Axel Merryl, jeune artiste béninois multi‑facettes, a été couronné meilleur artiste masculin africain contemporain lors de la neuvième édition des All Africa Music Awards (AFRIMA), dimanche 11 janvier 2026 à Lagos, au Nigeria.
Sacré meilleur artiste africain contemporain aux AFRIMA 2026 le 11 janvier à Lagos, l'artiste béninois Axel Merryl s'est dit ému par cette distinction.
« Famille, sur mon trophée c'est écrit ‘meilleur artiste africain contemporain'. Merci encore pour vos votes », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, saluant le soutien de ses fans et de ses collaborateurs, notamment Mia Guisse et Bass Thioung du Sénégal, à l'origine du titre à succès « Titulaire », qui a dépassé 20 millions de vues.
Axel Merryl a encouragé sa communauté à pousser ce chiffre jusqu'à 30 millions de vues.
Axel Merryl devient le premier artiste béninois masculin à remporter ce prix et le deuxième artiste béninois, après Angélique Kidjo en 2014.
https://www.facebook.com/watch/?v=917263380748711
Né au Bénin en 1996, Axel Merryl s'est d'abord fait connaître comme humoriste et créateur de contenu numérique, cumulant des millions de vues sur YouTube grâce à ses vidéos comiques. Progressivement, il a élargi son registre artistique à la musique, mêlant influences contemporaines et rythmes africains, et collaborant avec des artistes de la région ouest-africaine.
Le succès de « Titulaire » témoigne de l'ampleur de la popularité de Axel Merryl et de sa capacité à créer des œuvres qui résonnent au-delà des frontières du Bénin, confirmant sa montée en puissance sur la scène musicale africaine.
M. M.
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Milices d'autodéfense, réseaux criminels, groupes jihadistes : au Sahel central, la violence armée s'exerce de moins en moins sous l'autorité exclusive de l'État. Elle ne se contente plus d'affronter le pouvoir central ; elle s'insère dans les économies locales, administre la contrainte, prélève l'impôt informel et finit par façonner une gouvernance parallèle. Cette privatisation progressive de la violence redéfinit en profondeur les équilibres sécuritaires, politiques et sociaux de la région.
Une intensification documentée de la violence armée
Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, les données disponibles confirment une dynamique alarmante. Selon une communication publique du Africa Center for Strategic Studies, plus de 400 attaques ont été enregistrées dans le Sahel central entre avril et juillet 2025, causant 2 870 morts. Ces chiffres illustrent une violence continue, marquée par la multiplication des acteurs impliqués et par la diffusion géographique des affrontements. La conflictualité ne se limite plus à des zones rurales isolées. Elle s'étend désormais le long des axes routiers, autour des marchés, des sites aurifères artisanaux et des zones de transhumance, là où circulent à la fois les biens, les hommes et les ressources financières.
Quand la violence devient une activité économique
L'un des traits les plus marquants de cette phase du conflit tient à l'hybridation des pratiques. Le groupe armé n'est plus seulement un acteur idéologique ou insurgé ; il devient un opérateur économique. Dans de nombreuses zones, la présence armée se traduit par une taxation informelle des commerçants, des éleveurs ou des exploitants de mines artisanales.La protection devient un service imposé, l'accès aux routes une marchandise, et la survie une négociation permanente. Cette économie de la contrainte brouille les catégories classiques de l'analyse sécuritaire : traiter systématiquement ces groupes comme des organisations terroristes peut conduire à une réponse exclusivement militaire, souvent inefficace ; les réduire à de simples réseaux criminels revient à sous-estimer leur emprise territoriale et sociale.
Une gouvernance armée dans les interstices de l'État
La fragmentation sécuritaire s'accompagne d'une recomposition des formes d'autorité. Là où l'État est absent ou perçu comme lointain, certains groupes armés arbitrent les conflits locaux, imposent des règles et rendent une justice expéditive mais visible. Cette gouvernance armée ne remplace pas l'État : elle le concurrence. Elle s'installe dans les interstices laissés vacants par les institutions publiques, parfois en s'appuyant sur des normes coutumières détournées, parfois en les supplantant par la force. La population, prise entre plusieurs pouvoirs, s'adapte souvent par pragmatisme plus que par adhésion.
