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Basketball live bei MagentaSport: Start ins Heim-WM-Jahr geglückt! Bundestrainer Lange feiert mit DBB-Frauen Sieg "mit viel Herz" gegen Südkorea - Chemnitzer EuroCup-Erfolgsstory endet im Achtelfinale

Presseportal.de - Wed, 11/03/2026 - 23:36
MagentaSport: München (ots) - Erfolgreicher Auftakt für die deutsche Basketball-Nationalmannschaft der Frauen auf dem Weg zur Heim-Weltmeisterschaft in Berlin: Beim WM-Quali-Fenster in Villeurbanne/Lyon fährt die Auswahl des Deutschen Basketball Bundes (DBB) ...
Categories: Biztonságpolitika

Le Sénégal vote une loi doublant les peines réprimant les relations homosexuelles, punies désormais de cinq à dix ans de prison

LeMonde / Afrique - Wed, 11/03/2026 - 23:35
Le texte, qui prévoit également des sanctions pénales contre la promotion et le financement de l’homosexualité, doit désormais être promulgué par le président Bassirou Diomaye Faye pour entrer en vigueur.
Categories: Afrique

« C’est une élection qui va être serrée » : au Havre, la campagne « parallèle » d’Édouard Philippe contre le PCF

Le Figaro / Politique - Wed, 11/03/2026 - 23:28
Le candidat d’Horizons, qui se prépare à un duel face au RN en 2027, cherche d’abord à gagner sa bataille contre la gauche communiste, rendue plus délicate par son opposant ciottiste.
Categories: Afrique, France

Coopération/Culture : Avec FasOtaku des jeunes burkinabè veulent raconter le Faso à travers les mangas

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:27

Il y en a qui travaillent à faire vivre la culture burkinabè non en se perdant mais en s'inspirant. C'est le cas de l'association FasOtaku qui, avec les univers graphiques venus du Japon, fait vivre les contes de l'Afrique. Dessin manga, calligraphie, jeux vidéo, cuisine fusion, discussions passionnées autour d'animés sont autant d'activités menées par cette association. Pour ces jeunes la créativité, la discipline et les valeurs humaines sont un terrain commun aux deux pays.

Ce sont trois jeunes qui parlent de l'association FasOtaku. Une aventure sociale qu'ils ont en commun pour valoriser la culture burkinabè à travers l'animation japonaise, la culture geek, et la créativité. Créée en 2019, l'association est née d'une idée spontanée. Une bande d'amis partageant la même passion pour la culture japonaise s'est posé une question : pourquoi ne pas transformer cet intérêt en un espace de rencontre et de création pour la jeunesse burkinabè ? « L'idée de FasOtaku est née par une bande d'amis passionnés de culture qui se sont dit : pourquoi ne pas créer quelque chose pour promouvoir cette culture à travers des activités et des événements ? », raconte Franck Rodrigue Badou Ki, ingénieur hydraulicien et président de l'association.

Le nom lui-même résume cette ambition selon son président. “Faso”, référence directe au Burkina Faso, et “Otaku”, mot japonais qui désigne un passionné d'univers culturels liés à l'animation, au manga ou aux jeux vidéo. Ensemble, ces deux mots forment une identité à mi-chemin entre le pays des hommes intègres et le pays du soleil levant. Au fil des années, FasOtaku s'est structuré autour d'une communauté d'une centaine de jeunes membres et sympathisants. Tous partagent une même curiosité pour les cultures de l'imaginaire et les formes d'expression contemporaines.

« Il faut dire qu'il y a beaucoup de complémentarités et de similitudes dans les deux cultures burkinabè et japonaise », indique le président de l'association FasOtaku

Le manga et l'animation japonaise occupent une place importante dans cet univers. Mais l'association ne s'y limite pas. Les jeux vidéo, le sport, la création artistique numérique, les traditions japonaises ou encore la culture pop internationale nourrissent également les activités proposées. À en croire ses membres, à travers ces initiatives, FasOtaku cherche avant tout à offrir un espace où la jeunesse peut expérimenter, apprendre et partager.

Les événements baptisés Otaku Meetings sont devenus les rendez-vous emblématiques de cette dynamique. Depuis 2019, plusieurs éditions ont déjà été organisées. Chaque rencontre ressemble à un laboratoire culturel. On y croise des jeunes qui dessinent des personnages de manga, d'autres qui s'essaient à la calligraphie japonaise en traçant patiemment leurs premiers kanjis (signes dont le rôle est d'écrire la langue japonaise, identiques ou similaires aux sinogrammes utilisés pour la langue chinoise), tandis que certains improvisent un karaoké sur des génériques d'animés ou s'affrontent autour de consoles de jeux vidéo.

Mais l'esprit de FasOtaku ne se résume pas à l'esthétique des mangas. Pour ses membres, ces univers sont aussi des récits porteurs de valeurs. Rebecca Wendenda Convolbo, étudiante en médecine et membre active de l'association, parle de cette dimension avec une conviction tranquille. « Les mangas et les animés offrent du divertissement, mais ils ne se limitent pas à cela. Ce sont des œuvres qui abordent des thématiques complexes comme l'éthique, le dépassement de soi ou l'intelligence émotionnelle », explique-t-elle. Elle cite les séries qui ont marqué sa génération tels que One Piece, Naruto ou Fairy Tail. Des histoires d'aventure et de camaraderie qui, selon elle, véhiculent des valeurs proches de celles du Burkina Faso.

Devy Zoungrana arborant le célèbre manteau de l'organisation Akatsuki (du manga Naruto), tout en portant un chapeau de Saponé lors d'une activité de FasOtaku

« Ces œuvres m'ont appris le courage face à l'adversité, la valeur du travail acharné, le sens du sacrifice pour la communauté et l'importance de la loyauté. Ce sont des valeurs qui résonnent beaucoup avec l'intégrité burkinabè. » Rebecca fait savoir que les cultures ne sont pas aussi éloignées qu'on pourrait le croire.

Selon ses co-membres de FasOtaku, les traditions japonaises et burkinabè partagent certaines similitudes. Le respect, la discipline ou l'importance accordée à la communauté figurent parmi ces points de convergence. « Il y a beaucoup de complémentarités entre ces deux cultures. Le respect, qui est très présent au Japon comme au Burkina », observe par exemple Franck Rodrigue Badou Ki. C'est cette proximité inattendue que l'association tente de mettre en lumière à travers ses activités. Parmi les ateliers les plus populaires figure la calligraphie japonaise. Armés de pinceaux et d'encre noire, les participants découvrent l'art délicat de tracer les caractères japonais. Un exercice qui demande patience et précision, mais qui rappelle aussi les traditions d'écriture et d'apprentissage présentes dans de nombreuses cultures africaines. La cuisine constitue un autre terrain d'expérimentation. Les membres de FasOtaku organisent parfois des ateliers culinaires où les saveurs japonaises rencontrent les ingrédients locaux. Des moments où l'on goûte autant qu'on échange. L'association propose également des quiz culturels, des discussions autour des traditions japonaises ou encore des activités ludiques comme des chasses au trésor thématiques.

FasOtaku s'intéresse aussi au sport et à la lecture

« Le manga est un format idéal pour réinventer nos mythes africains »

Mais derrière ces moments festifs se cache aussi un projet d'encourager la créativité des jeunes. Pour Rebecca Convolbo, le format manga pourrait même devenir un outil pour revisiter l'histoire et les mythes africains. « Le manga est un format idéal pour réinventer nos mythes africains et les rendre attractifs pour la jeunesse qui lit de moins en moins la littérature classique », affirme-t-elle. Elle imagine déjà des bandes dessinées inspirées de l'épopée de Yennenga ou d'autres récits issus de la tradition orale. Une manière de relier les imaginaires contemporains aux racines culturelles du pays.

