Trois leaders du parti Bloc républicain (BR) ne sont pas sur la liste pour les élections législatives de janvier 2026 au Bénin. Charles TOKO, Rachidi GBADAMASSI et Samou Seidou ADAMBI, selon des sources concordantes, seront remplacés par des jeunes de la 8e circonscription électorale.
De grands absents sur la liste du parti Bloc républicain pour les élections législatives de 2026. L'ex député Rachidi GBADAMASSI, ministre conseiller à la défense, l'ancien ministre de l'énergie, de l'eau et des mines, Samou Séïdou ADAMBI, et Charles TOKO, député et ancien maire de Parakou ne sont pas en lice pour la députation. Ces trois leaders de la formation politique de la mouvance présidentielle, apprend-on, ont cédé leur place aux jeunes de leurs localités.
Dans le cadre des législatives de 2026, l'enregistrement des dossiers de candidatures démarré depuis samedi dernier, s'achève ce mercredi 19 novembre 2025. Pas de rallonge, avait annoncé le président Sacca LAFIA.
F. A. A.
Le Sommet régional sur la transformation numérique en Afrique de l'Ouest et du Centre s'est ouvert ce lundi 17 novembre 2025 à Cotonou, en présence d'une délégation du gouvernement composée des ministres d'Etat Abdoulaye Bio TCHANE et Romuald WADAGNI, de Aurélie ADAM SOULE ZOUMAROU, du vice-président pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre de la Banque Mondiale, Ousmane DIAGANA, et plusieurs autres personnalités.
Cotonou, la capitale économique du Bénin abrite depuis ce lundi 17 novembre 2025, un Sommet régional sur la transformation numérique en Afrique de l'Ouest et du Centre. Ces assises de haut niveau seront l'occasion pour les participants, d'examiner les avancées, défis et perspectives liés à la digitalisation des services publics, à l'innovation technologique, à l'inclusion numérique, à la cybersécurité, à la création d'emplois grâce au numérique, ainsi qu'au développement des infrastructures digitales indispensables à la compétitivité des États. Les travaux prévus pour durer deux jours connaissent la participation des ministres du numérique, des finances des pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, des experts internationaux, des acteurs du secteur privé et des partenaires techniques et financiers engagés dans l'accélération de l'économie numérique dans la sous-région.
Intervenant à cette occasion, Aurelie ADAM SOULE ZOUMAROU, ministre du numérique et de la digitalisation a rappelé l'importance de la transformation numérique comme levier de développement économique, de modernisation administrative et d'amélioration de l'accès des populations aux services essentiels. « Le temps des projets isolés est passé. Nos pays doivent mettre en place des synergies telles que la mutualisation des câbles sous-marins, la construction d'infrastructures numériques transfrontalières ou encore la mise en commun de solutions d'intelligence artificielle », a-t-elle indiqué.
Partenaire de l'évènement aux côtés du gouvernement béninois, la Banque mondiale à travers son vice-président pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, a salué les efforts des pays de la zone et réaffirmé son engagement à soutenir les programmes innovants permettant d'accélérer la transition digitale, notamment dans les secteurs de l'éducation, de la santé, de la finance et de la gouvernance.
Sous le régime du président Patrice TALON, le Bénin a fait des progrès énormes dans le domaine du numérique et de la digitalisation passant de 19 % de taux de pénétration internet mobile à 75 %.
Selon une publication du gouvernement, des centaines de milliers de Béninois ont été formés aux compétences numériques. « Plus de 250 services publics ont été dématérialisés et accessibles à tous sans déplacement. En une décennie, le Bénin est passé d'un pays « à la traîne » en matière de numérique à celui d'un pays qui trace sa route », renseigne la publication.
Les conclusions de ce sommet devraient contribuer à réduire la fracture numérique et connecter davantage de populations ; développer les compétences en intelligence artificielle pour stimuler l'innovation ; et créer des emplois numériques grâce au Marché Unique du Numérique.
F. A. A.
Le processus d'inscription de « Vodun : rites, pratiques sociales et arts de vie » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité a franchi une nouvelle étape. Un atelier de renforcement de capacités s'est tenu, jeudi 13 novembre 2025, à Abomey, réunissant des cadres institutionnels, des universitaires et acteurs culturels engagés dans la sauvegarde et la valorisation du patrimoine national.
Organisée sous l'égide de l'Agence de sauvegarde de l'aire culturelle d'Adja-Tado, la session a permis aux participants d'examiner en profondeur les exigences de la Convention de 2003 et de s'approprier les rôles qui leur incombent dans la préparation du dossier d'inscription. L'assiduité et l'implication manifeste des représentants des institutions culturelles illustrent la volonté collective d'accompagner cette dynamique impulsée par le Gouvernement.
Ce projet porté par la vision du Président de la République et le leadership du Ministre en charge de la Culture, Babalola Jean-Michel ABIMBOLA, s'inscrit dans une stratégie plus large de valorisation et de rayonnement du patrimoine béninois à l'international.
Après les succès enregistrés avec Guèlèdè et Koutammakou, le Bénin entend désormais faire reconnaître le Vodun comme un ensemble vivant de pratiques, de croyances et d'expressions artistiques authentiques.
