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Informatik-Ärger bei der Auszahlung von Arbeitslosengeldern: Bis in zwei Wochen soll der Rückstand weitgehend aufgeholt sein

NZZ.ch - Wed, 04/02/2026 - 05:30
Wegen technischer Pannen wurden im Januar laut Bundesangaben nur knapp 85 Prozent der erwarteten Arbeitslosengelder ausbezahlt. Der Rest soll bald folgen. Doch bei den Neuanmeldungen gibt es noch einen bedeutenden Rückstau.
Categories: Pályázatok, Swiss News

KI-Therapeut für Depressive: Warum Krankenkassen jetzt zahlen – und Fachleute trotzdem Grenzen sehen

NZZ.ch - Wed, 04/02/2026 - 05:30
Bald müssen alle Krankenkassen ein Onlineprogramm für psychisch kranke Menschen bezahlen. Das soll erst der Anfang sein – denn digitale Therapien sind laut wissenschaftlichen Erkenntnissen vielversprechend.
Categories: Pályázatok, Swiss News

Nur ein kleiner Teil der Schäden der Tragödie von Crans-Montana ist versichert. Erst langsam zeigt sich, wer dafür aufkommen muss

NZZ.ch - Wed, 04/02/2026 - 05:30
Die Brandkatastrophe dürfte einen Schaden in dreistelliger Millionenhöhe verursacht haben. Offene Fragen gibt es derzeit rund um die Haftung.
Categories: Pályázatok, Swiss News

Why a beauty spot in South Africa could be about to run out of water

BBC Africa - Wed, 04/02/2026 - 01:41
Official estimates suggest that around 55% of the town's drinkable water is lost to leaking pipes.
Categories: Africa, European Union

Sovereign Wealth Funds and Foreign Policy

SWP - Wed, 04/02/2026 - 01:00

Five of the world’s most active and largest sovereign wealth funds are to be found in the Gulf Region: the Saudi Public Investment Fund (PIF), the Qatar Investment Authority (QIA) and the United Arab Emirates’ Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), Mubadala and ADQ. These funds not only serve to convert oil revenues into investment capital, thereby enabling the transition from rent-based to more diversified economies; they also contribute to expanding the foreign policy capabilities of the countries in which they are based. Institutional and personnel linkages enable the Saudi, Qatari and UAE governments to deploy their funds strategically, which, in turn, allows them to significantly expand their hard, soft, and sharp power – for exam­ple, through domestic and foreign investments in sectors such as armaments, media, sports and new technologies as well as through co­operation with politically influential actors. At the same time, the Gulf monarchies seek to portray their sovereign wealth funds as apolitical and purely profit-oriented – a narrative that is facilitated by the establish­ment of subsidiaries or cooperation with private equity firms. Understandably, Germany and its European partners have an interest in attracting sovereign wealth funds as investors, but they must not overlook the risks involved. These include third parties gaining access to critical infra­structure, sensitive military and security technology being leaked and the Gulf monarchies exercising political influence. Further, Germany and the EU must take a more fundamental look at how the three Gulf monarchies have increased their foreign policy options through the sovereign wealth funds. This is important as the actions of Saudi Arabia, the UAE and Qatar – at both the regional and international level – are at times contrary to German and European interests.

Spheres of influence are officially back - and China stands to gain

Russia’s full-scale invasion of Ukraine, the United States abducting Venezuela’s president,and U.S. President Donald Trump’s public musings about annexing Greenland all point in the same direction. After decades marked by Western dominance, economic globalization and the expansion of multilateral institutions, the ostentatious exercise and threat of raw military power are back at the center of world politics. Overall, we are seeing the return of overt geopolitics: a style of major power politics that does not bother to hide behind international law or multilateral norms. That’s good news for China – and bad news for Taiwan.

Spheres of influence are officially back - and China stands to gain

Russia’s full-scale invasion of Ukraine, the United States abducting Venezuela’s president,and U.S. President Donald Trump’s public musings about annexing Greenland all point in the same direction. After decades marked by Western dominance, economic globalization and the expansion of multilateral institutions, the ostentatious exercise and threat of raw military power are back at the center of world politics. Overall, we are seeing the return of overt geopolitics: a style of major power politics that does not bother to hide behind international law or multilateral norms. That’s good news for China – and bad news for Taiwan.

Spheres of influence are officially back - and China stands to gain

Russia’s full-scale invasion of Ukraine, the United States abducting Venezuela’s president,and U.S. President Donald Trump’s public musings about annexing Greenland all point in the same direction. After decades marked by Western dominance, economic globalization and the expansion of multilateral institutions, the ostentatious exercise and threat of raw military power are back at the center of world politics. Overall, we are seeing the return of overt geopolitics: a style of major power politics that does not bother to hide behind international law or multilateral norms. That’s good news for China – and bad news for Taiwan.

Pheu Thai is Banking on Corruption to Remedy Thailand’s Informal Economy

TheDiplomat - Wed, 04/02/2026 - 00:14
After the collapse of the party's "digital wallet" stimulus plan, voters should not be fooled by its recently announced 1 million-baht election sweepstakes.

Factures d'eau impayées : La brigade Laabal accorde une semaine aux débiteurs pour se mettre à jour à compter de ce 3 février 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 23:59

L'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) a tenu une conférence de presse ce mardi 3 février 2026, dans les locaux de l'institution, sis à Ouagadougou.

Cette conférence avait pour but d'alerter sur la situation préoccupante des impayés de factures d'eau et d'assainissement et d'annoncer les mesures prises pour y remédier.

Selon le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié, la santé financière de l'office est sérieusement affectée par l'accumulation des arriérés, estimés à près de 35 milliards de francs CFA au 31 janvier 2026. Un niveau jugé critique, qui fragilise la trésorerie, ralentit les investissements et menace, à terme, la continuité ainsi que la qualité du service public d'approvisionnement en eau potable.

« Pour accomplir sa mission de service public, pour rendre l'eau disponible chaque jour, pour réaliser des infrastructures structurantes, pour étendre les réseaux et sécuriser durablement l'approvisionnement en eau potable, I'ONEA a besoin de ressources financières. La mobilisation de ces ressources financières passe d'abord par le recouvrement des factures d'eau et de travaux. Au 31 janvier 2026, les impayés des factures d'eau, d'assainissement et des travaux réalisés par l'ONEA sont estimés à près de 35 milliards de FCFA. Ce niveau d'arriérés est critique au regard des besoins du secteur car il fragilise la trésorerie de l'office, ralentit les investissements et menace, à terme, la continuité et la qualité du service public. Aujourd'hui, nous lançons un appel aux clients et à toutes les structures qui enregistrent des impayés dans leurs portefeuilles. Payer sa facture d'eau est un acte de solidarité, un geste de responsabilité. Il est donc essentiel que chacun assume pleinement ses responsabilités », a expliqué le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié.

« Au 31 janvier 2026, les impayés des factures d'eau, d'assainissement et des travaux réalisés sont estimés à près de 35 milliards de FCFA », a déclaré le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié

Tout en rappelant avoir toujours privilégié le dialogue et la flexibilité dans le recouvrement des créances, l'ONEA a annoncé un changement de posture en raison de l'ampleur des impayés.

