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Un policier en prison pour abus de fonction

24 Heures au Bénin - Tue, 28/07/2026 - 17:01

Un agent de Police a été jugé à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), pour des faits d'abus de fonction. Il lui est reproché d'avoir facilité les formalités de voyage à l'épouse du panafricaniste, Kemi Seba.

Un policier comparait à la CRIET pour abus de fonction. Après l'audience du 14 juillet dernier, le procès est renvoyé au 20 octobre prochain. Il est accusé d'avoir facilité le voyage de l'épouse du panafricaniste Kemi Seba, contre une récompense financière.
Selon les informations, l'épouse, de nationalité belge, devrait se rendre dans son pays à partir d'un vol à l'aéroport de Cotonou, alors que son visa est expiré. Mais une fois sur les lieux, elle estime que ce manquement allait empêcher son voyage. Son mari contacte le policier qui lui facilite les formalités contre une récompense de 30 000 francs CFA.

Le pot-aux-roses s'est révélé aux enquêteurs lors d'une enquête sur le dossier Kemi Seba. Une fouille du téléphone de son épouse a révélé les faits. Le policier aurait été sollicité à deux reprises. Interpellé, il a été présenté au parquet et placé sous mandat de dépôt.
Lors de l'audience du mardi 14 juillet, le ministère public a requis une peine de 24 mois de prison dont 12 ferme, à son encontre, et une amende d'un million de francs CFA. Pour le magistrat, l'agent de sécurité s'est rendu coupable d'abus de fonction en acceptant de l'argent en guise de récompense.
Le verdict est renvoyé au mardi 20 octobre 2026.

F. A. A.

Categories: Afrique

Le Kazakhstan s’affirme face à la Russie : une émancipation en trompe-l’œil ?

IRIS - Tue, 28/07/2026 - 17:00
La diplomatie de la dentelle

La déclaration d’Omsk intervient dans un contexte particulier. Quelques jours auparavant, des attaques ukrainiennes avaient perturbé le terminal russe de Novorossiïsk, où débouche l’oléoduc du Caspian Pipeline Consortium (CPC). Cette infrastructure, qui assure environ 80 % des exportations de pétrole kazakhstanais, révèle que la guerre atteint directement les revenus du Kazakhstan. Pris au prisme de l’actualité, l’appel de Tokaïev répond donc à une préoccupation humanitaire autant qu’à un intérêt national immédiat.

Pourtant, ça n’est pas suffisant pour comprendre la situation et il faut changer de focale temporelle pour mieux l’appréhender. Rembobinons. Depuis 2022, le Kazakhstan pratique une diplomatie de la dentelle à vocation multivectorielle pour construire une centralité kazakhstanaise. Quelques semaines avant l’invasion, Tokaïev avait appelé l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) à contenir les troubles dans son pays et des troupes russes avaient pénétré son territoire et stabilisé son pouvoir. Astana semblait durablement redevable à Vladimir Poutine. Mais la suite a démenti cette lecture. Dès juin 2022, au Forum économique de Saint-Pétersbourg, Tokaïev refuse devant Vladimir Poutine de reconnaître les républiques autoproclamées de Donetsk et de Louhansk, qualifiées de « territoires quasi étatiques ». En septembre de la même année, le Kazakhstan rejette aussi les référendums organisés dans les territoires occupés et s’abstient lors de plusieurs votes des Nations unies, sans soutenir les annexions. Marchant sur un fil, le pays ne s’associe pas aux sanctions occidentales, mais s’engage à limiter leur contournement. Puis, le 9 novembre 2023. À Astana, après une rencontre avec Vladimir Poutine, Tokaïev ouvre sa déclaration en langue kazakh. Il poursuit en russe une vingtaine de secondes plus tard, mais la délégation venue de Moscou est prise de court. Sergueï Lavrov, Dmitri Peskov et plusieurs responsables russes cherchent leurs dispositifs de traduction. Il faut bien comprendre que, jusqu’à présent, les échanges verbaux diplomatiques entre la Russie et le Kazakhstan se déroulaient uniquement en russe. Le changement paraît minuscule. Dans un espace marqué par la domination politique et culturelle russe, l’émancipation passe aussi par la langue. Tokaïev n’efface pas le russe, largement pratiqué et officiellement utilisé. Il rappelle que le kazakh est la langue d’un État souverain. Pendant quelques secondes, Moscou doit traduire et s’adapter.

