L'Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (ANSSFD), structure sous tutelle du ministère de l'économie et des finances, a publié la liste actualisée des institutions de microfinance (IMF), agréées au Bénin. Elles sont au nombre de 103 à la date du 31 décembre 2025.
La liste des institutions de microfinance agrées au Bénin est actualisée. Le pays compte à ce jour, 103 institutions de microfinance régulièrement autorisées. L'actualisation de cette liste s'inscrit dans le cadre des mesures d'assainissement du secteur, visant à prendre en compte les évolutions enregistrées dans le domaine de la microfinance au Bénin.
L'année 2025 a été marquée par plusieurs décisions réglementaires significatives. Les autorités compétentes ont procédé au retrait d'agrément et à la mise en liquidation de 5 institutions, à savoir la CEPC, la CPEC BOHICON, la CPEC PORTO-NOVO, la CPEC PARAKOU et la CAISSE-CODES. Par ailleurs, trois IMF ont été autorisées à exercer leurs activités sur le territoire national.
L'année a également été marquée par la signature d'un agrément autorisant l'exercice des activités de microfinance au profit du Fonds Arabo-Africain d'Investissement (FAAI SA). Cette institution a été inscrite au registre des IMF sous le numéro A.25.0134.L. A ce titre, FAAI SA s'apprête à démarrer officiellement ses activités dans le secteur de la microfinance au Bénin.
Liste des 103 IMF agréées
Le parti d'opposition Les Démocrates (LD) tient une réunion de crise, ce mercredi 4 mars 2026, après le départ de Yayi Boni de son poste de président et de son fils, Chabi Yayi, secrétaire aux relations extérieures.
Les Démocrates en réunion de crise ce mercredi 4 mars 2026. Et ce, après la démission du président du parti, Boni Yayi à la tête de la formation politique d'opposition et de son fils, Chabi Yayi, désormais ex secrétaire aux relations extérieures.
Dans une correspondance adressée au bureau politique, l'ex président de la République a évoqué des raisons de santé pour justifier son départ. « Pour des raisons de santé, et afin de pouvoir pleinement consacrer cette nouvelle étape de ma vie au repos, j'ai choisi de mettre un terme à mes activités politiques au sein du parti », a-t-il écrit.
La réunion de crise selon nos sources, devrait se tenir à Cotonou Fifadji, au siège national du parti.
F. A. A.
Depuis ce mardi 03 mars 2026, l'ex chef de l'Etat, Boni Yayi n'est plus président du parti de l'opposition Les Démocrates (LD). A travers une correspondance, il a adressé sa démission au bureau politique du parti.
Boni Yayi a démissionné de la présidence du parti Les Démocrates, avec effet au 3 mars 2026. L'ex chef de l'Etat a évoqué des raisons de santé pour quitter la présidence de la principale formation politique de l'opposition. Déjà en retrait depuis octobre 2025 pour une « retraite sanitaire », Boni Yayi était resté absent de la campagne des législatives et communales de 2026. Son départ intervient dans un contexte difficile pour le principal parti d'opposition, sans députés et maires au terme du double scrutin du 11 janvier 2026. Ce qui compromet sa participation à la présidentielle de 2033.
F. A. A.
La ville de Caire en Egypte accueille dès ce mercredi 4 mars 2026, le stage de préparation des quarts de finale des compétitions interclubs de la Confédération africaine de football (CAF). Le Béninois Djindo Louis Houngnandandé fait partie des arbitres retenus pour cette phase de la compétition.
Le stage de préparation des quarts de finale des compétitions interclubs de la Confédération africaine de football démarre ce mercredi 4 mars 2026 au Caire en Egypte. La CAF, pour cette phase de la compétition, a fait appel à l'arbitre béninois Djindo Louis Houngnandandé pour ce stage qui va réunir des officiels de haut niveau venus de l'Algérie, du Cameroun, du Ghana, du Maroc, du Sénégal, de la RDC, de la Côte d'Ivoire, du Gabon et d'autres pays.