Le Conseiller technique à la Culture, Florent Raoul COUA-ZOTTI, représentant le ministre, le Directeur général de l'Agence de sauvegarde de la culture d'Adja-Tado, Dr Paul AKOGNI, ainsi que les experts dont les professeurs Dodji Amouzouvi et Bienvenu AKOHA et les cadres techniques venus des trois autres agences de sauvegarde, ont unanimement salué la pertinence de l'initiative. Tous ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour la réussite du dossier, convaincus de l'importance de cette reconnaissance internationale pour le Bénin et pour la mise en valeur de son héritage culturel.
Sept mois après la relance de ses activités au Bénin, Yango veut accélérer son positionnement dans le transport urbain. Kadotien Soro, Directeur régional Yango - Afrique francophone, a rappelé dans un entretien, l'ambition de la plateforme.
« Nous voulons faire du Bénin un modèle de réussite de la mobilité urbaine ». Ainsi se résume l'ambition de Yango, la plateforme de transport urbain, selon Kadotien Soro, Directeur régional Yango - Afrique francophone.
Le responsable se dit « très positif » sur le bilan depuis mars 2025. Selon lui, la plateforme s'est « rapidement installée dans les habitudes de mobilité à Cotonou ». Les chauffeurs partenaires, eux, saluent « notre transparence, nos formations et l'accompagnement continu ».
Yango assure avoir structuré son retour autour de trois priorités : la conformité réglementaire, l'implantation locale et le renforcement des partenariats. « Nous opérons désormais avec une entité béninoise », précise le Directeur régional Yango - Afrique francophone. Le dialogue avec les autorités serait « fluide et constructif ».
Yango revendique un positionnement clair dans le transport urbain. « Nous offrons un service sûr, rapide et accessible », ajoute Kadotien Soro, tout en rappelant les fonctionnalités de sécurité comme le partage d'itinéraire ou le bouton SOS. Yango mise aussi sur son modèle fondé sur « un partenariat fort avec des entreprises locales de transport » pour professionnaliser le secteur.
Des chauffeurs déjà à 800.000 FCFA/mois
Sur l'impact économique, Kadotien Soro affirme que des centaines de chauffeurs génèrent déjà des revenus « pouvant aller jusqu'à 800 000 FCFA par mois selon le niveau d'activité ». Des formations régulières, un support 24h/24 et un système de notation doivent aider à structurer davantage la profession.
L'entreprise promet aussi d'« explorer la mobilité électrique et partagée », tout en testant de nouveaux services. Motos, tricycles et bientôt livraison sont en cours d'évaluation. Les options de paiement mobile money devraient également être élargies.
Même si les projets sociaux locaux n'ont pas encore été lancés, Yango affirme s'inspirer d'initiatives régionales dans l'éducation, la technologie et le sport, comme le Yango Fellowship ou les hackathons avec Zindi Africa.
Yango est « là pour investir, accompagner et co-construire », selon le Directeur régional - Afrique francophone qui conclut : « Ensemble, nous pouvons bâtir un modèle de mobilité qui inspire et transforme ».
M. M.
La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu une nouvelle décision dans le dossier casse d'une banque impliquant l'ex député Désiré Vodonou. Condamné à 14 ans de prison en première instance, le prévenu et ses coaccusés ont vu leur peine réduite à 7 ans de prison au terme d'une audience ce lundi 17 novembre 2025.
Ouf ! de soulagement pour Désiré Vodonou, l'ex chef d'Agence de BGFI Godomey, Sylvestre Attadé, et l'informaticien sénégalais, Sy Sérigne Abdoule Aziz. Condamnés tous à 14 ans de prison dans le dossier casse d'une banque et à une amende de 2 milliards 110 millions FCFA, les prévenus ont fait appel de la décision rendue en première instance. Après plusieurs mois d'instruction, la Chambre des appels de la CRIET a rendu son verdict ce lundi 17 novembre 2025. Elle les a condamnés à une peine de 07 ans de prison, et à un peu plus de 700 millions FCFA d'amende.
Dans sa décision, le juge a confirmé la confiscation de tous les biens de Désiré Vodonou et ses coaccusés, à l'exception de ceux réservés à l'usage familial. La Chambre des appels de la CRIET a également confirmé l'interdiction de séjour au Bénin du Sénégalais, Sy Sérigne Abdoule Aziz, après sa peine, ainsi que l'interdiction d'exercer la profession de banquier à l'égard de l'ex chef d'agence BGFI de Godomey.
L'affaire casse d'une banque a éclaté en 2022. Les prévenus ont été interpellés pour avoir tenté de s'immiscer dans le système informatique de la BGFI pour y introduire de l'argent en provenance de Russie. Fait qui relève selon le ministère public, de blanchiment de capitaux. Dans le processus, le chef d'agence devrait faciliter l'opération, avec l'appui de l'informaticien sénégalais.
F. A. A.
La chambre des appels de la CRIET a rendu ce lundi 17 novembre 2025 son verdict dans le procès en appel de Désiré Vodonou et de ses co-prévenus. L'ex-député a vu sa condamnation à 14 ans de prison dans l'affaire de la casse d'une banque réduite à 7 ans de prison. Ses co-prévenus, le banquier Sylvestre Attadé et son informaticien sénégalais, Sy Sérigne Abdoul Aziz s'en sortent également avec la même peine de prison et d'amendes réduites.