De son côté, Devy Zoungrana, juriste de formation et membre de l'association, insiste sur l'apprentissage collectif que permet FasOtaku. « Quand on parle de FasOtaku, on parle d'un univers qui regroupe l'animation, le manga, la culture et la créativité », explique-t-il. Au-delà de la passion, la structure associative permet aussi aux jeunes de développer des compétences organisationnelles. L'association fonctionne avec plusieurs départements : communication, création, ressources humaines ou organisation d'événements. « Le fait d'être dans ces différentes structures nous apprend à nous organiser et à développer des compétences », souligne Devy Zoungrana. Pour lui, regarder le chemin parcouru depuis les débuts est déjà une source de fierté. « C'est un réel plaisir de voir comment on a commencé et où nous en sommes aujourd'hui car les débuts n'ont pourtant pas été simples. »

Rebecca Wendenda Convolbo est convaincue que cette culture otaku peut être un vecteur de développement personnel et de cohésion sociale pour la jeunesse burkinabè

Au départ, beaucoup de personnes ne comprenaient pas vraiment la démarche de l'association. La culture otaku restait encore méconnue ou perçue comme un simple divertissement. « Au début, beaucoup ne comprenaient pas. C'était compliqué », reconnaît le président de FasOtaku. « Mais avec le temps, les gens ont commencé à comprendre et à participer de plus en plus à nos événements. » L'association entretient une relation amicale avec l'ambassade du Japon au Burkina Faso, qui accompagne certaines activités.

Mais les ambitions de FasOtaku ne s'arrêtent pas à Ouagadougou. Dans les prochaines années, l'équipe souhaite étendre si possible ses activités à d'autres villes du pays. « À court terme, nous aimerions atteindre d'autres localités du Burkina, comme Bobo-Dioulasso ou Koudougou », explique le président Franck Rodrigue Badou Ky. Et à plus long terme, l'association rêve de rayonner dans toute la sous-région ouest-africaine. En attendant ces nouveaux horizons, FasOtaku poursuit ses activités avec la même énergie qu'à ses débuts en espérant davantage se faire connaître et contribuer à valoriser la culture burkinabè.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Guerre au Moyen-Orient : Mesures d'urgence et plan d'évacuation pour les Burkinabè en Iran

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:25

Face à la dégradation continue de la situation sécuritaire en République islamique d'Iran depuis le 28 février 2026, la représentation diplomatique du Burkina Faso a publié deux communiqués officiels destinés à protéger ses ressortissants. À travers ces messages, les autorités appellent à la fois à une vigilance renforcée sur place et à l'organisation d'un dispositif de retour volontaire pour les citoyens qui souhaitent regagner le pays.

Dans un premier communiqué, l'Ambassade du Burkina Faso invite la communauté burkinabè vivant en Iran à faire preuve d'une prudence accrue et à se conformer strictement aux consignes de sécurité publique. L'objectif est de limiter les risques dans un contexte marqué par une situation sécuritaire instable.

Les ressortissants sont notamment encouragés à réduire leurs déplacements au strict nécessaire et à éviter les rassemblements ou zones de forte affluence. Les autorités diplomatiques recommandent également d'adopter une attitude de discrétion et de prudence, en limitant les contacts avec des inconnus et en évitant toute situation susceptible de provoquer des tensions.

Par ailleurs, l'Ambassade exhorte les compatriotes à anticiper d'éventuelles difficultés en constituant des stocks de produits de première nécessité, notamment des denrées alimentaires, des sources d'énergie et de la monnaie de change. Il est aussi conseillé de préparer un kit d'urgence prêt à être emporté en cas de besoin.

Dans ce contexte délicat, l'esprit de solidarité entre compatriotes est également mis en avant. Les Burkinabè sont invités à rester en contact permanent entre eux et avec la représentation diplomatique, tout en privilégiant les informations provenant de sources officielles.

Dans un second communiqué, les autorités burkinabè annoncent la mise en place d'un dispositif d'assistance destiné aux ressortissants souhaitant quitter le territoire iranien. Cette mesure intervient au regard de la gravité de la situation et vise à faciliter un départ organisé et sécurisé pour ceux qui en expriment le besoin.

L'opération est menée en coordination entre l'Ambassade du Burkina Faso à Téhéran, les autorités iraniennes et l'Ambassade du Burkina Faso à Ankara, en Turquie. Cette collaboration internationale doit permettre d'assurer les conditions logistiques nécessaires au transit des ressortissants concernés.

Les Burkinabè désireux de regagner le pays sont invités à s'inscrire auprès du délégué au Haut Conseil des Burkinabè de l'Extérieur (HCBE) au numéro suivant : +98 910 094 9238. Les inscriptions sur la liste d'évacuation sont ouvertes jusqu'au vendredi 13 mars 2026.

Le Gouvernement burkinabè, par la voix de son ambassadeur, a tenu à exprimer sa solidarité et sa compassion à l'endroit de la communauté burkinabè vivant en Iran. Les autorités assurent suivre la situation de près et rester mobilisées pour apporter toute l'assistance nécessaire aux compatriotes.

Malgré les possibles perturbations dans l'accès à Internet ou aux communications, plusieurs lignes téléphoniques d'urgence ont été maintenues pour permettre aux ressortissants d'obtenir des informations ou une assistance rapide. Les personnes concernées peuvent contacter les numéros suivants : +98 901 219 4214 ou +98 910 311 9520.

Au regard de l'évolution de la situation, l'État burkinabè a activé un dispositif de veille et de gestion de crise afin d'assurer la protection de ses citoyens. Cette démarche repose sur deux priorités : garantir la sécurité des ressortissants encore présents sur place et faciliter, pour ceux qui le souhaitent, un départ volontaire dans des conditions organisées et sécurisées.

À travers ces mesures, les autorités entendent rassurer la communauté burkinabè en Iran et réaffirmer leur engagement constant à veiller sur leurs citoyens, où qu'ils se trouvent dans le monde.

Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères

Categories: Afrique, European Union

Justice : Des conditions d'accès au TGI/Ouaga II et à la Cour d'appel de Ouagadougou, parlons-en !

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:23

Moult raisons militent pour des contrôles ou la mise en place de dispositif particulier d'accès à certains services publics. Qu'elles tiennent du contexte sécuritaire ou de considérations professionnelles, tout cela est au bénéfice, en principe, des populations, particulièrement des usagers de l'administration publique. C'est en cela que se soumettre aux obligations de contrôle aux entrées des services relève simplement d'un bon sens, et tout citoyen ne devrait avoir des soucis particuliers à y montrer patte blanche. Sauf que, de telles mesures ne devraient également pas entamer l'efficacité même du service public, par la méthode de leur mise en œuvre.

Cette réalité pousse à poser sur table, les conditions d'accès aux locaux du Tribunal de grande instance Ouaga II (TGI/Ouaga II) et de la Cour d'appel de Ouagadougou. En effet, à la Cour d'appel de Ouagadougou, les usagers ne peuvent accéder aux locaux avec le téléphone-portable. Et malheureusement, ceux qui ont quitté des villages du ressort territorial de cette haute juridiction ou des quartiers lointains de la capitale, se retrouvent subitement dans une situation inconfortable créée par cette information qui, visiblement, n'a pas fait l'objet d'une large diffusion.

