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Réfugiés Balkans | Les dernières infos • naufrage de Chios : le gouvernement grec menace, mais sa version du drame prend l'eau

Courrier des Balkans / Bosnie-Herzégovine - Wed, 11/02/2026 - 17:15

La route des Balkans reste toujours l'une des principales voies d'accès l'Union européenne, pour les exilés du Proche et du Moyen Orient, d'Afrique ou d'Asie. Alors que les frontières Schengen se ferment, Frontex se déploie dans les Balkans, qui sont toujours un « sas d'accès » à la « forteresse Europe ». Notre fil d'infos en continu.

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Réfugiés Balkans | Les dernières infos • naufrage de Chios : le gouvernement grec menace, mais sa version du drame prend l'eau

Courrier des Balkans / Croatie - Wed, 11/02/2026 - 17:15

La route des Balkans reste toujours l'une des principales voies d'accès l'Union européenne, pour les exilés du Proche et du Moyen Orient, d'Afrique ou d'Asie. Alors que les frontières Schengen se ferment, Frontex se déploie dans les Balkans, qui sont toujours un « sas d'accès » à la « forteresse Europe ». Notre fil d'infos en continu.

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Réfugiés Balkans | Les dernières infos • naufrage de Chios : le gouvernement grec menace, mais sa version du drame prend l'eau

Courrier des Balkans / Albanie - Wed, 11/02/2026 - 17:15

La route des Balkans reste toujours l'une des principales voies d'accès l'Union européenne, pour les exilés du Proche et du Moyen Orient, d'Afrique ou d'Asie. Alors que les frontières Schengen se ferment, Frontex se déploie dans les Balkans, qui sont toujours un « sas d'accès » à la « forteresse Europe ». Notre fil d'infos en continu.

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Un diplomate français mentionné 211 fois dans les Epstein file, Jean-Noël Barrot "effaré"

France24 / France - Wed, 11/02/2026 - 17:14
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s'est dit "effaré" et "indigné" mercredi par les révélations mettant en cause un diplomate français cité à plusieurs reprises dans les dossiers Epstein, et qui aurait également été visé par une enquête américaine pour consultation d'images pédopornographiques.

Le lobby de la défense conteste le rôle de la Commission dans les dépenses de défense

Euractiv.fr - Wed, 11/02/2026 - 17:05

Les représentants de l’industrie européenne de la défense appellent à une implication accrue des gouvernements nationaux dans l’élaboration du futur budget européen, selon un nouveau document de position consulté par Euractiv.

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Comment vos hormones pourraient contrôler votre esprit

BBC Afrique - Wed, 11/02/2026 - 17:03
Alors que le cortisol peut nous stresser, l'ocytocine, souvent appelée « hormone de l'amour », aurait l'effet inverse.
Categories: Afrique

Die IV steht vor dem Bankrott – Baume-Schneider plant eine neue «Integrationsleistung» und vielleicht höhere Lohnabzüge

NZZ.ch - Wed, 11/02/2026 - 17:02
Kritiker forderten zur Entlastung des Sozialwerks höhere Hürden, die Innenministerin hat sich für einen anderen Ansatz entschieden und erhält darauf bereits erste kritische Reaktionen.
Categories: Swiss News

Affaire Epstein : qui est Daniel Siad, né en Algérie, visé par une plainte pour trafic d’êtres humains ?

Algérie 360 - Wed, 11/02/2026 - 16:59

L’ombre du réseau de Jeffrey Epstein continue de planer sur l’actualité judiciaire internationale. Une nouvelle plainte pour viols et trafic d’êtres humains a été déposée […]

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Le français Alta Ares a testé son drone intercepteur à turboréacteur Black Bird par grand froid

Zone militaire - Wed, 11/02/2026 - 16:53

En octobre dernier, à l’issue d’une campagne d’essais réalisée sur le site de DGA Essais de missiles [DGA EM] de Biscarrosse, l’Otan a validé le « dôme tactique de protection » contre les drones, développé par l’entreprise française Alta Ares, créée en 2024. Dans le détail, il s’agit d’un système de défense multicouche, reposant sur l’algorithme d’intelligence...