Le droit face à l'épreuve du terrain
Sur le plan juridique, le contraste est frappant. Les États du Sahel disposent de cadres pénaux réprimant l'association de malfaiteurs, le terrorisme et la détention illégale d'armes. Pourtant, l'application du droit demeure fragile. L'obstacle n'est pas tant l'absence de textes que la faiblesse des chaînes judiciaires : difficulté de collecter des preuves en zones insécurisées, protection insuffisante des témoins, rupture de la chaîne de garde, absence durable de l'État sur certaines portions du territoire.À cela s'ajoute une lenteur structurelle de la coopération régionale. Là où un groupe armé franchit une frontière en quelques heures, une procédure judiciaire transnationale peut prendre des semaines, voire des mois. Cette asymétrie de temps et de moyens bénéficie presque systématiquement aux acteurs violents.
Financer, recruter, durer
La question du financement constitue l'un des nœuds de la violence privatisée. Les enquêtes de terrain menées par des chercheurs et des ONG montrent des circuits imbriqués : taxation locale, contrôle de mines artisanales, prélèvements sur les axes de circulation, alliances opportunistes avec des réseaux criminels transnationaux. Ces flux ne sont pas accessoires ; ils conditionnent la capacité des groupes armés à durer, à recruter et à s'ancrer localement. Le recrutement, justement, révèle une autre dimension de la crise. Les jeunes ruraux, souvent privés d'éducation, d'emploi et de services de base, constituent un vivier vulnérable. L'adhésion n'est pas toujours idéologique : elle peut être contrainte, opportuniste ou dictée par la survie. Dans ce contexte, la frontière entre victime et acteur armé devient poreuse.
Les civils, premières victimes de la violence privatisée
Ce sont les populations civiles qui paient le prix le plus élevé. Commerçants soumis à des prélèvements multiples, femmes exposées à l'insécurité quotidienne, déplacés contraints de fuir à répétition, communautés rurales prises en étau entre forces étatiques et groupes armés. La violence privatisée ne se contente pas de tuer ; elle désorganise durablement les sociétés locales et alimente les cycles de pauvreté et de déplacement.
Une crise de l'autorité publique avant tout
Ce que révèle cette dynamique, au fond, c'est moins une crise sécuritaire qu'une crise de l'autorité publique. Tant que l'État ne sera pas en mesure d'assurer une présence effective — justice, services, protection — la violence continuera de s'organiser comme une activité rentable et structurante. La réponse ne saurait être uniquement militaire. Elle suppose une reconstruction patiente des institutions, une coopération régionale réellement opérationnelle et une prise en compte des dimensions économiques et sociales du conflit. Au Sahel central, la violence ne s'est pas seulement militarisée ; elle s'est privatisée. Et tant que cette réalité ne sera pas pleinement intégrée aux stratégies publiques, elle continuera de façonner, dans l'ombre, une gouvernance concurrente fondée sur la force plutôt que sur le droit.
En Afrique, l'insécurité ne relève pas uniquement de la violence armée. Elle s'enracine aussi dans l'érosion progressive des institutions civiles, la concentration du pouvoir exécutif et l'affaiblissement des contre-pouvoirs. En 2025, la dégradation de la gouvernance apparaît comme l'un des facteurs les plus structurants de l'instabilité durable, à rebours de certains États où la solidité institutionnelle a permis de contenir les tentatives de rupture de l'ordre constitutionnel.
Une tendance continentale clairement établie
Les données publiées par le Africa Center for Strategic Studies montrent une évolution nette : le nombre d'États africains classés comme démocratiques recule, tandis que les régimes hybrides ou autoritaires progressent. Cette transformation institutionnelle s'accompagne d'une détérioration des indicateurs de sécurité, notamment dans les pays où les mécanismes de contrôle parlementaire, judiciaire et médiatique ont été affaiblis. Contrairement à une idée persistante, la centralisation du pouvoir ne produit pas automatiquement une meilleure efficacité sécuritaire. Les comparaisons régionales indiquent même que les États où l'espace civique s'est le plus refermé figurent parmi ceux où la violence armée progresse le plus rapidement, qu'elle prenne la forme d'attaques jihadistes, de violences communautaires ou de criminalité organisée.
