La commune de Bobo-Dioulasso a tenu, dans la matinée de ce mercredi 7 janvier 2026, à la mairie de l'arrondissement 4, sa traditionnelle cérémonie de montée des couleurs nationales. Première du genre pour la nouvelle année, cette cérémonie a été présidée par le président de la délégation spéciale communale, Laurent Kontogom, en présence des autorités administratives, coutumières et religieuses, des forces de défense et de sécurité, des agents municipaux, ainsi que des représentants de la société civile et des médias.
Moment de recueillement patriotique et d'expression de l'unité nationale, cette montée des couleurs a permis aux autorités communales de renouveler leur allégeance à la patrie, le Burkina Faso, dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires, économiques et sociaux. Dans son adresse, le président de la délégation spéciale communale a rappelé la portée symbolique de cette cérémonie, qui marque l'entrée officielle de la commune dans la nouvelle année 2026.
Les coutumiers fortement mobilisés pour la montée de couleurs à l'arrondissement 4Profitant de l'occasion, Laurent Kontogom a présenté ses vœux de santé, de bonheur, de réussite et de prospérité aux agents communaux, aux partenaires et à l'ensemble des populations de Bobo-Dioulasso. Il a également formulé des prières pour le retour définitif de la paix et de la sécurité sur toute l'étendue du territoire national, souhaitant que l'année 2026 soit celle de la fin des tourments, du retour des personnes déplacées internes dans leurs localités d'origine et de la relance durable de l'économie nationale.
Le président de la délégation spéciale communale a, par ailleurs, rendu un hommage appuyé aux forces de défense et de sécurité, aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ainsi qu'aux dozos. Selon lui, « jamais dans l'histoire du Burkina Faso une si grande majorité de Burkinabè n'a été autant redevable à un si petit nombre d'hommes et de femmes engagés jour et nuit pour la sécurité des populations ». À leur endroit, il a adressé ses vœux d'une année 2026 « bonne, heureuse et victorieuse ».
Laurent Kontogom a estimé que l'année 2025 a été riche en événements, en défis relevés et en avancées notables pour la commune de Bobo-DioulassoLe bilan de 2025 jugé satisfaisant
Revenant sur l'année 2025, Laurent Kontogom a estimé qu'elle a été riche en événements, en défis relevés et en avancées notables pour la commune de Bobo-Dioulasso, forte de plus de 1,2 million d'habitants. Sans dresser un bilan exhaustif, exercice qui fera l'objet d'une session dédiée, il a toutefois relevé plusieurs acquis majeurs.
Parmi les points de satisfaction, il a cité ainsi la performance des services en charge du recouvrement des recettes, avec une hausse des ressources propres de près d'un milliard de francs CFA et un budget communal établi à plus de 7,31 milliards de francs CFA. Il a également évoqué l'effectivité des travaux de la composante assainissement du Projet de mobilité et de développement urbain des villes secondaires du Burkina Faso, qui permettra à terme à la ville de disposer de 21 kilomètres de canaux d'assainissement pluvial, primaire, secondaire et tertiaire.
Le PDS Kontogom pose avec le personnel de l'arrondissement 4À cela s'ajoutent les réformes engagées pour la structuration de l'assainissement urbain, notamment à travers la réglementation de la salubrité et de la gestion des déchets solides, dont la mise en œuvre progressive débute dès janvier 2026. Les travaux de terrassement et d'aménagement des voies en terre dans les sept arrondissements, l'entretien du réseau routier bitumé, la fourniture de services sociaux de base aux populations, ainsi que la poursuite de l'initiative d'assainissement « Bobo Sanya Sira », désormais à sa 23ᵉ étape, ont également été mis en exergue.
Le président de la délégation spéciale communale a aussi mentionné l'inauguration d'infrastructures sanitaires et éducatives, l'amélioration de l'environnement normatif de la commune par l'adoption de textes visant une meilleure efficacité administrative, l'organisation d'activités culturelles et sportives en cohérence avec la vocation de Bobo-Dioulasso comme ville culturelle et sportive, ainsi que l'ouverture d'une nouvelle page de coopération décentralisée avec la création de la communauté de communes du Grand Bobo.
Autre avancée majeure, l'aboutissement du processus d'adoption d'un nouvel organigramme de l'administration de la mairie centrale, intégrant des innovations en lien avec les priorités et la vision managériale actuelles de la commune.