La condamnation de l'ex-élu de Zogbodomey Désiré Vodonou et de ses co prévenus a été revue à la baisse en appel. Condamnés à 14 ans de prison et à 2 milliards FCFA d'amendes par la chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) à travers un jugement rendu le jeudi 02 avril 2024, l'ex-député Désiré Vodonou et ses coprévenus ont interjeté appel. Après plusieurs mois d'instruction devant la chambre des appels, le verdict est tombé ce lundi 17 novembre 2025, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Dans la décision rendue, la chambre des appels a infirmé partiellement le jugement rendu le jeudi 4 avril 2024 en première instance. Évoquant et statuant à nouveau, ladite Cour a réduit les peines de prison de Désiré Vodonou, de l'ex-chef d'agence Godomey de la BGFI, Sylvestre Attadé et de l'informaticien sénégalais Sy Sérigne Abdoul Aziz de 14 ans à 7 ans de prison ferme. En ce qui concerne l'amende, elle est réduite par la Chambre des appels à ⅓ soit plus de 600 millions.
Par ailleurs, la chambre des appels a confirmé la confiscation de tous les biens de Désiré Vodonou et de ces deux co-prévenus à l'exception de ceux réservés à l'usage familial. Le juge en appel a également confirmé l'interdiction de séjour le Sénégalais Sy Sérigne Abdoul Aziz à la fin de sa peine de prison. Il est aussi confirmé en appel l'interdiction de façon définitive l'exercice de la fonction de banquier au prévenu Sylvestre Attadé, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Les faits
Dans l'affaire casse d'une banque au Bénin, l'ex-député de Zogbodomey et ses coprévenus ont été placés en détention préventive depuis novembre 2022. Selon le ministère public lors du procès devant la chambre correctionnelle de la CRIET, l'ex-député Désiré Vodonou et ses deux co-prévenus ont été arrêtés dans le cadre d'une affaire de server to server qui consisterait à s'immiscer dans le système informatique de la banque BGFI pour introduire de l'argent en provenance de Russie. Mais sentant le danger, l'ex-député s'est retiré de cette affaire, affirmait le magistrat.
Le procureur signale que l'objectif visé est de ramener virtuellement de l'argent de Russie, de le mettre sur le système informatique de BGFI et de le remettre dans le circuit normal. Il s'agit de brouiller les pistes en introduisant de l'argent illicite dans un système licite, renseigne-t-il. « C'est du blanchiment de capitaux », précise le procureur. Le substitut du procureur spécial de la CRIET précisait que le banquier Sylvestre Attadé a facilité l'opération avec l'appui de l'informaticien sénégalais.
Le tirage au sort pour le positionnement des logos des partis politiques en lice pour les élections communales de janvier 2026, a lieu dans l'après-midi de ce lundi 17 novembre 2025, au siège de la Commission électorale nationale autonome (CENA).
On connait désormais le positionnement des logos des partis politiques qui sont dans la course pour les élections communales de 2026. Le tirage au sort a lieu dans l'après-midi de ce lundi 17 novembre à la CENA.
La Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE), parti d'opposition, et l'Union progressiste le renouveau (UP-R), de la majorité présidentielle, occupent les deux extrémités. La gauche pour la FCBE, et l‘extrême droite pour l'UP-R.
Ces deux partis chapeautent le Bloc républicaine (BR), parti de la majorité présidentielle, logé au bas du bulletin du spécimen unique.
Les élections communales et municipales de 2026, auront lieu le dimanche 11 janvier 2026.
F. A. A.
Le commissariat du 5e arrondissement de Porto-Novo a interpellé, il y a quelques jours, deux individus spécialisés dans l'écoulement de faux billets de 10 000 F CFA. Le montant des saisies auprès d'eux est estimé à 1 930 000 francs CFA.
De faux-monnayeurs dans les mailles de la Police. L'un des suspects a été interpellé suite à une opération de dépôt Mobile Money (MoMo), le 11 novembre dernier.
Selon la Police, le mis en cause s'est présenté chez le gérant de cabine pour un dépôt de 215 000 francs CFA. Le numéro communiqué étant erroné, il annule l'opération et profite d'un moment de confusion pour substituer les billets authentiques par de faux billets, mais conserve un vrai billet de 5 000 F qu'il place en façade, puis reprend sa demande pour un dépôt de 200 000 francs CFA. Dès que le gérant valide le transfert, il démarre sa motocyclette de marque Haojue et prend la fuite. Le gérant de cabine s'en rend compte et alerte aussitôt les populations riveraines qui parviennent à l'arrêter.
Après quelques heures de garde-à-vue, il a été présenté au procureur de la République le 13 novembre, puis écroué à la maison d'arrêt de Porto-Novo.
Lorsque le complice se présente au commissariat pour récupérer la moto que conduisait le mis en cause, les plaignants l'identifient et la Police procède à son interpellation sur le camp. La fouille du sac à dos qu'il avait sur lui a permis de découvrir 1 570 000 francs CFA de faux billets en coupures de 10 000 francs CFA, 09 cartes SIM anonymes ainsi que trois téléphones portables, dont deux iPhones.
Outre l'argent saisi, l'enquête policière a révélé que les deux faussaires avaient déjà réussi à infiltrer 360 000 francs CFA de monnaie contrefaite dans le circuit. Un montant qui a déjà fait l'objet de plaintes distinctes. En attendant d'autres éventuels plaignants, le préjudice global connu s'élève à 1 930 000 francs CFA.
