéré de SOKOTO avec comme cibles les camps des terroristes de l'Etat Islamique au Grand Sahel (EIGS). Cette intervention militaire directe des Etats-Unis sur le continent noir n'est certes pas une première. On peut se rappeler, entre autres, des interventions américaines en Libye en 1986 et 2011, en Somalie en 1992-1993. Cependant, la spécificité des frappes américaines de Noël au Nigeria réside dans le fait qu'elles se sont passées dans un contexte ouest-africain marqué par la lutte contre le terrorisme depuis l'émergence de la secte islamiste BOKO HARAM au Nigeria en 2009. Mais, ce qu'on oublie souvent c'est que cette lutte contre le terrorisme islamiste se passe dans une dynamique de jeu de puissance entre superpuissances. Et c'est ce que Professeur John J. Mearsheimer veut nous faire comprendre.
Professeur John J. Mearsheimer est l'un des grands maîtres de la discipline des relations internationales côté américain, très influent dans le monde universitaire américain. Plus spécifiquement, il est le père fondateur de l'école néo-réaliste appelée le réalisme offensif dont la substance a été présentée dans son ouvrage devenu classique The Tragedy of Great Powers. C'est à travers le prisme de ce courant de pensée des relations internationales qu'il a nous commenté, le 27 décembre 2025 soit deux jours après l'événement, les frappes américaines au Nigeria. Qu'a-t-il dit dans sa vidéo YouTube d'une douzaine de minutes ?
Selon John J. Mearsheimer, les frappes américaines sur les camps terroristes islamistes à SOKOTO est non seulement une erreur, mais aussi un piège pour les Etats-Unis. L'attitude américaine n'est donc pas rationnelle du point de vue de l'école néo-réaliste des relations internationales. Voici les arguments qu'il a présentés pour défendre sa thèse.
D'abord, il a rejeté le discours officiel relayé par les médias américains, disant que les Etats-Unis sont en croisade pour protéger les chrétiens persécutés au Nigeria. Pour lui, le caractère séducteur de ce discours ne doit pas nous tromper. Il ne s'agit pas d'un réveil d'une superpuissance qui veut s'affirmer et rassurer, mais plutôt les convulsions d'un hégémon qui a perdu la tête car piégé par son hégémonie libérale. Dans le cas d'espèce, cette hégémonie libérale a pris la forme d'une croisade morale et religieuse où les Etats-Unis pensent qu'ils ont le droit de protéger les populations faibles dans une région dont la valeur stratégique pour la sécurité nationale des Etats-Unis est nulle.
Ensuite, il s'est appesanti sur le ratio du coût d'échange. En effet, il dit que les Etats-Unis n'ont pas fait une bonne affaire dans cette aventure dans la mesure où ils ont utilisé une douzaine de missiles TOMAHAWK de plus d'une vingtaine de millions de dollars pour des cibles d'une valeur de quelques milliers de dollars.
Troisièmement et enfin, il a parlé du coût stratégique de cette opération militaire américaine au Nigeria. Avant de nous montrer l'importance de coût stratégique, il a pris le soin de nous rappeler le principal postulat de l'école du réalisme offensif : le système international est une jungle dans laquelle il n'existe pas un vigile chargé de veiller sur la sécurité de chaque acteur international ; par conséquent chaque Etat doit s'occuper de sa propre sécurité. A l'heure actuelle au 21ème siècle, la principale menace existentielle pour les Etats-Unis n'est pas la menace islamiste au Nigeria, mais la Chine qui est une puissance montante et révisionniste.
La Chine est le seul acteur international, selon John J. Mearsheimer, à pouvoir concurrencer les Etats-Unis à armes égales dans l'Océan Pacifique. En effet, la Chine dispose de tous les atouts : une grande population, une richesse économique considérable et une sophistication technologique. Ces atouts vont, toujours selon John J. Mearsheimer, un jour permettre à la Chine de chasser les Etats-Unis de l'Asie. Voilà pourquoi la Chine doit être vue par l'administration américaine comme une menace existentielle. « C'est donc en Asie, plus précisément dans la partie occidentale de l'Océan Pacifique que l'histoire du monde au 21ème siècle s'écrira », dit-il.