L'urgence sécuritaire comme mode de gouvernement
Dans plusieurs pays, l'insécurité a servi de justification à l'installation durable de régimes d'exception : états d'urgence prolongés, restrictions des libertés publiques, marginalisation des acteurs civils. Présentée comme transitoire, cette gouvernance par l'urgence tend à s'inscrire dans le temps long. Elle affaiblit la confiance entre l'État et les citoyens et réduit la capacité des institutions locales à prévenir les conflits avant qu'ils ne s'aggravent. Les recherches en sciences sociales et en santé publique, notamment celles mobilisées par l'INSERM, rappellent que l'exposition prolongée à un climat d'insécurité politique et de défiance institutionnelle a des effets mesurables : stress chronique, repli communautaire, fragilisation du lien civique. Autant de facteurs qui nourrissent, à moyen terme, les cycles de violence.
Le Bénin, une résilience institutionnelle sous vigilance
Dans ce contexte régional dégradé, le Bénin se distingue par une stabilité institutionnelle relative. Celle-ci ne relève ni d'une exception structurelle ni d'une absence de menaces. Elle repose sur la continuité de l'ordre constitutionnel, la solidité de la chaîne institutionnelle et le maintien de canaux de dialogue politique, y compris dans un environnement régional sous tension. L'échec d'une tentative de coup d'État a constitué un test majeur pour cette architecture institutionnelle. La réponse apportée — prioritairement judiciaire et institutionnelle — a permis de contenir la crise sans basculer dans une militarisation excessive du champ politique. Ce choix a renforcé la lisibilité de l'action publique, tout en contribuant à préserver la confiance des partenaires régionaux et internationaux.
Les analyses du Africa Center soulignent que les États dont la gouvernance demeure lisible, prévisible et ancrée dans des cadres régionaux coopératifs disposent d'une capacité accrue à absorber les chocs sécuritaires. À cet égard, l'ancrage du Bénin dans les mécanismes de coopération ouest-africains constitue un facteur de résilience, tant sur le plan sécuritaire qu'économique.
Sécurité et gouvernance, une équation indissociable
La tendance observée en 2025 rappelle une réalité essentielle : la sécurité ne se décrète pas uniquement par la contrainte. Elle se construit dans la durée, à travers des institutions crédibles, une justice fonctionnelle et des politiques publiques capables d'anticiper plutôt que de réagir dans l'urgence. Là où la gouvernance se délite, l'insécurité trouve un terrain favorable. À l'inverse, là où l'État demeure présent, responsable et coopératif — y compris face aux tentatives de déstabilisation — la violence peine à s'installer durablement. Le cas béninois illustre ainsi, à contre-courant de certaines dynamiques régionales, que la résilience institutionnelle demeure l'un des remparts les plus efficaces contre l'insécurité chronique.
Le 8 janvier rappelait le triste anniversaire de l'attaque ayant coûté la vie à 28 soldats béninois à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso. Marquant un tournant dans la perception du risque sécuritaire, cette tragédie a suscité un sentiment de revanche et de reconquête au sein des forces armées. Depuis le Bénin a intensifié sa politique de défense. Érigeant l'opération Mirador en rempart contre l'expansion djihadiste venant du nord, de nouveaux succès opérationnels on marqué ce début d'année.
L'anniversaire du 8 janvier rappelle la fragilité du Nord bénin. Frappé en permanence par des groupes djihadistes notamment le JNIM, affiliés à Al‑Qaïda, qui exploitent la faiblesse du Sahel pour infiltrer le nord du Bénin. En réponse, le Bénin a lancé en 2022 l'opération Mirador, déployant initialement 3 000 soldats pour sécuriser les zones frontalières, ce dispositif a été renforcé par le recrutement de 5 000 militaires supplémentaires. Le président Patrice Talon, dans son allocution du 31 décembre 2025, a souligné la nécessité de « ne céder aucun centimètre carré » du territoire, rappelant l'engagement du commandement à protéger la nation. Que ce soit contre les ennemis extérieurs ou intérieurs, les forces armées ont su protéger la nation face à des tentatives de coups d'États et de déstabilisation, démontrant sa résilience face à l'adversité.