Les usagers qui y arrivent pour la première fois depuis que cette mesure est en vigueur, ou qui n'ont pas l'information par d'autres canaux, se montrent surpris donc, lorsqu'à la guérite, à l'entrée de la cour, les agents de sécurité leur donnent l'information selon laquelle : « on n'entre pas ici avec téléphone-portable ». Quelle que soit l'urgence, il faut trouver d'abord la parade de se séparer de son téléphone-mobile avant de se rendre à destination dans les locaux de la Cour d'appel.
Au TGI/Ouaga II, là, ce sont les sacs à main/sacoches qui sont interdits d'accès (par contre, on peut y accéder avec le téléphone-portable, tandis qu'à la Cour d'appel, les sacs à main sont maintenant admis, ce n'était pas le cas, jusqu'à une date récente).

À chacune des entrées, les agents de sécurité le signifient, gentiment, mais strictement, aux usagers : « ce sont des consignes reçues de ne laisser personne entrer avec son sac ou son téléphone-portable ».
Et le hic, c'est qu'à ces deux lieux, les usagers qui y arrivent pour la première fois sont désemparés, car au même moment, aucune alternative ne leur est offerte (des casiers par exemples). Les parqueurs déclinent, eux aussi, toute responsabilité de ces objets et refusent leur garde. Finalement, ceux qui ont la possibilité font recours à leurs engins au parking, leurs véhicules, où ils accrochent les sacs et/encoffrent leur téléphone, à leur risque et péril.

Quant à ceux qui sont venus à pied ou à vélo, il faut en tous les cas également trouver cet endroit où laisser son téléphone, son sac ou revoir son agenda. Certains usagers restent pendant longtemps immobilisés devant la guérite, médusés et assénant parfois de questions les agents de sécurité. Des agents de sécurité qui y essuient souvent des propos peu amicaux d'usagers certainement dans l'embarras. Il y a donc nécessité d'évaluer ces mesures pour, à défaut de les réaménager ou offrir des alternatives pratiques, en faire large diffusion, afin que les populations, les éventuels usagers de ces services, sachent à quoi s'en tenir, en y effectuant le déplacement.

Au TGI/Ouaga I par exemple, cette mesure d'interdiction des sacs à main était entre temps en vigueur, elle a été finalement levée (en tout cas, on ne l'observe plus) et l'efficacité du contrôle ne s'en trouve pour autant pas entamée. Les fouilles sont minutieusement et rigoureusement opérées par la sécurité à la porte et les usagers y ont accès avec les sacs à main/sacoches et leur téléphone-portable. C'est du tout bénef, comme l'apprécient certains Burkinabè.

À un moment où de nombreux efforts sont consentis également dans le secteur de la justice par l'ensemble de ses acteurs, notamment avec la modernisation des services (e-justice), il sied d'évaluer l'impact de certaines mesures par endroits, en rapport avec l'efficacité recherchée. Cela permet sans doute de renforcer les acquis, réajuster des options et, au besoin, expliquer certaines mesures contraignantes par des communications grand public.

O.L
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Faso Santé : Les premiers secours à domicile

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:20

Brûlures, chutes, étouffements, électrocutions, malaises… Ces situations peuvent survenir à tout moment, au sein même de nos foyers et les premiers gestes posés peuvent faire toute la différence entre la vie et la mort.
Dans ce numéro de Faso Santé, nous recevons Dr Yasmine Millogo, médecin urgentiste qui nous aidera à comprendre comment réagir efficacement face aux urgences les plus courantes à la maison, quels gestes adopter, lesquels éviter, et comment mieux se préparer.

Categories: Afrique, European Union

Guerre au Moyen-Orient : Le ministre des Affaires étrangères fait le point sur la situation des Burkinabè dans les pays du Golfe

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:17

Le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré a présidé le mardi 10 mars 2026 à Ouagadougou, une réunion par visioconférence avec les chefs des missions diplomatiques et postes consulaires du Burkina Faso établis dans plusieurs pays du Moyen-Orient et du Golfe. Cela, afin d'évaluer la situation des ressortissants burkinabè dans le contexte de la crise liée à la guerre en Iran.

Cette rencontre, organisée sous les orientations du président du Faso Ibrahim Traoré et sous la coordination du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a réuni les représentations diplomatiques basées notamment en Iran, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Türkiye et au Koweït. Il s'est agi concrètement de faire le point de la situation dans les juridictions diplomatiques touchées par la crise, de s'enquérir des conditions de vie et de sécurité des ressortissants burkinabè, et d'évaluer les dispositions prises pour assurer la continuité des activités des missions diplomatiques.

Des échanges, il ressort que la situation des communautés burkinabè est suivie de près grâce à une concertation régulière avec les pays accréditaires. Dès les premières alertes, les ambassades à Téhéran et à Ankara ont pris des mesures, avec l'appui des autorités nationales et des pays hôtes, afin de garantir la sécurité des compatriotes dans les zones sensibles. Malgré la coupure d'internet dans certaines zones, des mécanismes de communication alternatifs ont été mis en place pour informer régulièrement les ressortissants sur les consignes de sécurité et la conduite à tenir.

À l'issue de la rencontre, le ministre Karamoko Jean Marie Traoré a instruit les ambassadeurs et consuls généraux, de témoigner le soutien et la compassion du gouvernement aux communautés burkinabè vivant dans ces juridictions. Il a salué la disponibilité des pays d'accueil ainsi que l'engagement des chefs de missions diplomatiques dans la gestion de la situation, tout en les exhortant à renforcer la proximité et la communication avec les compatriotes. Le chef de la diplomatie burkinabè a enfin exprimé le souhait de voir les parties impliquées dans le conflit, privilégier la voie du dialogue en vue d'un rapide retour à la paix.

Lefaso.net

Source : Ministère des Affaires étrangères

Categories: Afrique, European Union

Burkina : Roger Baro et Roland Somda nommés ministres conseillers spéciaux auprès de la Présidence du Faso

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:15

Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a procédé à la nomination de deux ministres conseillers spéciaux auprès de la Présidence du Faso, à travers le décret n°2026-0219/PF signé le 25 février 2026.

Conformément à ce décret, Anûuyirtole Roland Somda, ingénieur civil, est nommé ministre conseiller spécial du Président du Faso chargé de la construction. De son côté, Roger Baro, inspecteur de l'environnement, est nommé ministre conseiller spécial chargé de l'environnement et de l'embellissement.

Ces nominations s'inscrivent dans le cadre de l'organisation et du fonctionnement de la Présidence du Faso, conformément aux dispositions de la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 et de la loi organique n°002-2025/ALT du 7 mars 2025 relative à l'organisation de la Présidence.

Selon le décret présidentiel, ces nominations prennent effet à compter de la date de prise de service des intéressés et seront publiées au Journal officiel du Faso, conformément aux procédures en vigueur.

Lefaso.net
Source : Mairie de Fada

Categories: Afrique, European Union

Zoérim Désiré Sawadogo : Du journalisme à la maîtrise de cérémonie, le parcours d'une voix qui monte

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:12

Dans le monde de la communication, certains professionnels se distinguent par leur capacité à captiver le public et à transformer un simple événement en un moment mémorable. C'est le cas de Zoérim Désiré Sawadogo, homme de média passionné, également voix off et maître de cérémonie à la voix posée et imposante, qui a su dompter la langue et faire de la parole un véritable art.