L'appel fait au Béninois relève d'une marque de confiance de l'instance africaine de football, convaincue et fière de ses prestations.
Le stage de préparation s'achève dimanche 8 mars prochain.
F. A. A.
Le président de la Confédération africaine de handball (CAHD), Mansourou Aremou, a procédé à la nomination de plusieurs Béninois dans les commissions de la Confédération pour la mandature 2025-2029.
Dans la politique de développement du handball sur le continent africain, le président de la Confédération africaine de handball (CAHD) veut s'appuyer sur l'expertise béninoise. Il a procédé à la nomination de six (06) Béninois au sein des commissions. Cette stratégie de consolidation du capital humain s'inscrit dans une volonté d'améliorer la performance et l'efficacité de l'instance dirigeante du handball africain.
Parmi les Béninois promus, on retrouve Sidikou Karimou, président de la Fédération béninoise de handball (FBHB). Celui-ci mettra son expertise au service du développement continental de la discipline. Ses vice-présidents, Jean Sodji et Akouvi Clarisse Hounzali Houngbedji, sont respectivement nommés au tribunal arbitral et à la commission d'arbitrage.
Par ailleurs, le responsable de la commission médicale de la FBHB, Akanni Bello, apportera son expertise au niveau continental. Enfin, Haeratou Aremou et Mohamed Bachir Aboudou figurent également parmi les personnalités béninoises appelées à siéger au sein des commissions de la CAHB pour la période 2025–2029.
Liste des Béninois nommés au sein des commissions de la CAHB
– Commission Développement : M. Sidikou KARIMOU (Président) ;
– Commission Organisation des Compétitions : Haeratou AREMOU (Membre choisi au niveau de la zone 3) ;
– Commission Médicale : Dr Akanni BELLO (Membres) ;
– Commission d'Arbitrage : Akouvi Clarisse HOUNZALI HOUNGBEDJI (Membre) ;
– Commission Ethique : ABOUDOU Mohamed Bachir (Membre) ;
– Tribunal Arbitral : SODJI Jean (Membre).
F. A. A.
La formation politique Les Démocrates (LD) vient de perdre ses têtes de pont. Le président du parti Boni Yayi et son fils, Chabi Yayi, secrétaire aux relations extérieures, viennent de claquer la porte du principal parti de l'opposition.
Coup de tonnerre au sein du parti Les Démocrates. Le président Boni Yayi et son fils Chabi Yayi, secrétaire aux relations extérieures, se préparent à rendre leur démission ce mercredi 4 mars 2026.
Les raisons de ces démissions ne sont pas encore connues. Depuis quelques mois, la principale formation politique de l'opposition est en proie à de querelles internes ; lesquelles l'ont fragilisée et entravé sa participation aux élections communales du 11 janvier et la présidentielle de 12 avril prochain.
F. A. A.
Un accident de la circulation a fait deux morts à Akassato, dans la commune d'Abomey-Calavi le weekend écoulé. Le drame a lieu non loin de la pharmacie du Pont.
Accident mortel à Abomey-Calavi. Un automobiliste roulant à vive allure dans le sens Akassato–Cotonou, a-t-on apprit, a perdu le contrôle de son véhicule puis traversé le terre-plein central avant de se retrouver sur la voie opposée. Dans sa course, il a percuté un autre véhicule qui avait à bord, deux passagers. Sous le choc, les deux occupants meurent.
Après le drame, le chauffeur a d'abord pris la fuite avant de se présenter au commissariat le lendemain. Placé en garde à vue, il sera présenté au Procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abomey-Calavi.