Le directeur général a annoncé l'officialisation du partenariat entre l'ONEA et la Brigade Laabal, appelée à appuyer les actions de recouvrement. La brigade interviendra notamment dans la sensibilisation des citoyens, la lutte contre l'incivisme lié au non-paiement des factures et l'accompagnement des actions de terrain pour le bien-être collectif.

« Au regard de son caractère social, l'ONEA a toujours privilégié le dialogue et la flexibilité. Mais cette approche ne peut justifier l'accumulation d'arriérés aussi importants, c'est pourquoi, avec les orientations des structures de tutelle, l'ONEA opte désormais pour un changement de posture. Nous nous engageons désormais dans une dynamique claire de renforcement du recouvrement, fondée sur un suivi rigoureux des créances ; la responsabilisation de chaque consommateur ; la mise à contribution de la brigade Laabal. Payer sa facture d'eau est un devoir citoyen, un acte patriotique, un devoir collectif, et une condition indispensable pour garantir l'accès à l'eau potable pour tous ; financer les infrastructures d'aujourd'hui et de demain et renforcer la souveraineté de notre pays dans le secteur vital de l'eau. Nous scellons officiellement le partenariat entre l'ONEA et la brigade Laabal. La brigade Laabal intervient donc en appui à l'ONEA dans la sensibilisation des citoyens, la lutte contre l'incivisme en matière de paiement de factures, la lutte contre la fraude et l'accompagnement dans la facilitation des actions menées pour le bien-être collectif, conformément à la vision de refondation nationale », a-t-il précisé.

L'ONEA et la Brigade Laabal donnent 7 jours aux débiteurs pour régulariser les factures d'eau impayées

Prenant la parole, le commandant de la brigade Laabal, le lieutenant Franck Octave Kabré, a invité l'ensemble des débiteurs, particuliers comme entreprises, à régulariser leur situation dans un délai d'une semaine. Passé ce délai, des mesures de réquisition pourraient être engagées.

« L'État burkinabè a mis toutes les dispositions nécessaires pour que la population se sente bien, mais malheureusement certains actes inciviques de certaines personnes qui rament à contre-courant ne cessent de mettre les bâtons dans les roues chaque jour. C'est dans ce sens que nous sommes ici pour dire qu'on ne peut pas se construire dans l'opposition aux règles ou lois qui sont établies. Payer sa facture d'eau est un acte civique et en même temps un devoir. Donc refuser de payer sa facture d'eau est un acte incivique et un manquement à son devoir. Et c'est là qu'intervient donc la brigade Laabal, qui est une brigade civique pour l'ordre et la discipline. Le mot d'ordre a été lancé et le message est clair et reste le même. Nous appelons les particuliers, les différentes entreprises à se mettre à jour en payant leurs factures et cela dans un délai d'une semaine. Passé ce délai, ils seront naturellement réquisitionnés. Ils vont contribuer d'une autre manière à construire le pays et ils vont payer leurs factures. Nous appelons la population au sens de la responsabilité et nous espérons que ce message, lorsqu'ils l'auront entendu, ils vont se mettre à s'exécuter en payant leur facture », a souligné le commandant de la brigade Laabal.

En rappel, l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) a pour missions d'assurer l'approvisionnement en eau potable des populations et la fourniture de services d'assainissement adéquats.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

L'histoire des Roms dans les Balkans, du Moyen-Âge à la Première Guerre mondiale

Courrier des Balkans - Tue, 03/02/2026 - 23:59

Dans le cadre de notre cycle de discussions sur l'histoire des Balkans, l'Institut français de Serbie a l'honneur d'accueillir l'historien Bernard Lory, grand spécialiste de l'histoire des Roms dans les Balkans, qui participera à des discussions à Belgrade (le mardi 3 février) et à Niš (le mercredi 4 février). Il se rendra ensuite, le 5 février, en Macédoine du Nord, à Skopje.
Bernard Lory est un historien français reconnu, professeur émérite de l'INALCO (Institut national des langues et (…)

- Agenda /

Burkina/Production du piment : « L'or rouge peut générer jusqu'à 10 millions de francs CFA à l'hectare si les bonnes pratiques agricoles sont appliquées », foi de Dr Lucienne Kima/Waongo

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 23:55

Face aux défis climatiques et à la recherche de meilleures performances agricoles, le piment se révèle être une culture à fort potentiel au Burkina Faso. Dr Lucienne Kima/Waongo, qui a travaillé sur la culture de ce produit pour son doctorat, analyse, à travers cette interview, la rentabilité de la filière, le rôle des semences de variétés améliorées et sa contribution à l'économie locale. Lisez-plutôt !

Lefaso.net : Présentez-vous à nos lecteurs ?

Dr Lucienne Kima/Waongo : Je suis docteur en génétique et amélioration des plantes de l'université Joseph Ki-Zerbo, et titulaire d'un master en Sélection et valorisation des ressources phytogénétiques (SVRPG). Je suis également ingénieur en agriculture de formation professionnelle et assermentée pour le contrôle qualité dans la certification des semences végétales. Par ailleurs, je suis actuellement la directrice provinciale de l'agriculture, des ressources animales et halieutiques de Bassitenga.

Mes travaux de recherches ont porté sur le piment (Capsicum spp.), une culture très importante pour l'économie locale et la sécurité alimentaire, dont l'objectif était de connaître la gestion paysanne (savoirs-faire locaux) et recenser la diversité génétique existante du piment cultivé au Burkina Faso puis caractériser cette collection sur le plan agro-morphologique et moléculaire. En tant qu'agronome, j'ai également travaillé sur la chaîne de valeurs du piment dans ses différents maillons et la façon dont elle peut améliorer les revenus des acteurs et renforcer la sécurité alimentaire au Burkina Faso. Les travaux ont été conduits sous la responsabilité du Pr Bationo/Kando Pauline, notre directrice de thèse.

Quelles sont les principales zones de production du piment au Burkina Faso ?

Le piment est cultivé dans toutes les provinces du pays car il s'adapte à une large gamme de sols. Les données de 2018 du ministère en charge de l'agriculture montrent les régions de Tannounyan, de Nazinon, de Oubri, du Yaadga, des Kuilsé, de Kadiogo et de Nando sont des principales zones de production. Mais des tendances plus récentes n'occultent pas les régions de Djôrô, de Guiriko et de Bankui.

Quel rôle joue le piment dans l'économie des ménages agricoles ?

Le piment qualifié de « l'or rouge » traduit toute son importance économique. Il joue un rôle économique très stratégique dans les ménages agricoles puisqu'il se présente comme une première source de revenues monétaires qui est rapidement utilisé pour les dépenses courantes, les soins de santé et la scolarisation des enfants. Parmi plus de 18 cultures maraîchères pratiquées par les ménages agricoles selon le RGPH de 2019, le piment vient en 7e position. Nos études ont montré qu'il n'y a ni âge, ni sexe dans la production du piment, il est cultivé sur des superficies de 100 m2 à 2 hectares, toute l'année dans les jardins ou en plein champ, en monoculture ou en culture associée.