Des perspectives pour l'année 2026
Pour l'année 2026, de nombreux défis restent à relever. Les priorités annoncées portent notamment sur le renforcement des infrastructures routières, l'amélioration de l'assainissement pluvial, le soutien accru à l'initiative présidentielle Faso Mêbo à travers la généralisation des actions de pavage, de construction de caniveaux et de routes, ainsi que la poursuite des efforts de mobilisation des ressources propres.
L'organisation de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), prévue du 25 avril au 2 mai 2026 sous le thème : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales », constitue également un chantier majeur, pour lequel le président de la délégation spéciale a appelé à une mobilisation générale afin d'assurer le succès de cet événement d'envergure nationale.
Les autorités communales renouvèlent leur allégeance à la patrie, le Burkina FasoEnfin, Laurent Kontogom a invité l'ensemble des acteurs à savoir les administrations, autorités coutumières et religieuses, organisations socioprofessionnelles, femmes, jeunes, associations citoyennes et médias à accompagner l'action communale dans un esprit de collaboration, de professionnalisme, de solidarité et de don de soi, pour le bonheur des populations de Bobo-Dioulasso. La cérémonie s'est achevée sur l'annonce du prochain rendez-vous de la montée des couleurs, prévu début février 2026 à l'arrondissement 5.
Romuald Dofini
Lefaso.net
L'année 2025 a marqué un grand tournant pour le numérique au Burkina Faso. Le pays, en quête de souveraineté, a fait des progrès pour moderniser ses services et connecter davantage de citoyens.
En 2025, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a dévoilé ses priorités pour transformer le pays grâce au digital. Parmi les réalisations majeures, il y a le chantier « Zéro zone blanche », pilier de l'inclusion numérique. Ce programme lancé à Ouahigouya prévoit la couverture de 750 localités qui ne disposent pas de communications électroniques. À ces avancées s'ajoute la dématérialisation de plus de 60 procédures administratives, dont 36 sont déjà opérationnelles.
Formation et inclusion des jeunes
La jeunesse a été placée au cœur des initiatives. Le programme ASI TALK a permis de former 500 jeunes Burkinabè aux compétences numériques, à l'innovation et à l'entrepreneuriat digital. Lors de la 20ᵉ Semaine du numérique, le groupe technologique américain Cybastion a inauguré un American Tech Hub, axé sur la formation en intelligence artificielle, cybersécurité et technologies avancées. Ces efforts visent à bâtir un capital humain capable de soutenir la transformation numérique et de répondre aux défis économiques et sociaux du pays.
L'intelligence artificielle au cœur des débats
La thématique de l'intelligence artificielle a occupé une place importante en 2025. L'écosystème burkinabè s'est affirmé avec l'organisation de Faso Digital, la première foire virtuelle des solutions digitales, organisée du 18 au 25 octobre 2025 par Lefaso.net. L'événement a mis en lumière les talents technologiques locaux au service du développement social et économique. Il a rassemblé en ligne des milliers de participants à travers le monde.
L'on peut ajouter à ce premier coup de maître le 4ᵉ colloque international sur l'Intelligence artificielle, organisé le 29 octobre à Ouagadougou, par l'université Aube Nouvelle. Ce colloque a réuni experts, chercheurs et décideurs pour discuter des opportunités et des risques liés à l'IA en Afrique. Le gouvernement a affiché sa volonté d'utiliser l'IA comme levier pour l'agriculture, la santé et la sécurité, affirmant ainsi une vision stratégique de long terme.
L'actualité a été également marquée par la 1ʳᵉ édition de la Semaine nationale de la lutte contre la cybercriminalité du 27 au 31 octobre 2025 à Ouagadougou. Organisé par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC). L'événement s'est tenu sous le thème « Bâtir une résilience nationale face à la cybercriminalité : un impératif pour la paix, la sécurité et la souveraineté numérique du Burkina Faso ».
Des lauriers pour le geeks burkinabè
En 2025, le Burkina Faso s'est hissé sur le toit du monde en robotique. Les ingénieurs de Gobelab ont remporté la médaille d'or lors du « First Global Challenge 2025 » tenu au Panama. Gobelab n'est pas à son premier laurier. En 2019, ils ont remporté la médaille du robot le plus sécurisé. En 2020 et 2021, ils ont obtenu respectivement une médaille d'argent et une médaille de bronze.
