Le Gouvernement béninois engage une nouvelle approche pour améliorer durablement la productivité, les revenus et la protection sociale des agriculteurs. Une phase pilote du Programme de productivité agricole et de protection sociale des agriculteurs sera mise en œuvre au cours de la petite saison des pluies de 2026. Elle concernera 2.000 producteurs de maïs.
Le Gouvernement veut renforcer l'accompagnement des producteurs agricoles. Dans ce cadre, il a initié le Programme de Productivité agricole et de Protection sociale des Agriculteurs, dont la phase pilote sera consacrée aux producteurs de maïs. L'initiative vise à agir simultanément sur la productivité, la sécurisation des revenus et l'accès à la protection sociale.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, le programme repose sur une approche intégrée articulée autour de trois composantes complémentaires : l'amélioration de la productivité agricole, la sécurisation des revenus des producteurs et leur accès progressif à des mécanismes de protection sociale.
Un paquet d'appuis pour améliorer les rendements
La première composante du programme porte sur l'amélioration de la productivité. Les producteurs bénéficieront d'un paquet intégré d'intrants et de services. Il est notamment prévu la mise à disposition de « semences hybrides à haut rendement, des engrais, des produits phytosanitaires et des amendements de sols ».
À ces appuis s'ajouteront des services de mécanisation, un conseil agricole renforcé et un dispositif de suivi numérique des exploitations. L'objectif est ainsi d'accompagner les producteurs au-delà de la simple fourniture d'intrants, en intégrant également le conseil et le suivi des activités agricoles.
Le programme entend également agir sur la sécurisation des revenus des agriculteurs. Pour ce volet, le Gouvernement prévoit de s'appuyer sur le Mécanisme national d'agrégation et de régulation des productions vivrières.
Ce mécanisme doit notamment « faciliter l'écoulement des récoltes » et permettre aux producteurs de « mieux valoriser les gains de productivité réalisés ». L'approche vise donc à faire en sorte que l'amélioration des rendements puisse également se traduire par une meilleure valorisation de la production.
Une assurance maladie pour les ménages
La protection sociale constitue le troisième pilier du programme. Les producteurs ciblés auront accès à une assurance maladie pouvant couvrir jusqu'à six personnes par ménage, soit « deux adultes et quatre enfants ».
Le dispositif prévoit également un mécanisme de retraite et/ou de dépôt à terme. Autre particularité : la prime annuelle individuelle d'assurance maladie sera avancée par le programme. Son remboursement se fera « à partir d'une fraction de la production ».
Avant une éventuelle extension à l'ensemble du secteur agricole, le Gouvernement entend tester le dispositif à travers une phase pilote. Celle-ci sera mise en œuvre au cours de la petite saison des pluies de 2026.
Au total, 2.000 producteurs de maïs sont concernés. Chacun exploitera en moyenne 1,5 hectare, pour une superficie totale estimée à environ 3.000 hectares.
Cette phase expérimentale doit permettre de mesurer la pertinence du modèle avant son éventuelle généralisation. Les « résultats et enseignements » issus de l'expérimentation serviront à « évaluer l'efficacité du modèle » et à définir les modalités de son extension progressive à d'autres filières et zones agroécologiques du pays.
Le programme prévoit un dispositif numérique destiné à renforcer le suivi des producteurs et des exploitations. Des prestataires spécialisés en conseil agricole seront mobilisés, tandis qu'une plateforme numérique sera déployée.
Elle permettra notamment « l'identification et la géolocalisation des producteurs et des parcelles », ainsi que le suivi des opérations culturales, des intrants et des rendements.
Le gouvernement a annoncé, mercredi 02 septembre 2026, en conseil des ministres, un ensemble de mesures sociales pour les étudiants.
Pour les étudiants des universités publiques, la rentrée 2026-2027 ne devrait pas seulement se jouer dans les amphithéâtres. Plusieurs mesures phares ont été prises dans le cadre de l'amélioration de leurs conditions de vie et sont relatives au transport, aux bourses, à la restauration et au cadre de vie.
« S'agissant du transport, il sera relancé et amélioré sur les quatre universités publiques (Université d'Abomey-Calavi, Université de Parakou, Université nationale d'Agriculture de Kétou et Université nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie, Mathématiques d'Abomey). Ainsi, grâce à la flotte constituée de 63 bus neufs, de nouvelles lignes seront desservies dans les villes d'Abomey-Calavi, Cotonou, Porto-Novo, Dangbo, Adjarra, Abomey, Dassa-Zoumè, Lokossa, Natitingou, Sakété, Kétou et Parakou ».
La restauration universitaire doit également évoluer.
Les restaurants des campus de Dangbo, Lokossa et Parakou seront réhabilités, avec un nouveau mode de gestion faisant appel à des professionnels.
De nouveaux restaurants seront également construits à Abomey-Calavi et à Kétou.
« S'agissant du cadre de vie et de la santé : la réhabilitation de plusieurs logements sera engagée, de même que l'aménagement intérieur et l'éclairage sur les campus, de façon progressive, pour y améliorer les conditions de vie ; la réhabilitation et la dotation des infirmeries en équipements de soins et de personnel qualifié sur tous les campus en vue d'une meilleure prise en charge sanitaire des étudiants seront également assurées », a annoncé le gouvernement.
Des bourses revalorisées jusqu'à 49%
« S'agissant des bourses et autres allocations : la revalorisation de la bourse estudiantine pouvant aller jusqu'à 49% selon les filières, pour relever le pouvoir d'achat des bénéficiaires ; l'augmentation des allocations de rentrée et les secours universitaires l'augmentation significative du nombre de bourses dans les filières techniques et professionnelles afin d'inciter les apprenants à s'y orienter davantage ; la revalorisation des bourses d'excellence à l'étranger »
Deux mesures pour renforcer l'inclusion
Le dispositif comporte enfin un volet inclusif. Les filles bénéficieront de la gratuité de l'inscription dans les formations techniques du secondaire.
Pour l'enseignement supérieur, tous les bacheliers en situation de handicap avec un taux d'incapacité important, régulièrement inscrits dans une université publique, bénéficieront de bourses au titre de la rentrée 2026-2027.
Au total, l'incidence financière de l'ensemble de ces mesures sociales en faveur des trois ordres d'enseignement est évaluée à environ 30 milliards de francs CFA, selon le compte-rendu du Conseil des ministres.
