Ils étaient nombreux au Théâtre du Luxembourg, à Meaux, à se réjouir du dialogue interreligieux. Même si quelques voix discordantes s’interrogeaient sur le calendrier, à trois mois des municipales. « Cela n’a strictement rien à voir avec les élections qui arrivent. Nous fêtons cette année le 120e anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 sur la laïcité », se défend Jean-François Copé, le maire (LR) de la première ville de Seine-et-Marne (plus de 56 000 habitants).
Mercredi 17 décembre au soir, l’enceinte culturelle accueillait les premières « Rencontres des religions et de la laïcité », organisées par le Comité interreligieux de Meaux, créé en début d’année. Un événement destiné à réunir les représentants des principaux cultes implantés à Meaux, autour de stands pédagogiques.
Il est de ces jours où le besoin de vacances se fait ressentir, même à l’Assemblée nationale. Moins d’une heure avant de se pencher sur le projet de loi spéciale sur le budget — adopté définitivement par les deux chambres — Marine Le Pen a profité, ce mardi 23 décembre, d’une séance de questions au gouvernement pour réclamer une trêve : « Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues et chers collaborateurs de notre institution, je vous souhaite à tous… un très joyeux Noël ! » Avant d’enjoindre à ses interlocuteurs de profiter de la trêve des confiseurs, pour faire « une pause dans le combat politique ».
Nul ne sait si le souhait sera exaucé, tant le calendrier se resserre pour que Sébastien Lecornu puisse adopter un budget au début de l’année 2026. Mais dans ces périodes de tumultes parlementaires, le message a suffi à ce que le Premier ministre retrouve le sourire, avant, à son tour, de faire preuve de malice à l’égard de la présidente des députés RN : « Je me demande où est-ce que vous trouvez toute cette énergie ! (en référence au passage moqué de Jordan Bardella dans l’émission « Quelle époque » sur France 2) ». Un moment hors du temps… et bien loin de la réalité d’un hémicycle assommé par les débats.
La loi spéciale adoptée à l’unanimité. Ce mardi, les deux chambres du parlement ont voté en faveur de ce texte, qui permet de continuer à financer provisoirement l’État, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026. Le projet de loi avait été déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs.
La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.
L’Assemblée nationale, sans majorité, est fracturée depuis la dissolution de 2024. Déjà, l’an dernier, l’exécutif avait recouru à une loi spéciale après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.
« Prendre le temps de bâtir un bon budget » n’est « pas une faiblesse », a déclaré Sébastien Lecornu ce mardi soir lors d’une allocution solennelle depuis le perron de Matignon. « Il faut donc un budget en janvier et notre déficit doit être réduit à moins de 5 % du PIB en 2026. Je reste persuadé que cela est possible, si les calculs politiques sont mis de côté, le parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi », a poursuivi le Premier ministre.
Sébastien Lecornu a énuméré cinq thèmes sur lesquels il entend rechercher un accord avec les différents groupes politiques : agriculture, collectivités locales, logement, outre-mer et « avenir et jeunesse ».
Profondes divergencesLe dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste (PS) a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.
Mais les profondes divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. Un « léger décalage horaire » entre les deux chambres, a imagé Sébastien Lecornu ce mardi devant l’Assemblée nationale. Un propos mal pris par certains sénateurs.
Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.
Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée nationale dès le 5 ou 6 janvier, mais selon l’entourage du président de la Commission des Finances, Éric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 8 ou le 9, avant le débat dans l’hémicycle à partir du 13.
La surtaxe sur les grandes entreprises remise sur la tableSébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis.
« Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3 % de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5 %, ça veut dire neuf milliards d’écart » sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé ce mardi le ministre des Relations avec le parlement, Laurent Panifous.
Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des autoentrepreneurs, rejetée par les deux chambres.
Sorte de « rustine » législative, la loi spéciale a un coût qui va encore un peu plus plomber le budget. Amélie de Montchalin, la ministre de l’Action et des Comptes publics, estimait en juin qu’elle reviendrait à « 12 milliards d’euros, minimum ». Une « fourchette basse », selon son entourage, interrogé fin novembre.
Sébastien Lecornu poussé à recourir au 49.3 ?Si le parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure.
Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central, qui lui demandent de revenir sur son engagement. Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes.
Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes.
« Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3 », a répété la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, à l’issue du vote des députés. « Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis ». Un vœu pieux ?
Les élections municipales de mars prochain attisent les tensions politiques à Nîmes. Sophie Roulle, ancienne adjointe à la culture de la ville gardoise, a annoncé ce mardi sur Facebook qu’elle déposait une plainte pour « injure calomnieuse à caractère sexiste ».
« Suite à la publication nauséabonde et misogyne diffusée ce matin, j’ai décidé, avec mon avocat, de déposer plainte pour injure calomnieuse à caractère sexiste », a indiqué celle qui avait été évincée de la majorité municipale, en mars dernier, après son ralliement à Julien Plantier, candidat aux municipales pour la liste Nîmes Avenir.
Dans un montage photo diffusé sur les réseaux sociaux, Sophie Roulle apparaît grimée en « bonne de Julien Plantier ». Désormais supprimé, ce post apparaissait en commentaire d’une publication du média local Objectif Gard.
« Je n’ai évidemment rien contre les bonnes, elles ont très certainement plus d’éthique et de dignité que certains qui se croient autorisés à salir les femmes par leurs propos ! », précise Sophie Roulle, estimant que « le débat démocratique mérite mieux que l’injure, le sexisme et l’anonymat ».
« Celles et ceux qui se livrent à ce type d’attaques pensent sans doute pouvoir me décourager dans mon engagement politique. Ils se trompent lourdement. Bien au contraire, ces méthodes indignes ne font que renforcer ma détermination à agir au service de l’intérêt général et des valeurs républicaines », écrit encore Sophie Roulle.
L’ancienne élue demande aux responsables politiques locaux de « tenir leurs troupes », afin de « garantir un débat public respectueux et à la hauteur des enjeux ».
Il est le cinquième à entrer dans la course. Dans un communiqué diffusé lundi 22 décembre et consulté par Le Parisien, le conseiller municipal Horizons Philippe Klein a officiellement annoncé sa candidature à la mairie d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), en vue des élections municipales de 2026.
Dans les urnes, Philippe Klein sera face à la maire sortante Sophie Joassins (UDI), Jean-Louis Geiger (RN), Marc Pena (PS) et Julie Boronad (LFI).
Référent local du parti Horizons, Philippe Klein était jusqu’à présent le chef de file du groupe d’opposition « Aix Autrement » au conseil municipal. En février 2025, il s’est affranchi de l’élue Renaissance Anne Laurence Petel, dont il avait pourtant été le bras droit durant la campagne municipale de 2020, pour fonder ce groupe.
« Un cap exigeant et équilibré »Cet avocat de profession dit vouloir « proposer un cap exigeant et équilibré pour Aix-en-Provence, conciliant qualité de vie, attractivité économique, transition écologique et cohésion entre les générations ».
Pour y parvenir, Philippe Klein veut notamment faire de la sécurité « une priorité municipale », avec une « présence renforcée (des forces de l’ordre) sur le terrain » et une « tolérance zéro » face aux « troubles du quotidien ».
Le candidat investi par le parti d’Édouard Philippe promet également « rigueur et transparence dans la gestion des finances locales », « sans augmentation des impôts locaux, voire en les baissant ».
Sur le plan environnemental, enfin, il entend faire d’Aix-en-Provence « la ville la plus avancée en matière de lutte contre le réchauffement climatique », notamment en mettant fin à « l’ère de la bétonnisation incontrôlée ».
Le maire (sans étiquette) de Chessy reste campé sur ses positions. Olivier Bourjot, qui refuse de célébrer un mariage entre une Finlandaise et un Algérien en situation irrégulière, n’a pas respecté une décision du tribunal judiciaire de Meaux, prise en référé.
C’est ce qu’a constaté un huissier de justice ce mardi 23 décembre, en se rendant à la mairie de Chessy. « Les bans n’ont pas été publiés. Dans les jours qui viennent, je vais demander à cet huissier de signifier une sommation à la mairie. Et si rien ne bouge, je saisirai un juge de l’exécution du tribunal judiciaire, pour qu’il prononce une astreinte financière », indique Me Elsa Hug, l’avocate des fiancés.
Les bans annonçant l’union de cette femme de 49 ans et de cet homme de 39 ans, qui habitent la commune de Chessy, auraient dû être publiés vendredi dernier maximum. Et ce, conformément au délibéré du tribunal judiciaire de Meaux en date du 10 décembre, que les fiancés avaient saisi en référé.