Face à des équipes issues de 17 pays, les Hacker Stallions (HS) de l'International School of Ouagadougou (ISO) ont aussi brillamment tiré leur épingle du jeu en remportant une médaille d'argent, se classant juste derrière la Gambie lors de la Pan-African Robotics Competition.
Une société de plus en plus connectée
Le Burkina Faso Digital Report 2025 révèle une société en pleine mutation. Le taux de pénétration mobile a dépassé 100 %, confirmant l'omniprésence du téléphone dans la vie quotidienne. Le nombre d'utilisateurs d'internet a continué de croître, reflet d'une demande accrue pour l'accès à l'information, aux services numériques et aux réseaux sociaux. Cette tendance illustre une dynamique positive vers une société plus connectée, bien que les défis d'accès et d'inclusion persistent.
Défis persistants
Malgré les avancées, des obstacles demeurent. Le Burkina Faso figure encore relativement bas dans les classements internationaux d'e-gouvernement, traduisant un retard dans certains services numériques publics. Les défis liés aux infrastructures, à la sécurité des réseaux, au coût d'accès à internet et au niveau de compétences numériques freinent une adoption plus massive. Toutefois, l'on note que l'État, à travers l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), a maintenu une pression constante sur les opérateurs pour améliorer la qualité de service.
L'ARCEP a instauré de nouvelles mesures encadrant la téléphonie mobile. Parmi les principales innovations figurent l'utilisation des crédits bonus sur l'ensemble des réseaux nationaux, l'extension de la validité du crédit principal à 180 jours après la dernière recharge, ainsi que la consommation prioritaire des bonus à courte durée de validité. L'ARCEP impose également le respect strict des durées de validité des offres, désormais soumises à une validation préalable avant leur commercialisation, tout en plafonnant les écarts tarifaires entre les appels inter-réseaux. Malgré « ces bonnes nouvelles », des usagers ont noté que les compagnies de téléphonie ne jouaient pas franc jeu et ont appelé à revenir sur les anciennes mesures.
Perspectives pour 2026
Le Burkina Faso prépare déjà l'avenir. Pour 2026, il est notamment prévu l'enrôlement à grande échelle des populations dans le cadre de l'identification unique électronique des personnes physiques, le déploiement de 270 kilomètres de fibre optique, la poursuite de l'extension des réseaux mobiles et du haut débit dans les 750 zones blanches recensées, ainsi que l'opérationnalisation des mini-datacenters. À cela s'ajoutent l'appui à la dématérialisation de cent procédures administratives, la réalisation des Maisons du citoyen et le renforcement du cadre législatif en matière de numérique.
Le Burkina Faso avance à son rythme, avec l'ambition de devenir un modèle technologique en Afrique. Et il ne fait aucun doute qu'il pourra compter sur sa jeunesse avec une intelligence toujours en éveil.
Fredo Bassolé
Lefaso.net
L'année 2025 a marqué un tournant majeur pour la justice burkinabè. Entre procès emblématiques de lutte contre la corruption, interpellations de magistrats, réformes structurelles ambitieuses et débats sensibles sur la peine de mort, l'institution judiciaire s'est retrouvée au cœur de l'actualité nationale. Dans un contexte politique et sécuritaire complexe, ces événements ont profondément redessiné le rapport entre la justice, l'État et les citoyens.
L'opération "Casier vide" pour désengorger les tribunaux
Le 10 janvier 2025, la justice burkinabè a lancé l'opération "Casier vide". Cette initiative visait à réduire l'encombrement des juridictions. Entre le 20 et le 30 janvier 2025, près de 2 000 dossiers ont été programmés. L'opération était pilotée par le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou. À cela s'ajoute la session spéciale du pôle ECOFI, qui a permis de juger des affaires de corruption, de détournement de fonds publics et de faux et usage de faux. L'objectif était d'accélérer le traitement des dossiers en attente.
