Les autorités de la République démocratique du Congo et du Burundi ont convenu de rouvrir, lundi 23 février 2026, la frontière commune entre les villes de Bujumbura et Uvira. Le trafic a immédiatement repris, à la grande satisfaction des populations des deux pays voisins. Les petits commerçants se disent particulièrement satisfaits.
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le sud du territoire d’Irumu (Ituri). Les attaques répétées attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) frappent de plein fouet l’économie locale : l’agriculture est à l’arrêt, les échanges commerciaux sont paralysés et le spectre d’une crise alimentaire menace la région.
Une agriculture en déclin et la peur au ventre
Le Président de la République a nommé, à travers une série d’ordonnances lues lundi 23 février à la télévision nationale (RTNC), plusieurs mandataires à la tête d’entreprises publiques.
Kinkey Mulumba à la RVA
La commission électorale de la Fédération congolaise de football Association (FECOFA) a dévoilé, lundi 23 février 2026 à Kinshasa, le nouveau calendrier des élections à travers les différentes entités du football de la capitale de la République démocratique du Congo.
Selon ce chronogramme consulté par radio Okapi, cette commission électorale fixe les élections à travers les différentes entités de la manière suivante :
Jelentős támogatási kerettel 2026 májusában nyílik meg az erdőgazdálkodást, ezen belül fűrészüzemek fejlesztéseit támogató új pályázat. 45% - 65%-os támogatási intenzitással akár 400 millió forint vissza nem térítendő támogatás várható.
La Bolivie a annoncé, lundi 23 février 2026, la suspension de sa reconnaissance de la pseudo "rasd". L'une des raisons évoquées par les autorités de La Paz est que cette entité "n'est pas reconnue comme État membre de l'Organisation des Nations Unies". Cette décision ouvre désormais un nouveau chapitre dans les relations entre le Royaume du Maroc et ce pays d'Amérique Latine.
La suspension de la reconnaissance de la pseudo "rasd" a été exprimée dans un communiqué publié à l'issue d'un entretien téléphonique tenu, lundi dernier, entre M. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger et son homologue bolivien, M. Fernando Aramayo, ministre des Affaires étrangères de l'État plurinational de Bolivie.
"L'Etat plurinational de Bolivie, agissant en pleine conformité avec la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité et réaffirmant son soutien au processus politique conduit sous les auspices des Nations Unies, a procédé à un réexamen souverain de sa politique étrangère. À l'issue de cet examen, la Bolivie a décidé de suspendre ses relations diplomatiques avec l'entité dénommée république arabe sahraouie démocratique (RASD) et de mettre fin à tout contact officiel avec celle-ci, relevant qu'elle n'est pas reconnue comme État membre de l'Organisation des Nations Unies", lit-on dans le communiqué.
"Cette décision s'inscrit dans la volonté de la Bolivie de contribuer de manière constructive aux efforts internationaux visant à parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable, fondée sur le compromis, conformément aux paramètres établis par les Nations Unies", souligne le communiqué.
La décision de suspension de la reconnaissance de la "rasd" par la Bolivie ouvre un nouveau chapitre dans les relations entre le Royaume du Maroc et ce pays d'Amérique Latine.
Les deux pays ont convenu de rétablir les relations diplomatiques et d'entamer les procédures nécessaires en vue de l'établissement de missions diplomatiques résidentes à La Paz et à Rabat.
Le président de l'Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a reçu, lundi 23 février 2026, à son cabinet du Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, l'ambassadeur du Royaume des Pays-Bas près le Bénin, Joris P.W. Jurriëns, pour un échange centré sur le renforcement de la coopération bilatérale.
Les relations économiques, la stabilité régionale et l'appui à la gouvernance démocratique. Les deux personnalités ont évoqué les priorités communes entre Cotonou et La Haye, notamment dans les domaines de l'eau, de la sécurité alimentaire et de la santé étaient au centre des échanges, lundi 23 février 2026 à Porto-Novo, entre le président de de l'Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou et l'ambassadeur du Royaume des Pays-Bas près le Bénin, Joris P.W. Jurriëns.
« Nous avons parlé des excellentes relations bilatérales entre nos deux pays, fondées sur des intérêts communs comme le développement économique, les investissements, la stabilité et la sécurité », a déclaré le diplomate néerlandais à l'issue de l'audience.
Les échanges ont également porté sur les initiatives de renforcement des capacités des jeunes et des femmes dans la vie publique. L'ambassade des Pays-Bas soutient plusieurs programmes mis en œuvre avec l'Institut pour la Gouvernance Démocratique (IGD), visant à promouvoir les valeurs démocratiques et à consolider les institutions locales.