Le maire ne fait pas de commentaireOpposés depuis des mois à ce mariage, qu’ils estiment arrangés, le maire de la commune et ses sept adjoints ont démissionné de leurs fonctions le samedi 13 décembre. Sauf que, deux jours plus tard, la préfecture de Seine-et-Marne a refusé leurs démissions. Et ce, dans le but « de prévenir toute perturbation éventuelle du fonctionnement de la commune » et de « préserver la continuité de la vie communale, particulièrement à l’approche des prochaines élections municipales. »
La préfecture avait également expliqué que « la célébration éventuelle de ce mariage est sans incidence sur la situation administrative de l’intéressé : elle ne confère aucun droit au séjour et ne fait pas obstacle à l’exécution d’une mesure d’éloignement, y compris vers l’Algérie, dès lors que les autorités consulaires délivreraient un laissez-passer ».
En février 2022, le fiancé - sans-papiers - avait fait l’objet d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français). Une mesure qui n’est aujourd’hui plus valide. Joint ce mardi, Olivier Bourjot ne souhaite pas faire de commentaire.
Il avait été discrètement adopté, mais restera lettre morte. Dans la loi spéciale adoptée ce mardi matin en commission des Finances de l’Assemblée nationale, le président de l’instance Éric Coquerel (LFI) a fait voter un amendement visant à indexer sur l’inflation − soit à hauteur de 1 % − les tranches du barème de l’impôt sur le revenu. Pourtant la mesure ne figurera pas dans le texte final - que l’Assemblée nationale et le Sénat devraient adopter à l’unanimité dans l’après-midi.
En effet, selon nos informations, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a décidé dans la foulée - comme elle l’avait fait l’an passé - de déclarer irrecevable l’amendement, comme 14 des 19 autres déposés dans la matinée. Arguant, précise l’entourage de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, que « la loi spéciale ne permet que d’assurer la continuité de l’État » grâce à trois articles (visant à percevoir les impôts existants, à payer les fonctionnaires et emprunter sur les marchés).
Une décision du Conseil d’ÉtatPour prendre sa décision, Yaël Braun Pivet s’en est remise à une décision du Conseil d’État datée de l’an dernier. Saisie en décembre 2024 après le vote d’une série d’amendements similaires − visant à indexer sur l’impôt le barème de l’impôt sur le revenu − la plus haute juridiction administrative avait en effet considéré que ceux-ci n’avaient pas vocation à figurer dans une loi spéciale. Cette mesure constitue effectivement une modification « affectant les règles de détermination des impôts existants ».
Le bureau de l’Assemblée avait alors déclaré irrecevable l’amendement, ce que Yaël Braun-Pivet a de nouveau fait « immédiatement » cette année, conformément à la « stricte application du droit », détaillent ses proches. Et ce quelques heures avant l’examen de l’ensemble du texte dans l’hémicycle.
Dans l’entourage de cette dernière, on raconte que l’insoumis Éric Coquerel « se doutait que tout ça n’aurait pas de finalité », mais que la manœuvre, à leurs yeux, servait davantage à « débusquer les députés qui voteraient pour ou contre » la mesure. Plusieurs membres de la commission des Finances, parmi lesquels le rapporteur général (LR) du budget Philippe Juvin, s’y sont ainsi opposés par un vote à main levé. « L’indexation sur l’inflation du barème de l’impôt sur le revenu n’est pas au nombre des dispositions ayant leur place en loi spéciale », a-t-il rappelé.
Il faudra donc attendre le vote d’un budget en 2026 pour acter cette réindexation, ce qui ne devrait pas impacter les contribuables.
Ils avaient créé la surprise aux municipales de 2020 en prenant la métropole et l’hôtel de ville. Bruno Bernard, président du Grand Lyon, et Grégory Doucet, maire de la ville, briguent un second mandat. Végétalisation, voies cyclables, zone à trafic limité en Presqu’île, les Verts ont fait beaucoup dans la ville préfecture du Rhône.
Mais ils n’ont pas été épargnés par les critiques, et la partie est loin d’être gagnée pour obtenir un second mandat. Le maire écologiste n’est pas le favori des sondages qui donnent vainqueur, aux municipales de mars prochain, Jean-Michel Aulas (76 ans), homme d’affaires à succès et ex-président de l’Olympique lyonnais.
