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Les 100 Visages du Burkina Digital : Auguste Compaoré, de la Silicon Valley du commerce en ligne aux plateformes numériques africaines

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 28/10/2026 - 00:45

Trois jours après la clôture de la phase officielle de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur Auguste K. Ghislain Compaoré, architecte logiciel et entrepreneur technologique burkinabè, dont le parcours entre les États-Unis, le Canada et le Burkina Faso illustre la capacité des talents africains à conjuguer expertise internationale et création de solutions numériques adaptées aux besoins du continent.

À Boston, puis à Toronto, Auguste Compaoré travaille sur des applications utilisées dans l'univers du commerce électronique international. À Ouagadougou, il développe des plateformes destinées aux entreprises, aux établissements scolaires, aux médias et aux acteurs économiques burkinabè. Deux environnements. Deux réalités de marché. Mais une même question : comment concevoir une technologie qui fonctionne réellement pour ceux qui l'utilisent ?

Pour cet ingénieur logiciel, la réponse ne se trouve pas uniquement dans la maîtrise des langages informatiques. Elle réside aussi dans la compréhension des utilisateurs, l'organisation des équipes et la capacité à transformer une idée en produit fiable. Depuis plus de douze ans, il évolue entre ces différentes exigences. Son parcours raconte l'histoire d'un professionnel qui a appris à construire des logiciels dans des entreprises internationales, tout en développant progressivement ses propres initiatives entrepreneuriales au Burkina Faso.

Des universités américaines à l'ingénierie logicielle

Le parcours académique d'Auguste Compaoré se déroule aux États-Unis. En mai 2016, il obtient une licence en informatique à Salem State University, dans le Massachusetts, avec la distinction summa cum laude. En juin 2021, il complète sa formation par un master en sciences informatiques et de l'information à Harrisburg University of Science and Technology, en Pennsylvanie, avec mention très bien.

Cette formation lui donne les bases nécessaires pour aborder différents domaines du développement logiciel. Mais c'est surtout dans la pratique professionnelle qu'il approfondit ses compétences. Il s'intéresse progressivement à la conception des applications Web, aux technologies mobiles, aux bases de données, aux infrastructures cloud et à l'architecture des systèmes. Son objectif dépasse l'écriture du code. Il veut comprendre comment les différentes composantes d'un logiciel peuvent fonctionner ensemble, évoluer et résister à une utilisation intensive.

2014 : les premiers pas dans le développement Web

Auguste Compaoré commence son parcours professionnel dans le développement Web. Entre 2014 et juin 2015, il effectue un stage chez FYKTECH COMPANY, à Malden, dans le Massachusetts. Il participe au développement et à la maintenance de sites Internet utilisant notamment WordPress. En juillet 2015, il rejoint OpenMobile World Wide, où il travaille sur des applications Web et des services liés à l'écosystème Android. Il intervient sur des fonctionnalités de boutiques d'applications, l'intégration de moyens de paiement et le développement d'interfaces permettant aux systèmes informatiques de communiquer entre eux.

Cette expérience lui permet de découvrir une réalité essentielle de l'économie numérique : un produit ne peut pas être pensé uniquement du point de vue de ses fonctionnalités. Il faut également prendre en compte les paiements, la sécurité, les performances et les besoins des entreprises.

Apprendre à construire des applications performantes

En 2017, toujours chez OpenMobile, Auguste Compaoré travaille comme ingénieur Android. Il participe au développement d'une application de récompenses et intervient sur l'amélioration de son infrastructure technique. Son CV mentionne notamment la mise en place d'un mécanisme de stockage temporaire des données, appelé cache, destiné à éviter des traitements informatiques répétitifs. Cette optimisation permet, selon le document, de réduire sensiblement certains coûts d'utilisation des services cloud d'Amazon Web Services. Il contribue également à des mécanismes de sécurité destinés à détecter les comportements suspects.

Derrière ces réalisations se dessine une compétence qui deviendra centrale dans son parcours : concevoir des applications capables de fonctionner efficacement, sans multiplier inutilement les coûts techniques. Cette exigence est particulièrement importante pour les entreprises numériques africaines, qui doivent souvent développer leurs services avec des ressources limitées.

2018 : entrer chez Wayfair, géant du commerce électronique

En janvier 2018, Auguste Compaoré rejoint Wayfair, à Boston. Il y exerce les fonctions de Senior Software Engineer et de responsable technique Android. Il participe au développement des composants essentiels de l'application mobile, notamment les interfaces utilisateurs, les notifications et les outils de suivi des performances. Il contribue également à la conception et au lancement de Waychat, une fonctionnalité destinée à améliorer les interactions avec le service client.

Cette étape marque un changement d'échelle. Dans une entreprise internationale de commerce électronique, une modification apparemment simple peut avoir des conséquences importantes. Un bouton mal positionné peut compliquer un achat. Une notification mal conçue peut réduire l'engagement des utilisateurs. Un problème technique peut perturber une opération commerciale. L'ingénieur doit donc travailler avec précision. Il ne suffit pas qu'une fonctionnalité fonctionne. Elle doit aussi être rapide, stable, compréhensible et utile.

Toronto : mesurer l'impact concret du développement logiciel

En janvier 2023, Auguste Compaoré poursuit sa carrière chez Wayfair Canada, à Toronto, comme ingénieur logiciel senior et architecte de solutions Android. Il participe notamment aux travaux de l'équipe chargée d'améliorer l'exploration des produits dans l'application. Son CV met en avant plusieurs résultats mesurables. L'intégration du panier d'achat dans la barre de navigation inférieure aurait notamment permis une augmentation de 2,58 % du taux de conversion et de 12,46 % du taux de consultation du panier. Il contribue également à l'adaptation des notifications aux évolutions d'Android et à la résolution d'incidents techniques critiques.

Ces chiffres montrent comment une décision d'architecture ou d'ergonomie peut avoir un effet direct sur l'activité d'une entreprise. Dans le commerce électronique, améliorer le parcours d'un utilisateur peut se traduire par davantage de commandes. L'ingénierie logicielle devient alors un levier de performance économique. C'est cette culture du résultat qu'Auguste Compaoré cherche également à appliquer dans ses projets entrepreneuriaux.

2018 : Pubbix Tech, entreprendre au Burkina Faso

Parallèlement à son activité chez Wayfair, Auguste Compaoré choisit de s'investir dans l'entrepreneuriat technologique burkinabè. En janvier 2018, il cofonde Pubbix Tech, à Ouagadougou. Il y exerce les fonctions de directeur de l'ingénierie et d'architecte logiciel jusqu'en décembre 2023. L'entreprise développe des applications Web et mobiles dans plusieurs secteurs, notamment l'éducation, l'agriculture et les médias.

Ce choix traduit une ambition particulière. Il ne s'agit pas simplement d'exporter vers le Burkina Faso des modèles conçus ailleurs. Il faut comprendre les besoins locaux et adapter les solutions. Les moyens de paiement ne sont pas toujours les mêmes. Les habitudes de connexion diffèrent. Les contraintes économiques influencent les choix technologiques. Et les applications doivent rester accessibles aux publics qu'elles cherchent à servir.