"L'Affaire Tiégnan", un procès emblématique
Le procès dit "Affaire Tiégnan et autres" a été l'un des plus suivis de l'année. Il s'est ouvert le 3 novembre 2025 devant la Cour d'appel de Ouagadougou. Les faits reprochés portaient sur des détournements de fonds humanitaires. Les chefs d'accusation incluaient le détournement de deniers publics, le faux en écriture publique, l'enrichissement illicite et le blanchiment de capitaux. Le verdict a été rendu le 18 novembre 2025.
Amidou Tiégnan, principal prévenu, a été condamné à 11 ans de prison ferme. Il a également écopé d'une amende de plus de 5,6 milliards de francs CFA. Il devra verser près de 1,88 milliard de francs CFA à l'État burkinabè au titre du préjudice subi. Ses co-accusés, dont Pétronille Tarpaga/Ouédraogo, Salifou Ouédraogo et Bayoulou Philippe, ont eux aussi été condamnés. Des peines de prison, des amendes et la confiscation de leurs biens ont été prononcées.
Ce procès a été perçu comme un signal fort. La justice a affirmé sa volonté de sanctionner les abus dans la gestion des fonds publics. Rappelons aussi que dans le prolongement de cette affaire, une autre procédure a été engagée. Elle vise Camille Yé, ex-directeur administratif et financier du ministère en charge de l'action humanitaire, et sept autres personnes, dont une ancienne ministre. Ouverte en décembre 2025, l'audience a été renvoyée. La nouvelle date a été fixée au 23 janvier 2026. Ce renvoi vise l'examen de questions de procédure.
Des magistrats poursuivis
En 2025, les autorités ont annoncé des poursuites contre plusieurs hauts magistrats. Une dizaine de responsables judiciaires ont été interpellés. Parmi eux figuraient des présidents de chambres et un avocat. Les faits concernaient des actes de corruption au sein de la Cour d'appel de Ouagadougou. Selon le gouvernement, un vaste réseau de corruption a été mis au jour. Les auditions auraient révélé des pratiques d'influence illégales et des abus de pouvoir.
On relève en outre l'affaire Sidaty Yoda, ancien président du Tribunal de grande instance (TGI) de Banfora, poursuivi pour stellionat et blanchiment de capitaux, dans un réseau de vente frauduleuse d'environ 18 parcelles. Ce dernier aurait abusé de son pouvoir de magistrat et de nombreux acquéreurs ont été lésés. Le tribunal l'a condamné à 18 mois de prison ferme et à une amende de 291 600 000 F CFA.
Des réformes structurelles d'envergure
L'année 2025 a aussi été marquée par d'importantes réformes. Plusieurs textes majeurs ont été adoptés. Il s'agit notamment d'une nouvelle loi portant organisation judiciaire. Un Code de procédure pénale révisé a été promulgué. Le Code des personnes et de la famille a également été modernisé. Ces réformes visent à mieux répondre aux réalités des populations. Elles tiennent aussi compte des engagements internationaux du Burkina Faso.
Modernisation et rentrée judiciaire solennelle
Des plateformes numériques dédiées à la justice ont été lancées, facilitant l'accès à l'information juridique, tout en permettant le dépôt et le suivi des plaintes à distance. En outre, la rentrée judiciaire s'est tenue le 1ᵉʳ octobre 2025 à Ouagadougou. Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, y a pris part. L'événement a mis l'accent sur l'indépendance de la justice. Il a aussi souligné les défis liés à la transition politique et sécuritaire.
Le retour du débat sur la peine de mort
En fin d'année, un débat majeur a émergé. Il portait sur le rétablissement de la peine de mort. En décembre 2025, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi en ce sens. Le texte vise certains crimes, dont la haute trahison, le terrorisme et l'espionnage. Cette décision remet en cause l'abolition de 2018. Pour cette nouvelle année, 2026, de nombreux dossiers restent en suspens. L'opinion publique demeure attentive à l'évolution de l'État de droit.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Lors du Sommet 2024 du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC) à Beijing, les deux parties sont convenues de désigner 2026 comme l'Année sino-africaine des échanges humains et culturels. Elle marque également le 70e anniversaire de l'inauguration des relations diplomatiques sino-africaines. Autour d'une table ronde organisée par la télévision publique chinoise, CGTN Français, des journalistes africains, saluent la coopération et appellent à plus de renforcement pour le bonheur des deux peuples.