Rarement commission parlementaire n’aura été si tendue. Le président de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, Jérémie Patrier-Leitus, a indiqué ce mardi avoir suspendu l’envoi des convocations aux auditions après une multiplication d’incidents, dans l’attente d’une réunion le 6 janvier destinée à retrouver un « cadre digne, sérieux et respectueux ».
« Il ne s’agit pas d’une suspension de la commission ou de ses travaux, qui reprendront. Mais nous avions fixé des règles et celles-ci ne sont pas toujours respectées », a déclaré le député Horizons, confirmant une information du Monde.
Les travaux de la commission, créée à la demande de l’UDR, parti allié du RN qui prône la privatisation du service public de l’audiovisuel, se déroulent depuis leur lancement, fin novembre, dans un climat d’hostilité.
Ainsi la présidente de Radio France Sibyle Veil a déploré, dans un courrier aux membres de la commission, les « déformations publiques » de ses propos tenus en audition, en visant des publications sur X de son rapporteur, le député UDR Charles Alloncle.
‼️ Lors de son audition, Thomas Legrand a tenté de discréditer les travaux de la commission par des attaques personnelles d’une extrême gravité.
Je lui rappelle que, face à la représentation nationale et dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire, il n’est pas là… pic.twitter.com/N9jAOCUQuf
Ce dernier a indiqué par ailleurs que Delphine Ernotte refuserait de lui transmettre certains documents, ce qui a conduit le rapporteur de la commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public à menacer la présidente de France Télévisions… d’une perquisition, selon Europe 1.
« On transmet au rapporteur tous les documents de service qu’il voudra bien nous demander, répond France Télévisions, contacté par Le Parisien. Nous avons déjà rassemblé une masse impressionnante de documents et, pour ceux qui sont soumis au secret des affaires ou de la vie privée de nos employés, il y aura un accès via un site sécurisé. »
La commission ne doit pas se transformer « en procès »Le président de la commission Jérémie Patrier-Leitus a lui rappelé à plusieurs reprises qu’elle ne devait pas se transformer en « procès » de l’audiovisuel public.
La semaine dernière, lors des auditions des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, plusieurs élus de gauche avaient réclamé d’« arrêter (le) spectacle », dénonçant une « tentative d’humiliation » de la part de l’extrême droite. Les deux journalistes ont été au centre des critiques après la diffusion d’une vidéo enregistrée à leur insu où ils sont au restaurant avec des cadres du Parti socialiste.
La leçon de droit et de journalisme de Patrick Cohen devant la représentation nationale.
“L’espionnage déguisé en journalisme est appelé à prospérer sur les antennes du groupe Bolloré. Un système avec des méthodes de barbouze dont P. Praud s’enorgueillit.”pic.twitter.com/NZGJsLxUhL
« J’ai convoqué une réunion du bureau le mardi 6 janvier à 16 heures à laquelle le rapporteur, les membres du bureau et un représentant par groupe politique participeront », a indiqué dans un communiqué Jérémie Patrier-Leitus, précisant que les convocations reprendraient ensuite.
« Il faut un socle minimal de règles partagé par tous pour que ces travaux se déroulent dans un cadre digne, sérieux et respectueux », a-t-il ajouté en guise de conclusion.
Du côté de France Télévisions, on affirme « transmettre au rapporteur tous les documents de service qu’il voudra bien nous demander ». Et le groupe d’ajouter : « Nous avons déjà rassemblé une masse impressionnante de documents et pour ceux qui sont soumis au secret des affaires ou vie privée de nos employés il y aura accès via un site sécurisé ».
« J’institue la commune de Villabé (Essonne) mon légataire universel (…) Je veux que tout ce que je possède aille au centre communal d’action sociale (CCAS) de Villabé (enfants malheureux et vieillards nécessiteux). » Lorsque Marie-Louise Rigault signe son testament, le 30 août 2010, la vieille dame était sans doute loin de s’imaginer que son legs de plus de trois millions d’euros agiterait toujours, quinze ans plus tard, le conseil municipal de cette commune de 5 700 habitants.
