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Diplomacy & Defense Think Tank News

Israël : des élections pour rien ?

IRIS - Tue, 03/11/2026 - 09:58

Le mardi 27 octobre se sont tenues les élections législatives en Israël, sans qu’aucun bloc ne parvienne à obtenir la majorité absolue. Le camp de la droite et de l’extrême droite, mené par Benyamin Netanyahou, n’a remporté que 53 sièges, contre 48 pour l’opposition dirigée par l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot. Les partis arabes ont quant à eux remporté 19 sièges, un score historique.

Eisenkot, qui refuse de s’associer aux partis arabes, est dans une impasse, tandis que Netanyahou conserve plusieurs options pour tenter de former un gouvernement, notamment en tentant de débaucher certains des alliés les plus à droite de son adversaire. Malgré leur participation record, les partis arabes d’Israël, et donc les citoyens qu’ils représentent, apparaissent comme marginalisés au sein du champ politique.

Les partis arabes peuvent-ils malgré tout peser sur les tractations politiques en cours ? Comment Netanyahou pourrait-il tirer son épingle du jeu malgré sa défaite apparente ? Quelles sont les options privilégiées par Donald Trump ?

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Léon XIV en Amérique latine : héritages pontificaux, recompositions du catholicisme et enjeux géopolitiques

IRIS - Mon, 02/11/2026 - 17:25
À télécharger

Du 6 au 17 novembre 2026, le pape Léon XIV effectuera un voyage en Uruguay, en Argentine et au Pérou, premier grand déplacement latino-américain d’un pontife dont la trajectoire personnelle est profondément liée à cette région du monde, mais dont l’élection, en mai 2025, avait également constitué une nouveauté dans l’histoire de la papauté puisque, pour la première fois, un religieux né aux États-Unis et ayant longtemps exercé son ministère au Pérou accédait au siège de Pierre. Ce déplacement présente plusieurs caractéristiques qui dépassent son importance pastorale immédiate, tant il intervient à un moment de recomposition du paysage religieux latino-américain, de transformation des rapports entre les Églises et les États, mais également d’interrogations sur l’orientation d’un pontificat dont les premières interventions ont confirmé plusieurs héritages de François sans que soit encore complètement précisée la manière dont Léon XIV entend inscrire ces orientations dans le gouvernement de l’Église universelle.

L’analyse du voyage de Léon XIV suppose donc de le replacer dans cette histoire longue, en revenant sur les orientations successivement données à la présence pontificale par Jean-Paul II, Benoît XVI et François, avant d’examiner les enjeux propres à son déplacement et les contextes politiques et religieux des trois pays visités, dont les différences sont suffisamment importantes pour permettre d’observer plusieurs modalités contemporaines de relations entre catholicisme, démocratie et pouvoir politique.

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Les midterms, c’est quoi | Concepts

IRIS - Mon, 02/11/2026 - 17:04

Tous les quatre ans, les Américains élisent leur président. Deux ans plus tard viennent les midterms, les élections de mi-mandat, essentielles à leur démocratie. Lors de ces élections de mi-mandat, les Américains ne votent pas pour leur président. Ils renouvellent l’ensemble de la Chambre des représentants, un tiers du Sénat, et désignent aussi des gouverneurs et des élus locaux. Les midterms peuvent alors bouleverser les rapports de force à Washington.

Romuald Sciora, chercheur associé à l’IRIS où il dirige l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis, revient sur son rôle.

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Unleashing operational readiness

Globalsecurity.org - Mon, 02/11/2026 - 13:00
A helicopter overhead, blank fire cracking across the range and a building to clear made for anything but an ordinary day for 23SQN's military working dog (MWD) teams.

Israël : que révèle le résultat des élections législatives ?

IRIS - Mon, 02/11/2026 - 12:04
Des résultats qui déjouent les pronostics

Premier constat, le taux de participation s’élève à près de 78 %, montrant que les citoyens israéliens ont considéré déterminant l’enjeu de cette consultation. Les Palestiniens d’Israël ont pour leur part voté à près de 80 %, exprimant un rejet total de la politique de Benyamin Netanyahou, Premier ministre sortant.

Le système électoral à la proportionnelle quasi intégrale montre une nouvelle fois la difficulté à parvenir à une claire majorité sans recourir à des coalitions où, traditionnellement, les négociations secrètes sont la règle, accompagnées de leurs lots de reniements, de trahisons et de renversements d’alliances.

Mais, au-delà des paramètres liés aux règles du système électoral à proprement parler, les résultats de ces élections sont avant tout l’expression des divisions qui taraudent la société israélienne sur les enjeux de politique intérieure. Les scénarios les plus divers sont donc envisageables dans les jours et les semaines à venir et il serait vain de faire des pronostics un tant soit peu tangibles dans le cadre de cet article.

Les résultats officiellement proclamés montrent que la coalition menée par Benyamin Netanyahou, composée de cinq partis, arrive en tête avec 53 sièges de députés élus, sur 120 que comporte la Knesset, le parlement israélien ; celle de l’opposition regroupée autour de Gadi Eisenkot, composée de quatre partis, gagne 48 sièges, et enfin les deux listes arabes, 19 sièges. La majorité absolue nécessitant 61 députés, c’est donc maintenant que commencent les tractations pour tenter de trouver la formule de la composition du futur gouvernement.

Plusieurs remarques peuvent à ce stade être formulées.

Bien que connaissant une sensible réduction du nombre de ses députés – la coalition majoritaire sortante en possédait 64 –, il n’en demeure pas moins que le bloc dirigé par Netanyahou ne s’écroule pas, en dépit des accusations de toutes sortes dont il a été la cible durant toute la campagne électorale : corruption, entorse aux principes démocratiques notamment incarnée par son projet de réforme judiciaire visant à mettre au pas la Cour Suprême et surtout sa responsabilité de n’avoir pas su prévenir le 7-Octobre, voire pire, avoir été mis au courant des préparatifs du Hamas et n’en avoir pas averti les services de sécurité concernés. Malgré ces accusations, une partie significative du corps électoral lui a donné quitus quant à la politique génocidaire mise en œuvre à Gaza et à l’épuration ethnique menée en Cisjordanie.

Pour autant, les 67 autres députés, représentant les oppositions, indiquent que la coalition menée par Netanyahou est rejetée par une majorité du corps électoral.

La coalition menée par Gadi Eisenkot, ancien chef de l’état-major, n’atteint pas quant à elle les objectifs qu’elle s’était fixée et n’est pas non plus en situation de former seule un gouvernement. On peut d’ailleurs constater que la plupart des sondages se sont une nouvelle fois trompés puisqu’ils plaçaient ladite coalition devant celle dirigée par Netanyahou. Au cours de la campagne, Gadi Eisenkot s’est distingué de son adversaire principal sur de nombreux sujets de politique intérieure. Ainsi, s’est-il prononcé pour la mise en place d’une commission d’enquête sur les failles sécuritaires ayant permis le 7-Octobre alors qu’elle est obstinément refusée par Netanyahou ; il s’est montré favorable à la conscription des religieux ultra-orthodoxes – les craignant-Dieu – qui y échappent depuis 1948 ; il a enfin souvent insisté sur le nécessaire respect du principe de la séparation des pouvoirs. Gadi Eisenkot, a aussi fréquemment affirmé que, s’il gagnait les élections, il n’aurait de cesse de revenir aux fondements de la déclaration d’indépendance de l’État d’Israël défini selon lui comme « juif et démocratique ». On peut donc considérer qu’outre sa condamnation des dérives populistes et illibérales de Netanyahou il se démarque aussi, du moins vocalement, de la loi fondamentale portant sur « Israël, État-nation du peuple juif », adoptée en 2018, qui codifie l’existence de deux catégories de citoyens israéliens aux droits différents sur des critères ethniques : les juifs et ceux qui ne le sont pas. S’il parvient au pouvoir, les semaines qui viennent confirmeront, ou non, le respect de cette promesse sur un sujet d’une importance capitale.

Les Palestiniens d’Israël enfin constituent la véritable surprise de cette élection en raison de leur score élevé. Les partis arabes totalisent en effet 19 sièges, alors qu’ils n’en avaient que 10 dans la législature précédente. Ce résultat s’explique par leur très forte mobilisation, elle-même produite par la situation de plus en plus stigmatisante qui leur est réservée en Israël, particulièrement depuis le 7-Octobre. Selon la formule qui revient fréquemment ces derniers jours, ils sont de facto les « faiseurs de roi » de la future architecture gouvernementale. Benyamin Netanyahou ne s’y trompe pas et, lors de sa conférence de presse du 28 octobre, il a déclaré sans ambages que « les Arabes ont volé les élections ». Le sens de la déclaration est limpide et confirme que pour lui et sa coalition composée de partis racistes et suprémacistes, les Palestiniens d’Israël ne possèdent aucune légitimité.

