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Agrégateur de flux

The Brief – Iran’s diplomatic ‘Wind of Change’

Euractiv.com - lun, 09/02/2026 - 18:21
It's unlikely Iran's diplomats would be jumping ship if they believed the regime was sustainable. Now is the time to isolate Tehran even further, cutting all diplomatic ties and signalling to other would-be turncoats that it's now or never
Catégories: European Union, France

Stabilizing Gaza and Shaping a Political Horizon: Conditions for an Effective International Stabilization Force

European Peace Institute / News - lun, 09/02/2026 - 18:18

The transition to Phase Two of the Comprehensive Plan to End the Gaza Conflict, following the adoption of UN Security Council Resolution 2803 (2025), has brought renewed focus to the proposed International Stabilization Force (ISF). While the resolution authorizes the ISF as a central operational pillar of the next phase, significant uncertainty remains around its mandate, composition, sequencing, and relationship to emerging Palestinian governance arrangements.

This issue brief examines the conditions under which the ISF could contribute to stabilization rather than exacerbate political and security risks. Drawing on IPI-led consultations and off-the-record discussions with regional actors, UN officials, member states, and Israeli and Palestinian experts, the brief unpacks key challenges related to anchoring stabilization in a credible political horizon, clarifying the division of labor among international and local actors, and sequencing deployment alongside Israeli withdrawal, Palestinian policing, and reconstruction.

The brief surfaces critical questions for policymakers on mandate design, coordination, risk management, and legitimacy. It underscores that the ISF’s effectiveness will depend on its integration into a broader political framework, meaningful Palestinian participation, and clear benchmarks linking stabilization to a durable political process.

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Burkina/Musique : La chorale Notre-Dame du Lac de Bam revisite son titre « Good Morning » avec l'artiste Melkior

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 09/02/2026 - 18:12

La chorale Notre-Dame du Lac de Bam a remis au goût du jour son titre phare « Good Morning » à travers un remix avec l'artiste musicien Melkior. Le clip vidéo de cette œuvre a été officiellement présenté à la presse le dimanche 8 février 2026 à Ouagadougou.

« Good Morning » a bercé l'enfance de millions d'auditeurs à travers les ondes de Savane FM. Cette mélodie a traversé les générations, devenant l'un des classiques les plus populaires du répertoire musical au Burkina Faso. Aujourd'hui, elle renaît sous une nouvelle forme, sans perdre son âme. Dans cette version revisitée, le titre s'enrichit d'une nouvelle voix, celle de Melkior, qui apporte une touche contemporaine tout en respectant l'essence originale de l'œuvre. Cette collaboration entre l'ancienne et la nouvelle génération poursuit un objectif commun : promouvoir la culture burkinabè, avec un accent particulier sur la valorisation des langues locales et du patrimoine musical national. Melkior a offert à celles qu'il appelle « ses mères » la production complète du titre en studio ainsi que la réalisation du clip vidéo.

Le clip est disponible sur la chaîne YouTube officielle de la chorale Notre-Dame du Lac de Bam

« Il était important pour moi de montrer leurs visages et de rappeler qu'elles sont bien présentes. C'est dans cet esprit que je leur ai demandé de prier pour que je puisse obtenir les moyens nécessaires. Je leur ai dit que, si Dieu me permettait de gagner de l'argent, je produirais la chanson et le clip. Dieu a exaucé nos prières et nous a facilité les choses. À travers ce featuring, j'ai voulu leur rendre un hommage sincère », a laissé entendre Melkior.

De son côté, la chorale Notre-Dame du Lac de Bam s'est réjouie de cette collaboration avec un jeune artiste qu'elle qualifie de « talentueux, humble et respectueux », saluant également son engagement pour la transmission intergénérationnelle et la sauvegarde de l'héritage culturel burkinabè.