Par conséquent, « chaque heure que le commandement américain AFRICOM passe à planifier des attaques au Nigeria, chaque missile TOMAHAWK que les Etats-Unis tirent sur le Sahel, chaque gramme de capital que les Etats-Unis investissent pour coordonner leurs actions avec les militaires nigérians, tout cela constitue des ressources qui ne ciblent pas l'Asie du Sud-Est, par conséquent, c'est une distraction. » Il continue en disant que dans un système international impitoyable marqué par le jeu de puissance, la distraction appelle la mort. La Chine, quant à elle, observe et se frotte les mains. Dans le reste de sa vidéo, John J. Mearsheimer nous montre comment à travers ces frappes américaines le Nigeria se retrouve dans une situation de passager clandestin où les Etats-Unis se battent à sa place et pour sa cause.
Quelles leçons tirer de cette interprétation néo-réaliste ? D'abord, il faudrait reconnaître à la suite des propos de John J. Mearsheimer que les frappes américaines de Noël ne vont pas subitement mettre fin à l'insurrection djihadiste au nord du Nigeria d'autant plus que de l'avis de certains analystes ces frappes ont été menées pour satisfaire l'électorat évangéliste du président Donald J. Trump, et ils en veulent pour preuve le timing même des frappes. En outre, il faut noter que cette insurrection islamiste est non seulement vieille de plus de quinze ans, mais aussi la résultante d'une situation socio-politique très complexe de l'Etat nigérian.
Ensuite, il faudrait retenir que le jeu de puissance entre acteurs étatiques dans le système international continue et est même déterminant dans la lutte contre le terrorisme. Cela implique donc que chaque Etat africain puisse d'abord, en son âme et conscience, déterminer les véritables enjeux de sa propre survie dans un système international que John J. Mearsheimer qualifie d'impitoyable. Ainsi, les politiques d'alignement systématique que l'on a l'habitude de voir dans les pratiques diplomatiques africaines devraient cesser. La seule boussole qui devrait compter est la survie à long terme de l'Etat africain dans un système international semblable à une jungle.
Enfin, la troisième leçon découle de la seconde en ce sens que comme le système international n'est pas un jardin de roses, il s'avère nécessaire pour les Etats africains, notamment ceux du Sahel confrontés à la menace terroriste islamiste, de cultiver et d'augmenter ce que les analystes appellent leur agentivité. Pour un Etat, l'agentivité est un concept qui désigne la capacité d'agir et d'être maître de soi. En plus, dans un système international impitoyable l'agentivité d'un acteur étatique est relative, c'est-à-dire que sa capacité d'agir et d'être maître de soi est mesurée à l'aune de celle des autres. Cette relativité est rarement prise en compte par les décideurs politiques africains ; et dans le pire des cas, elle est prise en compte à minima.
Or, la culture de cette agentivité est plus que nécessaire, surtout pour les Etats de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) dont le nouveau positionnement diplomatique est essentiellement fondé sur la contestation et la déconstruction du système international euro-centrique. Sans cette agentivité, la survie de l'AES n'est pas imaginable car on pourrait alors se demander avec quelle force elle naviguerait en haute mer trouble du système international impitoyable. L'enjeu du moment est donc la culture et le renforcement de cette agentivité tout en se plaçant dans une perspective à très long terme.
En conclusion, il faut retenir que la sortie de John J. Mearsheimer est intéressante à plus d'un titre du point de vue africain. Au-delà des débats sur le respect ou le non-respect de la souveraineté de l'Etat fédéral du Nigeria lors de ces frappes américaines de Noël, l'analyse de John J. Mearsheimer devrait inspirer nos décideurs politiques à mieux comprendre la véritable nature du système international actuel. C'est un système impitoyable où la force militaire fait la loi ; c'est cette force que l'on appelle, dans le langage courant et avec euphémisme, le rapport de forces. C'est un environnement où chaque acteur étatique doit s'occuper de sa propre sécurité, sa propre survie, qui est son principal enjeu. D'où l'importance de l'agentivité. Le reste, c'est de la rhétorique !
Bonnes fêtes de fin d'année à tout le monde !
Que Dieu bénisse l'Afrique !
Dr. Jean-Baptiste GUIATIN
Assistant en Science Politique à l'Université Joseph Ki-Zerbo/Institut Burkinabè des Arts et Métiers (IBAM)
Fulbright 2016.