À la lumière de ces résultats, une des questions déterminantes réside donc dans le fait de savoir si le bloc du changement de Gadi Eisenkot acceptera de faire alliance avec les élus arabes. La réponse est difficile à discerner tant les divisions sont fortes en son sein. L’une de ses composantes – le parti d’Avigdor Liberman, 7 sièges – a par exemple maintes fois exprimé son refus d’une telle perspective, alors que les Démocrates d’Yaïr Golan, 8 sièges, y seraient plutôt favorables. Une solution envisageable pourrait se concrétiser sous la forme d’un soutien sans participation des partis représentant les Palestiniens d’Israël, mais quels gages seraient alors susceptible de leur fournir Gadi Eisenkot ?

La question palestinienne, grande absente de la campagne

Si les divergences sont nombreuses sur les enjeux de politique intérieure entre les différentes coalitions électorales juives, elles sont clairement moins vives quant à la question palestinienne.

Les convictions de Benyamin Netanyahou sont connues depuis longtemps, et on doit lui reconnaitre une obsession sans faille sur le sujet. Depuis la signature des accords d’Oslo en 1993, il s’est en effet toujours prononcé contre toute forme de compromis avec les Palestiniens et contre la perspective d’un État souverain leur revenant. Il n’a jamais dévié de ces positions et les autres composantes de sa coalition les partagent pleinement. Les méthodes utilisées contre la bande de Gaza depuis le 7-Octobre et l’épuration ethnique en cours en Cisjordanie montrent jusqu’à quelles extrémités cette politique mène.

Gadi Eisenkot a aussi pour sa part clairement refusé la perspective d’un État palestinien, reflétant in fine la conviction de la majorité de l’opinion publique israélienne. La différence avec Benyamin Netanyahou réside dans le fait qu’il n’écarte pas a priori la possibilité de négociations, mais dont le but serait de déterminer le statut d’une hypothétique « autonomie » ou d’un « presque État », mais qui resterait sous le contrôle sécuritaire exclusif d’Israël. Il a certes condamné la politique de terreur organisée par le gouvernement sortant en Cisjordanie qui encourage les exactions quotidiennes de colons fanatisés contre la population civile palestinienne, pour autant il ne s’oppose pas au principe même de la colonisation. Pour lui, il s’agit en quelque sorte de coloniser proprement.

Il n’y a donc pas concordance sur les méthodes, mais le mépris partagé du droit international apparaît le même dans les deux coalitions rivales. En dépit des nuances, voire des divergences, le chef du gouvernement sortant et celui de l’opposition possèdent sur le fond la même position : pas d’État palestinien entre le Jourdain et la Méditerranée et mépris affiché pour le droit international. Il est d’ailleurs frappant de constater qu’aucun des responsables politiques israéliens, mis à part bien sûr ceux des Palestiniens d’Israël, ne prend la peine de formuler des propositions positives précises pour sortir de l’impasse et de la dégradation dans lesquelles se trouve aujourd’hui le dossier israélo-palestinien. Le traumatisme du 7-Octobre est tel au sein de la société israélienne qu’un consensus national existe entre les partis juifs du pays et empêche toute réflexion critique.

Les séquences à venir

Les résultats officiels ayant désormais été proclamés, le président israélien doit rencontrer les responsables politiques et désigner celui qu’il mandate pour former un gouvernement. Charge à ce dernier de trouver la voie permettant de regrouper les 61 députés nécessaires pour obtenir la majorité au sein de la Knesset. Les marchandages peuvent être longs et entrainer l’organisation de nouvelles élections législatives anticipées s’ils n’aboutissent pas. Le président Herzog a certes enjoint les responsables politiques à trouver une solution dans les meilleurs délais, mais rien n’est moins sûr et vaines sont les spéculations.

En attendant, c’est Benyamin Netanyahou, Premier ministre sortant, qui reste en poste. Il a prouvé au cours des dernières années qu’il était capable de prendre les pires décisions pour se maintenir au pouvoir et l’on ne peut exclure une énième tentation de fuite en avant. L’éventualité d’une nouvelle campagne de frappes sur l’Iran – après la tenue des midterms aux États-Unis – qui entrainerait sans nul doute une riposte de Téhéran et favoriserait la reconstitution d’une union nationale à Tel-Aviv ne peut malheureusement pas être exclue.

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20 Jahre „Aid for Trade“: Zwischen Entwicklungszielen, Gegenwind und Geberinteressen

Bonn, 02.11.2026. Vom 29. bis 30. Oktober veranstaltete die Welthandelsorganisation (WTO) in Genf ihren 10. „Aid for Trade“ (AfT) Global Review. Die alle zwei Jahre stattfindende Veranstaltung ist der wichtigste WTO-Dialog, um die Fortschritte der Initiative zu bewerten und ihre künftige Ausrichtung zu gestalten. 20 Jahre nach dem Start von AfT bot das Jubiläum Gelegenheit, die bisherigen Erfolge zu würdigen und über die Rolle der Initiative in einer zunehmend fragmentierten und volatilen Weltwirtschaft zu reflektieren.

AfT beruht auf einer einfachen Idee. Länder mit hohen Handelskosten können nicht in vollem Maße vom Zugang zu internationalen Märkten profitieren. Umfang und Ausrichtung der Initiative sind dabei zentral. AfT macht etwa ein Fünftel der öffentlichen Entwicklungszusammenarbeit (ODA) aus. Laut WTO fließen rund 98 % aller Zusagen in die Unterstützung wirtschaftlicher Infrastruktur und den Aufbau von Produktionskapazitäten und nur ein kleiner Teil in den Kapazitätsaufbau für die Umsetzung handelspolitischer oder regulatorischer Maßnahmen. AfT ist somit weit mehr als ein eng gefasstes handelspolitisches Instrument, sondern hilft Ländern, effektiver am Welthandel teilzunehmen und ihre wirtschaftliche Entwicklung voranzutreiben. 

Eine Debatte im Wandel 

Diese Logik stößt auf eine neue politische Realität. Fiskalpolitischer Druck in den Geberländern, die zunehmende Politisierung des Handels und ideologische Angriffe auf die Entwicklungszusammenarbeit – die entsprechende öffentliche Skepsis häufig überzeichnen – haben die Debatte über Entwicklungshilfe verändert. Als Reaktion kürzten Regierungen Entwicklungsbudgets und richten den Einsatz verbleibender Mittel expliziter an nationalen Interessen aus, etwa mit Verweis auf Beschäftigungs- und Exportchancen für inländische Unternehmen.

Es ist legitim darauf zu verweisen, dass auch Geberländer von der Entwicklungszusammenarbeit profitieren sollten. Problematisch wird es, wenn diese Vorteile nicht mehr eine Folge, sondern das Hauptziel sind. Das gilt insbesondere für AfT, denn die Erkenntnisse über die ökonomische und statistische Bedeutung der Exportgewinne für die Geberländer sind uneinheitlich. 

Neuere Forschung zur ODA insgesamt hat die öffentliche Aufmerksamkeit erregt, weil sie substantielle positive Effekte auf Exporte und Beschäftigung in den Geberländern, darunter Deutschland, aufzeigen. Entscheidend ist, dass diese Effekte offenbar über langfristige, indirekte Kanäle entstehen und nicht zwingend mit direkter Handelsförderung verbunden sind. Diese Erkenntnisse sind auch für AfT von Bedeutung: Um den Nutzen für Geberländer zu beurteilen, muss der Blick über unmittelbare Verträge und Exportaufträge hinausgehen und berücksichtigen, in welchem Maße der Nutzen von AfT in den langfristigen Wirtschaftsbeziehungen liegt. 

Es gibt gute Gründe, diese Perspektive auf AfT einzunehmen. Forschungsergebnisse deuten darauf hin, dass die Unterstützung von Entwicklungsländern bei der Senkung von Handelskosten, der Modernisierung von Zollverfahren, der Stärkung von Produktionskapazitäten, der Einbindung in globale Wertschöpfungsketten und der Erfüllung internationaler Standards ihre Handelsleistung deutlich verbessern kann – insbesondere in den am wenigsten entwickelten Ländern.

Die potenziellen Vorteile gehen weit über die gesteigerte Handelskapazität der Empfängerländer hinaus. Wer daher nur auf die Exportbilanzen der Geberländer blickt, verliert das Große und Ganze aus den Augen. Länder, die im internationalen Handel erfolgreicher werden, können sich zu widerstandsfähigeren und verlässlicheren Partnern entwickeln. Für stark vom internationalen Handel abhängige Volkswirtschaften wie Deutschland kann das bereits ein erheblicher Nutzen sein. Jüngste Forschung zeigt zudem, dass Geberländer profitieren, indem sie Zugang zu kritischen Rohstoffen erhalten, nachhaltigere Handelspartnerschaften aufbauen und stärkere Bündnisse für ein regelbasiertes Handelssystem schmieden. Solche Effekte lassen sich anhand reiner Exportstatistiken kaum erfassen, könnten aber weitreichender sein.