Les membres de la chorale ont exprimé leur satisfaction quant à cette collaboration avec leur « fils »

Pour rappel, la chorale a dédicacé son premier album, intitulé « Good Morning », en septembre 2022. Elle était un groupe de chants religieux rattaché à la paroisse Notre-Dame du Lac de Bam, à Kongoussi. Ce n'est qu'en 1978 que ses membres ont décidé de se détacher de l'aspect strictement religieux pour s'orienter vers un registre dit « profane », tout en conservant les valeurs et l'harmonie vocale qui font leur identité. Aujourd'hui, pour des raisons liées notamment au travail, aux mariages et au décès de certains membres, la chorale est désormais basée à Ouagadougou, d'où elle poursuit ses activités artistiques.

Melkior a, pour sa part, remercié la chorale pour la transmission des valeurs et du patrimoine musical

Quant à Melkior, il s'est fait connaître du grand public grâce à son titre « Y a Dieu dedans ». Lauréat de l'émission musicale de la RTB « Faso Academy » en 2013, l'artiste s'est progressivement imposé sur la scène musicale nationale par son style alliant tradition et modernité.

Samirah Bationo
Lefaso.net

MEP Tom Berendsen picked as new Dutch foreign minister

Euractiv.com - lun, 09/02/2026 - 18:05
The lawmaker is part of a minority coalition government that will be sworn in on 23 February
Catégories: European Union, France

Municipales 2026 : le Parti socialiste teste sa stratégie avant la présidentielle

France24 / France - lun, 09/02/2026 - 18:04
Avec sa stratégie d’union de la gauche hors insoumis, le Parti socialiste espère être présenté au lendemain des élections municipales (15 et 22 mars) comme l’un des vainqueurs du scrutin pour apparaître comme la seule force politique de gauche en mesure de battre la droite et l’extrême droite lors de la prochaine élection présidentielle en 2027.

Ocean campaigners urge EU to stick to deep-sea mining moratorium

Euractiv.com - lun, 09/02/2026 - 18:01
Warning comes after the head of the International Seabed Authority lobbied officials in Brussels
Catégories: European Union, France

EU support for Ukraine for 2026-2027

Written by Tim Peters and Jakub Przetacznik with Silke Maes.

On 18 December 2025, the European Council agreed to a €90 billion loan to Ukraine to cover the country’s financial needs in the years 2026 and 2027. The European Commission has subsequently presented three legislative proposals to implement the European Council’s decision: (i) a proposal for a €90 billion Ukraine Support Loan financed by the EU except for Czechia, Hungary and Slovakia; (ii) a proposal to amend the Ukraine Facility to use it for the disbursement of the new loan; and (iii) a proposal to amend the EU’s multiannual financial framework to use it as a guarantee for the loan, and to finance the grants used for the borrowing cost subsidy.

The loan will be financed through EU borrowing on the capital markets backed by the EU budget’s headroom. The EU budget will pay for the interest rates and other associated costs for Ukraine.

While €30 billion of the loan are meant to support the Ukrainian budget, €60 billion will be used to strengthen Ukraine’s defence capabilities. The Commission proposal stipulates that defence products financed from the loan should, in principle, originate from the EU, European Economic Area, European Free Trade Area and Ukraine. Only if products are not available there, or cannot be delivered fast enough, can products from other third countries be bought.

In the past, Article 41(2) of the Treaty on European Union had been seen as an obstacle to financing weapons and military equipment from the EU budget. However, as the proposed Ukraine Support Loan is based on Article 212 of the Treaty on the Functioning of the European Union, the rules on the EU’s common foreign and security policy do not apply.

Legislative Proposals
  • COM(2026) 20 – Proposal for a regulation implementing enhanced cooperation on the establishment of the Ukraine Support Loan for 2026 and 2027
  • COM(2026) 22 – Proposal for a regulation amending Regulation (EU) 2024/792 establishing the Ukraine Facility
  • COM(2026) 21 – Amended proposal for a Council regulation amending Regulation (EU, Euratom) 2020/2093 laying down the multiannual financial framework for the years 2021 to 2027

Read the complete study on ‘EU support for Ukraine for 2026-2027‘ in the Think Tank pages of the European Parliament.