En poste à Cotonou depuis 2023, Joris P.W. Jurriëns a souligné la volonté de son pays d'élargir davantage la coopération aux domaines économique, politique et sécuritaire, dans un contexte régional marqué par des défis croissants.
M. M.
Publié ce 20 février par le consortium All Eyes On Wagner, un rapport de 1 431 pages détaille l'architecture d'opérations d'influence attribuées à des réseaux russes actifs en Afrique et en Amérique latine. La densité des documents, leur précision budgétaire et la proximité d'échéances électorales majeures sur le continent confèrent à ces révélations une portée stratégique immédiate.
Un calendrier électoral sensible
Le rapport a été rendu public le 20 février 2026. Cette publication intervient à moins d'un mois de l'élection présidentielle en République du Congo prévue le 15 mars 2026 et à sept semaines du scrutin béninois fixé au 12 avril 2026. Dans les périodes pré-électorales, la vulnérabilité informationnelle augmente. Les campagnes d'influence trouvent un terrain plus réactif, où la polarisation est déjà forte et où l'attention médiatique est concentrée.
Une organisation structurée
Les documents analysés recensent plus de 90 consultants impliqués dans les opérations étudiées, dont 17 anciens membres liés à des structures paramilitaires associées au groupe Wagner. Contrats, feuilles de route, budgets détaillés et calendriers éditoriaux montrent une organisation hiérarchisée. L'influence apparaît comme une activité planifiée et non improvisée.
Des budgets optimisés
En août 2024, 516 articles sponsorisés auraient été publiés pour un montant estimé à 340 000 dollars, soit environ 658 dollars par contenu. Certaines structures mentionnées, dont Inter SAS et Intertechtrade SA, afficheraient un plafond annuel pouvant atteindre 3,27 millions de dollars. Les montants restent modestes au regard des budgets de diplomatie publique classiques, ce qui suggère une stratégie d'optimisation plutôt que de démonstration financière.
La donnée au cœur du dispositif
Des enquêtes d'opinion ont été menées auprès de 1 133 répondants en RDC et 1 024 au Mali. Ces études visaient à identifier les thématiques mobilisatrices : souveraineté nationale, rejet de l'ingérence occidentale, sécurité. L'approche rappelle les méthodes du marketing politique contemporain, fondées sur la segmentation et l'analyse comportementale.
Conclusion
Les 1431 pages publiées le 20 février 2026 décrivent une bureaucratie de l'influence rationalisée. Elles révèlent une stratégie méthodique, ancrée dans la donnée et adaptée aux contextes locaux. À l'approche de scrutins déterminants, ces éléments éclairent une compétition informationnelle désormais centrale dans les rapports de puissance.
Les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina viennent de se clôturer ce 22 février 2026, révélant une nouvelle fois combien le sport demeure un espace profondément politique. En 25 éditions, les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver ont été façonnés par les rapports de force internationaux, la question de la neutralité olympique, les enjeux de genre et les lignes de fracture entre puissances. Cette édition n’a pas échappé à la règle : contestations en Italie, débats sur la liberté d’expression des athlètes, réintégration progressive des délégations russe et biélorusse, et interrogations persistantes sur les inégalités Nord–Sud. Le point avec Carole Gomez, assistante-diplômée en sociologie du sport à l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne et chercheuse associée à l’IRIS.
Quel bilan géopolitique peut-on dresser de cette édition ?
À l’instar des éditions précédentes, la politique nationale comme internationale s’est invitée au programme, que ce soit en marge des compétitions comme au cœur même de l’arène olympique, constituant par la même un test important pour Kirsty Coventry, nouvelle présidente du Comité international olympique (CIO).
Commençons par évoquer le pays hôte, l’Italie, qui accueillait ses 3e Jeux d’hiver. Après avoir connu de fortes mobilisations – manifestants qualifiés « d’ennemis de l’Italie » par la Première ministre, Giorgia Meloni, en amont des Jeux dénonçant notamment l’usage des fonds publics, l’impact écologique ou encore la présence de la police anti-immigration états-unienne ICE, ces mouvements se sont progressivement atténués, engloutis par le spectacle sportif. Élément crucial dans l’expression du soft power d’un État, la cérémonie d’ouverture a cherché à marquer une rupture avec celle des Jeux de Paris 2024, mettant en scène une représentation patrimoniale et traditionnelle de l’Italie.
Au-delà de la scène nationale, plusieurs évènements ont rythmé la quinzaine, notamment autour de la question de la neutralité olympique. Revenons sur trois d’entre eux.