Ausblick

Die Debatte sollte sich daher von der Frage „Was bekommen wir dafür zurück?“ hin zu der strategischeren Frage bewegen: „Welche Partnerschaften wollen wir aufbauen?“ Dieser Perspektivwechsel ist für Politik und Forschung bedeutend. Künftige Studien sollten über direkte Auswirkungen hinausgehen und die Mechanismen untersuchen, durch die AfT sowohl Geber- als auch Empfängerländern zugutekommt. Ein Verständnis dieser Wirkungszusammenhänge könnte dazu beitragen, die strategische Ausrichtung von AfT gezielter zu gestalten.

Dies ist besonders relevant in einem Handelsumfeld, das zunehmend von Industriepolitik, wirtschaftlicher Unsicherheit, Lieferkettenrisiken, Digitalisierung und künstlicher Intelligenz, Klimawandel und geopolitischen Entwicklungen geprägt ist. Um wirksam zu bleiben, muss AfT noch stärker als umfassender Ansatz ausgerichtet werden. Der diesjährige Global Review steht für ein breiteres, stärker zukunftsorientiertes Verständnis von Handelsintegration, bei dem neben dem traditionellen Aufbau von Handelskapazitäten auch Resilienz, Inklusion, Investitionen und öffentlich-private Partnerschaften im Fokus stehen.

Diese breitere Perspektive könnte dazu beitragen, die Ziele von AfT enger mit den wirtschaftlichen Gegebenheiten und den Anpassungsbedarf der heutigen Welt in Einklang zu bringen. Gut konzipiert, ist die Initiative – mit ihrem expliziten Auftrag, Entwicklung in einer vernetzten Welt zu fördern – ein idealer Kandidat für Partnerschaften auf Augenhöhe. 20 Jahre nach dem Start der Initiative könnte dies eine der wichtigsten Zukunftsperspektiven für AfT sein.

20 Jahre „Aid for Trade“: Zwischen Entwicklungszielen, Gegenwind und Geberinteressen

Bonn, 02.11.2026. Vom 29. bis 30. Oktober veranstaltete die Welthandelsorganisation (WTO) in Genf ihren 10. „Aid for Trade“ (AfT) Global Review. Die alle zwei Jahre stattfindende Veranstaltung ist der wichtigste WTO-Dialog, um die Fortschritte der Initiative zu bewerten und ihre künftige Ausrichtung zu gestalten. 20 Jahre nach dem Start von AfT bot das Jubiläum Gelegenheit, die bisherigen Erfolge zu würdigen und über die Rolle der Initiative in einer zunehmend fragmentierten und volatilen Weltwirtschaft zu reflektieren.

AfT beruht auf einer einfachen Idee. Länder mit hohen Handelskosten können nicht in vollem Maße vom Zugang zu internationalen Märkten profitieren. Umfang und Ausrichtung der Initiative sind dabei zentral. AfT macht etwa ein Fünftel der öffentlichen Entwicklungszusammenarbeit (ODA) aus. Laut WTO fließen rund 98 % aller Zusagen in die Unterstützung wirtschaftlicher Infrastruktur und den Aufbau von Produktionskapazitäten und nur ein kleiner Teil in den Kapazitätsaufbau für die Umsetzung handelspolitischer oder regulatorischer Maßnahmen. AfT ist somit weit mehr als ein eng gefasstes handelspolitisches Instrument, sondern hilft Ländern, effektiver am Welthandel teilzunehmen und ihre wirtschaftliche Entwicklung voranzutreiben. 

Eine Debatte im Wandel 

Diese Logik stößt auf eine neue politische Realität. Fiskalpolitischer Druck in den Geberländern, die zunehmende Politisierung des Handels und ideologische Angriffe auf die Entwicklungszusammenarbeit – die entsprechende öffentliche Skepsis häufig überzeichnen – haben die Debatte über Entwicklungshilfe verändert. Als Reaktion kürzten Regierungen Entwicklungsbudgets und richten den Einsatz verbleibender Mittel expliziter an nationalen Interessen aus, etwa mit Verweis auf Beschäftigungs- und Exportchancen für inländische Unternehmen.

Es ist legitim darauf zu verweisen, dass auch Geberländer von der Entwicklungszusammenarbeit profitieren sollten. Problematisch wird es, wenn diese Vorteile nicht mehr eine Folge, sondern das Hauptziel sind. Das gilt insbesondere für AfT, denn die Erkenntnisse über die ökonomische und statistische Bedeutung der Exportgewinne für die Geberländer sind uneinheitlich. 

Neuere Forschung zur ODA insgesamt hat die öffentliche Aufmerksamkeit erregt, weil sie substantielle positive Effekte auf Exporte und Beschäftigung in den Geberländern, darunter Deutschland, aufzeigen. Entscheidend ist, dass diese Effekte offenbar über langfristige, indirekte Kanäle entstehen und nicht zwingend mit direkter Handelsförderung verbunden sind. Diese Erkenntnisse sind auch für AfT von Bedeutung: Um den Nutzen für Geberländer zu beurteilen, muss der Blick über unmittelbare Verträge und Exportaufträge hinausgehen und berücksichtigen, in welchem Maße der Nutzen von AfT in den langfristigen Wirtschaftsbeziehungen liegt. 

Es gibt gute Gründe, diese Perspektive auf AfT einzunehmen. Forschungsergebnisse deuten darauf hin, dass die Unterstützung von Entwicklungsländern bei der Senkung von Handelskosten, der Modernisierung von Zollverfahren, der Stärkung von Produktionskapazitäten, der Einbindung in globale Wertschöpfungsketten und der Erfüllung internationaler Standards ihre Handelsleistung deutlich verbessern kann – insbesondere in den am wenigsten entwickelten Ländern.

Die potenziellen Vorteile gehen weit über die gesteigerte Handelskapazität der Empfängerländer hinaus. Wer daher nur auf die Exportbilanzen der Geberländer blickt, verliert das Große und Ganze aus den Augen. Länder, die im internationalen Handel erfolgreicher werden, können sich zu widerstandsfähigeren und verlässlicheren Partnern entwickeln. Für stark vom internationalen Handel abhängige Volkswirtschaften wie Deutschland kann das bereits ein erheblicher Nutzen sein. Jüngste Forschung zeigt zudem, dass Geberländer profitieren, indem sie Zugang zu kritischen Rohstoffen erhalten, nachhaltigere Handelspartnerschaften aufbauen und stärkere Bündnisse für ein regelbasiertes Handelssystem schmieden. Solche Effekte lassen sich anhand reiner Exportstatistiken kaum erfassen, könnten aber weitreichender sein.

Ausblick

Die Debatte sollte sich daher von der Frage „Was bekommen wir dafür zurück?“ hin zu der strategischeren Frage bewegen: „Welche Partnerschaften wollen wir aufbauen?“ Dieser Perspektivwechsel ist für Politik und Forschung bedeutend. Künftige Studien sollten über direkte Auswirkungen hinausgehen und die Mechanismen untersuchen, durch die AfT sowohl Geber- als auch Empfängerländern zugutekommt. Ein Verständnis dieser Wirkungszusammenhänge könnte dazu beitragen, die strategische Ausrichtung von AfT gezielter zu gestalten.

Dies ist besonders relevant in einem Handelsumfeld, das zunehmend von Industriepolitik, wirtschaftlicher Unsicherheit, Lieferkettenrisiken, Digitalisierung und künstlicher Intelligenz, Klimawandel und geopolitischen Entwicklungen geprägt ist. Um wirksam zu bleiben, muss AfT noch stärker als umfassender Ansatz ausgerichtet werden. Der diesjährige Global Review steht für ein breiteres, stärker zukunftsorientiertes Verständnis von Handelsintegration, bei dem neben dem traditionellen Aufbau von Handelskapazitäten auch Resilienz, Inklusion, Investitionen und öffentlich-private Partnerschaften im Fokus stehen.

Diese breitere Perspektive könnte dazu beitragen, die Ziele von AfT enger mit den wirtschaftlichen Gegebenheiten und den Anpassungsbedarf der heutigen Welt in Einklang zu bringen. Gut konzipiert, ist die Initiative – mit ihrem expliziten Auftrag, Entwicklung in einer vernetzten Welt zu fördern – ein idealer Kandidat für Partnerschaften auf Augenhöhe. 20 Jahre nach dem Start der Initiative könnte dies eine der wichtigsten Zukunftsperspektiven für AfT sein.

