N° 04-SNV/N'GOURDAM PRO-ARIDES
En décembre 2025, SNV-Organisation Neerlandaise de Développement au Burkina Faso a obtenu un financement du bureau de la Coopération Suisse au Burkina Faso pour la mise en œuvre du projet Ngourdam Pro-ARIDES dans 20 communes de quatre régions du Burkina Faso. D'une durée de quarante-cinq (45) mois, le projet couvre les régions du Djôro, du Nando, du Nazinon et du Tannouyan et sera mis en oeuvre en étroite collaboration avec les autorités administratives, les collectivités locales, les OSC pastorales et les services techniques déconcentrés.
Dans le cadre la mise en œuvre du Projet N'Gourdam Pro-ARIDES, SNV voudrait acquérir des boutures de Maralfafa pour la production fourragère au sein de la Zone pastorale de Sondré Est.
Les entreprises intéressées et éligibles peuvent télécharger les termes de références dans le lien ci-dessous : https://urlz.fr/ve9P
Les offres techniques et financières sous plis fermés doivent être déposées physiquement au Secrétariat de la SNV-Organisation Néerlandaise de développement, sise à Ouaga 2000 Sect.54 Av. SARE Elie, Porte 437, au plus tard le vendredi 31 juillet 2026 à 10 heures 30 minutes temps universel.
Pour tout renseignement dans le cadre du présent avis d'appel d'offres, veuillez adresser un email à bguiro@snv.org en mettant en copie syonli@snv.org.
SNV, se réserve le droit de ne donner suite à tout part ou partie de cet avis d'appel offres.
Ouagadougou, le 20 juillet 2026
La Directrice Pays
The war in Iran has led to kerosene prices roughly doubling and forced airlines to cancel thousands of flights. Some voices from the industry have used the crisis to call for climate policies to be relaxed. However, this misreads what the crisis actually demonstrates: Costs are being driven not by too much climate policy, but by dependence on fossil energy itself. In 2026/27 the European Union (EU) will decide whether to end the “stop the clock” exemption that has shielded international flights from the Emissions Trading System (ETS) since 2013 and extend the ETS to all departures from the European Economic Area, or whether such flights will continue to be covered by international offsetting mechanisms. The decision will have implications well beyond aviation: for the EU’s 2040 climate target, the demand for durable CO2 removal, and the credibility of European climate policy more broadly.
Retrouvez l’ensemble des cartes et infographies dans un format interactif.
Démographie et frontières : des populations sous contrôleEn Asie-Pacifique, la variable démographique est un révélateur des logiques de pouvoir qui structurent la région. Pour la quatrième année consécutive, la Chine perd des habitants, le pays enregistrant moins de naissances que de décès. Les mesures natalistes adoptées depuis 2021, loin d’inverser la tendance, dessinent surtout un retour aux pressions exercées sur les femmes, nouvelles pourvoyeuses désignées d’une démographie que le Parti communiste ne parvient plus à ordonner, menaçant le contrat social sur lequel repose sa légitimité : la prospérité économique contre le monopole politique (Isabelle Attané).
Désormais pays le plus peuplé de la planète, l’Inde achève sa transition démographique plus tôt que prévu, avec un taux de fécondité déjà sous le seuil de remplacement dans vingt-trois États sur vingt-huit. Le dividende démographique dont Narendra Modi fait un argument de puissance globale – le « Viksit Bharat » pour 2047 – commence à se réduire, laissant entrevoir la fin de décennies de progrès économiques. Avec un système de santé incapable d’absorber le vieillissement, ce sont encore les femmes et les jeunes qui supportent d’abord le poids des arbitrages gouvernementaux (Olivier Da Lage).
En Asie du Sud-Est, la démographie n’est pas seulement une affaire de natalité : elle est aussi un outil d’aménagement territorial stratégique. La réactivation des contentieux frontaliers – illustrée par le conflit armé de 2025 entre le Cambodge et la Thaïlande – révèle combien les marges restent des espaces où les États font peser sur les minorités ethniques le poids de leurs ambitions nationales. Les Rohingyas au Myanmar, les populations montagnardes et autochtones de Thaïlande et du Viêtnam sont autant de populations « périphériques » dont les logiques étatiques usent comme variables d’ajustement (Christine Cabasset).
