Cybersecurity incidents cause harm – for example, when adversarial states paralyse critical infrastructure or steal sensitive data. Many such incidents are only possible because many software products have known vulnerabilities. Software vendors could fix these, but they have little incentive to invest in the security of their products. To date, cybersecurity policy and protective measures have primarily addressed the symptoms of insecure software, rather than the root cause, namely software insecurity itself. This calls for regulation, specifically in the areas of product safety law, product liability regulations, and cybersecurity requirements for providers of software services. The European Union (EU) has already adopted initial rules, but regulatory gaps remain, and it is unclear whether member states will strictly enforce them. The German government should therefore now advocate for comprehensive European product liability regulations for software, and the Federal Office for Information Security (BSI) should impose fines on companies that violate existing rules.
Cybersicherheitsvorfälle verursachen Schäden – etwa, wenn gegnerische Staaten kritische Infrastrukturen lahmlegen oder sensible Daten erbeuten. Viele solcher Vorfälle sind nur deshalb möglich, weil zahlreiche Softwareprodukte bekannte Schwachstellen haben. Softwarehersteller könnten diese schließen, haben jedoch kaum Anreize, in die Sicherheit ihrer Produkte zu investieren. Mit Cybersicherheitspolitik und Schutzmaßnahmen werden bisher vor allem die Symptome unsicherer Software bekämpft, nicht aber die Grundursache, nämlich deren Unsicherheit. Daher besteht politischer Regelungsbedarf – konkret in den Bereichen des Produktsicherheitsrechts, der Produkthaftungsregelungen und der Cybersicherheitsanforderungen für die Anbieter von Software-Dienstleistungen. Die EU hat bereits erste Vorschriften erlassen, allerdings bestehen Regelungslücken und Zweifel an der konsequenten Durchsetzung. Daher sollte sich die Bundesregierung jetzt für eine umfassende europäische Produkthaftungsregelung für Software einsetzen und das Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik (BSI) sollte Unternehmen, die gegen bestehende Regeln verstoßen, konsequent mit Bußgeldern belegen.
Le « Fou Wou », remède traditionnel contre l'impuissance sexuelle masculine à Koin, connaît de plus en plus une grande affluence. Héritier d'un savoir transmis de génération en génération, Tahirou Paré reçoit régulièrement des patients venus de différentes localités nationales et internationales. Dans cet entretien, réalisé avec l'appui de son frère cadet Amadou Jean Paré qui a assuré la traduction du san au français, il revient sur l'origine de cette pratique, son mode de transmission, les conditions du traitement et les témoignages de patients qu'il dit avoir accompagnés au fil des années.
Lefaso.net : Vous possédez le remède contre l'impuissance sexuelle. Comment se manifeste l'impuissance sexuelle masculine ?
Tahirou Paré : En parlant de manifestation, je veux vous expliquer en deux cas. Premièrement, le cas d'impuissance sexuelle peut être inné. C'est-à-dire que le garçon est né avec la maladie d'impuissance sexuelle. En réalité, il n'est pas en mesure d'entretenir des rapports sexuels avec une femme, faute d'érection. Le deuxième cas, c'est quand l'homme a perdu sa virilité à cause peut-être d'un sort lancé ou d'autres raisons. J'ai expliqué en deux cas, sinon c'est la même manifestation : l'homme n'a pas d'érection. C'est cela l'impuissance sexuelle.
Pouvez-vous soigner les deux cas ?
Non ! Nous soignons plus efficacement le deuxième cas, qui est une maladie contractée avec le temps. Comme je vous le disais, si c'est une maladie que vous avez eue avec le temps ou si c'est un sort, la solution se trouve ici chez Tahirou. Quand tu es né avec la maladie, nous ne traitons pas cela.
Combien de temps prend le traitement ?
En réalité, il n'y a pas de délai fixe. Quand vous prenez le produit et que la situation ne s'est pas encore améliorée, nous vous demandons de revenir pour en prendre. Mais en ce moment, vous n'êtes plus soumis aux obligations de payer encore ce que vous avez fait au début. Vous prenez juste le produit pour continuer le traitement. En ce moment, on peut même vous en envoyer si c'est fini. Tout dépend de vous. Mais il est très rare que le produit ne donne pas de satisfaction, très rare je vous dis.
Avez-vous des cas très difficiles à soigner ?
Nous avons hérité ce remède de nos aïeux et cela fait plus de 35 ans que je le fais, après la mort de mon géniteur. Pendant ces 35 ans, je n'ai pas encore été confronté à un cas où le patient n'a pas trouvé de satisfaction.
Quelles sont les conditions à fournir pour tout patient qui voudrait venir vous voir ?
Le remède demande que la personne apporte un coq blanc avec des ergots bien poussés. Il y a aussi du sel et de la farine à apporter. Il est aussi recommandé que la personne soit là avant midi parce que le produit ne se fait pas après une certaine heure. Le malade donne 5005 Francs CFA aussi comme le prix du produit.
À combien pouvez-vous estimer le nombre de patients que vous recevez par mois ?
Nous n'avons pas encore pris l'habitude de noter. Je pense qu'on va commencer à le faire. Mais en termes d'estimation, on peut avoir plus de 100 patients par mois.
Quelle catégorie de personnes recevez-vous régulièrement ? Des jeunes ou des vieux ?
Les jeunes sont les plus nombreux et cela est logique. Il y a aussi des vieilles personnes qui arrivent. Certains même viennent et ont du mal à rester debout. C'est une maladie et il faut la soigner. Sinon le plus gros lot est constitué de jeunes.
Comment pouvez-vous expliquer le fait que ce soient les jeunes qui sont les plus touchés ?
Je pense que c'est dû à l'alimentation. Maintenant, les gens mélangent tout pour manger. C'est l'une des conséquences, je pense.
Quels sont les interdits du produit ?
D'abord la cuisine du remède est faite uniquement par les hommes. Il n'y a pas de femme. Donc, le produit ne doit pas rentrer dans la bouche d'une femme. Elle ne doit ni gouter à la viande du coq ni au tôt qui est préparé.
Tahirou Paré produit le remède depuis plus de 35 ansLa femme empêche-t-elle l'efficacité du produit si elle le touche ?
En réalité, le produit est très efficace. Si une femme goûte, elle aura un désir sexuel très élevé. Ce qui peut même la pousser à l'infidélité parce que vous n'allez pas pouvoir la satisfaire. Vous savez que dans nos sociétés traditionnelles, l'infidélité de la femme n'est pas admise. C'est pour éviter tout cela qu'ils ont interdit à la femme de gouter au remède.
Est-il possible de se faire accompagner par son épouse pour prendre le produit ?
Ce n'est pas interdit. Il n'y a même pas une semaine, un patient était accompagné par sa femme. Comme ils sont arrivés tard, nous leur avons donné une place où ils ont dormi avant de suivre le traitement le lendemain.
Le patient est-il soumis à un régime alimentaire particulier après traitement ?
Non, il n'y a pas de restriction au niveau du régime alimentaire. Comme je vous le dis, s'il retourne et que le produit n'a pas encore donné satisfaction, il revient pour prendre la poudre à nouveau. Et cela coûte 2000 Francs CFA.
Avez-vous toujours eu le retour de vos patients ?
Grâce à Dieu, les retours sont positifs. Jusqu'à là, nous n'avons pas encore eu un cas où le patient est revenu se plaindre qu'il n'a pas eu de satisfaction et de lui rembourser son argent. On n'a pas encore eu ça et il n'en aura pas aussi, grâce à Dieu. Beaucoup nous appellent pour nous remercier et nous informent de la situation de leur couple. Et cela nous conforte aussi. C'est plus de 35 ans de pratique. Jusque-là, aucun de nos patients n'a été déçu.
Comment avez-vous reçu ce savoir ?