F. A. A.
Dans le cadre du renforcement de son effectif au Département de la conformité des affaires juridiques, la Société des aéroports du Bénin (SAB), a lancé un appel à candidatures en interne et externe pour le recrutement d'un chef service affaires juridiques ; d'un chef division conformité sureté aéroportuaire ; d'un cadre conformité sureté aéroportuaire ; et d'un cadre conformité sécurité aéroportuaire. C'est à travers l'avis de recrutement en date du 24 février 2026.
Voici l'avis de recrutement
Les BOAD Development Days (BDD 2026) se tiendront les 11 et 12 juin 2026 à Lomé, au Togo, autour d'un thème stratégique :« Bâtir l'avenir de l'UEMOA : financer un habitat durable, inclusif et moteur de souveraineté énergétique ».
Organisé par la Banque Ouest Africaine de Développement, cet événement reunira décideurs publics, investisseurs, institutions financières, acteurs du secteur immobilier, experts en énergie et partenaires techniques autour d'un enjeu majeur pour la région : le financement d'un habitat durable et accessible. La question du logement constitue un défi structurel dans l'espace Union Économique et Monétaire Ouest Africaine. La croissance démographique soutenue, l'urbanisation rapide exigent des réponses innovantes et adaptées.
L'un des axes majeurs des échanges portera sur les mécanismes innovants de financement : partenariats public-privé, mobilisation de fonds verts, instruments financiers adaptés aux ménages à revenus modestes, ou encore implication accrue des banques locales et régionales.
La BOAD, en tant qu'institution de financement du développement, entend renforcer son rôle moteur dans la structuration d'un écosystème favorable à l'investissement dans le logement durable.
Pendant deux jours, panels thématiques, tables rondes de haut niveau et sessions techniques permettront aux participants de partager expériences, bonnes pratiques et perspectives concrètes. L'objectif est bel et bien de proposer des solutions pragmatiques pour faire du secteur de l'habitat un pilier de croissance inclusive dans l'espace UEMOA.
Akpédjé Ayosso
Un volume important de titres fonciers prêts pour le retrait engorge encore les Bureaux communaux du domaine et du foncier (BCDF), à travers tout le territoire national. L'Agence national du domaine et du foncier (ANDF), à travers un communiqué ce mardi 03 mars 2026, invite les requérants concernés à faire le retrait de leurs documents.
Lire le communiqué de l'ANDF
La compagnie aérienne, Air Congo lance ses vols sur Cotonou et plusieurs autres capitales africaines à partir du 22 mars 2026. L'annonce a été faite lors d'une cérémonie officielle de lancement rehaussée par la présence du président Félix Antoine Tshisekedi, et du vice-premier ministre, ministre des transports, Jean-Pierre Bemba.
Air Congo marque une nouvelle étape de son expansion régionale. La compagnie aérienne ouvre ses lignes sur plusieurs capitales africaines dès le 22 mars 2026. Les premières dessertes débuteront vers Johannesburg et Entebbe, et seront suivies de l'ouverture des lignes Cotonou-Douala le 26 mars ; ainsi que les lignes Domestique, Isiro, Bunia, Gbadolite, Moanda, et Kalemie le 29 mars.
Les liaisons avec les nouvelles capitales africaines seront opérées avec des avions Airbus dont un troisième appareil a été réceptionné le 1er février dernier, renforçant ainsi sa flotte et ses capacités opérationnelles pour répondre à la demande croissante dans la sous-région.
« Air Congo va renforcer sa flotte avec quatre (4) autres Boeing 737-800 dans moins d'un an et de deux autres avions de cette envergure dans les deux prochaines années », a annoncé le vice-premier ministre, ministre des transports, Jean-Pierre Bemba.
La compagnie dispose au moment du lancement de ses nouvelles lignes, de trois aéronefs Boeing avec un chiffre d'affaires de près de 40 millions USD. Pour son expansion en Afrique, l'aéronef à acquérir va porter à 04, ses flottes pour desservir la RDC et les autres villes africaines.Il convient de préciser que à l'instar de ASKY, Ethiopian Airlines est le partenaire stratégique de Air Congo.