Lors de la table ronde de CGTN Français, la journaliste Zhang Meijiao a donné la parole à des journalistes africains venus du Burkina Faso, de la République démocratique du Congo (RDC), de Maurice, des Comores et du Cameroun. Entre autres, ils ont abordé plusieurs points, notamment l'action de partenariat pour les échanges humains et culturels dans le cadre de dix actions de partenariats sur la modernisation, l'importance de l'organisation de l'Année sino-africaine des échanges humains et culturels, des réalisations et des perspectives de la coopération sino-africaine dans divers domaines et le rôle que doivent jouer les médias chinois et africains.
De l'avis des journalistes présents à la table ronde, l'Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique va davantage renforcer les passerelles de coopération entre les deux parties. Aux dires du journaliste de la République démocratique du Congo (RDC), Christian Timothée Mampuya, l'Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique va donner un plus à des initiatives déjà existantes comme le Festival de la jeunesse Chine-Afrique. Pour lui, les peuples africains et chinois apprendront à mieux se connaître pour avancer main dans la main ensemble. Pour Satyen Bhuruth, journaliste mauricien, cette initiative vient consolider une base établie. « La coopération sino-africaine est déjà très solide. Je pense qu'il faut juste construire dessus. La Chine a beaucoup à offrir à l'Afrique, mais l'Afrique aussi a beaucoup à offrir à la Chine », a-t-il argué.
L'important, a poursuivi M. Bhuruth, c'est d'encourager les échanges dans les deux sens. Quant au journaliste camerouanais, Blondel Abia, l'Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique offre une autre occasion d'inspiration mutuelle pour les deux parties. Il a émis le souhait que davantage de Chinois découvrent les réalités profondes de l'Afrique afin de favoriser la compréhension mutuelle. Abdallah Omar, journaliste comorien, a laissé entendre qu'il faut renforcer l'intégration culturelle à travers par exemple l'apprentissage des langues africaines par les Chinois. Autant les Comoriens s'intéressent à la langue chinoise, autant les Chinois devraient apprendre les langues de l'Union des Comores.
Pour lui, les relations sino-africaines doivent s'inscrire dans l'avenir à travers un brassage culturel. Serge Ika Ki, journaliste burkinabè, a, pour sa part, souligné la nécessité de renforcer la coopération entre médias africains et chinois d'autant plus qu'ils jouent un grand rôle dans la sensibilisation, l'information et l'éducation des populations. Christian Timothée Mampuya de la RDC a également plaidé pour une collaboration plus étroite entre les médias chinois et africains afin de faciliter une bonne appropriation de l'histoire des deux parties. Pour les panélistes, les médias sont un dispositif essentiel dans la promotion des relations sino-africaines. Les médias chinois et africains doivent être à mesurer de raconter leurs propres récits.
Les journalistes africains se sont également exprimé sur les relations bilatérales entre la Chine et leurs pays respectifs. Pour Serge Ika Ki, son pays considère la Chine comme un partenaire stratégique et la coopération entre les deux pays couvre le commerce, la culture, l'éducation, l'agriculture et la santé et bien d'autres domaines. « Selon les données de l'Institut national de la statistique de la démographie, en 2024, la Chine est le premier pays fournisseur de produits au Burkina Faso avec plus de 171 milliards de francs CFA de produits vendus au Burkina Faso », a-t-il déclaré.
Abdallah Omar a laissé entendre que la Chine a été le premier pays à reconnaître l'indépendance de son pays en 1975, ce qui témoigne de la solidité des liens entre la Chine et l'Union des Comores. « L'Office de radio et télévision des Comores (ORTC) là où je travaille a été construit par la Chine », a-t-il détaillé. Dans le domaine de l'éducation, Abdallah Omar a indiqué que la Chine octroie chaque année des bourses d'études aux étudiants comoriens. De son côté, Satyen Bhuruth de l'île Maurice, a indiqué que son pays a une relation « très spéciale » avec la Chine parce que les premiers Chinois sont arrivés en terre mauricienne en 1840.