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Categories: Défense, PECO

Open d'Australie 2026 : principaux points à retenir et signaux pour la saison

24 Heures au Bénin - Wed, 11/02/2026 - 16:40

Que nous a révélé le premier tournoi du Grand Chelem de l'année ? AfroPari analyse l'influence de l'Open d'Australie sur la saison de tennis.

L'Open d'Australie 2026 (114e édition de l'histoire) a, dès ses premiers jours, bouleversé la hiérarchie habituelle. Malgré un tableau classique, le tournoi a rapidement éliminé plusieurs favoris : les champions de 2025, Madison Keys et Jannik Sinner, n'ont pas réussi à se hisser en finale. Premier signal : la saison 2026 ne devrait pas se reposer sur les performances passées.

La magie des chiffres et les records de l'OA 2026

Dès ses premiers jours, le tournoi a remis en question la gradation habituelle, tout en enregistrant plusieurs performances historiques.

  • Centurion : En battant Pedro Martinez au premier tour, Novak Djokovic a décroché sa 100e victoire à Melbourne. Il est devenu le seul joueur de l'histoire à remporter plus de 100 matchs dans trois tournois du Grand Chelem différents (Open d'Australie, Roland-Garros et Wimbledon).
  • Confrontation marathonienne : la demi-finale entre Alcaraz et Zverev, d'une durée de 5 heures et 27 minutes, est devenue la demi-finale la plus longue de l'histoire de la compétition et la troisième du classement des matchs les plus longs de l'Open d'Australie.
  • Jeunesse éternelle : à 38 ans, Djokovic a établi un record à l'Open d'Australie en devenant le finaliste le plus âgé de l'histoire du tournoi. Cette finale est devenue sa 38e dans le cadre du Grand Chelem, un record absolu.
    L'Open d'Australie 2026 restera gravé dans les mémoires non seulement pour ses records, mais aussi pour les histoires personnelles qui ont largement influencé le déroulement du championnat.

Blessure de Lorenzo Musetti

L'Italien était sur le point de déjouer tous les pronostics, dominant Djokovic en quarts de finale (6-4, 6-3). Cependant, alors que le score était de 1-3 dans le troisième set, il s'est blessé gravement à la cuisse. La tête de série n°5 a quitté le court en larmes, et sa sortie, alors qu'il était en position de l'emporter en sa faveur, a constitué le principal drame du tableau masculin.

Adieux de Stan Wawrinka

Le triple champion des tournois du Grand Chelem a terminé son chapitre australien sur le même court où il s'était offert son premier titre en 2014. À 40 ans, Stan a prouvé que son revers était toujours redoutable, devenant ainsi le joueur le plus âgé à se retrouver en huitièmes de finale depuis des décennies. Le stade a offert une ovation debout à la légende.

Les finales inattendues

Chez les dames, les experts misaient sur le duo Sabalenka-Swiatek. Elena Rybakina, qui figurait seulement en cinquième position parmi les vainqueuses possibles, n'était pas considérée comme une véritable prétendante au sacre. Après une longue crise et une séquence de forfaits en 2024, beaucoup se sont empressés de l'enterrer. Pourtant, son triomphe au Finals-2025 a prouvé qu'Elena n'était pas seulement revenue, mais plus forte que jamais.
En finale face à Aryna Sabalenka, les chances de Rybakina étaient estimées à seulement 45 %. Dans le troisième jeu, menée 0-3, elle a réussi à renverser la vapeur en s'adjugeant deux services consécutifs et en concluant ainsi la partie sur une bonne note (6-4, 4-6, 6-4). Ce triomphe à Melbourne a démontré qu'Elena avait surmonté une série d'échecs et s'était imposée comme la joueuse la plus redoutable du circuit.
En finale messieurs, nous avons assisté à un affrontement générationnel des plus contrastés : seize ans séparaient Alcaraz (22 ans) de Djokovic (38 ans). Auteur d'un début fulgurant et prometteur (6-2), Novak s'est fait chiper sans gloire les trois sets suivants. Ce succès a permis à l'Espagnol de devenir le plus jeune joueur de tennis de l'ère Open à avoir soulevé des titres dans les quatre tournois du Grand Chelem (un « Grand Chelem » sur trois surfaces).