20 Jahre „Aid for Trade“: Zwischen Entwicklungszielen, Gegenwind und Geberinteressen

Bonn, 02.11.2026. Vom 29. bis 30. Oktober veranstaltete die Welthandelsorganisation (WTO) in Genf ihren 10. „Aid for Trade“ (AfT) Global Review. Die alle zwei Jahre stattfindende Veranstaltung ist der wichtigste WTO-Dialog, um die Fortschritte der Initiative zu bewerten und ihre künftige Ausrichtung zu gestalten. 20 Jahre nach dem Start von AfT bot das Jubiläum Gelegenheit, die bisherigen Erfolge zu würdigen und über die Rolle der Initiative in einer zunehmend fragmentierten und volatilen Weltwirtschaft zu reflektieren.

AfT beruht auf einer einfachen Idee. Länder mit hohen Handelskosten können nicht in vollem Maße vom Zugang zu internationalen Märkten profitieren. Umfang und Ausrichtung der Initiative sind dabei zentral. AfT macht etwa ein Fünftel der öffentlichen Entwicklungszusammenarbeit (ODA) aus. Laut WTO fließen rund 98 % aller Zusagen in die Unterstützung wirtschaftlicher Infrastruktur und den Aufbau von Produktionskapazitäten und nur ein kleiner Teil in den Kapazitätsaufbau für die Umsetzung handelspolitischer oder regulatorischer Maßnahmen. AfT ist somit weit mehr als ein eng gefasstes handelspolitisches Instrument, sondern hilft Ländern, effektiver am Welthandel teilzunehmen und ihre wirtschaftliche Entwicklung voranzutreiben. 

Eine Debatte im Wandel 

Diese Logik stößt auf eine neue politische Realität. Fiskalpolitischer Druck in den Geberländern, die zunehmende Politisierung des Handels und ideologische Angriffe auf die Entwicklungszusammenarbeit – die entsprechende öffentliche Skepsis häufig überzeichnen – haben die Debatte über Entwicklungshilfe verändert. Als Reaktion kürzten Regierungen Entwicklungsbudgets und richten den Einsatz verbleibender Mittel expliziter an nationalen Interessen aus, etwa mit Verweis auf Beschäftigungs- und Exportchancen für inländische Unternehmen.

Es ist legitim darauf zu verweisen, dass auch Geberländer von der Entwicklungszusammenarbeit profitieren sollten. Problematisch wird es, wenn diese Vorteile nicht mehr eine Folge, sondern das Hauptziel sind. Das gilt insbesondere für AfT, denn die Erkenntnisse über die ökonomische und statistische Bedeutung der Exportgewinne für die Geberländer sind uneinheitlich. 

Neuere Forschung zur ODA insgesamt hat die öffentliche Aufmerksamkeit erregt, weil sie substantielle positive Effekte auf Exporte und Beschäftigung in den Geberländern, darunter Deutschland, aufzeigen. Entscheidend ist, dass diese Effekte offenbar über langfristige, indirekte Kanäle entstehen und nicht zwingend mit direkter Handelsförderung verbunden sind. Diese Erkenntnisse sind auch für AfT von Bedeutung: Um den Nutzen für Geberländer zu beurteilen, muss der Blick über unmittelbare Verträge und Exportaufträge hinausgehen und berücksichtigen, in welchem Maße der Nutzen von AfT in den langfristigen Wirtschaftsbeziehungen liegt. 

Es gibt gute Gründe, diese Perspektive auf AfT einzunehmen. Forschungsergebnisse deuten darauf hin, dass die Unterstützung von Entwicklungsländern bei der Senkung von Handelskosten, der Modernisierung von Zollverfahren, der Stärkung von Produktionskapazitäten, der Einbindung in globale Wertschöpfungsketten und der Erfüllung internationaler Standards ihre Handelsleistung deutlich verbessern kann – insbesondere in den am wenigsten entwickelten Ländern.

Die potenziellen Vorteile gehen weit über die gesteigerte Handelskapazität der Empfängerländer hinaus. Wer daher nur auf die Exportbilanzen der Geberländer blickt, verliert das Große und Ganze aus den Augen. Länder, die im internationalen Handel erfolgreicher werden, können sich zu widerstandsfähigeren und verlässlicheren Partnern entwickeln. Für stark vom internationalen Handel abhängige Volkswirtschaften wie Deutschland kann das bereits ein erheblicher Nutzen sein. Jüngste Forschung zeigt zudem, dass Geberländer profitieren, indem sie Zugang zu kritischen Rohstoffen erhalten, nachhaltigere Handelspartnerschaften aufbauen und stärkere Bündnisse für ein regelbasiertes Handelssystem schmieden. Solche Effekte lassen sich anhand reiner Exportstatistiken kaum erfassen, könnten aber weitreichender sein.

Ausblick

Die Debatte sollte sich daher von der Frage „Was bekommen wir dafür zurück?“ hin zu der strategischeren Frage bewegen: „Welche Partnerschaften wollen wir aufbauen?“ Dieser Perspektivwechsel ist für Politik und Forschung bedeutend. Künftige Studien sollten über direkte Auswirkungen hinausgehen und die Mechanismen untersuchen, durch die AfT sowohl Geber- als auch Empfängerländern zugutekommt. Ein Verständnis dieser Wirkungszusammenhänge könnte dazu beitragen, die strategische Ausrichtung von AfT gezielter zu gestalten.

Dies ist besonders relevant in einem Handelsumfeld, das zunehmend von Industriepolitik, wirtschaftlicher Unsicherheit, Lieferkettenrisiken, Digitalisierung und künstlicher Intelligenz, Klimawandel und geopolitischen Entwicklungen geprägt ist. Um wirksam zu bleiben, muss AfT noch stärker als umfassender Ansatz ausgerichtet werden. Der diesjährige Global Review steht für ein breiteres, stärker zukunftsorientiertes Verständnis von Handelsintegration, bei dem neben dem traditionellen Aufbau von Handelskapazitäten auch Resilienz, Inklusion, Investitionen und öffentlich-private Partnerschaften im Fokus stehen.

Diese breitere Perspektive könnte dazu beitragen, die Ziele von AfT enger mit den wirtschaftlichen Gegebenheiten und den Anpassungsbedarf der heutigen Welt in Einklang zu bringen. Gut konzipiert, ist die Initiative – mit ihrem expliziten Auftrag, Entwicklung in einer vernetzten Welt zu fördern – ein idealer Kandidat für Partnerschaften auf Augenhöhe. 20 Jahre nach dem Start der Initiative könnte dies eine der wichtigsten Zukunftsperspektiven für AfT sein.

Europa braucht Antworten auf Russlands Sabotagekampagne

SWP - Mon, 02/11/2026 - 09:12

Anschläge auf Rüstungsbetriebe, Drohnen über Militärstützpunkten, Schäden an kritischer Infrastruktur: Die mit der russischen Vollinvasion intensivierten Sabotageakte gegenüber Deutschland und Europa haben sich seit 2023 und 2024 vervielfacht und in diesem Sommer ihren bisherigen Höhepunkt erreicht. Doch auch, wenn vieles auf eine koordinierte Kampagne hindeutet, erfolgt die Ausführung meist dezentral und durch einzelne Akteure. Dabei handelt es sich sowohl um sogenannte Wegwerf-Agenten, als auch um langfristig eingesetzte Kräfte. Die bislang verhaltenen Reaktionen des Westens bestärken die russische Führung darin, mehr zu riskieren und neue Wege der Sabotage und Verunsicherung auszutesten. 

Übergeordnete Ziele und unzureichende Abschreckung

Angriffsziele sind besonders Rüstungsbetriebe, Logistikzentren und kritische Infrastrukturen an Land und zur See. Hinzu kommen Drohnenüberflüge über Militärstützpunkte und Industrieanlagen sowie militärische Drohnen russischen Ursprungs im Nato-Luftraum. Mit diesen Akten kann Russland mehrere, sich überlagernde Ziele gleichzeitig verfolgen. Erstens lotet es die Grenzen der westlichen Systeme aus. Dafür testet es, wie schnell einzelne Staaten und die Nato auf Schäden und Störungen reagieren. Es agiert an den Schnittstellen innerstaatlicher Zuständigkeiten und sucht nach etwaige Lücken, wie zum Beispiel in der Drohnenabwehr. Zweitens demonstriert Russland mit den Angriffen die eigenen Fähigkeiten und die Ohnmacht des Westens, was die Bevölkerungen verunsichern und destabilisieren soll. Drittens sollen die Sabotageakte nachhaltige Schäden anrichten und politische Bruchlinien ausnutzen, sodass mit wachsender Bedrohungswahrnehmung und sinkendem Sicherheitsgefühl in den betroffenen Gesellschaften die Unterstützung der Ukraine mehr und mehr in Frage  gestellt werden soll. 