Dès la classe de seconde, Zoérim Désiré Sawadogo, alias Myster Desking, découvre sa passion pour les médias et la communication. Là, il nourrit l'ambition d'exercer ce métier et de faire de la parole son principal outil. Cependant, son parcours académique prend une autre tournure. En effet, après l'obtention de son baccalauréat au lycée moderne de Fresco, en République de Côte d'Ivoire, il a été orienté au département d'études anglophones à l'université Pr Joseph Ki-Zerbo.

Inspiré par de grandes figures du domaine comme Ali Diarrassouba, Alpha O, Jean-Michel Onnin, en passant par Yves Aymar et Brice Guigré, il décide, avec des amis partageant le même rêve, de chercher les moyens concrets et nécessaires afin de se rapprocher de leur ambition. Ils multiplient ensemble les initiatives et explorent des espaces d'expression.

Cette détermination va progressivement lui ouvrir les portes du journalisme où il fait ses premiers pas au sein de radio Optima en 2019. Là, Désiré commence en tant que stagiaire et développe les bases du métier. À l'issue de cette formation, malgré l'absence de rémunération, il décide de poursuivre avec le même engagement. De la présentation des flashs d'informations au journal, en passant par l'animation d'émissions interactives, il a su affiner sa diction et capter l'intérêt des auditeurs.

Tout en poursuivant parallèlement ses études en anglais, il choisit d'explorer d'autres facettes du journalisme, notamment le Mobile Journalism (MoJo), qui lui permet d'intégrer l'équipe du média en ligne CS Médias en tant que journaliste web. Il y fait valoir également ses compétences d'autodidacte en gestion de sites internet et des médias sociaux, ce qui conduit la direction à lui confier des responsabilités dans ces domaines.

Pendant environ trois ans, Zoérim Désiré Sawadogo a couvert, traité et diffusé des informations principalement axées sur la culture et le sport, qui sont les domaines de spécialisation de ce média. Son parcours journalistique le conduit à la rédaction du média Noorinfos.

« Avec Noorinfos, j'ai exploité les possibilités du MoJo, en produisant des contenus diversifiés et en privilégiant une approche axée sur le journalisme de solutions. Cette expérience m'a également offert l'opportunité de réaliser des reportages au-delà des frontières du Burkina Faso, notamment au Bénin et au Togo », a-t-il fait savoir.

Avant Noorinfos, avec un aîné de la communication, Alfred Batchi, qui a été un guide pour lui, Désiré a conduit un projet de micro-trottoir dénommé Micro Walker, une émission de culture générale.

Au fil du temps, un autre univers capte son attention. Celui d'assurer la maîtrise de cérémonies et la présentation des événements. Les conférences, les cérémonies officielles, les rencontres professionnelles, sans oublier les événements culturels, deviennent un nouvel espace où il met en exergue ses compétences en communication.

« Je pense que pour réussir dans ces trois métiers, il faut de la curiosité, de la persévérance, de l'impartialité ainsi que de l'honnêteté intellectuelle. Faire de la lecture une alliée sûre », estime Zoérim Désiré Sawadogo

Depuis maintenant environ quatre ans, il est le maître de cérémonie officiel du Goethe-Institut Burkina Faso. Il y assure la maîtrise des cérémonies d'envergure et la présentation des événements culturels.

Pour cet homme de média devenu maître de cérémonie bilingue (français-anglais), cette fonction exige bien plus qu'une simple aisance à l'oral. Pour lui, il s'agit d'un métier qui nécessite une préparation rigoureuse, une connaissance du contexte de l'événement et une capacité à s'adapter rapidement aux imprévus.

« Je pouvais quitter mon domicile et me rendre à un événement, juste pour suivre ce que fait le maître de cérémonie. Sa manière de s'organiser, de gérer les imprévus et même sa manière de vivre la cérémonie. Car le maître de cérémonie est avant tout un psychologue. Il doit connaître l'écosystème de l'environnement dans lequel il officie et savoir ce qu'il veut. Il ne s'agit pas simplement de maîtriser la langue de Molière, donc d'agencer de grands mots qui s'apparentent souvent à du verbiage creux », a-t-il souligné.

Avoir plusieurs casquettes pourrait, de l'avis de certains, disperser celui qui ne sait pas s'organiser. Les trois domaines à travers lesquels cette étoile montante se démarque n'occupent pas nécessairement le même rang dans sa vie, quand bien même sa passion pour les trois est grande.

« C'est difficile de faire un choix, mais je me sens beaucoup plus à l'aise lorsque je parle, lorsque je pilote une cérémonie, lorsque je m'assure de calmer le stress de ceux qui m'ont fait confiance et du public. J'aime la maîtrise de cérémonie. Mon grand frère Issa Cyrille, qui ne tarit pas d'éloges à mon égard après chaque scène, m'a surnommé le MC à la voix amplifiée et j'aime bien », a-t-il ajouté.

Aussi voix off, Désiré Sawadogo signifie que, comme dans tout domaine, les difficultés ne manquent pas. Sur ce plan, il souligne la méconnaissance et l'ignorance des exigences du métier de voix professionnelle par le public. « Les gens sous-estiment la voix off et ses exigences. Pour certains, il suffit juste de parler puis d'enregistrer. Mais en réalité, il y a un véritable travail, un combat que nous menons au studio pour obtenir le rendu souhaité », a-t-il signifié.

Quant au journalisme, l'indisponibilité des personnes ressources dans le domaine journalistique et le manque de moyens financiers demeurent des difficultés majeures pour lui. « Lorsque j'ai voulu réaliser mon dernier article journalistique, j'ai souffert pour rencontrer les personnes ressources. Et c'était des rendez-vous à n'en point finir qui donnent souvent l'envie d'abandonner », a-t-il dit.

Par ailleurs, le maître des mots confie que l'humilité, la patience et le respect sont des qualités nécessaires qu'un maître de cérémonie doit détenir. « À chaque cérémonie, il faut se mettre en tête qu'il y aura des imprévus. Cela permet d'anticiper. Et le maître de cérémonie doit garder son sang-froid et canaliser toutes les énergies afin d'obtenir un bon résultat », a-t-il fait comprendre.

Il indique également que la lecture et la curiosité sont indispensables pour une personne qui embrasse ces trois métiers. Pour lui, la lecture contribue à l'éveil de conscience, nourrit l'esprit et permet d'avoir un vocabulaire riche.

« J'aimerais être disponible pour les jeunes talents afin que ce métier si noble soit valorisé à sa juste valeur », souhaite Zoérim Désiré Sawadogo

Très engagé socialement, dans le cadre du projet Digital Peacebuilding, Zoérim Désiré Sawadogo est nommé président des jeunes ambassadeurs pour la paix sur le numérique chez Search for Common Ground. Il est également le coordonnateur des Vendredis soirs du MC, un cadre de partages d'expériences entre les aînés et les cadets, porté par l'Alliance des maîtres de cérémonie du Burkina Faso, dont il est membre fondateur et chargé de communication adjoint.

Grâce à son travail acharné et à sa rigueur dans ses domaines, son talent ne passe pas inaperçu. En effet, son mérite a été reconnu à travers plusieurs distinctions, notamment le prix du meilleur jeune maître de cérémonie à la 12ᵉ édition des FAMA (Faso Music Awards) et le prix Cultura Afrique francophone 2025 au Bénin à travers son article intitulé « Le musée national du Burkina Faso au cœur de la patrimonialisation et de la muséification des traditions vivantes ». Ces prix représentent pour lui une fierté et une source de motivation, signe de l'aboutissement de plusieurs années d'efforts.