F. A. A.
La Police républicaine mené une opération nocturne sur le boulevard de la Marina, dans le 12ᵉ arrondissement de Cotonou, pour mettre un terme aux rodéos urbains communément appelés « zéwé ». Bilan de l'intervention : 2 adolescents arrêtés et 18 engins immobilisés.
Les policiers ont investi, dans la nuit du dimanche 1er mars au lundi 2 mars 2026, le boulevard de la Marina. Ce tronçon très fréquenté est devenu ces derniers mois un point de ralliement de jeunes conducteurs adeptes de rodéos urbains ou motorisés communément appelés « zéwé ».
Aux environs de minuit, deux adolescents qui multipliaient les accélérations et démonstrations avec leurs motos sur le boulevard ont été interpellés par la police.
Ils ont été placés en garde à vue et seront présentés au parquet du tribunal de première instance de Cotonou jeudi 05 mars 2026.
Au cours de la même opération, dix-huit motocyclettes ont été contrôlées et mises en fourrière pour vérifications.
La montée des rodéos motorisés à Cotonou inquiète. Des axes comme la Marina, le boulevard Saint-Michel, Akpakpa ou encore les abords de l'aéroport de Cotonou sont régulièrement ciblés pour ces rassemblements nocturnes.
Face à la recrudescence du phénomène, la Police républicaine affiche une ligne dure. Les autorités rappellent que ces exhibitions, souvent relayées sur les réseaux sociaux, exposent leurs auteurs à des poursuites pénales.
Le rodéo motorisé (ou urbain) est un délit consistant à réaliser des acrobaties (wheelings, dérapages) avec un engins à deux ou plusieurs roues, compromettant la sécurité et la tranquillité publiques.
Les auteurs de ce type de délit encourent une peine d'emprisonnement et des amendes.
M. M.
Le tribunal de commerce de Cotonou a prononcé la résiliation d'un contrat de location de titres fonciers opposant la Société Centrale COOP aux sociétés Société ALTERNATIF BTP et Société Togolaise de Travaux et de Commerce (STTC). Le jugement a été rendu le 27 février 2026.
Le litige, qui dure depuis 2022, porte sur le non-paiement de commissions et l'immobilisation de garanties immobilières auprès d'une banque.
Centrale COOP avait mis à disposition trois titres fonciers (situés à Cotonou, Porto-Novo et Lokossa) pour permettre aux entreprises ALTERNATIF BTP et Société Togolaise de Travaux et de Commerce (STTC) d'obtenir une ligne de crédit de 350 millions de FCFA auprès de la banque. En échange, les preneurs devaient verser une commission annuelle de 5%, soit 17,5 millions de FCFA.
Selon les faits consignés dans le jugement, les deux sociétés de BTP n'ont versé que 7 millions de FCFA sur la première année et n'ont jamais restitué les titres à l'échéance prévue le 16 février 2023.
Le Tribunal de commerce de Cotonou a relevé une « inexécution persistante et caractérisée » des conventions.
Pour les juges, le non-paiement des commissions « vide le contrat de sa substance et rompt définitivement l'équilibre » entre les parties.
Le gérant de Centrale COOP a déploré une « privation prolongée et injustifiée de ses biens ».
Appelée en cause, la Banque a tenté en vain de faire dessaisir le tribunal au profit du juge des saisies immobilières. La banque a argué qu'une procédure de réalisation d'hypothèque était déjà en cours suite au défaut de paiement d'Alternatif BTP, dont la dette s'élèverait à plus de 52 millions de FCFA. Le tribunal a toutefois balayé cette exception de connexité, soulignant que la résiliation du bail est une « procédure autonome » qui ne saurait être absorbée par le contentieux de l'exécution forcée.
Le tribunal a condamné solidairement Alternatif BTP et STTC à verser à Centrale COOP la somme de 27 015 027 FCFA. Ce montant correspond aux commissions dues pour la période du 16 février 2024 au 2 septembre 2025.