Les revenus nets générés sont de 100 000 à 2 000 000 de FCFA pour des petits producteurs. Pour les professionnels qui planifient bien leur production et appliquent les bonnes pratiques agricoles, les bénéfices partent très loin au-delà des 2 millions de francs à l'hectare (plus de 10 millions), car le kilogramme se vend entre 1 000 à 2 500 FCFA pendant les périodes de pénurie. Des pratiques artisanales de transformation, des petites unités de transformations connaissent le jour actuellement.

Le piment burkinabè a-t-il une importance particulière sur les marchés locaux ou à l'exportation ?

Le piment est l'une des épices les plus consommées et présent dans la majorité des plats nationaux et très demandé sur les marchés urbains et ruraux, dans les supermarchés et boutiques dans toute l'année sur toutes ses formes vendues (frais, séché, en poudre ou en pâte). Il est bien exporté vers les pays côtiers et même au-delà des pays africains qui apprécient sa saveur brûlante. Lors de nos enquêtes il a été montré qu'il est exporté vers la Côte d'Ivoire, le Mali, le Ghana et le Niger. Selon les données du 5e RGPH analysées par INSD en 2023 le taux de commercialisation du piment produit est de 78,1%. Il faut noter aussi que la vente locale dépasse la part exportée. Cela montre que le marché du piment au Burkina Faso est une opportunité à saisir et constitue une réelle offre d'emploi pour les femmes et les jeunes.

Qu'entend-on exactement par « semences de variétés améliorées » de piment ?

On entend par semences de variétés améliorées de piment des variétés dont au moins une ou plusieurs caractéristiques présentent des performances supérieures à celles des variétés dont elles sont issues. Elles sont sélectionnées suivant la démarche scientifique et rigoureuse pour aboutir aux variétés ayant des caractéristiques supérieures aux variétés locales.

Quelles variétés améliorées de piment existent actuellement au Burkina Faso ?

Il existe une multitude de variétés de piments de couleur, formes et tailles très variées ayant des goûts piquant à très piquants (la teneur en capsaïcine, molécule responsable de ce goût), ou aromatisées (ex la variété Big Sun surnommée “sent bon à cause de son arôme). La variété population dénommée « jaune de Farako-Bâ » très piquante connu sous le nom de Jaune du Burkina et deux autres variétés de saveur douce dénommées Papri King et Papri Queen, inscrites dans le catalogue national des semences en 2014, sont des variétés issues des travaux de Dr SANOU Jacob, sélectionneur renommé du Burkina Faso. Deux autres variétés viennent d'être inscrites en 2025 par l'INERA. Les variétés des firmes semencières inondent le marché et les plus fréquemment rencontrées chez les producteurs sont le “Jaune du Burkina”, le Sent bon ou Big Sun, Strella… Dans le groupe des petits piments, on dénombre aussi le “piment de Cayenne”, le paprika, piment bec d'oiseau ou le piment oiseau.

Quels sont les principaux avantages de ces variétés par rapport aux variétés locales ?

En général l'avantage des semences de variétés améliorées réside dans le fait qu'elles ont des bonnes performances agronomiques (rendement plus élevé, cycle plus court, meilleure tolérance aux maladies, meilleure résistance à la chaleur, fruits plus homogènes et adaptés au marché, meilleure efficience de l'eau). Pour cela, elles ont des impacts socio-économiques positifs, notamment en termes d'augmentation des revenus, de réduction des risques et de renforcement de la résilience des ménages agricoles.

Comment se fait le processus de sélection et d'amélioration des variétés de piment ?

La sélection et l'amélioration des variétés du piment suivent un processus itératif combinant l'exploitation de la diversité génétique, des croisements contrôlés et des évaluations agronomiques et socio-économiques en station et en milieu paysan. Plusieurs méthodes de sélection sont utilisées mais le schéma classique intègre les étapes suivantes, notamment la prospection collecte du matériel génétique existant afin de disposer d'une large diversité génétique du piment. La deuxième étape consiste à caractériser le matériel végétal collecté afin d'identifier les génotypes intéressants.

Ensuite vient la sélection des plants géniteurs ayant des caractères d'intérêt recherchés dans le matériel végétal caractérisé et les croisements contrôlés de ces géniteurs (contrôle ou orientation de la pollinisation) afin de combiner les caractères souhaités. Après plusieurs autofécondations pour fixer les caractères génétiques, on passe à l'évaluation en station expérimentale et en milieu paysan puis à l'homologation et l'inscription pour une reconnaissance officielle dans le catalogue national.

Combien de temps faut-il en moyenne pour développer une nouvelle variété de piment ?

Selon le schéma classique de création variétale, il faut en moyenne 7 à 10 ans (selon la complexité des caractères recherchés pour la nouvelle variété). La biotechnologie peut être utilisée pour raccourcir le temps, mais nécessite aussi les moyens et équipements conséquents de laboratoire.

Les variétés améliorées sont-elles adaptées aux conditions climatiques actuelles du Burkina Faso ?

En général, le piment s'adapte bien au climat chaud et ensoleillé donc à notre climat. Néanmoins une thèse est en cours, conduite par Mahamadi Belem pour étudier le comportement des variétés collectées soumises aux différentes saisons de culture.

Comment la recherche prend-elle en compte la sécheresse et les fortes chaleurs ?

Dans le processus de sélection et amélioration variétale les paramètres pédoclimatiques sont pris en compte. Généralement les variétés locales sont sources de résistance à certaines pathologies et aux conditions pédoclimatiques, dont la recherche utilise ces gènes de résistance comme gène d'intérêt à intégrer dans le génome d'une autre variété ayant des rendements élevés mais sensibles à ces contraintes. Ensuite on fait des criblages pour maintenir les génotypes qui s'adaptent.

Peut-on dire que ces variétés contribuent à la résilience des producteurs au Burkina ?

Les variétés améliorées présentent de meilleures performances agronomiques et une plus grande stabilité des rendements, ce qui contribue à l'amélioration des revenus et à la résilience des ménages agricoles. Seulement il faut signaler des variétés hybrides nécessitent un renouvellement constant, chose que les producteurs trouvent difficile au regard des coûts élevés des semences.

Les producteurs adoptent-ils facilement les variétés améliorées de piment ?

L'adoption d'une variété par les producteurs est conditionnée d'abord et à majeure partie par le bon rendement et la demande sur le marché. Lorsque ces conditions sont remplies, l'adoption est facile. Mais de fois, ils manquent d'information sur les variétés et ils sont limités parfois par le coût élevé des semences. Ce qu'on a constaté, beaucoup de producteurs adoptent les nouvelles variétés (le gros piment surtout pour la facilité de récolte par rapport au petit ou la récolte nécessite énormément de main d'œuvre), mais ils conservent tout de même leurs semences locales (par exemple ils disent que le petit piment est utilisé dans les médicaments traditionnels), ce qui est intéressant pour les sélectionneurs car ils conservent la diversité génétique car sans la diversité, il n'y a pas de sélection.

Interview réalisée par Yvette Zongo
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Categories: Afrique, European Union

Burkina/Extension des centrales photovoltaïque de Zagtouli et thermique de Komsilga : « Dans trois semaines, nous allons revenir… Trois semaines », a insisté le ministre en charge de l'énergie

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 23:50

Afin d'anticiper sur la forte demande d'électricité pendant la période chaude, période par excellence des "délestages", le ministre en charge de l'énergie, Yacouba Gouba, a effectué une visite des chantiers en cours, dans l'après-midi de ce mardi 3 février 2026. Il voulait voir de ses propres yeux l'état d'avancement des différents chantiers enclenchés et s'assurer que tout se passe dans les meilleurs des cas, s'est-il justifié.