Agendas autoritaires et nouveaux instruments de contrôleSi les régimes autoritaires ont toujours gouverné les corps et les espaces, la technologie a démultiplié leur capacité à le faire. Entre présence militaire, camps de rééducation, sinisation forcée et pratiques culturelles, l’arsenal déployé par Pékin dans ses marges septentrionales – Tibet, Xinjiang, Mongolie intérieure, Ningxia – relève d’une stratégie de transformation de la société, qui associe des logiques de contrôle territorial à des dispositifs de surveillance déployés à une échelle sans précédent (Emmanuel Lincot).
Plus subtil, le redécoupage électoral que prépare New Delhi en vue des élections législatives de 2029, théoriquement justifié par la nécessité démocratique d’ajuster la représentation à l’évolution de la population, risque, en pratique, de bénéficier aux bastions du Bharatiya Janata Party (BJP) dans l’Hindi Belt du nord, au détriment des États du sud, plus riches, plus développés et plus réfractaires au parti au pouvoir. Derrière l’arithmétique électorale se profile une opération de consolidation du régime nationaliste, qui menace l’équilibre fédéral autant que l’indépendance de la commission électorale (Guillaume Delacroix).
Singapour explore quant à elle une voie délibérément présentée comme alternative : la Smart Nation. La cité-État a construit une gouvernance numérique intégrée qui lui vaut des classements élogieux en matière de compétitivité digitale et d’e-gouvernement. Si ce modèle constitue une réponse réelle aux contraintes du surpeuplement, du vieillissement de la population et la vulnérabilité climatique, il soulève aussi des questions profondes sur le déficit démocratique, la concentration des données et l’érosion des droits civiques dans un régime qui gouverne depuis 1959 (Éric Frécon).
Pyongyang, enfin, présente une tout autre échelle. L’architecture monumentale y fait corps avec la propagande dynastique : des larges avenues aux procédures d’attribution des logements, chaque élément de l’espace urbain participe d’un dispositif de contrôle social où l’individu doit s’adapter à la ville, et non l’inverse (Marianne Peron-Doise).
Des populations en mouvement : Gen Z et luttes par le basEn réponse aux logiques d’extraction et de contrôle, des formes de contestation organisées parviennent à émerger. La génération Z (Gen Z) a infirmé le présupposé d’une jeunesse apolitique. Du mouvement « Aragalaya » au Sri Lanka aux mobilisations au Bangladesh, en Indonésie, au Népal et à Madagascar, se dessine une dynamique régionale de contestation dont la force tient à l’horizontalité, à la digitalisation et à la capacité à inventer de nouveaux répertoires d’action.
Dans le cas du Népal, les réseaux sociaux ont transformé une révolte en véritable exercice démocratique, reconfigurant depuis l’intérieur les structures du pouvoir (Cynthia Petrigh et Pramod Jaiswal). À Madagascar, l’intelligence territoriale citoyenne – soit la production et le partage de savoirs locaux mobilisés à des fins d’action collective – a permis à une jeunesse organisée de révéler les limites des cadres étatiques de souveraineté et d’inventer une forme d’utopie concrète transnationale (Jérôme Vellayoudom).
Dérèglements climatiques et épuisement des modèles de développement extractivisteAinsi s’observe une forme de continuum : permanence – et sophistication croissante – des stratégies étatiques de contrôle des populations et des territoires ; irruption de contestations citoyennes inédites ; défis de résilience que posent, conjointement, les dérèglements climatiques et l’épuisement des modèles de développement extractiviste.
Face aux ravages de l’extractivisme, les communautés indonésiennes ne demeurent pas passives. Leurs contestations, même lorsqu’elles peinent à infléchir structurellement le modèle dominant, interrogent les conditions politiques, sociales et écologiques de la durabilité (Coline Laroche). Pour autant, ces mobilisations ne sont pas sans risques. Les réponses étatiques peuvent se durcir, le nationalisme progresser, la violence politique resurgir.
Elles attestent néanmoins qu’une autre relation entre citoyens et pouvoirs politiques peut s’écrire en Asie-Pacifique, et de l’idée que gouverner n’est pas dominer un espace, mais en assumer la charge avec celles et ceux qui l’habitent. Proclamant que « le Pacifique n’est pas un théâtre mais un sujet politique », le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, pose quant à lui une exigence de souveraineté écologique.
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Une locomotive de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), immatriculée 1384, a pris feu ce dimanche 19 juillet sur l’axe Kamina-Kibula, à environ 121 kilomètres de Kamina dans la province du Haut-Lomami.