« Les sociétés preneuses ayant conservé les titres fonciers au-delà du terme contractuel initial (...) la convention doit être regardée comme s'étant poursuivie de fait », précise le jugement N° 012/2026/CJ2/S1/TCC du 27 février 2026. Le tribunal rappelle que « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ».
La demande portant sur 28 millions de FCFA, déjà accordée par un précédent jugement en 2025, est déclarée irrecevable pour « autorité de chose jugée ».
La demande de dommages-intérêts supplémentaires a été rejetée. Le tribunal estime que le préjudice est déjà couvert par les commissions accordées.
La décision est susceptible d'appel
M. M.
La ville de Malabo a accueilli du 23 au 27 février 2026, les travaux de la 12e Conférence internationale des Grandes chancelleries francophones. Mariam Chabi TALATA, vice-présidente de la République du Bénin, et présidente sortante de l'organisation, a présenté un bilan jugé satisfaisant par ses pairs.
« La résolution pacifique des conflits », c'est le thème central développé lors des travaux de la 12e Conférence internationale des Grandes chancelleries francophones. Treize (13) pays ont pris part aux assises articulées autour de six axes majeurs, allant des communications universitaires aux évaluations des résolutions antérieures. Les échanges, selon les services de communication du gouvernement, ont mis en évidence la nécessité du dialogue, de la médiation et de l'arbitrage pour résoudre les conflits, tout en soulignant l'importance, notamment en Afrique, de la réappropriation des mécanismes traditionnels de prévention et de règlement pacifique des différends.
Intervenant au cours de la cérémonie solennelle d'ouverture, la présidente sortante a rappelé les avancées notables enregistrées depuis la 11ᵉ édition tenue au Bénin. Elle a évoqué notamment la régularité des rencontres, l'élargissement de l'organisation à de nouveaux membres, le renforcement des échanges entre Grandes Chancelleries, et l'amélioration de l'attractivité des décorations.
A l'issue des travaux, les Grands Chanceliers ont reconduit certaines recommandations de la précédente conférence et en ont adopté de nouvelles. Au nombre de celles-ci, figurent la création d'une plaque symbolique de passation, le renforcement du partenariat avec l'OIF, la promotion des associations de décorés et la distinction des artisans de paix. Les 13ᵉ et 14ᵉ conférences selon les conclusions des travaux, se tiendraient respectivement en 2028 en République démocratique du Congo et en 2030 au Togo. Pour les deux prochaines années, la présidente sera assurée par la Guinée équatoriale.
F. A. A.
Une découverte macabre a troublé la quiétude des populations de Gbabey et de Tékparou, dans la commune de Tchaourou, ce mardi 03 mars 2026. Le corps sans vie d'un homme a été retrouvé devant le lycée technique situé entre ces deux localités.
Découverte macabre à Tchaourou. Dans cette commune du département du Borgou, un corps sans tête a été découvert ce mardi 03 mars 2026 au milieu de la voie, devant le lycée technique, situé entre les localités de Gbabey et de Tékparou. Aussitôt alertée, la Police s'est dépêchée sur les lieux pour les constats d'usage.
La position du corps inerte sur la chaussée laisse croire à un accident de la circulation. Toutefois, la tête non encore retrouvée suscite d'autres interrogations. Une enquête devrait être ouverte pour faire la lumière sur ce drame.
F. A. A.
« Push & Pull », le service qui offre aux clients la possibilité de transférer de l'argent de leur compte Ecobank vers leur wallet Celtiis Cash (Push) et inversement (Pull), a été officiellement lancé jeudi 26 février 2026 au siège d'Ecobank à Cotonou.