Catégories: Afrique, European Union

EU auditors raise red flags over farm policy proposal

Euractiv.com - lun, 09/02/2026 - 17:38
ECA warns new CAP design could fragment the single EU market
Catégories: European Union, France

Lualaba : 11 creuseurs artisanaux périssent dans un éboulement à Tulwizembe

Radio Okapi / RD Congo - lun, 09/02/2026 - 17:29


Un drame s’est produit dans la nuit de vendredi à samedi 7 février dans la carrière de Tulwizembe, située à une vingtaine de kilomètres de Kolwezi, en province du Lualaba. Selon des sources locales, 11 creuseurs artisanaux ont trouvé la mort dans un éboulement. Les victimes décédées devraient être inhumées ce lundi, tandis que les blessés ont été acheminés vers des structures hospitalières de Kolwezi.

Catégories: Afrique, Union européenne

Félix Tshisekedi à Luanda pour discuter des initiatives de médiation

Radio Okapi / RD Congo - lun, 09/02/2026 - 17:17


Le président Félix-Antoine Tshisekedi séjourne depuis lundi 9 février à Luanda, en Angola, rapporte l’Agence congolaise de presse. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre des initiatives de médiation en cours visant à restaurer la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo, confronté à l’agression du Rwanda.

Catégories: Afrique, Union européenne

EU urged to use digital rules to tackle health disinformation

Euractiv.com - lun, 09/02/2026 - 17:14
Global health group warns deepfakes could worsen vaccine uptake
Catégories: European Union, France

Genèse et exégèse de la refondation au Sahel Tome II

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 09/02/2026 - 17:14

Il y a juste un peu plus d'un mois, que nous publions dans la presse nationale une présentation du Tome 1 de l'ouvrage cité en titre de cet article. L'auteur, le professeur émérite, Aboubacar Yenikoye Ismaël, de l'université Abdou-Moumouni de Niamey (Niger) étaient déjà en cours de finalisation du Tome 2. Qui est désormais disponible.

Le premier tome de cet ouvrage écrit par cet enseignant de psychologie et de sciences de l'éducation, a permis de poser les bases théoriques et conceptuelles nécessaires à la compréhension de l'actualité des conflits au Sahel.

Toutefois, les analyses développées dans le tome 1 ont également fait émerger de nouvelles interrogations et montré la nécessité d'un approfondissement. En effet, la compréhension conceptuelle et théorique, bien qu'indispensable, ne saurait suffire à elle seule pour appréhender pleinement toutes les implications pratiques de de la problématique de la Refondation au Sahel. C'est dans cette perspective que s'inscrit le présent tome 2. Celui-ci se propose de prolonger et de compléter les réflexions amorcées précédemment, en adoptant une approche davantage orientée vers le bilan et les acquis des deux années de fonctionnement de l'AES, ainsi que les perspectives.

L'ouvrage, tout en rappelant la partie introductive du Tome I : AES, De la Raison de la Force à la Force de la Raison, les chapitres B et C, s'attache, à partir de la page 79 du Livre deuxième, à analyser la problématique de l'Unité et de la Solidarité AES. Selon l'auteur, cette unité et cette solidarité constitue la première arme de défense contre les puissances de déstabilisation et les manœuvres d'étouffement diplomatique et d'asphyxie financière et économique. Pour ce faire, la Confédération des Etats AES devrait s'appliquer à veiller à une répartition « véritablement et scrupuleusement équilibrée et consensuelle », quant à l'implantation des structures de la Confédération, ainsi que la distribution équitable des responsabilités entre Etats AES.