Nous avons appris l'histoire de nos parents, qui ont aussi appris de nos aïeuls. Notre aïeul s'était absenté pendant sept ans dans la brousse. À la 8ᵉ année, la famille a décidé un jour de le déclarer décédé et a procédé à la fixation de la date de ses funérailles. La discussion a eu lieu la nuit. Le lendemain très tôt le matin, il est apparu avec le produit en main. Loin de la concession, il a demandé de l'accueillir avec un pagne blanc et un griot. C'est ainsi qu'il a été accueilli pour l'amener en famille avec le produit.
Pour prendre le produit, il fallait débourser 100 cauris. Comme il y a du mal à trouver les cauris avec le temps, les grands-parents ont décidé de changer en le mettant à 5005 Francs CFA. C'est ce que j'ai appris de mes parents aussi.
Ceux qui ne sont pas impuissants mais qui ont une faiblesse sexuelle, peuvent-ils bénéficier de votre remède pour renforcer leur puissance sexuelle ?
(Rire). Mon fils, ce n'est pas comme ça que ça marche. Le remède guérit la maladie de l'impuissance sexuelle. Ce n'est pas pour renforcer la libido.
Mais c'est aussi une maladie quand un homme est faible sexuellement, non ?
C'est une maladie, mais je vous dis qu'on soigne pour ceux qui sont impuissants. Pour prendre le produit, il y a des conditions. Et les conditions, je vous ai expliqué en disant que la personne doit fournir un coq, la farine et le sel. Sur la base de quoi pouvons-nous envoyer le produit à quelqu'un qui n'est pas venu pour faire le remède ? Ce que je n'ai pas dit, c'est que pour faire le produit, le malade monte sur le coq. Et il y a toute une étape et ce n'est pas possible de donner le produit comme ça. Ce n'est pas un commerce.
Est-ce qu'il existe une collaboration entre vous et la médecine moderne ? Sinon, est-ce que des centres médicaux vous transfèrent des malades et vice versa ?
Pour le moment non. Quand les malades viennent, ce sont eux qui nous disent qu'ils ont fait plusieurs fois les hôpitaux sans solution. Sinon, aucun hôpital ne nous a envoyé un malade.
Avez-vous déjà eu à recommander certains cas aux structures sanitaires modernes parce qu'ils sont plus complexes ?
Jamais. Dieu merci, nous n'avons pas encore de cas difficiles à gérer.
Amadou Paré, le frère cadet de Tahirou Paré, appelle les couples à ne pas faire de cette maladie un tabouQuelle anecdote vous a le plus marquée ?
Il y a un homme qui était venu. C'est lui-même qui voulait tuer son coq, contrairement au rite du remède qui impose que ce soit nous-mêmes qui tuions. Il a expliqué que c'était à cause de sa religion et que personne d'autre ne doit toucher à son coq. Nous avons refusé et il est reparti monter dans sa voiture pour partir. Trois jours après, il est revenu pour s'excuser et on a tué le coq et fait le remède pour lui.
Un autre aussi a quitté le Mali pour venir. Quand j'ai voulu tuer le coq, il a refusé et l'a réclamé pour le tuer lui-même. Je lui ai remis son coq et lui ai dit de partir. Il est parti malgré les supplications de son tuteur pour lui dire de rester faire. Quelques jours après, il est revenu en catimini, sans informer son tuteur. Et il se trouve que ce jour-là, son tuteur, qui était de passage devant ma porte, a décidé d'entrer pour me dire bonjour avant de continuer chez lui. Quand il est rentré, il a trouvé son étranger de la dernière fois assis. Le monsieur a eu honte et a baissé la tête. Nous avons fait son produit lui donner puisqu'il avait accepté qu'on tue son coq.
Il y a beaucoup d'anecdotes. Je me rappelle aussi une qui m'a moi-même fait rire après. Un de nos patients, après être descendu du coq, nous dit que c'est bon, que ce n'est plus la peine de manger le tô là encore parce qu'il dit avoir retrouvé sur place sa puissance sexuelle.
Quel message avez-vous pour les couples qui vivent cette situation ?
Il faut seulement se dire que c'est une maladie comme les autres maladies. Il n'y a aucune honte et il ne faut pas avoir honte. Venez à Koin nous voir et nous allons résoudre le problème. J'appelle les femmes elles-mêmes à convaincre les maris pour venir nous voir. Nous allons les aider à trouver une solution pour l'épanouissement de leur couple. Nous avons déjà fait pour beaucoup de couples et beaucoup de personnes.
Une maladie, c'est une maladie, et il ne faut pas refuser de se soigner sous prétexte que ma religion ne le permet pas. Si tu veux vivre avec la maladie pour satisfaire ta religion au lieu de ton couple, on ne peut rien dire. On prie quand on a la santé. Sinon, nous sommes disponibles. Il suffit seulement de nous contacter par le numéro : 64032201/66171727.
Quel est votre cri de cœur ?
Nous demandons aux bonnes volontés de nous aider avec la construction d'une salle d'hébergement. Certains de nos patients viennent de localités lointaines et arrivent dans l'après-midi. En ce moment, nous ne faisons plus le travail. Nous sommes obligés de l'héberger en attendant le lendemain pour faire. Donc, il y a un manque de maisons pour les accueillir. C'est mon cri de cœur.
Interview réalisée par Serge Ika Ki
Lefaso.net
Au Burkina Faso, près de 16 000 femmes vivraient avec une fistule obstétricale et environ 900 nouveaux cas seraient enregistrés chaque année. Cette complication grave de l'accouchement continue de bouleverser la vie de nombreuses femmes, les exposant à l'isolement, à la stigmatisation et à la précarité. À la tête de l'Association renaissance (ARENA), le chirurgien réparateur Dr Itengré Ouédraogo mène depuis plusieurs années un combat pour redonner espoir à ces patientes à travers une prise en charge gratuite, allant de la chirurgie réparatrice à la réinsertion socio-économique. Dans cet entretien, il revient sur les causes de la maladie, les défis de sa prise en charge et les actions nécessaires pour espérer son élimination au Burkina Faso.
Lefaso.net : Qu'est-ce que la fistule obstétricale ?
Dr Itengré Ouédraogo : La fistule obstétricale, par concept, c'est une complication d'abord entre la vessie et le vagin de la femme, ou entre le rectum et le vagin de la femme. Cela fait suite à la complication lors d'un accouchement qui entraîne que la femme perde constamment des urines, ou même des selles, ou les deux, par le vagin.
Malgré les progrès réalisés dans le domaine de la santé maternelle, pourquoi la fistule obstétricale continue-t-elle de toucher des femmes aujourd'hui au Burkina ?
Pour répondre à cette question, il faut comprendre la complexité du mécanisme de développement de la fistule. C'est une maladie qui fait suite à la complication lors de l'accouchement. Et, en général, environ 15% des femmes qui prennent des grossesses vont présenter des complications, communément appelées des complications obstétricales directes. On ne sait pas qui va la présenter à l'avance. Une de ces complications, c'est ce que l'on appelle les accouchements dystociques, qui peuvent se présenter parce qu'il y a un obstacle, soit parce que l'enfant est gros, soit parce qu'il est mal positionné...
Et c'est cette gamme de complications qui va être à l'origine de la fistule obstétricale. Pourquoi ? Parce que, quand ce type de complication arrive, il faut que la femme ait accès rapidement à une césarienne. Donc, malgré les efforts qui ont été consentis dans le cadre de la santé maternelle, il arrive toujours, dans un certain nombre de pays, que les femmes n'aient pas accès à cette césarienne-là au temps opportun. Et, logiquement, nous nous trouvons face à la tragédie qui est la fistule obstétrique.
Comment est-ce que vous identifiez les femmes pour les prendre en charge au centre ARENA ? Est-ce qu'elles viennent d'elles-mêmes ? Ou est-ce que vous allez vers elles ?