Après plusieurs mois d'opérationnalisation, Ecobank Bénin et le réseau de télécommunications Celtiis ont officialisé leur partenariat à travers le lancement du service Push & Pull, une solution permettant de transférer instantanément des fonds entre un portefeuille Celtiis Cash et un compte bancaire Ecobank, dans les deux sens. La cérémonie s'est déroulée au siège d'Ecobank Bénin, en présence des directeurs, membres des comités de direction et du personnel des deux institutions.
C'est « une étape majeure dans la transformation digitale et les services financiers au Bénin », selon Amadou Racine Diouf, Directeur financier de la Société Béninoise d'Infrastructures Numériques (SBIN).
« Le partenariat que nous célébrons entre Celtiis et Ecobank Bénin s'inscrit dans une vision commune et ambitieuse : simplifier la vie de nos clients, accélérer l'inclusion financière et renforcer l'interopérabilité entre le système bancaire et le mobile money », a-t-il déclaré.
Le service Push & Pull permet, selon Amadou Racine Diouf, de transférer instantanément de l'argent d'un compte Ecobank vers un wallet Celtiis Cash (Push), d'envoyer des fonds du wallet vers le compte bancaire (Pull), de consulter son solde bancaire, le tout 24h/24, de manière sécurisée.
« Nous supprimons ainsi les barrières entre le compte bancaire et le compte mobile money en connectant harmonieusement deux écosystèmes qui opéraient auparavant de manière indépendante », a précisé le Directeur financier de la SBIN.
Selon lui, le service constitue « une réponse concrète et structurelle » à l'enjeu de l'inclusion financière, en rapprochant les services bancaires du quotidien des citoyens, notamment les salariés, commerçants, entrepreneurs et familles.
Une dynamique régionale portée par l'interopérabilité
Le Directeur général de Ecobank Bénin, Lazare Noulekou, a replacé l'initiative dans un contexte régional marqué par la montée en puissance des transactions électroniques. « Nous vivons une transformation profonde du paysage financier. Le service financier doit désormais être interconnecté et accessible en permanence », a-t-il affirmé.
Il a rappelé que les flux entre banques et plateformes mobiles dans l'espace UEMOA ont atteint plus de 200 milliards de dollars en 2023, illustrant la progression constante de l'interopérabilité financière en Afrique de l'Ouest.
Le Dg Ecobank Bénin a également évoqué le déploiement du système PI-SPI dans l'espace UEMOA sous l'impulsion de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), qui favorise les règlements instantanés et réduit les frictions entre acteurs financiers.
Au 31 janvier 2026, Ecobank Bénin revendique :1 591 abonnés déjà activés au service avant son lancement officiel ; 925 566 clients dans son écosystème bancaire ; une position de leader sur le produit PI-SPI avec 93 millions de transactions enregistrées.
« Push & Pull représente une étape structurelle vers un système financier où la rapidité et l'interconnexion définissent la compétitivité », a précisé Lazare Noulekou.
Un service accessible à tous les détenteurs de numéro mobile au Bénin
L'un des atouts majeurs du service réside dans son accessibilité. Il n'est pas nécessaire de disposer d'un numéro Celtiis pour ouvrir un compte Celtiis Cash. Selon les responsables marketing de Celtiis, tout utilisateur au Bénin peut créer son compte : en téléchargeant l'application Celtiis Cash sur Play Store ou App Store, via le code USSD *889#, ou auprès d'une agence ou d'un distributeur agréé.
Waa, une « super application » intégrant plusieurs services du quotidien, permet également d'accéder au mobile money et aux fonctionnalités associées.
Pour Wilfrang Kitihoun, chef division Digital Sales & Agency, la solution offre « agilité et sécurité », tout en contribuant à réduire la manipulation de cash.
« C'est simple, sécurisé et cela limite les risques liés au transport d'espèces. Le client peut gérer ses transactions où qu'il se trouve », a-t-il expliqué.
Au-delà de l'innovation technique, les deux partenaires affichent une ambition commune : encourager la traçabilité des transactions, réduire l'usage du cash et promouvoir une économie plus formelle.