Tout d’abord, la disqualification du skeletoneur ukrainien Vladislav Heraskevytch, porte-drapeau de sa délégation, a été particulièrement commentée. Son tort : avoir voulu porter en compétition un casque commémorant des coéquipiers tués dans le conflit avec la Russie. Cet épisode rappelle des précédents récents, et notamment la disqualification de l’athlète afghane Manizha Talash aux Jeux de Paris pour avoir déployé le slogan « Free Afghan Women ». Ici, pas de slogan, uniquement des visages d’anciens coéquipiers. Pourtant, à l’instar de sa décision concernant la danseuse engagée avec l’équipe olympique des réfugiés, le CIO a estimé que cette forme de liberté d’expression de l’athlète constituait une manifestation politique sur un site de compétition, allant donc à l’encontre de la Charte olympique. Après avoir tenté de trouver un terrain d’entente, l’instance lausannoise a finalement disqualifié le skeletoneur. Cette décision fut confirmée par la chambre ad hoc du Tribunal arbitral du sport, considérant que si la liberté d’expression des athlètes demeurait garantie dans certains espaces, elle était limitée sur le terrain de jeu afin de préserver la neutralité des compétitions et l’attention portée aux performances sportives. Ce cas illustre une fois encore la périlleuse ligne de crête sur laquelle marche le CIO : chercher à concilier l’impératif de neutralité, constitutif de son identité institutionnelle, avec le respect des droits humains, à commencer par la liberté d’expression des athlètes, s’avère être une tâche particulièrement ardue. Et risquée. En effet, cette position d’équilibriste se trouve régulièrement mise en délicatesse face aux accusations de double standard à laquelle le CIO doit faire face, concernant la neutralité supposée d’autres athlètes, notamment israéliens, ayant participé par exemple à des opérations militaires.
Ensuite, et bien qu’il ne s’agisse pas d’épreuves sportives à proprement parlé, la question de la neutralité s’est également posée, non par pour un ou une athlète mais bien pour un de ses membres élu depuis 2020 : Gianni Infantino, président de la FIFA. En effet, à l’occasion de la première séance du « Board of Peace » créé par le président états-unien, Donald Trump, la présence d’Infantino aux côtés de chefs d’État et de gouvernement a questionné. Or, selon la Charte du CIO (article 16), ses membres sont tenus d’agir « toujours indépendamment des intérêts commerciaux et politiques ainsi que de toute considération raciale ou religieuse ». Si le soutien de la FIFA à la reconstruction du football à Gaza a finalement été jugé, par l’instance olympique, conforme au rôle d’une fédération internationale, quid de la proximité affichée d’Infantino avec Donald Trump, au regard de cette exigence d’indépendance des intérêts politiques. Interrogé sur la possibilité de rejoindre lui aussi le Board of Peace, le CIO s’est borné à répéter une nouvelle fois sa position de neutralité, soulignant d’autant plus en creux le caractère politique de la démarche.
Enfin, liée à la question de la place de la Russie (et du Bélarus) sur la scène sportive internationale, la perspective des Jeux paralympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 prolonge ces questions. La décision du Comité international paralympique (indépendant du CIO, rappelons-le) d’autoriser les athlètes russes et biélorusses à concourir sous leurs drapeaux marque une étape supplémentaire dans leur réintégration progressive au sein du sport international, après leurs exclusions à la suite de l’invasion de l’Ukraine en 2022. Annoncée pendant les Jeux, cette décision n’a pas manqué de faire réagir, revoyant fleurir des annonces de boycott diplomatique de la cérémonie d’ouverture par des responsables et athlètes ukrainiens et tchèques. Le Commissaire européen, en charge des Sports, Glenn Micallef, a également réagi, indiquant avoir décidé de ne pas assister à l’évènement. Aussi, de manière intéressante, les Jeux paralympiques s’annoncent être aussi chargés politiquement et diplomatiquement que les Jeux olympiques.
En conséquence, le bilan géopolitique de Milan-Cortina 2026 révèle moins une rupture qu’une continuité des tendances observées depuis des décennies : une politisation des Jeux de plus en plus médiatisée, une revendication de neutralité et d’apolitisme de plus en plus complexe à conserver pour les instances sportives internationales et un environnement international fragmenté qui fait du sport une caisse de résonnance. Au regard de ces enjeux, les prochains Jeux d’été de Los Angeles, organisés aux États-Unis, sous la présidence de Donald Trump et ceux d’hiver en France en 2030 seront évidemment à suivre de très près.
Dans quelle mesure les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver viennent renforcer un certain « clivage Nord – Sud » sur la scène internationale sportive ?