Des applications pour l'éducation et l'agriculture

À travers Pubbix Tech, Auguste Compaoré contribue à plusieurs projets. Tadji Renova est une plateforme éducative permettant aux élèves et étudiants d'acheter et de consulter des annales scolaires. Selon son CV, le projet évolue vers des fonctionnalités utilisant l'intelligence artificielle pour produire des résumés, proposer des questionnaires et accompagner les exercices pédagogiques. Paani School est conçu pour faciliter la gestion scolaire et les échanges entre établissements et parents, notamment autour des notes, des présences et des emplois du temps. Dans le secteur agricole, Farafina Agrifunding associe une démarche de financement participatif à un espace de commercialisation des produits agricoles.

Ces initiatives ont un point commun. Elles cherchent à utiliser le numérique pour répondre à des besoins quotidiens. L'éducation a besoin d'outils d'apprentissage et de suivi. L'agriculture a besoin de mécanismes facilitant l'accès au financement et aux marchés. Les établissements scolaires ont besoin de mieux organiser leurs informations. Pour Auguste Compaoré, les technologies prennent ainsi leur valeur lorsqu'elles deviennent des services concrets.

BF1 TV : accompagner la transformation numérique des médias

Parmi les réalisations de Pubbix Tech figure également la refonte technique de la plateforme numérique de BF1 TV. Le projet comprend un site Web, une interface d'administration et des applications mobiles Android et iOS. Les fonctionnalités prévues couvrent notamment la diffusion en direct, la vidéo à la demande, les articles et les interactions avec les utilisateurs.

Cette expérience élargit son champ d'intervention. Dans le secteur audiovisuel, le numérique transforme la relation entre un média et son public. Le téléspectateur n'est plus limité à un programme diffusé à une heure précise. Il peut consulter des contenus sur son téléphone, retrouver des émissions et interagir avec la plateforme. L'architecture logicielle doit donc accompagner cette évolution des usages.

2023 : Futurion, une nouvelle étape entrepreneuriale

En mai 2023, Auguste Compaoré fonde Futurion, une entreprise technologique basée à Ouagadougou. Il en assure la gérance et la direction de l'ingénierie. Selon son CV, Futurion conçoit et développe des plateformes destinées à des clients en Afrique, aux États-Unis et au Canada. L'entreprise intervient notamment sur les applications professionnelles, les services numériques et les solutions adaptées aux marchés africains.

Avec Futurion, Auguste Compaoré cherche à franchir une nouvelle étape. Il ne veut plus seulement participer à la réalisation de projets spécifiques. Il ambitionne également de développer des produits structurés, capables d'accompagner les entreprises dans plusieurs dimensions de leur activité. Cette orientation se retrouve dans l'un de ses projets majeurs : Muse.

Muse : réunir les outils de l'entreprise dans un même environnement

Muse, accessible à travers le projet onmuse.app, est présenté dans son CV comme une suite de logiciels en ligne destinés à la gestion des entreprises. Son ambition est de réunir dans un même environnement des fonctions souvent dispersées entre plusieurs applications. Le projet comprend notamment des outils de création de sites Web, de messagerie professionnelle, de gestion commerciale, de relation client, de facturation, de gestion des stocks, de ressources humaines et de collaboration. L'écosystème annoncé comporte seize applications, dont le développement et la disponibilité progressent selon les modules.

L'idée répond à une difficulté fréquente dans les petites et moyennes entreprises. Une structure peut utiliser un logiciel pour sa comptabilité, un autre pour ses rendez-vous, plusieurs outils pour communiquer avec ses clients et des fichiers séparés pour suivre ses activités. Cette dispersion complique parfois la gestion. Muse ambitionne de proposer un environnement plus cohérent.

La plateforme est pensée pour une utilisation prioritaire sur téléphone mobile, avec une interface bilingue français-anglais et des fonctionnalités adaptées aux réalités commerciales ouest-africaines. Le CV précise toutefois que les différents modules ne présentent pas tous le même niveau de disponibilité. Il s'agit donc d'un écosystème en développement progressif, plutôt que d'une suite dont toutes les fonctionnalités seraient nécessairement déjà pleinement opérationnelles.

Fasoranana : connecter commerce électronique et réseau postal

Un autre projet majeur de Futurion est Fasoranana, développé pour La Poste Burkina Faso. Il s'agit d'une plateforme transactionnelle accessible sur le Web et sur mobile, destinée à rapprocher partenaires commerciaux et utilisateurs. Elle intègre des fonctionnalités de commerce électronique, de gestion de boutiques, de catalogues, de paiements numériques et de logistique. L'objectif est notamment d'articuler les transactions commerciales avec les capacités de distribution du réseau postal express.

Le projet illustre une problématique centrale pour le commerce électronique africain. Vendre en ligne ne suffit pas. Il faut pouvoir recevoir un paiement, organiser la commande et assurer la livraison. Ces trois dimensions doivent fonctionner ensemble. En associant plateforme commerciale, paiement électronique et logistique postale, Fasoranana cherche à répondre à cette exigence.

Des solutions numériques au-delà du Burkina Faso

Futurion intervient également sur des projets destinés à des organisations nord-américaines et africaines. Le CV d'Auguste Compaoré cite notamment Health & Hope Foundation, pour laquelle il a conçu une architecture Web bilingue destinée à soutenir la collecte de dons et le suivi d'activités humanitaires au Ghana. La plateforme prévoit l'intégration de moyens de paiement internationaux et locaux, notamment le Mobile Money, ainsi que des outils de gestion des donateurs et des communications. Il mentionne aussi le développement de l'infrastructure numérique de Gamma Neutral Consulting, cabinet de conseil basé à Toronto.

Ces projets confirment la dimension internationale de son activité entrepreneuriale. Ils montrent également sa capacité à intervenir dans des domaines différents tout en conservant une même approche : construire des systèmes adaptés à leurs utilisateurs et à leurs contraintes opérationnelles.

Transmettre les méthodes, former les équipes

Le parcours d'Auguste Compaoré ne se limite pas à la réalisation de logiciels. Chez Wayfair, il participe à l'intégration de nouveaux ingénieurs, au mentorat de développeurs juniors et à l'organisation d'ateliers techniques. Il contribue également aux entretiens de recrutement et à l'amélioration des méthodes d'évaluation des candidats. À travers Pubbix Tech puis Futurion, il accompagne des équipes de développement et cherche à installer une culture de travail fondée sur l'agilité, la collaboration et l'amélioration continue. Cette dimension est importante.

Un écosystème numérique ne grandit pas seulement grâce aux applications qu'il produit. Il progresse aussi lorsque les professionnels expérimentés transmettent leurs méthodes et permettent à d'autres développeurs de renforcer leurs compétences. L'enjeu n'est pas uniquement de livrer un logiciel. Il est aussi de construire des équipes capables de maintenir, d'améliorer et de faire évoluer les produits.

Une expertise internationale, des réponses locales

Ce qui distingue Auguste Compaoré est sa capacité à évoluer dans deux environnements technologiques très différents. En Amérique du Nord, il travaille sur des applications commerciales où la performance, la stabilité et l'expérience utilisateur sont mesurées avec précision. Au Burkina Faso, il participe à la création de solutions qui doivent composer avec les réalités du marché : usages mobiles, paiements locaux, besoins des entreprises et organisation des services.

Son parcours ne présente pas ces deux expériences comme contradictoires. Au contraire, il cherche à les rendre complémentaires. Les standards techniques internationaux peuvent inspirer la conception des produits locaux. Mais leur pertinence dépend de leur adaptation aux besoins réels. Une bonne technologie n'est pas seulement celle qui fonctionne dans un environnement idéal. C'est celle qui reste utile dans les conditions concrètes de ses utilisateurs.

Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?

Parce qu'Auguste Compaoré incarne une génération d'ingénieurs burkinabè qui ont développé une expertise internationale tout en choisissant de contribuer à l'écosystème numérique national.

Parce que son parcours chez Wayfair, de Boston à Toronto, lui a permis de travailler sur des applications commerciales à grande échelle, avec une attention particulière portée à la performance et à l'expérience utilisateur.

Parce qu'il a participé à la création de Pubbix Tech, structure à travers laquelle il a contribué au développement de solutions numériques dans l'éducation, l'agriculture et les médias.

Parce qu'avec Futurion, il poursuit une ambition entrepreneuriale tournée vers les plateformes professionnelles et les services numériques adaptés aux réalités africaines.

Parce que des projets comme Muse et Fasoranana illustrent sa volonté d'associer ingénierie logicielle, gestion d'entreprise, commerce électronique et moyens de paiement locaux.

Parce qu'il contribue également à la formation et à l'accompagnement d'équipes techniques, en partageant les méthodes acquises dans son parcours international.

Et parce que son histoire rappelle que le développement du numérique africain ne dépend pas uniquement de l'accès aux technologies mondiales, mais aussi de la capacité des talents du continent à concevoir leurs propres produits, à structurer leurs entreprises et à répondre aux besoins de leurs marchés.

Avec Auguste Compaoré, le Burkina numérique raconte une ambition sans frontières : apprendre à construire des logiciels à l'échelle internationale, puis mobiliser cette expérience pour imaginer et développer des solutions utiles aux entreprises et aux citoyens africains.

www.lefasodigital.net

Categories: Africa, Afrique, European Union

SIAO 2026 : À trois jours de l'ouverture, les préparatifs sont à 90 %

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 28/10/2026 - 00:40

Le compte à rebours est lancé pour la 18e édition du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou. À trois jours de l'ouverture officielle, le site du SIAO s'active pour accueillir les artisans, les acheteurs professionnels et les visiteurs attendus à ce rendez-vous consacré à la promotion de l'artisanat africain. Le ministre en charge du commerce, superviseur du comité national d'organisation, Serge Poda, s'est rendu sur les lieux, ce mardi 27 octobre 2026, afin de s'assurer du niveau d'avancement des travaux.

À l'issue de cette visite, le ministre s'est montré confiant quant à la tenue de cette manifestation placée sous le très haut patronage du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Selon lui, les préparatifs sont réalisés à environ 90 %, les équipes étant mobilisées pour finaliser les derniers réglages avant le démarrage officiel.

« Nous sommes à trois jours de la cérémonie officielle d'ouverture de la 18e édition du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou. À trois jours du début de cette grande manifestation nationale, africaine et internationale de l'artisanat, il était de bon ton qu'en tant que superviseur du comité national d'organisation, nous fassions l'état des lieux des préparatifs, que nous partagions les difficultés résiduelles et que nous apportions des éléments de solution pour les résoudre », a-t-il expliqué.

Pour le ministre, cette visite répond à la nécessité de s'assurer que les derniers ajustements seront effectués dans les délais afin que l'ouverture du salon se déroule dans les meilleures conditions.

Au-delà de l'état d'avancement des préparatifs, cette 18e édition se distingue par plusieurs innovations destinées à améliorer les conditions d'exposition et de visite. Le ministre a notamment relevé la réfection et la rénovation de la quasi-totalité des pavillons et des bâtiments du site.

L'une des principales nouveautés concerne la climatisation des espaces d'exposition. Désormais, les stands aménagés dans les pavillons seront climatisés, afin d'offrir davantage de confort aux exposants et aux visiteurs.

« Quand vous regardez le site, vous constatez qu'il y a eu la réfection et la rénovation de quasiment l'ensemble des pavillons et des bâtiments pour offrir plus de commodités. Aujourd'hui, il n'y aura plus de stands non climatisés dans les pavillons. Tous les stands seront climatisés », a indiqué le ministre.

Entre 700 et 750 stands climatisés seront aménagés dans les cinq pavillons

Au total, entre 700 et 750 stands climatisés seront aménagés dans les cinq pavillons et le pavillon de la créativité. À ces espaces s'ajouteront des stands en plein air, notamment au niveau du Village artisanal de Ouagadougou, désormais intégré au périmètre du SIAO. Ces espaces extérieurs permettront d'accueillir des produits artisanaux spécifiques qui pourront ainsi être présentés au public, même si les infrastructures ne permettent pas encore d'y installer des stands climatisés.

L'amélioration de l'accueil constitue également une priorité pour les organisateurs. Pour faciliter l'orientation des participants, des points d'information seront installés dans chaque pavillon. Ces espaces auront pour mission de renseigner les exposants, les acheteurs professionnels et les visiteurs sur les différentes préoccupations liées à leur présence sur le site. Ils devront leur permettre d'obtenir des réponses à leurs questions et de mieux s'orienter pendant toute la durée du salon.

« Nous aurons un point d'information dans chaque pavillon pour permettre à tous les acteurs, à tous les exposants et à tous les visiteurs, professionnels ou non, d'obtenir des réponses à leurs préoccupations, de mieux s'orienter et de passer de bons moments sur le site du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou », a précisé le ministre.

Un espace sera également consacré au pays invité d'honneur, tandis qu'un stand permettra au Burkina Faso, au Mali et au Niger de présenter des produits emblématiques de leur créativité artisanale. Cette présence s'inscrit dans la volonté de mettre en valeur les richesses culturelles et artisanales de la région, à travers les productions et les savoir-faire des différents pays participants.

Autre innovation annoncée est la possibilité d'effectuer en ligne certaines démarches liées à l'accès au salon, notamment l'acquisition des tickets d'entrée et des badges. Ce dispositif numérique vise à réduire les longues files d'attente et à faciliter l'accès au site.

Selon le ministre, les travaux sont réalisés à 90%

« Nous aurons également un dispositif qui permettra, en ligne, d'acquérir des badges et des tickets d'entrée et d'avoir plus de commodités en la matière, sans avoir à venir faire la queue pour acheter son ticket avant d'accéder au site du Salon international de l'artisanat », a fait savoir le ministre.

Pour cette 18e édition, les organisateurs affichent des ambitions importantes en matière de fréquentation. Environ 800 000 visiteurs, toutes catégories confondues, sont attendus sur le site du SIAO.

Le salon devrait également accueillir plusieurs milliers d'artisans exposants, qui présenteront leurs créations dans les espaces aménagés à cet effet. Les acheteurs professionnels occuperont une place importante dans cette rencontre, avec des retombées économiques attendues pour les acteurs du secteur.

Le ministre a annoncé que les organisateurs tablaient sur la participation de 500 à 600 acheteurs professionnels. Des exposants et des visiteurs provenant d'une cinquantaine de pays sont également attendus pour cette manifestation qui entend contribuer au rayonnement de l'artisanat burkinabè et africain.

« Nous comptons accueillir autour de 800 000 visiteurs, toutes catégories confondues. Nous attendons entre 500 et 600 acheteurs professionnels qui viendront prendre part à cette édition. Certains ont déjà donné leur accord pour participer. Nous espérons également recevoir des exposants et des visiteurs venant d'une cinquantaine de pays à travers le monde », a-t-il déclaré.