Il faut dire d'abord que ARENA adopte une approche holistique pour la prise en charge des femmes qui souffrent de fistules obstétriques. Et cela est dû à l'impact de la fistule obstétrique dans la vie de la femme, qui fait que la prise en charge ne se limite pas simplement à la chirurgie, ce n'est qu'une partie, même si nous considérons que c'est la partie centrale, elle n'est qu'une partie pour vraiment prétendre parler de la guérison de la femme.
Et c'est pourquoi notre approche est holistique et également continue. Donc, ARENA intervient particulièrement de la prévention jusqu'à la réinsertion sociale. Nous menons des activités de communication et de sensibilisation au niveau communautaire et cela nous permet, en collaboration avec des centres de santé et, logiquement, la communauté en général, de renforcer les capacités des agents de santé pour la détection précoce, l'identification des malades dans la communauté et le référencement au niveau de notre centre pour la prise en charge. Un des avantages, par exemple pour ARENA, c'est la mise en place du système à renaissance. Cela permet que la femme entre rapidement dans le système et que toutes les mesures soient prises. Et une fois que la femme rentre, la prise en charge est complètement gratuite pour elle, à son niveau, en ce qui concerne le traitement chirurgical, le traitement des comorbidités, l'appui psychologique. Et après, c'est là que nous avons le volet de la réinsertion sociale, où nous offrons des formations en activité génératrice de revenus pour contribuer à la réintégration de ces femmes-là dans leur communauté.
Est-ce qu'après une réparation d'une fistule, une femme peut encore faire un enfant ? Existe-t-il des risques encore après la réparation ?
Il faut dire qu'il y a différents degrés de blessures et il y a des blessures qui sont extrêmes et qui rendent difficile la procréation de la femme après. Mais en général, après la réparation de la fistule, oui, la femme peut avoir vraiment des enfants.
Il faut situer la question dans un contexte culturel. Nous sommes dans une société patriarcale avec ses caractéristiques particulières où, en tout cas, l'enfantement est un facteur important pour la femme. Cela fait que la majorité des femmes qui ont la fistule obstétrique ont toujours le désir de procréer, particulièrement celles qui ont contracté la fistule obstétrique lors du premier accouchement. Et je fais la parenthèse pour dire que même si nous disons que toutes les femmes sont à risque et que les statistiques indiquent que même les multipares ont la fistule obstétrique, la majorité des cas présentent la fistule lors de leur premier accouchement. Et que dans 90% des cas, elles perdent le bébé. Donc cela fait que les femmes sont disposées à pouvoir enfanter.
Les complications lors de l'accouchement sont les principales causes de la fistule obstétricaleQuels sont les défis que vous rencontrez ici à ARENA pour la prise en charge de ces femmes ?
Pour parler de défis, il faut dire que c'est tout au long du continium. Au niveau de la sensibilisation communautaire, il faut dire qu'il y a des pensées, des stéréotypes qui environnent la création de la fistule obstétrique. Et il faut travailler au niveau de la communauté afin de convaincre les gens pour que ces femmes-là partent au niveau des services de santé. Il faut travailler avec la communauté en général pour réduire la stigmatisation vis-à-vis de ces femmes-là. Particulièrement en faisant comprendre les causes qui sont à l'origine de la fistule obstétrique et les facteurs qui exposent les femmes à ces complications.
Pour le deuxième volet, il faut savoir qu'en général, ces femmes déjà isolées à cause de la fistule ont des difficultés : elles sont en manque de revenus et sont abandonnées le plus souvent. Même quand elles ont l'information, elles ont d'abord des difficultés pour avoir l'information sur le traitement. Il y a un défi à relever qui est de pouvoir garantir à ces femmes-là les moyens de déplacement, les frais de transport nécessaires. ARENA arrive à couvrir ces frais de manière forfaitaire, pour les aider à arriver. Le traitement étant gratuit, il y a un défi de mobilisation de fonds qui se pose parce que le traitement de la fistule obstétricale n'est pas une chirurgie commune. C'est une chirurgie spécifique à cette pathologie qui requiert de l'expertise technique et un séjour hospitalier. La troisième chose qu'il faut bien noter, c'est la réinsertion socio-économique de ces femmes. Cela requiert une mobilisation d'expertises et une mobilisation financière. Il faut former ces femmes et les équiper.
Est-ce que vous remarquez qu'il y a de plus en plus de soutien des hommes vis-à-vis des femmes qui sont victimes de fistules ?
Si nous comparons la situation actuelle à celle de 20 ou 15 ans en arrière, on peut dire que oui ! On peut dire qu'aujourd'hui, les hommes, de plus en plus, arrivent à soutenir les femmes. C'est la raison pour laquelle la mobilisation est importante, parce que plus la femme a accès au traitement, moins elle court le risque d'être abandonnée. Et donc, ces femmes qui contractent la fistule et qui entrent rapidement dans le système ont plus de chances d'être accompagnées par le mari que celles qui passent des années, qui sont abandonnées à elles-mêmes.
Est-ce que vous avez des témoignages à nous partager ?
Je pense que les témoignages, en tout cas, il y en a suffisamment ! C'est un problème qui touche toutes les zones. Nous recevons des femmes de toutes les régions du Burkina Faso ici. Et le plus souvent, ce qui est dit communément, c'est que ça touche les femmes des zones rurales, etc. Mais nous avons retrouvé une femme qui vit à Ouagadougou et qui a porté sa fistule durant onze ans, sans être traitée. Elle n'avait aucune information sur l'existence de soins. Et dès que cette femme a appris que son problème pouvait être traité, elle était pressée de se faire soigner. A cette période, elle venait d'être opérée pour autre chose. Il fallait attendre qu'elle récupère avant toute nouvelle intervention intervention. Et nous lui avions donné deux semaines. Mais il était impossible pour elle de rester deux semaines. Elle est revenue trois jours après parce qu'elle a dit qu'elle ressent le besoin d'être traitée. Heureusement, nous avons fait l'intervention chirurgicale. Cette femme est guérie, et vous ne pouvez vous imaginer toute la joie qu'elle a manifestée. J'ai pris cet exemple-là spécifique pour montrer que quand nous parlons de la fistule obstétricale, même à Ouagadougou, il y a beaucoup de femmes qui ne s'y intéressent pas. Selon les idées reçues, ça touche plus les femmes des zones rurales. Or, nous savons que même dans les grandes villes, il y a des femmes qui ont la pathologie, qui n'ont pas l'information et qui sont obligées de vivre en silence avec leur mal.
“Nous avons retrouvé une femme qui vit à Ouagadougou et qui a porté sa fistule durant 11 ans, sans être traitée. Elle n'avait aucune information sur l'existence de soins. Et dès que cette femme a appris que son problème pouvait être traité, elle était pressée de se faire soigner ”, confie le Dr Itengré OuédraogoEst-ce que vous pensez qu'il y a des actions prioritaires à mener pour prévenir davantage cette pathologie ?
Oui, effectivement. En ce qui concerne la prévention, oui, il y a des actes prioritaires. Il faut dire que cela survient suite à une grossesse, un accouchement compliqué, où la femme n'a pas eu accès rapidement à la césarienne. Donc, une des actions prioritaires, c'est l'accès aux soins obstétriques d'urgence. Ça, c'est la priorité. Il faut également dire qu'il y a des actions à mener dans le cadre du contrôle des facteurs de risque, dont plusieurs sont identifiés. Nous pensons que, par exemple, l'éducation de la jeune fille, c'est une priorité. Une femme éduquée, c'est une femme qui sait se prendre en charge, c'est une femme qui connaît ses droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Nous pensons, par exemple, qu'il y a des pratiques qu'il faut éliminer comme l'excision. Dans notre pays, il y a bien des textes qui pénalisent ces pratiques. Parce que ça contribue à la survie de la fistule obstétrique. Il y a aussi les mariages précoces : une femme mariée très jeune n'a pas vraiment son bassin assez mature pour permettre un accouchement normal. Et quand nous parlons de l'accès aux soins obstétriques d'urgence, il y a logiquement la formation de sage-femmes compétentes et de gynécologues compétents, pour que les femmes aient accès à des soins de qualité, ce qui va nous aider à prévenir la fistule. Il faut, logiquement, un engagement au niveau des leaders communautaires, de la communauté en général, pour favoriser l'utilisation des services de santé sexuelle et reproductive par les femmes.