Leçons clés de l'Open d'Australie 2026

L'Open d'Australie 2026 a non seulement lancé la saison, mais a également instauré une nouvelle hiérarchie. Sur le circuit masculin, deux puissances se sont imposées : Carlos Alcaraz et Jannik Sinner sont désormais objectivement hors concurrence.
Le tournoi de Melbourne a scellé la fin de l'ère des échanges longues et ternes : sous la chaleur, ceux qui ont pris l'initiative ont immédiatement tiré leur épingle du jeu. Miser sur un service puissant et une première frappe agressive est devenu la clé de la domination, permettant de dicter le rythme et de conserver son énergie pour les moments décisifs.
Lors des prochains tournois du Grand Chelem, Alcaraz et Sinner occuperont des positions différentes dans le tableau, ce qui rend leur confrontation en finale inévitable. Novak Djokovic reste une force redoutable, mais son plafond est désormais la finale, et non un 25e titre. L'objectif principal du Serbe est de s'imposer à New York afin de devenir le premier joueur de l'histoire à remporter le « Golden Hundred » dans les quatre tournois du Grand Chelem.
Chez les dames, l'ère de la domination d'une seule star est révolue. Bien qu'Aryna Sabalenka conserve la première place, sa vulnérabilité en finale face aux outsiders est devenue flagrante. Dans un contexte de déclin d'Iga Swiatek, Elena Rybakina est la grande révélation de la saison : sa série de victoires au Finals 2025 et à Melbourne fait d'elle la favorite de tous les tournois. Cependant, l'imprévisibilité du circuit WTA demeure : à Wimbledon, les principales rivales restent sans aucun doute Gauff, Pegula ou Anisimova.
L'insight du betting décisif durant ce tournoi résidait dans la « force mentale » des nouveaux champions. Les performances d'Alcaraz en finale contre Djokovic et de Rybakina dans le set décisif face à Sabalenka ont démontré qu'aujourd'hui, les titres ne se gagnent pas par l'absence d'erreurs, mais par la capacité à se ressaisir instantanément après un échec. La capacité à renverser le cours du match face à des légendes vivantes est le facteur qui a finalement scellé le passage entre les générations.
L'Open d'Australie appartient désormais au passé, mais les batailles sur terre battue à Paris, sur gazon à Londres et sur surface dure à l'US Open restent à venir. Suis le tennis mondial et optimise tes paris grâce aux analyses d'AfroPari !

Commission confirms tobacco law evaluation due in first half of 2026

Euractiv.com - Wed, 11/02/2026 - 16:38
Brussels clarifies timeline amid rumours of imminent release
Categories: European Union, France

Thierry Breton s’adressera aux eurodéputés au sujet des tensions transatlantiques sur le numérique

Euractiv.fr - Wed, 11/02/2026 - 16:34

L’ancien commissaire européen Thierry Breton doit être entendu le 25 février par la commission du Marché intérieur (IMCO) du Parlement européen afin d’évoquer les sanctions américaines en matière de visa dont il fait l’objet, ont indiqué trois sources à Euractiv.

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Madagascar fait face à un nombre grandissant de cas de Mpox

France24 / Afrique - Wed, 11/02/2026 - 16:29
Madagascar fait désormais partie des 93 pays dans le monde touchés par le Mpox, une maladie contagieuse. Sur la Grande Île, le bilan s'alourdit rapidement : 245 cas ont été officiellement recensés depuis l'apparition du virus en décembre dernier. Le Mpox vient bouleverser un système de santé déjà fragile. Reportage de Gaëlle Borgia et Aurélie Kouman.
Categories: Afrique, Défense

La Perpétuation des Régimes Autoritaires : mécanismes de maintien au pouvoir et stratégies de manipulation