L'auteur relève avec force que la création de la Confédération des Etats su Sahel est la première vraie avancée vers « l'Union africaine » au cours des soixante dernières années. Selon le Pr Yenikoye Ismaël, c'est véritablement, la première fois dans l'histoire du mouvement panafricain ouest africain que des dirigeants et des peuples s'accordent autour d'objectifs communs en matière de création d'ensembles liant les peuples et les institutions dans une alliance comportant des objectifs communs, relativement aux questions de souveraineté, de programmes politiques, économiques et socio-culturels. De nombreuses tentatives aux porte des indépendance des années 60 ayant été presqu'étouffées dans l'œuf.

C'est pourquoi dans les développements présentés dans cet ouvrage, il identifient d'ores et déjà les acquis majeurs de la Refondation au Sahel, au compte desquels nous pouvons citer :

le premier et le plus important réside dans le fait d'exiger le départ des troupes étrangères armées du territoire des Etats de la Confédération ;

le second est relatif à la création de la Confédération AES elle-même, autour des trois objectifs dénommés les trois D : Défense, Développement, Diplomatie ;

le troisième se rapporte à la création d'une Force unifiée de l'AES ;

le quatrième concerne la création d'une institution financière commune pour financer le développement ;

le cinquième est en lien avec un début de nationalisation de certains secteurs stratégiques pour le contrôle, par les Etats AES, des secteurs comme le pétrole, l'or, l'uranium, le lithium etc.

le sixième est relatif à la construction d'une nouvelle mentalité au sein des populations du Sahel, celle du contrôle citoyen de certains travers relevés dans la gestion financière d'hier et d'aujourd'hui, mais aussi la mentalité de ne compter que sur ses propres forces.

Ce tome 2 s'achève par une mise en perspective de la question du développement de la Confédération des Etats du Sahel dans un contexte de pression ininterrompue des agresseurs comme cela se constate avec la récente attaque terroriste contre l'aéroport de Niamey, au Niger.

De façon didactique et méthodique, ce professeur d'université achève son livre en estimant que pour relever ces défis il est nécessaire une mobilisation sans faille et collective de l'ensemble des citoyens de l'espace AES.
Ce texte est aussi une invite à la réflexion, afin de contribuer à approfondir ces questions d'actualité. A bon entendeur…Bonne lecture !

Issa Abdou Moumoula et Ludovic
Ouhonyioué KIBORA

Why Did Canadian Firm Laramide Abandon a Uranium Project in Kazakhstan?

TheDiplomat - lun, 09/02/2026 - 17:14
Laramide President and CEO Marc Henderson called recent changes to the country's subsoil use law “a spectacular own goal." He characterized it as “de facto nationalization."

DRAFT OPINION on the proposal for a regulation of the European Parliament and of the Council establishing the Connecting Europe Facility for the period 2028-2034, amending Regulation (EU) 2024/1679 and repealing Regulation (EU) 2021/1153 - PE784.322v01-00

DRAFT OPINION on the proposal for a regulation of the European Parliament and of the Council establishing the Connecting Europe Facility for the period 2028-2034, amending Regulation (EU) 2024/1679 and repealing Regulation (EU) 2021/1153
Committee on Security and Defence
Petras Auštrevičius

Source : © European Union, 2026 - EP

DRAFT OPINION on the proposal for a regulation of the European Parliament and of the Council establishing the Connecting Europe Facility for the period 2028-2034, amending Regulation (EU) 2024/1679 and repealing Regulation (EU) 2021/1153 - PE784.322v01-00

DRAFT OPINION on the proposal for a regulation of the European Parliament and of the Council establishing the Connecting Europe Facility for the period 2028-2034, amending Regulation (EU) 2024/1679 and repealing Regulation (EU) 2021/1153
Committee on Security and Defence
Petras Auštrevičius

Source : © European Union, 2026 - EP

Von der Leyen floats two-speed Europe ahead of economy summit

Euractiv.com - lun, 09/02/2026 - 17:10
EU unity gives way to the rise of multi-country coalitions
Catégories: European Union, France

Tens of thousands set to compete for 750 EU civil service jobs

Euractiv.com - lun, 09/02/2026 - 17:08
Some applicants refuse to give up on the dream of a permanent EU job, despite repeated failure
Catégories: European Union, France

UE-Inde : interroger les zones d’ombre de l’accord de libre-échange

IRIS - lun, 09/02/2026 - 17:07

Quels sont les enjeux de cet accord et quelles opportunités offre-t-il respectivement à New Delhi et Bruxelles ?