Il s'est agi notamment des centrales solaires photovoltaïque de Zagtouli et thermique de Komsilga dans le cadre de leur extension. En visitant ces deux projets d'extensions des dites centrales, le ministre a rappelé qu'ils ont été initiés pour augmenter notre capacité de production, mais également pour renforcer le dispositif de façon générale.

Une séance de présentation de l'état d'avancement du chantier du projet d'extension de la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli

Au niveau de Zagtouli, il s'agit d'une capacité additionnelle de 17 MW, qui doit renforcer cette centrale et la porter à une capacité de 50 MW. Parce que, dit le ministre, elle est destinée à être la première, alors qu'elle occupe actuellement la troisième place après Gonsin et Kodeni. Une fois les travaux achevés, cette centrale devrait aider à faire face à la forte chaleur qui s'annonce. En effet, cette infrastructure d'extension, selon la cheffe de projet Rosette Dombwa/Kienou, est installée sur un site de 26 hectares et abrite un total de 28 485 panneaux, et chaque panneau fait 620 watts.

Le ministre en charge de l'énergie, Yacouba Gouba (à droite en tenue bleu marine), écoutant les explications du chef de projet

En termes d'avancement physique, on note autour de 80%, ce qui est en phase avec le délai contractuel restant trois mois (30 avril 2026). Mais M. Gouba a jugé cela insuffisant, et c'est pourquoi il a interpellé l'entreprise, l'enjoignant de mettre les bouchées doubles afin de livrer l'infrastructure avant la date contractuelle prévue.

Rosette Dombwa/Kienou, chef de projet d'extension de la centrale solaire de Zagtouli

Ce, en travaillant 24/24, 7 jours sur 7 pour qu'ils puissent injecter ces 17 MW dans le réseau au plus tard dans trois semaines, a-t-il dit à l'entreprise en charge du chantier. « Dans trois semaines, nous allons revenir. Trois semaines. Pour nous rassurer que les travaux sont finis », a-t-il insisté auprès de l'entreprise.

Vue partielle du chantier du projet d'extension de la centrale thermique de Komsilga

Même interpellation au niveau de la centrale thermique de Komsilga où 50 MW sont attendus de l'extension. « Sur place, nous avons trouvé beaucoup d'infrastructures qui sont à l'arrêt. C'est pourquoi nous avons également interpellé l'entreprise, quand bien même nous sommes autour de 70 %, avec un délai contractuel restant de trois mois », a instruit le ministre.

Le ministre répondant aux questions des journalistes

Sur ces interpellations, le directeur commercial et marketing de l'entreprise Tecmon Energy, assurant les deux projets d'extension des deux centrales, F. Désiré Zoubga, a rassuré qu'ils mettraient les bouchées doubles afin de fournir les centrales dans les meilleurs délais. Tout en assurant au ministre que les équipes sont déjà renforcées et les sites sont éclairés pour que les travaux de nuit commencent incessamment afin de pouvoir doubler la capacité de travail sur le terrain. En plus de cela, il a souligné que les matériaux qui servent aux travaux, à savoir les moteurs, deux sur trois sont déjà disponibles, et ils ont une capacité de production de 54 MW. Donc quatre MW de plus qui serviront au renforcement du dispositif.

Photo de famille entre le ministre, l'équipe de la Sonabel et de l'entreprise Tecmon Energy

Ces projets ont été lancés pour 24 mois et ils étaient attendus au 30 avril 2026. L'autorité demande que les travaux soient accélérés pour faire face aux coupures d'électricité pendant la période chaude de l'année.

F. Désiré Zoubga, directeur commercial et marketing de l'entreprise Tecmon Energy rassure de pouvoir respecter les nouveaux délais proposés par le ministre

Yacouba Gouba a effectué la visite de ces deux chantiers, en compagnie du directeur général de la Sonabel, Souleymane Ouédraogo, et de son équipe, et elle se poursuivra le mercredi 4 février sur les sites de Kossodo et de Pabré.

Yvette Zongo
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Dr Bertrand Meda : « Aider un patient ne doit jamais mettre un médecin en danger »

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 23:45

Cette tribune du Dr Bertrand Meda publiée sur sa page Facebook ce 3 février 2026 intervient dans un contexte marqué par la diffusion récente, sur la télévision nationale, de vidéos montrant des agents publics présentés comme étant en situation de corruption. On les voit en effet recevoir de l'argent d'usagers. Parmi les incriminés, un médecin. À la lumière de cette actualité, l'auteur livre une réflexion personnelle et argumentée sur les dérives possibles de certaines pratiques médicales pourtant dictées par l'humanité, et rappelle, à travers le Code de déontologie, les lignes rouges à ne jamais franchir afin de protéger l'exercice médical et ceux qui l'assument.

À la faveur de l'actualité brûlante, j'aimerais partager cette réflexion avec mes confrères. Certains se demanderont alors pourquoi je la publie sur Facebook avec un accès à tous au lieu de le faire dans un cercle restreint de médecins ? C'est parce que les changements qui s'imposent aux médecins et à tous les agents de santé auront des répercussions sur les usagers des services de santé, habitués à certaines pratiques qu'ils avaient fini par croire normales. Il faudrait donc que le respect des règles par les uns ne soient pas mal interprétés par les autres.

Je ne suis pas un habitué du code pénal donc j'appuierai ma réflexion exclusivement sur le code de déontologie des médecins du Burkina Faso (Décret n•2014-048/PRES/PM/MS du 7 février 2014). Cette réflexion est strictement personnelle.

L'actualité récente a mis en lumière une situation que beaucoup de médecins burkinabè connaissent trop bien : un patient gravement malade, un plateau technique insuffisant, une référence difficile voire impossible, et un médecin placé devant un dilemme humain.

Dans notre contexte, il est fréquent que le médecin soit celui qui :
indique où réaliser un examen indisponible dans sa formation sanitaire,
oriente vers un fournisseur fiable de médicaments ou de consommables,
aide un patient démuni à comprendre un circuit de soins complexe.

Ces pratiques sont socialement compréhensibles. Elles sont parfois cliniquement salvatrices. Mais il faut le dire clairement : elles sont juridiquement et déontologiquement extrêmement risquées pour le médecin.

La ligne rouge déontologique est clairement tracée. Notre code de déontologie est explicite. Il rappelle que la médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce, et qu'il est strictement interdit au médecin de tirer un avantage direct ou indirect de ses prescriptions (article 25). Toute commission, tout transit d'argent, toute intermédiation financière entre le patient et un fournisseur est prohibée, quelle que soit l'intention (article 29).
Il faut le rappeler avec force : le droit ne juge pas l'intention, il juge les actes.

Dès que l'argent entre dans la relation médecin-patient, même pour « aider », même sans enrichissement personnel, le médecin sort de la zone de protection déontologique.

À partir de cet instant, il devient vulnérable : aux accusations, aux interprétations malveillantes, aux procédures disciplinaires, voire pénales.