« Pour moi, un jeune qui essayait d'abord de s'affirmer et qui excelle aujourd'hui avec une bonne performance devant des spécialistes et des professionnels aguerris, ces distinctions constituent une reconnaissance méritée », a-t-il affirmé.

Du haut de ses 25 ans, Zoérim Désiré Sawadogo, ou encore l'homme à la voix amplifiée, a fait savoir que la distinction des FAMA l'a particulièrement marqué car il ne s'y attendait pas. Cette même distinction lui a valu une certaine renommée et a contribué à booster sa carrière de maître de cérémonie et le galvanise davantage. Elle a influencé positivement sa carrière et sa visibilité.

« Je m'apprêtais à faire du sport lorsque j'ai reçu d'innombrables messages sur mon téléphone disant que j'étais nominé et j'étais tellement surpris car je ne m'y attendais pas. C'est ainsi que je contacte Champy la Mélodie car la note notifiait que je devais performer au cours de la soirée pour essayer de remporter le prix. Je voulais un regard extérieur sur mon introduction. Il a vu le texte que j'ai produit et a tout de suite validé. Les FAMA restent un passage que j'ai apprécié car ils m'ont ouvert les portes de la télé. Nasser Sanou, lui, avait tellement confiance en moi. », a-t-il expliqué.

Né en Côte d'Ivoire et originaire de Kaya, Zoérim Désiré Sawadogo formule le vœu de devenir une icône dans l'univers médiatique, spécialement dans la maîtrise de cérémonie et des médias, et de devenir un pilier, une source d'inspiration pour la jeunesse montante qui espère embrasser les métiers de l'information et de la communication.

Ainsi, il invite les jeunes désirant exceller dans l'univers médiatique à oser, croire en eux, cultiver l'humilité et la curiosité, mais par-dessus tout, à refuser d'être bloqués par l'avis d'autrui. Selon lui, toute personne voulant réussir sa carrière doit être maître de son destin et accorder une place prépondérante à Dieu.

« Dieu est un pilier essentiel et, dans ma petite carrière, je suis la preuve vivante que Dieu existe et que la grâce de Dieu localise toute personne qui croit en lui », a-t-il affirmé.

Pour ce professionnel de la parole, la voix off et la maîtrise de cérémonie sont avant tout une suite naturelle du journalisme, à savoir informer, transmettre et créer un lien avec le public. Entre médias, présentation événementielle, voix off et maîtrise de cérémonie, son parcours illustre ainsi l'évolution des métiers de la communication, où la maîtrise de la parole et de la scène devient un atout majeur.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Action humanitaire au Burkina : Le HCR salue l'approche du Gouvernement axée sur l'autonomie des populations

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:10

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, une délégation du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), conduite par la Haute Commissaire assistante chargée de la protection, Ruven Menikdiwela. Cette rencontre qui a eu lieu ce mercredi 11 mars 2026, à Ouagadougou, a porté sur les actions menées par l'institution onusienne en appui aux efforts du Gouvernement pour faire face à la crise humanitaire.

Au cours de la rencontre, le chef du Gouvernement a salué l'engagement du HCR aux côtés du Burkina Faso dans l'assistance aux populations affectées par la crise. Il a toutefois insisté sur la vision des autorités, qui consiste à dépasser la logique d'aide humanitaire permanente pour privilégier des actions favorisant le relèvement et l'autonomisation des populations. « Nous ne nous inscrivons pas dans une logique d'assistance permanente. Notre ambition est d'accompagner les populations vers l'autonomie et la reconstruction de leurs moyens d'existence », a-t-il déclaré.

Dans cette perspective, le Premier ministre a invité le HCR et l'ensemble des partenaires humanitaires à s'aligner sur les réformes engagées pour assainir le secteur humanitaire et renforcer la transparence dans les activités des organisations. Il a précisé que cette orientation ne vise pas à restreindre l'action des ONG, mais à garantir une meilleure coordination et une plus grande redevabilité dans la mise en œuvre des programmes.

À l'issue de l'audience, Ruven Menikdiwela a salué l'approche du Gouvernement et réaffirmé l'engagement du HCR à aligner ses interventions sur les priorités nationales. Elle a également évoqué sa récente visite à Kaya, où elle a pu constater la résilience de femmes déplacées internes engagées dans des activités économiques, notamment le commerce et la vente de produits via des plateformes numériques.

Le HCR entend ainsi poursuivre et renforcer ses programmes au Burkina Faso, avec un accent particulier sur l'autonomie économique, sociale et juridique des personnes déplacées, des réfugiés et des communautés hôtes. Et ce, afin de contribuer à une reconstruction durable des moyens de subsistance.

Lefaso.net
Source :
Primature du Burina Faso

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Ruptures collectives à Ouagadougou : Entre convivialité et défi de la tolérance

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:08

À Ouagadougou, les ruptures collectives organisées à l'occasion du carême chrétien et du jeûne musulman suscitent différents avis parmi les citadins. Certains saluent ces initiatives pour leur rôle dans la promotion de la cohésion sociale, tandis que d'autres appellent à aller au-delà des symboles et à instaurer un véritable dialogue interreligieux au quotidien.

Pour Mamadou Zongo, ces initiatives sont positives mais nécessitent un suivi concret pour dépasser le simple symbole. « Pour moi, les ruptures collectives, ce sont de très belles initiatives si et seulement si c'est accompagné d'actes concrets après. On voit que c'est à l'occasion du carême chrétien et du jeûne musulman que beaucoup se rappellent qu'il faut promouvoir le bien-vivre ensemble, la cohésion sociale et faire de bonnes actions. Et après, il faut attendre encore l'an prochain. On pourrait faire d'autres actions ensemble avec toutes les confessions religieuses (activité à Faso Mêbo, activités sportives, œuvres sociales, etc.) Je pense que le vrai combat actuel, c'est la tolérance religieuse. Permettre à chacun de pratiquer librement sa religion si cela ne met pas en péril la sécurité nationale. Que personne ne s'en prenne à la religion ou à la croyance de l'autre. Accepter les autres confessions religieuses et surtout les mariages interreligieux. Que ces ruptures collectives aillent au-delà du simple partage de repas ensemble. Le monde actuel fait que les gens se rencontrent beaucoup plus hors de leurs milieux religieux. Et quand cela arrive, je pense qu'on peut commencer à tolérer cela et accepter les couples mixtes. Tout ceci contribuera à former une société bien soudée, indivisible et tournée vers des intérêts communs, gages d'une paix durable. Cela contribuera également à lutter contre les discours de haine, les discours extrémistes, qui dans notre contexte actuel ne sont pas les bienvenus. Je trouve que le problème, ce ne sont pas les jeunes. Entre jeunes, on fait preuve de tolérance et d'acceptation mutuelle, pour la grande majorité en tout cas. Donc, il faut beaucoup sensibiliser et continuer à promouvoir le vivre-ensemble. Si le créateur de l'univers voulait d'une seule et unique religion, il l'aurait créée au commencement. »

À l'inverse, Nourdine Ouédraogo souligne les limites de ces initiatives et appelle à une cohésion durable bien en amont des périodes religieuses. « Je pense que les ruptures collectives sont une très bonne chose mais la cohésion doit commencer bien avant le carême car nous avons des problèmes beaucoup plus sérieux que cela. Nous parlons chaque fois de ruptures collectives, pourtant nous avons de la rancœur les uns envers les autres. Avant d'organiser des ruptures collectives, nous devons d'abord chercher à nous entendre. Il ne sert à rien de se croiser pour manger des papayes, boire des jus et s'ignorer le lendemain. »