Concernant les JOP d’hiver, ce clivage « Nord/Sud », même si le terme est trop générique pour être tout à fait pertinent, s’exprime à, au moins, deux égards.
D’une part, en termes d’accueil des grands événements sportifs internationaux, rappelons qu’en 25 éditions de Jeux olympiques (14 en paralympiques), 15 se sont déroulés sur le continent européen, 6 en Amérique du Nord et 4 en Asie. Laissant donc l’Océanie, l’Amérique du Sud et l’Afrique vierge de tout JOP d’hiver. Cette géographie pousse toutefois à réfléchir à deux perspectives : d’une part, l’apparition de nouveaux pôles, notamment en Asie, Pyeongchang en 2018 et Pékin en 2022 en témoignent, tout comme l’appétit de certains États cherchant désormais à investir dans le domaine des sports d’hiver. À ce titre, l’Arabie saoudite, qui était jusqu’à peu pays hôte des jeux asiatiques olympiques de 2029 (finalement organisé par Almaty), méritait toute notre attention, même si cela est sans commune mesure avec l’accueil d’un méga-événement sportif comme les Jeux olympiques et paralympiques. D’autre part, cette géographie soulève aussi les interrogations concernant son avenir. En 2024, deux chercheurs estimaient que sur 93 sites de montagne à même d’accueillir des sports d’hiver de compétition aujourd’hui, il pourrait n’en rester qu’une petite trentaine dans les années 2080[1], selon l’évolution des émissions mondiales d’ici là. Le CIO lui-même considère qu’à l’horizon 2040, seuls 10 pays pourront encore être en capacité d’accueillir des Jeux.
D’autre part, en termes de participation, les JOP d’hiver sont incontestablement moins universels que ceux d’été. Alors que ceux de Paris avaient réuni 204 comités nationaux olympiques, l’équipe des réfugiés et l’équipe des Athlètes individuels neutres, ceux de Milan ne réunissaient « que » 93 délégations avec une majorité de comités nationaux olympiques issus du continent européen (47). À noter que trois délégations ont participé pour la première fois : le Bénin, la Guinée Bissau et les Émirats arabes unis. Le tableau des médailles confirme ce peu de diversité, 29 délégations (dont 20 du continent européen) seulement ayant décroché une médaille.
À noter le cas intéressant de la Chine, qui était classée 4e lors de « ses » Jeux en 2022 et qui dégringole à la 12e place. Cela témoignerait-il d’un désintérêt chinois une fois les Jeux passés ? Rien n’est moins sûr et il s’agit plutôt d’y regarder à deux fois, puisque le nombre de médailles récoltées est identique (15) avec un nombre total d’épreuves quasiment similaire. Surtout, l’absence d’une délégation russe conséquente (20 athlètes en 2026 sous la bannière des « athlètes individuels neutres », contre 212 en 2022 sous l’acronyme ROC (Russian Olympic Committee)) rebat quelque peu les cartes en termes de distribution de médailles par les autres nations : 32 médailles remportées en 2022, aucune en 2026.
Le Comité international olympique a annoncé que cette édition de Milan-Cortina était la « plus équilibrée en termes de parité des genres » et a promu un engagement en matière d’égalité de genre. Qu’en est-il réellement de l’égalité des genres et de la prise en charge des violences de genre aujourd’hui dans le sport international et notamment lors des jeux olympiques et paralympiques ?
Commençons par l’égalité de genre. Effectivement, le CIO a très largement communiqué sur le fait que ces Jeux d’hiver étaient les plus équilibrés de l’histoire, avec 47 % des athlètes et l’introduction de nouvelles épreuves féminines permettant d’ancrer Milan un peu plus dans cette dynamique. Cela s’inscrit dans la droite ligne des Jeux de Paris qui, eux, ont été parfaitement égalitaires (après 128 ans d’existence, rappelons-le). Ces chiffres appellent plusieurs remarques.
D’une part, cela représente indéniablement un progrès notable au regard de l’histoire des Jeux d’hiver. Dans un rapport[2] publié en 2021, nous pointions justement du doigt, avec Pascal Boniface, la très lente évolution des effectifs, notamment dans les sports d’hiver. À titre d’exemple, lors des Jeux d’Albertville en 1992, seul 27 % des participants étaient des femmes. En d’autres termes, en l’espace de trois décennies, ce gap a été, en partie, comblé. En conséquence, le suivi de l’évolution de ces chiffres lors des prochains Jeux mais plus largement de la pratique féminine au sein des fédérations nationales dans les prochaines années sera particulièrement important.