L'opération Mirador : une dynamique de force
Les Forces Armées Béninoises (FAB) ont démontré une capacité croissante de neutralisation des menaces. Entre octobre et décembre 2025, elles ont éliminé 45 terroristes et arrêté 7 suspects, saisissant armes, motos et carburant. Au mois de septembre 2025, une double offensive dans les parcs nationaux du Pendjari et du W a permis de neutraliser 6 combattants, avec la saisie d'un important arsenal. Des combats terrestres appuyés par des hélicoptères ont, quant à eux, permis de « neutraliser une vingtaine d'éléments armés » dans le parc W, en ce début d'année, témoignant d'une coordination aéro‑terrestre efficace. Ces opérations, coordonnées entre hélicoptères, unités au sol et renseignement, illustrent la capacité croissante des FAB à mener des missions multidimensionnelles dans des zones reculées, ne laissant aucun sanctuaire aux groupes terroristes.
La promotion de nouveaux officiers, dont 73 jeunes diplômés de l'École nationale des officiers, illustre la volonté de professionnaliser la chaîne de commandement, tandis que les nominations des généraux Fructueux A. GBAGUIDI et Dieudonné D. TÉVOÈDJRÈ renforcent le leadership stratégique. Le Bénin, grâce à une stratégie combinant recrutement intensif, modernisation du matériel et opérations coordonnées, montre une capacité accrue à projeter sa puissance jusqu'aux confins du pays, contrastant avec la détérioration sécuritaire de ses voisins. Si la sécurité reste un enjeu majeur de cette nouvelle année, le Bénin démontre la poursuite logique du succès de ses opérations militaires.
Omar SYLLA !
X : @Le_Ndar_Ndar
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6 personnes dont un cuisinier ont été interpellées par la police dans l'arrondissement de Pahou pour une affaire de vol d'or.
La police béninoise a ouvert une enquête à la suite d'une plainte déposée par un employeur nigérian au lendemain des fêtes du nouvel an. Le plaignant a signalé la disparition de 163 grammes d'or à son domicile au Nigéria.
Selon les enquêteurs, le suspect est un cuisinier béninois. Il aurait profité de son accès régulier au domicile pour dérober aux premières heures du 1er janvier 2026, l'or dans l'armoire de son employeur.
Le cuisinier aurait revendu l'or à six millions six cent cinquante-deux mille (6 652 000) FCFA au Nigéria avant de regagner le Bénin.
La traque menée par la police a permis de localiser un premier suspect le 7 janvier 2026, au quartier Bazoumpka, à Pahou.
Au cours de son audition, celui-ci a reconnu son rôle. Il a également fait état de l'intervention d'autres personnes dans l'opération.
Les enquêteurs ont alors procédé à de nouvelles interpellations. Des fonds issus de la revente ont été saisis dans une auberge.
Le montant récupéré est estimé à près de deux millions (2 000 000) FCFA.
Au total, six personnes sont mises en cause pour vol et complicité. Elles seront présentées au Procureur de la République ce mardi 13 janvier 2026.
M. M.
La police a démantelé un réseau spécialisé dans le vol et le recel de câbles électriques au sein de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). L'opération a été menée le lundi 12 janvier 2026 par le Commissariat spécial de la zone.
Un réseau impliqué dans le vol et la revente de câbles électriques a été démantelé dans la Zone industrielle de Glo-Djigbé.
Tout est parti d'un contrôle effectué dans la matinée du lundi 12 janvier 2026 dans l'un des entrepôts du site industriel.
Le comportement d'un employé du site industriel a attiré l'attention de la sécurité privée. Lors de la fouille, deux rouleaux de câbles électriques en cuivre d'une longueur estimée à environ soixante-dix mètres ; une lame de scie ont été découverts dans son sac à dos.
Face à la situation, l'individu a tenté de quitter les lieux. Il a été intercepté peu après par les agents présents.
Le suspect a reconnu son implication. Il a décrit un procédé reposant sur le vandalisme des installations électriques à l'intérieur des entrepôts.