Cet article projette les grands chantiers de coopération entre la Chine et l'Afrique qui doivent connaître leur vitesse de croisière en 2026 avec l'Année sino-africaine des échanges humains et culturels qui pointe différents créneaux de coopération. Un accent sera mis aussi sur cette coopération entre la Chine et le Burkina Faso
Les relations entre la Chine et les pays africains ont été structurées via le FOCAC, forum qui regroupe la Chine et 53 pays africains. En effet, lors du sommet tenu à Pékin en 2024, dont le thème était « Joining Hands to Advance Modernization and Build a High-Level China-Africa Community with a Shared Future » a été un moment fort de construction de cette coopération Chine-Afrique. L'un des résultats est l'action de désigner 2026 comme l'Année sino-africaine des échanges humains et culturels.
Les principaux objectifs de cette Année 2026
Cette initiative vise à renforcer l'amitié tous temps et la solidarité entre la Chine et l'Afrique. En plus on s'attèlera à promouvoir les échanges entre peuples, civils, culturels, scientifiques, éducatifs, touristiques entre la Chine et l'Afrique. (ex : formation, échanges de jeunesse, femmes, médias, etc.). On va s'appuyer sur la modernisation comme thème commun : la Chine s'engage à accompagner l'Afrique dans ses formes de modernisation, en s'adaptant aux conditions nationales africaines. Puis mettre en œuvre des « partenariats d'action » dans divers domaines (éducation, culture, technologie, connectivité, sécurité, etc) dans le cadre du plan 2025-2027.
Pourquoi cette Année 2026 est-elle pertinente ? Elle marque un point d'étape : 2026 correspond au 70e anniversaire du début des relations diplomatiques entre la Chine et l'Afrique. La Chine et l'Egypte ont noué des relations diplomatiques en 1956. Elle essaie d'attirer l'attention des Chinois et des Africains sur l'importance des échanges humains, d'échanges culturels et sociaux et leur force mobilisatrice dans les coopérations économiques et technologiques.
Les grands axes des échanges entre les peuples
L'Année sino-africaine des échanges humains et culturels, axée sur la dimension populaire, l'intégration et le partage, couvrira plusieurs domaines tels que l'éducation, la culture, le tourisme, les sciences et technologies, ainsi que les questions de bien-être public. Elle rassemblera diverses forces, notamment les jeunes, les femmes, les médias et les think tanks, afin de construire une structure d'échanges couvrant de multiples domaines, impliquant divers groupes et favorisant une interaction à multiples niveaux.
Autour des orientations centrales, une série d'activités spécifiques aux caractéristiques distinctives seront organisées : Dans le domaine des échanges de jeunes, sont prévus le Rassemblement de la jeunesse Chine-Afrique, le Forum culturel des jeunes Chine-Afrique, le Dialogue des futurs leaders Chine-Afrique et un concours d'innovation et d'entrepreneuriat pour les jeunes. En matière d'échanges culturels, seront lancés le Mois des échanges de la Route culturelle Chine-Afrique, la Conférence du dialogue des civilisations Chine-Afrique, le Rassemblement des arts martiaux Chine-Afrique, ainsi que des diffusions de programmes audiovisuels, des interactions entre influenceurs en ligne et l'organisation mutuelle d'expositions photographiques et de salons du livre. Dans le domaine de la coopération bénéfique pour les populations, se tiendront la Conférence Chine-Afrique sur la réduction de la pauvreté et le développement, l'initiative « Cent équipes médicales, mille villages » pour les équipes médicales envoyées à l'étranger, et des stages d'échange et de formation pour les responsables locaux africains sur la réduction de la pauvreté, afin de promouvoir la création davantage de jumelages entre villes chinoises et africaines.
Dans le domaine touristique, il s'agira de promouvoir des destinations africaines auprès des touristes chinois. En outre, seront organisés des activités telles que le stage « Modernisation à la chinoise et développement de l'Afrique », le Forum Chine-Afrique sur l'innovation, la coopération et le développement, ainsi que la mise en œuvre de projets d'autonomisation comme le Programme de renforcement des capacités des femmes leaders africaines. L'Année des échanges débutera par une cérémonie d'ouverture au cours de laquelle sera dévoilée la liste des activités clés, et se conclura par une cérémonie de clôture retraçant les résultats obtenus et incluant une performance artistique, formant ainsi un cycle complet d'activités.
La coopération entre le Burkina Faso et la Chine : vers une coopération de "Cerveaux" ?