« De par l'arrivée des Chinois de cette époque-là et la culture chinoise, on connaît toutes les fêtes chinoises, on célèbre ensemble toutes les fêtes. La Fête du Printemps est un jour férié chez nous, à l'île Maurice, c'est une fête nationale », a souligné M. Bhuruth. Christian Timothée Mampuya a déclaré que la coopération économique et commerciale entre son pays et la Chine a connu un bond en avant avec la signature d'accords commerciaux en 2025. Ainsi, la RDC exporte des produits agricoles comme le café, le cacao, le sésame vers la province chinoise du Hunan. Le journaliste camerounais Blondel Abia a affirmé, pour sa part, que la coopération entre la Chine et son pays est exemplaire dans les domaines des infrastructures, de la santé et de l'éducation.
L'amitié entre la Chine et l'Afrique plonge ses racines dans une longue histoire et ne fait que se consolider avec le temps. L'amitié entre les peuples est la pierre angulaire du développement des relations sino-africaines, et les échanges humains en sont la source motrice pour les générations futures. Les participants à la table ronde ont émis le souhait que beaucoup d'activités soient organisées pour marquer véritablement l'Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique.
De CGTN Français
Serge Ika Ki
Lefaso.net
MS a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, le mardi 2 décembre 2025. Le ministère public lui reprochait d'avoir volé deux motocyclettes au préjudice d'une infirmière, RD et d'un médecin, BR. Au terme de son jugement, le prévenu a été reconnu coupable de l'infraction de vol. En conséquence de quoi, le tribunal lui a infligé 60 mois de prison assorti d'une amende de 1 000 000 de FCFA, le tout ferme.
Les faits remontent au 20 novembre 2025. Ils se sont produits à Dédougou. Mais tout a commencé le 14 juillet dernier. Le prévenu a dérobé, ce jour-là, au Centre médical urbain (CMU) de Dédougou la motocyclette de RD pendant qu'elle l'avait stationnée sous un arbre dans la cour du CMU et assurait sa garde. Il se serait servi d'une vieille clé qu'il traînait partout dans ses tournées à travers la ville. Il a aussi confié qu'il se débrouille bien en mécanique pour avoir séjourné dans un centre de formation du Service national pour le développement (SND). Aux environs de 22h, RD a dit avoir constaté que sa moto a disparu.
Elle était déjà entre les mains de MS. Il procède à des modifications sur l'engin jusqu'à la plaque d'immatriculation. Par ce procédé, il a pu rouler la moto dans la ville sans être repéré. Mais comme « Dieu ne dort pas », selon le président du tribunal, le prévenu, dans ses courses avec l'engin volé, a été victime d'un accident de circulation courant novembre 2025. La moto s'était endommagée et il s'en est tiré avec des blessures. Il s'est retrouvé dans une position où il n'avait pas de sous pour réparer la motocyclette et avait aussi besoin d'argent pour se soigner. Il décide alors de liquider « sa monture » à 7 600 FCFA avec un ferrailleur.
Il a choisi de se rendre au Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou pour ses soins. Là aussi, l'idée de piquer un engin pour ses courses lui a traversé la tête. C'est pourquoi, et à l'aide de la même clé dont il ne se séparait jamais, il s'est emparé de la moto de BR alors qu'il venait de sortir de la salle de soins. La moto était en pleine cour du CHR et stationnée elle aussi sous un arbre. Le président du tribunal de questionner :
– Avez-vous quelque chose contre les agents de santé ?
– « Non », répond-il.
– Mais pourquoi vous vous acharnez sur leurs engins ?
– Rien, a réagi laconiquement le prévenu de 26 ans.
– Ils vous ont fait quelque chose de mal ? Insiste le président.
– Ils ne m'ont rien fait, rassure MS.
– Vous n'aimez pas voir des motos stationnées sous des arbres, poursuit le tribunal.
– Ce n'est pas ça, se défend-il.
– Pensez-vous que ce que vous faites est bien ? a relancé le tribunal.
– Non, ce n'est pas bien, a tenté de s'excuser le prévenu qui avait été déjà condamné à deux reprises, donc un récidiviste.
–
Son interpellation
L'enquête préliminaire a révélé que MS avait d'abord indiqué avoir volé la moto de l'infirmière dans les environs de Melon gare de Dédougou avant de maintenir devant les juges qu'il l'a prise au CMU.
Après le vol de la motocyclette du médecin, le prévenu a procédé de la même manière qu'avec l'engin de sa première victime. Sauf que cette fois-ci, la stratégie n'a pas réussi à le sauver pendant longtemps. Le 20 novembre 2025 et en pleine circulation, BR a reconnu sa moto entre les mains du présumé voleur. Il l'a poursuivi et l'a coincé à un angle. MS a avoué les faits en reconnaissant avoir subtilisé la motocyclette au CHR en pleine journée le 17 novembre.