Le gouvernement a instruit les ministres concernés de prendre les dispositions nécessaires pour assurer leur mise en œuvre effective.
M. M.
Pour accompagner l'augmentation du nombre d'élèves, le gouvernement béninois annonce notamment un premier lot de 12.000 tables-bancs et la réhabilitation de plusieurs établissements secondaires.
Dans les salles de classe où les effectifs progressent, le mobilier reste un élément très concret des conditions d'apprentissage. Pour la rentrée 2026-2027, le gouvernement veut réduire une partie de ce déficit avec la réalisation d'un premier lot de 12.000 tables et bancs destinés aux collèges d'enseignement général.
La décision a été annoncée, mercredi 02 septembre 2026, à l'issue du Conseil des ministres. Elle répond, selon le compte-rendu officiel, aux « déficits liés à l'accroissement du nombre d'apprenants ».
Mais le mobilier n'est qu'un volet des mesures annoncées pour l'enseignement secondaire. Le gouvernement prévoit également le lancement des travaux de reconstruction du lycée de jeunes filles d'Abomey, ainsi que la poursuite de la réhabilitation du Prytanée militaire de Bembèrèkè et du Lycée militaire des jeunes filles de Natitingou. L'objectif est d'offrir de meilleures conditions d'études aux élèves qui fréquentent ces établissements.
Un effort particulier pour les lycées de jeunes filles
Les établissements réservés aux jeunes filles font l'objet d'une attention particulière. Le gouvernement prévoit « la reconstruction du lycée de jeunes filles d'Abomey ; la poursuite des travaux de réhabilitation des deux lycées militaires que sont le Prytanée militaire de Bembèrèkè et le Lycée militaire des Jeunes filles de Natitingou ».
Il est annoncé également « la réhabilitation et l'équipement » de plusieurs lycées de jeunes filles, notamment à Abomey, Lokossa, Natitingou, Ouidah, Parakou et Porto-Novo. Ces établissements doivent être mis aux normes afin d'améliorer leurs standards et, plus largement, leur impact sur la formation des filles.
Une autre mesure vise directement leur orientation scolaire : l'inscription des filles dans les formations techniques du secondaire sera gratuite. Le gouvernement entend ainsi encourager davantage de jeunes filles à s'intéresser à ces filières.
Un plan pour résorber les déficits
Les 12.000 tables-bancs annoncées constituent un premier lot. Le Conseil des ministres demande parallèlement une évaluation exhaustive des déficits en mobilier et en salles de classe.
A partir de cette évaluation, les ministres concernés devront élaborer un plan de résorption « à court et moyen termes ».
M. M.
Au Bénin, 35 Centres intégrés économiques sociaux et numériques seront construits dans 26 communes. L'annonce a été faite ce mercredi 2 septembre 2026 en Conseil des ministres.
Vingt-six communes du Bénin bénéficieront bientôt de Centres intégrés économiques sociaux et numériques. Au nombre de 35, leur réalisation s'inscrit selon le gouvernement, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Filets de Protection Sociale Productifs destiné à mettre aux normes les infrastructures existantes dédiées à la délivrance des services et prestations sociaux et d'en construire de nouvelles afin d'accroitre leur couverture territoriale.
Elle vise aussi à soutenir la capacité de production et d'autonomisation des ménages pauvres extrêmes et ceux victimes de chocs covariants pour leur relèvement économique à travers l'appui et l'accompagnement financier progressif pour le développement d'activités génératrices de revenus.
Le programme, selon le communiqué du Conseil des ministres, permet également la modernisation de l'environnement de prise en charge des vulnérabilités par la transformation des centres de promotion sociale en guichets uniques de protection sociale.
Ces centres qui regrouperont notamment les Guichets uniques de Protection sociale (GUPS), des agences de « La Poste du Bénin » et des Points Numériques Communautaires (PNC) offriront ainsi dans un même environnement, des services et des prestations aux populations tout en développant un microcosme convivial pour combler certains besoins à satisfaire.
Les 26 communes impactées sont celles de Kandi, Banikoara, Natitingou, Matéri, Abomey-Calavi, Allada, Ouidah, Parakou, Nikki, Tchaourou, Dassa-Zoumè, Savalou, Aplahoué, Djakotomè, Bassila, Djougou, Cotonou, Houéyogbé, Lokossa, Adjohoun, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Adja-Ouèrè, Pobè, Abomey, et Bohicon.
F. A. A.
À Ouidah, l'installation de poteaux électriques prend une tournure préoccupante. Des arbres sont abattus pour libérer l'espace nécessaire aux travaux, au grand désarroi des riverains qui souhaitent une intervention des autorités en faveur de la préservation de l'environnement.
À Gbènan,et périphérie dans la commune de Ouidah, l'installation de poteaux électriques donne lieu à une opération d'abattage d'arbres. Sur plusieurs axes concernés par les travaux, des arbres sont coupés afin de dégager l'espace nécessaire à la mise en place des poteaux.
Si le renforcement du réseau électrique répond à un besoin pour les populations, les riverains contestent la méthode employée. Ils estiment que des solutions techniques permettant de contourner ou de préserver certains arbres auraient pu être envisagées, plutôt que de procéder à leur destruction définitive.
Le phénomène ne serait pas limité à ce quartier. Des témoignages font état d'opérations similaires dans d'autres secteurs de Ouidah. Une situation qui alimente les préoccupations autour de la préservation du couvert végétal dans la cité historique. Pour les habitants, chaque arbre abattu représente une perte pour le cadre de vie, notamment en matière d'ombrage et de protection de l'environnement. Ils souhaitent que la réalisation des infrastructures tienne davantage compte de cet aspect.
Selon les riverains, la mairie de Ouidah ne serait pas informée de ces opérations d'abattage. Ils demandent donc que les autorités locales puissent rapidement intervenir afin de limiter les dégâts. Leur souhait est de voir les travaux se poursuivre tout en limitant l'impact sur les arbres et l'environnement.
Quelques images
A la rentrée scolaire 2026-2027, la couverture des cantines scolaires sera élargie, avec un objectif de 1,9 million d'écoliers bénéficiaires contre 1,4 million l'année précédente.
En conseil des ministres, mercredi 2 septembre 2026, le gouvernement a annoncé des mesures sociales dans les trois ordres d'enseignement visant à « assurer une éducation de qualité pour tous ».
