Ein integrierter Binnenmarkt in Afrika birgt Wachstumspotentiale. Ein umfassendes panafrikanisches Freihandelsabkommen soll dies nun vorantreiben. Die Wirklichkeit ist ernüchternder.
Bruxelles doit accélérer l’adoption de règles internationales encadrant l’extraction des minéraux critiques dans les eaux internationales, a affirmé la secrétaire générale de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), Leticia Reis de Carvalho, lors d’échanges avec de hauts responsables européens.
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L’administration américaine a officiellement lancé une plateforme en ligne destinée directement aux consommateurs, proposant des médicaments de marque à prix réduit, avec plusieurs groupes pharmaceutiques européens au cœur du dispositif.
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Début décembre 2025, les premiers migrants climatiques de Tuvalu ont été accueillis en Australie, fuyant la montée des eaux qui menace l’habitabilité de l’archipel du Pacifique Sud. En effet, les États insulaires du Pacifique (EIP) figurent parmi les territoires les plus vulnérables aux effets immédiats des changements climatiques, ce qui les conduit à placer les politiques climatiques au cœur de leurs priorités nationales. Dans ce contexte, les EIP s’efforcent de nouer une pluralité de partenariats stratégiques avec les grandes puissances régionales dans une stratégie dite de « friends to all, enemies to none » (amis de tous, ennemis de personne) afin de bénéficier d’un large soutien financier et logistique dans la lutte contre les changements climatiques et de renforcer leur voix au sein des enceintes de la diplomatie climatique. Toutefois, cette approche est aujourd’hui mise à l’épreuve par l’intensification des rivalités entre grandes puissances pour le contrôle de la zone. Le Pacifique Sud, espace hautement convoité, constitue ainsi le théâtre d’une imbrication croissante entre vulnérabilités climatiques des États insulaires et ambitions géopolitiques concurrentes des grandes puissances. Le point avec Dorine Buchot, assistante de recherche au programme « Climat, environnement et sécurité » de l’IRIS à l’automne 2025 et Research Manager chez Carbon Free Europe.
En quoi la zone du Pacifique Sud est-elle particulièrement menacée par les changements climatiques ?
Les EIP sont particulièrement menacés d’inhabitabilité en raison de la montée du niveau de l’océan, qui met en danger la survie des populations vivant sur ces territoires dont le trait de côte dépasse rarement de plus de quelques mètres le niveau de l’océan. Cette élévation résulte notamment du réchauffement des océans (phénomène de dilatation thermique) et de la fonte des calottes glaciaires, et il se manifeste plus fortement dans cette région que dans la plupart des autres zones du globe. De nombreuses études scientifiques indiquent que plusieurs atolls et certaines parties des territoires des EIP pourraient être fréquemment ou constamment submergés dès 2050. Le phénomène est déjà observable aujourd’hui, notamment à travers une érosion côtière significative qui oblige les populations vivant le plus proche de la côte à se déplacer de manière saisonnière ou permanente.
La région du Pacifique Sud est également régulièrement frappée par des événements climatiques extrêmes — tempêtes, cyclones, sécheresses — qui constituent des risques physiques immédiats pour les populations. Les dommages causés par ces phénomènes représentent des coûts considérables, se chiffrant à plusieurs milliards de dollars, et freinent le développement économique des EIP, dont certains — Kiribati, les Îles Salomon, Tuvalu et Vanuatu — figurent parmi les États insulaires les moins développés selon l’ONU. L’intensité et la fréquence de ces événements, ainsi que les coûts qu’ils entraînent, devraient s’accroître dans les décennies à venir.
Comme d’autres régions du monde, le Pacifique Sud est également confronté à des vagues de chaleur extrêmes, liées à la dynamique globale du réchauffement de la température moyenne globale par rapport à l’ère pré-industrielle. Selon le rapport 2024 de l’Organisation météorologique mondiale, 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans la région, entraînant des perturbations significatives des régimes de précipitations. Ces changements affectent directement ladisponibilité des ressources en eau potable et des ressources agricoles, mais ont également des répercussions sur la santé des populations et, de manière plus large, sur la sécurité humaine dans la région.
De quelle manière les intérêts des EIP sont-elles fragilisées par l’intérêt stratégique des grandes puissances mondiales pour la zone du Pacifique Sud ?