Pour Nadia Gnaba, ces rencontres représentent un pas positif vers l'acceptation entre communautés, mais restent parfois symboliques. « Je pense que la rupture collective est une très bonne initiative, parce qu'elle rapproche les communautés musulmane et chrétienne et renforce la cohésion sociale. Mais en même temps, il existe encore des familles qui refusent les mariages entre personnes de ces deux religions. J'espère donc que ces ruptures collectives seront un pas vers plus d'acceptation, et que le respect entre les religions ne se limitera pas seulement à ces moments symboliques. »

Patricia Coulibaly insiste sur la convivialité et la dimension nationale de ces moments. « Pour moi, les ruptures collectives sont à saluer, parce qu'elles sont des moments de convivialité et de rencontre entre des personnes de religions différentes et donc de visions différentes. Mais grâce à ces genres d'événements, on oublie un peu le côté diversité religieuse et on se concentre sur le plus important : être tous de la même nationalité burkinabè. »

Enfin, Claude Zoungrana rappelle que ces initiatives ont un impact positif sur le vivre-ensemble et appelle à traduire cette fraternité symbolique dans la vie quotidienne. « Je pense que les ruptures collectives sont très bénéfiques. Elles renforcent la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Elles montrent qu'au-delà de nos divergences religieuses, nous sommes tous frères et sœurs, fils et filles d'un même pays : le Burkina Faso. Maintenant, il serait aussi beau de voir cette fraternité se traduire par davantage d'unions entre les familles de différentes confessions. »

Ainsi, si les ruptures collectives sont unanimement reconnues pour leur valeur symbolique et leur capacité à rassembler, elles posent également la question de leur impact concret et durable sur la tolérance et la cohésion sociale. Pour certains, elles doivent devenir un tremplin vers une acceptation quotidienne et une réelle fraternité interreligieuse, au-delà du partage d'un repas.

Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

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Logements modernes : La CNSS lance la construction d'un complexe immobilier

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:07

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a procédé, ce mercredi 11 mars 2026 à Ouagadougou, au lancement officiel des travaux de construction de son complexe immobilier. La cérémonie s'est tenue sous le patronage du président de l'Assemblée législative de transition, Ousmane Bougouma.

Adossé à une vision moderne de l'habitat, ce projet immobilier vise à offrir aux Burkinabè des logements de qualité ainsi que des espaces commerciaux et récréatifs. Le complexe sera érigé sur un site de 9 000 m² situé dans le quartier Ouaga 2000. Il est précisément entre l'échangeur de Ouaga 2000 et le monument des Martyrs de Ouagadougou.
Selon le directeur général de la CNSS, Hermann Yacouba Nacambo, le concept architectural du projet répond à la nécessité d'optimiser l'espace tout en offrant un cadre de vie moderne et propice à l'épanouissement des occupants, notamment les familles.

Le directeur général de la CNSS, Hermann Yacouba Nacambo

Le complexe sera constitué de trois bâtiments de type R+8 avec sous-sol et divers aménagements. Il comprendra notamment 88 appartements de type F4 d'environ 200 m² chacun, 72 appartements d'environ 150 m², 16 plateaux commerciaux couvrant une superficie totale de 1 445 m² et 20 plateaux de bureaux d'une superficie de 5 705 m². L'infrastructure comportera également un gymnase de 205 m², une piscine de 75 m² ainsi que des aménagements paysagers et des espaces récréatifs. L'entreprise en charge du projet a 36 mois, soit trois ans, pour finir le complexe.

D'après le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, cet investissement s'inscrit dans la politique de gestion des fonds de réserve de l'institution. « Nous faisons cet investissement pour le placement de nos fonds de réserve. Nous avons un certain nombre de fonds que la loi nous autorise à placer sous forme d'investissement pour assurer leur rentabilité. C'est dans ce cadre que nous faisons souvent des investissements limités. Ce projet s'inscrit dans notre politique d'investissement qui vise à disponibiliser des logements de qualité au service des Burkinabè », a-t-il indiqué. Et d'ajouter « le complexe immobilier, c'est pour tous les Burkinabè. Lorsque les travaux seront très avancés, nous allons lancer les souscriptions pour permettre à tous les Burkinabè qui sont intéressés de venir vers nous pour se renseigner sur les conditions afin de souscrire. Aucun Burkinabè ne sera mis de côté. C'est un projet pour tous les Burkinabè ».

Photo de famille

Le ministre des serviteurs du peuple, Mathias Traoré, n'a pas manqué de rappeler que la capitale burkinabè connaît une croissance soutenue. Ce qui génère simultanément une pression croissante sur le foncier, sur les infrastructures et sur l'offre de logements. De ce fait, le besoin de logement demeure considérable et s'accentue d'année en année. « Face à cette réalité, il appartient à l'État et à ses démembrements de prendre leurs responsabilités et d'agir avec détermination. C'est précisément dans cette dynamique de responsabilité et d'action que s'inscrit ce projet que nous lançons aujourd'hui. Le gouvernement a posé les jalons d'un cadre législatif et réglementaire favorable à l'essor de la promotion immobilière. La loi portant promotion immobilière au Burkina Faso constitue à cet égard une avancée décisive. Elle crée les conditions juridiques nécessaires pour favoriser l'émergence d'initiatives structurantes, attirer les investisseurs sérieux et garantir la protection des acteurs. Ces dispositifs législatifs, conjugués à la volonté affirmée du gouvernement d'accélérer la mise en œuvre de la politique nationale du logement, offrent un environnement propice aux projets de grande envergure tels que celui de la Caisse nationale de sécurité sociale que nous lançons aujourd'hui. Le complexe immobilier dont nous lançons les travaux aujourd'hui est un projet structurant à plus d'un titre. Ce projet contribuera de manière tangible à stimuler l'activité économique locale et nationale, à renforcer la chaîne des valeurs du bâtiment et des travaux publics, à créer des emplois directs et indirects qualifiés et non qualifiés, à générer des recettes fiscales et parafiscales au bénéfice de l'État et à offrir à terme aux Burkinabè des logements alliant confort, modernité et accessibilité », a souligné le ministre.

Le ministre des Serviteurs du peuple, Mathias Traoré

Pour lui, ce projet constitue également une référence architecturale qui s'inscrit durablement dans le paysage urbain de Ouaga 2000 et de toute la capitale. Ce qui témoigne de la capacité collective à « bâtir grand, à bâtir bien pour les générations futures ».
À travers ce projet, la Caisse nationale de sécurité sociale entend ainsi contribuer à l'amélioration de l'offre de logements modernes dans la capitale burkinabè tout en assurant une gestion rentable et durable de ses ressources.

Rama Diallo
Lefaso.net

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Burkina Faso : La revue annuelle 2026 du cadre sectoriel Justice et droits humains lancée à Ouagadougou

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:06

Ce mercredi 11 mars 2026, se tient la revue annuelle 2026 du cadre sectoriel de dialogue justice et droits humains. Il réunit les acteurs du ministère de la Justice, et se veut une instance de dialogue, mais aussi, un dispositif de pilotage et de suivi de la mise en œuvre du Plan RELANCE ; un cadre efficace pour le renforcement du dialogue entre acteurs d'un même secteur de planification en vue de garantir la redevabilité, la transparence dans les résultats engrangés et la gestion des ressources publiques. La cérémonie d'ouverture a été présidée par le ministre de la justice, Edasso Rodrigue Bayala.