Les informations recueillies ont permis aux forces de l'ordre d'élargir leurs investigations. D'autres personnes soupçonnées d'appartenir au même réseau ont été interpellées dans les localités de Tangbo Djèvié et de Godomey.
Au total, 4 individus ont été arrêtés, dont deux présumés receleurs.
Les personnes mises en cause seront présentées au Procureur de la République.
M. M.
Le député Soumaïla Sounon Boké, membre du parti d'opposition Les Démocrates (LD), comparaît ce mardi 13 janvier 2026 devant la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET). Après l'ouverture du procès, le dossier est renvoyé au 24 février 2026.
Poursuivi pour apologie de crime contre la sûreté de l'État, incitation à la haine et à la violence et harcèlement par voie électronique, le procès du député Soumaïla Sounon Boké s'est ouvert ce mardi 13 janvier 2026 à la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET).
L'élu est soupçonné d'avoir relayé, via des groupes, des messages favorables au renversement des institutions lors de la tentative de coup d'État du 7 décembre 2025.
A la barre, le député a nié toute intention de déstabilisation du régime, contestant l'interprétation faite des messages qui lui sont reprochés. « Je ne vois pas l'opportunité de faire un coup d'État à un président qui a décidé de quitter le pouvoir. Le message a été envoyé par inadvertance dans le groupe », a-t-il déclaré devant les juges, en référence à l'annonce par le président Patrice Talon de ne pas briguer un nouveau mandat.
Après l'ouverture du procès, le dossier est renvoyé au 24 février 2026.
Arrêté le 23 décembre 2025 à Cotonou, Soumaïla Sounon Boké avait été placé en détention provisoire à la prison civile de Missérété. Une mesure vivement contestée par son parti, qui dénonce une violation de son immunité parlementaire. Les Démocrates estiment que l'arrestation de leur élu s'inscrit dans un contexte de pressions politiques accrues à l'encontre de l'opposition.
La tentative de coup d'État du 7 décembre 2025, rapidement avortée, avait vu un groupe de militaires annoncer à la télévision nationale la chute du pouvoir en place, avant d'être neutralisé par les forces loyalistes. Plusieurs dizaines de personnes, civils et militaires, avaient été interpellées dans les jours suivants.
M. M.
Le Bénin s'apprête à produire à nouveau du pétrole !
Le champ offshore de Sèmè, à l'arrêt depuis 1998, va reprendre ses activités après près de trois décennies d'interruption. L'annonce a été faite par Akrake Petroleum, opérateur du projet.
Le démarrage de la production est attendu fin janvier 2026. Le champ de Sèmè avait produit du brut dans les années 1980 et 1990. L'exploitation avait cessé en raison de la baisse des prix mondiaux du pétrole.
Les installations sont désormais en place.
Une unité mobile de production offshore et un navire de stockage flottant ont été déployés sur le site. Les travaux portent sur l'achèvement du puits AK-2H, destiné à la production, ainsi que sur un nouveau puits d'exploration. Ces travaux visent à évaluer le potentiel des réservoirs plus profonds.
La production initiale est estimée à environ 15 000 barils par jour. Akrake Petroleum détient 76 % des parts du projet. L'État béninois en possède 15 %, aux côtés de la société locale Octogone Trading, actionnaire à 9 %.
Cette reprise marque le retour du Bénin dans le cercle des pays producteurs de pétrole, après 27 ans d'absence. Elle s'inscrit dans la volonté des autorités de diversifier les sources de revenus et de renforcer le secteur énergétique national.
Découvert à la fin des années 1960 par la compagnie Union Oil, le champ de Sèmè a été développé dans les années 1970 par la société norvégienne Saga Petroleum. Il a produit environ 22 millions de barils entre 1982 et 1998, avant l'arrêt des opérations dans un contexte de baisse des prix du pétrole.
M. M.
Le Benin–Nigeria Business Forum (BNBF), plateforme stratégique de rencontres, d'échanges et d'opportunités d'affaires entre le Bénin et le Nigéria aura lieu les 26 et 28 janvier 2026, dans les villes d'Abuja et de Lagos. Les inscriptions ouvertes dans le cadre de ce grand rendez-vous d'affaires entre opérateurs économiques béninois et nigérians, et acteurs économiques de la diaspora béninoise au Nigéria, se poursuivent jusqu'au jeudi 15 janvier prochain.