Espace d’intérêt stratégique majeur, la région illustre l’imbrication croissante entre préoccupations climatiques des EIP et ambitions géopolitiques des grandes puissances. Cette dynamique tend à fragiliser la souveraineté des États insulaires et à peser sur la cohérence et la pérennité de leurs politiques de lutte contre le dérèglement climatique. Depuis plusieurs années, les nations du Pacifique Sud ont fréquemment alerté sur les risques liés à l’intensification de la compétition entre grandes puissances (États-Unis, Chine, Australie, Nouvelle-Zélande, France) pour le contrôle de la zone, attirées par ses nombreuses ressources halieutiques et en minerais critiques et à proximité directe des grandes routes maritimes dites de l’Asie-Pacifique, aujourd’hui noyau des échanges commerciaux mondiaux. Cette rivalité et le risque de « manipulation stratégique » pourrait conduire à reléguer au second plan les intérêts des États insulaires au profit des intérêts stratégiques des puissances étrangères. Les EIP craignent ainsi un désengagement des grandes puissances des cadres de coopération régionaux existants au profit d’initiatives parallèles et concurrentes portées individuellement par chaque donneur. Cette tendance risque d’accentuer la fragmentation de l’aide, de limiter la coordination entre bailleurs multilatéraux et de compromettre l’alignement de ces initiatives sur les priorités et les réels besoins des EIP.
Paradoxalement, l’intérêt croissant des grandes puissances pour le Pacifique Sud offre également aux États insulaires l’opportunité de bénéficier d’une coopération accrue en matière de réponse aux catastrophes naturelles, notamment à travers des opérations de secours d’urgence, dites HADR (Humanitarian Assistance and Disaster Relief). Ces interventions leur permettent de bénéficier des capacités logistiques et opérationnelles dont ils ne disposent pas en propre. Historiquement, les États-Unis (depuis les années 1990), l’Australie et la France (à partir des années 2010) se sont imposés comme des partenaires de premier plan des États insulaires du Pacifique, cherchant à affirmer leur présence et leur influence dans la région, de manière bilatérale ou au sein de cadres multilatéraux, tel que le programme Pacific Partnership coordonné par les États-Unis. Toutefois, depuis plusieurs années, la Chine a, elle aussi, intensifié ce type d’opérations, en apportant une assistance humanitaire et un soutien logistique aux efforts de reconstruction post-catastrophe. Ainsi, cette « diplomatie de l’aide humanitaire » est de plus en plus analysée par la recherche scientifique comme répondant à une logique de projection de puissance, attisant les rivalités et menaçant le multi-alignement stratégique traditionnel des EIP. L’alignement différencié de certains EIP avec des partenaires occidentaux, et d’autres avec la Chine, remet ainsi en question la doctrine du « friends to all », dans la mesure où les partenariats en matière d’aide humanitaire tendent à s’inscrire dans des cadres de coopération bilatéraux plus larges avec chaque partenaire, dont certaines clauses sont susceptibles de conditionner le soutien d’une puissance à la prise de distance vis-à-vis d’une autre.
Comment se traduit cette rivalité entre grandes puissances sur l’enjeu de la migration climatique, enjeu central pour les États insulaires du Pacifique à l’horizon 2050 ?
La compétition pour l’influence dans le Pacifique Sud se manifeste également autour de la question des migrations climatiques. Confrontés au risque d’inhabitabilité partielle ou totale de leurs territoires, les EIP cherchent des solutions pour organiser le déplacement ou la relocalisation de toute ou partie de leur population à l’étranger à travers la signature d’accords bilatéraux. Or, ces dispositifs ne sont pas politiquement neutres : ils constituent pour les puissances extérieures une opportunité supplémentaire d’affirmer leur présence et leur influence stratégique dans la région, en institutionnalisant des liens durables à travers l’accueil de ressortissants insulaires sur leur territoire.
À ce jour, le seul accord concrétisé de ce type est le traité bilatéral de « l’Union Falepili » entre l’Australie et Tuvalu, signé en 2024. Il prévoit l’attribution de 280 visas par an à des citoyens tuvaluans, leur permettant de s’installer en Australie. Si le dispositif a suscité un vif intérêt (plus de 3 000 Tuvaluans, soit près d’un tiers de la population du pays, se sont inscrits au premier tirage organisé en 2025), le programme, par sa taille limitée, n’est pas un changement majeur dans la politique d’accueil de citoyens insulaires par l’Australie. En revanche, l’accord comporte également des dispositions sécuritaires notables. L’article 4 prévoit notamment que Tuvalu doit consulter l’Australie pour tout engagement futur en matière de sécurité ou de défense avec des États tiers. Cette clause, largement interprétée comme un mécanisme visant à encadrer, voire à restreindre d’éventuels rapprochements futurs avec la Chine, contribue ainsi à asseoir l’influence stratégique australienne sur l’archipel et a été vivement critiquée localement pour son potentiel impact sur la souveraineté de Tuvalu.