Le ministre en charge du commerce n'a pas manqué de rappeler l'importance du SIAO dans la valorisation du patrimoine culturel et la promotion du savoir-faire artisanal. Cette manifestation constitue, selon lui, un cadre de rencontres entre artisans, professionnels et visiteurs venus de différents horizons pour découvrir la créativité des acteurs du secteur.

« Le Salon international de l'artisanat est un moment important pour la promotion de l'artisanat et de notre patrimoine culturel. C'est une manifestation d'envergure nationale et internationale qui réunit des artisans et des acteurs venus de partout dans le monde pour prendre part à ce salon et exposer leur savoir-faire et leur créativité. C'est une manifestation à laquelle les plus hautes autorités accordent une grande importance », a-t-il souligné.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

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Burkina/Registre social unique : Plus de 433 000 ménages enregistrés au 30 juin 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 28/10/2026 - 00:35

Le Comité d'orientation et de suivi du Registre social unique (COS-RSU) tient, ce mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou, sa première session ordinaire de l'année. Les échanges portent notamment sur l'évaluation du déploiement du dispositif, l'enregistrement continu des ménages pauvres et vulnérables ainsi que l'interopérabilité des systèmes d'information sociale. Cette rencontre vise également à définir les orientations pour la poursuite de la mise en œuvre du Registre social unique (RSU).

Mis en place en 2021, le RSU constitue un outil de référence pour l'identification des ménages pauvres et vulnérables au Burkina Faso. Il vise à améliorer le ciblage des bénéficiaires des programmes de protection sociale et à renforcer la coordination des interventions de lutte contre la pauvreté.

À l'occasion de la première session ordinaire de l'année 2026 du Comité d'orientation et de suivi du Registre social unique (COS-RSU), la ministre de la famille et de la solidarité, Pélagie Kaboré, a dressé un bilan encourageant du dispositif, tout en soulignant la nécessité d'accélérer son extension géographique et de renforcer son interconnexion avec les systèmes d'identification et de paiement numérique.

« Chers camarades, le bilan que nous dresserons ensemble au titre du premier semestre 2026 est encourageant même si le chantier reste immense. À la date du 30 juin 2026, la base de données du RSU compte 433 888 ménages enregistrés dans 110 communes réparties sur 12 régions et 22 provinces. Ces ménages représentent plus de 2 millions d'individus, soit 30% de la cible prévue. Ces résultats sont le fruit d'un travail patient et rigoureux. Ils nous disent aussi, sans complaisance, ce qu'il reste à accomplir », a-t-elle indiqué.

Pélagie Kaboré, ministre de la famille et de la solidarité.

Après avoir présenté les résultats, la ministre de la famille et de la solidarité a cependant rappelé que l'enjeu est d'étendre le RSU à l'ensemble du territoire national. Pour y parvenir, les membres du COS-RSU sont appelés à examiner le bilan du déploiement au premier semestre 2026 et le niveau de mise en œuvre des recommandations formulées lors de la précédente session.

Moussa Ouattara, secrétaire technique du RSU, a rappelé que le registre est avant tout une base de données destinée à répertorier les ménages et les personnes en situation de pauvreté ou de vulnérabilité, afin de permettre aux programmes sociaux de mieux cibler leurs interventions.

Moussa Ouattara, secrétaire technique du RSU.

« Nous sommes actuellement à pratiquement 110 communes que nous avons ouvertes dans une vingtaine de provinces. Notre objectif, c'est de faire en sorte que d'ici l'année prochaine, nous puissions couvrir l'entièreté du territoire national. Comme on l'a dit, c'est pour mettre ces données à la disposition des programmes sociaux, afin que les programmes puissent être plus équitables, qu'il y ait plus d'égalité et qu'il y ait plus d'impact », a-t-il indiqué.

Pour lui, le RSU devra permettre entre autres d'améliorer l'efficacité et l'efficience des programmes sociaux qui existent dans le domaine de la protection sociale.
Le secrétaire technique a expliqué que les méthodes de ciblage varient également selon les milieux. En zone rurale, le RSU recourt au ciblage communautaire, qui permet aux populations de participer à l'identification des ménages vulnérables lors d'assemblées générales. En milieu urbain, le dispositif repose notamment sur le dénombrement des ménages, suivi d'une sélection et d'enquêtes destinées à recueillir les informations nécessaires à leur évaluation.

À la date du 30 juin 2026, la base de données du RSU compte 433 888 ménages enregistrés

Pour rappel, le Registre social unique (RSU) est un dispositif qui vise à identifier, recenser et centraliser les informations relatives aux ménages pauvres et vulnérables au Burkina Faso. Il constitue un outil d'aide à la décision pour améliorer le ciblage des bénéficiaires des programmes de protection sociale et favoriser une meilleure coordination des interventions en faveur des populations les plus vulnérables.

Jean-Élysée Nikiéma
Lefaso.net

Categories: Africa, Afrique, European Union

Élections de midterms : Trump joue son dernier va‑tout !

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 28/10/2026 - 00:30

À quelques jours des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026 aux États-Unis, Donald Trump joue une partie décisive pour son avenir politique et l'équilibre des pouvoirs à Washington. Entre vie chère, guerre en Iran et contestation de sa gouvernance, le président américain est confronté à un risque de revers électoral susceptible de peser sur ses ambitions internationales. Dans cette tribune, Abdoul Karim Sango, juriste, consultant et enseignant-formateur à l'École nationale d'administration et de magistrature (ENAM), analyse les enjeux de ce scrutin pour la démocratie américaine, la paix dans le monde et les relations avec l'Afrique.

Classique aux États-Unis ! Les élections de mi-mandat (« midterms ») suscitent toujours une grande attention dans cette vieille démocratie. Celles du 3 novembre prochain sont pourtant scrutées comme rarement, à Washington comme dans le reste du monde. Elles interviennent dans un contexte de disruption mondiale où l'ordre international hérité de la Charte des Nations unies (signée à San Francisco en 1945) est profondément remis en cause. Si les citoyens du monde devaient se prononcer ce jour-là, il est quasi certain que le Parti républicain perdrait les deux chambres du Congrès américain.

Les Américains, eux, semblent prêts à sanctionner Trump et son camp. Selon le modèle de Decision Desk HQ (organisme américain de projections électorales), les démocrates ont 78 % de chances de reprendre la Chambre des représentants (218 sièges sur 435 sont nécessaires) et 57 % de chances de conquérir le Sénat, où ils doivent gagner quatre sièges nets pour atteindre 51 sur 100. Les marchés de prédiction sont encore plus catégoriques : 91 % pour la Chambre, 67 % pour le Sénat. Le Cook Political Report (lettre d'analyse électorale américaine de référence) anticipe un gain démocrate de 10 à 20 sièges à la Chambre.
Pour des raisons tirées de l'histoire et de la gouvernance actuelle de Trump, ses ambitions démesurées de changer l'ordre mondial pourraient être freinées dès la nuit du 3 au 4 novembre.

Le poids de l'histoire et de l'équilibre des pouvoirs

Depuis 1946, le parti du locataire de la Maison-Blanche perd presque toujours des sièges à la Chambre des représentants : dix-huit fois sur vingt, les seules exceptions étant 1998 et 2002. Cette tendance est confirmée par les quatre derniers scrutins de mi-mandat.

Les quatre derniers scrutins de mi-mandat

Sources : Brookings Institution (Vital Statistics on Congress), Council on Foreign Relations (CFR), Encyclopaedia Britannica. Les décomptes de 2018 varient légèrement selon les sources (−40 à −42 sièges pour les républicains à la Chambre).