Mais attention aux conclusions trop hâtives, car de fortes dépendances existent entre Moscou et Astana. La géographie, d’abord. Les deux pays partagent plus de 7 500 kilomètres de frontière, soit la plus grande frontière terrestre de la planète. Les institutions, ensuite. Comme la Russie, le Kazakhstan appartient à l’Union économique eurasiatique (UEE) et à l’OTSC. L’économie, enfin. En 2024, les échanges avec la Russie atteignaient 28,1 milliards de dollars. Ça n’est pas un hasard si Rosatom conduira le consortium chargé de construire la première centrale nucléaire kazakhstanaise.

Néanmoins, parallèlement, Astana multiplie les alternatives à la Russie. La Chine est devenue son premier partenaire commercial pris individuellement, tandis que l’Union européenne conserve cette place si l’on considère les Vingt-Sept comme un bloc. Elle demeure également la principale source d’investissements étrangers dans le pays. Le Kazakhstan développe le corridor transcaspien, qui relie la Chine à l’Europe sans traverser le territoire russe, et renforce ses relations avec la Turquie, l’Azerbaïdjan et les États du Golfe. À l’échelle régionale, son rapprochement avec l’Ouzbékistan et le projet « Central Asia 2040 » visent à faire émerger une Asie centrale capable de défendre ses propres intérêts. Cette diplomatie dite « multivectorielle » a pour objectif de répartir les dépendances afin de préserver la souveraineté du Kazakhstan.

La fin du monopole russe

Si cette évolution nourrit l’idée d’un affaiblissement russe, la réalité est plus contrastée. Moscou conserve en Asie centrale une influence militaire, économique et culturelle considérable. Elle reste un marché majeur, une voie de transit et un partenaire sécuritaire. De plus, les sanctions ont même accru la valeur du Kazakhstan et du Kirghizstan pour les entreprises russes, qui y trouvent des intermédiaires et de nouvelles routes.

Toutefois, la centralité russe est désormais contestée. Pendant plusieurs décennies, depuis 1991, le Kremlin fixait les limites de l’autonomie acceptable dans l’espace post-soviétique mais la guerre a fragilisé cette hiérarchie. La puissance qui prétendait garantir la stabilité régionale menace désormais la souveraineté de ses voisins. Au Kazakhstan, les discours russes mettant en doute les frontières inquiètent particulièrement le nord du pays, où vit une importante population russophone. Les difficultés de l’Arménie face à l’Azerbaïdjan ont également dégradé la crédibilité des garanties russes. La Chine étend son influence économique, la Turquie consolide ses réseaux dans le monde turcique (dont le Kazakhstan fait partie) et l’Union européenne investit dans les transports, l’énergie et les matières premières critiques. Leur présence simultanée multiplie les possibilités offertes aux États de la région. Concrètement, l’affaiblissement russe est une affaire de rivalités de pouvoir. Désormais, Moscou obtient plus difficilement l’alignement de ses voisins et dépend davantage d’eux pour réorienter ses échanges. Tokaïev peut ainsi exprimer son désaccord sans renverser l’ensemble du partenariat.

La notion d’« espace post-soviétique » s’en trouve fragilisée. Elle place la Russie au centre d’un ensemble défini par un passé commun. Or les trajectoires nationales divergent et de nouvelles régions politiques s’affirment. Le Kazakhstan se présente comme un État d’Asie centrale connecté à l’Europe et à l’Asie. Si la Russie demeure un pôle majeur de l’Eurasie, elle n’en constitue plus l’unique centre de gravité.

Le moment des puissances moyennes ?

Le Kazakhstan illustre enfin une transformation des relations internationales. Depuis 2024, Tokaïev présente son pays comme une « puissance moyenne ». La notion ne désigne pas simplement un rang économique ou militaire. Les travaux d’Eduard Jordaan, comme ceux d’Andrew Cooper, Richard Higgott et Kim Nossal, insistent sur une pratique de la puissance : multilatéralisme, médiation, coalitions et secteurs stratégiques permettent d’exercer une influence supérieure à ses capacités matérielles. Le Kazakhstan possède plusieurs de ces leviers. Situé entre la Russie, la Chine, la mer Caspienne et l’Europe, il dispose de pétrole, de gaz, d’uranium et de minerais critiques. Son renoncement à l’arsenal nucléaire soviétique alimente sa diplomatie de non-prolifération. Astana accueille des négociations et tente de convertir son enclavement en fonction d’intermédiation. En d’autres termes, le Kazakhstan veut s’imposer de nouveau comme un carrefour.