Grande opportunité pour les investisseurs nigérians et la diaspora béninoise au Nigéria en quête d'une destination sûre pour mener leurs affaires dans la sous-région ouest africaine. Ils sont invités à participer massivement au Benin–Nigeria Business Forum, qui est une plateforme stratégique de dialogue économique, de partenariats et d'investissements entre le Bénin et le Nigéria, en s'inscrivant via le lien https://bnbf2026.com/inscription, au plus tard le jeudi 15 janvier 2026. Ce forum, en plus des rencontres B2B ciblées qu'il offre aux participants, leur permettra également d'avoir une meilleure compréhension de l'écosystème économique béninois, et d'identifier des opportunités concrètes et immédiatement exploitables.
A propos du Benin–Nigeria Business Forum
Le Benin–Nigeria Business Forum est un grand rendez-vous d'affaires initié pour rapprocher les acteurs économiques du Bénin et du Nigéria et la diaspora béninoise vivant au Nigéria. Il vise à renforcer les relations économiques et commerciales entre les deux pays ; promouvoir le Bénin comme destination d'investissement compétitive ; mettre en lumière les opportunités offertes par la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), hub industriel béninois en pleine expansion ; et faciliter la création de partenariats stratégiques B2B entre opérateurs économiques béninois et nigérians. Le BNBF permettra également de mettre en avant le rôle stratégique de la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC BÉNIN), dans le financement des projets structurants et ses initiatives en faveur de la diaspora béninoise. C'est un évènement majeur qui va mobiliser les hommes d'affaires et investisseurs nigérians, qu'il s'agisse des industriels, des promoteurs immobiliers et logistiques, des acteurs de l'agro-industrie, du textile, de la transformation et de l'énergie, de même que des investisseurs à la recherche de nouveaux marchés dans la région Afrique de l'Ouest.
Les entrepreneurs béninois de la diaspora vivant au Nigeria qui désirent investir au Bénin pour créer ou relocaliser de nouvelles unités industrielles, y sont également attendus.
Le Benin–Nigeria Business Forum est co-organisé par la Zone industrielle de Glo-Djigbé ; l'Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx) ; la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin ; et l'African Export-Import Bank (AFREXIMBANK). Il bénéficie de l'appui des institutions publiques et privées de premier plan, engagées dans la promotion du commerce, de l'investissement et de l'industrialisation en Afrique de l'Ouest. Des partenaires institutionnels, techniques et financiers majeurs, nationaux et internationaux sont mobilisés dans le cadre du BNBF pour accompagner les investisseurs et faciliter la concrétisation de projets d'affaires entre le Bénin et le Nigeria.
Cette première édition du Benin–Nigeria Business Forum est organisé en partenariat avec l'Ambassade du Bénin au Nigéria, la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin (CCI Bénin), le Conseil national du patronat (CNP Bénin), la Fédération ouest africaine des chambres de commerce et d'industrie (FEWACCI), la Chambre de commerce et d'industrie d'Abuja (ACCI), la Chambre de commerce et d'industrie de Lagos (LCCI), la NACCIMA (Nigerian Association of Chambers of Commerce, Industry, Mines and Agriculture), Benin Nigeria Chamber of Commerce, et 234 FINANCE.
A travers ce forum, le Bénin entend consolider son positionnement en tant que destination d'investissement attractive et compétitive à côté du Nigéria qui est une grande puissance économique en Afrique.
F. A. A.
La ville d’Oran, souvent surnommée « la porte de l’ouest » de l’Algérie, a récemment attiré les projecteurs internationaux en se hissant à la septième […]
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Refugees by Honoré Daumier (1808-1879)
By Jan Lundius
STOCKHOLM, Sweden, Jan 13 2026 (IPS)
At the moment, ICE’s advancement in the U.S. is apparently dividing the nation’s population into desired and undesirable elements. The Immigration and Customs Enforcement (ICE) was born after the September 11, 2001 attacks on the Twin Towers and intended to be a response to terrorism. However, with Donald Trump’s return to the White House, federal immigration agents have become the president’s praetorian guard, implementing his immigration politics.