Le médecin n'a pas à se substituer au système de santé. Le Code rappelle également que le médecin ne doit pas entreprendre ou poursuivre des soins qui dépassent ses connaissances, son expérience ou les moyens techniques dont il dispose (article 43).

Référer un patient pour insuffisance de plateau technique est une bonne pratique, pas une faute.
Le médecin n'a aucune obligation de “se surpasser” matériellement pour pallier les défaillances structurelles du système.

Aussi la responsabilité médicale reste personnelle. Même dans un système défaillant, l'exercice de la médecine demeure personnel, et chaque médecin reste responsable de ses décisions et de ses actes (article 37). Ni la pression sociale, ni l'insistance du patient, ni la pénurie de moyens ne transfèrent cette responsabilité ailleurs et le système ne viendra pas répondre à la place du médecin en cas d'accusations.

Il y a donc une ligne rouge absolue à ne jamais franchir :
ne jamais recevoir ou faire transiter de l'argent pour un patient ;
ne jamais commander du matériel en son nom ;
ne jamais servir d'intermédiaire actif entre patient et fournisseur ;
ne jamais gérer financièrement ce qui relève des soins prescrits.

Ce sont parfois des gestes dictés par l'humanité. Mais ce sont aussi des pièges juridiques majeurs.

La bonne conduite, même dans un système défaillant, reste claire (articles 115 et 116) :
informer loyalement le patient des limites du plateau technique ;
proposer une référence appropriée ;
prescrire de manière claire et traçable ;
respecter le refus éventuel du patient, tout en le documentant dans le dossier médical.

La traçabilité protège.
La distance financière protège.
La confusion des rôles, elle, détruit.
Cette réflexion ne vise pas à nier la souffrance des patients. Elle vise à protéger les médecins contre des pratiques qui peuvent ruiner une carrière, une réputation et une vie, parfois en quelques minutes sur les réseaux sociaux.

Aider un patient est un devoir moral.
Mais se protéger est une obligation professionnelle.
La compassion ne protège pas devant le droit.
La rigueur déontologique, si.

Dr Bertrand Meda

Categories: Afrique, European Union

Harmattan au Burkina Faso : « Les personnes âgées sont très fragiles, la prévention peut sauver des vies », alerte le Dr Louis Sylvain Pengwende Ouédraogo

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 23:40

En cette période d'harmattan marquée par la poussière, le froid et la pollution, les personnes âgées paient un lourd tribut, notamment à travers les maladies respiratoires. Dans cette interview, le Dr Louis Sylvain Pengwende Ouédraogo, médecin gériatre et gérontologue au CHU de Bogodogo et maître assistant à l'université Joseph Ki-Zerbo, appelle à une vigilance accrue des familles et insiste sur l'importance de la prévention et de la prise en charge précoce pour éviter des décès évitables.

Lefaso.net : Actuellement, c'est la période de l'harmattan au Burkina Faso. On sait que durant cette période les personnes âgées sont beaucoup exposées. Quels comportements et attitudes doivent-elles adopter pour éviter de tomber malade ?

Dr Louis Sylvain P. Ouédraogo : Effectivement, nous sommes dans une période dans laquelle les personnes âgées sont exposées et très fragiles. Avec la poussière, le froid et la pollution, leurs poumons sont souvent atteints. Elles ont souvent des infections pulmonaires. Elles toussent le plus souvent et ont des difficultés respiratoires et des douleurs à la poitrine. C'est une période où on enregistre malheureusement le plus grand nombre non seulement de maladies respiratoires mais aussi de décès. Il est important qu'on se concentre sur la question et qu'on essaie de faire de la prévention.

Vous venez de parler du grand nombre de décès durant cette période. Est-ce que vous avez des statistiques ?

Nous n'avons pas de statistiques précises sur le nombre de cas de maladies respiratoires et leur type chez les personnes âgées ainsi que sur les décès liés à ces pathologies pour le moment. Mais on sait qu'il y a deux périodes de pics de décès chez les personnes âgées. Il y a cette période de novembre à février et d'avril à mai.

Quels conseils pouvez-vous donner pour éviter qu'elles soient exposées ?

Le premier conseil que je peux donner, c'est bien la prévention. Il faut se protéger contre ces aléas climatiques. Il faut éviter d'inhaler la poussière et de prendre froid. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut garder les fenêtres fermées. Il faut éviter les déplacements à l'extérieur. Mais en cas de déplacement à l'extérieur pour X raison, avant de sortir de la maison, il faut porter des vêtements chauds et un masque. De plus, il faut prendre l'habitude de porter des chaussettes la nuit parce que les personnes âgées prennent froid facilement par les pieds. Même s'il fait chaud dans la soirée, il faut éviter de laisser les fenêtres ouvertes. Car il fait froid autour de 1h-2h du matin.

Hormis les maladies respiratoires, quelles autres maladies les personnes âgées contractent-elles durant cette période ?

C'est vraiment surtout les infections respiratoires qu'elles contractent. Bien sûr, il y a toujours la survenue d'autres problèmes de santé comme le diabète, la dénutrition et les problèmes de cœur.

Quels sont les signes qui doivent alerter les familles à envoyer une personne âgée en consultation ?

Si vous constatez qu'une personne âgée a le rhume et qu'elle a du mal à respirer, il faut l'emmener à l'hôpital. Parfois, la personne peut ne pas trop tousser dans la journée mais tousser beaucoup la nuit, il faut l'amener à l'hôpital. Si vous voyez une personne âgée qui a changé de comportement, par exemple, il a l'habitude de se réveiller tôt pour arroser ses plantes ou vaquer à ses occupations et soudain, il ne se réveille plus tôt ou il ne sort pas comme d'habitude, c'est qu'il y a un problème, il ne faut pas tarder, il faut l'amener à l'hôpital. Parce qu'avec les personnes âgées les choses vont vite et les maladies s'aggravent vite. Donc, il faut les surveiller pour vite détecter les maladies.

Dr Louis Sylvain P Ouédraogo, médecin gériatre et gérontologue au CHU de Bogodogo et maître assistant à l'université Joseph Ki-Zerbo

Pourquoi les maladies emportent plus vite les personnes âgées ?

Les personnes âgées traînent plusieurs maladies à la fois. Souvent vous allez voir une personne âgée qui a l'hypertension, l'arthrose, le diabète, la goutte. Donc, il suffit qu'elle ait une autre pathologie et les choses deviennent compliquées. La personne âgée est fragile. Donc, si sa prise en charge n'est pas précoce, elle peut facilement décéder.

Nous sommes à la fin, quel est votre message pour les personnes âgées et leurs familles ?

Il faut toujours surveiller les personnes âgées qui sont avec nous. Au moindre changement de comportement, d'attitude, il ne faut pas traîner, il faut les amener à l'hôpital pour consulter un médecin. Ce qui nous permet de les sauver, c'est lorsqu'on les amène tôt à l'hôpital. Elles peuvent tomber malades mais si elles sont vite prises en charge, généralement, on évite les décès.