La Coupe du monde 2026 s’est achevée par une victoire de l’Espagne sur l’Argentine. Cette édition aura surtout été marquée par l’omniprésence du pouvoir politique, de la puissance et de l’argent. Jamais la FIFA n’avait semblé aussi docile face au pouvoir. Donald Trump, descendu sur la pelouse pour remettre le trophée, a symbolisé cette mainmise : un spectacle plus proche du Super Bowl que du football, avec des pauses publicitaires déguisées en pauses « fraîcheur » et une mi-temps allongée à 30 minutes.
Les décisions arbitraires se sont multipliées : exclusion d’un arbitre somalien, interdiction de certaines délégations de supporters, ou encore l’obligation pour l’équipe d’Iran de jouer aux États-Unis sans y dormir, ajoutant une fatigue inutile aux joueurs. Donald Trump, qui n’aime pas le football mais adore les caméras, a utilisé l’événement pour afficher son pouvoir, au mépris de la crédibilité de la compétition. De plus, il est également intervenu pour éviter la suspension de l’attaquant américain, Folarin Balogun, rappelant les pires précédents du football, comme en 1934 sous Mussolini ou en 1982 avec le frère de l’émir du Koweït.
Cette Coupe du monde a aussi marqué une avancée avec l’ouverture à 48 équipes, offrant une visibilité à des petites sélections et confirmant l’universalité du football. Mais cette expansion, si elle a permis plus de matchs et plus de revenus, n’a pas suffi à masquer les dérives : une FIFA aux ordres, un Infantino prêt à tout pour plaire à Trump, et des fédérations pauvres séduites par une redistribution inégale des richesses.
Face à cette dérive, l’UEFA commence à s’agiter, tandis que le Conseil de l’Europe met en garde contre l’emprise croissante de l’argent et du pouvoir sur le sport. La prochaine édition, coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, devra-t-elle subir les mêmes ingérences ? Ou saura-t-elle préserver l’intégrité du football, loin des calculs politiques et financiers ?
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Population ageing, including the point at which older adults outnumber younger people, is a global demographic phenomenon. Credit: Shutterstock
By Joseph Chamie
PORTLAND, USA, Jul 20 2026 (IPS)
In many countries, older adults (aged 65 and above) now outnumber younger individuals (under the age of 18), reflecting a significant demographic transformation known as demographic ageing.
The shift in a population’s age structure is becoming increasingly common around the world and is primarily driven by declining fertility rates and rising life expectancy. As populations age, societies face a range of economic, political, and social challenges.
Economically, an ageing population can lead to labor shortages, slower economic growth, and a shrinking tax base. These changes can make it more difficult for governments to finance pensions, healthcare systems, and other public services.
At the same time, the growing number of older adults increases demand for specialized healthcare services, including geriatric care, assisted living, and the treatment of chronic illnesses, placing additional strain on healthcare systems.
To promote sustainable growth and social equity, governments should seek to balance the needs of older adults with those of younger generations, ensuring that public resources support both present well-being and future development
Politically, as people live longer and represent a larger share of the electorate, older adults may gain greater political influence. Their increased voting power can shape government spending priorities, potentially leading to a larger share of public funding being allocated to pensions, healthcare, and retirement benefits, while comparatively less is invested in education, childcare, and programs that support younger generations.
Overall, demographic ageing is reshaping societies worldwide, creating both opportunities and challenges. These developments require governments to adopt balanced policies to ensure economic sustainability and intergenerational equity.
In the middle of the 20th century, older adults accounted for 5% of the world’s population of approximately 2.5 billion, while young people comprised 41%. At that time, the median age of the global population was 22 years. By the end of the 20th century, the world’s population had grown to 6.2 billion, although the age distribution changed only modestly.
In 2000, older adults represented 7% of the global population, while young people represented 36%. Meanwhile, the median age increased to 25 years, indicating a gradual ageing of the global population.
Despite the rapid growth of the world’s population during the second half of the 20th century, the proportion of older adults increased at a much slower pace. These changes mark the early stages of global demographic ageing, characterized by a gradual increase in the share of older adults and a corresponding decline in the proportion of younger people (Table 1).
Source: United Nations.
By 2026, the world’s population had reached approximately 8.3 billion. At the same time, young people accounted for an estimated 29% of the global population, while older adults represented about 11%, and the median age had risen to 31 years. By 2078, these two age groups are projected to account for equal shares of the global population, which is expected to reach 10.3 billion, with each group accounting for approximately 22% of the total population (Figure 1).
Source: United Nations.