Die bisherigen Reaktionen Deutschlands, der EU und der Nato reichen nicht aus. Klassische Abschreckungsmaßnahmen greifen nur bedingt, denn die Sabotageaktivitäten sind häufig gezielt auf Schnittstellen zwischen innerstaatlichen Zuständigkeiten sowie innerer und äußerer Sicherheit ausgerichtet. Außerdem spielen sie sich bisher unterhalb der Eskalationsschwelle bewaffneter Konflikte ab. Der Vizechef des ukrainischen Auslandsgeheimdienstes beschreibt es so: »Aus russischer Sicht es ein nützliches Mittel: Man bleibt unter dem Level des Nato-Bündnisfalls und versetzt trotzdem die Bevölkerung in Angst und Schrecken«. 

Grenzen ziehen und Konsequenzen definieren

Diese »Grauzone« ist jedoch nicht allein Ergebnis einer russischen Strategie, sondern auch westlicher Zurückhaltung. Deutschland und seine Partner sollten Russland deutlich zeigen, wo die Grenzen – auch unterhalb der Eskalationsschwelle eines offenen Krieges – verlaufen. Solange Russland keine ausreichenden Konsequenzen zu befürchten hat, ist ein Ende der Sabotageakte nicht zu erwarten. Deshalb braucht es die klare Benennung der Summe an Sabotageakten als orchestrierte Kampagne und der weitreichenden Folgen für die europäischen Staaten und ihrer Bevölkerungen. So können Konsequenzen definiert und Maßnahmen beschlossen werden, die diesem Ausmaß gerecht werden. Auch wenn nicht jede Drohnensichtung und nicht jeder Schaden an Unterseekabeln zwangsläufig einen Sabotageakt darstellt, sollte die öffentliche Debatte für diese breit angelegte Kampagne sensibilisieren und die Fähigkeit stärken, mit dieser Bedrohung umzugehen. 

Sind Sie ein Leistungsträger?

Wenn Menschen das Gefühl haben, es nicht mehr zu schaffen, entsteht daraus eine enorme Wut. Die Politik muss gezielt helfen, statt Signale an die Falschen zu senden. , »Wir müssen endlich die Leistungsträger entlasten und belohnen.« Dieser Forderung stimmt eine überwältigende Mehrheit der Menschen in Deutschland zu. Die von so vielen empfundene mangelnde Wertschätzung der eigenen Leistung ist einer der wichtigsten Gründe für die Unzufriedenheit und Polarisierung ...

Governing Just Transitions through policy coherence: challenges and opportunities on the path towards climate-neutral, sustainable futures

Just Transitions have emerged as a central pillar of global climate policy, particularly following their formal inclusion in the Paris Agreement in 2015. Their rapid adoption at both national and international levels is notable given persistent shortcomings in global climate and sustainable development governance. However, Just Transition initiatives remain fragmented, conceptually contested, and predominantly focused on energy, and their governance has received comparatively little academic attention. At the same time, policy coherence, a governance principle concerned with maximising synergies and minimising trade-offs and extensively studied in the context of the 2030 Agenda, is widely invoked in policy discourse as essential for Just Transitions, yet its role in Just Transition governance has received little systematic attention in the literature. This dissertation therefore asks: to what extent can policy coherence enable the governance of Just Transitions, and under which conditions? Just Transitions here are understood as transitions that advance climate-neutral, sustainable futures in ways that are substantively just, with substantive justice defined as the expansion of opportunity freedoms, the reduction of inequalities across all dimensions, and the fulfilment of the 2030 Agenda’s promise to ‘leave no one behind.’ Part I (Chapters 2–3) examines the relationships between policy coherence, Just Transition, goal attainment, and inequality reduction. Drawing on survey data from 131 COP28 delegates (Chapter 2) and empirical analysis of 40 sustainable development policy processes across multiple countries (Chapter 3), the findings indicate that policy coherence is widely perceived as integral to Just Transitions and is strongly associated with multidimensional, cross-sectoral approaches that extend beyond energy. Empirical analysis further shows that higher coherence is linked to greater policy effectiveness in achieving multiple objectives. However, coherence alone does not reliably reduce inequalities and, in some cases, can exacerbate them. Part II (Chapters 4–6) examines the temporal, discursive, and political conditions under which policy coherence can enable the governance of Just Transitions. Drawing on policy document analysis and semi-structured interviews, these conditions are analysed through an in-depth case study of Germany’s energy transition, the Energiewende, a high-stakes transition context. Findings demonstrate that governing Just Transitions through policy coherence requires balancing short-, medium-, and long-term objectives, as temporal dynamics alter policy interactions and reveal trade-offs and synergies that evolve over time (Chapter 4). Moreover, policy coherence is socially and discursively constructed, with actors’ perceptions and interpretations strongly shaping whether policies and their implementation are experienced as coherent or incoherent (Chapter 5). Political inequalities in decision-making around the German coal phase-out and onshore wind phase-in further constrain coherence and can lead to slower climate mitigation outcomes (Chapter 6). Together, the findings indicate that while policy coherence may appear to be a necessary principle for the governance of Just Transitions, it is not sufficient. While widely endorsed, its ability to enable the governance of Just Transitions is context-dependent and contingent on its implications for social justice. In addition, policy coherence should not be seen as a fixed end-state, but as a dynamic and imperfect governance principle that is deeply shaped by politics and discourse.

Governing Just Transitions through policy coherence: challenges and opportunities on the path towards climate-neutral, sustainable futures

Just Transitions have emerged as a central pillar of global climate policy, particularly following their formal inclusion in the Paris Agreement in 2015. Their rapid adoption at both national and international levels is notable given persistent shortcomings in global climate and sustainable development governance. However, Just Transition initiatives remain fragmented, conceptually contested, and predominantly focused on energy, and their governance has received comparatively little academic attention. At the same time, policy coherence, a governance principle concerned with maximising synergies and minimising trade-offs and extensively studied in the context of the 2030 Agenda, is widely invoked in policy discourse as essential for Just Transitions, yet its role in Just Transition governance has received little systematic attention in the literature. This dissertation therefore asks: to what extent can policy coherence enable the governance of Just Transitions, and under which conditions? Just Transitions here are understood as transitions that advance climate-neutral, sustainable futures in ways that are substantively just, with substantive justice defined as the expansion of opportunity freedoms, the reduction of inequalities across all dimensions, and the fulfilment of the 2030 Agenda’s promise to ‘leave no one behind.’ Part I (Chapters 2–3) examines the relationships between policy coherence, Just Transition, goal attainment, and inequality reduction. Drawing on survey data from 131 COP28 delegates (Chapter 2) and empirical analysis of 40 sustainable development policy processes across multiple countries (Chapter 3), the findings indicate that policy coherence is widely perceived as integral to Just Transitions and is strongly associated with multidimensional, cross-sectoral approaches that extend beyond energy. Empirical analysis further shows that higher coherence is linked to greater policy effectiveness in achieving multiple objectives. However, coherence alone does not reliably reduce inequalities and, in some cases, can exacerbate them. Part II (Chapters 4–6) examines the temporal, discursive, and political conditions under which policy coherence can enable the governance of Just Transitions. Drawing on policy document analysis and semi-structured interviews, these conditions are analysed through an in-depth case study of Germany’s energy transition, the Energiewende, a high-stakes transition context. Findings demonstrate that governing Just Transitions through policy coherence requires balancing short-, medium-, and long-term objectives, as temporal dynamics alter policy interactions and reveal trade-offs and synergies that evolve over time (Chapter 4). Moreover, policy coherence is socially and discursively constructed, with actors’ perceptions and interpretations strongly shaping whether policies and their implementation are experienced as coherent or incoherent (Chapter 5). Political inequalities in decision-making around the German coal phase-out and onshore wind phase-in further constrain coherence and can lead to slower climate mitigation outcomes (Chapter 6). Together, the findings indicate that while policy coherence may appear to be a necessary principle for the governance of Just Transitions, it is not sufficient. While widely endorsed, its ability to enable the governance of Just Transitions is context-dependent and contingent on its implications for social justice. In addition, policy coherence should not be seen as a fixed end-state, but as a dynamic and imperfect governance principle that is deeply shaped by politics and discourse.

