Portée disparue depuis plus de deux mois, une jeune femme de 20 ans a été retrouvée saine et sauve, vendredi 30 octobre 2026, lors d'une opération de la police à Toffo. Au domicile du suspect, les enquêteurs ont également découvert un crâne et une mâchoire humaine.
Une intervention de la police républicaine a permis de retrouver une jeune femme d'environ 20 ans, dont la famille était sans nouvelles depuis plus de deux mois.
L'opération, menée vendredi 30 octobre 2026 à Toffo, dans le département de l'Atlantique, a conduit à l'interpellation d'un homme soupçonné de séquestration et de tentative d'extorsion de fonds.
L'affaire a pris une tournure inquiétante lorsque les proches de la jeune femme ont reçu une vidéo dans laquelle un individu se présentant comme un Bokonon, installé à Kandi, dans le département de l'Alibori, proférait des menaces en lien avec sa prétendue libération.
Les recherches engagées par les forces de sécurité, avec le concours de responsables d'un culte endogène, ont finalement permis de remonter jusqu'au suspect. Contrairement à ce qu'il laissait croire, celui-ci ne se trouvait pas à Kandi, mais à Toffo.
La perquisition des lieux a révélé une découverte troublante. Un crâne et une mâchoire humains ont été retrouvés chez le mis en cause.
L'origine et les circonstances de détention de ces ossements restent à déterminer.
Le suspect est placé en garde à vue. Une enquête est ouverte.
De nombreuses adolescentes, particulièrement celles vivant sur les sites de déplacés de guerre dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, disent avoir difficilement accès aux informations sur la santé sexuelle et reproductive.
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La Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d'investigation en Afrique de l'Ouest (CENOZO), en collaboration avec l'Office des nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), a organisé un atelier de formation. Il porte sur le thème : « Comment enquêter sur les trafics illicites et le financement du terrorisme ». Tenue du 27 au 30 octobre à Koudougou, cette formation a réuni 30 journalistes. La cérémonie d'ouverture a été présidée par Blaise Zongo, directeur de cabinet du gouverneur, qui le représentait.
L'atelier vise à renforcer la contribution du journalisme d'investigation à la lutte contre les trafics illicites et le financement du terrorisme, afin de favoriser un environnement de paix et de cohésion sociale au Burkina Faso.
La criminalité transnationale organisée, notamment les trafics illicites en tout genre (armes légères et de petit calibre, drogues, stupéfiants, métaux précieux comme l'or, le diamant, l'ivoire, et autres commerces illicites), ainsi que le financement du terrorisme, sont les principales sources de l'insécurité.
Celle-ci déstabilise les communautés, perturbe l'économie locale et met à mal la stabilité des États du Sahel. Cette situation requiert des mesures urgentes et concertées pour identifier, comprendre et contrer les sources de financement de ces groupes criminels. C'est dans ce contexte que l'ONUDC et le PNUD, en collaboration avec l'État burkinabè, ont initié le projet « Édification d'une paix durable : appui au renforcement des capacités du Burkina Faso à comprendre, prévenir et contrer la menace du financement du terrorisme ».
Ce projet, qui ambitionne de renforcer la capacité du Burkina Faso à lutter efficacement contre le financement du terrorisme afin de restaurer la cohésion sociale et d'établir une paix durable, reconnaît le rôle des médias, et en particulier des journalistes d'investigation, dans l'identification et l'exposition des réseaux illicites qui soutiennent financièrement le terrorisme. Les journalistes ont la responsabilité de mettre en lumière les mécanismes cachés et complexes qui financent le terrorisme. Leur travail contribue à informer le public et les autorités compétentes, mais aussi à générer des preuves et des analyses qui peuvent éclairer les politiques de sécurité et les actions judiciaires. Pour remplir efficacement cette mission, ils doivent être bien équipés en compétences, en connaissances et en ressources.
Blaise Zongo, représentant du gouverneurBlaise Zongo a souligné le rôle déterminant des journalistes. « Les journalistes jouent un rôle déterminant dans la promotion de la transparence, la recherche de la vérité et l'information des citoyens. À travers leurs investigations, ils contribuent à mettre en lumière les réseaux criminels, les circuits financiers illicites et les pratiques qui alimentent l'insécurité. Leur travail participe ainsi à renforcer la redevabilité, à nourrir le débat public et à soutenir les efforts nationaux de prévention et de lutte contre le terrorisme », a-t-il notifié.
Il a précisé que la formation vise à renforcer les connaissances des participants sur les méthodes de financement utilisées par les terroristes, à améliorer leurs techniques d'enquête, à les familiariser avec les outils d'analyse de données financières et à renforcer leur sécurité en ligne. Il a invité les journalistes à participer activement aux discussions, à partager leurs expériences professionnelles et à tirer pleinement profit de l'expertise des formateurs. Selon lui, les compétences acquises contribueront à améliorer la qualité des investigations journalistiques et à renforcer la résilience des sociétés face aux menaces criminelles et terroristes transnationales.
Pour le coordonnateur de la CENOZO, Arnaud Ouédraogo, cette session permettra d'outiller les journalistes pour produire des informations susceptibles d'apporter davantage de lisibilité aux autorités sur les flux financiers illicites et de contribuer à la lutte contre cette criminalité financière transfrontalière. « L'objectif, c'est de permettre aux journalistes de comprendre d'une part le phénomène, les mécanismes, d'autre part de dénoncer et de sensibiliser les populations », a-t-il expliqué.
Le coordonnateur de CENOZO, Arnaud OuédraogoFormatrice, Sandrine Sawadogo a insisté sur la rigueur nécessaire dans le traitement des données financières : « Quand on décide de travailler sur la base de données financières, il faut avoir de bonnes réponses aux questions. Il faut chercher à savoir à qui appartient la société, qui a signé la facture, qui est l'actionnaire majoritaire, etc. C'est un travail de longue haleine. Souvent, les rapports et la documentation ne sont pas cachés. Il faut faire la bonne recherche et aller au bon endroit. » Elle a ajouté que, pour faire un bon article économique, il faut faire attention aux documents reçus, les décortiquer au besoin et aller vers une source officielle pour expliquer concrètement, car il y a souvent une grande différence entre ce qui est écrit dans les documents de données financières et les écrits des journalistes.
Du côté des participants, Simplice Zongo, journaliste, a salué une formation « d'intérêt actuel ». « Nous avons besoin des outils que les formateurs ont montrés pour bien faire notre travail. Nous avons beaucoup appris avec les outils de cyberprotection. Cette formation va beaucoup m'aider dans mes recherches et la rédaction de mes articles d'investigation », a-t-il confié.
Rama Diallo
Lefaso.net
L’Association des petits commerçants du Congo (APCCO) alerte sur la disparition de deux de ses membres depuis le 7 septembre à Kamanyola, dans le territoire de Walungu (Sud-Kivu). Selon cette organisation, les deux hommes auraient été arrêtés par des éléments du M23, devenu Front pour la refondation de la nation (FRN), alors qu’ils transportaient 265 000 dollars destinés à l’achat de marchandises pour le compte de plus de 85 petits commerçants de Salamabila et de ses environs.