F. A. A.
En choisissant à nouveau le Bénin comme l'une des étapes majeures de la 2ᵉ édition du Casablanca Finance City (CFC) Africa Tour 2025, l'institution marocaine envoie un message sans ambiguïté : Cotonou s'impose désormais comme un partenaire stratégique dans la construction d'un espace économique africain intégré, compétitif et attractif pour les investisseurs internationaux. Forte d'un environnement réformé, d'une stabilité saluée et d'une diplomatie proactive, la capitale économique béninoise se positionne plus que jamais comme un pivot incontournable des nouvelles routes financières du continent.
Depuis ce lundi 17 novembre 2025, le Sofitel Hôtel de Cotonou accueille les travaux de la 2ᵉ édition du CFC Africa Tour – étape du Bénin. Cette rencontre de haut niveau rassemble décideurs publics, investisseurs, institutions financières et dirigeants d'entreprises dans un format pensé pour stimuler les échanges et forger des partenariats structurants. Casablanca Finance City, désormais reconnu comme l'un des hubs économiques les plus influents d'Afrique, poursuit à travers cette tournée continentale son ambition : renforcer l'intégration économique africaine et asseoir la place du continent dans l'économie mondiale.
Un choix d'étape qui, loin d'être anodin, confirme la reconnaissance du potentiel économique du Bénin et de la pertinence de son modèle de gouvernance.
Une présence motivée par la proximité diplomatique et l'élan réformateur du Bénin
Pour Aziz El Khyari, Directeur du développement commercial et de la coopération de CFC, la tenue de cette 2ᵉ édition au Bénin s'inscrit dans la continuité des excellentes relations économiques entre Rabat et Cotonou, mais surtout dans la dynamique interne d'un pays en pleine transformation.
> « La présence du CFC à Cotonou pour cette 2ᵉ édition du Africa Tour repose sur la proximité diplomatique et économique entre nos deux pays, mais également sur la dynamique de croissance et les réformes structurantes engagées par le Bénin. Ces facteurs suscitent un intérêt croissant auprès des entreprises de notre communauté », souligne-t-il.
Les réformes engagées – modernisation de l'environnement des affaires, digitalisation accélérée, création de zones économiques intégrées, assainissement fiscal – ont multiplié les signaux positifs auprès des investisseurs étrangers à la recherche de marchés stables, transparents et prévisibles.
Une délégation marocaine structurée pour cette 2ᵉ édition
Pour cette 2ᵉ édition du CFC Africa Tour – Bénin, une vingtaine d'entreprises marocaines issues de secteurs clés — finance, énergie, immobilier, ingénierie, infrastructures — ont fait le déplacement. CFC a mis en place un dispositif “e-douane” destiné à optimiser les rencontres, fluidifier les échanges institutionnels et multiplier les rendez-vous B2B.
Cette approche sur mesure confirme la volonté de CFC d'aller au-delà d'une simple mission de prospection : il s'agit de créer de véritables passerelles économiques entre le Maroc et le Bénin, et d'identifier des partenariats concrets, durables et structurants.
Des opportunités d'investissement largement perçues
Intervenant lors de cette 2ᵉ édition, Hicham Choudri a insisté sur la pertinence de cette démarche proactive et sur la nécessité pour les acteurs africains de renforcer leurs interdépendances économiques.
> « La participation à cette 2ᵉ édition au Bénin s'explique par les dynamiques économiques positives observées ces dernières années. Nous y percevons d'immenses possibilités d'investissement, particulièrement pour les opérateurs marocains », a-t-il confié.
Pour les entreprises marocaines, le Bénin offre : – un marché interne en pleine croissance ;
– une stabilité politique appréciée ;
– des investissements publics massifs dans les infrastructures ;
– un cadre réformé destiné à attirer les capitaux étrangers ;
– un positionnement stratégique dans le corridor ouest-africain.
Le Bénin réaffirme son engagement à accompagner les investisseurs marocains
Au nom de la ministre du Commerce et de l'Industrie, Madame Shadiya Alimatou Assouman, le Secrétaire général du ministère, Éric Kader Tabe Gbian, a salué cette 2ᵉ édition du CFC Africa Tour – étape de Cotonou et resté ferme sur la volonté du gouvernement de renforcer l'attractivité économique nationale.
Remerciant l'ambassade du Maroc et les entreprises participantes, il a rappelé que les réformes engagées depuis 2016 ont profondément transformé le paysage économique du pays, offrant désormais un cadre plus transparent, plus compétitif et plus propice aux investissements.
> « Le Bénin demeure pleinement engagé à accompagner les entreprises marocaines. Notre ambition, réaffirmée avec cette 2ᵉ édition du CFC Africa Tour, est claire : offrir un cadre moderne, agile et attractif à tous les investisseurs souhaitant s'implanter ou étendre leurs activités », a-t-il déclaré.
Une 2ᵉ édition qui marque l'intégration africaine en marche
Au-delà de l'événement, cette 2ᵉ édition du CFC Africa Tour au Bénin est le symbole d'une dynamique plus large : celle d'un continent décidé à construire un espace économique cohérent, connecté et capable de rivaliser avec les grands blocs internationaux.
Le Maroc et le Bénin, portés par des visions convergentes, jouent un rôle essentiel dans cette marche vers une intégration économique africaine plus robuste. La tournée du CFC matérialise cette volonté de faire émerger une finance continentale intégrée et des partenariats Sud-Sud renforcés.