Dans les quatre cas, le parti du président a donc perdu des sièges à la Chambre : 63 en 2010, 13 en 2014, une quarantaine en 2018 et 9 en 2022. Les électeurs savent aussi doser leur vote : en 2018, la Chambre a basculé chez les démocrates tandis que le Sénat restait républicain ; en 2022, c'est l'inverse.

Rien d'étonnant à cela ! Le peuple américain est reconnu pour être jaloux de sa liberté et attaché à l'État de droit. Cumuler les majorités dans les deux principaux pôles de pouvoir expose au risque d'asseoir les bases d'un pouvoir autoritaire, peu soucieux du respect de la légalité. Et sur ce terrain, Trump ne rassure pas ! Même la toute puissante Cour suprême américaine n'échappe pas à ses appétits « gloutonnes » de tout contrôler. Or, la démocratie se porte bien dans un aménagement équilibré des pôles de pouvoir et dans un dialogue intelligent entre les trois pouvoirs ; elle est en danger là où une séparation effective des pouvoirs n'est pas garantie. L'article premier de la Constitution confie au Congrès le pouvoir de déclarer la guerre, de voter le budget et de réglementer le commerce extérieur. On comprend aisément le sens du slogan « No Kings » (« Pas de rois ») scandé à Boston le 28 mars dernier.

Le bilan de Trump : vie chère et guerre en Iran

Au-delà de l'histoire, Trump est rattrapé par les faits et actes de sa propre gouvernance. Il a été élu pour rendre à l'Amérique sa grandeur : c'est tout le sens de son programme Make America Great Again (« Rendre à l'Amérique sa grandeur », en abrégé MAGA). À quelques jours du scrutin, de nombreux Américains tirent le diable par la queue. Le panier de la ménagère peine à se remplir. Selon Reuters/Ipsos (agence de presse et institut de sondage), 47 % des électeurs placent le coût de la vie en tête de leurs préoccupations, loin devant les « normes démocratiques » (22 %).

Seuls 23 % approuvent sa gestion de l'inflation, selon CNN, et sa cote de popularité tourne autour de 37 % en moyenne, avec un plancher à 32 % dans le sondage CNN/SSRS (SSRS : institut de sondage américain) du 21 octobre. Gros consommateurs de carburant, les Américains vivent péniblement la flambée du prix du gallon, passé de moins de 3 dollars avant la guerre à plus de 4,27 dollars selon l'AAA (American Automobile Association, association des automobilistes américains).

Empêtré dans une guerre en Iran dont il n'a pas bien évalué les conséquences, il en paie le prix à la veille des midterms. Déclenchée en mars par des frappes américano-israéliennes, cette guerre dure depuis sept mois et sa doctrine de la « paix par la force » n'a toujours pas produit l'accord qu'il recherche. Il avait pourtant promis de ne pas entraîner son pays dans de nouveaux conflits coûteux. Selon un sondage IGA d'août, 60 % des électeurs désapprouvent sa gestion de la guerre et 81 % estiment qu'elle a renchéri le coût de la vie. Et il laisse entendre qu'il pourrait relancer pleinement les combats après le scrutin. Il pourrait payer cash cette aventure guerrière loin des frontières américaines.

Les sondages le confirment : de nombreux citoyens qui avaient voté pour lui en 2024 sont déçus et pourraient porter leur voix sur des candidats démocrates. Selon CNN, les démocrates mènent de 10 points dans le vote générique (intentions de vote pour un parti, avant le choix des candidats ; 49 % contre 39 %), de 15 points chez les indépendants, et l'approbation de Trump parmi les électeurs républicains est tombée à 74 %, contre 88 % en février 2025.

Quelles conséquences pour la paix et pour l'Afrique ?

Que changerait une alternance pour la paix ? Soyons lucides : le président garde son droit de veto, qu'il faut deux tiers des voix dans chaque chambre pour surmonter, ainsi que l'essentiel de l'autorité en matière de politique étrangère. Une victoire démocrate ne ferait donc pas la paix à elle seule. Mais elle rendrait au Congrès ses outils : la maîtrise de l'ordre du jour, les auditions et citations à comparaître, et le contrôle des cordons de la bourse. Cette année déjà, la Chambre a adopté, avec quatre voix républicaines, une résolution limitant les pouvoirs de guerre du président en Iran. Les dirigeants démocrates promettent de mettre fin à cette guerre et d'abroger les droits de douane mondiaux.

Pour l'Afrique et le Sahel, l'enjeu est concret. L'USAID (Agence des États-Unis pour le développement international) met fin à ses programmes au Burkina Faso, au Mali et au Niger, au motif d'un lien jugé faible entre l'action humanitaire et l'intérêt national américain. Et l'AGOA (African Growth and Opportunity Act, loi américaine accordant aux pays africains éligibles un accès préférentiel au marché américain), qui n'a représenté que 0,7 % du commerce américain en 2025, expire le 31 décembre 2026, avant même l'installation du nouveau Congrès. Une majorité démocrate pourrait réexaminer les droits de douane et l'aide, mais en les assortissant de conditions sur les droits humains et la gouvernance.

Rien n'est encore joué. Après la décision de la Cour suprême sur le Voting Rights Act (loi de 1965 protégeant le droit de vote des minorités), qui a modifié le découpage de certaines circonscriptions, le Cook Political Report a lui-même relevé d'une dizaine de sièges l'avantage républicain, et les prévisions sur le Sénat varient fortement d'un modèle à l'autre. Ce sont des probabilités, pas des résultats.

Les sondages ne sauraient en effet se substituer au vote effectif des citoyens. Les Américains qui aspirent au changement n'ont d'autre choix que de se rendre massivement aux urnes le 3 novembre. L'exemple du Brésil, où Lula a été réélu le dimanche 25 octobre avec 51,76 % des voix face à Flávio Bolsonaro (48,24 %), au terme d'un second tour très disputé, montre qu'un scrutin se gagne par la mobilisation. Il pourrait inspirer leurs voisins du Nord.

Croyant pratiquant, Trump a-t-il oublié que le Dieu qu'il adore est le « Dieu des pauvres, des orphelins, des veuves et des opprimés de tous genres » ? Or, depuis le début de son second mandat, il n'a affiché que du mépris pour ces personnes. Dieu a-t-il entendu leurs cris ? Son combat contre le wokisme (terme désignant, aux États-Unis, l'engagement militant contre les discriminations raciales et de genre) lui fera conserver l'aile radicale des électeurs dont le choix est motivé par des considérations religieuses : 58 % des protestants évangéliques blancs approuvent encore son action, selon le Pew Research Center, seul groupe religieux où il garde la majorité, même si ce chiffre était de 78 % au début de son mandat.

Mais ceux-ci ne devraient jamais ignorer que Dieu est Amour. Et l'un des plus grands enseignements qu'il nous a laissés est le suivant : « Aime ton prochain comme toi-même ». Celui qui prétend aimer et servir Dieu doit donc aimer tous les humains. Les pères fondateurs des États-Unis le croyaient sincèrement. L'un d'entre eux, John Adams (1765) put affirmer qu'il considérait toujours l'établissement de l'Amérique comme le début d'un grand dessein de la providence en vue de l'illumination et de l'émancipation de tous les opprimés de la terre.