De manière générale, la fragmentation du monde doublée de sa multipolarité élargit la marge de manœuvre de tels États. Ils négocient dossier par dossier : la sécurité avec la Russie, les infrastructures avec la Chine, les investissements avec l’UE, la défense avec la Turquie ou les technologies avec les États-Unis. Ce multi-alignement adapte la diplomatie kazakhstanaise à un monde moins hiérarchisé. Le statut de puissance moyenne ne se décrète pas. Le Kazakhstan reste dépendant des infrastructures russes, exposé au poids chinois et faiblement doté sur le plan militaire. Son régime autoritaire limite aussi la portée de son discours sur le multilatéralisme. Tokaïev peut proposer un gel de la guerre, mais il ne peut l’imposer. Sa puissance est donc limitée et réside dans sa marge de décision, ses ressources stratégiques et sa capacité à parler à plusieurs camps.

Les propos d’Omsk prolongent une série de gestes diplomatiques et symboliques. En 2022, Tokaïev refusait les annexions russes. En 2023, les dirigeants de Moscou écoutaient quelques mots de kazakh. En 2026, il demande à Vladimir Poutine d’arrêter la guerre. Cette affirmation politique du Kazakhstan sur la Russie s’appuie désormais sur des transformations matérielles : le développement du corridor transcaspien doit réduire la dépendance envers les routes russes, les investissements chinois et européens diversifient les partenaires du pays, tandis que les rapprochements avec l’Ouzbékistan, l’Azerbaïdjan et la Turquie renforcent son ancrage régional. Le projet « Central Asia 2040 » donne également un contenu politique à l’émergence d’une Asie centrale plus autonome. La Russie demeure présente dans la région. Mais elle n’y parle plus seule.

En définitive, à l’échelle de l’ancien empire de l’URSS, ce mouvement dépasse largement le Kazakhstan. L’espace post-soviétique apparaît désormais atomisé : l’Ukraine combat la Russie, la Moldavie se tourne vers l’Union européenne, le Caucase du Sud se réorganise autour de nouveaux rapports de force, l’Asie centrale affirme ses propres intérêts quand les pays baltes ont depuis longtemps rejoint l’UE et l’OTAN. La guerre en Ukraine accélère cette fragmentation. Affaiblie et embourbée sur le front ukrainien, la Russie conserve une importante capacité d’influence, de pression et de déstabilisation, mais sa centralité recule. Les anciennes périphéries construisent leurs propres espaces politiques, leurs alliances et leurs voies de circulation. Une nouvelle ère post-impériale s’ouvre ainsi en Eurasie. La fin de l’espace post-soviétique prend forme sous nos yeux.

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Marie-Claire Carrère-Gée, sénatrice LR : « La droite doit faire campagne sur son ADN, le gaullisme social »

Le Figaro / Politique - Tue, 28/07/2026 - 17:00
ENTRETIEN - Soutien de Bruno Retailleau, l’ex-ministre de Michel Barnier presse la droite d’insister sur son projet social dans un pays exposé à un triple effondrement. Un appel à réagir aussi face à la gauche et à la menace d’un éventuel retour de François Hollande.
Categories: France

Fugitif condamné à 20 ans, Aïssiou interpellé à l’aéroport de Barcelone en provenance du Maroc

Algérie 360 - Tue, 28/07/2026 - 16:59

C’est à l’aéroport El Prat de Barcelone que la longue cavale d’Ayoub Aïssiou a pris fin. Arrivé en provenance du Maroc, l’homme d’affaires algérien condamné […]

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Categories: Afrique

L’aviation navale allemande veut récupérer une capacité antinavire en dotant ses P-8A Poseidon de missiles JSM

Zone militaire - Tue, 28/07/2026 - 16:49

Initialement, l’Allemagne avait l’intention de remplacer ses huit avions de patrouille maritime P-3C Orion dans le cadre du projet MAWS [Maritime Airborne Warfare Systems] qui, mené en coopération avec la France, devait aboutir à un «système de systèmes» censé mettre en réseau un ensemble de capteurs [aéronefs, sémaphores, bouées acoustiques, satellites, etc.]. Puis, en 2021,...