Togo Actualités - Wed, 11/02/2026 - 16:28

Analyse du cas togolais

Qui sème la tyrannie par le fer périra sous le glaive de l’histoire ; car, la démesure du pouvoir absolu contient en son sein les germes de sa propre déchéance. La question de la longévité des régimes autoritaires constitue l’un des paradoxes les plus saillants de la science politique contemporaine. Alors que la troisième vague de démocratisation, théorisée par Samuel Huntington, semblait augurer d’une inexorable marche vers la gouvernance démocratique, force est de constater la résilience remarquable de certains régimes dictatoriaux, particulièrement sur le continent africain. Cette pérennité ne saurait s’expliquer uniquement par la coercition ; elle procède d’un arsenal sophistiqué de mécanismes institutionnels, discursifs et stratégiques visant à neutraliser tant les oppositions internes que les pressions internationales.

Le Togo offre un cas d’étude paradigmatique de cette dynamique. Depuis l’accession à l’indépendance en 1960, le pays n’a connu que deux lignées familiales au pouvoir : Sylvanus Olympio jusqu’en 1963, puis la dynastie Gnassingbé, qui règne sans discontinuité depuis le coup d’État de 1967. Faure Gnassingbé, héritier de cette dynastie, perpétue depuis 2005 un régime qui conjugue autoritarisme et façade démocratique, incarnant ce que les politologues qualifient d’« autoritarisme compétitif » ou d’« autocratie électorale ». Cette contribution se propose d’analyser, dans une perspective pluridisciplinaire, les ressorts psychologiques, politiques et stratégiques qui sous-tendent la rétention du pouvoir par les dictateurs, avant d’examiner spécifiquement les techniques de manipulation déployées par le régime togolais.

I. Les fondements psycho-politiques de la perpétuation dictatoriale A. La dialectique sécuritaire : entre paranoïa institutionnalisée et menace réelle



L’exercice prolongé du pouvoir autoritaire génère ce que l’on pourrait qualifier de « piège sécuritaire existentiel ». Le dictateur, ayant accumulé au fil des années un passif considérable en termes de violations des droits humains, de répression politique et de captation des ressources nationales, se trouve confronté à une équation redoutable : toute perte de pouvoir constitue potentiellement une condamnation à mort, tant au sens littéral qu’au sens de l’héritage historique. Cette réalité n’est nullement fantasmagorique ; l’histoire récente regorge d’exemples de dirigeants déchus confrontés à des poursuites judiciaires, à l’exil forcé, voire à des exécutions sommaires.
Cette conscience du risque engendre une dynamique d’auto-renforcement : plus le régime perdure, plus le coût anticipé d’une alternance s’accroît, justifiant aux yeux du dirigeant un durcissement préventif. S’instaure ainsi un cercle vicieux où la répression alimente la menace, laquelle légitime à son tour une répression accrue. Les exemples de Mouammar Kadhafi en Libye ou de Moussa Dadis Camara en Guinée illustrent tragiquement les conséquences ultimes de cette logique : l’impossibilité de négocier une sortie honorable du pouvoir transforme le maintien autoritaire en lutte existentielle.

B. L’économie politique de la prédation et ses effets verrouillants


Au-delà des considérations sécuritaires personnelles, la perpétuation dictatoriale s’inscrit dans une logique de prédation systémique. Les régimes autoritaires africains, loin de constituer des anomalies dysfonctionnelles, opèrent selon une rationalité économique spécifique, théorisée par Jean-François Bayart sous l’appellation de « politique du ventre ». Le pouvoir n’y est pas simplement un instrument de gouvernance, mais une ressource économique fondamentale, permettant l’accès privilégié aux rentes extractives (minières, pétrolières, douanières) et la distribution clientéliste des prébendes.
Cette configuration engendre une dépendance mutuelle entre le dirigeant et son réseau de soutien. Les élites cooptées – militaires, administratives, économiques – bénéficient du système de patronage et craignent, elles aussi, les conséquences d’une alternance politique qui remettrait en cause leurs privilèges. Se constitue ainsi un « bloc de pouvoir kleptocratique », pour reprendre la terminologie de Patrick Chabal et Jean-Pascal Daloz, dont la cohésion repose non sur un projet idéologique, mais sur la mutualisation des intérêts matériels. L’abandon volontaire du pouvoir signifierait pour l’ensemble de ce réseau la perte d’accès aux ressources et, potentiellement, l’exposition à des poursuites pour corruption ou détournement de fonds publics.