Mais, ce qui est tout aussi intéressant, ce n’est pas tant ce que dit ce chiffre, mais au contraire, ce qu’il occulte. Si la parité de genre semble être presque acquise pour les athlètes, quid des entraineuses, quid des dirigeantes ? Et au-delà de cela, quels moyens sont aujourd’hui donnés aux sportifs et sportives dans le cadre de leur sport ? Si les primes sont ici les mêmes pour tous et toutes, quid des rémunérations de sponsoring ? Ou en termes de médiatisation ?
D’autre part, il est toujours important de rappeler que certaines disciplines sont toujours interdites aux femmes. Ici, le combiné nordique[3], au programme depuis les premiers Jeux de 1924, demeure le seul sport olympique d’hiver exclusivement masculin. Et ce, alors que la première Coupe du monde féminine a eu lieu en 2020 et que des athlètes pourraient se qualifier.
Concernant la question des violences interpersonnelles[4], depuis les années 2000, le monde du sport a été profondément ébranlé par la révélation de scandales majeurs. La médiatisation d’affaires d’ampleur (pensons ici aux 265 gymnastes américaines victimes de Larry Nassar) conjuguée aux dynamiques liées au mouvement #MeToo a favorisé un tournant dans la manière dont les organisations sportives appréhendent ces enjeux. Plus précisément, le CIO s’est engagé dans la lutte contre les violences dans le sport depuis 2007, avec une montée en puissance notable à partir de 2016/2017. La publication d’un Consensus Statement en 2016 puis 2024, la mise en place de différents dispositifs à l’attention des athlètes dès Rio 2016, tout comme la création en 2022 d’une « Safe Sport Unit » témoignent de cette institutionnalisation progressive, renforcée par l’Agenda 2020+5.
Plus que de violence, le CIO parle plus volontiers de « safeguarding » et de « safe sport », permettant de passer d’une attention initialement centrée sur la protection des mineurs et les violences sexuelles (abus et harcèlement), à une approche plus holistique de l’environnement sportif, incluant les enjeux de santé mentale. Depuis Paris, cela s’est concrétisé par la création de l’Athlete 365 « Mind Zone » au sein du village olympique. Parallèlement, le CIO a investi le champ de l’intelligence artificielle pour lutter contre le cyberharcèlement, dans un contexte marqué par des millions de publications sur les réseaux sociaux. Toutefois, des cyberharcèlements comme celui visant par exemple en 2024, Imane Khelif, championne olympique algérienne de boxe, ont mis à l’épreuve l’efficacité de ces dispositifs.
Plus largement, si différentes initiatives (mises en place de politiques, de formations, de sensibilisation, de personnes chargées de mener les dossiers) de la part des instances sportives internationales sont évidemment à accueillir positivement, l’hétérogénéité des dynamiques soulève de nombreux questionnements quant à la réalité et la crédibilité de cette lutte contre les violences[5].
[1] Steiger, R., & Scott, D. (2025). Climate change and the climate reliability of hosts in the second century of the Winter Olympic Games. Current Issues in Tourism, 28(22), 3661–3674. https://doi.org/10.1080/13683500.2024.2403133
[2] Sport mondialisé : les défis de la gouvernance. (2021). In IRIS. https://www.iris-france.org/wp-content/uploads/2021/03/Rapport-_-Sport-mondialise_les-defis-de-la-gouvernance_Light.pdf
[3] Le CIO indique vouloir réfléchir à la suppression de cette discipline lors des prochaines échéances.
[4] Terme utilisé pour désigner les différentes formes de violences physiques, psychologiques, sexuelles et la négligence.
[5] Gomez, C., & Schoch, L. (2026). Safeguarding in sport: Toward a performative compliance of international sports federations? International Review for the Sociology of Sport.
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A travers une décision rendue publique ce lundi 23 février 2026, la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC), a interdit, et ce, jusqu'à nouvel ordre, l'émission dénommée ‘'Témoignage, qu'a-t-il fait pour toi ?'' de la radiodiffusion sonore privée non commerciale ‘'Radio Maranatha''.
La radiodiffusion sonore Maranatha sanctionnée. L'émission dénommée ‘'Témoignage, qu'a-t-il fait pour toi ?'' est interdite jusqu'à nouvel ordre. Cette décision de la HAAC est publiée ce lundi 23 février 2026. L'institution de régulation des médias au Bénin à travers cette décision, a également interdit d'antenne pour une durée illimitée, l'animateur de ladite émission.
La HAAC a décidé de saisir le procureur de la République des déclarations de l'invité sur l'émission incriminée, et adressé un avertissement à la station radio.
Voici l'intégralité de la Décision de la HAAC