Avez-vous un message à adresser aux femmes particulièrement et à la population en général, sur cette maladie qui reste peu connue ?
Le message que je veux faire passer, c'est que la fistule est évitable. Nous venons de parler des actions qui pourraient être menées pour qu'elle soit évitée. Ensuite au Burkina, nous avons vraiment un nombre important de femmes affectées par la fistule obstétrique. Et nous estimons que si nous voulons éradiquer les cas existants, il faut opérer environ 2 500 cas par an, pour éviter d'ici 2030, d'avoir de femmes qui sont privées d'un accès aux soins. J'aimerais passer un message à tous ceux qui sont susceptibles de connaître une femme qui souffre de la pathologie ou à toute femme qui en souffre : les traitements existent. Je voulais noter un cas particulier de lésion que les femmes traînent et que nous ne le mentionnons pas trop quand nous parlons de fistule obstétrique : ce sont les périnées déchirés. Ce sont des traumatismes qui sont également liés à la grossesse et qui font souffrir énormément les femmes. Le problème est que souvent, elles ne savent pas que ça peut être réparé. Je plaide pour que des mesures fortes puissent être prises pour favoriser l'accès à un traitement contextuel et culturellement acceptable pour ces femmes. Nous sommes, heureusement avec l'engagement de nos autorités, en train de moderniser les systèmes de santé dans notre pays. Et si quelqu'un qui a une hypertension artérielle a droit à rencontrer un cardiologue, il n'y a pas de raison pour que nous disions qu'une femme qui souffre de fétide obstétrique doit être opérée par n'importe qui. Nous pensons qu'elles doivent avoir accès à des soins de qualité, parce qu'un des éléments fondamentaux, c'est que la chance de la femme à guérir de la fistule se trouve avec la première intervention chirurgicale. Donc, il est important que la première intervention chirurgicale soit très bien faite.
Entretien réalisé par Farida Thiombiano
Lefaso.net
Dans des arrêtés en date du 9 juin 2026, le ministre de l'administration territoriale et de la mobilité a annoncé la suspension de deux associations pour trois mois. Il s'agit de l'association As Salam et de la Coordination des jeunes musulmans. L'association As Salam est suspendue pour actions non conformes à son but et la Coordination des jeunes musulmans pour faits de troubles à l'ordre public.
Le gouvernement burkinabè a suspendu, jusqu'à nouvel ordre, l'organisation de tous les concours de beauté sur le territoire national. Cette mesure, motivée par l'élaboration de nouveaux textes destinés à mieux encadrer ces événements et à préserver les valeurs culturelles nationales, suscite des réactions contrastées au sein de la population. Entre soutien à une décision jugée salutaire et plaidoyer pour une réforme plutôt qu'une suspension, les avis divergent.
Le gouvernement burkinabè a décidé de suspendre l'organisation de tous les concours de beauté sur l'ensemble du territoire national. La mesure est contenue dans une note signée le lundi 8 juin 2026 par le ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme. Selon la note, cette suspension intervient dans un contexte d'élaboration de nouveaux textes réglementaires destinés à mieux encadrer l'organisation de ces événements.
Les autorités expliquent que cette décision s'inscrit dans la dynamique de préservation, de promotion et de valorisation du patrimoine culturel national, conformément aux idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP). Elle vise également à garantir le respect de l'identité culturelle burkinabè, des valeurs morales et sociales ainsi que des principes éthiques et de dignité humaine qui fondent la société. En attendant l'entrée en vigueur de cette nouvelle réglementation, aucune autorisation ne sera délivrée pour l'organisation de concours de beauté.
Pour Abdel Aziz Tiendrébéogo, les concours de beauté véhiculent des standards susceptibles d'avoir des effets néfastes sur les jeunes filles. Selon lui, ces compétitions entretiennent l'idée que la valeur d'une femme repose avant tout sur son apparence physique. « Les concours renforcent l'idée que la valeur d'une femme passe d'abord par son physique. Ils diffusent un modèle unique de beauté : jeune, mince, maquillée. Ça alimente les complexes, les troubles alimentaires et la pression esthétique dès l'adolescence », estime-t-il.
Abdel Aziz Tiendrébéogo, étudiantMême son de cloche chez Mélissa Kambiré, qui salue la décision des autorités. À ses yeux, ces concours tendent à réduire la femme à son apparence. « Je trouve que c'est une bonne initiative. C'est comme si on devait noter une personne principalement sur sa beauté. Même si ce n'est pas le seul critère, c'est la beauté qui prime », soutient-elle.
D'autres citoyens adoptent une position plus nuancée. C'est le cas d'Aboubakar Kouama. Sans être opposé aux concours de beauté, il affirme comprendre la décision de l'État et appelle au respect de la mesure. Il reconnaît néanmoins que ces événements peuvent servir de tremplin à certaines participantes. « Je ne suis ni pour ni contre. Souvent, les concours permettent aussi à certaines personnes de se mettre en avant. Mais puisque c'est une décision de l'État, il faut la respecter et voir ce qui sera proposé par la suite », confie-t-il.
Pour Honoré Kobindé, en revanche, cette suspension est une décision qu'il approuve sans réserve. Il s'interroge sur l'apport réel de ces manifestations au développement du pays et estime qu'elles devraient être supprimées de manière définitive. « Je pense que c'est une très bonne initiative. Je me demandais jusqu'à quand ils allaient continuer à organiser ce genre d'activités. En quoi cela contribue-t-il au développement du pays ? Je pense qu'il faut supprimer définitivement ces concours », tranche-t-il.
Aboubakar Kouama, étudiantDe son côté Déborah Rouamba, première dauphine du concours Miss UA 2024, explique que les concours de beauté vont bien au-delà de l'apparence physique. Ils constituent des espaces d'expression, de représentation et d'engagement. « Cette activité représente pour moi bien plus qu'un simple concours de beauté, une conviction que j'ai d'ailleurs défendue tout au long de ma candidature », dit-elle. Selon elle, le rôle d'une miss ne se limite pas à porter une couronne. « Être Miss, c'est être l'ambassadrice de celles et ceux qui nous ont accordé leur confiance à travers leur vote, mais également des personnes qui ont organisé et soutenu l'événement », souligne-t-elle.
Déborah plaide pour une réforme du concept. À son avis, les concours pourraient être réorientés afin de mettre davantage en avant la culture, l'intellect, le leadership et l'engagement social des candidates. « L'objectif serait alors de promouvoir des valeurs positives tout en contribuant au rayonnement de notre pays », affirme-t-elle.
Déborah Rouamba, première dauphine du concours Miss UA 2024Elle met également en avant les retombées économiques de ces événements. « Quoi qu'on puisse en penser, ces événements participent à la visibilité du pays et génèrent également des opportunités économiques pour les organisateurs, les médias qui les diffusent, les partenaires ainsi que pour les participantes elles-mêmes », fait-elle valoir.
Tout en respectant la décision des autorités, Déborah Rouamba espère qu'une solution équilibrée sera trouvée dans le cadre de l'élaboration des nouveaux textes. « J'espère donc que cette question pourra être examinée sous un angle plus positif que négatif et qu'une solution équilibrée pourra être envisagée à l'avenir », conclut-elle.
Hanifa Koussoubé
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net
Portés par leur passion du football et les bienfaits du Cécifoot, plusieurs jeunes aveugles et malvoyants du Burkina Faso lancent un appel aux autorités pour un meilleur accompagnement. Entre besoin d'infrastructures adaptées, de matériel spécifique et ambition de représenter le pays sur la scène internationale, ils témoignent de l'impact de cette discipline qui leur redonne confiance, joie de vivre et espoir.