Le Bénin, un acteur désormais incontournable de la carte financière africaine
Grâce à cette 2ᵉ édition du CFC Africa Tour, Cotonou s'affirme plus que jamais comme un pôle d'attraction stratégique pour les investisseurs internationaux. Par ses réformes, sa stabilité politique et son ouverture croissante aux partenariats régionaux, le Bénin s'installe durablement comme un pivot régional dans la construction de la finance africaine de demain.
Le message est limpide :
Casablanca Finance City mise sur le Bénin. Et le Bénin, pour cette 2ᵉ édition, est plus que jamais prêt.Quelques images
Le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin (CCI Bénin), Arnauld Akakpo, et le Président-directeur général du Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB), ont procédé à la signature d'un accord de partenariat visant à encourager et structurer les échanges entre les entreprises francophones du Bénin et du Canada.
Un accord de partenariat lie désormais la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin et le Conseil économique du Nouveau-Brunswick. Les responsable des deux structures ont officialisé ce partenariat qui permet désormais d'identifier de nombreuses opportunités de coopération pour plus de 30 000 entreprises affiliées à la CCI Bénin, et des entreprises francophones du Nouveau-Brunswick.
L'accord signé prévoit également la création d'un Club d'affaires destiné à renforcer les relations commerciales entre les entreprises francophones des deux régions.
Cette plateforme offrira un espace d'échanges, de partage d'expériences et de prospection, facilitant ainsi le réseautage et le développement d'opportunités.
La signature de cet accord s'inscrit dans le cadre premier Forum CAP BLEU 2025 Afrique–Canada, organisé à Moncton avec 185 participants.
Cet événement, dédié au renforcement des relations économiques entre les deux espaces, a offert un cadre propice à l'officialisation de cet accord.
Par ce partenariat avec le CÉNB, la CCI Bénin confirme sa volonté de promouvoir les opportunités d'affaires pour les entreprises locales et d'accompagner leur ouverture vers des marchés internationaux. Cet accord illustre l'ambition du secteur privé béninois de renforcer ses capacités, de développer de nouveaux partenariats et d'explorer des perspectives porteuses, notamment en Amérique du Nord.
F. A. A.
La Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé la liste des trois finalistes pour le prestigieux titre du Joueur de l'année 2025, prévu pour ce mercredi 19 novembre, à l'occasion des CAF Awards à Rabat, au Maroc.
Mohamed Salah (Egypte), Achraf Hakimi (Maroc) et Victor Osimhen (Nigéria), sont les trois finalistes qui se disputent le titre du Joueur de l'année 2025. La CAF a dévoilé leurs noms en prélude à la cérémonie des CAF Awards, prévue pour ce mercredi à Rabat.
Mohamed Salah, légende du football égyptien, plusieurs fois couronné, est à la recherche d'un nouveau sacre pour renforcer son statut de référence du football africain.
Face à lui, Achraf Hakimi, international marocain et latéral droit du Paris Saint-Germain. Auteur d'une saison exceptionnelle autant en club qu'en sélection, il s'impose comme l'un des défenseurs les plus influents du football mondial. Sa polyvalence, sa capacité offensive et son rôle déterminant dans les performances du Maroc en font un sérieux prétendant.
Enfin Victor Osimhen, l'une des plus grandes forces offensives du Nigeria, continue d'impressionner par sa puissance. Le joueur de Galatasaray part également favori.
F. A. A.
Une équipe conjointe des commissariats de Hounli et de Cana, dans la commune de Zogbodomey, a interpellé, dimanche 16 novembre 2025, un individu impliqué dans une tentative d'escroquerie dans le département du Zou.
Un Gabonais venu au Bénin en quête de « richesse rapide » sollicite les services d'un marabout qui en réalité n'est qu'un imposteur. L'escroc aurait convaincu sa victime qu'un portefeuille magique pourrait fructifier un million cinq cent mille francs. Il a été interpellé par la police, dimanche 16 novembre 2025, en face de la base de l'entreprise Porteo à Abomey, en face du centre universitaire Sogboaliho.
La perquisition effectuée au domicile du mis en cause n'a permis de découvrir aucun temple mystique. Seulement une importante quantité de faux billets soigneusement rangés a été découvert. L'individu est placé en garde à vue au commissariat de Cana, et sera présenté au Procureur de la République.
Marina HOUENOU (Stag)
Le président de la Commission électorale autonome (CENA), Sacca Lafia a remis les récépissés définitifs aux deux duos candidats dans la course pour l'élection présidentielle de 2026. La cérémonie s'est déroulée dans la matinée de ce lundi 17 novembre 2025, au siège de l'institution à Cotonou.
Après la décision de la Cour constitutionnelle qui valide définitivement les dossiers des duos Romuald Wadagni-Mariam Chabi Talata et Paul Hounkpè-Judicaël R. Hounwanou, pour l'élection présidentielle d'avril 2026, le président de la CENA leur a délivré le récépissé définitif ce lundi 17 novembre 2025.
Les candidats à la vice-présidence de la République Mariam Chabi Talata et Judicaël Hounwanou ont reçu ces récépissés au nom de leurs duos de candidats ce lundi 17 novembre 2025.
Après la remise des récépissés, M. Sacca Lafia a annoncé le tirage au sort pour le positionnement des duos de candidats sur le bulletin unique qui aura lieu cet-après-midi à 16h. Cette étape importante du processus électoral permettra d'éviter toute contestation liée à la disposition visuelle des candidats.