C'est ainsi qu'il a été interpellé et livré aux services de sécurité. Ces derniers poussent les investigations et remontent jusqu'à la moto de RD vendue au ferrailleur. Celui-ci devrait comparaître pour répondre des faits de recel, selon le procureur du Faso. Son affaire a été finalement résolue à l'amiable comme la loi le permet, a indiqué le ministère public qui a ajouté qu'il a versé, à titre d'amende, la somme de 500 000 FCFA. Chacune des victimes a pu recouvrer son engin. Mais si le médecin n'a rien réclamé au prévenu, ce n'est pas le cas de l'infirmière qui s'est constituée partie civile. Celle-ci a demandé que MS lui donne 217 000 FCFA pour la réparation de son engin.
Dans son réquisitoire, le parquet a souligné que les faits reprochés à MS sont caractérisés. Aussi a-t-il relevé que les conditions de la récidive telles que édictées par l'article 611-1 et 2 du code de procédure pénale sont « pleinement et entièrement » réunies. Il a regretté que le mis en cause soit resté sourd et insensible face au bien que les acteurs judiciaires avaient voulu pour lui en lui tendant, par le passé, la brèche à maintes reprises.
A la lumière de ce qui précède, il a requis contre MS une peine de prison de 60 mois ferme et une amende de 1 000 000 de FCFA dont 500 000 FCFA ferme.
Mais les juges ont décidé de sévir un peu plus. Ils ont infligé au prévenu une peine d'emprisonnement de 60 mois avec une amende de 1 000 000 de FCFA, le tout ferme. Outre cela, le tribunal a déclaré totalement fondée la constitution de partie civile de RD en sommant le prévenu de lui verser le montant réclamé pour la réparation de sa motocyclette.
Alphonse Dakuyo
Lefaso.net
Rien ne va plus au sein de la sélection nigériane à quelques jours du quart de finale très attendu face à l’Algérie en Coupe d’Afrique […]
L’article Algérie – Nigéria : une autre affaire secoue le groupe des Super Eagles ! est apparu en premier sur .
Escorté par des éléments des FDS et des VDP, un convoi de plus de 300 camions-citernes a ravitaillé la ville de Diapaga, le 5 janvier 2026.
Un ravitaillement qui redonne vie à une population ayant connu des moments très difficiles liés à l'insécurité et à la crise alimentaire.
Avec ce convoi, toutes les denrées alimentaires ont été disponibilisées à Diapaga. « Aujourd'hui, à Diapaga, nous ne voulons que l'opérationnalisation de la téléphonie mobile, Telmob et Orange, qui avaient subi la barbarie des hommes sans foi ni loi le 13 mai », a témoigné un habitant du secteur 5 de Diapaga.
Dans les mosquées, les églises et les temples, des prières pour le retour de la paix ont été organisées pour cette nouvelle année.
Les populations ont, également, dans un élan de solidarité, témoigné leur reconnaissance et rendu hommage aux FDS et VDP pour leur bravoure !
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Source : Agence d'Information du Burkina
Au total, 39 137,98 kilogrammes de drogues ont été détruits de manière définitive. Il s'agissait notamment de 2 230,98 kg de cannabis, de 36 917 kg de médicaments de la rue, ainsi que d'autres substances psychotropes et produits illicites, saisis par les forces de sécurité dans le cadre de leurs missions de lutte contre la drogue.
Cette opération, intervenue à Zagtouli, dans la commune de Ouagadougou, marque une étape majeure dans la lutte contre l'abus et le trafic illicite de stupéfiants au Burkina Faso. Elle s'est déroulée au siège de Nowata Burkina SA, sous la présence de l'Inspectrice générale de police Marie Denise Sebgo, conseillère technique, représentant le ministre de la Sécurité.
Mme SEBGO a par ailleurs souligné la portée stratégique de cette opération.
« Cette opération revêt une portée toute particulière. Elle constitue un acte fort de souveraineté, de prévention et de dissuasion », a-t-elle déclaré. Elle a précisé que l'incinération contrôlée de ces substances permet de mettre un terme définitif à leur circulation, tout en garantissant le strict respect des normes environnementales et sécuritaires.