Sur le terrain comme en dehors, le Cécifoot transforme des vies. Lors de la finale de la 4ᵉ édition du tournoi national de cécifoot le 6 juin 2026, plusieurs jeunes déficients visuels ont raconté comment ce sport leur permet de s'épanouir, de gagner en confiance et de rêver à une carrière internationale.
Yacouba Guyma
« Nous aimerions jouer au football comme tous les jeunes de notre âge. Mais notre handicap rend cela un peu difficile. Nous aimerions que les autorités nous aident à avoir des terrains adaptés à notre situation de handicap. Notre terrain doit être spécifique. C'est grâce au son du ballon que nous arriverons à savoir où il se trouve et dans quelle direction il va. Moi, personnellement, le football me permet de m'épanouir et ça me procure de la joie. Quand je joue, je suis en contact avec d'autres personnes et les cris et les rires des uns et des autres font que l'on se sent bien. Je n'avais jamais imaginé qu'un jour j'allais pouvoir jouer au football à cause de mon handicap. Mais depuis quatre ans, grâce aux personnes de bonne volonté, nous jouons au Cécifoot. Nous avons appris à contrôler le ballon et à tirer. Et cela nous fait vraiment un grand bien. J'aimerais un jour participer à des Cécifoot internationaux. J'aimerais que nos autorités nous accompagnent pour que nous puissions participer à la CAN de Cécifoot et au mondial Cécifoot ».
Yacouba GuigmaFousseina Yimbou
« J'ai commencé à jouer au football au mois d'octobre et cela me fait un grand bien. Aujourd'hui, je suis très fière de moi parce que j'arrive à jouer comme tout le monde et je passe de bons moments avec mes amis sur le terrain. Je ne savais pas que j'allais arriver un jour à contrôler le ballon et même à tirer sans l'aide de quelqu'un. Dieu merci, aujourd'hui j'arrive à me déplacer sur le terrain et c'est un défi que j'ai relevé. Grâce au Cécifoot, j'ai des moments de loisirs et de détente. Nous sollicitons les autorités pour nous accompagner car nous avons besoin de nous sentir comme tous les jeunes. Nous aimerions avoir du matériel et un terrain adaptés à notre situation de handicap. Ce sport nous permet d'aller au-delà de nos capacités pour donner le meilleur de nous-mêmes ».
Fousseina YimbouIbrahim Koné
« Aujourd'hui c'est un grand jour pour moi. Parce que je ne savais pas qu'un jour j'allais pouvoir jouer sur un terrain de football où il y aurait du monde pour nous acclamer, surtout au stade du 4 août, même si ce n'est pas sur le terrain principal. C'est une joie immense que je ressens. C'est difficile de décrire ma joie. Il faut être dans ma situation pour comprendre. Tout mon souhait, c'est de participer à la CAN de Cécifoot et au mondial Cécifoot. »
Ibrahim KonéCheikh Abdoul Rasmané Kaboré
« Je suis animé par un sentiment de joie aujourd'hui. Quand j'étais enfant, j'aimais jouer au football. C'était ma passion. Je rêvais d'être footballeur professionnel. Quand j'ai perdu la vue, tout mon espoir s'est effondré. Mon rêve s'est brisé. Je suis resté longtemps triste. Avec le Cécifoot, j'ai recommencé à avoir de l'espoir. Je me sens super heureux quand je joue. Aujourd'hui, avec les acclamations et les cris, je ressens une joie, même si je ne vois pas, je ressens la ferveur et la chaleur humaine, et cela nous fait du bien. J'aimerais que les autorités investissent dans le Cécifoot pour permettre à tous les malvoyants et aveugles de jouer comme tout le monde ».
Cheikh Abdoul Rasmané KaboréRama Diallo
Lefaso.net
Militante pour l'utilisation des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables, Esther Kouéssé Sra Sanou épouse Ilboudo est présidente de l'association Moussokaann.
Parallèlement à ses activités associatives, elle est également promotrice de Dame d'Afrique, une structure spécialisée dans la fabrication de produits hygiéniques lavables et réutilisables.
Au micro de Lefaso TV, Esther Kouéssé Sra Sanou épouse Ilboudo a prodigué des conseils aux adolescentes qui viennent d'avoir leurs premières règles.
Les résultats du premier tour du Brevet d'études du premier cycle (BEPC) sont proclamés ce mardi 9 juin 2026 au Burkina. Au Collège Notre-Dame de Kologh Naaba, sur les 291 candidats ayant effectivement composé au sein du jury n°12, 80 ont été déclarés admis, tandis que 149 sont admissibles et 62 ajournés. Entre cris de joie, appels aux proches et ambitions pour l'avenir, les candidats ont vécu avec émotion l'annonce des résultats.
Les résultats du premier tour du Brevet d'études du premier cycle (BEPC) ont été proclamés ce mardi 9 juin 2026 au Collège Notre-Dame de Kologh Naaba.
Dans la matinée, les candidats du jury n°12 sont arrivés individuellement dans l'attente de la proclamation des résultats. Initialement prévue à 10 heures, celle-ci n'est finalement intervenue qu'à 12 h 30. À l'apparition du président du jury et de son équipe, les candidats se sont rapidement regroupés pour suivre avec attention la lecture des résultats.
Sur 303 candidats inscrits et 291 présents, seuls 80 élèves ont été admis à l'issue du premier tour du BEPC dans le jury n°12 du Collège Notre-Dame de Kologh Naaba.
Les candidats admissibles sont au nombre de 149, tandis que 62 candidats ont été ajournés à l'issue de ce premier tour.
Abdoul Karim Bangré se réjouit de l'obtention de son BEPC.Au moment de la proclamation des résultats, plusieurs candidats ont laissé éclater leur joie après avoir entendu leurs noms. D'autres se sont empressés d'appeler leurs proches pour leur annoncer la bonne nouvelle.
« J'ai eu mon BEPC, je suis admis ! Oui, je suis content parce que je voulais que mes parents soient fiers de moi. J'ai eu la mention Bien. Je voudrais poursuivre mon cursus dans une série scientifique et pouvoir exercer plus tard dans le domaine de l'électronique », a confié Abdoul Karim Bangré, candidat admis. Il entend poursuivre ses efforts à l'école afin d'atteindre ses objectifs.
« Je suis très contente. Dès qu'on a appelé mon nom, j'ai immédiatement dit à ma sœur d'appeler maman pour l'informer que j'ai été admise à mon examen. Je vais continuer dans la série C et travailler pour devenir médecin plus tard », a déclaré, pour sa part, Salimatou Bargo, admise au BEPC 2026.
Salimatou Bargo était confiante quant à l'obtention de son examen.Selon le président du jury n°12, Djakaridja Ouattara, le taux de succès au premier tour s'élève à 26 %.
« Je ne dirais pas que les résultats sont satisfaisants parce que, quand on essaie de faire un peu le calcul, on voit que les résultats tournent autour de 26 % dans le jury. Donc, on constate que c'est largement en dessous de la moyenne. Je pense que les élèves doivent redoubler encore d'efforts pour mieux faire », a-t-il indiqué.
Pour le président du jury n°12, Djakaridja Ouattara, les résultats du premier tour restent largement en dessous de la moyenne.Aux candidats admissibles, le président du jury a souhaité qu'ils se remettent au travail afin de corriger leurs insuffisances et d'obtenir un meilleur résultat au second tour.
Les résultats du second tour du Brevet d'études du premier cycle (BEPC) sont prévus pour le vendredi 12 juin 2026.
Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net
Les compléments alimentaires connaissent un succès grandissant auprès du grand public. Ils sont souvent utilisés pour renforcer l'organisme, améliorer le bien-être ou prévenir certaines carences. Cependant, leur utilisation soulève de nombreuses questions. Que sont-ils réellement ? À qui sont-ils destinés ? Sont-ils indispensables pour être en bonne santé ?
Qu'est-ce qu'un complément alimentaire ?