« Les travaux de cette journée seront consacrés à l'examen des projets de rapport de performance sectorielle 2025 et du plan d'action sectoriel 2026-2028. De manière spécifique, il s'agira pour nous : d'examiner et de valider le bilan d'exécution des produits du CSD au titre de l'année 2025 ; d'examiner l'efficacité du financement du secteur de l'année 2025 ; d'examiner les difficultés liées à la réalisation de certaines activités et au fonctionnement du CSD ; d'examiner et de valider les cibles des extrants inscrits dans le Plan d'action sectoriel (PAS) du secteur pour la période 2026-2028 ; de recueillir des recommandations et suggestions en vue d'améliorer la mise en œuvre des actions et le fonctionnement du CSD », a décliné le ministre en charge de la justice.

Son discours a été en sus marquée par des félicitations à l'endroit des acteurs qui œuvrent nuit et jour pour l'atteinte des résultats que s'est fixé l'institution. « Je salue la performance du secteur qui se traduit par un taux d'exécution physique des produits de 91,44% contre 88,38% en 2024 et un taux d'exécution financière global de 81,12% contre 88,11% en 2024 », a-t-il laissé entendre à ce propos.

Des réalisations, il relève entre autres : « la réouverture du TGI de Nouna à son siège portant à cinq (05) le nombre de TGI réinstallés ; la création de 02 unités spéciales judiciaires dans les TGI de Ziniaré et de Nouna ; la création auprès de chaque TGI, d'un tribunal de travail pour rapprocher davantage la justice du justiciable dans la matière sociale ; le jugement de plus 8 000 dossiers dans le cadre de l'opération casiers vides ; le jugement de plus de 150 dossiers criminels en 2025, portant le nombre sur la période 2021 à 2025 à plus de 1 300 ; le jugement de 100 dossiers par le pôle anti-terro ; le jugement de près de 140 dossiers par les pôles et chambres ECOFI en 2025, portant le nombre à plus de 570 sur la période 2021-2025. »

Par ailleurs, on note la tenue des audiences des Hautes Cours ayant permis de rendre plus de 480 arrêts en 2025 et à plus de 3 300 sur la période 2021-2025 ; l'assistance judiciaire au profit de 1 870 personnes en 2025 portant le nombre à plus de 6 100 personnes sur la période 2021-2025 ; le développement et l'opérationnalisation en 2025 des plateformes e-permis-communiquer, e-actes-rccm, justice-pénale et « Justice SIRA » ; le recouvrement de plus de 5 milliards de FCFA au titre des avoirs saisis et confisqués ; le recouvrement de plus de 800 millions au titre des amendes pénales. A cela s'ajoutent des formations au profit de bon nombre d'acteurs, mais aussi, des productions céréalières, le traitement de certains conflits.

En image, les acteurs mobilisés pour la revue annuelle de l'année 2026

« On enregistre la production de plus de 350 tonnes de céréales en 2025 dans le cadre de l'intensification de la production pénitentiaire, portant la quantité totale à 649,08 tonnes de céréales produites sur la période 2021-2025 ; le placement de plus de 1 000 personnes au TIG en 2025 ; la formation de 849 FDS en droits humains et en DIH ; la sensibilisation de plus de 4 000 000 de personnes lors des journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne ; le renforcement des capacités de plus de 3 200 membres des démembrements de l'ONAPREGECC en 2025 portant le nombre à plus de 9 700 sur la période 2021-2025 ; la sensibilisation de plus de 60 000 jeunes, femmes et responsables des mouvements et associations sur le civisme, la citoyenneté et l'extrémisme violent en 2025 ; le recrutement et le placement de plus de 52 000 volontaires sur les chantiers du développement ; le traitement de plus de 9 500 conflits individuels de travail en 2025 et plus de 32 000 sur la période 2021-2025 », a égrené Rodrigue Bayala.

En dépit de tous ces acquis, bon nombre de défis restent à relever. De ces derniers, on cite la réduction des durées moyennes de traitement des dossiers et de délivrance des actes ; l'apurement des stocks de dossiers en attente de jugement dans toutes les matières ; l'amélioration du fonctionnement des juridictions à travers leur renforcement en moyens humains, matériels et financiers ; le renforcement de l'application des mesures alternatives à l'emprisonnement ferme ; la poursuite de la digitalisation des procédures judiciaires ; la dynamisation des juridictions de proximité que sont les TD/TA ; le recouvrement optimal des amendes pénales et des créances de l'Etat ; l'amélioration du recouvrement et de la gestion des biens saisis ou confisqués ; le renforcement de la collaboration entre le gouvernement et les institutions parlementaires et non parlementaires ; la réduction de la surpopulation carcérale ; le renforcement de la réinsertion sociale des détenus ; le renforcement de l'efficacité de l'administration pénitentiaire face aux enjeux sécuritaires.

"Je salue le secrétariat exécutif national de la politique nationale de développement pour son accompagnement... dans le processus d'élaboration et de suivi de nos actions prioritaires", Rodrigue Bayala

L'occasion a donc été pour lui, d'appeler à une analyse rigoureuse des éléments qui seront débattus au cours de cette journée en ces termes : « je sais compter sur l'engagement de tous, pour formuler des propositions pertinentes à même de nous permettre de réaliser les objectifs du secteur. Je vous invite donc à examiner sans complaisance les différents documents soumis à votre sanction et à porter une analyse critique sur les résultats atteints, afin que nous abordions avec sérénité les échéances prochaines. Concernant particulièrement les activités planifiées pour la période 2026-2028, je vous exhorte à questionner leur pertinence en termes de capacité à apporter des changements réels et durables dans le secteur "Justice et droits humains". Car nous devons œuvrer à apporter aux besoins des populations en la matière, des réponses adaptées, efficaces et qui durent dans le temps. »

Erwan Compaoré
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Quelle est la véritable spécificité de la diplomatie chinoise ?

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:05

Quels sont les piliers d'une approche qui mise sur la stabilité ? De la médiation historique entre l'Iran et l'Arabie saoudite aux grandes initiatives comme la « Communauté de destin pour l'humanité », découvrez avec Zhang Shanhui comment la Chine entend jouer un rôle de stabilisateur dans un monde fragmenté.

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Burkina/Sécurité routière : La Police municipale sévit sur la route de Dankibargou

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:03

La Police municipale de Fada N'Gourma a mené une opération de contrôle et de sensibilisation sur la route de Dankibargou, ce mercredi 11 mars 2026. Elle s'est effectuée à la suite d'une interpellation citoyenne relayée sur les réseaux sociaux dénonçant le non-respect de la réglementation routière sur ce tronçon. L'intervention a été conduite sur instruction du président de la délégation spéciale communale, Kampadiba Jérôme Idani, dans l'attente de la construction de ralentisseurs dont la compétence relève de la Direction provinciale des infrastructures du Gourma.

Au cours de l'opération, les agents municipaux ont d'abord mené des séances de sensibilisation à l'endroit des conducteurs, des commerçants et des riverains, les invitant au respect strict du code de la route et à la libération des emprises illégalement occupées sur la voie publique. Cette action visait à rétablir l'ordre et à renforcer la sécurité des usagers sur ce tronçon particulièrement exposé aux accidents.