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Burkina/Littérature : Banlo Kambou invite à une « mise à jour » des mentalités pour le développement de l'Afrique

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 16:49

L'écrivain Banlo Kambou a procédé, le dimanche 26 juillet 2026, à la dédicace de son ouvrage intitulé Mentalités et développement en Afrique subsaharienne : Les combats de l'Alliance des États du Sahel (AES). La cérémonie s'est tenue à la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso, en présence de passionnés de littérature et de plusieurs invités.

À travers cet ouvrage de 229 pages, Banlo Kambou propose une réflexion sur les facteurs psychologiques, culturels et politiques qui influencent, selon lui, le processus de développement des pays d'Afrique subsaharienne. Pour l'auteur, le sous-développement ne saurait être expliqué uniquement par un déficit de ressources, d'infrastructures ou de moyens financiers. La question des mentalités occupe ainsi une place centrale dans son analyse. Banlo Kambou estime que les États africains doivent se libérer de certains réflexes hérités de la période coloniale, susceptibles d'entretenir des sentiments d'infériorité ou de dépendance vis-à-vis de l'extérieur.

Une vue des participants à la cérémonie de dédicace

Présentateur de l'ouvrage, Maxime Bako a particulièrement insisté sur l'analyse consacrée aux transformations en cours dans les pays membres de l'Alliance des États du Sahel. Selon lui, l'auteur considère que l'AES ne se limite pas à une alliance militaire, mais traduit également un changement de paradigme. « Les mentalités sont comme un logiciel qu'il faut mettre à jour », a expliqué le présentateur, reprenant l'une des idées fortes développées dans l'ouvrage. Il les a également comparées à « un carcan dont il faut impérativement se débarrasser ».

Maxime Bako a par ailleurs salué la qualité de l'œuvre, qu'il a qualifiée de « chef-d'œuvre ». Il a invité le public à la découvrir, aussi bien pour son style que pour les réflexions qu'elle propose sur les défis actuels de l'Afrique et particulièrement de la région du Sahel.

Le présidium lors de la dédicace de l'ouvrage « Mentalités et Développement en Afrique subsaharienne »

Prenant la parole, l'auteur a tenu à préciser que son ouvrage ne prétend pas détenir une vérité absolue. « Ce n'est pas un livre saint, mais c'est un document qui se défend seul. Pour les livres saints, il est demandé une bonne inspiration divine. Pour mon livre, je suggère que le lecteur recoure beaucoup à une forte immersion patriotique. C'est un livre au contenu ferme mais jamais fermé », a-t-il déclaré.

L'ouvrage aborde plusieurs thématiques, notamment les dimensions politique, économique, diplomatique, stratégique, culturelle, scolaire, académique, militaire et sécuritaire. Mentalités et développement en Afrique subsaharienne : Les combats de l'Alliance des États du Sahel est désormais disponible sur le marché au prix de 8 000 FCFA l'exemplaire.

Romuald Dofini
Lefaso.net

Categories: Afrique

L'Afrique et la révolution numérique : « Il faut faire en sorte que le discours sur l'IA ne soit pas encore un simple phénomène de mode » (Dr Cyriaque Paré au SIPEN-UEMOA 2026)

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 16:46

Au terme du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA) 2026, les 14 et 15 juillet 2026 à Ouagadougou, auquel il a pris part activement en tant que partenaire média et exposant, Lefaso.net dresse un bilan de sa participation à travers son fondateur, Dr Cyriaque Paré. Dans cet entretien, le promoteur de l'Institut supérieur de la communication et du multimédia (ISCOM) fait également une analyse sans complaisance de l'enjeu de la révolution numérique pour l'Afrique, particulièrement l'Intelligence artificielle (IA).

Lefaso.net a été un partenaire média au quatrième SIPEN-UEMOA. D'abord, qu'est-ce qui justifie le choix d'accompagner cet événement ?

Dr Cyriaque Paré : Lefaso.net a, comme vous le savez, le slogan, le « Burkina sur Internet ». Donc, nous sommes naturellement intéressés à tout ce qui se fait autour du numérique, avec le numérique. Nous étions donc naturellement un partenaire de cette activité-là. Je signale en passant que nous avons été associés à la première édition, qui a eu lieu au Sénégal.