Un complément alimentaire est un produit destiné à compléter l'alimentation habituelle lorsqu'elle ne permet pas de couvrir certains besoins nutritionnels spécifiques. Il ne remplace pas les aliments, mais apporte des nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique.
De quoi sont-ils composés ?
Les compléments alimentaires peuvent contenir :
• Des vitamines (A, B, C, D, E, etc.)
• Des minéraux (fer, calcium, zinc, magnésium, etc.)
• Des plantes ou extraits de plantes
• Des acides aminés
• Des protéines
• Des acides gras essentiels, notamment les oméga-3
• Des probiotiques et prébiotiques
• D'autres substances d'origine naturelle ou synthétique
Ils sont commercialisés sous différentes formes : comprimés, gélules, poudres, ampoules, sachets ou solutions buvables.
Qui peut avoir besoin de compléments alimentaires ?
Les compléments alimentaires ne sont pas nécessaires pour tout le monde. Ils peuvent être indiqués dans certaines situations particulières :
• En cas de carence nutritionnelle confirmée par un professionnel de santé
• Chez les femmes enceintes ou allaitantes selon les recommandations médicales
• Chez les nourrissons et les jeunes enfants pour certains nutriments spécifiques
• Chez les personnes âgées
• Chez les végétariens et végétaliens exposés à certaines carences
• Chez les sportifs ayant des besoins nutritionnels accrus
• Chez les personnes souffrant de certaines maladies ou suivant des régimes alimentaires restrictifs
Pour la majorité des personnes en bonne santé, une alimentation variée, équilibrée et adaptée aux besoins permet généralement de couvrir les apports nutritionnels quotidiens.
Quels sont leurs bénéfices ?
Lorsqu'ils sont utilisés de manière appropriée, les compléments alimentaires peuvent :
• Corriger ou prévenir certaines carences nutritionnelles
• Soutenir le système immunitaire
• Contribuer à la santé des os et des muscles
• Favoriser le bon fonctionnement du système nerveux
• Participer au maintien d'un bon état nutritionnel
• Accompagner certaines périodes de besoins accrus ou de récupération
Leur intérêt dépend toutefois des besoins réels de chaque individu.
Existe-t-il des risques ?
Oui. Bien qu'ils puissent être utiles dans certaines situations, les compléments alimentaires ne sont pas dénués de risques.
Ils peuvent notamment :
• Provoquer des effets indésirables
• Entraîner un surdosage lorsqu'ils sont consommés en excès
• Interagir avec certains médicaments
• Donner un faux sentiment de protection et faire négliger les bonnes habitudes alimentaires
• Représenter une dépense inutile lorsqu'ils sont pris sans réel besoin
Il est important de rappeler que le fait qu'un produit soit « naturel » ne signifie pas nécessairement qu'il est sans danger.
Quelles précautions prendre ?
• Respecter les doses recommandées.
• Éviter l'automédication prolongée.
• Demander l'avis d'un professionnel de santé en cas de maladie chronique, de grossesse ou de prise de médicaments.
• Choisir des produits provenant de fabricants ou de distributeurs fiables.
• Ne jamais considérer les compléments alimentaires comme un substitut à une alimentation équilibrée.
•
L'alimentation reste la meilleure source de nutriments
La majorité des vitamines, minéraux et autres nutriments contenus dans les compléments alimentaires se trouvent naturellement dans les aliments. Les fruits, les légumes, les légumineuses, les céréales, les tubercules, les produits animaux, les graines et les oléagineux constituent d'excellentes sources de nutriments essentiels.
Dans notre contexte, de nombreux aliments locaux tels que le moringa, le niébé, le soja, l'arachide, le sésame, les feuilles vertes, la patate douce, la mangue ou encore les produits céréaliers traditionnels contribuent à couvrir une grande partie des besoins nutritionnels lorsqu'ils sont consommés dans le cadre d'une alimentation diversifiée.
C'est pourquoi l'éducation nutritionnelle joue un rôle fondamental. Apprendre à connaître les aliments, leurs valeurs nutritionnelles et leurs bienfaits permet de faire des choix alimentaires éclairés, de prévenir les carences et de préserver sa santé sur le long terme.
À retenir
Les compléments alimentaires peuvent être utiles dans certaines situations spécifiques, mais ils ne remplacent jamais une alimentation équilibrée. L'assiette doit toujours rester la première source de nutriments et le premier outil de prévention pour une meilleure santé.
Avant de chercher des nutriments dans une gélule, apprenons d'abord à les retrouver dans notre alimentation quotidienne.
Une bonne alimentation reste le meilleur complément pour la santé.
Pour la première fois de son histoire, la Coupe du monde de football réunira 48 équipes lors de l'édition 2026. Grâce à l'élargissement des participants, dix sélections africaines seront de la partie avec l'ambition de porter haut les couleurs du continent et de tenter de décrocher un premier sacre mondial. Tour d'horizon des représentants africains annoncés pour cette compétition.
Les dix représentants africains sont l'Afrique du Sud, l'Algérie, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, l'Égypte, le Ghana, le Maroc, la République démocratique du Congo, le Sénégal et la Tunisie.
Le Maroc figure parmi les nations africaines les plus régulières en Coupe du monde. Les Lions de l'Atlas disputeront leur septième phase finale. Déclarée vainqueur par forfait de la CAN 2025 par la CAF (une décision contestée par la Fédération sénégalaise de football devant le Tribunal arbitral du sport) et demi-finaliste de la Coupe du monde 2022, la sélection marocaine, emmenée par Achraf Hakimi, tentera une nouvelle fois de marquer l'histoire de la compétition. Logé dans le groupe C avec le Brésil, Haïti et l'Écosse, le demi-finaliste de l'édition précédente abordera le Mondial 2026 avec l'ambition de confirmer son statut et de figurer parmi les meilleures équipes du tournoi.
La Tunisie est également l'un des habitués de la Coupe du monde. Le Mondial 2026 sera la septième participation des Aigles de Carthage. Jusqu'ici, leur parcours s'est toujours arrêté en phase de groupes. Les Tunisiens auront donc pour objectif de franchir ce cap historique. Ils évolueront dans le groupe F aux côtés des Pays-Bas, du Japon et de la Suède.
L'Algérie disputera pour sa part sa cinquième Coupe du monde. Placés dans le groupe J avec l'Argentine, l'Autriche et la Jordanie, les Fennecs tenteront de faire mieux qu'en 2014, année où ils avaient atteint les huitièmes de finale.
Le Ghana participera également au Mondial 2026 pour la cinquième fois de son histoire. Les Black Stars évolueront dans le groupe L avec l'Angleterre, la Croatie et le Panama. Leur meilleur résultat reste le quart de finale atteint lors de l'édition 2010 en Afrique du Sud.
Sacré champion d'Afrique lors de la CAN 2025 organisée au Maroc avant de se voir déchoir de son titre par la CAF, le Sénégal figure parmi les sélections africaines qui nourrissent de grandes ambitions. Les Lions de la Teranga participeront à la quatrième Coupe du monde de leur histoire et à une troisième édition consécutive après celles de 2018 et 2022. Versé dans le groupe I avec la France, la Norvège et l'Irak, le Sénégal abordera son troisième Mondial d'affilée. Sadio Mané et ses coéquipiers devront se montrer à la hauteur pour sortir d'un groupe jugé particulièrement relevé.
L'Égypte, nation la plus titrée de la Coupe d'Afrique des nations avec sept trophées, disputera son quatrième Mondial. Absents lors de l'édition 2022, les Pharaons retrouveront la compétition avec l'ambition de retrouver leur place sur la scène internationale. Mohamed Salah et ses coéquipiers évolueront dans le groupe G avec la Belgique, l'Iran et la Nouvelle-Zélande. Ils tenteront notamment de décrocher leur première victoire en phase finale de Coupe du monde.
Championne d'Afrique en 2023, la Côte d'Ivoire participera pour la quatrième fois à la Coupe du monde. Les Éléphants effectuent leur retour dans la compétition après une dernière apparition en 2014. Ils évolueront dans le groupe E avec l'Équateur, l'Allemagne et Curaçao et devront réaliser de solides performances pour espérer franchir le premier tour.