C. La dimension identitaire et la construction du leadership charismatique



Il convient également d’interroger la dimension psychologique individuelle, souvent négligée par les analyses structuralistes. Nombre de dirigeants autoritaires ont internalisé une conception messianique de leur rôle historique, se percevant comme les seuls garants de la stabilité nationale, voire de l’existence même de l’État. Cette autoreprésentation, constamment réaffirmée par la propagande d’État et l’absence de contestation publique légitime, finit par acquérir une force performative : le dictateur en vient sincèrement à croire à son indispensabilité.
Cette construction identitaire s’accompagne fréquemment d’une fusion entre l’homme et l’institution, entre le leader et la nation. Renoncer au pouvoir équivaudrait alors à une forme de mutilation ontologique, à l’abandon d’une mission transcendante. Les discours des autocrates africains regorgent de références à leur « responsabilité historique », à leur « devoir envers le peuple », rhétorique qui, au-delà de sa fonction de légitimation externe, structure également leur univers cognitif interne.

II. Le régime togolais : anatomie d’une perpétuation dynastique A. Genèse et consolidation de l’hégémonie Gnassingbé


L’histoire politique togolaise depuis 1963 illustre de manière exemplaire les mécanismes de perpétuation autoritaire. Le coup d’État du 13 janvier 1967, qui porta Gnassingbé Eyadéma au pouvoir, inaugura une ère de monopolisation politique sans précédent. Durant trente-huit années, Eyadéma bâtit un système de domination totale, s’appuyant sur trois piliers : un parti unique (le Rassemblement du Peuple Togolais), une armée ethnicisée favorisant les Kabyè du Nord, et un appareil sécuritaire omniprésent.
Le décès d’Eyadéma en 2005 aurait pu constituer une opportunité de transition démocratique. Au contraire, il donna lieu à un coup d’État constitutionnel minutieusement orchestré. L’armée installa immédiatement Faure Gnassingbé, fils du défunt, violant ouvertement la Constitution qui prévoyait la dévolution temporaire du pouvoir au président de l’Assemblée nationale. Face à la pression internationale, particulièrement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le régime consentit à organiser une élection présidentielle anticipée en avril 2005. Toutefois, ce scrutin, entaché d’irrégularités massives et de violences post-électorales ayant fait plusieurs centaines de morts, consacra la victoire de Faure Gnassingbé et la transmission dynastique du pouvoir.

B. L’architecture de la manipulation interne : neutralisation de l’opposition


Le régime togolais a perfectionné un ensemble de techniques visant à désamorcer toute contestation crédible. La stratégie de cooptation sélective constitue l’un de ses instruments privilégiés. Le pouvoir identifie systématiquement les figures émergentes de l’opposition et leur propose des positions gouvernementales ou parlementaires, fragmentant ainsi la cohésion du front anti-régime. Cette tactique s’est révélée particulièrement efficace lors des recompositions politiques des années 2010, où plusieurs leaders historiques de l’opposition ont rejoint la majorité présidentielle.

Parallèlement, le régime instrumentalise l’appareil judiciaire pour criminaliser la dissidence politique. Les accusations de « trouble à l’ordre public », d’« atteinte à la sûreté de l’État » ou d’« incitation à la violence » sont systématiquement brandies contre les opposants les plus virulents, permettant leur incarcération préventive ou leur exil forcé. Les ONG de défense des droits humains documentent régulièrement ces pratiques répressives, soulignant l’absence d’indépendance du pouvoir judiciaire.