« Le message que nous lançons est clair et sans équivoque : le Burkina Faso ne sera ni un sanctuaire, ni un couloir, ni un marché pour la drogue », a-t-elle martelé.
Pour sa part, l'Inspecteur général de police Emmanoêl Kabore, Secrétaire permanent du Comité National de Lutte contre la Drogue (SP-CNLD), a saisi l'occasion pour appeler à une mobilisation collective de l'ensemble des acteurs, en vue de la mise en œuvre effective de la stratégie nationale de lutte contre la drogue à compter de l'année 2026.
Cette opération d'envergure s'inscrit dans le cadre des activités commémoratives de la 38ᵉ Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues, et illustre la détermination constante du Gouvernement à protéger les populations, en particulier la jeunesse, contre les ravages des stupéfiants et des substances illicites.
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Source : DCRP_MSECU
À l'occasion de la TotalEnergies CAF Coupe d'Afrique des Nations Maroc 2025, AGL (Africa Global Logistics) a initié le AGL Moving Tour, une caravane solidaire à fort impact social, en partenariat avec l'association Tibu Africa.
Le 23 décembre 2025 à Casablanca, AGL a équipé intégralement un dortoir sport-études au complexe "Développement Humain par le Sport" dans le quartier de Médiouna. Des lits, matelas, armoires, bureaux et une cuisine équipée prêts à accueillir 20 élèves par an, dans un cadre alliant réussite scolaire et pratique sportive d'excellence. Espace solidaire, il ouvre également ses portes aux jeunes de l'association de passage dans la ville.
Marrakech, le 30 décembre 2025 : Près de 80 enfants d'écoles primaires ont participé au Festival Education par le Sport. Au programme, des ateliers ludiques (agilité, coordination), sensibilisation santé/nutrition, découverte interactive des métiers de la logistique et du fonctionnement d'un port conteneur, le tout ponctué par la remise de matériel sportif pour une pratique durable au sein des établissements scolaires.
Enfin, à Tanger le 6 janvier 2026, le terrain de basketball de l'école Ibn Hazm a été entièrement rénové. Il est désormais sécurisé et équipé pour plus de 100 bénéficiaires regroupant les enfants de l'école et les jeunes du quartier Bouhout. Une fresque artistique inclusive, réalisée collectivement par un artiste local et les collaborateurs d'AGL, illustre l'univers et les valeurs d'AGL transformant cet espace en véritable vitrine de citoyenneté d'entreprise.
« À travers le parcours solidaire de notre caravane AGL Moving Tour, nous démontrons que la logistique est au service du sport, de l'éducation et des communautés. Au-delà de la compétition sportive qui se tient au Maroc, nous souhaitons laisser un héritage concret et durable à travers ces installations sportives et affirmer que le sport est un véritable levier d'éducation, d'inclusion et d'égalité des chances pour la jeunesse
», a déclaré Khadija Komara, Directrice de la Communication et du Mécénat d'AGL.
De ce fait, cette initiative a permis de soutenir l'éducation par le sport illustrant la volonté d'AGL et de ses filiales dont SITARAIL de laisser un impact durable au-delà de la compétition.
Larissa SOMDA
Assistante en communication et relations extérieures
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L’une des pages les plus sombres de la tragédie qui se déroule à Gaza depuis octobre 2023 s’est achevée après le 10 octobre 2025. Une poignée de mois après son catastrophique lancement le 27 mai 2025, et à l’occasion de la nouvelle trêve qui ne se révèle être dans les faits qu’un conflit à basse intensité, la Gaza Humanitarian Foundation (GHF) a annoncé fermer ses points de distribution. Mise en place pour supplanter les ONG et le système onusien, notamment sur base d’accusations depuis débunkées de détournement de l’aide humanitaire par le Hamas, la GHF a surtout été utilisée à des fins politiques et militaires, tout en étant un élément facilitant la perpétration de crimes de guerre et la violation du droit international. La situation humanitaire reste aujourd’hui plus que dramatique. Bien qu’élargie depuis plusieurs mois aux autres acteurs et non à la seule GHF , l’entrée de l’aide n’est toujours pas suffisante et ne respecte pas les quantités prévues par le plan de paix de Donald Trump.
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