« Aujourd'hui, nous ne lançons pas simplement une fonctionnalité technique, nous lançons une nouvelle manière de gérer son argent : plus simple, plus rapide, plus sécurisée et plus inclusive », a indiqué Amadou Racine Diouf.
Avec ce partenariat, Ecobank Bénin et Celtiis entendent consolider la jonction entre le monde bancaire et celui des télécommunications, dans un pays engagé dans une dynamique de modernisation économique et de digitalisation des services financiers.
M. M.
QUELQUES IMAGES DE LA CEREMONIE
La caissière d'une banque de la place a comparu, mardi 03 mars 2026, devant la première chambre des flagrants délits du Tribunal de première instance de Cotonou.
Arrêtée pour avoir effectué des retraits frauduleux sur les comptes bancaires de plusieurs clients, la caissière d'une banque a comparu devant le Tribunal de première instance de Cotonou ce mardi 03 mars 2026.
Selon les éléments présentés à l'audience, la prévenue remplissait elle-même des bordereaux de retrait au nom de clients, puis procédait aux décaissements alors que ces derniers n'en étaient pas les bénéficiaires.
Plusieurs opérations de ce type auraient été réalisées. Le préjudice est évalué à 15 millions de FCFA.
La fraude présumée a été découverte à la suite d'un contrôle interne effectué le 10 décembre 2025. D'après les responsables de l'établissement bancaire, l'employée tentait alors de régulariser une opération portant sur 6,5 millions de FCFA, ce qui a éveillé les soupçons.
À la barre, la prévenue a affirmé qu'il s'agissait de sa « première fois ». Mais les enquêteurs ont produit un message extrait de son téléphone portable, dans lequel elle sollicitait en décembre 2024 l'aide de proches pour combler un manquant de caisse de 6 millions de FCFA.
La représentante de la banque a indiqué que l'institution avait déjà procédé au remboursement des clients identifiés comme lésés à l'issue des contrôles internes. Elle a toutefois reconnu que d'autres titulaires de comptes pourraient avoir été affectés sans en avoir encore connaissance.
L'avocat de la défense a plaidé pour une remise en liberté provisoire de sa cliente. Le ministère public a requis, comme condition préalable, le versement d'une caution de 20 millions de FCFA à la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin. Le juge a rejeté la demande de mise en liberté provisoire.
Le dossier a été renvoyé au 24 mars 2026 pour la suite des débats et les réquisitions du parquet.
M. M.
Deux policiers en fonction au commissariat de police d'Akassato ainsi que deux civils ont comparu le lundi 02 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Les agents de police sont poursuivis pour avoir libéré un présumé gayman contre de l'argent et les deux civils pour détention et usage de cannabis.
Ils sont quatre prévenus à comparaître devant la CRIET dans le cadre du dossier. Il s'agit de deux policiers poursuivis pour abus de fonction et deux hommes pour détention et usage de produits. Tous sont mis en cause dans le même dossier et ont été placés en détention préventive depuis le 18 février 2026 par le parquet spécial près la CRIET.
Lundi 02 mars 2026, la première audience dans le dossier s'est ouverte devant la chambre correctionnelle de la CRIET. À la barre, les deux agents de police républicaine dont une femme ont plaidé non coupable des faits d'abus de fonction. Quant aux deux civils, l'un a reconnu les faits de détention et d'usage de produits psychotropes et l'autre a reconnu les faits.
À l'ouverture de l'audience, c'est le présumé cybercriminel qui aurait été libéré contre une somme de cinq-cents mille francs CFA qui a donné sa version. L'homme est poursuivi et incarcéré dans le dossier. Selon sa déposition, une patrouille de police aurait procédé à son interpellation pour de supposées données à caractère cybercriminel retrouvées dans son téléphone.