Le contrôle de l’espace médiatique représente une troisième dimension cruciale de cette stratégie de neutralisation. Si le Togo compte formellement une presse pluraliste, les médias indépendants sont soumis à une intimidation constante : suspensions administratives arbitraires, poursuites judiciaires contre les journalistes critiques, menaces physiques. Les médias publics, eux, fonctionnent comme des organes de propagande gouvernementale, assurant une visibilité quasi-exclusive au parti au pouvoir. Cette asymétrie informative favorise la construction d’une opinion publique favorable au régime, particulièrement dans les zones rurales où l’accès aux sources alternatives d’information demeure limité.

C. La manipulation du cadre institutionnel : l’« ingénierie constitutionnelle »


L’une des manifestations les plus emblématiques de la volonté de perpétuation du régime togolais réside dans sa capacité à remodeler le cadre constitutionnel en fonction de ses besoins politiques. En 2002, sous Gnassingbé Eyadéma, une réforme constitutionnelle supprima la limitation du nombre de mandats présidentiels, permettant au dirigeant vieillissant de briguer indéfiniment sa réélection. Cette modification, adoptée par un parlement aux ordres, illustre ce que Tom Ginsburg et Alberto Simpser qualifient d’« autoritarisme constitutionnel » : l’utilisation des procédures formellement démocratiques pour verrouiller le système politique.
Plus récemment, en mai 2024, le régime de Faure Gnassingbé entreprit une nouvelle réforme constitutionnelle visant à instaurer un système parlementaire. Cette modification, présentée comme une avancée démocratique, dissimulait en réalité un objectif de contournement de la limitation des mandats : en transformant le régime présidentiel en régime parlementaire, elle ouvrait la voie à une reconversion de Faure Gnassingbé en Premier ministre ou président du Conseil, lui permettant de conserver le pouvoir effectif au-delà de la limite formelle des mandats présidentiels. Face à la mobilisation populaire et aux pressions internationales, cette réforme fut temporairement suspendue, mais elle révèle la créativité institutionnelle du régime dans sa quête de pérennité.

III. Les stratégies de manipulation de la communauté internationale



A. Le « théâtre démocratique » : simulacre électoral et mise en scène de la pluralité

Le régime togolais a parfaitement assimilé les codes de la respectabilité démocratique internationale. Depuis la fin de la Guerre froide et l’émergence du paradigme de la « bonne gouvernance » comme conditionnalité de l’aide au développement, les régimes autoritaires africains ont dû adapter leurs stratégies de légitimation. L’organisation d’élections régulières, même truquées, est devenue un impératif de façade permettant de maintenir les flux d’aide internationale et d’éviter l’isolement diplomatique.
Le Togo organise ainsi, depuis 1993, des élections présidentielles et législatives pluralistes en apparence. Toutefois, ces scrutins sont systématiquement entachés d’irrégularités substantielles : révision électorale partiale favorisant le parti au pouvoir, opacité du processus de dépouillement, mobilisation de l’administration territoriale au service du candidat officiel, intimidation des électeurs dans les fiefs de l’opposition. Les missions d’observation électorale internationales, bien que relevant ces dysfonctionnements, tendent à adopter une posture diplomatique, évitant de récuser totalement la légitimité des scrutins pour ne pas déstabiliser le pays.
Cette complaisance relative s’explique par plusieurs facteurs. D’une part, les bailleurs de fonds et les organisations régionales privilégient la stabilité politique à la rupture démocratique, craignant qu’une déstabilisation du Togo n’engendre un chaos régional. D’autre part, le régime togolais a su se positionner comme un partenaire sécuritaire fiable dans la lutte contre le djihadisme sahélien, dimension qui, dans le contexte géopolitique actuel, lui confère un capital de légitimité auprès des puissances occidentales, particulièrement la France et les États-Unis.