Abdoul Karim SANGO
Juriste/ Consultant
Enseignant formateur à l'ENAM

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Burkina Faso : À Boulbi, la mission agricole chinoise promeut la récolte mécanisée du riz hybride

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 28/10/2026 - 00:27

La mission technique agricole chinoise a organisé, ce mardi 27 octobre 2026, une démonstration de récolte mécanisée du riz hybride dans la plaine rizicole de Boulbi, à Ouagadougou. Cette initiative vise à familiariser les producteurs avec les équipements agricoles et à contribuer aux efforts d'amélioration de la production rizicole au Burkina Faso.

Depuis 2025, cette mission accompagne les producteurs de la plaine en leur fournissant des intrants agricoles. La démonstration organisée sur le site a également permis à quelques producteurs de se familiariser avec l'utilisation d'une machine destinée à la récolte du riz, sous la supervision des équipes techniques chinoises.
Pour les acteurs de la plaine, cette technique pourrait contribuer à alléger les travaux de récolte. « Avec cette machine, nous pensons que cela va faciliter le travail », a indiqué Naboswendé Ouédraogo, agent sur la plaine rizicole de Boulbi.

Un producteur sur la machine de récolte

Selon lui, les travailleurs de la plaine sont organisés en coopérative. Il a également précisé que la partie exploitée par la Chine couvre deux hectares sur les 15 que compte le site.
« Nous avons appris beaucoup de techniques agricoles auprès des Chinois. Ils nous ont déconseillé l'engrais chimique. Nous souhaitons qu'ils nous aident davantage et pourquoi pas couvrir la plaine avec toutes leurs variétés de riz », a confié un autre producteur sur le site.

Le chef de la mission technique agricole chinoise, Hu Yuzhou, a réitéré leur soutien aux travailleurs de la plaine

La mécanisation au service de la production rizicole

Le chef de la mission technique agricole chinoise, Hu Yuzhou, a rappelé que l'accompagnement apporté aux producteurs ne se limite pas à la mise à disposition d'intrants agricoles. Il comprend également la promotion de variétés hybrides de riz et la vulgarisation des équipements agricoles. « Nous avons utilisé des variétés hybrides du riz. Nous essayons de vulgariser les machines agricoles aussi afin d'atteindre l'autosuffisance alimentaire », a-t-il expliqué.

Naboswendé Ouédraogo, agent sur le site

Pour lui, ces nouvelles variétés sont plus faciles à produire et permettent de garantir une santé saine aux consommateurs.
À travers ces initiatives, la mission technique agricole chinoise entend contribuer au développement de la production rizicole et à la diffusion de techniques susceptibles de faciliter le travail des producteurs.
La démonstration de Boulbi constitue ainsi une occasion pour les producteurs de découvrir les possibilités offertes par la mécanisation de la récolte du riz hybride.

Serge Ika Ki
Lefaso.net

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Burkina/Lutte contre la fraude : 2 310 bâtons d'explosifs et 7 500 détonateurs saisis

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 28/10/2026 - 00:22

Les services des douanes ont saisi 2 310 bâtons d'explosifs et 7 500 détonateurs au cours de deux opérations distinctes. Ces saisies ont été présentées à la presse par la Direction générale des douanes, ce mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou. Selon les explications fournies par les douaniers, les bâtons d'explosifs ont été découverts à la suite d'un accident impliquant un camion en transit transportant des boissons à destination de Ouagadougou. Le conducteur aurait tenté de dissimuler les produits avant d'être interpellé. La seconde opération a permis de saisir 7 500 détonateurs, conditionnés dans 75 boîtes de 100 unités chacune et transportés dans un car de transport en commun. Cette saisie fait suite à une filature qui a conduit à l'interpellation de deux personnes présentées comme impliquées dans l'affaire.

La route peut parfois réserver de mauvaises surprises. Soukaïlou Ouédraogo, chauffeur du camion transportant les explosifs, affirme avoir accepté d'acheminer une marchandise sans en connaître précisément la nature. Une décision qui l'a finalement conduit entre les mains des services de contrôle. Mais l'ignorance qu'il invoque ne suffit pas à dissiper toutes les interrogations. Selon ses explications, la marchandise lui aurait été confiée par une connaissance au Ghana, avec pour consigne de l'acheminer vers la frontière.

Soukaïlou Ouédraogo affirme avoir poursuivi son trajet avant de se retrouver dans une situation qu'il dit ne pas avoir maîtrisée. Il explique avoir paniqué lorsqu'il a découvert la nature des produits transportés. Pourtant, deux questions demeurent : pourquoi avoir franchi le poste douanier sans signaler la cargaison ? Et pourquoi avoir tenté de dissimuler les produits après le renversement du camion ? Interrogé sur ces points par le directeur général des douanes, Dr Yves Kafando, le conducteur évoque une commission qu'il avait acceptée. Il soutient que son interlocuteur ne lui avait pas donné toutes les informations sur le contenu du chargement.

« Il m'a juste dit que ce sont des produits que les orpailleurs utilisent dans les mines. Il ne m'a pas dit que c'était ça. Je pensais que c'était du cyanure. C'est lorsque le camion s'est renversé que j'ai su que c'était des dynamites. J'ai paniqué c'est la raison pour laquelle j'ai pris pour cacher », a-t-il laissé entendre.

Issa Sissao invite les contrebandiers à abandonner les trafics illicites

Confronté aux conséquences de cette affaire, Soukaïlou Ouédraogo dit regretter la situation dans laquelle il se trouve. Il appelle ses collègues et les autres acteurs du transport à ne pas suivre son exemple, au risque de se retrouver dans la même situation.

« A tous mes amis et collègues, mes patrons, ne faites pas comme moi car ce n'est pas une bonne affaire. Me voici aujourd'hui dans cette situation. Si je savais que ça allait être comme cela, je n'allais même pas commencer », a-t-il conclu.

Dans la seconde opération, consacrée à la saisie de 7 500 détonateurs, deux personnes, Issa Sissao et Sory, ont été interpellées. Face aux douaniers, Sissao affirme transporter régulièrement ce type de produits, qu'il dit dissimuler progressivement. Interrogé sur sa connaissance des dangers liés aux explosifs, il soutient que, dans son cas, les produits sont destinés aux sites miniers, où les orpailleurs les utiliseraient dans le cadre de leurs activités.

Toutefois, cette explication soulève des interrogations quant à la destination réelle de la cargaison. Les éléments présentés ne permettent pas, à eux seuls, d'établir que les détonateurs étaient effectivement destinés aux sites miniers évoqués par le mis en cause.

« Nous donnons ses produits aux orpailleurs. Le client est au Ghana. Nous achetons le colis avec lui et arrivé au Burkina nous prenons le colis pour vendre en Côte d'Ivoire », a-t-il dit.

Aperçu d'une boite de détonateurs

La réponse du présumé propriétaire ne convainc pas le directeur général des douanes. Ce dernier lui rappelle que le commerce vise la réalisation de bénéfices et non la perte. Il remet également en question la cohérence de l'itinéraire évoqué, qui relierait le Ghana au Burkina Faso, avant un acheminement des mêmes produits vers la Côte d'Ivoire pour leur commercialisation. Selon lui, ce circuit soulève des interrogations, notamment sur la logique commerciale consistant à acheminer des produits du Ghana vers le Burkina Faso avant de les réexpédier en Côte d'Ivoire pour les vendre.