L'Afrique du Sud disputera, elle aussi, sa quatrième Coupe du monde. Médaillés de bronze lors de la CAN 2023, les Bafana Bafana retrouvent la compétition après leur dernière participation en 2010, année où ils avaient organisé le tournoi. Logés dans le groupe A avec le Mexique, la Corée du Sud et la République tchèque, ils tenteront de se hisser parmi les meilleures équipes africaines de la compétition.
La République démocratique du Congo, qualifiée après avoir battu la Jamaïque lors des barrages, participera à la Coupe du monde pour la deuxième fois de son histoire, après 52 ans d'absence. Demi-finalistes de la CAN 2023, les Léopards entendent profiter de cette vitrine mondiale pour réaliser un parcours mémorable. Placée dans le groupe K avec le Portugal, l'Ouzbékistan et la Colombie, la RDC visera une qualification pour les phases à élimination directe afin d'écrire une nouvelle page de son histoire.
Le Cap-Vert découvrira quant à lui la Coupe du monde pour la première fois. Demi-finalistes de la CAN 2025 au Maroc, les Requins bleus font partie des équipes émergentes qui découvriront cette prestigieuse compétition. Les Cap-Verdiens évolueront dans le groupe H avec l'Espagne, l'Arabie saoudite et l'Uruguay.
Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net
Les Archives nationales du Burkina Faso ont officiellement lancé, ce mardi 9 juin 2026 à Ouagadougou, les 72 heures des journées portes ouvertes organisées dans le cadre de la célébration de la Semaine internationale des archives.
Organisée du 9 au 11 juin, cette initiative s'inscrit dans le cadre de la célébration de la Semaine internationale des archives, placée cette année sous le thème « Archives pour la justice : droits, mémoire et avenirs ».
À entendre la directrice générale par intérim des Archives nationales, Marie-Jeanne Diasso, ces trois jours permettront au public de découvrir un pan important de l'histoire nationale à travers une exposition photographique consacrée aux personnalités emblématiques qui ont marqué le pays par leurs engagements et leurs réalisations. Des visites guidées sont également prévues afin de faire connaître les missions des archives nationales, les techniques de conservation documentaire ainsi que les richesses archivistiques dont elles ont la charge.
Les journées portes ouvertes des archives nationales du Burkina Faso se tiennent jusqu'au 11 juin 2026« La Semaine internationale des archives, qui est célébrée cette année sous le thème « Archives pour la justice : droits, mémoire et avenirs », constitue une occasion privilégiée de mettre en lumière le rôle essentiel des archives dans la préservation de notre mémoire collective, dans la sauvegarde de notre patrimoine documentaire, dans le renforcement de la bonne gouvernance. Au cours de ces 72 heures de journées portes ouvertes, le public aura l'opportunité de découvrir un pan important de notre patrimoine à travers notamment l'exposition photographique consacrée aux personnalités emblématiques qui ont marqué l'histoire de notre pays par leur engagement et leurs réalisations. Des visites guidées permettront également aux participants de mieux connaître les missions des Archives nationales, les techniques de conservation documentaire ainsi que les trésors archivistiques que nous avons la responsabilité de préserver », a-t-elle indiqué.
La directrice générale par intérim des archives nationales, Marie Jeanne Diasso, a indiqué que ces trois jours permettront au public de découvrir un pan important de l'histoire nationaleLa responsable a également mis en avant la conférence organisée à l'occasion de cette semaine, qui offrira, selon elle, un cadre d'échanges et de réflexion sur les enjeux contemporains de la gestion documentaire et de la préservation de notre patrimoine archivistique, ainsi qu'une opportunité pour sensibiliser davantage les citoyens et les institutions sur le rôle des archives dans le développement national.
Le président de la cérémonie d'ouverture, le ministre secrétaire général de la Présidence du Faso, Zakaria Soré, a, quant à lui, salué cette initiative. Pour lui, l'ouverture des archives nationales au public marque une rupture avec une certaine culture de fermeture autour des documents administratifs et historiques. Les efforts également entrepris pour moderniser les archives nationales traduisent, toujours selon lui, une volonté affirmée du Burkina Faso de maîtriser son propre récit historique.
« Les efforts engagés pour la numérisation des fonds documentaires, pour la formation des archivistes, pour la réhabilitation des infrastructures et pour l'accessibilité des archives au grand public s'inscrivent dans cette dynamique révolutionnaire. Ils traduisent en actes concrets la conviction que la reconstruction d'une nation souveraine passe impérativement par la maîtrise de son patrimoine documentaire. Un grand penseur africain disait : "Un peuple sans histoire est un peuple sans âme." Les archives nationales sont le miroir dans lequel une nation se regarde. Elles sont cette âme qui permet aux jeunes générations de voir et d'apprendre des luttes, des sacrifices des anciennes générations. C'est pourquoi chacun de nous doit faire siennes les archives nationales. Cette maison doit être celle que nous devons fréquenter le plus, car son contenu nous aide à combattre les préjugés et à voir comment nos aînés ont pu, main dans la main, travailler à faire vivre le pays », a-t-il soutenu.
Pour le ministre secrétaire général de la Présidence du Faso, Zakaria Soré, l'ouverture des archives nationales au public marque une rupture avec une certaine culture de fermeture autour des documents administratifs et historiquesLe ministre secrétaire général de la Présidence du Faso a également salué le travail souvent discret mais essentiel des archivistes, conservateurs et techniciens qui œuvrent quotidiennement à la préservation du patrimoine documentaire national à travers le tri, le classement, la restauration et la numérisation des documents.
Il n'a pas manqué de lancer un appel aux chercheurs, universitaires et historiens afin qu'ils exploitent davantage les fonds documentaires disponibles pour enrichir la connaissance de l'histoire nationale. Il a invité la jeunesse à fréquenter les archives nationales pour mieux comprendre son identité et son héritage.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
La capitale burkinabè accueille, du 9 au 12 juin 2026, le lancement officiel de la deuxième phase du projet « Autonomisation économique des femmes par l'innovation et l'accès à la propriété intellectuelle » (AFPI). Cette initiative est portée par l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).
À travers ce projet, les deux institutions entendent promouvoir l'innovation féminine et renforcer la participation des femmes dans les secteurs scientifique, technologique et agroalimentaire. L'objectif est de leur offrir les outils nécessaires pour protéger leurs créations, valoriser leurs innovations et améliorer la compétitivité de leurs entreprises sur les marchés nationaux et internationaux.
La phase II du projet AFPI met l'accent sur plusieurs actions stratégiques. Il s'agit notamment du renforcement des capacités des bénéficiaires à travers des formations et des campagnes de sensibilisation, de l'accompagnement au dépôt des titres de propriété industrielle, ainsi que de l'identification et de la cartographie des initiatives féminines à forte valeur ajoutée.
Une vue de l'assembléeLe projet prévoit également la création d'une plateforme d'échanges entre les femmes évoluant dans les domaines technologiques et celles actives dans les secteurs agro-pastoral et agroalimentaire. Un accompagnement spécifique sera accordé aux projets innovants issus de la collaboration entre jeunes ingénieurs et entrepreneurs de l'agrobusiness.
Cette nouvelle phase s'inscrit dans la continuité d'une première phase mise en œuvre au Cameroun en août 2025. Les résultats encourageants enregistrés dans ce pays ont motivé l'extension de l'initiative au Burkina Faso, avec l'ambition de favoriser l'émergence d'un écosystème d'innovation inclusif et de renforcer l'autonomisation économique des femmes.