ICE has currently 22,000 employees, a number destined to grow thanks to new recruits. Its budget is USD 30 billion a year. During 2025, the agency’s spending on fire arms has grown 600 percent. Its agents generally act with their faces covered, and move around heavily armed, in unmarked vehicles.
ICE agent, photo from Huffington Post
In 2025, US deportations did last year surge with over 622,000 official removals and an additional 1.9 million self-deportations, totalling over 2.5 million people leaving the U.S. This forced migration has been likened to ethnic cleansing, i.e. the systematic forced removal of ethnic, racial, or religious groups from a given area, with the intent of making a society ethnically homogenous. An interpretation which appears not to be entirely unreasonable considering President Trump’s constantly repeated rhetorics. Politics that might be compared to similar xenophobic statements from a number of so-called patriotic parties in Europe.This while it has been indicated that between 900,000 and 1.6 million Ukrainians on Russian-occupied territories have been deported to Russia, including 260,000 children. Outside of Europe similar activities are taking place in several other areas. For example, in Gaza where from the beginning of the Gaza war on 13 October 2023, the Israel Defence Forces (IDF) forced the evacuation of 1.1 million people from Northen Gaza, while the land strip has been bombed and destroyed.
We have to admit that after reaching catastrophic dimensions during the last century the phenomenon of ethnic cleansing is still with us. As the herd animals that we are, we humans have become afflicted with the unfortunate trait of dividing individuals into groups, which we judge and treat according to broad generalizations based on people’s group affiliation, regardless of their unique personality.
Given the xenophobic storms now raging in both in the U.S. and Europe, it may be appropriate to recall the human disasters that such behaviour has caused on their continents. The genocide that the indigenous people of the U.S. were subjected to is well known, and also when during World War II U.S. forcibly relocated and incarcerated about 120,000 U.S, citizens of Japanese descent in various concentration camps. Lesser known is probably the forced deportation of between 300,000 and 2 million Mexicans and Mexican-Americans during the Great Depression between 1929 and 1939, forty to sixty percent of them were U.S, citizens and overwhelmingly children.
The European 20th century history of mass deportations and human slaughter is even darker. It began at the outskirts of the continent when Russian forces between 1863 and 1878 invaded Circassia by the Black Sea, systematically killing and deporting 95 to 97 percent of its population, resulting in the deaths of between 1 and 1.5 million. This was followed by the pogroms, i.e. mass killings of Jews, in for example Odessa (1881), Kishinev (1903), Kiev (1905), and Bialystok (1906), leaving more than 2,000 dead and resulting in a mass migration of Jews from the affected areas, worsened during the following civil war when 35,000 to 250,000 Jews were massacred between 1918 and 1920. At the same time the Bolshevik regime killed and/or deported an estimated 300,000 to 500,000 Don Cossacks.
After World War I between 90,000 and 300,000 Albanians were deported from Yugoslavia and up to 80,000 were killed during this new nation’s colonization of Kosovo. The expulsion and genocide of Armenians and Greeks which occurred in Turkish Anatolia both during and after World War I resulted in mass migrations and between 2 and 3 million Armenians, Greeks and Assyrians were killed. Over 1.2 million ethnic Greeks were expelled from Turkey in 1922-1924, while the Greeks expelled 400,000 Muslims.
Even worse was to come. Between 1935 and 1945, Nazi Germany systematically killed an estimated 130,500 Roma and Sinti people and between 1938 and 1945 more than 6 million Jews. During the same period Nazi German forces killed 3 million Ukrainians, 1,6 million Poles, 1,6 million Russians, 1,4 million Byelorussians. The German allies in Croatia massacred between 200,000 and 500,000 Serbs, as well as approximately 25,000 Roma/Sinti and 30,000 Jews. Their adversaries, the Serbs, killed 32,000 Croats and 33.000 Bosniaks.
The overwhelming part of all these victims were civilians, not combatants, and the estimations above are only some examples of massacres and deportations that occurred all over Europe during World War II.