L'horizon 2026 marque la fin de la période de "rodage" de la reprise des relations (depuis 2018). Le Burkina Faso ne se présente plus comme un simple receveur d'aide, mais comme un acteur stratégique qui utilise le partenariat chinois pour accélérer sa propre vision de développement.
La coopération entre la Chine et l'Afrique ne se limite jamais à une coopération de « Béton » (routes et bâtiments), mais pendant longtemps, les échanges culturels ne sont pas suffisamment valorisés par rapport aux échanges économiques. L'année 2026 inaugure l'ère du "capital intellectuel". En plaçant les échanges peuple à peuple au sommet de l'agenda, la Chine et l'Afrique reconnaissent que la pérennité de leur alliance repose sur un respect réciproque en matière de civilisation et sur une bonne compréhension entre la jeunesse, les chercheurs et les entrepreneurs.
Le Burkina Faso peut s'appuyer sur l'Année des échanges humains entre la Chine et l'Afrique pour aligner précisément les ressources autour de quatre dimensions clés, transformant ainsi les échanges humains en moteur de développement. L'approche centrale repose sur « utiliser les plateformes, promouvoir les projets et assurer la durabilité ».
Les recommandations spécifiques sont les suivantes :
1. Renforcer l'éducation et la formation des talents : Organiser des cadres dans des domaines tels que l'agriculture, l'énergie et les technologies numériques pour participer aux programmes de formation chinois ; promouvoir la création de centres d'enseignement professionnel ou de plateformes « chinois + compétences professionnelles » en collaboration avec des institutions locales, et partager des ressources éducatives numériques ; approfondir la coopération universitaire pour former conjointement des talents et établir des centres de recherche.
2. Favoriser les liens industriels et économiques : Profiter des activités culturelles pour organiser des rencontres ciblées dans les secteurs de l'énergie et de l'agriculture, attirer les investissements des entreprises chinoises dans des projets tels que les parcs solaires et agricoles ; mettre en relation de jeunes entrepreneurs avec des ressources chinoises dans le numérique et le commerce électronique pour développer de nouvelles activités comme le commerce transfrontalier ; promouvoir les produits locaux caractéristiques et faciliter la reconnaissance mutuelle des normes commerciales.
3. Approfondir la coopération culturelle, touristique et médiatique : Inviter les professionnels du tourisme et de la culture à participer à des formations chinoises, co-créer des circuits touristiques et organiser des événements comme des semaines culturelles ; participer à des programmes de coopération audiovisuelle et éditoriale, coproduire des contenus médiatiques et traduire des œuvres locales ; former des influenceurs locaux pour promouvoir le tourisme et les industries spécialisées.
4. Améliorer les conditions de vie et les capacités de gouvernance : S'inspirer de l'expérience chinoise en matière de réduction de la pauvreté et mettre en œuvre des projets pilotes tels que le commerce électronique rural ; obtenir des dons d'équipements médicaux et des formations pour le personnel soignant, renforcer la participation des femmes à la gouvernance ; favoriser les jumelages de villes et la collaboration avec les organisations civiles pour élargir les canaux de ressources.
En somme, 2026 est l'année de l'enracinement. Elle offre au Burkina Faso une plateforme unique pour projeter sa culture et ses talents sur la scène mondiale, tout en accélérant sa transformation structurelle.
Pr Alain-Joseph SISSAO, Directeur de recherche, Institut des Sciences des Sociétés (INSS) Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST),
Membre du Laboratoire Education Art et Communication, (LEAC/CNRST)
Membre du Laboratoire Littératures, Arts, Espaces et Sociétés (LLAES) Université Joseph KI ZERBO
Pr LI Hongfeng,
Doyenne de la Faculté d'Etudes africaines, Université des Langues étrangères de Beijing
La Cour des Comptes du Burkina Faso a sanctionné, dans un arrêt rendu le 30 janvier 2025, deux anciens responsables du ministère des Droits humains et de la promotion civique (MDHPC) pour de graves irrégularités dans la gestion des marchés publics au titre de l'exercice 2019.
Cette décision fait suite à un audit financier et comptable achevé en décembre 2020, dont les conclusions ont été analysées par l'Autorité supérieure de contrôle d'État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). Constatant des fautes de gestion, l'institution a transmis le dossier au Procureur général près la Cour des Comptes, conformément à la loi organique régissant ses attributions.