F. A. A.
C'est Angélique Kidjo, icone mondial de la musique africaine qui va assurer la présentation des CAF Awards, une grande soirée de distinction des célébrités du football africain, prévue pour ce mercredi 19 novembre 2025 à Rabat au Maroc.
Pour animer les CAF Awards, la Confédération africaine de football (CAF), a porté son choix sur Angélique Kidjo, artiste béninoise reconnue pour sa capacité à faire dialoguer les musiques du monde avec les sonorités africaines. Plusieurs fois récompensée aux Grammy Awards, elle va assurer l'animation de cette prestigieuse cérémonie de la CAF aux côtés de l'humoriste Oualass.
Sont annoncés sur ce grand évènement de la CAF, les plus grandes stars du football africain et mondial. La cérémonie permettra de distinguer le meilleur joueur et la meilleure joueuse de l'année, le meilleur entraîneur de l'année, la révélation de l'année, et plusieurs autres distinctions dans le domaine du football féminin.
Les CAF Awards 2025 se déroulent ce mercredi 19 novembre à l'Université Mohammed VI Polytechnique de Rabat, au Maroc.
F. A. A.
Les agents du Service régional de lutte contre la fraude (SRLCF), Borgou-Alibori, ont intercepté ce dimanche 16 novembre 2025, à Boussoukali, une localité proche de Malanville, 150 kg de cannabis dissimulés dans des sacs de charbon.
Le Service régional de lutte contre la fraude Borgou-Alibori maintient la veille en ce qui concerne le trafic de stupéfiants. 165 plaquettes de chanvre indien ont été saisies, dimanche 16 novembre 2025 vers 10h, à Boussoukali, près de Malanville.
Le motocycliste transportant ces produits prohibés a pris le soin de les dissimuler dans trois sacs de charbon. Aussitôt interpellé, il a pris ses jambes au cou abandonnant sa cargaison et sa motocyclette.
La fouille effectuée dans les trois sacs suspects a permis de découvrir 165 plaquettes de chanvre indien pesant 150 Kg. La marchandise placée sous scellés sera transférée à l'OCERTID pour la suite des procédures judiciaires.
F. A. A.
Les six (06) députés démissionnaires du parti Les Démocrates (LD), ont officialisé leur soutien à Romuald WADAGNI, candidat de la majorité présidentielle à l'élection présidentielle d'avril 2026 au Bénin. La cérémonie a eu pour cadre, le terrain de Midombo à Akpakpa, dans le 3e arrondissement de Cotonou, ce dimanche 16 novembre 2025.
Pour sa victoire à l'élection présidentielle d'avril 2026, Romuald WADAGNI peut désormais compter sur le soutien des députés Denise HOUNMENOU, Chantal ADJOVI, Joël GODONOU, Constant NAHUM, Patrick DJIVO, et Léansou DO REGO, tous démissionnaires du parti Les Démocrates, de l'ex président Boni YAYI. En présence de leurs militants et sympathisants, des sages, des jeunes et des femmes, et des conducteurs de taxi-moto communément appelés ‘'zémidjans'' des 15e et 16e circonscriptions électorale, ils ont officiellement déclaré leur soutien à WADAGNI.
Ce soutien selon le député Constant NAHUM, porte-parole des députés LD démissionnaires, fait suite à une analyse approfondie, libre de toute pression et affranchie de toute passion. Loin d'être improvisé ou dicté, le choix porté sur WADAGNI d'après lui, est un choix « réfléchi, construit, ancré dans la réalité du pays, et allié sur la nécessité de préserver l'intérêt national ».
Romuald WADAGNI, une figure de stabilité et de maîtrise
La politique étant l'art du possible, le possible aujourd'hui au Bénin et pour le Bénin selon le porte-parole des députés LD démissionnaires, ne se situe pas dans une rupture violente, ni dans la provocation idéologique. « Il se situe dans la stabilité, dans la continuité utile, dans la consolidation des acquis, dans le sérieux budgétaire, dans la prévisibilité étatique, et dans la rigueur économique ». Et sur ce chemin, Romuald WADAGNI selon Constant NAHUM, s'est imposé comme « une figure de stabilité et de maîtrise ». « Sa trajectoire, marquée par la compétence technique, la discipline budgétaire, l'intégrité personnelle et la rigueur administrative constituent un socle sûr pour la poursuite du développement national », a-t-il témoigné.
Poursuivre les nombreuses réformes, une nécessité
Les nombreuses réformes engagées par le chef de l'Etat Patrice TALON depuis son avènement en 2016 selon les députés LD démissionnaires, ont créé des dynamiques importantes. Constant NAHUM a cité à titre illustratif, la meilleure organisation des finances publiques, l'attractivité économique qui s'est renforcée, les nombreux chantiers sociaux, les infrastructures modernes, les dispositifs en faveur de la jeunesse, la formation, et de l'entrepreneuriat.
« Aucun pays sérieux ne déconstruit ce qui fonctionne. Aucun pays responsable ne détruit sa propre fondation. Aucun peuple conscient ne recommence éternellement depuis zéro », a souligné le porte-parole appelant à continuer le chemin tout en l'améliorant. Et le seul profil capable d'assumer la continuité dans la rigueur tout en ouvrant une nouvelle étape d'inclusion, de dialogue et de sensibilité sociale selon les LD, est Romuald WADAGNI.