Governing Just Transitions through policy coherence: challenges and opportunities on the path towards climate-neutral, sustainable futures

Just Transitions have emerged as a central pillar of global climate policy, particularly following their formal inclusion in the Paris Agreement in 2015. Their rapid adoption at both national and international levels is notable given persistent shortcomings in global climate and sustainable development governance. However, Just Transition initiatives remain fragmented, conceptually contested, and predominantly focused on energy, and their governance has received comparatively little academic attention. At the same time, policy coherence, a governance principle concerned with maximising synergies and minimising trade-offs and extensively studied in the context of the 2030 Agenda, is widely invoked in policy discourse as essential for Just Transitions, yet its role in Just Transition governance has received little systematic attention in the literature. This dissertation therefore asks: to what extent can policy coherence enable the governance of Just Transitions, and under which conditions? Just Transitions here are understood as transitions that advance climate-neutral, sustainable futures in ways that are substantively just, with substantive justice defined as the expansion of opportunity freedoms, the reduction of inequalities across all dimensions, and the fulfilment of the 2030 Agenda’s promise to ‘leave no one behind.’ Part I (Chapters 2–3) examines the relationships between policy coherence, Just Transition, goal attainment, and inequality reduction. Drawing on survey data from 131 COP28 delegates (Chapter 2) and empirical analysis of 40 sustainable development policy processes across multiple countries (Chapter 3), the findings indicate that policy coherence is widely perceived as integral to Just Transitions and is strongly associated with multidimensional, cross-sectoral approaches that extend beyond energy. Empirical analysis further shows that higher coherence is linked to greater policy effectiveness in achieving multiple objectives. However, coherence alone does not reliably reduce inequalities and, in some cases, can exacerbate them. Part II (Chapters 4–6) examines the temporal, discursive, and political conditions under which policy coherence can enable the governance of Just Transitions. Drawing on policy document analysis and semi-structured interviews, these conditions are analysed through an in-depth case study of Germany’s energy transition, the Energiewende, a high-stakes transition context. Findings demonstrate that governing Just Transitions through policy coherence requires balancing short-, medium-, and long-term objectives, as temporal dynamics alter policy interactions and reveal trade-offs and synergies that evolve over time (Chapter 4). Moreover, policy coherence is socially and discursively constructed, with actors’ perceptions and interpretations strongly shaping whether policies and their implementation are experienced as coherent or incoherent (Chapter 5). Political inequalities in decision-making around the German coal phase-out and onshore wind phase-in further constrain coherence and can lead to slower climate mitigation outcomes (Chapter 6). Together, the findings indicate that while policy coherence may appear to be a necessary principle for the governance of Just Transitions, it is not sufficient. While widely endorsed, its ability to enable the governance of Just Transitions is context-dependent and contingent on its implications for social justice. In addition, policy coherence should not be seen as a fixed end-state, but as a dynamic and imperfect governance principle that is deeply shaped by politics and discourse.

Planstädte sind nicht die Lösung für die rasante Urbanisierung

Planstadtprojekte werden den Ansprüchen nachhaltiger Stadtentwicklung häufig nicht gerecht, können allerdings einflussreichen Schatteninteressen dienen.

Bonn, 30. Oktober 2026. Die „Urban October“-Initiative von UN-Habitat steht in diesem Jahr unter dem Motto „Angemessener Wohnraum für alle“ und endet am Weltstädtetag (31. Oktober). Um den dringenden Bedarf an Wohnraum zu decken, erscheint der Bau von Planstädten „auf der grünen Wiese“ als attraktive Lösung. Allerdings tragen solche Projekte häufig nicht zur Bewältigung der Herausforderungen der Urbanisierung bei, dienen stattdessen aber verdeckten politischen Interessen – oft auf Kosten aktueller und zukünftiger Stadtbewohner*innen.

Im Mai 2026 bestätigten Medienberichte das Ende des Stadtvorhabens The Line. Saudi-Arabien stellte bis auf weiteres die Bauarbeiten an der 170 Kilometer langen Bandstadt bis mindestens 2030 ein. Obwohl das Projekt aufgrund seines ungewöhnlichen Ausmaßes und Designs viel internationale Aufmerksamkeit auf sich gezogen hat, ist es nur ein Beispiel für ein umfassenderes Phänomen. Weltweit verfolgen Regierungen und Investoren über 150 Planstadtprojekte, vor allem in Ländern mit niedrigem und mittlerem Einkommen. Diese Projekte basieren auf Masterplänen für bisher unbebaute Flächen. Sie beanspruchen häufig, einen Beitrag zur Lösung von Problemen wie Wohnungsnot, Verkehrsüberlastung, Umweltverschmutzung und die Anpassung an die Folgen des Klimawandels leisten zu können. Analysen deuten jedoch darauf hin, dass Planstadtprojekte diesen Versprechungen oft nicht gerecht werden, was zwei wichtige Fragen aufwirft: Warum werden Planstadtvorhaben dennoch in so großer Zahl verfolgt? Und wie sollten Entwicklungsorganisationen reagieren, wenn sie um Unterstützung für solche Projekte gebeten werden?

Die Idee, Planstädte zu errichten, ist eine Reaktion auf eine zentrale globale Herausforderung: Städtische Siedlungen wachsen in beispielloser Geschwindigkeit, insbesondere in Afrika und Asien. Zudem zeigen neue Städte wie Brasilia (Brasilien) und Abuja (Nigeria), dass solche Projekte gelingen können. In den letzten Jahren blieb jedoch eine beträchtliche Anzahl von Planstadtprojekten unvollendet, hatte mit geringer Auslastung zu kämpfen oder wurde ganz aufgegeben. Die Gründe, warum diese milliardenschweren Projekte ihre städtebaulichen Ziele oft verfehlen sind vielfältig. Fehler in der Planung, im Management und bei der Finanzierung spielen hier eine Rolle. Doch wie wir in einem neuen Policy Brief darlegen, sind Planstadtprojekte auch weiterhin attraktiv aufgrund von Schatteninteressen – versteckten politischen Absichten, die von einflussreichen Eliten verfolgt werden. Diese Interessen können zusätzlich zu oder im Gegensatz zu Zielen der Stadtentwicklung bestehen. Sofern Schatteninteressen faktisch Vorrang vor Stadtentwicklungszielen erhalten, dient dies zwar den verborgenen politischen Absichten, erhöht aber die Wahrscheinlichkeit, dass die offiziellen Stadtentwicklungsziele nicht erreicht werden.

Schatteninteressen umfassen unter anderem Bestrebungen, politische Macht durch die Stärkung klientelistischer Netzwerke zu festigen, etwa durch die Verteilung von Land oder die Vergabe von Aufträgen an gut vernetzte Baufirmen. Ägyptens neue Verwaltungshauptstadt ist ein Beispiel dafür. Die Zeitschrift The Economist beschreibt sie als staatliches Vorhaben, um Unternehmen mit engen Verbindungen zum Militär zu bestechen, was die ohnehin steigende Verschuldung und Inflation weiter in die Höhe treibt. Schatteninteressen können auch Bestrebungen umfassen, geopolitische Kontrolle über strategisch wichtige Gebiete durchzusetzen, wie im Fall von Forest City in Malaysia. Die Stadt war ein Versuch, im Rahmen der chinesischen „Belt and Road“-Initiative eine chinesische neokoloniale Enklave an einem strategisch wichtigen Standort zu errichten. Das Projekt wurde 2014 ins Leben gerufen und ist heute eine verlassene „Geisterstadt“. Darüber hinaus können Schatteninteressen auch dazu dienen, autoritäre Regime durch den Bau von vorgeblichen Ökostädten international zu legitimieren. Masdar City in Abu Dhabi wurde beispielsweise 2006 ins Leben gerufen, um das Emirat als weltweit führend im Bereich grüner Innovationen zu positionieren. Bis heute ist die Stadt kaum ausgelastet. Diese Beispiele zeigen, dass Planstadtprojekte eher nicht die Bedürfnisse von Stadtbewohner*innen erfüllen, wenn Regierungen sich dabei an Schatteninteressen statt an offiziellen Stadtentwicklungszielen orientieren.

Um auf die Herausforderungen der rasanten Urbanisierung zu reagieren, sind verschiedene Ansätze nötig, zu denen auch Planstädte gehören können. Doch die jüngsten Planstadtprojekte versprechen viel, weisen eine schlechte Erfolgsbilanz auf und werden oft durch Schatteninteressen beeinträchtigt. Solche Projekte bergen daher die Gefahr, erhebliche öffentliche und private Ressourcen zu vergeuden – und das in einer Zeit, in der Investitionen in städtische Infrastruktur dringend notwendig sind. Angesichts dieses Risikos sollten Entwicklungsorganisationen sorgfältig abwägen, ob sie Planstadtprojekte unterstützen. Idealerweise sollten solche Entscheidungen auf der Grundlage politökonomischer Analysen stattfinden, die auch mögliche Schatteninteressen berücksichtigen, sowie aufgrund der Analyse alternativer Stadtentwicklungsansätze. Dies ist insbesondere in autoritären Kontexten und in Ländern mit schwachen Institutionen wichtig, in denen Infrastrukturprojekte eher von Schatteninteressen vereinnahmt werden. Maßnahmen wie die schrittweise Modernisierung und Erweiterung bestehender städtischer Siedlungen sind in der Regel kosteneffizienter und kommen einem breiteren Spektrum von Stadtbewohner*innen zugute. Die Verwirklichung des Mottos „Angemessener Wohnraum für alle“ erfordert nicht zuletzt partizipativere Ansätze in Stadtplanung und -entwicklung, die ausdrücklich auch die mehr als eine Milliarde Menschen einbeziehen, die weltweit in informellen städtischen Siedlungen leben.