La ligne structurante à avoir en tête est que pour les dirigeants indiens, l’UE représente une source très importante de technologies et d’investissements. À l’inverse, l’Inde est perçue comme un immense marché en puissance de 2 milliards d’individus. Ceci posé, il est en réalité difficile d’évaluer les retombées du présent accord de façon éclairée. Tout d’abord, il faut avoir à l’esprit deux choses : premièrement, quoi qu’il contienne, cet accord de libre-échange (ALE) mettra cinq à dix ans avant d’être mis en œuvre, s’il doit l’être dans son intégralité. À ce stade, il n’est même pas encore signé. Ensuite, et partie liée à cette réalité pour ce qui concerne le calendrier : le contenu des accords n’est encore dévoilé ni dans la presse, ni même auprès des députés européens et députées européennes. Nous sommes donc réduits à commenter quelque chose que l’on ne connait pas vraiment.

Outre la partie « biens et services », l’accord comprend trois autres volets : la mobilité, la sécurité et la défense, et enfin l’agenda stratégique. Concernant la première section, d’ici 2030, 99 % des exportations indiennes vers l’UE et 97 % de celles européennes vers l’Inde seront exemptées de droits de douane d’après les communiqués officiels. Nous avons quelques bribes d’informations sur les exportations qui seront le fruit d’exemptions : vin, pâtes, voitures, chocolat, etc. pour l’UE ; textile, cuir, articles de sport, jouets, pierres précieuses, etc. pour l’Inde. Plusieurs domaines sont exclus de l’accord, tels que la viande bovine, le soja ou encore le riz. Toutefois, il ne s’agit pas de « préserver les agriculteurs et agricultrices européens et indiens » tel que cela a été présenté : l’examen des faits amène à une autre analyse. Pour ce qui concerne l’Inde, Narendra Modi a supprimé, en décembre 2025, le revenu agricole garanti qui existait en Inde depuis 20 ans et permettait notamment la survie des petits paysans versés à une économie de subsistance. Le Premier ministre temporise donc, mais à terme, ce « détour par l’Europe » pourrait être utilisé pour privatiser et libéraliser le marché agricole tel qu’en rêvent les grands groupes capitalistiques indiens, au premier rang desquels Reliance, de la famille Ambani, proche du Premier ministre et important financeur de son parti politique. Narendra Modi s’y était essayé en 2020 et avait dû renoncer face au plus important mouvement social de l’histoire qu’avait engendré sa décision. Il y reviendra. Et sur l’acier, composante majeure du deal pour l’Inde, comment l’UE va-t-elle s’assurer de la bonne application du mécanisme d’ajustement aux frontières ?

Le contenu des trois autres parties demeure, quant à lui, un mystère. Prenons le volet dédié à la mobilité des travailleurs indiens et travailleuses indiennes vers l’Union européenne. L’économie indienne est structurellement marquée par un chômage élevé auquel Narendra Modi n’a pas mis un terme malgré ses engagements – ce qui explique d’ailleurs l’escamotage de l’économie par l’identité dans ses discours. Le taux de chômage est également élevé dans les pays membres de l’UE quoique la structure des marchés de l’emploi ne soit pas comparable. Les rémunérations, le coût de la vie et le droit du travail n’ont rien à voir dans ces deux entités. Par conséquent, qui sera concerné ? Quelles sont les catégories d’emplois qui vont être mises en compétition directe alors que 8 000 kilomètres et toute une législation du travail les séparent ? Parallèlement aux enjeux sociaux d’un tel dumping, à une époque où le dérèglement climatique implique de limiter les trajets en avion, on peut aussi s’interroger sur le bien-fondé écologique d’une telle clause de mobilité. De même sur les volets « sécurité et défense » ou sur l’agenda stratégique : on ne sait pas ce qu’ils contiennent.  