« En portant notre soutien au candidat Romuald WADAGNI, nous portons le choix de la continuité constructive, du sérieux budgétaire, de la discipline administrative, mais aussi du rassemblement, du dialogue et du dépassement des clivages. Nous faisons le choix d'un leadership apaisé, d'une gouvernance rationnelle et d'une vision tournée vers les résultats. Un leadership capable de fédérer plutôt que de fracturer, d'apaiser plutôt que d'enflammer, de rassembler plutôt que de diviser car, […], le Bénin n'a pas besoin d'hommes forts, mais d'institutions plus portées, plus fortes, portées par des hommes compétents », a laissé entendre le porte-parole des députés LD exhortant chaque citoyen, chaque acteur politique, chaque membre des forces vives de la nation, à mesurer la gravité de l'époque et à y répondre avec sagesse.
Les députés Sofiath SCHANOU, Chantal AHYI, et Nathanaël SOKPOEKPE du Bloc du BR, et Orden ALADATIN de l'UP-R, ont félicité leurs collègues LD démissionnaires pour leur choix, qui prouve que le Bénin pour se construire, a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles.
Quelques images
F. A. A.
Partenaire des grands événements culturels africains et des artistes francophones, TV5MONDE apporte son soutien à la création du Cotonou Comedy Festival (Bénin), qui se tiendra du 1er au 6 décembre 2025. Deux spectacles seront diffusés sur nos antennes et notre plateforme TV5MONDE+, ce qui leur assurera une visibilité mondiale.
Devenir l'un des principaux festivals d'humour du continent africain : c'est l'objectif ambitieux du Cotonou Comedy Festival créé par l'Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC) du Bénin et le Groupe Jokenation, et auquel TV5MONDE a décidé d'apporter son soutien.
La première édition réunira de nombreux artistes francophones africains, européens et américains parmi lesquels Kev Adams, Herman Amisi, Frida Choco Bronzé, Willy Dumbo, J-M Elie, Elifaz, Kady, Prissy La Dégameuse, Manouton, Certe Mathurin, Charly Niobe, Juste Parfait, Ulrich Takam, Paul Taylor, Oualas, Samia Orosemane et Caroline Vigneaux.
« Le spectacle vivant et l'humour sont des vecteurs essentiels de dialogue et de cohésion à l'échelle de l'Afrique et de l'ensemble de la francophonie. TV5MONDE est fier de donner une résonance mondiale au Cotonou Comedy Festival en diffusant sur ses chaînes les deux spectacles organisés au Palais des Congrès de Cotonou. », annonce Kim Younes, PDG de TV5MONDE.
Diffusion début 2026 sur TV5MONDE
Le spectacle « Mikwabo », qui se tiendra le vendredi 5 décembre à 19h30, mettra spécialement à l'honneur les artistes africains. « Welcome Black », organisé le 6 décembre à 19h30, donnera quant à lui la parole à des humoristes internationaux autour des thèmes de l'identité, du sentiment d'appartenance et du métissage culturel. Ces deux spectacles seront diffusés sur TV5MONDE début 2026, en coordination avec la Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB).
« Créer un festival est un véritable défi qui nécessite de s'appuyer sur des partenaires solides. Nous nous réjouissons que TV5MONDE ait accepté d'accompagner cette aventure en donnant une visibilité mondiale au Cotonou Comedy Festival dès sa première édition. C'est une très belle reconnaissance pour les artistes africains et internationaux qui s'y produiront », salue Grégoire Furrer, Fondateur du Montreux Comedy Festival et Président du groupe Jokenation.
Masterclass, table-ronde et village du rire : le Cotonou Comedy Festival sera aussi une semaine de festivités, de rencontres et de débats ouverts à tous. Découvrez le programme et la bande annonce.
À propos de TV5MONDE
TV5MONDE est le premier réseau mondial de télévision généraliste francophone. Il compte dix chaînes distribuées dans plus de 400 millions de foyers à travers le monde et sous-titrées en 12 langues, auxquelles s'ajoute la plateforme de streaming TV5MONDE+ disponible dans 200 pays et territoires, des chaînes « fast », des applications mobiles et une présence sur les messageries instantanées et les réseaux sociaux. TV5MONDE, c'est aussi l'offre TV5MONDE EDU avec ses programmes éducatifs et ses milliers de fiches pédagogiques d'apprentissage et d'enseignement du français fondées sur les contenus audiovisuels.
Et si la plus grande richesse de l'Afrique n'était ni ses minerais, son pétrole, ou ses terres, mais plutôt sa jeunesse ? Avec 60 % de la population âgée de moins de 25 ans, le continent déborde d'énergie, de créativité et de potentiel. Pourtant, dans un monde de plus en plus façonné par les technologies numériques et l'intelligence artificielle, des millions de jeunes Africains restent déconnectés, non par choix, mais par manque d'opportunités.Ceci ne représente pas seulement une opportunité manquée. C'est un appel à l'action. L'Afrique se trouve à un moment charnière de son parcours dans la transformation numérique. D'ici 2030, l'Afrique subsaharienne devrait générer 230 millions d'emplois liés au numérique, portés par l'expansion rapide des services digitaux. Le potentiel est donc immense, mais la question est comment le libérer ?