Au niveau des enseignements maternel et primaire, il est prévu « l'augmentation, dès la rentrée scolaire 2026-2027, du taux de couverture des écoles publiques en cantines scolaires pour passer d'environ 1,4 million d'écoliers impactés au cours de l'année scolaire écoulée à 1,9 million d'écoliers ».
Selon le conpte rendu du conseil des ministres, cette extension sera rendue possible par une montée en charge de l'Agence nationale d'Alimentation et de la Nutrition et par « l'accroissement des moyens mis à sa disposition ».
La continuité de l'école dans les zones frontalières
Le gouvernement a également prévu un dispositif particulier pour les établissements situés dans des zones frontalières affectées par l'insécurité.
Certaines écoles ont été délocalisées afin de protéger les populations et, en particulier, les apprenants. Un « plan d'urgence » a ainsi été élaboré pour assurer la continuité de l'enseignement ainsi que la prise en charge humanitaire et sociale des apprenants et des enseignants.
M. M.
Sept (7) nominations ont été prononcées ce mercredi 2 septembre 2026 en Conseil des ministres au ministère en charge des Finances et de la Microfinance.
Ci-dessous la liste des cadres nommés
– Directeur de Cabinet
Monsieur Charles Constant N. YEHOUENOU
– Secrétaire général du ministère
Monsieur Kodjovi DJOSSOU
– Conseiller technique à la Microfinance et à l'Inclusion financière
Monsieur Adam DENDE AFFO
– Directeur général du Secteur financier
Monsieur Philippe DAHOUI
– Directeur général de la Microfinance et de l'Inclusion financière
Monsieur Brice Russell DANSOU
– Directeur général adjoint de la Microfinance et de l'Inclusion financière
Monsieur Conrad GLONOU
– Secrétaire général de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières
Monsieur Wilfried P. HOUEDOKOU
En conseil des ministres, mercredi 2 septembre 2026, le président Romuald Wadagni a procédé à des nominations dans 14 ministères.
. Au ministère en charge du Budget et de la Fonction publique
Secrétaire général du ministère
Monsieur Cossi Eric AÏNANMON
Directeur général des Réformes et de la Synthèse des Performances
Monsieur Gérard SOKEGBE
Directeur général du Renforcement des Capacités et de l'Employabilité
Monsieur Jules Coomlan YEHOUENOU
Directeur général de la Fonction publique
Monsieur Sètondji Aristide ATEMENOU
Directeur général du Matériel et de la Logistique
Monsieur Raoufou MAMAN
Directeur du Pôle informatique du ministère
Monsieur François BEKPON
Conseillère technique au Budget
Madame Christiane KUADJO
Conseiller technique à la Fonction publique et à l'Employabilité
Monsieur Nounagnon Germain ALOKPO
Conseiller technique juridique
Monsieur A. Salvador AKPOVI
Conseiller technique à l'Intelligence artificielle
Monsieur Wilfried GANDAHO
Les noninations suivantes ont été prononcées ce mercredi 2 septembre 2026 en Conseil des ministres
Au ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche
Directrice de Cabinet
Madame Eurydice Deedi Olga SOGBOHOSSOU
Conseiller technique à la Promotion de l'Elevage
Monsieur Enerst Ayivi TINDO
Conseiller technique aux Affaires foncières
Monsieur Innocent Antoine HOUEDJI
Directeur général de la Société de Développement des Semences et Plants
Monsieur Sessédé Comlan A. X. MATRO
Directeur de la Planification, de l'Administration et des Finances
Monsieur Edmond DANHOEGBE
Directrice adjointe de la Planification, de l'Administration et des Finances
Madame O. Huguette TCHABI
Directeur de la Production végétale
Monsieur Janvier LAKOU
Directeur du Génie rural
Monsieur Adémola Jules ADEGNANDJOU
Directeur général de l'Agence territoriale de Développement agricole de la Vallée du Niger
Monsieur Haffizou GANDA
Directeur général de l'Agence territoriale de Développement agricole de l'Alibori Sud-Borgou Nord-2KP
Monsieur Issifou DADA DOKO
Directeur général de l'Agence territoriale de Développement agricole de l'Atacora Ouest
Monsieur Orou Daouda BELLO
Directrice générale de l'Agence territoriale de Développement agricole du Borgou Sud-Donga-Collines
Madame Nadia Ingrid Sènan GNONLONFOUN
Directrice générale de l'Agence territoriale de Développement agricole du Zou-Couffo
Madame Richicatou SALE
Directeur général de l'Agence territoriale de Développement agricole du Plateau
Monsieur Fanou Alain AHOUHOUENDO
Directrice générale de l'Agence territoriale de Développement agricole de l'Ouémé-Atlantique-Littoral-Mono
Madame Olaïtan Diane B. BIAOU
Le Conseil des Ministres s'est réuni ce mercredi 2 septembre 2026, sous laprésidence de Monsieur Romuald WADAGNI, Président de la République.
Les décisions ci-après ont été prises :
Le Conseil des Ministres s'est réuni mercredi, le 02 Septembre 2026, sous la présidence de Monsieur Romuald WADAGNI, Président de la République, Chef de l'État, Chef du Gouvernement.