B. La diplomatie économique et l’instrumentalisation de la dépendance

Le régime togolais déploie également une stratégie sophistiquée d’insertion dans les réseaux économiques internationaux visant à créer des interdépendances qui découragent les sanctions. Le port autonome de Lomé constitue un hub logistique majeur pour les pays enclavés du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger), générant des revenus substantiels et conférant au Togo une importance stratégique régionale. Toute déstabilisation politique du pays aurait des répercussions économiques sur l’ensemble de la sous-région, argument régulièrement mobilisé pour dissuader les interventions extérieures.
Par ailleurs, le régime cultive une image de « bon élève » des institutions financières internationales, mettant en œuvre avec zèle les programmes d’ajustement structurel et les réformes néolibérales prescrites par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. Cette docilité économique lui vaut les éloges des bailleurs de fonds, créant un contraste cognitif avec les critiques relatives à la gouvernance politique. Les organisations financières internationales, focalisées sur les indicateurs macroéconomiques et les réformes sectorielles, tendent à minimiser les défaillances démocratiques tant que la « discipline budgétaire » est respectée.

C. La rhétorique de la souveraineté et le détournement des principes panafricains



Face aux critiques internationales, le régime togolais mobilise habilement le registre de la souveraineté nationale et de la non-ingérence, principes fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine (devenue Union Africaine). Toute pression extérieure en faveur de réformes démocratiques est dénoncée comme une forme de « néocolonialisme », une tentative de déstabilisation orchestrée par des puissances étrangères désireuses de maintenir l’Afrique dans un état de tutelle perpétuelle.
Cette rhétorique trouve un écho favorable au sein de certains segments de l’opinion publique africaine et internationale, encore marqués par l’héritage colonial et soucieux de préserver l’autodétermination des peuples africains. Le régime instrumentalise ainsi les sentiments panafricanistes et anti-impérialistes pour délégitimer ses critiques, présentant l’opposition interne comme des « agents de l’étranger » et les ONG de défense des droits humains comme des « relais de l’Occident ».
Simultanément, le pouvoir togolais cultive des relations privilégiées avec d’autres régimes autoritaires, participant activement aux instances régionales et continentales où prévaut une solidarité tacite entre dirigeants partageant des pratiques gouvernementales similaires. L’Union Africaine, malgré ses déclarations de principe en faveur de la démocratie et de la gouvernance, peine à sanctionner efficacement ses membres contrevenants, tant les régimes non-démocratiques y demeurent majoritaires et solidaires.

Notons

L’analyse de la perpétuation dictatoriale, illustrée par le cas togolais, révèle un phénomène multidimensionnel irréductible à une explication monocausale. Si les ressorts psychologiques individuels – la peur des représailles, l’hubris du pouvoir, la conviction messianique – jouent indéniablement un rôle, ils s’inscrivent dans des structures politico-économiques qui rendent l’abandon volontaire du pouvoir objectivement périlleux pour le dirigeant et son entourage. La logique prédatrice de l’État patrimonial africain engendre des réseaux de dépendance mutuelle où la chute du régime menacerait l’ensemble de l’édifice clientéliste.

Le cas togolais illustre avec une acuité particulière la sophistication des stratégies de maintien au pouvoir à l’ère de la « démocratie globale ». Loin de constituer une simple dictature archaïque reposant sur la seule violence, le régime Gnassingbé déploie un autoritarisme « modernisé », conjuguant répression sélective, manipulation institutionnelle, cooptation de l’opposition et mise en scène démocratique. Cette capacité d’adaptation aux exigences formelles de la communauté internationale, sans concession substantielle sur le monopole du pouvoir, caractérise ce que les analystes nomment « l’autoritarisme hybride » ou « l’autocratie électorale ».
La manipulation de la communauté internationale, quant à elle, révèle les limites du paradigme de la conditionnalité démocratique. Les régimes autoritaires ont appris à naviguer dans l’espace des contraintes internationales, maximisant les bénéfices de la respectabilité formelle (aide au développement, légitimité diplomatique) tout en minimisant les coûts de la démocratisation substantielle. Cette stratégie n’est possible que grâce à une certaine complaisance, voire complicité tacite, des acteurs internationaux, qui privilégient souvent la stabilité à court terme et les intérêts géostratégiques ou économiques aux principes démocratiques proclamés.
L’avenir du Togo, comme celui de nombreux régimes autoritaires africains, dépendra ultimement de la capacité des forces démocratiques internes à s’organiser, à résister à la cooptation et à la répression, et à mobiliser efficacement tant l’opinion publique nationale qu’internationale. L’histoire récente du continent, des « printemps arabes » aux transitions démocratiques en Tunisie ou au Bénin, démontre que le changement demeure possible, mais qu’il requiert une conjonction exceptionnelle de facteurs : unité de l’opposition, lassitude populaire, fragilisation du régime et pression internationale cohérente. Tant que ces conditions ne seront pas réunies, les mécanismes de perpétuation autoritaire continueront de prévaloir, perpétuant un système où le pouvoir, loin d’être un mandat temporaire au service du bien commun, demeure une propriété dynastique âprement défendue. Le despote qui s’élève par la terreur ne connaît d’autre chute que celle qu’il a lui-même façonnée car tout tyran qui édifie son trône sur les ruines finit toujours enseveli sous celles-ci.