Nous avions été approchés à l'époque par les organisateurs, pour relayer l'information et communiquer donc autour de l'activité. Et cette quatrième édition se passant au Burkina, naturellement, les organisateurs nous ont contactés parce que nous sommes impliqués. Nous sommes membres de la FED numérique qui a organisé l'activité, nous avons été contactés pour participer à son organisation, pour les accompagner en matière de communication. J'insiste, en tant que média impliqué dans la promotion du numérique, c'était pour nous tout naturel de participer à ce salon.

Partenaire média d'un tel événement d'envergure, à quoi ont consisté les missions ?

Les missions sont de donner de la visibilité à l'activité, permettre au maximum d'internautes, au public de suivre ce qui se passe. C'est dans ce sens que nous avons travaillé à rendre visible l'activité, à travers notamment une couverture médiatique presque intégrale ; parce qu'il y a eu beaucoup de productions de contenus sur nos plateformes concernant ce salon. Et il y a eu surtout la retransmission en direct de ce qui s'est passé au cours des deux journées.

Je pense qu'en termes de communication, en tant que partenaire médiatique, c'était ce qui était attendu de nous : rendre visible ce qui s'est passé, non seulement au plan du programme officiel, mais aussi des autres acteurs. Il y a des structures impliquées, des sociétés qui nous ont contactés personnellement pour donner de la visibilité à leur participation et aux activités qu'elles ont organisées à l'occasion de ce salon.

Au regard de l'importance de l'événement et de ce qui a été fait, on imagine qu'un tel travail implique une grande mobilisation, surtout en termes de logistique et de ressources humaines !

Oui, absolument ! C'est l'occasion pour moi de féliciter l'équipe qui s'est mobilisée pour cela. Sur le site, il y avait une dizaine de collaborateurs, pour permettre la retransmission en direct, sur nos plateformes, de ce qui s'est passé. Ce sont des gens qui sont restés engagés pendant les 48 heures, et j'en profite pour les féliciter pour l'excellent travail qu'ils ont fait. Nous avons déplacé notre petit studio mobile ici pour permettre de capter l'événement et de retransmettre dans des conditions professionnelles satisfaisantes. Pour avoir de bonnes images, avoir du bon son, cela demande du matériel, surtout des hommes qui sont engagés pour le réussir.

C'est dire qu'en plus de la ressource humaine, Lefaso.net est aujourd'hui doté d'outils numériques qu'il faut ?

Exactement, nous avons l'équipement nécessaire pour faire de la retransmission en direct sur site. Nous l'avons déjà fait, par exemple, l'an passé, lors de la première édition de Le Faso Digital, la foire virtuelle de solutions digitales. Nous avons assuré cette couverture grâce à ce matériel de retransmission dont nous disposons, et qui est complémentaire au studio Web que nous avons au sein de notre rédaction, qui permet d'organiser une couverture vidéo professionnelle.

En termes de contenu même de ce IVᵉ SIPEN-UEMOA, et à titre personnel, en tant que professionnel du numérique, en êtes-vous satisfait ?

Oui, je suis satisfait, parce que ça a été l'occasion pour nous de donner à voir les réalisations de différents acteurs du numérique, en matière de transformation digitale aujourd'hui dans notre espace UEMOA. Nous avons couvert les panels, les différentes cérémonies officielles, les débats qui se sont tenus au cours de ces 48 heures. Nous avons aussi, comme je l'ai dit, été à la rencontre d'acteurs individuels qui avaient des activités spécifiques et qui nous y ont associés. Donc, je suis très satisfait.

Peut-être que le seul bémol, c'est le marketing de tout ce qui a été fait. Je trouve qu'il y a eu du bon travail, mais qui n'a pas suffisamment été relayé en termes de visibilité. Donc, il faut être réaliste et reconnaître aussi là où il y a de l'amélioration à apporter. Je pense qu'il y a, de ce côté-là, une marge de progression en termes de marketing des activités qui ont été réalisées.

Une recommandation donc aux organisateurs ?

Aux organisateurs et à nous-mêmes. C'est vrai qu'en l'espace de 24 heures, ce n'est pas toujours évident de mobiliser le public à un niveau très élevé, mais il faut y penser pour les prochaines fois, pour que ce puisse être vraiment optimal comme réussite.

Au regard également de ce qui a été abordé comme thématiques durant le salon, peut-on dire que c'est un événement qui justifie sa vocation ?