Au terme de la réunion, il a été procédé à des nominations dans plusieurs ministères
Au ministère de la Justice et de la Législation, après avis favorable du Conseil supérieur de la Magistrature
A la Chancellerie
– Collaborateur à la Direction des Affaires civiles et des Sceaux
– Monsieur Gbétondji Bienvenu DJOSSOU
A la Cour suprême
-Conseiller
Monsieur Comlan Christian ADJAKAS
– Auditeurs
Madame et messieurs
– Audrey TCHOGNINOU
– Daniel Gilles Antonio d'ALMEIDA
– Abd Galeb Mohamed Adéléké CHABI MAMA
Dans les juridictions
Cour d'appel de Cotonou
Conseillers
Madame et messieurs
– Akouavi Marie Christiane AKAKPO
– Epiphane YEYE
– Laziwolé Aladé Abdou Karimi ADEOTI
– Francis Enagnon BODJRENOU
Procureur général
– Monsieur Olushégun Romaric Abdel Salim TIDJANI SERPOS
– 3ème Substitut général
Monsieur Samuel NOUTOHOU
– 4ème Substitut général
Monsieur Camille Aristide FADE
Cour d'appel d'Abomey
Conseillers
Madame et messieurs
– Edith Ghislaine Sèlomè ZODEHOUGAN BATCHO
– Médétonhou Octave Jocelyn GBAGUIDI
– Abilé Gédéon ADJIBOYE
– Affognon Thierry AHOVE
4ème Substitut général
Monsieur Idossou Vignon Rodrigue SEDONOUGBO
Cour d'appel de Parakou
– Conseillers
Messieurs
Eric Edjrossè FIDEMATIN
Adandé Olatundé Henri Joël OUESSOU
2ème Substitut général
Monsieur Nadjimou GADO
3ème Substitut général
Monsieur Sossa Alain David AMOUSSOU
Cour d'appel de Commerce
Conseillers
Messieurs
– Mahulé Lucien ABALLO
– Mitondji Tonassou ADOKO
– Codjo Raymond GODEMIN
Cour Spéciale des Affaires Foncières
– Conseiller
Madame Tonami Sandrine Muriel MONGBO
– 1er Substitut du Procureur spécial
Monsieur Rodrigue AGO
– 2ème Substitut du Procureur spécial
Monsieur Sovidé GAHOU
Tribunal de Commerce de Cotonou
Juges au tribunal
Messieurs
– Morel Enagnon DENAMI
– Flého Marc GBEGNIDE
– Lionel Martial Mahugnon DJIVOH
Tribunal de première instance de première classe de Cotonou
Juge du 1er Cabinet d'instruction
Monsieur Kotè Pascal Hermann Yannick MENSAH
– Juge du pôle des Mineurs
Madame Ahogbemin Inès Aubierge MAGNIDE
– Juge au tribunal
Madame Marie Mathilde Vinassé MEKPOH épouse SOUKPO
Procureur de la République
Monsieur Richard AKODOSSI
– 1er Substitut en charge du pôle des Mineurs
Monsieur Nicoli Giovani Judicaël ASSOGBA
– 2ème Substitut du Procureur de la République
Monsieur Eude Jésoutonden HOUNGBEDJI
– 3ème Substitut du Procureur de la République
Madame Murielle Ismène FAIHUN
Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo
– Juge du 1er Cabinet d'instruction
Monsieur Armick Mêtounsè Charmant Rovinis OUIDODJICHE
– Juge du pôle des Mineurs
Madame Christine Ayaba AKOHOUHOUE épouse ABALLO
– Juges au Tribunal
Mesdames
Christèle Nelly Ibilohounkè ASSOGBA
Tatiana Rachel DJESSOUHO
11er Substitut du Procureur de la République
Madame Sènamè Flora Hermione GNIMAGNON
– 2ème Substitut du Procureur de la République
Monsieur Sourou Séraphin ADOUNSI
Tribunal de première instance de deuxième classe d'Abomey-Calavi
Président
Monsieur Ahinadjè Gbètoho Arlen DOSSA-AVOCE
– Juge du 1er Cabinet d'instruction
Monsieur Sètondji Pierre CODJIA
– Juge du 2ème Cabinet d'instruction
Monsieur Bidossessi Boris Labre HOUNDIGANDE
– Juge du pôle des Mineurs
Madame Sèdjro Urielle Michelle DJIBODE
– Juge au Tribunal
Monsieur Codjo Tata Thierry HOUNKPE
Procureur de la République
Madame Souhaïlatou TOURE IDRISSOU
– 1er Substitut du Procureur de la République
Monsieur Rodrigue Songe Ayobami Adéoyé AFFOGNON
– 2ème Substitut du Procureur de la République
Monsieur Djohodo Gbènanto Mikonou GNANSOUNOU
– 3ème Substitut du Procureur de la République
Monsieur Enagnon Sikirou RAFIOU
Tribunal de première instance de deuxième classe de Ouidah
Président
Madame Augustine Blanche ADONON
– Juge du 1er Cabinet d'instruction
Madame Claudia Désirée Mahugnon GOUHOUEDE
– Juge du pôle des Mineurs
Madame Mignonhin Constantine SODINYESSI
Procureur de la République
Monsieur Gbèdagba Victor DAGBOMEY
Tribunal de première instance de deuxième classe d'Allada
– Juge du 1er Cabinet d'instruction
Monsieur Jaurès Neil Sèna ZINFLOU
– Juge au tribunal
Madame Astrid Véronique Fifamè DEGUENON
Procureur de la République
Madame Edwige Fifamè AKLOU épouse TANGNI
– 1er Substitut du Procureur de la République
Monsieur Willis Jules DOHOU
– 2ème Substitut du Procureur de la République, en charge des mineurs
Madame Akouélé Irisse FATOGNON épouse AVOHOU
Tribunal de première instance de deuxième classe de Pobè
Président
Madame Akuwa Gisèle SOGLOHOUN
– Juge du 1er Cabinet d'instruction
Monsieur Salim Oussène Sanka DANKORO
Procureur de la République
Monsieur Kokou Bienvenue ATCHEFFON
Tribunal de première instance de deuxième classe de Comè
Président
Monsieur Sabi GNAGO
– Juge du 1er Cabinet d'instruction
Monsieur Sèdjro Eudes SOSSOUHOUNTO
– Juge au Tribunal
Monsieur Amènouglo Fidèle ZIVON
– Juge du pôle des Mineurs
Monsieur Sèmiou ASSIRI
– Juge au Tribunal
Monsieur Amènouglo Fidèle ZIVON
Procureur de la République
Monsieur Jésutoyin Paul BABATOUNDE
– 1er Substitut du Procureur de la République
Monsieur Sènan Gérard AFFEDJOU
Tribunal de première instance de deuxième classe d'Abomey
Président
Monsieur Mohamed OBONOU
– Juge au Tribunal
Madame Chimène S. Sèhigbénan Joanita LOKOSSOU
– Juge du pôle des Mineurs
Monsieur Hodogbé Paulin AHOUANDOGBO
– Juge du 1er Cabinet d'instruction
Monsieur Onézime Anselme Lisboa CODJIA
– Juge du 2ème Cabinet d'instruction
Monsieur Belami Esquil SOUDE
– 1er Substitut du Procureur de la République
Monsieur Marcel OUNTIN
Tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa
– Juge du 1er Cabinet d'instruction