Par : Ben Djagba
Salt Lake City, Utah || 10 février, 2026

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Categories: Afrique

Nigeria : Épuisés pas la violence, ils négocient avec les bandits

France24 / Afrique - Wed, 11/02/2026 - 16:28
Au Nigeria des villageois s'organisent pour ramener la paix dans leur localité. Certains d'entre eux se sont mobilisés pour faire accepter une trêve aux groupes armés locaux… une trêve qui n'a pas tenu longtemps. Récit de Laurent Berstecher.
Categories: Afrique

RDC : la Monusco souhaite des "garanties de sécurité" du M23 avant un déploiement à Uvira

France24 / Afrique - Wed, 11/02/2026 - 16:26
L'ONU souhaite obtenir des "garanties de sécurité" des parties au conflit dans l'est de la RDC, afin d'utiliser l'aéroport de Goma pour le déploiement d'une mission de surveillance en vue d'un cessez-le-feu, a déclaré le secrétaire général adjoint de l'ONU à Kinshasa mardi. Précisions d'Aurélie Bazzara-Kibangula, correspondante de France 24 en RD Congo.
Categories: Afrique, Défense

Ha „cigányútra” fut a szó

Kolozsvári Rádió (Románia/Erdély) - Wed, 11/02/2026 - 16:26

Lehet-e következménye két szerencsétlen mondatnak egy közép-európai országban, amely következmények dolgában sajátosnak mondható? Van-e értelme tartalékról beszélni, és azt megfejelni még, ha ez alatt elvileg a többséggel egyenló jogokkal rendelkező állampolgárok egész közösségét éri sértés? És miért csorbul a demokratikus játék, ha a magyarországi kampánydiskurzus miatt többen is eltántorodnak az urnáktól? Kadét Ernővel, a Roma […]

Articolul Ha „cigányútra” fut a szó apare prima dată în Kolozsvári Rádió Románia.

Poland weighs EU court action against Hungary over ex-minister’s arrest warrant

Euractiv.com - Wed, 11/02/2026 - 16:25
Ziobro was granted political asylum by Viktor Orbán’s government in January
Categories: European Union, France

De nombreux tirs retentissent dans la capitale guinéenne, Conakry

France24 / Afrique - Wed, 11/02/2026 - 16:22
En Guinée, de nombreux tirs ont retenti ce mardi au centre-ville de la capitale, Conakry. La situation a provoqué une vive panique au sein de la population. Selon plusieurs témoins, ces tirs provenaient de l’enceinte de la prison centrale du pays. Précisions de Malick Diakité, correspondant de France 24 en Guinée.
Categories: Afrique

Les Kurdes de Turquie entre espoir, doute et désillusion

RFI (Europe) - Wed, 11/02/2026 - 16:20
L'accord conclu début février 2026 en Syrie entre le gouvernement et les FDS, Forces Démocratiques Syriennes, a été scruté de près par la communauté kurde turque, alors qu'un processus de paix a débuté en 2024 entre le gouvernement d'Ankara et le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan.
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