Interview réalisée par Rama Diallo
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Brigade anti-criminalité : Le commissaire principal Wendlanam Moïse Kaboré installé dans ses fonctions de commandant de la section Ouagadougou

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 23:35

La Brigade anti-criminalité (BAC) de Ouagadougou a officiellement un nouveau commandant. Le commissaire principal de police Wendlanam Moïse Kaboré a été installé dans ses fonctions, ce mardi 3 février 2026, à l'occasion d'une cérémonie de prise de commandement tenue dans la capitale burkinabè. Une étape importante pour cette unité stratégique, au cœur de la lutte contre l'insécurité urbaine.

Nommé par arrêté n°2025-0428/MSECU/CAB du 22 décembre 2025, le nouveau commandant, commissaire principal de police Wendlanam Moïse Kaboré, hérite d'une brigade engagée quotidiennement dans la prévention et la répression de la criminalité sous toutes ses formes. Il succède ainsi au commissaire principal de police Somnobgna Ouédraogo, qui a marqué son passage à la tête de l'unité par un engagement constant pour le renforcement de l'efficacité opérationnelle. Ce dernier occupe désormais les fonctions de directeur des unités d'intervention de la Police nationale, une promotion qui témoigne de la reconnaissance de son expérience et de son leadership.

Dans un discours d'humilité, de reconnaissance et de détermination, le nouveau commandant a rendu hommage aux forces vives de la nation, salué l'héritage de son prédécesseur et tracé les grandes lignes d'un commandement tourné vers l'efficacité opérationnelle, la cohésion et le service du citoyen.

Une prise de fonction marquée par l'humilité et la gratitude

C'est avec « un profond sentiment de responsabilité » que le commissaire principal de police Wendlanam Moïse Kaboré a pris la parole lors de cette cérémonie solennelle marquant son incorporation au sein de la BAC-Ouaga et sa prise de fonction en qualité de commandant. Dès l'entame de son allocution, il a tenu à rendre grâce à la providence divine, qu'il reconnaît comme un fil conducteur tout au long de sa carrière professionnelle.

Le nouveau commandant a également rendu un vibrant hommage à ses parents et à sa famille, soulignant le rôle déterminant de leur soutien, de leurs prières et de leurs bénédictions dans son parcours. Il a par ailleurs exprimé sa profonde gratitude au ministre de la sécurité ainsi qu'à la hiérarchie policière pour la confiance placée en lui à travers cette nomination stratégique.

La prise officielle de commandement du commissaire principal, Wendlanam Moïse Kaboré, nouveau commandant de la BAC-Ouaga

Un hommage appuyé à un prédécesseur au parcours exemplaire

Moment fort de son discours, le commissaire Kaboré a salué le travail « remarquable » de son prédécesseur, le commissaire principal de police Somnobgnan Ouédraogo, aujourd'hui directeur des unités d'intervention de la Police nationale. Il a reconnu la solidité des bases laissées à la tête de la BAC-Ouaga, qualifiant la succession de « véritable challenge » face à un homme d'engagement, de charisme et très apprécié de ses collaborateurs.

Dans un esprit de continuité et de respect hiérarchique, il a affirmé sa volonté de s'inspirer de l'expérience et des conseils avisés de son ancien commandant, désormais son supérieur direct, tout en lui adressant des vœux de plein succès dans ses nouvelles fonctions.

Le nouveau commandant de la BAC-Ouaga, commissaire principal Moïse Kaboré, félicité par le directeur général de l'École nationale de la police, le commissaire divisionnaire Abdoulaye Belem

Une pensée pour les héros tombés et les victimes du terrorisme

En ces circonstances solennelles, le nouveau commandant de la BAC-Ouaga a eu une pensée émue pour les forces combattantes tombées sur le champ d'honneur en défendant la mère patrie, ainsi que pour toutes les victimes civiles de l'hydre terroriste. Il a invité l'assistance à observer une minute de silence en leur mémoire, avant d'adresser des mots de compassion aux familles endeuillées et de souhaiter un prompt rétablissement aux blessés.

Célébrant 16 ans d'existence, le commissaire Kaboré a indiqué que ces seize années symbolisaient pour la Brigade anti-criminalité des années de défis relevés, d'engagement constant, de résilience et de résultats concrets.

Depuis sa création, la BAC-Ouaga s'est imposée, dit-il, comme une fierté pour la Police nationale et pour la ville de Ouagadougou, se dressant avec courage et honneur contre la criminalité et la délinquance urbaines.

« Gardez les yeux rivés sur l'objectif, car la grande victoire contre le terrorisme est pour très bientôt par la grâce de Dieu », commissaire principal Wendlanam Moïse Kaboré, nouveau commandant de la BAC-Ouaga

Aujourd'hui, la BAC est également engagée de manière intensive dans la lutte contre le terrorisme pour la reconquête du territoire national. « Notre mission est bien claire : Protéger les personnes et les biens, prévenir et réprimer la criminalité, assurer la sécurité de nos concitoyens, lutter contre le grand banditisme et le terrorisme sous toutes leurs formes. La tâche est énorme, mais je suis convaincu que nous sommes prêts à relever les défis qui nous attendent, tout en apportant des innovations stratégiques et opérationnelles, suivant la vision déclinée par le directeur général de la Police nationale, et ce, dans la démarche patriotique de notre pays, sous la bannière de la révolution progressiste et populaire », a déclaré le commissaire principal Wendlanam Moïse Kaboré.

Le nouveau commandant a salué avec respect tous les hommes et femmes qui ont contribué à bâtir cette unité d'élite, ainsi que ceux qui la composent actuellement, s'inclinant devant les sacrifices consentis pour la sécurité des populations.

Un commandement basé sur l'efficacité et la cohésion

Conscient de la mutation permanente de la criminalité urbaine et du contexte sécuritaire difficile que traverse le Burkina Faso, le commissaire principal de police Moïse Kaboré a réaffirmé le rôle central de la BAC, en synergie avec les autres unités de police et les forces républicaines, pour garantir une ville paisible et sûre.

Des participants à la cérémonie de prise de commandement du commissaire principal Wendlanam Moïse Kaboré, nouveau commandant de la BAC-Ouaga

Mesurant pleinement la responsabilité qui lui incombe, il promet d'assumer sa mission avec vigueur, rigueur et honneur. Sa vision repose sur un commandement sans complaisance, mais humain, favorisant l'épanouissement professionnel de chaque élément. Le partage, la concertation, la responsabilité, l'engagement, le professionnalisme et l'honneur seront les piliers de son action, précise-t-il, avec une communication forte au service de la mobilisation collective.

Discipline, dévouement et loyauté au service du citoyen

S'adressant directement aux hommes et femmes de la BAC-Ouaga, le nouveau commandant les a invités à demeurer déterminés, dynamiques et solidaires, rappelant la devise fondatrice de l'unité : discipline, dévouement et loyauté. Une ligne de conduite essentielle pour servir les citoyens et préserver l'honneur de la Police nationale du Burkina Faso, reconnue pour son professionnalisme à l'échelle africaine.

L'hymne national exécuté au cours de la cérémonie

Convaincu que l'union des forces, appuyée par la foi et l'engagement patriotique, conduit toujours à des exploits, le commissaire Kaboré a conclu son propos par des remerciements appuyés à ses anciens collaborateurs des Groupements des unités mobiles d'intervention (GUMI). Ses remerciements sont allés également à l'endroit du coordonnateur du Centre des opérations de la Police nationale, le commissaire divisionnaire de police Sinaly Zei, pour son encadrement et son exemple de loyauté et de courage.