C’est pourtant ce qu’il s’est encore produit en octobre 2025. Ce jour-là, par le biais d’une délibération, les élus sont invités à autoriser le maire à transférer l’argent restant du legs, soit 1 200 000 euros, du compte de la Caisse d’Épargne, sur lequel il est placé, vers le compte de la commune. Il n’en fallait pas plus pour relancer la polémique. Surtout à moins de quatre mois des élections municipales.
Avec deux candidats déclarés, le maire sortant Patrick Chaimovitch (Les Écologistes) et son adjoint Valentin Narbonnais (PS), la gauche a presque l’air unie à Colombes. Ou alors, au moins, pas plus désunie que la droite et le centre. À eux deux, Joakim Giacomoni (LR) et Amélie Delattre (Horizons) regroupent la quasi-totalité de l’opposition municipale : six élus pour le premier, cinq pour la seconde. Chacun son camp, chacun ses troupes.
Le premier n’est pas élu municipal. Joakim Giacomoni a été repéré en 2021 lors de la campagne des élections départementales par l’ancienne maire Nicole Goueta (LR), qui l’a adoubé en 2024. « Ces trois dernières années, je n’ai raté aucune réunion, aucun conseil municipal, aucune cérémonie, insiste-t-il. J’ai fait un demi-mandat sans siéger. »
Certains d’entre eux ne nient pas avoir eu un rapprochement avec le Rassemblement national. Mais c’est aujourd’hui de l’histoire ancienne. Contrairement à ce qu’a récemment annoncé Enzo Marano, le candidat du RN, il n’y a plus d’union des droites en vue des élections municipales à Pontault-Combault (Seine-et-Marne).
De l’ancien centriste Patrice Renaud (ex-UDI, ex-MoDem, ex-LREM) à Stéphane Finance (ex-UDI-LR), en passant par Philippe Jacquot (ex-LR) et Fabrice Leboucher (ex-LR), les deux derniers représentants de la droite dite traditionnelle au conseil municipal, tous réfutent une union autour du RN, pourtant revendiquée par Enzo Marano.
À Lyon (Rhône), les arbitrages budgétaires de la métropole pour l’année 2026 font jaser. En charge des collèges, la collectivité dirigée par l’écologiste Bruno Bernard a décidé de réduire l’enveloppe allouée aux établissements privés sous contrat. L’Uniogec (Union interdépartementale des organismes de gestion des établissements de l’enseignement catholique) regrette amèrement cette décision et a déposé un recours devant la justice administrative.
« Plus de 2 millions d’euros manqueront dès 2026 pour assurer l’entretien, la sécurité et le fonctionnement quotidien des établissements accueillant 20 000 élèves », déplore le syndicat dans un communiqué datant du 12 décembre. Une coupe qu’il juge « contraire au cadre fixé par la loi Debré et au principe de parité public/privé ».
Ce lundi, Jean-Michel Aulas a apporté sur X son soutien aux établissements privés, qu’ils soient catholiques ou non, fustigeant une décision « brutale » prise « sans concertation ». Pour les 38 collèges concernés, elle « se traduit par une baisse de 140 euros par élève ». Et le favori aux prochaines élections municipales à Lyon d’ajouter : « Avec une subvention moyenne de 414 euros par collégien, ce montant devient un des plus bas de France (la moyenne étant de 647 euros) ».
Le candidat estampillé « Cœur lyonnais » s’inquiète pour « la qualité d’accueil des enfants » et estime que « les classes moyennes et populaires » seront pénalisées. « Les établissements sous contrat ne sont pas des écoles de privilégiés : ils sont choisis, pour des raisons diverses, par des familles à qui la République elle-même reconnaît cette liberté. Les stigmatiser est une faute politique », lance-t-il.
Taclant le « dogmatisme » et les « errances budgétaires » des écologistes, l’ex-président de l’OL promet que Véronique Sarselli, candidate « Cœur lyonnais » aux élections métropolitaines, et lui-même reviendront sur ces choix budgétaires.
« Aucune discrimination »Directement pointée du doigt, la métropole s’est défendue par l’intermédiaire de Blandine Collin, conseillère métropolitaine verte. « Non, Jean-Michel Aulas : il n’y a ni réduction brutale ni dogmatisme contre les collèges privés. C’est un retour à la normale après une aide exceptionnelle accordée à TOUS les collèges face à la crise énergétique », assure-t-elle dans un fil de tweets relayé par Bruno Bernard.