Oui, absolument. Le débat sur l'appropriation des nouvelles technologies, que ce soient les intelligences artificielles, les solutions de FinTech, ce sont des débats indispensables aujourd'hui. Ce sont des débats qui ont été menés par des professionnels, en association avec des politiques qui étaient invités, etc. Maintenant, c'est la mise en œuvre. J'ai eu la chance d'être à un poste d'observation intéressant au milieu des années 90, quand on déployait internet à grande échelle.

Ce qu'on disait à l'époque, c'était que l'Afrique a raté la révolution industrielle, il ne faut pas qu'elle rate la révolution de l'information. Malheureusement, quand on fait le bilan, les fruits ne sont pas à la hauteur des promesses. Toutes les promesses qui avaient été faites, tous les développements qui avaient été faits, tous les projets qui avaient été initiés, n'ont pas donné les résultats auxquels on devrait s'attendre. C'est-à-dire qu'il y a eu plus de discours que d'actions. Il y a eu plus d'effets de mode que d'applications concrètes. Donc, sur ce plan-là, il faut faire en sorte que le discours sur l'IA, par exemple, ne soit pas encore un simple phénomène de mode. Dire qu'il faut appliquer l'IA et puis s'en arrêter au discours.

Effectivement, si on ne veut pas rater cette autre révolution, il faut prendre les mesures qu'il faut. Je pense que pour cela, il faut une prise de conscience de nos acteurs de politiques publiques ; qu'ils comprennent que réellement nous avons une opportunité de développer nos pays grâce à ces technologies et il faut réellement les appliquer et ne pas tenir des discours à la mode qui donnent l'impression qu'on a compris ce qu'il faut faire et après on ne fait rien.

Il faut aussi sensibiliser les citoyens, c'est indispensable ; ce sont eux les premiers acteurs aussi, il faut les sensibiliser pour qu'ils comprennent la vraie portée de ces technologies. Quand on regarde un peu, que ce soit sur le Web, les réseaux sociaux ou les IA, très vite, ce sont les dérives qui sont remarquables, ce sont les usages regrettables. Vous prenez aujourd'hui le web, les créateurs de contenus les plus populaires sont dans le divertissement. Je trouve que c'est un peu dommage que de telles opportunités se réduisent à ces usages-là.

C'est vrai, il faut se divertir, mais ailleurs les gens utilisent ça pour l'éducation, pour des inventions, mais chez nous, ceux qui sont les plus populaires dans ces espaces, c'est du divertissement. Cela est un problème, il faut regarder, faire en sorte que ces technologies participent réellement au développement de nos pays, en apportant les solutions qu'il faut ; parce qu'on a compris, non seulement au sommet, mais aussi à la base, que ce sont des opportunités de création de richesses. Ce n'est pas simplement pour s'amuser. On a l'occasion de rattraper des retards dans certains domaines grâce à ces technologies et il faut qu'on en profite réellement.

Nous allons terminer en faisant un parallèle avec un autre événement, Le Faso Digital, dont vous êtes le promoteur. Après le succès de la première, et à quelques semaines de la deuxième édition, quel est l'état des lieux en termes de préparatifs ?

Le Faso Digital, c'est une suite logique, j'allais dire, du salon qui a lieu et qui justifie aussi la présence de lefaso.net à cette activité-là. C'est toujours la logique de participer aux débats, à la sensibilisation, à la vulgarisation du numérique. Nous sommes à moins de 100 jours de la tenue de la deuxième édition, et ce salon a été également l'occasion pour nous de rencontrer des acteurs, de leur proposer de s'impliquer dans cette foire virtuelle qui arrive bientôt.

Nous sommes impliqués dans son organisation, nous avons commencé la production de contenus, la communication. Je crois que vous avez vu passer, non seulement les affiches, mais aussi une série d'articles qui portent sur les acteurs du Burkina Digital, qui permettent déjà de voir les acteurs impliqués dans la digitalisation, dans l'inclusion et autres. C'est une manière pour nous, petit à petit, d'assurer la visibilité, la communication autour de cette activité, qui, comme je l'ai dit, est une suite logique de ce que nous avons vécu au cours de ces 48 heures.

Un message vous reste-t-il pour clore ?

C'est dire merci, et encore féliciter les travailleurs de Lefaso.net qui ont été très impliqués dans la couverture de ce salon, qui a été l'occasion, une fois de plus, de montrer le savoir-faire de cette rédaction dédiée au numérique, en matière de communication, en matière de mise en lumière des initiatives de développement et de vulgarisation du numérique.