Planstädte sind nicht die Lösung für die rasante Urbanisierung

Planstadtprojekte werden den Ansprüchen nachhaltiger Stadtentwicklung häufig nicht gerecht, können allerdings einflussreichen Schatteninteressen dienen.

Bonn, 30. Oktober 2026. Die „Urban October“-Initiative von UN-Habitat steht in diesem Jahr unter dem Motto „Angemessener Wohnraum für alle“ und endet am Weltstädtetag (31. Oktober). Um den dringenden Bedarf an Wohnraum zu decken, erscheint der Bau von Planstädten „auf der grünen Wiese“ als attraktive Lösung. Allerdings tragen solche Projekte häufig nicht zur Bewältigung der Herausforderungen der Urbanisierung bei, dienen stattdessen aber verdeckten politischen Interessen – oft auf Kosten aktueller und zukünftiger Stadtbewohner*innen.

Im Mai 2026 bestätigten Medienberichte das Ende des Stadtvorhabens The Line. Saudi-Arabien stellte bis auf weiteres die Bauarbeiten an der 170 Kilometer langen Bandstadt bis mindestens 2030 ein. Obwohl das Projekt aufgrund seines ungewöhnlichen Ausmaßes und Designs viel internationale Aufmerksamkeit auf sich gezogen hat, ist es nur ein Beispiel für ein umfassenderes Phänomen. Weltweit verfolgen Regierungen und Investoren über 150 Planstadtprojekte, vor allem in Ländern mit niedrigem und mittlerem Einkommen. Diese Projekte basieren auf Masterplänen für bisher unbebaute Flächen. Sie beanspruchen häufig, einen Beitrag zur Lösung von Problemen wie Wohnungsnot, Verkehrsüberlastung, Umweltverschmutzung und die Anpassung an die Folgen des Klimawandels leisten zu können. Analysen deuten jedoch darauf hin, dass Planstadtprojekte diesen Versprechungen oft nicht gerecht werden, was zwei wichtige Fragen aufwirft: Warum werden Planstadtvorhaben dennoch in so großer Zahl verfolgt? Und wie sollten Entwicklungsorganisationen reagieren, wenn sie um Unterstützung für solche Projekte gebeten werden?

Die Idee, Planstädte zu errichten, ist eine Reaktion auf eine zentrale globale Herausforderung: Städtische Siedlungen wachsen in beispielloser Geschwindigkeit, insbesondere in Afrika und Asien. Zudem zeigen neue Städte wie Brasilia (Brasilien) und Abuja (Nigeria), dass solche Projekte gelingen können. In den letzten Jahren blieb jedoch eine beträchtliche Anzahl von Planstadtprojekten unvollendet, hatte mit geringer Auslastung zu kämpfen oder wurde ganz aufgegeben. Die Gründe, warum diese milliardenschweren Projekte ihre städtebaulichen Ziele oft verfehlen sind vielfältig. Fehler in der Planung, im Management und bei der Finanzierung spielen hier eine Rolle. Doch wie wir in einem neuen Policy Brief darlegen, sind Planstadtprojekte auch weiterhin attraktiv aufgrund von Schatteninteressen – versteckten politischen Absichten, die von einflussreichen Eliten verfolgt werden. Diese Interessen können zusätzlich zu oder im Gegensatz zu Zielen der Stadtentwicklung bestehen. Sofern Schatteninteressen faktisch Vorrang vor Stadtentwicklungszielen erhalten, dient dies zwar den verborgenen politischen Absichten, erhöht aber die Wahrscheinlichkeit, dass die offiziellen Stadtentwicklungsziele nicht erreicht werden.

Schatteninteressen umfassen unter anderem Bestrebungen, politische Macht durch die Stärkung klientelistischer Netzwerke zu festigen, etwa durch die Verteilung von Land oder die Vergabe von Aufträgen an gut vernetzte Baufirmen. Ägyptens neue Verwaltungshauptstadt ist ein Beispiel dafür. Die Zeitschrift The Economist beschreibt sie als staatliches Vorhaben, um Unternehmen mit engen Verbindungen zum Militär zu bestechen, was die ohnehin steigende Verschuldung und Inflation weiter in die Höhe treibt. Schatteninteressen können auch Bestrebungen umfassen, geopolitische Kontrolle über strategisch wichtige Gebiete durchzusetzen, wie im Fall von Forest City in Malaysia. Die Stadt war ein Versuch, im Rahmen der chinesischen „Belt and Road“-Initiative eine chinesische neokoloniale Enklave an einem strategisch wichtigen Standort zu errichten. Das Projekt wurde 2014 ins Leben gerufen und ist heute eine verlassene „Geisterstadt“. Darüber hinaus können Schatteninteressen auch dazu dienen, autoritäre Regime durch den Bau von vorgeblichen Ökostädten international zu legitimieren. Masdar City in Abu Dhabi wurde beispielsweise 2006 ins Leben gerufen, um das Emirat als weltweit führend im Bereich grüner Innovationen zu positionieren. Bis heute ist die Stadt kaum ausgelastet. Diese Beispiele zeigen, dass Planstadtprojekte eher nicht die Bedürfnisse von Stadtbewohner*innen erfüllen, wenn Regierungen sich dabei an Schatteninteressen statt an offiziellen Stadtentwicklungszielen orientieren.

Um auf die Herausforderungen der rasanten Urbanisierung zu reagieren, sind verschiedene Ansätze nötig, zu denen auch Planstädte gehören können. Doch die jüngsten Planstadtprojekte versprechen viel, weisen eine schlechte Erfolgsbilanz auf und werden oft durch Schatteninteressen beeinträchtigt. Solche Projekte bergen daher die Gefahr, erhebliche öffentliche und private Ressourcen zu vergeuden – und das in einer Zeit, in der Investitionen in städtische Infrastruktur dringend notwendig sind. Angesichts dieses Risikos sollten Entwicklungsorganisationen sorgfältig abwägen, ob sie Planstadtprojekte unterstützen. Idealerweise sollten solche Entscheidungen auf der Grundlage politökonomischer Analysen stattfinden, die auch mögliche Schatteninteressen berücksichtigen, sowie aufgrund der Analyse alternativer Stadtentwicklungsansätze. Dies ist insbesondere in autoritären Kontexten und in Ländern mit schwachen Institutionen wichtig, in denen Infrastrukturprojekte eher von Schatteninteressen vereinnahmt werden. Maßnahmen wie die schrittweise Modernisierung und Erweiterung bestehender städtischer Siedlungen sind in der Regel kosteneffizienter und kommen einem breiteren Spektrum von Stadtbewohner*innen zugute. Die Verwirklichung des Mottos „Angemessener Wohnraum für alle“ erfordert nicht zuletzt partizipativere Ansätze in Stadtplanung und -entwicklung, die ausdrücklich auch die mehr als eine Milliarde Menschen einbeziehen, die weltweit in informellen städtischen Siedlungen leben.

Planstädte sind nicht die Lösung für die rasante Urbanisierung

Planstadtprojekte werden den Ansprüchen nachhaltiger Stadtentwicklung häufig nicht gerecht, können allerdings einflussreichen Schatteninteressen dienen.

Bonn, 30. Oktober 2026. Die „Urban October“-Initiative von UN-Habitat steht in diesem Jahr unter dem Motto „Angemessener Wohnraum für alle“ und endet am Weltstädtetag (31. Oktober). Um den dringenden Bedarf an Wohnraum zu decken, erscheint der Bau von Planstädten „auf der grünen Wiese“ als attraktive Lösung. Allerdings tragen solche Projekte häufig nicht zur Bewältigung der Herausforderungen der Urbanisierung bei, dienen stattdessen aber verdeckten politischen Interessen – oft auf Kosten aktueller und zukünftiger Stadtbewohner*innen.