MPS., ancien directeur de l'administration et des finances, a été reconnu coupable de multiples manquements, notamment l'absence de garanties sur plusieurs marchés, l'exécution de dépenses sans ordre de service valable, la validation de services faits sans réception formelle, ainsi que l'émission de chèques sans contrat et l'omission de retenues fiscales. Il a admis l'essentiel des faits, évoquant son manque d'expérience et les contraintes liées à la création récente du ministère.
Son collègue, MKP, ancien directeur des marchés publics, a été sanctionné pour des irrégularités dans la planification et la passation des marchés, notamment l'engagement de plusieurs marchés sans plan prévisionnel et le fractionnement de commandes pour contourner les procédures légales.
Au terme de la procédure, la Cour a infligé une amende de 400 000 FCFA à MPS et de 300 000 FCFA à MKP.
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La Loterie Nationale Burkinabè (LONAB) informe son aimable clientèle qu'à l'occasion des fêtes de fin d'année, les paris PMU'B et ECD du Jeudi 1 er Janvier 2026 ne seront pas organisés.
Elle s'excuse des désagréments et lui donne rendez-vous le 02 Janvier 2026 pour la reprise des paris.
La LONAB vous souhaite une bonne et heureuse année 2026.
Les lots aux gagnants, les bénéfices au Faso
La Direction générale
Référence de l´appel d´offres AO 30-25-002-DRI-BF
Intitulé : Acquisition des kits d'hygiène
Date : 30/12/2025
Créée depuis 1999, SERACOM a émergé comme un acteur clé dans la réponse aux besoins essentiels des communautés vulnérables au sahel. Basée actuellement sur des valeurs d'humanisme, de solidarité et de résilience, SERACOM s'est fixé pour mission de promouvoir le bien être des communautés du BURKINA FASO en fournissant du service d'appui conseil et humanitaire.
Les accompagnements des communautés par SERACOM sont réalisés dans le cadre des projets et programmes en lien avec des structures partenaires intervenant au Burkina Faso sur les questions de Sécurité Alimentaire, Valorisation Agricole et Résilience, l'accès à l'eau, à l'hygiène, à l'assainissement, à l'éducation, à la formation professionnelle et de la protection.
SERACOM, en collaboration avec OXFAM met en œuvre le projet « centrer les femmes et les filles dans la réponse et l'atténuation de la violence sexuelle et sexiste dans les communautés touchées par les conflits au Burkina Faso, 2024-2026 » dans la commune de Dori, dénommé Projet GAC MHD AMC
A la faveur de la mise en œuvre de ce projet, SERACOM lance un avis d'appel d'offres pour l'acquisition de quatre cent cinquante (450) kits d'hygiène dans la commune de Dori
L'acquisition de quatre cent cinquante (450) kits d'hygiène
Le dossier d´appel d´offre contenant les instructions complètes, pouvant faciliter la soumission peut être retiré auprès de SERACOM selon les modalités suivantes :
• Par contact WhatsApp de la Logistique au 77 18 85 46
• En se présentant au bureau SERACOM /Dori munis d'une clé USB aux horaires suivantes :
o Entre 08h00 et 17h00 du lundi au Jeudi
o Entre 08h00 et 14h00 le vendredi
La date limite de retrait des dossiers d´appel d´offres est 09/01/2026 à 16h00 heure locale.
La date limite de remise des offres est fixée au 26/01/2026 à 16h00 heure locale (selon les conditions mentionnées dans le dossier d´appel d´offres).
Nous nous réjouissons de recevoir une proposition de votre part et nous vous remercions par avance de votre intérêt.
Cordialement.
DAO Alpha Ousmane
Directeur
Le comité de pilotage du projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+) tient ce 30 décembre sa deuxième session ordinaire au titre de l'année 2025. Il va s'agir, pour les membres du comité de pilotage, d'examiner le bilan technique et financier du Plan de travail et de budget annuel (PTBA) 2025 au 30 septembre du projet, de passer en revue et d'adopter les projets de PTBA de l'année 2026 et de formuler des recommandations pour une mise en œuvre réussie du projet.
Au 30 septembre 2025, la mise en œuvre du PTBA révisé du PGPC/REDD+ affiche un taux d'exécution physique de 55% et un taux d'avancement physique global de 40% pour un délai consommé de 49% sur la durée du projet. Le taux d'exécution financière, quant à lui, s'établit à 30,9% avec un taux de décaissement annuel de 47% et un taux de décaissement global de 34%. Le plan de passation des marchés affiche un taux d'exécution estimé à 85,11% et un taux d'engagement de 85,13% sur la même période.