Monsieur Zinsou Chivane AFAVI
– Juge du 2ème Cabinet d'instruction
Monsieur Hervé ADOUKONOU
– Juge du pôle des Mineurs
Monsieur Mahumin Martophe GUENON
– Juge au Tribunal
Madame Efua Jennifer Sandra JOHNSON
– 1er Substitut du Procureur de la République
Madame Elsa Candide Mondukpè KOKOSSOU
– 2ème Substitut du Procureur de la République
Monsieur Rogatien Amos Zinsou WOWIGNANNON
Tribunal de première instance de deuxième classe de Savalou
– Juge du 1er Cabinet d'instruction
Monsieur Modeste AÏKPE
– 3ème Substitut du Procureur de la République
Madame Ayaba Colette BESSAN
Tribunal de première instance de deuxième classe de Dassa-Zoumè
– Juge du 1er Cabinet d'instruction
Monsieur Mohamed Yessoufou ASSANI
– Juge du pôle des Mineurs
Monsieur Crespin Anselme NOUWAKPO
– Substitut chargé du pôle des Mineurs
Monsieur Tadjou N'Dine BOBA N'GBON
Tribunal de première instance de deuxième classe d'Aplahoué
– Juge du 1er cabinet d'instruction
Monsieur Euloge Philibert Mahutin Comlan QUENUM
– Juge au tribunal
Monsieur Ahissou Jérôme HOUNDJENOUKON
Tribunal de première instance de première classe de Parakou
– Juge du 1er Cabinet d'instruction
Monsieur Mamoudou Adjassa ABIOLA
– Juge du pôle des Mineurs
Madame Mahougnon Roberte Catherine MITOKPE
– 1er Substitut du Procureur de la République
Monsieur Aldo Charbel GNACADJA
– 2ème Substitut du Procureur de la République
Monsieur Bamikolé Houénagnon MONTCHO
Tribunal de première instance de deuxième classe de Malanville
Président
Monsieur Pacôme DOUKLOUI
– Juge chargé du pôle des Mineurs
Monsieur Auxence Mariet Donald TINGBO
– Procureur de la République
Monsieur Cadnel Prince-Héraclès DADJO
Tribunal de première instance de deuxième classe de Djougou
Président
Monsieur Michel Gnénakou AGBODJOGBE
– Juge chargé du pôle des Mineurs
Monsieur Tchénawou Gédéon GBOBADA
Tribunal de première instance de deuxième classe de Kandi
Président
Monsieur Enagnon Elie SOUMAHO
– Juge du 1er cabinet d'instruction chargé du pôle des mineurs
Monsieur Norbert SAHGUI
Procureur de la République
Madame Dicouanidié Gisèle-Muriel KOUAGOU
Tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou
– Juge du 1er cabinet d'instruction
Monsieur Moboladji Mouazim CHITOU
– Juge du 2ème Cabinet d'instruction
Monsieur Bertin KADAI
– 3ème Substitut du procureur de la République
Madame Celza Eméline Ariane DADAGLO
Ce mercredi 2 septembre 2026 en Conseil des ministres, plusieurs cadres ont été promus à divers postes au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale. Madame Mireille GUEDOU MADODE occupe désormais le poste de Directrice de Cabinet. Crespin GUIDI quant à lui conserve son fauteuil au Secrétariat général du ministère.
De nouveaux Secrétaires généraux de département ont été également nommés lors du conclave mensuel des membres de l'Executif béninois.
Liste des Secrétaires généraux de département nommés
– Alibori
Monsieur Isaac GUERA YAROU
– Atacora
Monsieur Bèdé Prudence N'PO KOUYINAMPOU
– Borgou
Monsieur Yazizou IDRISSOU
– Collines
Monsieur Didier ATCHOU
– Couffo
Monsieur Sètodji Nestor KEKOU
– Donga
Monsieur Saka Abdou Maguidi GBERE KORA
– Littoral
Monsieur K. D. Gaston SOSSOU
– Mono
Monsieur Mahoulé Herman Raphaël AZANMASSO-PIERRE
– Ouémé
Monsieur C. M. Patrick HINNOU
– Plateau
Monsieur Théophile KPANON
– Zou
Monsieur Nonvidé Rodrigue MICHOWADOU
LES RÉSULTATS DE LOTO STAR SONT LÀ !
TIRAGE N°105/26
Mercredi 02 septembre 2026 (18H)
39 • 57 • 63 • 20 • 69
Félicitations aux heureux gagnants !
– -Pas encore cette fois ? Gardez le sourire.
– -Une nouvelle chance vous attend à 20 H pour le prochain tirage.
– -Jouez dans les centres de jeux de la LNB ou en ligne.
– -Tapez *590# ou lnbloto.bj
Jouez avec modération et responsabilité. Le jeu doit rester un plaisir.
A TOI DE JOUER #Akaxòa
#LNBSA #XòGbɔnAlɔkpaVo #JeuResponsable #LaChanceAvecModération
Le Conseil des ministres a tenu mercredi 2 septembre 2026, sa réunion mensuelle sous la présidence du Chef de l'Etat, Romuald Wadagni. Plusieurs grandes décisions ont été prises au cours de cette séance. Des nominations ont été prononcées dans 14 ministères.
Mesures Normatives
– Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification de l'adhésion de la République du Bénin au Fonds pour le Développement des Exportations en Afrique ;
– Transmission à l'Assemblée Nationale, pour autorisation de ratification de l'accord établissant la Banque de Développement Shelter Afrique ;
– Modification du décret n° 2023-119 du 29 mars 2023 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité d'agrément des zones économiques spéciales ;
– Modification du décret n° 2021-068 du 17 février 2021 portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Comité interministériel de promotion des investissements ;
– Modification du décret n° 2018-165 du 02 mai 2018 portant attributions, composition et modalités de fonctionnement de la Cellule d'Appui au Partenariat Public-Privé en République du Bénin ;
– Nomination de commissaires aux comptes près de certaines entreprises publiques
Communications
– Mesures spéciales pour l'inclusion des personnes handicapées ;
– Mesures sociales au profit des trois ordres d'enseignement à la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027 ;
– Mise en œuvre de la phase pilote du Programme de productivité agricole et de protection sociale des agriculteurs du Bénin ;
– Travaux de construction de 35 Centres intégrés économiques sociaux et numériques dans 26 communes ;
– Signature des conventions de concession pour l'électrification hors-réseau de douze (12) localités rurales.