Im Mai 2026 bestätigten Medienberichte das Ende des Stadtvorhabens The Line. Saudi-Arabien stellte bis auf weiteres die Bauarbeiten an der 170 Kilometer langen Bandstadt bis mindestens 2030 ein. Obwohl das Projekt aufgrund seines ungewöhnlichen Ausmaßes und Designs viel internationale Aufmerksamkeit auf sich gezogen hat, ist es nur ein Beispiel für ein umfassenderes Phänomen. Weltweit verfolgen Regierungen und Investoren über 150 Planstadtprojekte, vor allem in Ländern mit niedrigem und mittlerem Einkommen. Diese Projekte basieren auf Masterplänen für bisher unbebaute Flächen. Sie beanspruchen häufig, einen Beitrag zur Lösung von Problemen wie Wohnungsnot, Verkehrsüberlastung, Umweltverschmutzung und die Anpassung an die Folgen des Klimawandels leisten zu können. Analysen deuten jedoch darauf hin, dass Planstadtprojekte diesen Versprechungen oft nicht gerecht werden, was zwei wichtige Fragen aufwirft: Warum werden Planstadtvorhaben dennoch in so großer Zahl verfolgt? Und wie sollten Entwicklungsorganisationen reagieren, wenn sie um Unterstützung für solche Projekte gebeten werden?

Die Idee, Planstädte zu errichten, ist eine Reaktion auf eine zentrale globale Herausforderung: Städtische Siedlungen wachsen in beispielloser Geschwindigkeit, insbesondere in Afrika und Asien. Zudem zeigen neue Städte wie Brasilia (Brasilien) und Abuja (Nigeria), dass solche Projekte gelingen können. In den letzten Jahren blieb jedoch eine beträchtliche Anzahl von Planstadtprojekten unvollendet, hatte mit geringer Auslastung zu kämpfen oder wurde ganz aufgegeben. Die Gründe, warum diese milliardenschweren Projekte ihre städtebaulichen Ziele oft verfehlen sind vielfältig. Fehler in der Planung, im Management und bei der Finanzierung spielen hier eine Rolle. Doch wie wir in einem neuen Policy Brief darlegen, sind Planstadtprojekte auch weiterhin attraktiv aufgrund von Schatteninteressen – versteckten politischen Absichten, die von einflussreichen Eliten verfolgt werden. Diese Interessen können zusätzlich zu oder im Gegensatz zu Zielen der Stadtentwicklung bestehen. Sofern Schatteninteressen faktisch Vorrang vor Stadtentwicklungszielen erhalten, dient dies zwar den verborgenen politischen Absichten, erhöht aber die Wahrscheinlichkeit, dass die offiziellen Stadtentwicklungsziele nicht erreicht werden.

Schatteninteressen umfassen unter anderem Bestrebungen, politische Macht durch die Stärkung klientelistischer Netzwerke zu festigen, etwa durch die Verteilung von Land oder die Vergabe von Aufträgen an gut vernetzte Baufirmen. Ägyptens neue Verwaltungshauptstadt ist ein Beispiel dafür. Die Zeitschrift The Economist beschreibt sie als staatliches Vorhaben, um Unternehmen mit engen Verbindungen zum Militär zu bestechen, was die ohnehin steigende Verschuldung und Inflation weiter in die Höhe treibt. Schatteninteressen können auch Bestrebungen umfassen, geopolitische Kontrolle über strategisch wichtige Gebiete durchzusetzen, wie im Fall von Forest City in Malaysia. Die Stadt war ein Versuch, im Rahmen der chinesischen „Belt and Road“-Initiative eine chinesische neokoloniale Enklave an einem strategisch wichtigen Standort zu errichten. Das Projekt wurde 2014 ins Leben gerufen und ist heute eine verlassene „Geisterstadt“. Darüber hinaus können Schatteninteressen auch dazu dienen, autoritäre Regime durch den Bau von vorgeblichen Ökostädten international zu legitimieren. Masdar City in Abu Dhabi wurde beispielsweise 2006 ins Leben gerufen, um das Emirat als weltweit führend im Bereich grüner Innovationen zu positionieren. Bis heute ist die Stadt kaum ausgelastet. Diese Beispiele zeigen, dass Planstadtprojekte eher nicht die Bedürfnisse von Stadtbewohner*innen erfüllen, wenn Regierungen sich dabei an Schatteninteressen statt an offiziellen Stadtentwicklungszielen orientieren.

Um auf die Herausforderungen der rasanten Urbanisierung zu reagieren, sind verschiedene Ansätze nötig, zu denen auch Planstädte gehören können. Doch die jüngsten Planstadtprojekte versprechen viel, weisen eine schlechte Erfolgsbilanz auf und werden oft durch Schatteninteressen beeinträchtigt. Solche Projekte bergen daher die Gefahr, erhebliche öffentliche und private Ressourcen zu vergeuden – und das in einer Zeit, in der Investitionen in städtische Infrastruktur dringend notwendig sind. Angesichts dieses Risikos sollten Entwicklungsorganisationen sorgfältig abwägen, ob sie Planstadtprojekte unterstützen. Idealerweise sollten solche Entscheidungen auf der Grundlage politökonomischer Analysen stattfinden, die auch mögliche Schatteninteressen berücksichtigen, sowie aufgrund der Analyse alternativer Stadtentwicklungsansätze. Dies ist insbesondere in autoritären Kontexten und in Ländern mit schwachen Institutionen wichtig, in denen Infrastrukturprojekte eher von Schatteninteressen vereinnahmt werden. Maßnahmen wie die schrittweise Modernisierung und Erweiterung bestehender städtischer Siedlungen sind in der Regel kosteneffizienter und kommen einem breiteren Spektrum von Stadtbewohner*innen zugute. Die Verwirklichung des Mottos „Angemessener Wohnraum für alle“ erfordert nicht zuletzt partizipativere Ansätze in Stadtplanung und -entwicklung, die ausdrücklich auch die mehr als eine Milliarde Menschen einbeziehen, die weltweit in informellen städtischen Siedlungen leben.

Drug Pricing in Germany in the Crosshairs of the United States

SWP - Fri, 30/10/2026 - 01:00

On 18 June 2026, the United States Trade Representative (USTR) launched an investi­gation under Section 301 of the Trade Act of 1974 into Germany’s pharmaceutical policy. The investigation could ultimately lead to tariffs being imposed on German exports to the United States. This is the first time the US government has used these legal powers to challenge drug pricing abroad. Although the regulation of pharmaceutical costs falls within national competence, defensive measures against US tariffs fall within the exclusive competence of the European Union (EU), which could con­sider invoking its Anti-Coercion Instrument. The German government should work with its EU partners to respond to this attempt to interfere with Germany’s public policies on drug pricing. Further partnerships, including with non-EU countries, could help address the transnational issue of drug pricing.

Marcel Fratzscher: „Die Zinspause der EZB ist verständlich, aber riskant “

Der Rat der Europäischen Zentralbank (EZB) hat heute beschlossen, das Zinsniveau unverändert zu belassen. Dazu eine Einschätzung von Marcel Fratzscher, Präsident des Deutschen Instituts für Wirtschaftsforschung (DIW Berlin):

Die Pause bei den Zinserhöhungen der EZB ist nachvollziehbar, aber riskant. Die Inflation ist deutlich gestiegen, und die Risiken zeigen weiter nach oben. Vor allem der Krieg im Nahen Osten und die höheren Energiepreise machen es wahrscheinlicher, dass die Inflation auch im kommenden Jahr höher ausfallen wird als bislang erwartet. Im Dezember dürfte die EZB deshalb ihre Inflationsprognose nach oben korrigieren. Mit Verzögerung könnten zudem die Lebensmittelpreise stärker steigen, was vor allem Menschen mit geringen Einkommen treffen würde.

Die gute Nachricht ist, dass bislang keine signifikanten Zweitrundeneffekte erkennbar sind. Weder bei Unternehmensgewinnen noch bei Löhnen gibt es klare Anzeichen für eine sich selbst verstärkende Preis-Lohn-Spirale. Auch die Kerninflation ist deutlich weniger gestiegen als die Gesamtinflation.

Die größere Sorge sind die Inflationserwartungen. Die längerfristigen Erwartungen liegen mit 2,5 Prozent auf fünf Jahre deutlich über dem Zwei-Prozent-Ziel der EZB. Dadurch steigt die Gefahr, dass sich höhere Erwartungen verfestigen und die Glaubwürdigkeit der EZB leidet.

Es ist daher verständlich, dass die EZB zunächst weitere Daten abwarten will. Es könnte sich jedoch als Fehler herausstellen, die Zinsen jetzt nicht angehoben zu haben. Eine Zinserhöhung hätte ein klares Signal gesetzt, dass die EZB ihr Inflationsziel konsequent verteidigt. Die Finanzmärkte rechnen bereits mit weiteren Zinserhöhungen.

Gegen eine sofortige Zinserhöhung spricht, dass die Turbulenzen an den Anleihemärkten die Finanzierungsbedingungen bereits deutlich verschärft haben und damit die schwache wirtschaftliche Erholung zusätzlich bremsen. Die EZB steht daher vor einem schwierigen Dilemma: Ein zu schnelles Handeln könnte die Wirtschaft unnötig schwächen, ein zu langes Abwarten die Inflationserwartungen verfestigen.


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