Outre les défis que cela engendre pour l’analyse, les zones d’ombre entourant cet accord et le fait qu’il n’ait pas été rendu intelligible au « grand public » posent un problème démocratique. Il est donc frappant que les presses française et indienne relaient le discours de leurs autorités sans recul critique. Sous nos latitudes, outre vanter ce « mother of all deals » qui va permettre la création d’un « marché commun de deux milliards de personnes », soit les mots d’Ursula von der Leyen, et reprendre le peu d’éléments qui a été dévoilé, et qui irait, sur le papier du moins, dans le sens des Européens et Européennes, la presse ne dit rien sur les autres parties, dont on sait pourtant qu’elles existent, ni ne s’interroge sur le contenu de celles-ci ou sur la raison pour laquelle, précisément, elles ne sont pas dévoilées. Côté indien, la couverture médiatique de ce « deal » n’a pas fait long feu. Il a d’abord été remplacé par l’annonce du budget 2026 en fin de semaine passée, puis par les annonces faites par Donald Trump. Alors que ce « deal » est encore plus vague puisqu’il se réduit à un simple Tweet, il a beaucoup plus suscité de commentaires que son alter ego européen. L’Union européenne suscite en réalité peu d’intérêt en Inde.

Dans quel contexte cet accord a-t-il été conclu ? Quelles sont les limites de celui-ci ?

Il faut se garder de ne voir dans la signature de cet accord qu’une stricte « réaction » à la politique tarifaire mise en œuvre par Donald Trump à l’égard des deux parties prenantes puisque cet accord était en discussion depuis plus de 20 ans. Toutefois, il est indéniable que cette réalité diplomatique a eu de l’importance à double titre : premièrement, pour trouver des débouchés selon la logique néolibérale, en s’extrayant des dynamiques protectionnistes ; deuxièmement, vis-à-vis des « opinions publiques » respectives, en faisant montre d’un activisme politique visant à pallier les humiliations infligées par Donald Trump aux Indiens et aux Européens. De fait, la réaction du président états-unien a été immédiate puisqu’il a tenté de reprendre la main dès le lendemain en annonçant un « deal » avec Narendra Modi et l’abaissement des droits de douane faramineux (50 %) auxquels était soumise l’Inde.

Toutefois, l’accord indo-européen peut en réalité plus volontiers être vu comme une démonstration d’auto-organisation vis-à-vis de la Chine dont l’Union, comme l’Inde, est très dépendante. L’Inde a d’ailleurs refusé de rejoindre le Regional Comprehensive Economic Partnership (le Partenariat économique régional global), grand marché initié par la Chine et regroupant 15 pays d’Asie-Pacifique.

Cet accord n’est donc en réalité pas nécessairement le format le plus adapté pour répondre aux défis des deux parties prenantes. Les économistes hétérodoxes montrent que les accords de libre-échange n’ont, in fine, pas permis le développement humain et l’enrichissement des populations concernées. Au contraire, ils conduisent à l’appauvrissement de celles-ci et l’explosion des modèles sociaux, ainsi qu’à l’enrichissement économique et financier des grands groupes internationalisés. On peut donc émettre la même hypothèse ici : ces accords pourraient d’abord récompenser les grands acteurs capitalistiques de part et d’autre, sans répondre aux problèmes d’emploi et d’industrialisation structurels auxquels font face l’Union et l’Inde.

Côté européen, l’Union est le second marché d’exportation pour les produits indiens, après les États-Unis, mais à l’inverse, nos exportations vers l’Inde ne représentent que 2 % du volume total. En Inde, l’un des problèmes structurants de son économie est le faible taux de R&D des grandes entreprises internationalisées au profit de la seule rente – d’où un marché national atone.