Parallèlement, la Chine cherche à renforcer ses liens avec un nombre croissant d’États insulaires du Pacifique Sud, à l’image de l’accord signé avec les Îles Salomon en 2022. Cet accord n’inclut pour l’instant pas de volet migratoire ni climatique, mais il illustre la stratégie d’influence chinoise dans la région de s’appuyer sur un ensemble de leviers de coopération (économique, sécuritaire, diplomatique, culturelle). À mesure que les effets des changements climatiques s’intensifieront, les États insulaires pourraient se montrer davantage disposés à conclure des accords de coopération, susceptibles d’intégrer des dispositions favorables à la Chine et de contribuer à l’extension de sa présence dans le Pacifique Sud, de plus en plus proche des zones économiques exclusives françaises et australiennes, comme nous l’avons imaginé dans un récent scénario de prospective dans une note de l’Observatoire Défense & Climat. L’accord de 2022 s’est par ailleurs accompagné de la reconnaissance par les Îles Salomon de la souveraineté de la République populaire de Chine sur Taïwan, reflétant la volonté chinoise de diffuser ses positions idéologiques à l’échelle régionale.
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Des législateurs du Parlement européen ont exhorté la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, à examiner si la récente visite en Slovénie de deux commissaires européens avait enfreint le code de conduite de la Commission.
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Cette mesure intervient alors que les États-Unis exercent une pression intense sur le Danemark et le Groenland.
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The political, social and economic reforms spearheaded by Saudi Crown Prince Muhammad Bin Salman serve the goal of consolidating his rule in the long term. Bin Salman has centralised decision-making in his own hands and is in full control of the country’s politics. Authoritarianism under the crown prince is far more radical and uncompromising than was the case in Saudi Arabia until 2015. From the outset, Bin Salman promoted a pronounced Saudi nationalism, which many observers describe as a “Saudi-first” policy. From the crown prince’s point of view, social and cultural liberalisation is a prerequisite for the success of his economic reforms and thus for the long-term survival of the kingdom and the ruling family. The reforms have had only limited success because Saudi Arabia remains highly dependent on oil revenues, despite a recent economic upturn.
Le commissaire italien Raffaele Fitto est vivement critiqué après avoir participé à un évènement politique en Slovénie aux côtés du chef de l’opposition Janez Janša.
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Toutefois, « l'objectif ultime est, bien sûr, de devenir un État membre à part entière », a rappelé le ministre moldave des Affaires étrangères Mihai Popșoi.
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Les États-Unis ont annoncé qu’ils allaient cesser tout contact avec le président du parlement polonais, Włodzimierz Czarzasty, après son refus de soutenir la candidature de Donald Trump au prix Nobel de la paix et ses critiques à l’égard de la politique étrangère américaine.
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La récente interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans suscite une levée de boucliers des acteurs de la tech.
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Les autorités grecques ont arrêté un officier de l’armée de l’air suspecté d’avoir mené des activités d’espionnage. Il aurait collecté puis transmis à la Chine des informations militaires classifiées, dont certains documents liés à l’OTAN.
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This chapter analyses the digital divide in Africa by offering both a global perspective and a comparative examination of its various dimensions across and within African states. The main objective is to give an overview of the overall situation and trends in terms of moving African digital access from gaps to goals. In view of this objective, it describes overall trends to provide a continental perspective and does not provide a detailed description as to why individual countries perform differently from others. The chapter was prepared jointly with chapter 5 that analyses key policy dimensions and international cooperation initiatives focused on digital access, with a key focus on the European Union’s Global Gateway and the Italian government’s Mattei Plan.
This chapter analyses the digital divide in Africa by offering both a global perspective and a comparative examination of its various dimensions across and within African states. The main objective is to give an overview of the overall situation and trends in terms of moving African digital access from gaps to goals. In view of this objective, it describes overall trends to provide a continental perspective and does not provide a detailed description as to why individual countries perform differently from others. The chapter was prepared jointly with chapter 5 that analyses key policy dimensions and international cooperation initiatives focused on digital access, with a key focus on the European Union’s Global Gateway and the Italian government’s Mattei Plan.
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L’Union européenne explore de nouvelles pistes pour définir juridiquement ce qui peut être appelé « cidre ». Cette réflexion intervient alors que Bruxelles prépare un règlement encadrant cette boisson emblématique à base de pommes, attendu pour 2026.
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SOURIEZ, VOUS ÊTES EN ARRIÈRE-PLAN : La Commission a tenté de rétablir ses relations avec la presse bruxelloise en organisant occasionnellement des briefings hors caméra avec ses porte-parole. L’une de ces rencontres a eu lieu jeudi, présentée par l’équipe d’Ursula von der Leyen – à deux reprises dans l’invitation – comme une occasion de s’exprimer […]
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