Mesures individuelles
Nominations :
●au ministère de la Justice et de la Législation
●au ministère de l'Economie et des Finances
●au ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche
●au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
●au ministère de la Famille et des Affaires sociales
●au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale
●au ministère de la Transformation digitale et de l'Innovation, en charge de la Stratégie nationale d'Intelligence artificielle
●au ministère de l'Energie, de l'Eau et des Mines
●au ministère du Cadre de Vie et des Transports, en charge du Développement durable
●au ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, en charge de la Formation professionnelle
●au ministère de la Communication, en charge des Médias
●au ministère en charge des Finances et de la Microfinance
●au ministère en charge du Budget et de la Fonction publique
●au ministère en charge de la Mobilisation des Ressources extérieures et de la Gestion de la Dette
De l'agressivité aux troubles du comportement, en passant par la dépendance et le décrochage social, la consommation de stupéfiants peut profondément bouleverser la vie des jeunes. Au Bénin, des familles témoignent des conséquences parfois dramatiques de cette consommation. Les professionnels de santé insistent sur l'importance d'une prise en charge adaptée et d'un suivi régulier pour prévenir les rechutes.
Il a fallu du temps à la famille de Landry N'Poh pour comprendre que son fils consommait des stupéfiants. « Il a commencé à être agressif du jour au lendemain. Il délirait tout le temps et surtout la nuit. Il parlait seul dans sa chambre jusqu'au petit matin », témoigne-t-il. Face à cette situation, la famille a finalement conduit le jeune homme dans un centre pour recevoir des soins. Il poursuit son suivi et prend des médicaments afin d'éviter une rechute. Selon son père, le jeune garçon aurait commencé à fréquenter un nouveau groupe d'amis après s'être rendu dans une autre ville pour continuer ses études.
Pour Véronique Kpanou, sœur d'un jeune consommateur, la situation a progressivement pris une autre dimension. « Mon frère est devenu tellement accro qu'il vend tout », raconte-t-elle. Un jour, la famille s'est réveillée en constatant que la porte principale donnant accès au salon avait été enlevée. « Il a tout vendu dans cette maison pour avoir l'argent afin d'acheter les produits pour se droguer », affirme-t-elle. La situation est devenue préoccupante pour la jeune sœur. « À un moment donné, j'ai eu peur pour ma vie. J'ai dû quitter la maison familiale pour préserver ma vie », confie-t-elle.
Une consommation parfois liée à un mal-être
Pour certains consommateurs, le début de la consommation intervient dans un contexte de fragilité psychologique. Un jeune homme ayant requis l'anonymat affirme que c'est la dépression qui l'a conduit vers les stupéfiants. « J'ai commencé par prendre des boissons alcoolisées en sachet plastique pour oublier mes soucis. Là, où j'achetais ça, il y avait des gens qui m'ont proposé des produits plus forts. C'est comme ça que j'ai commencé à en prendre », raconte-t-il.
La consommation s'est ensuite installée progressivement. « À chaque fois, je sentais un manque. Toutes mes économies sont parties dans ça », poursuit-il. Après sa prise en charge, il affirme aller mieux, mais reste conscient de la nécessité de rester vigilant pour éviter une rechute.
Georges Adjè, père de famille, insiste lui aussi sur l'importance du suivi. « La volonté seule ne permet pas de s'en sortir. C'est pourquoi elle doit être soignée pour ne pas se compliquer ou devenir chronique. J'ai eu le soutien de ma famille, sinon je ne pouvais pas m'en sortir », témoigne-t-il. « Les stupéfiants ont bousillé ma vie. Jusqu'à présent, je continue de prendre des médicaments pour ne pas rechuter », ajoute-t-il.
Des facteurs multiples et une prise en charge adaptée
Pour l'infirmier Aude Gnonlonfou, plusieurs facteurs peuvent favoriser l'apparition de troubles mentaux liés à la consommation de drogues ou d'autres substances psychoactives. Il cite notamment les échecs, les déceptions amoureuses, l'accumulation d'événements stressants, le chômage, les échecs scolaires et les mauvaises fréquentations. « Quand on fréquente des amis qui consomment, ils sont obligés de consommer », explique-t-il. Dans son service, les personnes reçues en consultation présentent des profils variés : étudiants, fonctionnaires, artisans, mineurs et élèves.
La prise en charge dépend de la situation de chaque patient. « Le type de traitement et d'accompagnement dont bénéficient ces patients est varié. Ça dépend de la pathologie dont souffre le patient », précise Aude Gnonlonfou. « Nous avons le traitement médicamenteux et le traitement psychologique. Il y a aussi des traitements de relaxation que nous faisons », poursuit-il.
L'accompagnement psychologique peut notamment prendre différentes formes. « Les thérapies de groupe, les thérapies individuelles, les thérapies avec la famille, c'est ce que font les psychologues », explique-t-il.
Le diagnostic constitue un élément déterminant dans le choix du traitement. « Un patient qui a une dépression ne peut pas avoir le même traitement qu'un patient qui a un trouble psychotique. Ça varie en fonction du diagnostic du patient », souligne l'infirmier.
La durée du traitement n'est pas identique pour tous les patients. Elle dépend notamment du diagnostic, de l'évolution de la situation et de la régularité du suivi. « Un patient qui vient pour une dépression liée à la consommation de substances psychoactives ne peut pas forcément avoir un traitement à vie », explique l'infirmier. Certains patients présentant des troubles psychotiques et connaissant des rechutes répétées peuvent nécessiter un suivi beaucoup plus long. Selon lui, « c'est le manque de suivi qui, des fois, entraîne les patients à avoir un traitement à vie ». À l'inverse, « s'il y a un bon suivi, les patients peuvent arrêter leur traitement », précise-t-il.
Reconnaître les premiers signes
Les proches ont également un rôle à jouer dans le repérage des premiers signes. Agitation, irritabilité, troubles du sommeil, agressivité ou changements inhabituels dans le comportement peuvent, selon l'infirmier, amener les familles à consulter.
Pour prévenir ces situations, il préconise une sensibilisation qui commence au sein des familles. L'information doit également être renforcée dans les écoles, les lycées, les universités et les centres de formation. « Il faut leur parler, les sensibiliser sur les risques qu'ils courent en consommant les substances psychoactives », insiste-t-il.
La lutte contre les circuits de vente se poursuit
Au Bénin la Police républicaine ne cesse de multiplier les opérations de lutte contre la circulation et la commercialisation illicites des produits psychotropes. Au cours du mois de juillet, à Krakè-Plage, près d'une tonne de chanvre indien, soit 973,65 kg, a été saisie dans un dépôt clandestin. À Agla, à Cotonou, deux opérations ont conduit à l'interpellation de quatre présumés trafiquants et à la saisie de plusieurs boulettes et plaquettes de chanvre indien ainsi que du matériel de conditionnement. À Tchaourou, un présumé vendeur de chanvre indien a été interpellé dans un ghetto où des produits stupéfiants ont été découverts.