Les contrôles ont également donné lieu à plusieurs sanctions pour diverses infractions constatées. Au total, 16 personnes ont été convoquées pour non-respect de la distanciation légale, six personnes interpellées pour embarras de la voie publique, 18 motos saisies pour excès de vitesse et une moto pour transport de viande non couverte. Selon le directeur de la Police municipale, l'inspecteur Yacouba Nakarey, cette intervention s'inscrit dans une dynamique continue de prévention des accidents et de promotion d'une circulation plus sûre.

Face à la recrudescence des accidents sur cette route, les autorités communales invitent les usagers à respecter la vitesse réglementaire, à éviter toute occupation des emprises de la voie publique et à se conformer aux règles d'hygiène lors du transport de marchandises

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Source : Mairie de Fada

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Burkina/Constatation des accidents par drone : La Police nationale présente son innovation aux assureurs

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 11/03/2026 - 23:00

Le directeur général de la Police nationale, l'inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, a présidé ce mercredi 11 mars 2026, une rencontre avec une délégation de l'Association professionnelle des sociétés d'assurance du Burkina (APSAB). L'objectif a été de présenter une nouvelle méthodologie de constatation des accidents à l'aide de drones et de recueillir leurs impressions sur son utilisation dans la gestion des sinistres routiers.

Avant les échanges, les membres de la délégation de l'APSAB ont assisté à une démonstration pratique de constatation d'accident réalisée à l'aide d'un drone. En quelques minutes seulement, l'appareil a permis de capturer des images aériennes précises de la scène simulée, illustrant ainsi la rapidité et l'efficacité de ce nouvel outil.

Cette démonstration a permis aux participants de mieux appréhender les possibilités offertes par cette technologie, notamment en matière de collecte et de traitement des informations sur les lieux d'un accident.

Au cours de la séance interactive qui a suivi, les responsables de la Police nationale ont apporté des explications détaillées sur la manière dont les images recueillies par le drone permettent d'établir un croquis numérique précis de l'accident.

Selon eux, cette méthode présente plusieurs avantages majeurs dont la réduction significative du temps d'intervention des agents chargés des constats, la production de données numériques fiables et exploitables, ainsi qu'une meilleure conservation des informations pour les analyses ultérieures et les expertises.

Grâce à ces données aériennes, les enquêteurs peuvent reconstituer plus fidèlement la configuration des lieux et les positions des véhicules impliqués, renforçant ainsi la qualité des rapports d'accident.

La délégation de l'Association professionnelle des sociétés d'assurance du Burkina a salué cette initiative qu'elle considère comme une avancée majeure dans la gestion des accidents de la circulation.

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Source : Police nationale du Burkina

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Attaques de drones à Goma : le Gouvernement s’engage à travailler avec l’ONU pour l’établissement des faits

Radio Okapi / RD Congo - Wed, 11/03/2026 - 22:54


Quelques heures après les attaques de drones survenues à Goma, dans la province du Nord‑Kivu, le Gouvernement congolais réaffirme son engagement à collaborer avec l’ONU et l’ensemble de ses partenaires pour établir les faits.

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Réflexions à propos du prochain voyage du pape en Algérie.

L'Afrique réelle (Blog de Bernard Lugan) - Wed, 11/03/2026 - 22:54
En se rendant en Algérie au mois d’avril prochain, le pape Léon XIV, lui-même issu de l’ordre de Saint-Augustin, va donc marcher sur les pas de son maître spirituel, le Berbère saint Augustin. Ce dernier est en effet né le 13 novembre 354 à Thagaste, l’actuelle Souk Arras, et il est mort le 28 août 430 à Hippone, l’actuelle Annaba (Bône). C’est cependant un singulier voyage que le souverain pontife va entreprendre. Singulier en effet, et pour cinq grandes raisons :

1) Le chef de l’Eglise catholique va se rendre
en visite officielle en Algérie où en dehors de migrants sudsahariens et de quelques diplomates, les catholiques ont disparu, chassés en 1962 par une épuration ethnique organisée par les fondateurs de l’actuel régime.

2) Le pape va visiter l’Algérie où sa propre église qui s’est mise en dhimmitude volontaire a abandonné l’idée même de conversion. Se cantonnant à un rôle de « témoignage », elle va jusqu’à décourager les musulmans désireux de la rejoindre afin de ne pas « froisser » les autorités pourtant si « tolérantes » de l’Algérie. « Tolérantes » en effet car, dans ce pays où la Constitution reconnaît la liberté de culte, l’apostasie qui est passible de deux à cinq ans de détention et d'une amende de 500 000 à 1 million de dinars, a pour résultat la mort sociale des « traitres ».

3) Le christianisme existe en Algérie, mais ce n’est plus le catholicisme…Comme ce dernier a renoncé à sa mission, à sa vocation, les courants protestants et évangélistes l’ont en effet remplacé. Et le moins que l’on puisse dire, est que le pape n’est pas pour eux une référence religieuse…

4) En Algérie, où les centaines d’églises si vivantes avant 1962 ont été fermées, rasées, pillées, souillées ou transformées en mosquées, où les cimetières chrétiens ont été profanés et labourés, la visite du pape va être l’occasion pour un régime aux abois de redorer son image internationale. Le récit officiel est d’ailleurs bien rodé : « l’Algérie est la gardienne légitime de l’héritage culturel et spirituel de Saint Augustin » …Une telle hypocrisie qui abusera évidemment les éternels gogos sera naturellement relayée en France par les affidés et les stipendiés d’Alger.
 
5) Le pape va enfin être reçu dans un pays où, comme le résume un rapport de l’ONG International Christian Concern : « Le gouvernement considère le christianisme comme un danger pour l’identité islamique algérienne et tente par tous les moyens de réglementer l’Église pour la réduire à néant ». Un pays dans lequel les autorités associent le christianisme à une forme de « trahison identitaire » et d’allégeance à l’Occident. En 2010, le ministre des Affaires religieuses de l’époque, Bouabdellah Ghlamallah, déclarait ainsi : Personne ne veut qu’il y ait des minorités religieuses en Algérie, car cela risquerait d’être un prétexte pour des ingérences étrangères sous couvert de protection des minorités».
 
Mais pourquoi donc avoir choisi l’Algérie où, depuis 1962, tout a été entrepris afin d’éradiquer ce qui, de près ou de loin, pourrait remettre en question le dogme de l’unicité musulmane du pays ? L’on nous dit que ce serait pour redonner vie au dialogue islamo-chrétien. Certes, mais n’existait-il pas des pays musulmans africains dans lesquels le dialogue islamo-chrétien est une réalité vivante ? Le Vatican aurait ainsi, et par exemple, pu penser à l’Egypte, au Maroc ou encore au Sénégal…
 
Le numéro du mois d’avril 2026 de l’Afrique Réelle qui sera très largement consacré à l’histoire du christianisme nord-africain sera bâti autour de plusieurs grands thèmes dont :
- La réalité de la christianisation des Berbères à l’époque romaine.
- Les trois papes et les grandes figures chrétiennes berbères.
- Pourquoi les Coptes, les Maronites et tous les chrétiens d’Orient ont-ils maintenu leur religion malgré l’islamisation, et non les chrétiens du Maghreb ?
- Y eut-il des survivances du christianisme après la conquête arabo-musulmane du VIIIe siècle ?
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Aus in Indian Wells: Bencic muss sich Weltnummer 5 geschlagen geben

Blick.ch - Wed, 11/03/2026 - 22:42
Belinda Bencic verliert den Achtelfinal von Indian Wells gegen Jessica Pegula. Vor allem der eigene Aufschlag lässt sie gegen die US-Amerikanerin ein wenig im Stich.

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