La BAC joue en effet un rôle clé dans le dispositif sécuritaire de Ouagadougou, notamment à travers des interventions rapides, ciblées et visibles sur le terrain. Cette prise de commandement intervient dans un contexte sécuritaire exigeant, où les attentes des citoyens sont fortes. Avec l'arrivée du commissaire principal Wendlanam Moïse Kaboré à la tête de la BAC de Ouagadougou, les autorités entendent certainement consolider les acquis et renforcer la présence policière pour une capitale plus sûre.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Évaluation des contrats d'objectifs : Le ministère de la Transition digitale franchit le cap des 91 %

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 23:30

Évaluée le 03 février 2026 par le Premier ministre, la ministre de la Transition digitale, Dr Aminata Zerbo Sabané, affiche un taux d'exécution de plus de 91 % de son contrat d'objectifs. Une performance marquée par des avancées majeures en matière de connectivité, de services numériques et de souveraineté digitale.

« Nous avons reçu les encouragements de Son Excellence le Premier ministre au regard des résultats obtenus. Nous pouvons juger satisfaisante la mise en œuvre du contrat d'objectifs, avec un taux d'exécution de plus de 91 % », a déclaré la ministre à l'issue de la séance.

Selon Dr Aminata Zerbo Sabané, l'année 2025 a constitué une étape charnière pour son département. En matière de connectivité, 370 nouvelles localités ont été interconnectées aux réseaux de téléphonie, permettant pour la première fois à leurs populations d'accéder aux services de téléphonie et d'internet.

Sur le volet de l'hébergement des données et des services numériques, le ministère a achevé la construction de deux data centers modulaires. Ces infrastructures constituent un levier majeur pour le renforcement de la souveraineté numérique nationale.

S'agissant des services digitaux de l'administration, la dynamique de dématérialisation s'est poursuivie avec le développement ou la mise en chantier de 69 nouvelles plateformes. Depuis les assises de 2023, ce sont au total 272 plateformes qui ont été initiées, dont 146 déjà opérationnelles au bénéfice des usagers.

L'inclusion numérique a également connu une avancée notable à travers la signature d'un contrat-plan entre La Poste et l'État, prévoyant la construction de 20 espaces « Zama Tchey », également appelés « Maisons du citoyen », sur une période de cinq ans. Ces infrastructures visent à accompagner les populations dans l'accès aux services publics en ligne. Par ailleurs, la 20ᵉ édition de la Semaine du Numérique a contribué à renforcer la dynamique de l'écosystème digital national.

« Au-delà des chiffres, nous avons posé en 2025 des fondamentaux essentiels pour réussir la transformation digitale de notre pays, notamment en matière de connectivité, d'hébergement des données et de services numériques », a souligné la ministre.

Pour l'année 2026, plusieurs chantiers structurants sont annoncés. Le programme « zéro zone blanche » sera intensifié avec la couverture de 750 nouvelles localités, en complément des 370 déjà réalisées en 2025, puis le lancement d'un autre lot de 750 localités au cours de l'année. Un nouveau réseau dédié à l'administration publique sera également engagé, avec un démarrage prévu à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, en vue de soutenir l'ambition d'une administration davantage électronique.

« En 2026, nous allons accélérer l'identification unique électronique, renforcer la couverture des zones blanches et bâtir un nouveau réseau pour l'administration publique, tout en avançant vers des outils numériques souverains conçus par nous-mêmes », a indiqué la ministre.

Elle a par ailleurs précisé avoir reçu une orientation forte du Premier ministre en faveur de l'utilisation d'outils numériques souverains au sein de l'administration publique, notamment pour la messagerie, la gestion et le partage de documents, en substitution progressive aux solutions tierces.

Dr Aminata Zerbo Sabané a enfin salué l'engagement de ses collaborateurs et des Directeurs des Systèmes d'Information, tout en les appelant à une mobilisation soutenue pour relever les défis de 2026 et consolider les acquis de la transformation digitale.

Lefaso.net

DCRP/Primature

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Église en Afrique : Le Pape Léon XIV appelle à une évangélisation enracinée dans les cultures africaines

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 23:25

À l'occasion de la 13ᵉ assemblée générale de l'Association des Conférences épiscopales de la Région de l'Afrique centrale (ACERAC), tenue à N'Djamena, au Tchad, du 25 janvier au 1ᵉʳ février 2026, le Pape Léon XIV a exhorté les évêques à poursuivre la mise en œuvre de l'exhortation apostolique Ecclesia in Africa. Mais aussi à relever les défis contemporains afin de préserver la crédibilité du message de l'Église sur le continent.

Dans un message signé par le cardinal Pietro Parolin et lu à l'ouverture des travaux le lundi 26 janvier par le nonce apostolique au Tchad, Mgr Giuseppe Laterza, le Saint-Père rappelle que l'exhortation apostolique Ecclesia in Africa, publiée par Jean-Paul II en 1995 et dont on célèbre cette année le 31ᵉ anniversaire, demeure pleinement actuelle. Ce document identifie plusieurs défis majeurs pour l'Église en Afrique, notamment l'inculturation de la foi, la promotion de la justice, de la paix et du développement, l'autonomie et l'autofinancement, la formation des agents pastoraux, le dialogue interreligieux ainsi que la lutte contre les idéologies contraires aux valeurs anthropologiques et chrétiennes.

Le Pape souligne que, malgré les réalités parfois marquées par le tribalisme, les conflits interethniques et les divisions familiales en Afrique centrale, le continent regorge de cultures riches et diverses, appelées à devenir un terreau fécond pour la proclamation de l'Évangile et la promotion de la réconciliation.

Dans son message, Léon XIV adresse ses salutations au président de l'ACERAC, Mgr Martin Waïngue Bani, ainsi qu'à l'ensemble des évêques et aux prêtres engagés au service des communautés. Il relève l'importance des rencontres régulières de l'ACERAC, qui favorisent la coopération entre les Églises locales, approfondissent la compréhension des vérités chrétiennes et renforcent le dialogue avec les autres confessions religieuses et les autorités civiles. Ces rencontres contribuent, selon lui, à inscrire l'Évangile dans la culture et la société, à promouvoir la protection de la vie humaine, la paix et la justice, à soutenir les victimes des conflits et à défendre la Création.

Le Saint-Père rappelle que l'Église en Afrique est « vivante, forte et dynamique », reprenant les termes de Ecclesia in Africa, qui décrit le continent comme « un signe des temps, un moment propice, un jour de salut ». Il insiste sur l'inculturation de la foi, précisant qu'il ne s'agit pas d'adapter l'Évangile au monde, mais de découvrir, dans chaque culture, les voies appropriées pour annoncer la Parole de Dieu, au service de l'existence humaine.

Face aux conflits, aux divisions et au tribalisme, Léon XIV appelle à promouvoir la réconciliation et la paix propres à l'Évangile. La nouvelle évangélisation, affirme-t-il, doit contribuer à bâtir l'Église-famille, en rejetant tout ethnocentrisme et en favorisant une véritable communion entre les différents groupes ethniques, ainsi que la solidarité et le partage des ressources entre les Églises particulières.