In 2026, approximately 50 countries and territories have a higher proportion of older adults (aged 65 and above) than young people (under the age of 18). This demographic pattern is most common in the more developed countries, which tend to have lower fertility rates and longer life expectancies.
In Italy and Japan, for example, the proportion of older adults (aged 65 and above) is roughly twice that of young people (under the age of 18). Similarly, European countries such as France, Germany, Hungary, the Netherlands, Spain, and Switzerland also have substantially larger shares of older adults than young people (Figure 2).
Source: United Nations.
Demographic ageing, together with the changing proportions of older and younger populations, has significant economic, social, and political consequences.
Among the most important effects of demographic ageing are shrinking workforces, a growing proportion of retirees, rising dependency ratios, increasing pension expenditures, mounting healthcare costs, shifting political and budgetary priorities, and adapting institutions to the needs of ageing populations.
As populations age, more retirees receive pension benefits for longer periods, while a relatively smaller workforce contributes to the pension systems. Consequently, fewer workers are required to support a much larger non-working population, placing substantial pressure on public finances and social security systems. In response to labor shortages associated with shrinking workforces, many governments have introduced policies that encourage older adults to remain in the labor market for longer.
Healthcare expenditures also rise as populations age. Older adults typically require more medical care than younger people because they are more likely to experience chronic diseases, multiple health conditions, and complex healthcare needs.
As a result, demand for healthcare services such as rehabilitation, dialysis, dementia care, and long-term care continues to increase. In many countries experiencing rapid demographic ageing, governments and families face growing financial and caregiving responsibilities to support an expanding older population.
Meeting the care needs of an ageing population often creates tension over responsibility between governments and families. Governments may expect family members to assume primary responsibility for caring for older adults, while families frequently believe that governments should provide greater support and resources to meet the needs of their ageing relatives.
Some conservative and authoritarian governments argue that extensive public spending on elder care generates limited economic returns because older adults are viewed primarily as recipients of care rather than contributors to economic productivity. As a result, these governments often contend that rising healthcare and long-term care expenditures for older adults may constrain economic growth and advocate limiting public investment in these services.
Similarly, many conservatives and some policymakers often believe that caring for older adults should be the responsibility of individuals and their families, with the private sector playing a greater role rather than government in delivering care and support.
According to the World Health Organization (WHO), common health conditions associated with older age include hearing loss, cataracts, back and neck pain, osteoarthritis, chronic obstructive pulmonary disease (COPD), diabetes, depression, loneliness, dementia, and mobility limitations. Many older adults experience several of these health conditions at the same time, making their healthcare needs more complex and requiring coordinated, long-term management.
Older adults who require long-term care are disproportionately women aged 80 years and older who live alone. This group is particularly vulnerable to social isolation which is associated with poorer mental and physical health outcomes, including increased risks of depression, cognitive decline, chronic illness, and reduced quality of life.
In contrast, young people are more likely to face health issues such as injuries from road traffic accidents, falls, drowning, violence, self-harm, depression, anxiety, substance use disorders, asthma, and maternal health conditions.
Population ageing, particularly the increasing prevalence of chronic health conditions and the growing demand for long-term care, has significant implications for government policies and public programs that affect people of all ages. As these trends intensify, they place growing pressures on public resources and influence electoral priorities, shaping decisions about healthcare, social services, education, and public spending.
As older adults make up a larger share of the voting population, governments often place greater emphasis on policies that address the needs of these older adults, particularly pensions and healthcare. As policy priorities shift, investment in areas that primarily benefit younger generations – such as education, infrastructure, and long-term economic development – may decline.
To promote sustainable growth and social equity, governments should seek to balance the needs of older adults with those of younger generations, ensuring that public resources support both present well-being and future development.
Demographic ageing also presents difficult fiscal and political challenges. Governments may need to consider measures such as raising taxes, reducing pension benefits, increasing the retirement age, or implementing other fiscal reforms to ensure the long-term sustainability of public finances.
However, governments often delay implementing these reforms because they are politically unpopular. As a result, financial pressures on pension and healthcare systems continue to grow, increasing the risk of substantial funding shortfalls, or, in some cases, insolvency if reforms are postponed for too long.
Population ageing, including the point at which older adults outnumber younger people, is a global demographic phenomenon. As this demographic transformation continues across countries, governments face the ongoing challenge of adapting their economic, political, and social institutions to meet the needs of different age groups – particularly younger and older generations – while maintaining fiscal sustainability and promoting intergenerational equity.
Joseph Chamie is a consulting demographer, a former director of the United Nations Population Division, and author of numerous publications on population issues.