L’élue rappelle qu’en 2023 « la métropole a augmenté les dotations pour les collèges publics ET les forfaits d’externat pour les privés, anticipant les coûts d’énergie ». Or « les dépenses réelles ont été moindres, et les collèges publics ont accumulé des réserves de fonds importantes (jusqu’à + 300 jours) », note Blandine Collin. C’est pourquoi la collectivité lyonnaise a opté pour 2026 sur un retour « au niveau habituel », avec l’idée de maintenir « une gestion équitable et responsable de l’argent public ».
Par ailleurs, l’élue rejette l’idée d’une « guerre public-privé ». « Aucune discrimination : la modulation s’applique pareillement aux deux réseaux », poursuit-elle. Avant de s’en prendre aux alliés de Jean-Michel Aulas, les macronistes et Les Républicains, « qui sont incapables de gérer un budget de l’État et ont décidé de faire les poches des collectivités territoriales pour la deuxième année de suite ».
« De plus, ce n’est PAS une baisse définitive », promet Blandine Collin, mais une « mesure exceptionnelle pour 2026, liée aux contraintes budgétaires imposées par l’État ». « Les dotations remonteront en 2027. Et si un collège rencontre des difficultés, nous l’accompagnerons au cas par cas sur sa comptabilité réelle. »
Les établissements privés également remontésInterrogé par l’Agence France-Presse (AFP) mi-décembre, Bruno Bernard, le président de l’exécutif métropolitain, a déploré l’absence de « discussions » avant le dépôt du recours de l’Uniogec devant la justice.
Mais il défend lui aussi la position de la métropole, arguant que les dotations restent « beaucoup plus haut(es) qu’en début de mandat » et que les sommes économisées seront réinvesties dans la rénovation des collèges.
Cependant, pour la collectivité, les attaques ne proviennent pas que des établissements privés. « La métropole de Lyon a voté une baisse inacceptable des dotations de fonctionnement (DGF) des collèges publics pour l’année 2026 », cingle également le syndicat Snes-FSU dans un communiqué.
Lui aussi soutient que la collectivité « a l’obligation légale d’assurer le financement des moyens nécessaires au bon fonctionnement des collèges » et demande une réévaluation de l’enveloppe.
« Accepte maintenant s’il te plaît. Sois gentil… » : Donald Trump a livré lundi sa version bien à lui d’une conversation avec Emmanuel Macron, au terme de laquelle le président français aurait été forcé d’accepter ses exigences sur le prix des médicaments.
Depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, le président américain a raconté une anecdote dont il avait déjà régalé ses partisans vendredi soir pendant un meeting. « J’ai parlé à un homme très bien, le président Macron de France, et j’ai dit : Emmanuel, tu dois augmenter le prix des médicaments », a rapporté le milliardaire de 79 ans, en marge de la présentation d’un nouveau navire de guerre.
Trump: "I called up the heads of the countries. As an example, France, I spoke to a very good man -- President Macron of France. And I said 'Emmanuel, you have to raise your drug prices.' He said, 'No no no, we will not do that.' I said, 'You have to.'" pic.twitter.com/qJbTsL9sZm
— Aaron Rupar (@atrupar) December 22, 2025Il a ensuite pris une voix un peu plaintive pour imiter son interlocuteur français, qui lui aurait rétorqué : « Non, non, non, nous n’allons pas faire cela. » « J’ai dit : Emmanuel, à 100 % tu vas le faire. Accepte maintenant s’il te plaît. Sois gentil… », a poursuivi Donald Trump, continuant à imiter les refus opposés, à l’entendre, par son homologue français.
« Si tu ne le fais pas, je mettrai des droits de douane sur tout ce que la France vend aux États-Unis », aurait alors menacé le président américain. Il assure qu’Emmanuel Macron lui aurait répondu « Ah, je vois », avant d’accepter.
Donald Trump a plusieurs fois réclamé que les prix des médicaments augmentent en Europe, afin selon lui qu’ils puissent baisser pour les Américains. Les États-Unis ont conclu cet été un accord douanier avec l’Union européenne qui prévoit que la plupart des exportations européennes à destination du marché américain soient taxées à hauteur de 15 %.
Il n’y a pas eu depuis en France d’annonce ou de décision présidentielle concernant le prix des médicaments, contrairement à ce que suggère le locataire de la Maison Blanche.