Selon le coordonnateur du PGPC/REDD+, plusieurs investissements structurants ont été réalisés en 2025 au profit des populationsEn 2025, ce sont environ 21 milliards de FCFA qui étaient inscrits au budget du PTBA révisé. Ces ressources ont servi à la conduite des activités de Plans de développement intégrés communaux (PDIC) REDD+ de la première et de la deuxième vague et à la mise en place d'investissements structurants au profit des populations, la dotation en matériels des structures partenaires à hauteur d'environ 861 millions de FCFA.
Selon le coordonnateur du PGPC/REDD+, Soumaïla Bernard Tougma, ces investissements structurants ont consisté en la création et à la clôture des espaces de conservation ; l'installation de parcs de vaccination, de forages pastoraux, de bas-fonds rizicoles, de périmètres aménagés au profit des populations.
À cela s'ajoutent des reboisements en vue de renforcer le couvert végétal aussi bien dans les espaces de conservation qu'en dehors, l'accompagnement de 600 producteurs relais dans le cadre de la promotion des bonnes pratiques de gestion durable des terres. Ce sont au total 110 000 hectares qui ont été restaurés au niveau des espaces de conservation. Au terme du projet, c'est environ 1 million d'hectares qui devraient être récupérés.
photo de familleL'année 2026 sera marquée par la revue conjointe à mi-parcours du projet. À en croire Christian Somda, directeur général de l'Économie verte et du changement climatique, responsable du programme budgétaire gouvernance environnementale et changement climatique, président du Comité de pilotage, il va s'agir pour la nouvelle année de mettre en œuvre des actions structurantes et conformes à la dynamique de refondation nationale et qui profitent au mieux aux populations rurales. "En 2026, les grands chantiers vont porter sur la poursuite de la valorisation des produits forestiers non ligneux, le financement et la mise en œuvre des PDIC/REDD+ ainsi que la poursuite du renforcement des capacités institutionnelles du département et des structures partenaires extérieures au ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Assainissement", a-t-il ajouté.
En rappel, le PGPC/REDD+ a pour objectif de renforcer la gestion durable des paysages et d'améliorer la génération de revenus dans les zones forestières ciblées au Burkina Faso. Il est mis en œuvre en plusieurs phases dans 96 communes potentielles réparties dans huit Régions (Est, Centre-Est, Centre-Sud, Centre-Ouest, Boucle du Mouhoun, Hauts Bassins, Cascades, Sud-Ouest) du Burkina Faso. Débuté en 2023, le projet est prévu s'achever en juin 2028. Il est financé conjointement par l'État burkinabè et la Banque mondiale à environ 75 milliards de FCFA.
Armelle Ouédraogo/Clémentine Koama (stagiaire)
Lefaso.net
Le comité de pilotage (COPIL) du Programme d'appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne, phase 3 (DEPAC-3) a tenu sa deuxième session de l'année 2025, le mardi 9 décembre 2025, à Koudougou. Cette session a permis d'examiner le rapport d'exécution du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) de 2025, avant d'adopter le PTBA de l'année 2026. En prélude à la tenue de la session du COPIL, une visite-terrain des investissements a été réalisée le 8 décembre 2025.
De l'examen du rapport d'exécution du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) de 2025, au 15 novembre, il ressort un taux d'exécution physique de 83,36 % et un taux d'exécution financière de 79,21%. Ces résultats ont été salués par les membres du comité de pilotage (COPIL) du Programme d'appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne, phase 3 (DEPAC-3). C'était en marge de la deuxième session de l'année 2025 du COPIL. Le Directeur Général de la Décentralisation et du Développement Local, du Ministère de l'administration territoriale et de la mobilité (MATM) Adama Batoro, par ailleurs président du COPIL, s'est réjoui de constater que malgré un contexte complexe, les efforts conjoints des mandataires et des services techniques ont conduit à ces résultats.