• Combler la fracture numérique : une nécessité sociale et économique
En 2024, le taux de pénétration d'Internet en Afrique a atteint 40 %, contre 3,2 % en 2005. Aujourd'hui, plus de 600 millions de personnes sur le continent utilisent l'internet mobile à haut débit. Malgré les avancées, plus de 900 millions de personnes restent hors ligne, et 76 % font face à un « écart d'usage ». Celles-ci vivent dans des zones couvertes par le réseau, mais n'ont pas les moyens ou les compétences pour accéder aux services numériques. En milieu rural, l'accès n'est que de 28%.
Combler cette fracture est un impératif à la fois social et économique. La numérisation démocratise l'accès à l'éducation, à la santé, aux services financiers et aux marchés. Elle réduit les inégalités, autonomise les communautés et crée des millions d'emplois. L'arrivée de câbles sous-marins internationaux et de l'internet mobile à haut débit a déjà élargi la participation au marché du travail et augmenté les revenus dans plusieurs pays africains. Les effets d'entraînement sur l'agriculture, l'industrie et le tourisme peuvent être profondément transformateurs.
• Transformer les réussites locales en norme régionale : combler l'écart d'usage pour une inclusion numérique durable
En Afrique de l'Ouest et du Centre, de nombreuses réussites concrètes montrent ce qu'il est possible de réaliser.
Au Bénin,plus de 250 services publics sont désormais accessibles en ligne, 68 communes ont été connectées à la fibre optique et la couverture mobile atteint 92 % du territoire.
Des programmes de formation communautaire ont permis à des milliers de personnes d'acquérir des compétences numériques. Awa, lycéenne, peut désormais accéder à des plateformes d'apprentissage et de mentorat en ligne, ouvrant ainsi des perspectives en matière d'éducation, d'entrepreneuriat et de citoyenneté pour elle et sa communauté.
Ces réussites ne doivent pas être des exceptions : elles doivent devenir la norme dans toute la région si nous voulons renforcer l'inclusion numérique de façon durable. Malgré une couverture croissante, près de 700 millions d'Africains n'utilisent toujours pas Internet. La raison est claire : l'accès seul ne suffit pas. Il faut aller au-delà, en rendant les données abordables, les services pertinents, et en renforçant l'éducation numérique.
• Un tournant décisif pour accélérer la transformation numérique, exploiter l'intelligence artificielle et construire un marché numérique unique
Alors que les dirigeants, décideurs, acteurs du secteur privé et de la société civile se réuniront à Cotonou les 17 et 18 novembre 2025, pour le sommet régional sur la transformation numérique en Afrique de l'Ouest et du centre, les thèmes de l'écart d'usage, des opportunités liées à l'intelligence artificielle, et du marché numérique unique seront au cœur des discussions.
Le marché africain de l'intelligence artificielle, estimé à 2 milliards de dollars en 2025, est porté par les startups et par l'adoption d'applications d'optimisation et de services destinés aux consommateurs. Mais l'objectif ne doit pas seulement se limiter à l'adoption : il doit s'agir aussi d'adaptation et de création.
Des solutions éthiques et locales, adaptées aux besoins africains, émergent déjà. Le Bénin déploie l'intelligence artificielle dans l'agriculture, la santé, l'éducation et les services publics, y compris un modèle de reconnaissance vocale en langue fon pour améliorer l'accès des populations rurales et âgées. De nombreuses innovations sont en cours dans les pays africains, illustrant le dynamisme et le potentiel du continent en matière de technologies numériques.
Pour amplifier ces innovations, il faut investir dans l'enseignement des STIM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques), dans les infrastructures de base, et dans des cadres réglementaires favorables.
La Stratégie de transformation numérique de l'Union africaine (2020– 2030) trace une feuille de route vers un marché numérique harmonisé, libérant le potentiel du commerce électronique, des paiements transfrontaliers et des échanges numériques. Le marché africain de l'e-commerce, estimé à plus de 50 milliards de dollars en 2024, devrait croître d'au moins 10 % par an. Pour concrétiser ce potentiel, il faut de la connectivité régionale, des flux de données transfrontaliers, des plateformes interopérables et des réglementations favorables, notamment en matière de cybersécurité et de protection des données.
• Un appel à l'action pour construire un écosystème numérique dynamique pour l'emploi et la croissance
Le sommet de Cotonou sera l'occasion de renouveler notre engagement en faveur d'un progrès numérique inclusif : combler la fracture numérique, développer les capacités en IA, créer des emplois numériques en Afrique de l'Ouest et du Centre grâce à une numérisation accélérée et une intégration régionale renforcée.
Ces objectifs sont ambitieux, mais réalisables. Par une action collective, nous pouvons bâtir un avenir numérique inclusif, innovant et résilient. Les gouvernements et leurs partenaires, y compris la Banque mondiale, le secteur privé et la société civile forgent de nouveaux partenariats et mobilisent des
investissements, notamment à travers des pactes numériques.
Le sommet veillera à ce que chaque acteur ait une voix : les gouvernements pour mener les réformes nécessaires, le secteur privé pour investir dans l'innovation et les infrastructures, et la jeunesse pour sa créativité et sa résilience.
Saisissons ce moment pour accélérer la transformation numérique, et avançons ensemble à chaque étape. L'avenir du continent est numérique, influencé par l'intelligence artificielle.
Construisons-le ensemble pour notre sous-région.