Emmanuel Macron s’est autorisé une séance de sport avant de retourner à Paris où l’attend l’épineux dossier du budget de l’État. En visite aux Émirats arabes unis pour célébrer Noël avec les forces françaises qui y sont déployées, le président a partagé une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il s’adonne à plusieurs exercices sportifs aux côtés des militaires.
Le chef de l’État a réalisé plusieurs séances de pompes, gainage, montées de genoux ou encore « talons fesses » sous l’œil attentif de Tibo InShape, premier youtubeur de France, spécialisé dans la musculation. « On va faire une petite série de pompes commando », lance notamment Emmanuel Macron à son partenaire du jour.
Une immense fierté de partager ces moments avec nos militaires. Très belles fêtes à vous. pic.twitter.com/zmwJZllM3v
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) December 22, 2025Emmanuel Macron a effectué dimanche une visite aux Émirats arabes unis pour célébrer Noël avec les forces françaises qui y sont déployées et vanter son partenariat avec ce pays du Golfe, dont Paris espère plus de coopération dans sa lutte contre le narcotrafic.
Volaille aux morillesLe président français célèbre chaque année les fêtes de fin d’année auprès des troupes déployées à l’étranger. Les Émirats ont été choisis cette fois car « la région cristallise un ensemble de crises », selon l’Élysée.
Emmanuel Macron a également partagé une volaille aux morilles et une bûche de Noël concoctées par les cuisines de l’Élysée. La veille, le président français avait visité le musée national Zayed, accueilli tout en sourire et poignée de main par le président émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, et son prince héritier.
Emmanuel Macron a ensuite repris l’avion pour Paris, où l’attend le dossier du budget de l’État.
Sébastien Lecornu peut-il faire adopter le budget de l’État (projet de loi de finances, PLF), sans 49.3 ? Même si le Premier ministre s’y refuse pour le moment, la liste de ses options se réduit comme peau de chagrin et la pression venue de la droite, du socle présidentiel et même de quelques figures du PS s’accentue. Ce week-end, le chef du gouvernement n’a pu que constater une offensive goulue de son ex-famille politique : c’est Bruno Retailleau, le président de LR, qui lui demande, dans Ouest-France, de « se saisir » du 49.3. C’est aussi Philippe Juvin, le rapporteur LR du budget, qui lui susurre, dans Le Parisien - Aujourd’hui en France, de « se sentir libéré de sa promesse » de ne pas y avoir recours.
S’ajoutent à la liste Gérard Larcher, le président du Sénat, Élisabeth Borne, l’ancienne Première ministre, Marc Fesneau, le président du groupe MoDem, ou encore François Hollande, l’ex-président socialiste…
La loi spéciale, dernier recours après l’échec des discussions budgétaires pour permettre de financer temporairement l’État et les administrations, a été présentée ce lundi en Conseil des ministres, a annoncé la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Un vote devrait intervenir d’ici mardi, à l’Assemblée et au Sénat, pour entériner cette loi qui vise à reconduire provisoirement le budget 2025, avant la reprise de nouvelles discussions budgétaires en janvier.
Ce texte n’est « pas un budget » a tenu à rappeler le ministre de l’Économie Roland Lescure, parlant plutôt d’un « service minimum qui permet de gagner du temps ».
Comme l’année dernière, après la chute du gouvernement Barnier, il ne devrait y avoir « aucune voix contre », a pronostiqué le président de la commission des Finances de l’Assemblée, Éric Coquerel (LFI).
Mais ce texte, qui autorise à percevoir les impôts existants, sans nouvelles mesures fiscales, et s’accompagne d’un décret limitant les dépenses aux services votés l’année précédente et jugés indispensables, n’est qu’une mesure temporaire. Les discussions pour doter la France d’un budget de plein exercice devront reprendre en janvier.
Le maintien de la loi spéciale « au-delà de janvier risquerait de fragiliser grandement l’économie française », a assuré Roland Lescure devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale lundi, avant une nouvelle audition prévue mardi au Sénat.
Laisser « une chance à d’ultimes négociations »« Nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation », a martelé Emmanuel Macron lors de ce même Conseil des ministres, selon Maud Bregeon.