Le ministre en charge de l'énergie, Yacouba Zabré Gouba, représentant du ministre en charge de l'industrie, a félicité et encouragé les femmes à travailler et à innover dans leurs différents secteurs d'activité. « Ce projet initié au Cameroun franchit aujourd'hui une nouvelle étape au Burkina Faso. Il s'inscrit dans une dynamique régionale qui met en lumière le savoir-faire féminin, valorise l'innovation et encourage les initiatives des femmes engagées dans la recherche scientifique et dans l'agrobusiness. Vous démontrez que l'innovation n'a pas de genre. Dans les laboratoires, les universités et les start-up, vous concevez des solutions qui contribuent à répondre aux défis de notre temps, améliorent la productivité agricole, transforment nos matières premières. Votre expertise scientifique combinée aux savoir-faire locaux peuvent transformer profondément notre économie », a dit le ministre Gouba aux femmes.
Le ministre en charge de l'Energie Yacouba Zabré Gouba, représentant du ministre Serge PodaIl a rappelé aux femmes qu'elles sont au cœur de la transformation économique rurale et urbaine. « Dans les champs, vous produisez. Dans les coopératives, vous transformez. Sur les marchés, vous commercialisez avec courage et persévérance. Vous savez toujours allier modernité et tradition pour offrir des produits de qualité. Le projet AFPI vous offre l'opportunité de protéger vos marques, de valoriser vos innovations et de conquérir de nouveaux marchés », a soutenu le représentant du ministre Serge Poda.
Le directeur général de L'OAPI, Denis Bohoussou, en train de signer les documents pour le lancement du projetSelon le directeur général de l'OAPI, Denis Bohoussou, le projet AFPI vise à promouvoir la création et l'intellect des femmes. Il veut qu'à l'issue de cette rencontre, les femmes développent des projets et des entreprises afin que l'OAPI et ses partenaires puissent les accompagner. « Il s'agit de permettre aux femmes de rencontrer des ingénieures afin que celles-ci puissent leur apporter des solutions innovantes dans leur domaine d'activité. On espère que de cette rencontre, il va y avoir des idées de création de projets et d'entreprises que l'OAPI et ses partenaires sont prêts à soutenir aussi bien techniquement que financièrement », a souhaité le directeur général.
Le représentant résident de l'UNFPA en train de signer le document pour le lancement du projetPour le représentant de l'UNFPA, Yves Sassenrath, ce projet vient renforcer le savoir-faire et la créativité des femmes, mais aussi leur permettra de protéger leur travail. « On sait que la technologie est présente maintenant dans tous les domaines. On a l'espoir que les filières de l'ingénierie, de l'agrobusiness et la production agricole créent des liens de partenariat d'échanges entre elles. On a 70 femmes qui vont passer quelques jours de formation ensemble. L'idée, c'est que ces femmes développent des relations et des partenariats afin qu'elles puissent ensemble monter des projets ou des entreprises. Notre engagement s'inscrit dans la vision du chef de l'État qui est dans le programme RELANCE, la colonne vertébrale de l'investissement dans la formation professionnelle des femmes et des jeunes », a-t-il souligné. Le représentant de l'UNFPA a invité les femmes à s'approprier ce projet afin que les objectifs puissent être atteints.
La photo de familleRama Diallo
Dalila Ky, stagiaire
Lefaso.net
À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement célébrée le 5 juin 2026, Orange Burkina Faso a lancé la réalisation d'un jardin botanique au Musée national, à Ouagadougou. Aménagé sur une superficie de 1,7 hectare, cet espace accueillera près de mille plantes et un parcours sportif. Cette initiative, menée en partenariat avec le Musée national, traduit l'engagement de l'entreprise en faveur de la préservation de la biodiversité et de la sensibilisation environnementale.
À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, célébrée chaque année le 5 juin, Orange Burkina Faso, à travers sa plateforme Orange Engage for Change, a entamé la construction de ce jardin botanique au profit du musée national.
Les employés d'Orange Burkina Faso ont planté environ 1 000 plantes médicinales sur le site du futur jardin botanique.Prévu sur un espace aménagé de 1,7 hectare, le jardin accueillera près de mille plantes, comprenant des espèces médicinales, des plantes de savane ainsi que de nombreuses espèces végétales africaines. Un parcours sportif y sera également aménagé au bénéfice des visiteurs du musée.
La cérémonie de lancement a mobilisé des dizaines de collaborateurs et salariés de Orange Burkina Faso, qui ont procédé à la plantation des premiers arbres sur le site.
« Ce projet est bien plus qu'un simple espace vert. Il constitue un lieu de conservation, d'éducation et de sensibilisation. Il contribuera à la préservation de notre patrimoine végétal et de notre biodiversité, tout en offrant aux jeunes générations l'opportunité de mieux connaître les richesses naturelles de notre pays et de développer une conscience écologique indispensable pour relever les défis environnementaux de demain », a déclaré la directrice de la stratégie, de la transformation et de la responsabilité sociétale de Orange Burkina Faso, Alimata Touré.
La directrice de la stratégie, de la transformation et de la responsabilité sociétale d'Orange Burkina Faso, Alimata Touré, a indiqué que cette action contribuera à la préservation du patrimoine végétal.Elle a indiqué que cette initiative illustre la volonté de l'entreprise de télécommunications de renforcer son engagement et sa responsabilité en matière de protection de l'environnement.
« C'est un engagement de tous les ans que nous renouvelons aujourd'hui. Seulement, la particularité d'aujourd'hui, c'est que nous le faisons en partenariat avec le musée national que nous accompagnons avec notre fondation Orange, pour faire un certain nombre de réhabilitations dans le musée, dont la construction du jardin botanique », a-t-elle confié.
L'activité du 5 juin 2026 a enregistré la présence de nombreuses autorités coutumières, du directeur général du Musée national, Sabari Christian Dao, ainsi que du représentant du ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Marcel Saba.
Marcel Saba, représentant du ministre chargé de la culture, a rappelé l'importance de la création du jardin botanique, qui renforcera davantage la vocation éducative et environnementale du musée national.Porteur du message du ministre, Marcel Saba, également chargé de mission au sein du département, a rappelé l'importance de ce jardin botanique, qui contribuera à renforcer la vocation éducative et environnementale du musée national tout en offrant un cadre propice à la découverte de la biodiversité locale, des espèces végétales patrimoniales et des savoirs traditionnels liés à leur utilisation.
« Je voudrais adresser mes sincères remerciements à Orange Burkina Faso pour cette initiative qui traduit de façon concrète sa responsabilité sociétale et son attachement aux valeurs du développement durable au Burkina Faso. Chers camarades, le musée national est un lieu de transmission des savoirs, d'éducation, de sensibilisation et de dialogue entre les générations », a-t-il souligné.
Pour sa part, le directeur général du Musée national du Burkina Faso, Sabari Christian Dao, s'est réjoui du lancement des travaux du jardin botanique et du parcours sportif qui seront réalisés dans le cadre du partenariat entre son institution et Orange Burkina Faso.
Le directeur général du Musée national du Burkina Faso, Sabari Christian Dao, s'est réjoui du lancement de la construction du jardin botanique.« La tenue de cette cérémonie en ce 5 juin, journée mondiale de l'environnement, confère à cette initiative une portée particulière. Elle nous rappelle que la préservation de notre environnement et la sauvegarde de notre patrimoine constituent des responsabilités partagées qui engagent notre génération envers celle de demain », a-t-il affirmé.
Pour rappel, depuis 2024, Orange Burkina Faso organise des activités d'impact à travers le concept « engage for change », avec pour objectif de contribuer à la réduction de l'empreinte carbone dans l'environnement. Cette initiative s'inscrit dans l'engagement environnemental du Groupe Orange, qui vise l'atteinte de la neutralité carbone à travers sa stratégie de réduction des émissions.
Jean Elysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé, le mardi 09 juin 2026, une audience à une délégation de la Fédération interafricaine des assureurs conseils (FIAC). Elle était conduite par son Président par intérim, Vakaramoko Samaké. La délégation est venue présenter au chef du gouvernement les enjeux de la 16e assemblée générale annuelle de la FIAC prévue du 10 au 13 juin 2026 à Ouagadougou.