L'adoption par les députés français d'un projet de loi facilitant la restitution des œuvres pillées durant la colonisation intervient au moment où, à Genève, l'ONU réinscrit ces retours dans le cadre plus large de la justice réparatrice héritée de Durban.
Un vote français aux résonances internationales
Le 13 avril 2026, l'Assemblée nationale française a adopté un projet de loi destiné à faciliter la restitution des biens culturels acquis durant la période coloniale. Derrière ce texte technique, c'est une inflexion politique qui se dessine. Longtemps freinées par le principe d'inaliénabilité des collections publiques, les restitutions ne relevaient jusqu'ici que d'exceptions soigneusement encadrées. Désormais, la France reconnaît qu'un changement d'échelle s'impose. Ce vote ne saurait pourtant être réduit à un simple ajustement juridique. Il s'inscrit dans une séquence historique marquée par une montée en puissance des revendications africaines et diasporiques. En ce sens, il traduit moins une initiative isolée qu'une réponse à une pression devenue structurelle.
Des précédents qui ont ouvert la brèche
Le retour, en 2021, des vingt-six trésors royaux d'Abomey au Bénin avait constitué un moment fondateur. Arrachées lors de la conquête du royaume du Danxomè, ces œuvres avaient révélé, par leur restitution, la dimension violente de leur acquisition. Dans le prolongement de ce précédent, la Côte d'Ivoire a récupéré en 2026 le tambour parleur Djidji Ayokwe, symbole d'autorité et de mémoire collective. Ces restitutions successives ont progressivement déplacé le regard porté sur les collections européennes. Elles ont fait apparaître ces objets non plus comme de simples éléments patrimoniaux, mais comme les traces matérielles d'une histoire de dépossession. Dès lors, la question n'est plus celle de leur valeur artistique, mais de leur légitimité à demeurer hors de leur contexte d'origine.
Genève, lieu d'une redéfinition politique
C'est dans ce contexte que se tient à Genève la cinquième session de l'Instance permanente des personnes d'ascendance africaine, organisée par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. L'événement marque une étape importante dans l'internationalisation du débat. À Genève, la restitution change de nature. Elle n'est plus envisagée uniquement comme un sujet culturel ou diplomatique. Elle est intégrée à une réflexion plus large sur la justice réparatrice, qui établit un lien entre les héritages de l'esclavage, de la colonisation et les inégalités contemporaines. Cette approche s'inscrit directement dans le prolongement de la Déclaration et du Programme d'action de Durban, adoptés en 2001. En rappelant cet héritage, les discussions actuelles réaffirment que les préjudices historiques ne peuvent être dissociés de leurs effets présents. Ainsi, la restitution des œuvres apparaît comme l'un des instruments possibles d'une reconnaissance, voire d'une réparation.
Entre avancée juridique et limites persistantes
Le texte adopté en France intervient précisément à l'intersection de ces dynamiques. Il donne un cadre plus général à des restitutions jusqu'ici fragmentées, tout en affirmant la volonté de répondre à une exigence croissante de justice historique. Cependant, cette évolution reste encadrée. Les procédures demeurent contrôlées, les critères restrictifs, et la décision finale relève toujours de l'État. Cette prudence traduit une ambivalence persistante. Reconnaître l'injustice suppose d'en tirer des conséquences, or celles-ci impliquent de redéfinir un rapport de pouvoir symbolique longtemps installé.
Restituer, c'est aussi déplacer le récit
Au-delà des enjeux juridiques, la restitution engage une transformation plus profonde. Les œuvres africaines conservées en Europe ont contribué à façonner un récit dans lequel l'Afrique était souvent présentée à distance de ses propres référents culturels. Leur retour permet de recontextualiser ces objets, de leur restituer leur dimension politique, spirituelle et historique. En ce sens, restituer ne consiste pas uniquement à déplacer des œuvres. Il s'agit de déplacer le centre de production du récit.
Une réparation encore en construction
La dynamique actuelle témoigne d'une évolution incontestable. De Cotonou à Abidjan, et de Paris à Genève, la restitution s'impose comme un enjeu politique majeur. Elle s'inscrit désormais dans un cadre international structuré, porté par les principes énoncés à Durban et réactivés dans les enceintes onusiennes. Pour autant, la réparation demeure inachevée. Les restitutions restent limitées dans leur ampleur et conditionnées dans leur mise en œuvre. Or, la justice réparatrice implique une reconnaissance plus large, ainsi qu'une transformation durable des relations entre l'Europe et l'Afrique. Le vote français marque une étape. Il ne clôt pas le débat. Au contraire, il en souligne l'ampleur. Car au fond, la question n'est plus de savoir si les œuvres doivent être restituées. Elle consiste désormais à déterminer jusqu'où les anciennes puissances coloniales sont prêtes à aller pour assumer les conséquences de leur histoire.
L'Association des Guides Accompagnateurs et Conférenciers (AGAC) de l'Ouémé-Plateau a tenu, mardi 14 avril 2026, son assemblée générale ordinaire à Porto-Novo, sur le site de Connaissances Partagées de Grabe Bénin ONG. Il a été questoion de faire le bilan des activités écoulées et de définir les nouvelles orientations pour renforcer la corporation.
L'Assemblée générale ordinaire de l'Association des Guides Accompagnateurs et Conférenciers de l'Ouémé-Plateau a permis de noter les avancées notables au titre de l'année écoulée mais aussi des insuffisances structurelles et organisationnelles.
Plusieurs défis ont été identifiés tels que la professionnalisation effective du métier, la formation continue et qualifiante des membres, la reconnaissance institutionnelle du rôle des guides dans la valorisation du patrimoine culturel et touristique.
Face à un secteur touristique en mutation, les participants ont insisté sur l'urgence d'adopter des stratégies innovantes, de renforcer la cohésion interne et de mieux valoriser leur rôle dans la promotion du patrimoine culturel et touristique de la région. « Les discussions ont été franches et constructives. Nous avons examiné les points essentiels liés au fonctionnement de notre association, notamment les défis internes et les perspectives d'amélioration », déclaré, le trésorier général de l'association, Toviehou S.A.R Mathieu. Il est attendu à l'issue des travaux, la prise de résolutions fortes et consensuelles.
Cette assemblée générale marque une étape importante dans la dynamique de redynamisation de l'AGAC, avec en ligne de mire un repositionnement durable des guides accompagnateurs comme acteurs clés du développement touristique dans l'Ouémé-Plateau.
A.A.A
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a félicité le candidat Romuald Wadagni pour son éléction à la tête du Bénin.
Elu président de la République du Bénin à l'issue du scrutin du 12 avril 2026, Romuald Wadagni reçoit des félicitations du Maroc. Dans un message, le Souverain marocain a formulé ses vœux les plus chaleureux de succès au nouveau Chef de l'État béninois dans l'exercice de ses fonctions, au service du développement du pays et du bien-être de sa population.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a également mis en avant la qualité des relations entre le Maroc et le Bénin. « Unis par des liens fraternels d'amitié, le Royaume du Maroc et la République du Bénin ont su, au fil du temps, développer une étroite coopération et un partenariat solide et mutuellement bénéfique », souligne le Souverain.
Réaffirmant sa volonté de consolider ces acquis, SM. le Roi du Maroc s'est dit disposé à travailler de concert avec le Président Wadagni afin de donner un nouvel élan à cette collaboration et d'en étendre davantage les perspectives, aussi bien sur le plan bilatéral qu'à l'échelle du continent africain.