Près d'une tonne de chanvre indien saisie dans un dépôt clandestin à Kraké-PlageCes opérations montrent l'intensification de la lutte contre les circuits de commercialisation et d'approvisionnement.
Si les forces de sécurité poursuivent la lutte contre les réseaux d'approvisionnement et de vente, les professionnels de santé appellent également les familles et les établissements scolaires à renforcer le dialogue et la sensibilisation. Car derrière chaque consommation peut se cacher un mal-être qu'il faut savoir repérer à temps pour éviter qu'il ne s'installe durablement.
Akpédjé Ayosso
Les députés béninois sont attendus au Palais des Gouverneurs, à Porto-Novo, lundi 7 septembre 2026, pour l'ouverture de la deuxième session extraordinaire de l'année.
L'Assemblée nationale, 10e législature, se prépare à examiner ses prévisions budgétaires pour l'exercice 2027. Selon un communiqué du président de l'Assemblée nationale, les députés sont convoqués, lundi 7 septembre 2026 à 10 heures, au Palais des Gouverneurs, à Porto-Novo.
Au cours de cette session extraordinaire, deux points sont inscrits à l'ordre du jour. Après l'ouverture officielle des travaux, les députés procéderont à l'examen et à l'adoption du projet de budget de l'Assemblée nationale pour la gestion 2027.
M. M.
Un individu a été interpellé, lundi 31 août 2026, par le Commissariat spécial du Port autonome de Cotonou. Il est soupçonné d'avoir soutiré de l'argent à des chauffeurs de poids lourds en se faisant passer pour un intermédiaire des forces de l'ordre.
A la suite de plaintes de chauffeurs faisant état de sommes d'argent qui leur seraient réclamées sur l'axe reliant le carrefour Caboma à la mosquée de Zongo, la Police a ouvert une enquête.
Les investigations ont permis d'identifier un suspect.
Selon les premiers éléments, le suspect abordait des conducteurs de camions bloqués dans les embouteillages. Il leur propose de faciliter leur accès au port sec, en échange d'une somme d'argent qu'il présentait comme destinée aux agents de police.
Le dispositif mis en place par le Commissariat spécial du port a finalement permis d'interpeller, lundi 31 août 2026, en flagrant délit le faux émissaire de la Police.
Placé en garde à vue, le suspect fait désormais l'objet d'une procédure judiciaire.
M. M.
LES RÉSULTATS DOUBLE CHANCE SONT LÀ !
LOTO STAR Tirage N°105/26
Mercredi 02 septembre 2026 (14H)
– Zone A (5 premiers numéros) :
80 • 14 • 35 • 63 • 82
– Zone B (5 derniers numéros) :
66 • 08 • 78 • 76 • 33
Félicitations aux heureux gagnants.
Pas encore cette fois ? Gardez le sourire !
Rendez-vous à 18H pour le prochain tirage.
Jouez avec modération et responsabilité. Le jeu doit rester un plaisir.
Dans une vidéo diffusée par Télé Sahel mardi, le 1er septembre, le capitaine Roger Gabriel met en cause le Tchad, le Bénin, la Côte d'Ivoire et la France dans les événements du 29 août à Niamey. Faute d'éléments indépendamment vérifiables, ce témoignage illustre surtout une mécanique de désinformation déjà employée par le régime nigérien : transformer une crise intérieure en complot étranger, puis imposer ce narratif par la télévision publique, les comptes militants et les trolls.
Face caméra, le capitaine Roger Gabriel décline son identité avant de livrer sa version de la mutinerie qui a secoué Niamey les 28 et 29 août. Cet officier du 1er bataillon parachutiste affirme notamment avoir reçu l'appel d'un militaire tchadien l'informant d'une possible intervention destinée à soutenir les mutins. Son récit fait également apparaître le Bénin, la Côte d'Ivoire et la France parmi les soutiens présumés de l'opération. Diffusée sur Télé Sahel, la télévision publique nigérienne, la séquence est rapidement extraite, découpée et partagée sur les réseaux sociaux. Le titre qui l'accompagne devient catégorique : « Le Niger accuse le Tchad, le Bénin, la Côte d'Ivoire, la CEDEAO et la France d'implication dans le putsch déjoué. »
Capitaine Gabriel, caution institutionnelle ?
Cette présentation constitue une première déformation : la vidéo ne livre pas les conclusions d'une enquête judiciaire ou militaire, mais la version d'un officier. Aucun relevé téléphonique, aucun enregistrement ni aucune authentification indépendante des appels et messages évoqués n'a été rendu public pour étayer l'implication présumée de gouvernements étrangers. La diffusion de ce témoignage sur Télé Sahel ne peut cependant être considérée comme anodine. Dans un régime militaire qui exerce un contrôle étroit sur l'information, il paraît peu probable qu'un officier puisse porter des accusations aussi graves sur la télévision publique sans l'aval, au moins implicite, de sa hiérarchie. Cette mise à l'antenne apporte ainsi au récit du capitaine Gabriel une forme de caution institutionnelle, sans pour autant transformer ses affirmations en faits établis.
Un récit lancé avant même l'apparition des preuves
La mécanique avait commencé avant la diffusion de cette séquence. Dès le 30 août, au lendemain des affrontements, des comptes favorables au général Abdourahamane Tiani ont attribué la mutinerie à une opération organisée depuis l'étranger. Des publications très similaires ont désigné la France et certains États voisins, sans attendre que l'identité, les motivations et la chaîne de commandement des mutins soient établies.Ce vide informationnel constituait un terrain idéal. Durant les événements, la télévision nationale a été interrompue et le réseau perturbé, limitant la remontée d'informations indépendantes depuis Niamey. Pendant que les journalistes tentaient de vérifier les faits, les comptes militants disposaient déjà d'un récit simple : le Niger aurait une nouvelle fois été attaqué par ses ennemis extérieurs.
La désinformation ne repose pas nécessairement sur une invention totale. Elle peut partir d'un événement réel — ici, une mutinerie et un appel téléphonique allégué — puis combler toutes les zones d'ombre par des affirmations non démontrées. La répétition fait ensuite le reste : les mêmes accusations circulent sur Facebook, TikTok, YouTube et WhatsApp jusqu'à donner l'impression que plusieurs sources indépendantes les confirment. En réalité, ces publications remontent souvent à une seule déclaration.