In the Soviet Union (USSR), Stalin ordered the resettlement of more than 3,5 million ethnic minorities – Ukrainians, Volga Germans, Chechens, Balts, Kalmyks, Crimean Tatars, Balkars, Karachays, Turks, and Ingush. Many of them never returned to their homelands and up to 400,000 deaths due to these expulsions were archived by Soviet authorities.
Before that the Holodomor, a massive man-made famine from 1932 to 1933 had killed 3.5 to 5 million in Ukraine, as well as 62,000 in the Kuban area, while over 300,000 Ukrainians were deported to Kazakhstan, where many died.
All these numbers are just estimations and they might be higher or lower. However, we have to keep in mind that behind every single number we find cruelty and unimaginable suffering.
At the conclusion of World War I, it was borders that were invented and adjusted, while people were on the whole left in place, but during and after World War II what happened was rather the opposite – boundaries remained broadly intact (though USSR significantly expanded its territory) and people were moved instead … millions of them.
For example, 1.6 to 2 million Poles were by the invading Germans expelled from their lands, not counting millions of slave workers deported from Poland to the German Reich. At the same time the USSR transferred 380,000 Poles from their home territories, while 410 000 Finns had to leave Karelia, ceded to the USSR.
On top of that, losses on the battle fields were enormous – Soviet Union lost 6 million soldiers, Germany 4 million, Italy 400,000, and Romania 300,000. If combining military and civilian losses Poland lost one person in 5 of her pre-war population, Yugoslavia one in 8 and Greece one in 14, compared with one in 15 in Germany and 1one in 77 in France.
Nazi Germany captured 5.5 million Soviet soldiers and out of them 3.3 million died in the camps, of the 750,000 German soldiers captured by USSR 20,000 survived.
All this cruelty continued after the war and it was now members of ethnic groups connected with loosing nations who were lumped together into one unit, where individuals came to suffer, both the guilty and the innocent ones.
At the Potsdam Conference from 17 July to 2 August 1945 the heads of the leading Allies – the USSR, the United Kingdom, and the U.S. – agreed upon “orderly and humane” expulsions of the “German populations” from Poland, Czechoslovakia and Hungary, but not Yugoslavia and Romania. As a result, between 13,5 and 16.5 million “ethnic Germans” were expulsed from Central and Eastern European countries.
Estimates of the number of those who died during this process are being debated and range from a half to 3 million. As an example, investigations by a joint German and Czech commission of historians did in 1995 established that 2.1 million ethnic Germans were deported from Czechoslovakia to Germany. The death toll was at least 15,000 persons, but it could range up to a maximum of 30,000 dead, if one assumes that many deaths were not reported.
Yugoslavia was a particularly horrifying example of ethnic cleansing both during and after World War II. As mentioned above Croats and Serbs constantly massacred each other. During the so called foibe massacres (foibes are sink holes common in the region and many victims were thrown into them) ethnic Italians were killed by Communist partisans. During and after the war these crimes caused an exodus amounting to between 230,000 and 350,000 “ethnic Italians”, estimates of massacred victims range from 3,000 to 11,000.
These are just a few examples of expulsions and massacres of some Europeans, without mentioning the horrible fate of many Greeks, Albanians, Bulgarians, Hungarians, Turks, and many others who happened to be minorities in countries where they had lived for centuries. While considering this often forgotten, or at least unmentioned, history of millions of unwelcomed victims and refugees criss-crossing a bombed out and miserable Europe it is difficult to comprehend that so many descendants of these suffering people are now gathering around xenophobic parties which make refugeeism, whether for one’s life, or due to general misery, a crime.
Contemplating the heavily armed ICE agents in the U.S. “liberating” their nation from “foreign elements” you might easily evoke images of equally armed SS troopers, Soviet NKVD agents, Romanian Iron Guards, Croatian Ustaše and many similar units who expelled, and often killed, ethnic groups all over Europe.
Main sources: Judt, Tony (2005) Postwar: A History of Europe since 1945. London: Vintage. Lieberman, Benjamin (2013) Terrible Fate: Ethnic Cleansing in the Making of Modern Europe. Lanham MD: Rowman & Littlefield. Totten, Samuel et al., eds. (1997) Century of Genocide; Eyewitness Accounts and Critical Views. New York: Garland Publishing.
IPS UN Bureau
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