Entretien réalisé et retranscrit par O. L.
Réalisation et montage vidéo : Jacques Sawadogo et Armel Pouya

Categories: Afrique

The ‘Poisonous Heart’: Australia’s Most Secretive Base Draws New Scrutiny

TheDiplomat - Tue, 28/07/2026 - 16:39
The largest U.S. spy facility in the region attracted a massive protest action amid rising concerns about the Australia-U.S. alliance.

9 types de personnes qui procrastinent et comment y remédier maintenant (et non plus tard)

BBC Afrique - Tue, 28/07/2026 - 16:14
Il existe neuf types de personnes qui procrastinent ou remettent des tâches à plus tard. Savoir dans quelle catégorie — ou quelles catégories — nous nous situons peut, selon les chercheurs, révéler quelque chose de plus profond à notre sujet.
Categories: Afrique

La Pologne demande l'extradition de l'ancien ministre de la Justice, en fuite aux États-Unis

RFI (Europe) - Tue, 28/07/2026 - 16:09
Comme prévu, Varsovie demande officiellement l'extradition de Zbigniew Ziobro, actuellement réfugié aux États-Unis. L'ancien ministre de la Justice est accusé de multiples malversations. Membre du parti conservateur-nationaliste polonais, au pouvoir jusqu'en 2023, il avait fui son pays après sa mise en examen, se réfugiant en Hongrie puis aux États-Unis.
Categories: Union européenne

Kamina fait peau neuve avant la première visite de Félix Tshisekedi

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 28/07/2026 - 16:05

Opérations de salubrité générale et attentes citoyennes au cœur des préparatifs de l’accueil du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, attendu ce mercredi 29 juillet à Kamina, chef-lieu de la province du Haut-Lomami. Pour cette première visite officielle depuis son élection, les autorités locales ont mobilisé la population pour un ravalement de façade express de la ville.

Categories: Afrique

Tunisie : la canicule met à jour la dépendance énergétique du pays

France24 / Afrique - Tue, 28/07/2026 - 16:04
En Tunisie, après plus de deux semaines de coupures répétées de courant, le bilan est lourd entre 150 et 200 morts de la canicule, selon l'Ordre des jeunes médecins, et un coût économique pour de nombreux commerçants, producteurs et ouvriers. Cette crise a aussi mis à jour l'extrême dépendance énergétique du pays. 
Categories: Afrique

Idén is lesz prímásverseny Mérában

Kolozsvári Rádió (Románia/Erdély) - Tue, 28/07/2026 - 15:59

A Méra World Music fesztivál keretében idén is megszervezik a Kalotaszegi Prímásversenyt, a fiatal hegedűsöknek szóló versenynek ez lesz a negyedik kiadása. A prímásverseny szervezésében a világzenei csűrfesztivál az Erdélyi Hagyományok Háza Alapítvánnyal és a Hagyományok Házával működik együtt. A prímásverseny szombaton lesz, a fesztivál pedig csütörtökön nyit Mérában. Varga Zoltán Lászlót, a Méra World […]

Articolul Idén is lesz prímásverseny Mérában apare prima dată în Kolozsvári Rádió Románia.

Après des années d’attente, le film sur l’Émir Abdelkader connaît enfin sa date de tournage

Algérie 360 - Tue, 28/07/2026 - 15:49

Le projet tant attendu sur l’Émir Abdelkader se précise ! Lors de son entrevue avec les médias nationaux lundi 27 juillet, le président de la […]

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Categories: Afrique

Cinq bébés morts retrouvés dans des cartons dans le sud de la France

France24 / France - Tue, 28/07/2026 - 15:25
Le parquet de Carpentras a annoncé, mardi, avoir ouvert une enquête pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans après que les ossements de quatre nourrissons et le corps d'un nouveau-né ont été retrouvés dans un appartement du centre historique d'Orange, dans le sud de la France.
Categories: France

3MD Energy SA : Le pari de l'industrie électrique africaine

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 28/07/2026 - 15:25

Dans ce contexte d'amélioration de l'accès à l'électricité, un soutien approprié à l'industrialisation grâce à une innovation technologique figure parmi les priorités dégagées par les autorités africaines.
À travers 3MD Energy SA, Momar Diouf développe un modèle industriel local capable de réduire les coûts, de raccourcir les délais et d'accompagner la transition énergétique africaine.