De son côté, Issa Sissao lance également un appel aux personnes impliquées dans ces pratiques, les invitant à y mettre fin. « J'invite tous ceux qui sont impliqués dans le trafic illicite de produits explosifs à y mettre fin. Ce n'est pas une bonne chose, car le commerce de ces produits présente des dangers importants et peut avoir de graves conséquences. »

La saisie de ces produits est également l'occasion pour le directeur général des douanes de saluer la vigilance des agents sur le terrain. Dissimulés dans des cachettes aménagées, les bâtons d'explosifs et les détonateurs ont nécessité, selon lui, du professionnalisme et une attention particulière pour être découverts. Il met en garde les personnes qui persistent dans les pratiques de contrebande, malgré les appels à y mettre fin.

« ceux qui veulent tester le niveau de vigilance de nos agents le paieront à leurs dépens », prévient Dr Yves Kafando

« Ce sont des produits très nocifs, qui peuvent non seulement mettre en danger la vie des citoyens, mais également détruire l'environnement et mettre en péril les animaux », souligne-t-il. Tout en félicitant les agents pour leur engagement, il les exhorte à maintenir leur niveau de vigilance face aux stratégies de contournement des contrôles douaniers. Face à la persistance des pratiques de contrebande, Dr Yves Kafando annonce une volonté de renforcer la répression contre les contrevenants. Malgré les multiples appels à l'abandon de ces activités, certains importateurs et commerçants continuent de recourir à des stratégies de contournement des contrôles. Le responsable des douanes rappelle que des dispositions ont récemment été durcies par l'Assemblée législative du peuple afin de sanctionner davantage les pratiques susceptibles de mettre en danger la vie des citoyens.

« Nous avons passé le temps à appeler les faux importateurs et les contrebandiers à abandonner ces pratiques. Malheureusement, elles perdurent. Des dispositions ont donc été prises pour punir davantage les récalcitrants. J'invite ces derniers à y mettre fin, ceux qui pensent qu'ils peuvent utiliser des stratagèmes pour contourner le niveau de vigilance des agents le paieront à leurs dépens. Nos agents sont pleinement engagés et restent vigilants », prévient-il.

À travers ces deux opérations, les services des douanes réaffirment leur engagement dans la lutte contre la fraude et le trafic illicite. Ces saisies mettent en évidence l'importance des contrôles douaniers dans la détection et l'interception de marchandises susceptibles de présenter des risques pour la sécurité des populations.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

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Burkina : Le ministère de la Santé lance le Mois de la communication sanitaire en langues nationales

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 28/10/2026 - 00:17

Le ministère de la Santé a annoncé, ce mardi 27 octobre 2026, le lancement du Mois de la communication sanitaire en langues nationales. Cette initiative, qui mobilise les professionnels de la santé et des médias, vise à rapprocher davantage l'information sanitaire des populations afin de renforcer la prévention et de favoriser l'adoption de comportements favorables à la santé.

Prévue du 2 au 30 novembre 2026, cette campagne sillonnera l'ensemble des régions du Burkina Faso. L'objectif est de toucher un maximum de personnes grâce à des messages de sensibilisation diffusés dans les langues nationales, pour faciliter la compréhension des informations sanitaires et améliorer leur appropriation par les populations.

Prenant la parole à cette occasion, le ministre de la Santé, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a souligné l'importance d'une communication accessible et adaptée aux réalités linguistiques des communautés. « En matière de santé, une information comprise peut protéger une vie. Une bonne information peut prévenir une maladie, dissiper une peur et aider une personne à prendre la bonne décision au bon moment. Durant tout le mois de novembre 2026, des radios partenaires seront mobilisées pour diffuser des émissions interactives, des interventions de spécialistes et des capsules d'information. La première semaine sera consacrée à la redevabilité sur les actions, les réformes et les réalisations du secteur de la santé depuis septembre 2022. À cet effet, une émission spéciale en langue mooré est prévue le samedi 31 octobre 2026, à partir de 10 heures, sur Radio Burkina, avec une diffusion relayée par les radios partenaires. Les trois semaines suivantes permettront d'aborder les problématiques sanitaires propres aux différentes régions, avec la participation de professionnels de santé et la prise en compte des préoccupations des auditeurs », a-t-il déclaré.

Cette campagne sillonnera l'ensemble des régions du Burkina Faso, selon le ministre de la Santé

Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a également rappelé que la construction d'infrastructures sanitaires, à elle seule, ne suffit pas à améliorer durablement la santé des populations. Selon lui, ces efforts doivent nécessairement s'accompagner d'une communication efficace, capable d'informer, de sensibiliser et de prévenir les risques sanitaires. Il a par ailleurs indiqué qu'environ 12 % du budget de l'État est alloué à son département, soulignant ainsi l'importance accordée au secteur de la santé.

Pour conclure, le ministre Kargougou a invité les professionnels des médias à s'engager pleinement dans cette initiative, afin de contribuer à la diffusion de messages sanitaires fiables, compréhensibles et accessibles à toutes les couches de la population.

Ismaël Ouédraogo
Lefaso.net

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Burkina/Commerce international : Les opérateurs économiques sensibilisés aux conditions de voyage et au règlement des différends commerciaux

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 28/10/2026 - 00:14

La Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF), avec l'accompagnement du ministère de l'Industrie, du commerce et de l'artisanat et du ministère des Affaires étrangères, organise, ce mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou, une session d'information à l'intention des opérateurs économiques. Cette initiative vise à renforcer leurs connaissances sur les conditions de voyage à l'international et les mécanismes de prévention et de règlement des différends commerciaux.

Les opérateurs économiques burkinabè entretiennent de nombreuses relations d'affaires avec des partenaires étrangers, notamment dans le cadre des opérations d'importation et d'exportation. Toutefois, ces échanges comportent des risques qui peuvent compromettre leurs activités. Paiements non effectués, marchandises non livrées ou non conformes, contrats insuffisamment encadrés et difficultés d'obtention de visas figurent parmi les problèmes régulièrement rencontrés.

Les sessions s'adressent principalement aux opérateurs économiques burkinabè engagés dans des relations d'affaires à l'international. Elles sont également ouvertes à toute personne ou institution intéressée par les thématiques abordées

C'est pour contribuer à la prévention de ces situations que la CCI-BF a initié cette session d'information. Les échanges sont organisés autour de deux panels consacrés à la gestion des relations d'affaires à l'international et aux mécanismes de règlement des conflits commerciaux.

Les communications portent notamment sur les précautions à prendre avant la conclusion d'un partenariat, les clauses essentielles des contrats commerciaux, les instruments de paiement et les voies de recours en cas de litige. Les participants sont également informés des conditions d'entrée et de séjour dans certains pays partenaires, notamment la Chine, l'Inde et la Turquie.

À l'issue de chaque session, un rapport de synthèse sera élaboré. Il présentera les principales difficultés rencontrées par les opérateurs économiques ainsi que les recommandations adressées au secteur privé, à la CCI-BF et aux ministères concernés

Prévenir les risques liés aux transactions internationales

Pour le directeur général adjoint en charge des infrastructures et du développement au sein de la CCI-BF, Fousséni Koné, cette initiative répond aux préoccupations exprimées par les entreprises burkinabè à travers le dispositif d'écoute et d'appui-conseil de l'institution.
Il a indiqué que les difficultés rencontrées dans les échanges commerciaux internationaux peuvent entraîner des pertes financières importantes, des retards dans les activités et, dans certains cas, fragiliser durablement les entreprises.