Pendant la séance, les membres ont également examiné et validé le PTBA de l'année 2026, dernière année de mise en œuvre du programme. Pour 2026, le plan mettra l'accent sur le transfert des bonnes pratiques aux acteurs locaux et l'achèvement des projets en cours, selon les innovations faites les mandataires. Ce COPIL est un moment important, de l'avis du Coordonnateur de la Cellule d'Appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne (CADEPAC), David Barro ; en ce sens « qu'il nous aide à avoir les orientations de l'État, des acteurs de pilotage et de tout autre acteur impliqué dans la mise en œuvre du programme ».
L'école de Villy-MoukouanUne visite de réalisations a précédé cette session du deuxième COPIL de l'année
Afin de permettre aux membres du COPIL du DEPAC-3 de mieux apprécier les activités et réalisations contenues dans les PTBA, une visite-terrain a été organisée en marge de cette session. Cette sortie-terrain intervenue le lundi 8 décembre 2025, a permis de visiter une piste rurale, puis l'école écologique et durable de Villy-Moukouan.
L'école de Villy-Moukouan est venue renforcer l'offre éducative
Cette école entièrement équipée et d'un coût global de 153 000 000 F CFA, est à mettre à l'actif de la du Consortium GAC (GEDES-ACADE-CAGECT), à travers la CADEPAC. Elle est venue renforcer l'offre éducative dans la commune. « Quand on était dans la salle de classe en banco et qu'il pleut, on souffrait. Mais avec ce nouveau bâtiment, on est très content », témoigne Abdou Zongo, élève en classe de CM2. À Amos Sawadogo, directeur de l'école de Villy-Moukouan de renchérir : « La réalisation de ce bâtiment permet non seulement aux élèves et aux encadreurs d'améliorer les conditions de travail aussi, il est venu résoudre la déperdition scolaire. Avec ce joyau, on a constaté que les enfants aiment être à l'école avant l'heure et restent pendant longtemps après les cours » a conclut Monsieur Sawadogo.
Photo de famille lors du COPILAujourd'hui, la commune de Pouni, selon ses premiers responsables est devenue un lieu d'attraction avec cette réalisation. « Que ce soit dans l'environnement proche, ou même dans la province, on n'a pas une école de cette envergure et les gens viennent s'inspirer de cette expérience », a affiché Nadine Badiel, la Présidente de la délégation spéciale de Pouni. Ce qui a fait dire à Sibiri Zongo, membre du Conseil de l'école que : « Nous savons que les enfants vont beaucoup apprendre s'inspirer du concept ». À l'issue de la visite de l'école, Debié Bado, membre du comité de pilotage, s'est dit édifié : « Ce qu'on a vu nous rassure que le programme fait de belles choses sur le terrain ».
La santé n'était pas en reste : un laboratoire d'analyse médical réalisé à Koudougou
L'autre réalisation de la CADEPAC qui a été visitée est le laboratoire d'analyse du centre médical du secteur N°8 de Koudougou. Ce laboratoire équipé, d'un coût global d'environ 40 000 000 F CFA, est venu contribuer à la normalisation de ce centre médical, qui était jusque-là un centre de santé et de promotion sociale (CSPS). Il est venu compléter à trois le nombre de laboratoires publics dans la commune ; mieux, les laboratoires de la commune profitent aux patients des communes voisines, selon Amédée Paré, Président de la délégation spéciale de Koudougou.
« Ce laboratoire va beaucoup nous soulager en tant que personnel de santé et soulager également les malades. On prescrit les examens, on attend que les malades sortent pour faire le tour de la ville de Koudougou à la recherche d'un laboratoire, avant de revenir », selon Dr Lydia Nadège Ané, Médecin responsable du centre médical du secteur 8 de Koudougou. Et ce nouveau joyau va vraiment nous faciliter la tâche et la faciliter la prise en charge des malades, a terminé Dr Ané.
Photo à l'issue de la visite du Laboratoire d'analyseToujours à Koudougou, les membres du COPIL ont échangé avec les membres d'un panel de contrôle citoyen, mis en place dans la commune de Koudougou.
Le programme DEPAC est financé par la Coopération suisse. Au regard des résultats, les objectifs du programme sont atteints, selon Aïcha Jeannine Tchiombiano/Yara, chargée de programme à la Coopération suisse. Elle a rappelé que le DEPAC a démarré depuis 2015, et ce jusqu'en 2026, et séquencé en des phases de quatre années. « Son ambition en termes de durabilité est de transférer les innovations développées auprès de 30 collectivités territoriales partenaires directs au système national pour une mise à l'échelle », a-t-elle terminé.
La CADEPAC