Enfin, le Pape invite les pasteurs à s'engager résolument sur le chemin synodal, en se rapprochant des fidèles par l'écoute, la compassion et la bienveillance. Il les exhorte à être attentifs aux aspirations des jeunes en quête de meilleures conditions de vie et aux souffrances des réfugiés et des personnes déplacées, appelant les communautés chrétiennes à être pour eux un signe de consolation et d'espérance.

Lefaso.net
Source : Vaticannews

Categories: Afrique, European Union

Contrat d'objectifs 2025 : Le ministère de l'Agriculture atteint 95,42 % de réalisation

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 23:20

Évalué ce mardi 03 février 2026 par le Premier ministre, le contrat d'objectifs 2025 du ministre d'État, ministre de l'Agriculture, de l'Eau, des Ressources animales et halieutiques, Ismaël Sombié, affiche une performance globale de 95,42 %. Des résultats jugés satisfaisants, portés notamment par une forte couverture des besoins céréaliers, des avancées dans les filières animales et halieutiques, ainsi qu'un renforcement de la gouvernance et de la mécanisation agricole.

‎Neuf objectifs majeurs et treize orientations stratégiques, essentiellement axés sur la satisfaction durable des besoins alimentaires du Burkina Faso, avaient été assignés au ministre d'État par le Chef du Gouvernement. À ce titre, la couverture des besoins céréaliers a atteint un niveau remarquable, avec un taux de 126,4 %. De même, l'objectif de couvrir 80 % des besoins nationaux en poisson, notamment en clarias et en tilapia, a été globalement atteint, malgré certaines contraintes pour lesquelles des orientations ont été reçues afin d'améliorer davantage les performances.

‎Parmi les autres résultats notables figure le renouvellement de 15 % des vergers de manguiers, grâce à la mise à disposition de plants améliorés au profit des producteurs.

‎La relance de la production du blé a également été effective, avec environ 2 500 hectares emblavés, pour une production estimée à près de 9 000 tonnes au titre de la campagne 2025-2026.

‎Les filières avicole et des petits ruminants ont, quant à elles, connu des avancées significatives, à travers la mise à disposition d'intrants et de reproducteurs améliorés, contribuant au renforcement de la production nationale.


‎Sur le plan de la gouvernance, des actions concrètes ont été menées pour renforcer la discipline et l'éthique au sein du département, notamment à travers la mise en place et le fonctionnement effectif du Conseil de discipline, conformément aux textes en vigueur dans la fonction publique.

‎L'évaluation a également porté sur l'opérationnalisation des sociétés créées en 2024. À ce niveau, la société Faso KOSAM affiche des résultats encourageants, avec trois unités fonctionnelles sur le territoire national et des produits fortement appréciés, bien que l'offre demeure encore insuffisante face à la demande. Dans cette dynamique, l'arrivée prochaine de vaches à haut rendement laitier en provenance du Brésil est annoncée, en vue de renforcer la chaîne de valeur laitière.

‎Parallèlement, Faso Goolgo poursuit sa montée en puissance avec l'installation d'unités de production d'aliments pour poissons et pour bétail dans plusieurs localités.

‎Le ministre d'État s'est également félicité des performances de l'Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH), engagé dans le curage des barrages et la réalisation de grandes infrastructures. Cette dynamique est renforcée par une synergie d'actions entre l'ONBAH, la SONATER et Faso Mêbo, favorisant la mutualisation des ressources humaines, techniques et matérielles.

‎En matière de mécanisation agricole, la gestion du parc d'engins a été améliorée à travers l'installation de traceurs GPS sur les tracteurs, permettant un suivi en temps réel de leurs positions, des superficies travaillées, ainsi qu'une meilleure réactivité en cas de dysfonctionnement.

‎Le chef du département de l'Agriculture a par ailleurs annoncé que la première phase de l'Offensive agro-pastorale et halieutique (2023-2025) s'achèvera définitivement après la campagne sèche. Un bilan global sera alors présenté aux plus hautes autorités afin de recueillir les orientations nécessaires au lancement de la phase II, destinée à renforcer durablement l'autosuffisance alimentaire du Burkina Faso.

‎Lefaso.net
Source : DCRP/ Primature

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‎Contrat d'objectifs 2025 : Le ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat affiche un taux de réalisation de 87,57 %

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 03/02/2026 - 23:15

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, le mardi 03 février 2026, à l'évaluation de la mise en œuvre du contrat d'objectifs 2025 du ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat. À l'issue de cet exercice de redevabilité, le département conduit par Serge Gnaniodem Poda enregistre un taux de réalisation de 87,57 %, traduisant une mise en œuvre globalement satisfaisante des engagements pris.

Trois objectifs stratégiques étaient assignés au ministre Serge Gnaniodem Poda pour l'année 2025 : promouvoir le commerce et l'expansion des industries de services à forte valeur ajoutée et créatrices d'emplois décents ; développer un secteur industriel et artisanal compétitif, à forte valeur ajoutée et générateur d'emplois décents ; et promouvoir la bonne gouvernance économique et financière, ainsi que les coopérations régionales et internationales.


‎Les réalisations phares ont concerné les secteurs de l'industrie, du commerce, de l'artisanat, ainsi que la consolidation du climat des affaires.

‎Dans le secteur de l'industrie, une offensive significative a été menée avec l'ouverture d'une vingtaine d'unités industrielles, tant publiques que privées. Parmi celles-ci figurent notamment la SN-BRAFASO, la société Burkina Cajou, ainsi que l'unité de production de farine de maïs et de blé de Kaya. Ces réalisations constituent, selon le ministre, un record en termes d'ouvertures d'unités industrielles, reflet de la vision portée par le Chef de l'État, le Capitaine Ibrahim Traoré.


‎Dans le domaine du commerce, les résultats majeurs ont porté sur le renforcement des contrôles de lutte contre la fraude, avec la vérification de plus de 30 000 acteurs afin de garantir le respect de la réglementation. Des réformes ont également été engagées pour accroître les capacités de stockage de la SONABHY, en vue d'un approvisionnement stratégique du pays. Par ailleurs, des mesures d'interdiction temporaire d'exportation de certains produits de grande consommation, notamment alimentaires, ont été prises afin de privilégier l'approvisionnement du marché national et de contenir la hausse des prix.


‎S'agissant du secteur de l'artisanat, l'année 2025 a été marquée par l'organisation réussie de la 5ᵉ édition du Salon régional de l'Artisanat (SARA) à Tenkodogo, l'inauguration du Centre national d'appui à la transformation artisanale du coton (CNATAC), ainsi que la dotation en équipements de plus de 300 artisans.

‎En matière de consolidation du climat des affaires, les actions entreprises ont porté notamment sur la tenue régulière de cadres de concertation entre les secteurs public et privé, la facilitation des procédures d'obtention des licences d'affaires, ainsi que l'allègement des formalités de création d'entreprises.

En perspective, l'année 2026 sera consacrée au renforcement des acquis et à la finalisation de plusieurs projets structurants, parmi lesquels le complexe industriel ferroviaire intégré FASO RAILS, ainsi que l'ouverture des premières boutiques de la société d'État FASO-YAAR.

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