« Dans les affaires à l'international, la confiance est indispensable, mais elle ne saurait remplacer la vigilance. La réussite d'une opération commerciale repose aussi sur la qualité des vérifications préalables, la clarté des engagements contractuels, la maîtrise des moyens de paiement et la connaissance des règles applicables dans le pays partenaire », a souligné Fousséni Koné.

Fousséni Koné a remercié les ministères chargés du commerce et des affaires étrangères, les représentations diplomatiques, les experts et les équipes ayant contribué à l'organisation de cette session

Il a également rappelé que la CCI-BF a pour mission d'accompagner les entreprises, de défendre leurs intérêts et de rechercher, avec les acteurs concernés, des solutions aux difficultés qui entravent leurs activités.
Présent à cette session, le conseiller technique du ministre de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, Seydou Ilboudo, a réaffirmé l'engagement du gouvernement à accompagner les entreprises burkinabè dans leur ouverture aux marchés internationaux.

Il a relevé que plusieurs litiges résultent notamment de l'absence de contrats suffisamment solides, de la méconnaissance des instruments de paiement internationaux et du manque de vérification de la crédibilité des partenaires commerciaux. À ces difficultés s'ajoutent les pratiques frauduleuses dont certains opérateurs économiques sont victimes.
« Ces réalités ne doivent pas constituer un frein à l'accès de nos opérateurs économiques aux marchés extérieurs, car mieux ils sont informés, mieux ils sauront se prémunir des risques liés au commerce international », a déclaré Seydou Ilboudo.

Seydou Ilboudo a salué l'initiative de la CCI-BF, qui vise à renforcer les connaissances des opérateurs économiques sur les risques liés au commerce international

Le conseiller technique a par ailleurs salué la participation des banques, des assurances, des institutions chargées du règlement des litiges, des acteurs de la justice commerciale, des partenaires diplomatiques et des experts. Il a assuré que le ministère chargé du commerce accordera une attention particulière aux recommandations formulées à l'issue des différentes sessions.

Une initiative saluée par les opérateurs économiques

Du côté des participants, cette session suscite de l'intérêt. Pour l'un d'entre eux, Léon Nikiema, elle répond à une attente du secteur privé, confronté à des difficultés dans l'accomplissement des formalités de voyage et la gestion des différends commerciaux avec des partenaires étrangers.

Il estime que certains commerçants ne disposent pas de suffisamment d'informations sur les conditions d'obtention des visas commerciaux et les règles applicables lors de leurs déplacements professionnels.
« Il est essentiel que les autorités compétentes, notamment le ministère chargé du commerce et la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso, renforcent l'information et la sensibilisation des acteurs du secteur privé. Leur accompagnement est également nécessaire pour faciliter la résolution des différends rencontrés à l'international », a souhaité Léon Nikiema.

Léon Nikiema ( en tenue blanche et bleue) a assuré que les informations recueillies au cours de cette session seront partagées avec les autres membres des faîtières professionnelles d'hommes et de femmes d'affaires

Le participant a également insisté sur la nécessité de faire parvenir les informations aux commerçants qui n'ont pas pu prendre part à cette session. À cet effet, il invite les responsables d'associations et de faîtières professionnelles présents à organiser des séances de restitution au profit de leurs membres.

Cette session de Ouagadougou s'inscrit dans un programme de sensibilisation qui prévoit quatre étapes, respectivement à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Ouahigouya. À travers cette tournée, la CCI-BF et ses partenaires entendent permettre à un plus grand nombre d'opérateurs économiques de mieux sécuriser leurs transactions internationales et de prendre les précautions nécessaires lors de leurs voyages d'affaires.

Samirah Bationo
Lefaso.net

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Netanyahu and rival each claim mandate after tight Israel election

Euractiv.com - Tue, 27/10/2026 - 21:49
Nationwide turnout stood at nearly 78%, the highest since 1999
Categories: European Union

Frontex to coordinate EU deportations, under new plans

Euractiv.com - Tue, 27/10/2026 - 18:56
The agency's powers would be expanded for it to oversee the bloc's deportations, with a significantly enlarged personnnel
Categories: European Union

United in animosity

Euractiv.com - Tue, 27/10/2026 - 18:00
Also, in tonight’s edition: Brussels squabbles over EU-Canada statement
Categories: European Union

Le tiktokeur ‘'Le Russe'' risque 5 ans de prison ferme

24 Heures au Bénin - Tue, 27/10/2026 - 17:41

Cinq ans d'emprisonnement ferme et une amende de 500 000 FCFA ont été requis contre Luc Mègnigbèto, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme « Le Russe ». Le ministère public a formulé ces réquisitions, lundi 26 octobre 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).

Poursuivi pour harcèlement par le biais d'une communication électronique, incitation à la rébellion et apologie de crimes contre la sûreté de l'État, ‘' Le Russe'' a comparu devant la chambre correctionnelle de la CRIET. Selon Libre Express, au cours de l'audience, son avocat, Me Agbado, a contesté la régularité de la procédure notamment le décalage entre la date de l'interpellation de son client, et celle de la notification de sa garde à vue, les conditions de prolongation de cette mesure ainsi que les perquisitions et saisies effectuées au domicile du prévenu. La défense a sollicité l'annulation de la procédure et la remise en liberté de son client.

Selon le ministère public les pièces du dossier attestent de la régularité des actes de procédure. Le parquet a ensuite requis cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA contre Luc Mègnigbèto. Le verdict est attendu pour le lundi 14 décembre 2026.

Categories: Afrique, European Union

MEPs to secure funding for patient groups in next EU budget

Euractiv.com - Tue, 27/10/2026 - 17:26
The last-minute addition aims to ensure the funding of health NGOs
Categories: European Union

Russia’s diplomatic silence over Turkey-Libya maritime deal

Euractiv.com - Tue, 27/10/2026 - 16:44
Moscow has no comment over agreement that violates Greek sovereignty
Categories: European Union

EU floats new powers for Frontex to tackle social media disinformation

Euractiv.com - Tue, 27/10/2026 - 16:35
Border agency could become 'trusted flagger' under EU platform rules, as bloc eyes migrant crises
Categories: European Union

Lockheed to open Patriot missile maintenance facility in Poland

Euractiv.com - Tue, 27/10/2026 - 16:29
This should save countries 'many months' in maintenance time, the company's international chief said
Categories: European Union

CAP deal sparks fears farm subsidies could flow to food industry

Euractiv.com - Tue, 27/10/2026 - 15:27
The Commission and ministers hope upcoming negotiations will resolve outstanding issues
Categories: European Union

EU countries edge closer to December deal on medical device overhaul

Euractiv.com - Tue, 27/10/2026 - 14:44
The revision aims to reduce the regulatory burden
Categories: European Union

Germany slams brakes on EU-Canada ‘associate member’ statement

Euractiv.com - Tue, 27/10/2026 - 14:09
Berlin's objection puts the ball back in Ursula von der Leyen's court
Categories: European Union

Every gene in the genome: How Europe can lead the shift from treating disease to preventing it [Promoted Content]

Euractiv.com - Tue, 27/10/2026 - 14:00
Europe is at a crossroads. Scientific progress can help prevent disease, extend healthy lives and ease pressure on health systems. The challenge is turning discovery into patient benefit through prevention, earlier diagnosis, stronger research and coordinated action across healthcare.
Categories: European Union

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