Se retrouvant dans les mailles de la police républicaine, ce dernier aurait proposé de l'argent aux agents pour recouvrer sa liberté. Cette offre aurait d'abord été refusée par les policiers qui l'ont conduit au commissariat d'Akassato. C'est finalement au commissariat qu'un arrangement de 500 000 FCFA aurait été conclu avec l'intéressé. L'argent reçu aurait ensuite été partagé entre les policiers qui ont mené l'opération. Les faits se sont déroulés à l'insu du commissaire principal du commissariat d'Akassato
Au cours des débats, une femme agent de police ayant participé à l'opération d'arrestation du présumé cybercriminel a été entendu par le juge. Au cours de sa déposition, elle reconnaît qu'un collègue policier lui a remis une enveloppe de 50 000 FCFA. Mais, elle précise qu'elle ne savait pas que l'argent provenait d'un arrangement lié à l'interpellation d'un présumé gayman. Elle confie avoir pensé qu'il s'agissait d'une cotisation de tontine remise par un collègue comme cela se faisait habituellement dans ce poste de police. La policière affirme qu'elle a déjà restitué l'argent quand a elle a su que l'enveloppe était liée à une telle pratique.
La chambre correctionnelle de la CRIET a renvoyé le dossier au lundi 20 avril 2026 pour continuation, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Au terme d'une opération conjointe menée par les éléments du commissariat de Pahou, dans la commune de Ouidah, appuyés par les éléments du Peloton de surveillance et d'intervention de la Direction départementale de la Police républicaine de l'Atlantique, 38 individus ont été interpellés dans la nuit du samedi 28 février au dimanche 1er mars 2026, dans les ghettos et autres lieux criminogènes à Pahou. Plusieurs produits psychotropes ont été également saisis.
La Police maintient la veille en ce qui concerne la lutte contre l'usage et la consommation de stupéfiants. Du samedi 28 février au dimanche 1er mars 2026, une équipe du commissariat de Pahou appuyée par le Peloton de surveillance et d'intervention de la Direction départementale, a procédé au démantèlement de ghettos et autres lieux criminogènes.
Au terme de l'opération qui a duré environ 20h de temps, des chichas, des boissons alcoolisées en plastique, des comprimés, des boulettes de chanvre indien, des machines à sous et trois bidons de gasoil d'origine douteuse, ont été saisis.
Au total, 38 individus ont été interpellés. Dans le lot, on retrouve des vendeurs et consommateurs de produits psychotropes, des individus impliqués dans des faits de vol de gasoil, de tentative de cambriolage, des prostituées ainsi que d'autres personnes raflées lors des contrôles, renseigne une source policière.
Placés en garde à vue pour des besoins d'enquête, ils seront bientôt présentés au Procureur de la République.
F. A. A.
Le tribunal de première instance de première classe de Cotonou a auditionné, ce lundi 02 mars 2026, le président d'une fédération sportive. Il est mis en cause dans une affaire de harcèlement sexuel sur sa collaboratrice directe.
Un président de fédération sportive est poursuivi devant la justice pour harcèlement sexuel. Le responsable sportif, selon des sources proches du dossier, aurait engagé une secrétaire particulière. Très vite, celle-ci dit subir un harcèlement sexuel répété caractérisé par des missions improvisées, des invitations en weekend sous le couvert d'obligations professionnelles, et une pression constante, rapporte Le Potentiel.
Après 8 mois de travail sans contrat formel, elle déclare que ce blocage serait lié à son refus de céder aux avances de son patron. Elle finit par démissionner, et saisit l'Institut national de la femme (INF). Une procédure judiciaire a donc été ouverte à son encontre à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le responsable de fédération a été interpellé et déféré devant la CRIET le 26 février dernier. La juridiction spéciale après l'avoir auditionné, s'est déclarée incompétente et transféré le dossier au président du tribunal de première instance de première classe de Cotonou.
Les parties se retrouvent le 9 mars prochain pour la suite du dossier.
F. A. A.