La reprise d'un narratif déjà éprouvé
Les pays désignés ne le sont pas au hasard. En janvier 2026, après l'attaque de la base aérienne de Niamey, le général Tiani avait déjà accusé la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire d'en être les « sponsors ». Reuters avait alors souligné qu'aucune preuve n'avait été fournie pour étayer ces accusations. Le Tchad vient désormais s'ajouter à cette géographie du soupçon.Depuis le coup d'État de juillet 2023, le même narratif revient à chaque crise sécuritaire : la France préparerait une déstabilisation du Niger avec l'aide de pays de la région et de la CEDEAO. L'AFP Factuel a pourtant documenté l'utilisation répétée de vidéos anciennes, d'images détournées et d'audios manipulés pour alimenter cette lecture des événements. Autre fait marquant, la propagande autour de l'Alliance des États du Sahel reprend également ce schéma. De prétendues infrastructures, réalisations économiques ou avancées militaires sont attribuées au Mali, au Burkina Faso et au Niger à partir d'images provenant d'autres pays .L' AFP Factuel a recensé plusieurs de ces publications trompeuses, conçues pour magnifier l'AES tout en désignant la France et ses partenaires africains comme responsables de ses difficultés.Les opérations d'influence dans le Sahel ne relèvent d'ailleurs plus de publications isolées. Une enquête coordonnée par Forbidden Stories a révélé l'existence de réseaux pro russes utilisant des influenceurs, de faux journalistes et des médias partenaires pour imposer certains récits politiques. Une cartographie du Centre d'études stratégiques de l'Afrique estime que l'Afrique de l'Ouest concentre près de 40 % des campagnes de désinformation documentées sur le continent.
Faire oublier une crise interne
Le narratif du complot extérieur remplit enfin une fonction politique : détourner le regard de l'origine interne de la crise. Les faits établis décrivent une rébellion de militaires nigériens, notamment issus d'unités confrontées aux pertes provoquées par les groupes djihadistes. Désigner immédiatement la France, le Bénin, la Côte d'Ivoire ou le Tchad permet donc d'évacuer des questions plus embarrassantes : pourquoi plusieurs unités se sont-elles retournées contre le pouvoir ? Quel est l'état réel de la cohésion de l'armée ? Comment expliquer le mécontentement des soldats engagés sur les fronts de Tillabéri, Téra ou Dosso ? Et pourquoi un régime revendiquant sa souveraineté a-t-il eu besoin d'une force russe pour contenir une contestation venue de ses propres rangs ? La vidéo du capitaine Gabriel ne suffit pas à répondre à ces questions. En l'absence d'éléments susceptibles d'être vérifiés indépendamment, elle demeure un témoignage et un ensemble d'accusations. La présenter comme la preuve d'un complot multinational ne relève plus de l'information, mais de la construction d'un récit politique : désigner l'ennemi extérieur pour éviter d'expliquer la fracture intérieure.
La Police républicaine a restitué, mardi 1er septembre 2026, au commissariat de Godomey, quatre motocyclettes et six voitures retrouvées après des cas de vol. D'autres véhicules récupérés restent en attente de restitution.
Le soulagement était perceptible sur les visages, mardi 1er septembre 2026, au commissariat de l'arrondissement de Godomey, dans la commune d'Abomey-Calavi. Après plusieurs jours ou semaines d'inquiétude, des citoyens ont pu repartir avec leurs motocyclettes ou voitures retrouvées au terme des investigations menées par la Police républicaine.
Au total, quatre motocyclettes et six véhicules ont été restitués à leurs propriétaires légitimes.
A. Erathou, propriétaire d'une motocyclette, raconte avoir été contactée quelques jours après son passage au commissariat.
Même émotion chez Romain T., propriétaire d'une motocyclette Haojue « petit corps ». Pris par un moment de sommeil alors qu'il se trouvait dans une école publique à Houèto, son engin lui a été volé. Après avoir effectué une déclaration au commissariat de Godomey, il a finalement pu le récupérer. « Et aujourd'hui, me voici avec ma moto », a-t-elle indiqué avec joie.
Ulrich K., propriétaire d'une Wave S, avait lui aussi perdu tout espoir de retrouver rapidement son engin. Selon son témoignage, la moto avait été stationnée sur la terrasse pendant la nuit. Au matin, elle avait disparu. Il s'est alors rendu au commissariat pour porter plainte. « Quelques jours après, ils m'ont rappelé pour me dire que ma moto était retrouvée », s'est-il confié.
C'est également la joie chez Hospice G., face à sa motocyclette Haojue « gros corps » qui lui a été volée. « Aujourd'hui, par la grâce de Dieu, j'ai le plaisir de me retrouver encore avec cette même moto (...) », a-t-il expliqué, ajoutant qu'il n'avait plus beaucoup d'espoir de la revoir.
Une voiture retrouvée après un vol présumé
Parmi les bénéficiaires figure également Romaric Akpakpo, propriétaire d'une voiture déclarée volée au cours du mois d'août. D'après son récit, il avait été sollicité par des personnes qui souhaitaient louer le véhicule pour effectuer un déplacement au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou.
Il explique qu'après avoir accepté de les accompagner, il a été drogué au cours du trajet avant que son véhicule ne soit emporté. Il s'est ensuite rendu au commissariat de Godomey pour porter plainte.
Quelques semaines plus tard, l'appel tant attendu est arrivé. « Le commissariat m'a appelé et m'a dit qu'ils ont eu la voiture », a-t-il confié. Mardi, il était donc présent au commissariat pour récupérer son véhicule.
D'autres engins volés en attente de restitution
Pour le commissaire de première classe Constant Zannou, commissaire de l'arrondissement de Godomey, « il y a encore d'autres motos et voitures (...) volées qui ont été retrouvées et sont en attente de restitution ». Le commissaire a expliqué que les engins remis mardi ne représentent qu'une partie des biens retrouvés. Certains des véhicules récupérés n'ont pas fait l'objet d'une déclaration de perte de la part de leurs propriétaires présumés. « C'est l'occasion pour moi de demander à la population de faire confiance à sa police. Et avec l'aide de la population, les résultats vont venir », a exhorté le commissaire.
Marc MENSAH