Ainsi, plutôt que d’inventer de nouvelles formes de coopération innovantes à même de répondre à ces enjeux ou des négociations concertées sur des barrières tarifaires permettant de préserver des pans stratégiques de l’agriculture ou de l’industrie, l’Union européenne et l’Inde recyclent les mêmes recettes néolibérales. Pourtant les effets de ces dernières sont désormais clairement rejetés par les peuples comme l’illustrent les protestations contre le Mercosur. En outre, alors que le gouvernement indien est de plus en plus xénophobe et autoritaire, l’Union a abandonné toute velléité de défense des droits humains ou, a minima, d’alerte et de condamnation à ce sujet au profit du seul commerce.

Plusieurs domaines innovants seraient propices à des accords de partenariats ambitieux : la stratégie spatiale, eu égard aux ambitions indiennes et aux compétences européennes en la matière ; la fourniture de médicaments, l’Inde en étant considérée comme « l’usine du monde » et la crise du Covid-19 ayant montré l’absence de stratégie européenne à cet égard ; ou encore la protection de l’eau, le « château d’eau himalayen » étant déjà en proie aux dérèglements climatiques alors qu’il abreuve 40 % de l’humanité et alors que ses effets, climatiques et sociaux, se feront sans aucun doute sentir en Europe… Certains de ces sujets ont bien été évoqués, mais sans contenu ni calendrier, sous forme de grandes déclarations vagues. Il est regrettable de ne pas afficher plus de volontarisme dans ces domaines qui, potentiellement, seraient plus largement bénéfiques à la population.

Quelle place occupent l’Europe et la France dans la stratégie de multi-alignement de Narendra Modi ?

Tout d’abord, il faut bien avoir en tête que l’UE n’est qu’un partenaire parmi d’autres pour l’Inde, loin d’être privilégié. La Russie, la Chine, les Émirats arabes unis et les États-Unis sont plus importants. De plus, si l’UE est le 2e partenaire commercial de l’Inde, tous les pays européens ne vont pas tirer leur épingle du jeu de la même façon. Par exemple, la suppression des droits de douane sur les automobiles répond aux intérêts allemands, sachant que Berlin est déjà le premier partenaire commercial de New Delhi en Europe ; le chancelier Merz était d’ailleurs en Inde quelques jours avant Ursula von der Leyen et a fortement poussé pour la signature de l’accord de libre-échange. En outre, l’Inde a toujours privilégié les échanges bilatéraux avec les pays européens plutôt que via l’Union, instance que les autorités trouvent opaque, difficile à saisir et peu pertinente. Ceci posé, la France, l’Union, et les pays qui la composent de façon individuelle, sont autant d’interlocuteurs dans le cadre de sa politique multi-alignée, notamment dans sa recherche de transfert de technologie – cette dimension était d’ailleurs majeure dans le cadre de la vente des Rafales ou dans les contrats qu’a récemment signés l’Inde avec l’Allemagne. Ce faisant, New Delhi espère attirer les investissements étrangers pour compenser son faible volume de recherche et développement (R&D). Mais en dépit de la mise en récit d’une connivence appuyée entre Emmanuel Macron et Narendra Modi, la France ne peut se prévaloir d’aucun partenariat privilégié. Au contraire : la balance commerciale française vis-à-vis de l’Inde demeure clairement déficitaire.

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La France reconstruit sa stratégie de défense en Afrique

LeMonde / Afrique - lun, 09/02/2026 - 17:00
Alors que Paris a perdu du terrain, ces dernières années, dans son ancien pré carré ouest-africain, les autorités françaises s’apprêtent à ratifier un accord avec le Kenya, lequel illustre leur volonté de diversifier leurs partenariats sur le continent.
Catégories: Afrique, Union européenne

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