Muni d'un diplôme d'ingénieur en génie électrique obtenu à Istanbul où il a débarqué grâce à une bourse d'excellence, M. Diouf a travaillé dans de grandes sociétés multinationales ce qui lui a permis de sillonner le continent africain et d'apprécier les nombreux défis qui ralentissent le développement de son industrie électrique.

De ses observations, il est ressorti que les postes préfabriqués en béton armé utilisés sur le continent étaient essentiellement expédiés depuis l'Europe ou la Chine. Or, ces expéditions par containers renchérissaient le coût de ce matériel et allongeait les délais de son installation.

C'est fort de ce constat que Momar Diouf rentre définitivement au Sénégal en 2015 pour fonder 3MD Energy. L'objectif est clair : produire localement ces équipements indispensables à la distribution de l'électricité, réduire les délais de livraison, abaisser les coûts d'acquisition et, in fine, contribuer à l'électrification universelle du continent.

De l'atelier à l'usine : une décennie de montée en puissance

L'histoire de 3MD Energy ressemble à une démonstration méthodique. Quelques années, après sa création, l'usine s'installe au kilomètre 50 de la Route Nationale 2, à Khodaba, dans la région de Thiès. Les premiers postes préfabriqués sortent de chaîne et obtiennent l'homologation de Senelec, la régie nationale d'électricité : un sésame décisif.

La montée en régime s'accélère ensuite. En 2020, l'entreprise obtient la certification ISO 9001 et l'agrément de la CEDEAO, ouvrant la voie à une expansion régionale. Elle franchit une nouvelle étape juridique en 2021, passant du statut de SARL à celui de société anonyme, puis accueille Senelec dans son capital social en 2023.
Aujourd'hui, 3MD Energy SA est la première unité de conception et de fabrication de postes préfabriqués dans l'espace UEMOA, avec une capacité de production en adéquation avec les besoins du marché.
Depuis son installation, l'entreprise a fait économiser plus de dix milliards de francs CFA à l'État sénégalais et a contribué à réduire sensiblement la dépendance aux importations.

Un produit taillé pour les contraintes africaines

Ce qui distingue les postes de 3MD Energy SA, ce n'est pas seulement leur prix compétitif. C'est leur conception pensée pour les réalités du terrain africain. Tropicalisés pour résister aux fortes chaleurs, à l'humidité et à la corrosion, conformes aux normes des réseaux locaux, compacts pour des installations en espace réduit, ils intègrent l'ensemble des composants nécessaires à un raccordement rapide une conception « tout-en-un » qui réduit considérablement les délais de mise en service.

L'homologation des équipements par plusieurs régies d'électricité de plusieurs pays de la sous-région illustre la robustesse de cette approche. Elle démontre surtout qu'il est possible de produire, depuis l'Afrique de l'Ouest, des équipements électriques qui répondent aux standards internationaux sans les surcoûts liés à l'importation.

Un portefeuille complet, tourné vers la transition énergétique

Au-delà des postes préfabriqués, 3MD Energy SA s'affirme aujourd'hui comme un fournisseur à spectre large d'équipements électriques : groupes électrogènes, cellules, transformateurs, onduleurs, batteries et condensateurs, câbles, bornes de recharge électrique — autant de solutions qui couvrent l'ensemble de la chaîne de distribution et d'usage de l'énergie.

Dans un continent où la demande électrique croît à un rythme soutenu, l'entreprise a intégré la transition verte au cœur de sa stratégie : investissements dans le solaire, développement de smart grids, adaptation de l'infrastructure pour faciliter l'intégration des énergies propres. Sur la transition bas carbone, Momar Diouf reste pragmatique — diversification du mix énergétique, renforcement des compétences locales, politiques incitatives et coopération internationale constituent, selon lui, les quatre piliers d'une reconversion réussie pour les pays africains.

La décennie à venir : production continentale et leadership régional

Pour les dix prochaines années, Momar Diouf entend franchir un palier supplémentaire : implanter des unités de production dédiées à l'ensemble de ses équipements électriques, réduire encore les coûts d'acquisition, et intégrer le groupe des leaders continentaux dans la fabrication d'équipements adaptés aux marchés africains. L'un des projets majeurs de M. Diouf est d'amener 3MD Energy SA à diversifier son portefeuille avec des solutions énergétiques innovantes.

En moins d'une décennie, 3MD Energy a prouvé qu'une industrie électrique africaine, compétitive et conforme aux standards internationaux, est non seulement possible, mais déjà à l'œuvre.

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