Ce budget « devra tenir l’objectif de 5 % de déficit et financer nos priorités », a également déclaré le chef de l’État. En attendant, la loi spéciale qui sera examinée mardi au Parlement « acte donc la volonté du gouvernement de donner leur chance à d’ultimes négociations », a-t-il poursuivi.
Sans budget, 20 000 foyers supplémentaires deviendraient éligibles à l’impôt sur le revenu (IR), a également rappelé Amélie de Montchalin.
L’exécutif écarte toujours l’hypothèse d’un retour au 49.3 pour l’adoption de ce budget, « encore votable sans intervention du gouvernement », a déclaré lors de ce Conseil le Premier ministre, Sébastien Lecornu, toujours selon Maud Bregeon.
Malgré les déclarations de Sébastien Lecornu, des voix s’élèvent, notamment au centre et à droite, pour réclamer que le Premier ministre revienne sur son abandon du 49.3, une exigence des socialistes.
La commission nationale d’investiture (CNI) des Républicains rétropédale. C’est finalement Patrice Calméjane (LR), principal élu d’opposition à Villemomble, qui défendra les couleurs du parti lors des élections municipales en mars 2026, et non son successeur Jean-Michel Bluteau (LR). Le 23 septembre dernier, la CNI avoir d’abord désigné le maire sortant, tout en le réintégrant dans le mouvement dont il avait été exclu en 2018. Elle est finalement revenue sur sa décision à la suite du recours de la fédération départementale des Républicains Seine-Saint-Denis.
Son président Philippe Dallier (LR) et son secrétaire départemental Bruno Beschizza (LR), respectivement maires des Pavillons-sous-Bois et d’Aulnay-sous-Bois, contestaient cette investiture. Ils estimaient que la CNI était incompétente pour désigner les candidats dans les villes de moins de 30 000 habitants.
Élu pour la première fois à Saint-Cloud en 2014, à seulement 19 ans, Pierre Cazeneuve (Renaissance) — qui avait alors lancé le parti Allons Enfants et présenté une liste composée uniquement de candidats de moins de 25 ans — a décidé de quitter le 18 décembre le conseil municipal après 12 années passées sur les bancs de l’opposition.
Le député de la 7e circonscription des Hauts-de-Seine depuis 2022 ne part pas très loin puisqu’il a posé ses valises dans la ville voisine de Rueil-Malmaison, avec sa compagne Maud Bregeon, députée (Renaissance) de la 13e circonscription nommée en octobre dernier porte-parole du gouvernement de Sébastien Lecornu. « C’est le bon timing pour se repositionner sur Rueil et je suis persuadé qu’il fera de très grandes choses, explique le maire de Saint-Cloud Éric Berdoati (DVD) au sujet de son désormais ancien élu d’opposition. Je serai là s’il a besoin de moi. »
Car Pierre Cazeneuve ne cache pas ses ambitions, à savoir devenir maire de Rueil-Malmaison et prendre la succession de Patrick Ollier (LR), qui dirige la ville depuis 2004. Encore faut-il que l’actuel président de la Métropole du Grand Paris (MGP), qui n’a toujours pas officialisé sa candidature, accepte d’une part de passer la main au cours du prochain mandat et d’autre part de désigner son dauphin.
« Pas question de brûler les étapes »« J’assume totalement de vouloir être maire un jour dans la continuité de Patrick Ollier, indique Pierre Cazeneuve. Nous sommes tous deux très attachés à l’union de la droite et du centre. Il n’est donc pas question de brûler les étapes. » Le député compte figurer en bonne position sur la liste du maire sortant. En tant que parlementaire, il ne peut pas prétendre devenir adjoint au maire mais seulement conseiller municipal, en vertu de la loi sur le non-cumul des mandats.
« Pour moi, il est essentiel d’avoir un mandat local, insiste Pierre Cazeneuve. Être confronté à la réalité du fonctionnement d’une commune, c’est la base de tout. Et aujourd’hui, j’ai très envie de m’investir à Rueil, qui est la plus importante ville de la circonscription. »
Aux mots « municipales » et « Pierre Cazeneuve », Patrick Ollier répond seulement par « Ce n’est pas le moment, j’ai beaucoup de travail »… et « Joyeuses fêtes ! » Pas question donc de donner son avis sur ce successeur potentiel, sachant que le député ne sera pas le seul sur les rangs.